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Monde Info - Centre d'analyses en ligne

mardi 31 juillet 2007

Les attentats suicides protègent des problèmes sociaux
(proverbe islamique)

Lundi 30 juillet, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré, devant la presse, que la défaite est vide de sens pour ceux qui croient au martyre. Son discours s’adressait aux personnalités officielles chargées d’une cérémonie à la mémoire de combattants martyrs iraniens.


Ahmadinejad a notamment affirmé : « L’esprit de martyr est le meilleur bouclier face aux armes de l’ennemi. Personne ne peut affronter une Nation avec une morale aussi élevée que l’esprit de martyr. La culture du martyre nous protègera des problèmes sociaux ». En clair, il faut recourir aux attentats suicides et du coup, il n’y a plus de misère à combattre (voir dépêche de l’agence de presse iranienne IRNA du 30 juillet, reprise en traduction anglaise par l’institut IMRA).


En octobre 2005, le président iranien Ahmadinejad, avait déclaré, en public (depuis, il n’arrête pas…), d’une part, que la Shoah est une invention. Et d’autre part, qu’il faut « rayer Israël de la carte ».


Concrètement, Ahmadinejad avait organisé, à Téhéran, un congrès international révisionniste remettant en cause la véracité de la Shoah, avec la participation des révisionnistes Robert Faurisson, Georges Theil et Frederick Töben (voir le documentaire de la British Broadcasting Corporation, du 16 décembre 2006).


Outre la destruction d’Israël, les autres objectifs d’Ahmadinejad sont le contrôle du Moyen-Orient, du pétrole, du Golfe Persique ; et la propagation de l’islam radical, de la guerre sainte, en Europe. Ahmadinejad n’hésite pas à écarter les différences confessionnelles, entre chiites et sunnites, pour constituer des alliances, dans le cadre du djihad, contre les juifs et les chrétiens (voir 1- Raphaël Ramos, European Strategic Intelligence and Security Center, ‘Iranian policy’, 12 mai 2007. 2- Norman Podhoretz, Revue ‘Commentary’, juin 2007. 3- ‘I was a fanatic’, de Hassan Butt, Daily Mail (Londres), 2 Juillet 2007. 4- Possible Eruption of Violent Crisis...’, 6 juillet 2007, Middle East Media Research Institute (MEMRI),
www.memri.org. 5- ‘Islands part and parcel of UAE, Emirates News Agency-WAM, 7 juillet 2007, www.gulfinthemedia.com).


Miguel Garroté, Journaliste d’investigation
http://monde-info.blogspot.com/

lundi 30 juillet 2007

IRAK : des progrès ?

Depuis le début de cette année, l’armée américaine a affaibli, de façon significative, les réseaux d’Al-Qaïda en Irak. En revanche, il n’est pas encore certain, que l’armée américaine, aura une influence déterminante, sur le conflit entre sunnites et chiites.


Certaines tribus sunnites irakiennes, ont choisi d’épauler, l’armée américaine, dans ses offensives, contre des groupes contrôlés par Al-Qaïda. De fait, sur le terrain, de nombreux Irakiens, autrefois favorables à Al-Qaïda, lui sont aujourd’hui franchement hostiles. Et ils participent à l’éradication d’Al-Qaïda sur sol irakien.


L’information a été confirmée par Michael O’Hanlon, un chercheur de la Brookings Institution. Longtemps hostile à la façon dont la guerre a été menée, Michael O’Hanlon vient de rentrer d’Irak, où il a pu constater les progrès susmentionnés. L’excessive brutalité d’Al-Qaïda, y compris envers les Irakiens sunnites, s’est retournée contre le mouvement fondé par Ben Laden.


Le phénomène est particulièrement marquant dans l’Ouest de l’Irak. Les services secrets américains sont mieux renseignés. Les relations avec les sunnites se sont améliorées. Des secteurs entiers, sont désormais contrôlés, par les forces irakiennes, et non par les forces américaines.


Sur place, le Général américain Raymond Odierno confirme, que le mouvement irakien « Brigades de la Révolution », combat Al-Qaïda, aux côtés des troupes américaines, dans la province de Diyala. Aux yeux des Irakiens, Al-Qaïda est le principal auteur d’attentas suicides et d’attentats à la voiture piégée. Actuellement, les attentats se produisent encore à Bagdad, mais beaucoup moins dans le reste du pays.


Les groupes irakiens affiliés à Al-Qaïda, sont composés d’Irakiens, mais leurs chefs sont des étrangers. La population irakienne le sait. Concernant la guerre entre sunnites et chiites, Loren Thompson, un chercheur du Lexington Institute, se demande s’il y aura un jour une réconciliation, notamment à cause des attentats suicides. Tout en reconnaissant, que des progrès tangibles, ont été accomplis, dans la lutte contre la violence. Des détails sur le sujet, ont récemment été fournis, par Jim Mannion, dans le Sun et repris par quelques médias anglophones.

samedi 28 juillet 2007

Les USA en mesure de bombarder l’Iran ?

Les USA modifient actuellement leurs bombardiers B-2 en les équipant de “bunker buster bombs” (BBB). On pense évidemment aux centrales nucléaires iraniennes, enterrées dans des bunkers, plusieurs mètres en terre, sous du béton.


Le groupe industriel américain Northrop Grumman, a récemment annoncé, qu’il a reçu le mandat, d’équiper des bombardiers B-2, avec des “bunker buster bombs” (BBB), c’est à dire avec des bombes capables de traverser des bunkers souterrains en béton avant d’exploser.


Le groupe Northrop Grumman a débuté l’installation de BBB sur des B-2 le 1er juin dernier. Le contrat s’étend sur une période de sept mois. L’installation de BBB sur des B-2 s’effectue à la demande de l’Air Force Aeronautical Systems Center, de la base de Wright Patterson, dans l’Ohio.


Les BBB sont guidées par un système GPS – appelé Massive Ordnance Penetrator (MOP) – développé par le groupe aéronautique américain Boeing.


Dave Mazur, vice-président chez Northrop Grumman a confirmé ses informations. Elles ont par ailleurs été détaillées par Kenneth Timmerman, spécialiste de l’Iran chez NewsMax. Enfin, elles ont été confirmées par les investigations de Space War le 20 juillet dernier.

vendredi 27 juillet 2007

Islam: quand l’Europe s’éveillera

Les musulmans ne peuvent prétendre se doter de grandes mosquées en Allemagne tant que les pays musulmans n’accordent pas plus de liberté religieuse aux chrétiens, a estimé un évêque catholique allemand dans une interview publiée vendredi. Intervenant dans la controverse sur le projet de construction à Cologne d’une des plus grandes mosquées d’Allemagne, l’évêque d'Augsbourg, Mgr Walter Mixa, a affirmé au quotidien Rheinischen Post que les pays de culture chrétienne étaient en droit d’attendre une certaine mesure de réciprocité de la part des pays musulmans quant à la liberté de culte. « Dans les pays majoritairement musulmans, les chrétiens n'ont à ce jour quasiment pas le droit d’exister », a déclaré l’évêque. « Si ceci ne change pas, on serait en droit en Allemagne de dire aux musulmans, en toute amitié: alors justement il n'y a pas lieu d'avoir de grandes mosquées, d’aspect ostentatoire, avec de hauts minarets, car il devrait suffire dans un pays de tradition de culture chrétienne pour les musulmans d’avoir des lieux de prière modestes », a-t-il déclaré. La DITIB, la plus importante organisation islamique en Allemagne, contrôlée par l’Etat turc, veut construire à Cologne une nouvelle mosquée dotée de deux minarets de 55 mètres de haut, d’une coupole de verre de 34 m, et d’une capacité de 2.000 personnes. Cologne compte une communauté musulmane, d’origine immigrée, d’environ 120.000 personnes.

De son côté, George Gänswein, le secrétaire particulier de Benoît XVI, a déclaré dans une interview à la Süddeutsche Zeitung : « Les tentatives pour islamiser les pays occidentaux ne doivent pas être dissimulées. La menace que cela fait peser sur l’identité de l’Europe ne devrait pas être ignorée.. ».

Ajoutons que la manifestation prévue le 11 septembre prochain à Bruxelles pour protester contre l’islamisation de l’Europe se tiendra parallèlement en Australie, au Canada et aux USA. Cette manifestation organisée par toute une série d’associations devrait avoir lieu chaque année.

Enfin, signalons cet article de Menahem Macina, publié sur le site de L’Union des Professionnels Juifs de France (UPJF) : « L’indifférence générale face aux persécutions religieuses est un scandale. Deux scandales pour le prix d’un seul. Aux souffrances causées aux victimes par les persécutions de plus en plus violentes, surtout dans les pays vivant sous régime islamique, s’ajoutent la déception et le désespoir qu’elles ressentent de se sentir abandonnées. En effet, les crimes, exactions, spoliations et vexations de toutes sortes, dont sont la cible les croyants de minorités religieuses dans le monde, se heurtent à l’indifférence scandaleuse des gouvernements et des institutions étatiques et internationales. C’est ce qui ressort du rapport alarmant qui fait l’objet de l’entretien dont l’Agence catholique de presse ZENIT publie la première partie aujourd’hui. Ce scandale devrait nous interpeller et nous mouvoir à élever la voix avec vigueur, d’autant que nous vivons dans des pays où de telles protestations sont encore possibles. Il y a quelque six décennies, des millions d’innocents sont morts ou ont été déportés, dans l’indifférence quasi générale, au seul motif qu’ils étaient Juifs. Aujourd’hui, d’autres innocents sont persécutés, pour la seule raison qu’ils sont chrétiens, et c’est la même indifférence… Nous qui savons ce qu’est la déréliction, ne nous taisons pas ».

jeudi 26 juillet 2007

Yabonblog

La blogosphère est un espace de liberté qui – pour l’instant – échappe à la censure. Certes, le net, avec ses sites et ses blogs, charrie, aussi, une sacrée collection d’allumés, notamment sur les sites islamiques et les sites révisionnistes.

Vous lisez, entre autres, les articles publiés sur
http://monde-info.blogspot.com/ . J’aimerais mentionner, ci-dessous, d’une part, les blogs amis qui reprennent certains articles publiés par Monde-Info. Et d’autres part, quelques blogs de liberté qui essayent d’échapper au politiquement correct (abject ?) de la pensée unique.


Blogs amis :

http://daisvid.skynetblogs.be/

http://leblogdrzz.over-blog.com/

http://www.desinfos.com/sommaire.php

http://www.nuitdorient.com/

http://www.surlautrerive.com/

http://lessakele.over-blog.fr/article-10864406.html

http://webresistant.over-blog.com/article-11383546.html


Quelques blogs de liberté:

http://www.zenit.org/index.php?l=french

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/

http://www.un-echo-israel.net/news.php3

http://www.valeursactuelles.com/magazine/carnet/index.php

http://www.les4verites.com/archives/auteurs-Guy%2BMilli%E8re-6.html

http://usa2008.forumpro.fr/

http://americatho.over-blog.com/


Une certaine classe médiatique installée veut limiter notre liberté. Peut-être, dans une mesure, difficile à évaluer, limite-t-elle la liberté extérieure, d’un certain nombre de personnes, notamment dans la sphère politicienne. En revanche, cette classe mal pensante, s’avère incapable, de limiter, la liberté intérieure, d’un nombre restreint d’individus. Ce petit troupeau, tâchons d’en faire partie. Et surtout, menons le combat avec humour. Car être sérieux ne signifie aucunement se prendre au sérieux.
La débâcle d’Ehud Olmert

L’Institut de sondage Shvakim Panorama a effectué un sondage pour le compte de la radio israélienne Hakol Diburim. Le sondage a été diffusé le 24 juillet dernier. D’après les résultats de cette enquête, si des élections parlementaires devaient se tenir actuellement, le score serait comme ci-dessous (à gauche le score avec l’actuel Premier ministre Ehud Olmert à la tête de Kadima, au centre le score avec l’actuelle Ministre des Affaires étrangères Tipzi Livni à la tête de Kadima et à droite entre parenthèse la distribution actuelle des sièges parlementaires à la Knesset) :

07 --- (29) Kadima dirigé par Olmert

--- 23 (29) Kadima dirigé par Livni

32 24 (12) Likud (droite)

25 21 (19) Travaillistes (gauche)

10 10 (12) Shas

10 09 (11) Yisrael Beiteinu

07 07 (09) NRP (Union Nationale)

07 07 (06) Yahadut Hatorah

05 05 (05) Meretz

04 04 (00) Gaydamak

03 00 (07) Parti des Retraités

10 10 (10) Partis arabes.

On notera avec intérêt – et ce n’est pas le premier sondage à le souligner – qu’avec M. Olmert à sa tête, le parti centriste Kadima passerait de 29 à 7 sièges. Qu’avec Mme Livni à sa tête, le Kadima passerait de 29 à 23 sièges. Que dans les deux cas de figure, le Likoud augmenterait massivement sa représentation à la Knesset. Vu sous cet angle, les initiatives de paix, aussi récentes que frénétiques, entreprises par M. Olmert risquent d’être fortement ralenties après les prochaines élections. Malgré le rapport accablant sur la dernière guerre du Liban et une plongée dans les sondages, M. Olmert a toujours refusé de démissionner. Dans une interview cette année à l’hebdomadaire français L’Express, Olmert déclarait : « Je suis indestructible ». Dopage ?
Jacques Maritain, philosophe catholique sioniste (1882-1973).

Je vous livre aujourd’hui cette citation, du professeur Jean-Daniel Chevalier, grâce à laquelle certains catholiques, dont je fais partie, nous sentons moins seuls, dans notre vocation de catholiques philosémites, sémitophiles, sionistes : « Le philosophe catholique Jacques Maritain (1882-1973) a œuvré durant de longues années à la lutte contre l’antisémitisme, lors de l’affaire Dreyfus, lors de la deuxième guerre mondiale, et ce jusqu’à sa mort. Il fut Ambassadeur de France au Vatican et usa de sa position pour faire avancer le dossier juif dans l’Eglise catholique. Il était un sioniste convaincu. Il est le père spirituel d’un courant favorable au sionisme et à l’Etat d’Israël dans le catholicisme, courant actif en particulier dans l’Amitié judéo-chrétienne ».

mercredi 25 juillet 2007

Cause palestinienne et guerre sainte islamique

Prenons l’exemple des brigades des Martyrs d’Al-Aqsa. Elles ont été créées lors du début de la seconde Intifada. Ce groupe armé est proche du Fatah, ce qui pose un problème, dans la mesure où le Fatah est la principale composante de l’Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas. Certes, il ne faut pas confondre ces brigades avec le groupe armé DJihad islamique. Cela dit, les Brigades des Martyrs d’Al Aqsa, au demeurant très mobiles et très organisées, reflètent une islamisation du Fatah.


Ces brigades revendiquent les attentats commis en Israël depuis 2002. En mars 2002, après un attentat suicide des Brigades ayant fait 11 morts à Jérusalem, dont des enfants, celles-ci furent inscrites sur la liste américaine des organisations terroristes. Entre 2000 et 2006, les brigades ont procédé à sept attentats suicides, causant la mort de dizaines personnes et blessant 200 autres.


Quelle est l’autonomie des brigades par rapport au Fatah et à l’Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas ? Fin 2003, le Fatah demanda aux Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa de siéger à son conseil. Ce fut la reconnaissance de l’appartenance des brigades au Fatah. En 2004, Mahmoud Abbas annonça que les brigades faisaient partie du Fatah. Ni le Fatah, ni l’Autorité palestinienne n’ont fait des efforts pour arrêter les actes terroristes des brigades.


Après l’élection et l’accession du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa suspendirent les attentats contre Israël et se lancèrent dans la lutte contre le Hamas. Les brigades menèrent le combat contre les groupes armés du Hamas dans la Bande de Gaza, notamment contre la Force exécutive du Hamas. Après la prise de contrôle militaire de la bande de Gaza par le Hamas, les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa lancèrent des représailles contre le Hamas en Cisjordanie.


Dans le cadre de la libération, par le Premier ministre israélien Ehud Olmert, de combattants des Brigades d’Al-Aqsa, la question reste posée, de savoir si à terme, les prisonniers libérés ne vont reprendre la lutte armée contre Israël. L’autre question qui se pose toujours d’avantage est de savoir qu’est-ce qui, de la cause palestinienne ou de la guerre sainte, prend actuellement le dessus dans l’opinion publique, palestinienne en particulier, et arabe en général.


Les attentats du 11 septembre 2001 ont révélé qu’apparemment, la guerre sainte mobilise plus de kamikazes que la cause palestinienne. Si tel est bien le cas, la création d’un Etat palestinien, en Cisjordanie, pourrait nous réserver quelques mauvaises surprises de type djihadiste.

mardi 24 juillet 2007

Ces journalistes qui aiment les islamistes.

La victoire électorale du parti islamiste au pouvoir en Turquie aurait dû créer un malaise chez les adeptes de l’adhésion de la Turquie dite laïque au sein de l’Union européenne. Les médias occidentaux qualifient le parti vainqueur des élections législatives turques d’islamiste modéré. Or, il n’y a pas d’islamistes modérés. Il y a un islam modéré. Mais il n’y a pas plus d’islamistes modérés que de communistes modérés, de fascistes modérés ou de nationaux-socialistes modérés.


Le parti islamique turc au pouvoir et réélu a progressivement étranglé la laïcité turque. Pourtant, celle-ci reste le credo des 53% d’électeurs turcs qui ont voté pour d’autres partis que le parti islamique. La laïcité est aussi le credo de l’armée turque. Le parti turc islamiste soit disant modéré n’accepte aucune liberté religieuse pour les 50'000 turcs catholiques. Il n’accepte aucune tentative de repentance concernant le génocide turc contre les chrétiens arméniens. Il n’accorde aucune autonomie aux Kurdes, qui représentent 30% de la population turque.


Au sein de l’Union européenne, la Turquie deviendrait le pays le plus peuplé, le mieux armé et le plus fécond, au plan démographique. La Turquie, géographiquement située en Asie mineure, donnerait à l’Union européenne une frontière directe avec l’Irak. La Turquie devenue « européenne » ferait de la question kurde une question non pas turque mais européenne.


Il est intéressant de noter, que les médias occidentaux ont tout fait, pour discréditer les partis turcs laïcs, notamment en insistant lourdement sur le fait que ces partis, n’excluaient pas, une intervention future de l’armée, pour défendre la constitution laïque du pays, constitution allègrement bafouée par le parti islamique au pouvoir et vainqueur des élections.


La mauvaise foi est du reste la même envers le Pakistan. Les médias occidentaux répètent à satiété que le président pakistanais est un militaire. Ils prédisent – qu’en savent-ils ? – qu’il arrive au bout de son parcours politique. A les lire et les entendre, mes confrères savent tout et préfèrent les mollahs intégristes aux présidents laïcs un brin autoritaires.


Il est vrai qu’au bout du compte, ce ne sont pas eux, mes chers confrères, qui devront vivre et exercer leur métier sous le joug islamique, la charia, la loi coranique et consorts. Pour mémoire, rappelons l’acharnement de la classe médiatique installée contre le Shah d’Iran. Résultat : les Iraniens se sont tapé Khomeiny et se tapent encore aujourd’hui les fils spirituels du guide suprême de la révolution iranienne.

lundi 23 juillet 2007

La paix : ce qu’en pensent l’Iran, la Syrie et donc le Hezbollah.

A l’heure où l’on (re) parle de paix entre Israéliens et Palestiniens, à l’heure où l’on (re) parle d’un Etat palestinien, les présidents iranien et syrien se rencontrent, à Damas, et parlent de guerre, prévue cet été encore.


Pour tout arranger, cheik Nasrallah, chef religieux du Hezbollah, reconnaît, lors d’un entretien sur la chaîne al-Jazira, que son mouvement conserve la capacité de frapper Israël n’importe où : « Tel-Aviv ou ailleurs, chaque coin, chaque endroit de la terre occupée de Palestine était à la portée des roquettes du Hezbollah durant le conflit de l’été 2006 et encore maintenant », déclare notamment cheik Nasrallah.


Le Hezbollah dissimule ses roquettes parmi les civils dans les villages du Sud-Liban. Le Hezbollah multiplie les transports de roquettes au nord du Litani, c’est-à-dire hors de la zone contrôlée par la Finul. Celle-ci a découvert une trentaine de fortifications et de bunkers au sud du Litani qu’elle a détruit. La Finul a également découvert un grand nombre de roquettes et de lance-roquettes. C’est pour cela que le Hezbollah installe des roquettes dans une douzaine de villages chiites situés au nord du Litani, utilisant ainsi une nouvelle fois les civils comme boucliers humains.


Un autre responsable du Hezbollah, cheik Mouhammad Yzbach, profère les menaces suivantes contre Israël : « Nous sommes prêts et nous donnerons à l’ennemi une leçon qu’il n’oubliera pas ».


Dans une interview au FIGARO parue le 14 juillet, le chef de la délégation du Hezbollah (lors de la récente rencontre près de Paris) Mohammad Fneich, répondant à la question de savoir si les armes du Hezbollah constituent une menace pour le Liban et si le Hezbollah est en train de réarmer, en prévision d’une nouvelle guerre contre Israël, avait répondu : « L’arsenal dont dispose le Hezbollah est largement suffisant ».


Pour mémoire, rappelons que le 4 mars dernier, à Téhéran, le représentant du Hezbollah en Iran, Abdallah Safialdeen, avait déclaré, sur la quatrième chaîne de télévision iranienne : « Le Hezbollah n’aura pas besoin d’une guerre à grande échelle. Le Hezbollah sera capable de pénétrer en Israël lorsque les Américains quitteront l’Irak. Savez-vous ce que signifiera un retrait américain de l’Irak ? Cela signifiera qu’Israël perdra son soutient. Cela signifiera que le Hezbollah libanais n’aura pas besoin d’une guerre à grande échelle pour pénétrer en Israël. Le Hezbollah sera tout simplement capable de marcher sur Israël. Les Américains seront forcés de quitter l’Irak. Avec ou sans guerre contre l’Iran, les Américains seront forcés de quitter l’Irak ».


Comme il se doit, Israël avertit qu’il n’hésitera pas à bombarder les nouvelles positions du Hezbollah, quitte à détruire des régions urbaines, si la situation venait à se détériorer.

dimanche 22 juillet 2007

Comment s’enclenche la dépression ?

Autrement dit, comment la dépression se met-elle en marche ? Quand commence-t-elle à fonctionner ? Quand et comment notre vie, « notre affaire », commence-t-elle à mal s’enclencher ?

J’ai côtoyé beaucoup de dépressifs dans ma vie. J’aimerais aborder ici le cas des vrais dépressifs. Je ne prendrais donc pas en compte les personnes – notamment une certaine catégorie de jeunes – qui s’inventent une « dépression » (en réalité une déprime, synonyme de replis sur soi), ou encore, des « crises d’angoisses » (en réalité, la peur de l’effort et du travail), parce qu’ils ont décidé d’écouter leur paresse et leur esprit bavard (à titre d’exemple, en Suisse, ils ont généré un déficit de l’Assurance Invalidité d’un milliard de francs suisses…). Ceux-là n’ont besoin que de deux choses : un bon « coup de pied au derrière », au moins au sens figuré (à partir de 18 ans révolus pour éviter une plainte pénale…) ; et une activité, si possible physique et manuelle. Leurs « maladies » portent les noms d’hypocondrie et de mythomanie. Elles ne nécessitent aucun médicament et elles se soignent avec l’effort.

En revanche, la vraie dépression, s’enclenche et se manifeste, par une détérioration grave de la personne, dans sa santé et dans son comportement : insomnie, épuisement, manque d’appétit, anxiété, pertes de concentration et de mémoire, recours à l’alcool, troubles de l’humeur, etc. Il ne s’agit donc pas uniquement de symptômes psychiques ; mais aussi, parfois surtout, de symptômes physiques et neuropsychiatriques : le système nerveux central est atteint ; les neurones, les terminaisons nerveuses ou les neurotransmetteurs ne fonctionnent plus normalement.

Une très abondante littérature – médicale et autre – évoque l’enfance comme le facteur qui enclenche la dépression. Fort bien. Mais encore ?

Du fondateur de la psychanalyse Sigmund Freud (dès le tout début du 20ème siècle) au philosophe catholique Jean Vanier (dès les années 1960), il a été écrit que l’enfance, surtout l’enfance mal vécue, enclenche la dépression (il y a aussi d’autres facteurs, tels que le deuil, le licenciement, la séparation, le divorce, l’accident, la maladie, etc.). Sigmund Freud avait une conception aberrante et terrifiante de l’enfance et de ses conséquences. La psychanalyse freudienne – qui fixe le malade de façon obsessionnelle sur sa sexualité et sur son nombril – a détruit et détruit encore des vies entières, donc des personnes humaines. Une guerre « ordinaire » n’aurait pas fait moins de victimes… Jean Vanier, en revanche, traite du dépressif comme d’une personne humaine à part entière, dans l’unité de son corps, de son âme et de son esprit. Freud détruit. Vanier reconstruit.

Sur la dépression, on peut lire « La communauté, lieu du pardon et de la fête », de Jean Vanier ; et aussi, « La dépression », également de Jean Vanier.

Jean Vanier, canadien, docteur en philosophie, fonda, en 1964, la communauté catholique de l’Arche, qui accueille notamment des personnes handicapées mentales et des personnes dépressives. Aujourd’hui, les maisons de l’Arche sont réparties sur la plupart des continents de la planète. Jean Vanier est sans conteste, un pilier, de la vie communautaire catholique et oeucuménique, de l’accueil des personnes blessées par la vie et de l’aide aux malades de la dépression.

Certes, tout dépressif, n’a pas forcément sa place, dans une communauté catholique, juive ou oeucuménique exerçant l’accueil. Cela dit, tout dépressif, en lisant « La communauté, lieu du pardon et de la fête » de Jean Vanier, peut trouver des éléments de réponse aux questions qu’il se pose dans le cadre de sa maladie. En lisant « La communauté, lieu du pardon et de la fête », tout dépressif comprendra, aussi, à quel point, les communautés pratiquant l’accueil sont, aujourd’hui, nécessaires. Elles sont à la fois un lieu de guérison et de croissance. Les personnes accueillies constituent, écrit Jean Vanier, le « cœur de ces communautés ». J’aimerais ajouter que les responsables de l’accueil, le font pour servir, et non pour avoir une activité ou un gagne-pain. C’est tout de même une différence considérable avec les structures médico-sociales, terriblement coûteuses, peu efficaces et parfois un brin répressives, mises en place par l’Etat (elles sont parfois une étape nécessaire, mais dans combien de cas aggravent-elles l’état du malade ?). Dans les communautés d’accueil, la personne blessée a le droit d’être elle-même et de le manifester, dans certains cas, « de façon assez turbulente », écrit Jean Vanier. Les responsables de l’accueil découvrent aussi que la personne blessée, sans forcément le savoir, a le rôle de bousculer la communauté dans ses habitudes routinières. Enfin, ils savent que cette personne blessée exige, au quotidien, l’authenticité de leur part. C’est-à-dire la cohérence entre, d’une part, les paroles qu’ils prêchent à leur entourage sur la charité, la compassion et la miséricorde ; et d’autre part, les actes exemplaires qu’ils posent ou devraient poser chaque jour. C’est ainsi que ces communautés sont un lieu de croissance pour les personnes en accueil et, aussi, pour les responsables de ces communautés.

Mais revenons maintenant à la question du présent article : – Comment s’enclenche la dépression ? – . L’enfance joue-t-elle vraiment un rôle si important ? Qu’en dit Jean Vanier ? Dans « La dépression », le philosophe catholique écrit : « La dépression (…) a ses origines dans les blessures de notre petite enfance (…) L’enfant a un cœur extrêmement vulnérable (…) L’enfant souffre terriblement quand sa soif de communion reste sans réponse (…) L’enfant commence alors à se couper de ses émotions trop douloureuses (…) La dépression est le résultat de toutes ces tristesses cachées (…) qui remontent à la surface (…) cette remontée, cette invasion se fait à un moment donné de la vie, à l’occasion d’un échec, d’un événement douloureux, d’un deuil (…) sans que l’adulte d’aujourd’hui puisse les comprendre (…) cette impossibilité de comprendre aggrave la situation. La dépression devient alors une maladie que l’on croit honteuse ».

« L’enfant a un cœur extrêmement vulnérable (…) L’enfant souffre terriblement quand sa soif de communion reste sans réponse », écrit donc Jean Vanier. C’est vrai. Cependant, il ne faut pas non plus oublier que les parents doivent, dès le début, montrer à l’enfant qu’il n’est pas le centre du monde. Les parents doivent, dès son plus jeune âge, montrer à l’enfant qu’ils ne cèdent pas à tous ses caprices ; qu’ils sont en mesure de le corriger. Simultanément, le père et la mère doivent donner du temps, à chaque enfant, individuellement.

L’enfance est parfois (pas toujours et pas seulement comme écrit précédemment), un facteur déterminant de la dépression. Cela dit, je ne puis accepter qu’il faille en rester là. À un moment donné, il faut aller au-delà des souffrances, enclenchées, à l’âge adulte, par une remontée à la surface, soit de l’enfance mal vécue, soit d’une autre cause.


Chouka a écrit :
J’ai connu ces problèmes et j'y ai trouvé une solution qui est peut être personnelle. J’ai appris à pratiquer le yoga entre autre et j'ai le sentiment que le développement de l'exploration des sensations détruit les émotions génératrices de trouble, puisqu’il semble que la dépression a pour origine biologique un excès de fonctionnement du cerveau(un emballement) mais aussi un isolement avec nos fonctions sublimales (défaut d'échange avec ces fonctions ) bien sûr j'ai eu accès à d'autres techniques de développement personnel, dont la relaxation, la concentration, etc... qui m'intéressaient à une époque ancienne de ma vie. Je crois toutefois qu'il ne faut pas craindre de penser par soi même et ne pas trop accorder d'importance à l'avis des autres, qu'ils soient bien ou mal intentionnés (libération, individualisme, courage, angoisse ne doivent pas être culpabilisés ) ils ne doivent pas entraver l'évolution vers la libération et le bien être. Les sensations existent pour l'angoisse, mais aussi tout le long les tracas etc... Salutations.

vendredi 20 juillet 2007

Le grand banditisme d'Etat est-il un délit ?


20 juillet 2007
Miguel Garroté
Journaliste d’investigation
Monde-Info
http://monde-info.blogspot.com/
miguel.garrote@yahoo.fr

Le grand banditisme d’Etat est-il un délit ?

Vendredi 20 juillet, peu avant 15h00, Jean-Louis Gergorin entre au palais de justice de Paris. Les juges d’Huy et Pons l’interrogent sur Clearstream, une affaire qu’ils suivent depuis 2004. Il s’agit maintenant d’évaluer, l’implication de l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, dans la manipulation politique de cette sordide affaire. Jean-Louis Gergorin a déjà été cuisiné par les juges, ainsi que Imad Lahoud, ancien cadre chez EADS, soupçonné d’avoir traficoté les listes de comptes de la société financière du Luxembourg Clearstream, en y ajoutant notamment le nom « Sarkozy ».


Depuis quelques semaines, le temps semble se gâter pour certains ex-hauts responsables politiques français. Lahoud et Gergorin ont été mis en examen pour faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse en 2006. Selon le le Figaro, Gergorin a semble-t-il confirmé aux juges que Villepin lui a demandé, en 2004, de « contacter un juge ». Le Premier ministre Villepin aurait précisé que l’instruction venait du président Jacques Chirac en personne. Celui-ci refuse d’être entendu par la justice. Motif : les faits se sont déroulés sous sa présidence ; et par conséquent, il avait et conserve, l’immunité présidentielle. Original, comme défense. En d’autre temps on aurait appelé cela un aveu.


Rappelons que les notes du général Rondot, retrouvées lors d’une expertise de son ordinateur, mettent en cause Villepin. La transmission de fausses listes, en 2004 au juge Van Ruymbeke, avait déclenché des vérifications ayant porté préjudice à Sarkozy.


Gergorin a semble-t-il rencontré Villepin plusieurs fois pour qu’il informe Chirac de l’évolution de la manipulation. Villepin sera entendu par les juges le 27 juillet. Avec le risque d’être mis en examen. Pour dénonciation calomnieuse, vol, abus de confiance et usage de faux. Il n’y a plus de place dans les prisons françaises. Elles sont pleines à craquer. Quelle chance, pas vrai ?

jeudi 19 juillet 2007

Français,
cessez d’agacer Sarkozy !


Le 18 juillet, je tombe sur un article, du professeur Guy Milliere, publié sur
www.les4verites.com, qui décrit, avec un réalisme déconcertant, ses compatriotes français et qui s’achève ainsi : « J’ai fait ce que j’ai pu. Je souhaite du courage à Sarkozy ». Le 19 juillet, je tombe sur le « post » suivant, que publie lesalonbeige.blogs.com et qui s’achève ainsi : « …notre pays, immergé dans l’Europe, n’a plus de vocation universelle ou particulière à faire valoir à l’ONU qui ne lui reconnaîtra pas celle de fille aînée de l’Église et d’Educatrice des peuples » (ébédidon, y’a du boulot…).


Depuis son élection démocratique, par le peuple souverain, Sarkozy, essaye, de mettre en route, une politique de redressement de la France, dans un pays ou toute vraie réforme, entraîne, de non moins vraies manifestations, qui ont le démérite, de tout foutre en l’air. A cause de cela, il faut à Sarkozy composer. Il essaye et dans une certaine mesure il y arrive.


Or, que font les Français, par partis, médias, Sites et blogs interposés ? Ils démolissent Sarkozy quoi qu’il fasse ou ne fasse pas, dise ou ne dise pas. Autant je suis ému par l’article du professeur Guy Milliere, autant je suis consterné par l’effroyable gauloiserie glanée (presque) partout ailleurs (seuls les blogs néo-conservateurs maintiennent mon moral au beau fixe. Na !).


La France, connaît un déficit et un endettement, dignes d’une république bananière. Son rôle, sur la scène internationale, est en déclin, depuis des décennies. La corruption, de la classe politique, donne à l’Hexagone, des allures de régime laïc absolutiste. Le fait que Chirac et Villepin, soient convoqués et re-convoqués, par la justice, laisse espérer, que la Sarkozie, soit un pays où l’air devient un peu moins nauséabond. Alors, par pitié, cessez d’agacer Sarkozy, il va finir par émigrer ailleurs. Et vous serez, encore plus, dans la merde, « aînée » et « éducatrice »…
Tout à fait d'accord avec vous, Miguel. Je me dis parfois que la France est un pays de débiles. Et en travaillant à l'Education Nationale, je côtoie tous les jours (ou presque) ces forces de « démolitions », Dave --- Ca aussi c’était très bon, Djodi

19 juillet 2007
Miguel Garroté
Journaliste d’investigation
Monde-Info
http://monde-info.blogspot.com/
miguel.garrote@yahoo.fr


USA : Démocrates ou Démagogues ?

Après une nuit de palabres, le Sénat n’a pas recueilli la majorité qualifiée (soixante voix sur cent) pour faire passer le retrait de l’armée américaine d’Irak d’ici avril 2008. Les démocrates, avec cinquante et un sièges sur cent au Sénat ont obtenu cinquante-deux voix. Quarante-sept sénateurs ont voté contre le retrait d’ici avril 2008. La Chambre des représentants avait déjà adopté un texte en faveur d’un retrait de l’armée américaine d’Irak. Le président Bush avait répondu qu’il exerçait son droit de veto. Mitch McConnell, sénateur républicain, avait dénoncé les manoeuvres des démocrates pour saper les efforts des soldats américains et limiter la capacité des généraux US à mener à bien leur mission. Le président Bush n’a pas à remettre en cause sa politique en Irak avant septembre, période où le Pentagone livrera un rapport sur l’opération lancée depuis début 2007 contre les groupes terroristes avec 30.000 soldats supplémentaires.


Les démocrates affirment que quatre ans après l’intervention de 2003, la stratégie américaine en Irak n’a pas fait ses preuves et que 3’600 soldats américains sont morts. Un tout récent rapport des services de renseignement américains confirme que la menace d’al-Qaïda perdure. Les démocrates en tirent prétexte pour prétendre que les 400 milliards de dollars dépensés pour la guerre en Irak n’ont pas amélioré la sécurité des Etats-Unis. Les démocrates racontent que cet argent aurait du être utilisé contre al-Qaïda au Pakistan et en Afghanistan.


De toute évidence la démagogie n’étouffe pas les Démocrates. Depuis le 11 septembre 2001, pas un seul attentat ne s’est produit aux USA. Quant à investir 400 milliards de dollars dans la lutte contre al-Qaïda en Afghanistan et au Pakistan, les Démocrates auraient pu y songer plus tôt. Le problème de fond, c’est la guerre terroriste menée par l’islam radical en Asie centrale et au Moyen Orient.


Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad vient de déclarer que les relations Iran-Syrie influencent le monde entier. Il a fait cette déclaration en montant dans l’avion qui l’a conduit à Damas où il rencontre le président syrien Bachar al-Assad.


Fait contrariant pour les Démocrates, l’armée américaine vient d’arrêter un très haut responsable d’al-Qaïda en Irak, Khaled al-Mashhadani. Il était notamment l’intermédiaire avec les plus hauts dirigeants d'Al-Qaïda, Abou Ayyoub al-Masri, Ousamma Ben Laden et Ayman al-Zawahiri.
19 juillet 2007
Miguel Garroté
Journaliste d’investigation
Monde-Info
http://monde-info.blogspot.com/
miguel.garrote@yahoo.fr


Le Chef du Hamas en ballade

Le 17 juillet dernier, Khalid Mash’al, Chef du Hamas réfugié à Damas (Syrie), était en voyage à Doha (Qatar). A cette occasion, Mash’al a déclaré que le Hamas serait prêt, à restituer, à l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, le contrôle des différents Départements, dans la Bande de Gaza, excepté les Services de Sécurité.

Selon Mash’al le Hamas ne restituera pas les Départements de Sécurité tant qu’il n’y aura pas de réformes selon des critères « nationaux » et non pas selon les intérêts « des factions ».

A cet égard, il vaut peut-être la peine de rappeler que divers pays arabes, notamment l’Arabie saoudite et l’Egypte, soutiennent le principe de discussions, entre le Fatah et le Hamas, bien que ce dernier soit considéré, comme un mouvement terroriste, par les démocraties occidentales.

Mash’al s’est en outre montré menaçant, à propos de documents en possession du Hamas, qui prouveraient, les crimes, commis par les services de sécurité de Mahmoud Abbas, dans la Bande de Gaza, avant le contrôle de celle-ci par le Hamas.

Mash’al, qui réside en Syrie, est considéré comme le véritable chef du Hamas, y compris et surtout, des diverses composantes terroristes et armées du mouvement. Il est intéressant que Mash’al puisse se rendre au Qatar, pays dit modéré, et y donner une conférence de presse, sans que cela ne pose le moindre problème à qui que ce soit.

mardi 17 juillet 2007

IRAN :
diplomatie ou
frappes militaires ?
17 juillet 2007
Miguel Garroté
Journaliste d’investigation
Monde-Info
http://monde-info.blogspot.com/
miguel.garrote@yahoo.fr

Le 11 septembre 2001, a fixé, le début de la Quatrième Guerre mondiale, la Guerre contre le Terrorisme islamique. La Troisième Guerre mondiale, pour ceux qui ne l’ont toujours pas réalisé, étant la Guerre froide, et ses 120 millions de victimes à travers le monde.

Certains milieux français, prétendent, que se sont les autorités américaines, qui ont commis, les attentats, du 11 septembre 2001, à New York et Washington. Dans le but de justifier, les deux interventions américaines, depuis 2001 en Afghanistan, et depuis 2003 en Irak.

C’est un peu, comme si certains milieux américains, prétendaient, que les attentats antisémites de la Rue des Rosiers, à Paris, avaient été commis, par les autorités françaises et israéliennes, pour justifier, la lutte, contre le terrorisme palestinien.

L'islamisme, c’est la renaissance, de la pieuvre totalitaire, jadis éradiquée, en tant que national-socialisme, fascisme et communisme. La Quatrième Guerre mondiale a une vocation universelle. Elle utilise des armes militaires et idéologiques, plutôt que religieuses au vrai sens du terme. Elle risque de se prolonger pendant 10, 15, 20 ans ou plus encore.

Dans ce cadre, on ne devrait pas considérer les guerres d’Afghanistan et d’Irak comme des guerres distinctes. Ces guerres sont des avant-postes de la Quatrième Guerre mondiale. Même chose pour l’Iran, grand artificier du terrorisme, arme fatale, arme absolue, de l’islamisme.

L’Iran arme les terroristes chiites (Hezbollah) et sunnites (Hamas). Le développement iranien d’armes nucléaires, fait de l’Iran, notre principal ennemi dans la Quatrième Guerre mondiale. Le premier objectif iranien, comme le répète, encore et toujours, le président Mahmoud Ahmadinejad, est de « rayer Israël de la carte ».

Les autres objectifs d’Ahmadinejad sont le contrôle du Moyen-Orient, du pétrole, du Golfe Persique ; et la propagation de l’islam radical, de la guerre sainte, en Europe. Ahmadinejad n’hésite pas à écarter les différences confessionnelles, entre chiites et sunnites, pour constituer des alliances, dans le cadre du djihad, contre les juifs et les chrétiens.

L’Iran déploie d’importantes batteries de missiles dans la région. L’Iran a collaboré avec la Corée du Nord, grand proliférateur de missiles. L’Iran sera bientôt armé de missiles à longue portée.

D’éminents experts en questions stratégiques ne cessent de le répéter. En admettant que les USA renoncent à bombarder les sites nucléaires iraniens, chose que personne ne peut affirmer avec certitude, il reste la possibilité que cette mission soit prise en charge par Israël. Jusqu’à présent, le président Ahmadinejad, a dit et a fait, tout ce qu’il fallait, pour provoquer, de telles frappes aériennes. La question est de savoir s’il calmera le jeu avant qu’il ne soit trop tard.
Sources :
1) Raphaël Ramos, European Strategic Intelligence and Security Center, ‘Iranian policy’, 12/6/07
2) Norman Podhoretz, Revue ‘Commentary’, juin 2007.
3) ‘I was a fanatic’, de Hassan Butt, Daily Mail (Londres), 2 Juillet 2007.
4) ‘Possible Eruption of Violent Crisis...’, 6 juillet 2007, Middle East Media Research Institute.
5) ‘Islands part and parcel of UAE, Emirates News Agency-WAM, 7 Juillet 2007,
www.gulfinthemedia.com .

lundi 16 juillet 2007


HEZBOLLAH : double langage
16 juillet 2007

Miguel Garroté,

Journaliste d’investigation, Monde-Info
http://monde-info.blogspot.com/

Les commentaires entre parenthèses et
en caractères gras sont de Monde-Info.
Voici les propos recueillis à Beyrouth par SIBYLLE RIZK et publiés dans le FIGARO du 14 juillet. Dans une interview au « Figaro », le chef de la délégation du Hezbollah (lors de la rencontre des 14 et 15 juillet près de Paris) le ministre Mohammad Fneich, affirme que son mouvement a les moyens d'affronter à nouveau Israël (est-ce une bonne nouvelle dans le cadre de la rencontre interlibanaise ?).


Question -Comment avez-vous réagi aux déclarations de Nicolas Sarkozy invitant le
Hezbollah à cesser ses actions terroristes ? Réponse -Nous avons envisagé dans un premier temps de renoncer à nous rendre à Paris, car de tels propos nous portent préjudice. Mais un communiqué de clarification des autorités françaises a ensuite rectifié les choses (en effet, rappeler que le Hezbollah est un mouvement terroriste lui « porte préjudice » ; le communiqué « de clarification » ne clarifie rien du tout ; il donne, au contraire, l’impression que la Présidence française maintient la vérité et que le Ministère des Affaires étrangères contourne la vérité).


Q. Qu’attendez-vous de la réunion de La Celle-Saint-Cloud ? R. Nous étions dès le départ favorables à l’initiative française. D’autant que la France a modifié son approche de la question libanaise, qui est désormais plus équilibrée, au moins dans la forme (espérons qu’il en va autrement sur le fond). Ce n’est un secret pour personne que la précédente équipe avait pris ouvertement parti pour un camp (le camp de la lutte contre le terrorisme). La nouvelle administration tire les leçons de cette expérience politique, qui n’a fait qu’exacerber la crise. La France sait que si elle veut continuer de jouer un rôle au Liban elle n’a pas intérêt à ce que la situation y devienne incontrôlable (menace ou chantage ?). Ses objectifs diffèrent en cela de ceux des États-Unis, qui se servent du Liban pour satisfaire leurs intérêts régionaux. Désormais, l’objectif français semble être de vouloir rapprocher les Libanais. Cette initiative pourrait créer un climat positif en mesure d’ouvrir la voie à une éventuelle solution.


Q. Quelles sont les chances de succès de la conférence ? R. Le dialogue ne sera pas fructueux si toutes les parties ne prennent pas conscience du danger d’arriver à l’élection présidentielle libanaise (en septembre, NDLR) sans entente interne préalable destinée à résoudre la crise du pouvoir exécutif (« entente interne préalable » avec le Hezbollah libanais, bras armé de l’Iran à la frontière nord d’Israël). Cela passe par l’acceptation du principe d’un partenariat véritable, faute de quoi le pays s’enfoncera dans l’inconnu. Le camp au pouvoir doit faire comprendre à ses amis américains que leurs intérêts nationaux diffèrent des calculs régionaux des États-Unis. La position du Hezbollah est claire, nous voulons la fin des pratiques hégémoniques du camp au pouvoir et revenir aux pratiques institutionnelles normales (des « pratiques institutionnelles normales », c’est, en principe, le désarmement de toutes les milices, surtout celle financée par l’Iran).


Q. Le saut dans l’inconnu que vous craignez comprend-il des risques d’une guerre entre sunnites et chiites ? R. Certainement pas. Pour le Hezbollah en tout cas, il s’agit d'une ligne rouge ( ligne rouge pour casser Israël oui, ligne rouge pour casser le Liban non).


Q. Percevez-vous une différence de politique entre l’Iran et la Syrie au Liban, la première ayant davantage intérêt à sa stabilité que la seconde ? R. Il n’y a pas de différence sur le plan stratégique. Mais chacun a ses particularités. La Syrie est le voisin direct du Liban à qui elle est donc liée par des intérêts vitaux. Elle se perçoit aujourd’hui comme la cible principale de l’offensive américaine qui passe par le Liban. Or, il est évident que si Damas considère que le système politique libanais allié à ses adversaires constitue un danger pour sa sécurité et ses intérêts, elle ne va pas rester sans réagir (« ne pas rester sans réagir » signifie faire transiter des armes iraniennes jusqu’au Hezbollah libanais). Il faut comprendre une réalité géopolitique essentielle : faute d’établir des relations amicales avec la Syrie, le Liban est voué à l’instabilité politique et économique.


Q. Les armes dont dispose le Hezbollah n’autorisent-elles pas vos rivaux libanais à se sentir menacés ? R. La résistance (le terrorisme) est le résultat de l'occupation (du djihad islamique). Nous avons pris les armes pour défendre notre terre (pour exporter la révolution iranienne). Elles n’ont jamais servi pour obtenir des victoires internes (elles n’ont fait que cela). Celui qui invente des peurs en ce sens a des motivations politiciennes. Elles ne sont pas réalistes (ces « peurs » sont le bon sens et la sagesse).


Q. Qui a commis selon vous l’attentat par lequel six Casques bleus espagnols ont été tués le 24 juin au Liban-Sud ? La Syrie manipule-t-elle des groupuscules islamistes sunnites ? R. La déclaration d’Ayman Zawahiri (le numéro deux d’al-Qaïda) fait office de revendication de mon point de vue. al-Qaïda considère la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) comme une puissance occupante et a été jusqu’à nous accuser de protéger la frontière israélienne en acceptant la présence des Casques bleus. Personne ne peut démêler le jeu des services de renseignements de toutes sortes, mais je ne crois pas possible d’imputer à la Syrie les agissements d’al-Qaida au Liban (Un peu plus haut, le représentant du Hezbollah disait qu’il n’y a pas de conflit entre sunnites, donc Al-Qaïda, et chiites, donc le Hezbollah ; en fait, les deux mouvements se chamaillent parfois sur scène pour mieux collaborer, en coulisse, contre Israël, les USA et l’UE, au nom du même djihad).


Q. La guerre de l’été 2006 a été déclenchée à la suite de la capture par le Hezbollah de soldats israéliens. Où en est le dossier de l’échange de prisonniers ? R. Il ne dépend pas uniquement du Hezbollah. Nous sommes entièrement disposés à réaliser une opération d’échange de prisonniers et l’ONU est en train de jouer les intermédiaires. Nous avons déclaré dès le premier instant que l’objectif de notre opération était de parvenir à un tel échange (c’est bien de nous le confirmer, même si nous l’avions déjà compris). Il s’agissait pour nous d’un moyen de pression sur Israël. Mais elle a servi de prétexte pour déclencher une offensive préméditée par Israël et les États-Unis. Il est apparu que la guerre était avant tout américaine. Condoleezza Rice l’a énoncé clairement en disant qu'elle symbolisait l'accouchement du nouveau Moyen-Orient (inutile d’essayer de diviser les USA et Israël ou de les renvoyer dos à dos ; il s’agit de réagir à la même guerre sainte, au même djihad islamique, au même terrorisme).


Q. Êtes-vous en train de réarmer, en prévision d’une nouvelle guerre ? R. Le Liban est dans la tourmente depuis la création de l’entité sioniste (l’Etat d’Israël est dans la tourmente depuis sa création, sous l’égide de l’ONU, en 1948). Notre expérience nous a appris que les crises régionales se répercutent d’une façon ou d’une autre au Liban (à cause de la Syrie et de l’Iran qui font du Liban un poste avancé aux frontières d’Israël). Par conséquent, nous n’allons pas céder à l’illusion béate que tous les dangers ont disparu. L’arsenal dont dispose le Hezbollah est largement suffisant (c’est ce qu’Israël, les USA et quelques journalistes indépendants répètent depuis des mois ; merci quand même de l’avoir confirmé).

dimanche 15 juillet 2007

Dépression et judéo-christianisme (2) :
Faut-il faire une psychothérapie ?
15 juillet 2007
Miguel Garroté, Journaliste d’investigation, Monde-Info
http://monde-info.blogspot.com/ miguel.garrote@yahoo.fr

Qu’est-ce que la psychothérapie ? Au sens originel du terme, c’est le traitement des maladies mentales (Dictionnaire usuel Flammarion). La formule n’est pas très flatteuse. En quoi le dépressif serait-il un malade mental ? Dans un sens plus large, la psychothérapie, est une série de séances, lors desquelles, le dépressif s’entretient avec son médecin. L’image, assez classique, que l’on se fait de ces séances est celle d’un bonhomme, couché sur un canapé, qui raconte sa vie à un psychologue ; qui lui, assis dans un fauteuil, prend des notes.

Freud et les freudiens accordent une très grande importance à l’enfance, à la sexualité et à l’inconscient. L’inconscient, disent-ils, sur lequel nous n’avons pas de prise directe, interfère, pourtant, dans notre conduite. Le handicap de cette thèse freudienne de l’inconscient, c’est qu’elle refuse au judéo-christianisme la faculté de libérer, en les équilibrant par en haut, notre inconscient et notre nature. L’inconvénient de la psychothérapie sans la liberté de la foi, c’est qu’elle centre la personne sur elle-même et non pas sur le Dieu unique, peu importe qu’on le nomme Dieu trinitaire, Yahvé, Adonaï ou Eloïm. Peu importe que l’on soit pratiquant ou non pratiquant. A ce stade, il s’agit déjà de croire, d’être croyant.

Cela dit, je ne suis pas certain, qu’une personne dépressive, puisse systématiquement s’en sortir, sans psychothérapie.
Pour une personne juive ou catholique, l’idéal serait de trouver un médecin juif ou catholique, de préférence un psychiatre et non pas un psychologue. Car le psychiatre a au moins l’avantage, de bien connaître, les médicaments éventuellement nécessaires et leurs effets (voir l’article précédent, du 11 juillet, « Faut-il prendre des médicaments »). Le courant psychologique, peut-être le moins éloigné de la culture judéo-chrétienne, s’inspire du psychologue américain Rodgers. Ce courant ne traite pas le malade comme un ensemble de symptômes ; mais comme une personne humaine à part entière.

Cependant, aucun médecin ne remplacera le rabbin, le prêtre ou l’accompagnateur spirituel. Le dépressif a besoin du médecin pour la thérapie et les médicaments ; du rabbin ou du prêtre pour le ministère sacerdotal ; et de l’accompagnateur (rabbin, prêtre, religieux ou simple laïc) pour la vie spirituelle. L’accompagnateur devrait être, à mon sens, une personne qui prie beaucoup et qui ne s’éloigne pas des Saintes Ecritures.

A cet égard, certains « bricolages psycho charismatiques » (ce n’est qu’un avis et non pas un conseil…) me semblent peu convaincants pour quatre raisons : 1) ils n’opèrent que 25% à 35% de « guérisons totales » (et encore faut-il s’entendre sur le sens de la formule « guérison totale »…) ; 2) ils concoctent un savant mélange de psychanalyse freudienne et de prières charismatiques ; 3) ils offrent, en guise de prières, des « plats préparés prêt à consommer », ce qui peut inciter le malade à vouloir une guérison « rapide et magique » ; 4) ils sont payants, autrement dit, le malade verse de l’argent pour une guérison sensée venir de Dieu. 5) Ils ont beau encourager la personne dépressive à fréquenter la synagogue ou l’église, celle-ci pensera néanmoins, qu’avec la thérapie charismatique, elle a « résolu son problème ». En ce sens, ces expériences psycho spirituelles sont ambiguës, voire dangereuses.

Autre point capital, le malade de la dépression a besoin d’une anthropologie judéo-chrétienne. C’est surtout cela – et non pas la psychologie moderne – qui va lui permettre de retrouver l’unité de son corps, de son âme et de son esprit. L’anthropologie judéo-chrétienne, c’est à la fois la théologie et la philosophie, de la personne humaine, étudiée sous le regard de Dieu. Avec les Psaumes de David, avec les Livres des Prophètes, tels Isaïe et Jérémie, avec saint Irénée, saint Augustin et saint Thomas d’Aquin, cette anthropologie est beaucoup plus incarnée que les niaiseries et les labyrinthes philosophiques modernes, souvent issus de dinosaures mai-soixantehuitards antisémites, antichrétiens, maintenus sous perfusion par l’argent du contribuable, injecté, à mauvais escient, dans des facultés désuètes.
On peut commander "Dieu est-il- dépressif?", de Gélim Téroga, Editions St-Joseph, Février 2007 à miguel.garrote@yahoo.fr

samedi 14 juillet 2007

Hamas (et Hezbollah) :
propagande, terreur & post-scriptum
14 juillet 2007
Miguel Garroté, Journaliste d’investigation, Monde-Info
http://monde-info.blogspot.com/ miguel.garrote@yahoo.fr

Propagande. Le jeudi 12 juillet, la « Force exécutive » (branche armée) du mouvement terroriste Hamas, organise, un « colloque », à Gaza, sur « L’éthique et la morale du policier musulman ». Le « colloque », dirigé par des recruteurs de la « Force exécutive » du Hamas, se déroule, dans la mosquée d’As-Sabra, près de la ville de Gaza. La « Force exécutive » du Hamas, a été créée, en 2006, par l’ancien ministre (Hamas) de l’intérieur, Said Siyamen. Elle a joué un rôle essentiel, dans la prise de contrôle militaire, par le Hamas, de la bande de Gaza, en juin dernier et dans la défaite du Fatah.


Terreur. Dans la nuit du 12 au 13 juillet, la même “Force exécutive » du Hamas arrête une vingtaine de membres du Fatah, dans la bande de Gaza. Des jeeps de la « Force exécutive », encerclent, la maison de la famille Nasser, à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, peu après minuit. Trois membres de la famille sont enlevés et violemment battus. Une quinzaine d’autres membres du Fatah sont également enlevés à Khan Younis. La « Force exécutive » est « renforcée » par le « Fatah Al Yasser », une nouvelle milice armée, sévissant dans la bande de Gaza, sous la direction d’un certain Khalid Abu Hilal, précédemment responsable du Fatah dans la région.

Post-Scriptum. Aujourd’hui 14 juillet, fête nationale en France, débute près de Paris, une réunion sur le Liban, avec la participation du mouvement terroriste Hezbollah. Celui-ci s’est largement repourvu en armes iraniennes acheminées via la Syrie. Les rapports de l’ONU le confirment. Mais il ne faut en parler à personne.

vendredi 13 juillet 2007

Iran : contamination nucléaire ?
13 juillet 2007
Miguel Garroté,
Journaliste d’investigation, Monde-Info

Cette année, un ingénieur nucléaire iranien, basé à l’usine de transformation d’uranium d’Isfahan, est décédé par contamination. L’information a été fournie à l’excellente revue New Scientist par Najmedin Meshkati. Celui-ci est un expert en sécurité nucléaire, Américain d’origine iranienne, travaillant à l’Université de Southern California. Meshkati a étudié les trois catastrophes de Three Miles Island en 1979, de Bhopal en 1984 et de Tchernobyl en 1986. Ce qui inquiète Meshkati, dans le cas d’Isfahan et des centrales iraniennes en général, c’est la combinaison, d’amateurisme iranien et de technologie russe peu sécurisée.


En clair, l’Iran, en matière nucléaire, est à la merci des Russes. L’Iran n’est pas en mesure de recruter des experts occidentaux qualifiés, pour mener des analyses de sécurité et des contrôles de qualité. L’Iran a confié aux Russes la construction et le contrôle du réacteur nucléaire de Bushehr. Un accident nucléaire, à la centrale de Bushehr, située sur le Golfe persique ; ou un accident dans les autres centrales iraniennes d’enrichissement d’uranium, contaminerait, l’Arabie saoudite, le Koweït, Dubaï et le reste du Golfe, selon l’expert Najmedin Meshkati.


Certes, les autorités iraniennes, prétendent, qu’il s’agit de centrales nucléaires à usage civil (civil ou militaire, le nucléaire mal contrôlé est dangereux dans les deux cas). Quoi qu’il en soit, ces mêmes autorités iraniennes n’ont pas, depuis des années, une attitude transparente vis-à-vis des inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), une filiale de l’ONU. Ces mêmes autorités continuent d’enrichir de l’uranium, contrevenant ainsi aux résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. Dans ce contexte, le sinistre « Il faut rayer Israël de la carte », proclamé et répété par le président iranien Ahmadinejad, conserve évidemment une tournure particulièrement alarmante, pour ne pas dire, justement, nucléaire et génocidaire.


L’Iran, par son attitude vis-à-vis de l’AIEA et de l’ONU, se prive, des analyses de sécurité et des contrôles de qualité, que seuls des experts occidentaux sont en mesure de fournir. C’est à se demander, si le gouvernement de Téhéran, ne fait pas tout, pour augmenter, le risque, de voir les USA ou Israël, neutraliser, les centrales iraniennes d’enrichissement d’uranium, à l’aide de moyens militaires. La pénétration militaire de l’Iran au Liban, en Irak et à Gaza, elle aussi, ressemble, à autant d’actes de provocation qui, à terme, peuvent pousser, les USA ou Israël, à en finir une fois pour toutes, avec l’Iran nucléarisé, ses mollahs intégristes et son président génocidaire.

jeudi 12 juillet 2007


Guerres d’Irak et d’Afghanistan :
Quelques questions…

La grande presse internationale, nous dit, qu’à ce jour, les guerres d’Afghanistan et d’Irak, ont coûté, 600 milliards de dollars. Et que cependant, la partie est loin d’être gagnée. Certes. L’Irak n’est pas une démocratie. Le terrorisme se poursuit. Le découragement s’installe, quant à l’opportunité, de ces deux interventions militaires, en Asie centrale et au Moyen Orient. Concernant le coût de ces deux guerres, il eut été plus correct de préciser, que ce coût, représente 1% du PIB américain. Contre 10% pour la guerre du Vietnam. Et 33% pour la seconde Guerre mondiale.


Il est vrai, aussi, que les stratégies, mises en place, depuis début 2007, par les USA, à moins d’améliorer la situation d’ici l’automne, augmenteront, la perspective, d’un désengagement militaire, tant en Irak qu’en Afghanistan. Cela dit, avoir renversé Saddam Hussein, qui utilisa des armes chimiques contre son propre peuple, n’est-ce pas une bonne chose ? Et Le monde arabo-musulman, est-il condamné, à choisir, entre dictature laïque et théocratie islamique ?


Le terrorisme – en clair la propagation de la terreur – cherche à s’enraciner partout ; et à provoquer le découragement de ceux qui le combattent. Vu sous cet angle, un retrait d’Irak et d’Afghanistan à court terme, ne serait-il pas une défaite, pour les sociétés judéo-chrétiennes et pour les pays musulmans modérés ?


Les médias parlent d’insurgés et non de terroristes. Banaliser ou expliquer le terrorisme, n’est-ce pas, déjà, un peu, le légitimer ? Le 11 juillet, sur Arte, les Palestiniens des camps du Liban dénonçaient les terroristes, palestiniens et autres, infiltrés dans ces mêmes camps. Allons nous dire, de notre côté, que ces terroristes sont des réfugiés ? Le même jour, sur Euronews, on apprenait que divers groupes terroristes, aux nationalités variées, s’étaient disputés, le contrôle, de la Mosquée rouge, à Islamabad, capitale du Pakistan.


Une quatrième Guerre mondiale a été déclarée, aux sociétés judéo-chrétiennes et aux pays musulmans modérés. Les islamistes sont persuadés qu’ils vont gagner cette guerre. A trop critiquer les USA, ne risquons-nous pas de pousser les Américains au repli ; et de le regretter amèrement par la suite ? Nous n’avons pas choisi cette guerre. Maintenant elle est là. Que cela dérange ou arrange, elle est bien là et pour longtemps. Miguel Garroté

mercredi 11 juillet 2007

L’ONU à la solde du Hezbollah ?

L’ONU a toujours dit que les fermes de Chebaa ne font pas partie des zones à évacuer par Israël dans le cadre de la résolution 425. Pour Kofi Annan, l’évacuation de ces zones a toujours relevé des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, c’est-à-dire du conflit israélo-syrien. L’ONU a également jugé que les prétentions libanaises dans le cadre de la résolution 425 sur les fermes de Chebaa étaient illégitimes puisque, selon le point de vue de l’ONU, ce sont les frontières de 1923 qui sont à prendre en considération. Le Conseil de sécurité a en effet accepté un rapport du secrétaire général, Kofi Annan, confirmant le respect par Israël de la résolution 425. Jusque là tout est plus ou moins clair.

Or, on apprend, mercredi 11 juillet, que l’ONU a demandé à Israël d’évacuer les fermes de Chebaa au sud du Liban en estimant soudain que ce secteur appartient au Liban et non à la Syrie.

Les Nations unies ont fait parvenir des messages à Israël concernant les conclusions « d’un de ses cartographes » (?) qui estime que les fermes de Chebaa situées aux confins des territoires israélien, libanais et syrien appartiennent au Liban et non à la Syrie, comme l’a toujours affirmé l’ONU. Le « cartographe » poursuit son travail et va « se rendre dans ce secteur » (les fermes de Chebaa). Dans ses conclusions, le « cartographe » ignore que les fermes de Chebaa ont toujours été considérées comme faisant partie du territoire syrien. Israël supervise ce secteur de 25 km2 depuis la guerre d’octobre 1973 avec la Syrie.

Le Liban raconte que ces fermes font partie de son territoire « avec l’assentiment de la Syrie » (sic). La supervision de ce secteur par Israël est dénoncée par le groupe terroriste chiite libanais le Hezbollah. Tiens donc ! Les conclusions du « cartographe » onusien sont problématiques. Jusqu’à présent le Hezbollah soulevait cette question en proclamant que ce secteur appartenait au Liban et subitement c’est devenu un dossier international. Un rapport présenté par l’ex secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, rapport adopté par le Conseil de sécurité, avant le retrait israélien du sud du Liban de l’an 2000, indique que les fermes de Chebaa sont syriennes. Israël n’a donc aucune raison de transférer le contrôle de ce secteur à l’ONU. Transférer un territoire sans un accord bilatéral, à cause d’un « cartographe », est une stupidité. En revanche, Israël sera sans doute prêt à remettre ce secteur au Liban dans le cadre d'un accord avec ce pays. Miguel Garroté
Dépression et judéo-christianisme :
faut-il prendre des médicaments ?

Un avis n’est pas un conseil… En cas de dépression, faut-il prendre des médicaments ? Si oui, lesquels ? Ceci est-il compatible avec les valeurs judéo-chrétiennes ? On retiendra ici seulement quatre médicaments et pour simplifier, on les classera comme suit : 1) Les antidépresseurs ; 2) Les anxiolytiques ; 3) Les neuroleptiques atypiques ; 4) Les somnifères.

1) Les antidépresseurs – c’est mon avis personnel – portent mal leur nom. Lorsque l’on dit « antidépresseur », ce mot fait trop souvent penser à « drogue contre la déprime ». Or, l’antidépresseur ne devrait pas être considéré, par le malade, comme une drogue ou une substance pour lutter contre la déprime. Le terme « dépression », lui aussi, prête à confusion. Il fait penser à « grosse déprime ». Pourtant, une vraie dépression se manifeste, très souvent, par une souffrance et un épuisement physiques. Ceux-ci sont dus à un dysfonctionnement du système nerveux central qui ne transmet plus, de façon effective, les ordres à tous les organes de notre corps. Chez le vrai dépressif, les neurones, les terminaisons nerveuses ou les neurotransmetteurs ne fonctionnent plus normalement. Dans ce contexte, l’antidépresseur, devrait être considéré, par le malade, comme un médicament, qui permet au système nerveux central, de fonctionner, à nouveau, normalement. C’est d’ailleurs la pure réalité. En effet, le malade de la dépression, souffre, d’une carence, en telle ou telle substance, indispensable, au bon fonctionnement, du système nerveux central. La substance la plus fréquemment citée est la sérotonine. Mais il y en a d’autres. L’antidépresseur permet, en quelque sorte, de « recharger les batteries » qui sont à plat et sans lesquelles le véhicule ne peut plus avancer. Les antidépresseurs de la nouvelle génération sont beaucoup plus précis et efficaces que ceux d’autrefois. Ne pas prendre d’antidépresseur en cas d’épuisement physique, dû à un dysfonctionnement du système nerveux central, revient à ne pas guérir ; à avoir le sentiment de devenir fou ; à avoir envie, sans du tout maîtriser cette envie, de se suicider. Le malade qui accepte de se soigner, ne tombera pas forcément, dès le premier essai, sur l’antidépresseur qui lui convient. Ce n’est pas une raison pour désespérer. Car, même en admettant, qu’il faille essayer, plusieurs antidépresseurs (à chaque fois pendant plusieurs semaines ou même plus longtemps), avant de « tomber sur le bon » (donc plusieurs mois d’essais ou plus au total), on finit toujours par trouver celui qui convient. Quelle que soit la souffrance endurée, il est absolument vital, de garder l’espérance qu’un jour, on tombera, sur l’antidépresseur dont le système nerveux central a besoin.

2) Les anxiolytiques : on parle généralement de calmants, de tranquillisants ou d’anxiolytiques. J’aborderai ici uniquement une catégorie d’anxiolytiques – médicament contre les états et les crises d’anxiété aiguë – que l’on appelle les benzodiazépines. L’expérience montre que certaines personnes, demandent à prendre des benzodiazépines, alors qu’elles n’en ont absolument pas besoin. A l’inverse, l’expérience, montre également, que certaines personnes, qui ont besoin de ces benzodiazépines, refusent de les prendre, en raison du risque d’accoutumance. Ici, comme souvent dans la vie, les points de vues extrêmes occultent les solutions réalistes. Mon avis sur la question est simple : il y a des dépressifs, qui ne s’en sortent pas, sans recourir (pendant une période plus ou moins courte ou longue), aux benzodiazépines. C’est notamment le cas – mais pas seulement – de beaucoup d’alcooliques dépressifs. La consommation de benzodiazépines, soulève, la question, de l’accoutumance. Le point de vue le plus récent – et le plus réaliste – est que l’on peut parfaitement sevrer les benzodiazépines ; mais sous un certain nombre de conditions. Premièrement, les benzodiazépines doivent être prises en plus – et non pas à la place – des antidépresseurs. Deuxièmement, le sevrage des benzodiazépines doit se faire, une fois que le malade a fait un chemin de guérison durable et stable (on n’arrête pas un traitement dès que ça va un peu mieux). Troisièmement, le sevrage doit se faire très progressivement. Dans certains cas, il faudra même sevrer le malade, par paliers successifs, de 20% tous les trois mois, sur une période d’un an ou plus. C’est long en apparence. Ce n’est pas long, s’il s’agit de pouvoir, à nouveau, VIVRE, sans de terribles souffrances physiques et morales.

3) Les neuroleptiques atypiques : je ne parle pas ici des neuroleptiques classiques. Je parle uniquement des neuroleptiques atypiques, utilisés comme anxiolytiques. Ils entraînent une accoutumance moins grande que les benzodiazépines. De ce fait, le sevrage est plus facile. C’est pourquoi, ils peuvent tantôt remplacer, tantôt compléter, avantageusement, les benzodiazépines.

4) Les somnifères : là aussi, le corps médical a dit tout et le contraire. Les insomnies légères et occasionnelles ne justifient pas, à mon sens, la prise de somnifères. L’exercice physique et certaines plantes médicinales devraient suffire. Si cela ne suffit pas, alors je dirais que le somnifère est pour ainsi dire indispensable. Quelqu’un qui ne dort pas bien, pendant une période prolongée, risque de « craquer » comme on dit. A ce moment-là, il lui faudra prendre, non seulement des somnifères, mais peut-être aussi les autres médicaments évoqués ci-dessus. Comme toujours, le bon sens et la prudence devraient déterminer le choix que l’on fait. Seulement voilà, ni le bon sens, ni la prudence, ne sont inhérents à notre nature humaine, n’est-ce pas ?

Voilà pour les médicaments. Ajoutons qu’ils ne suffisent pas. Encore devrait-on vivre sa foi et recourir à la prière. La femme de Dieu et l’homme de Dieu (laïcs, religieux, prêtre, rabbin) qui souffrent de manifestations dépressives et anxieuses, dues à une purification des sens, à une purification de l’esprit, à une nuit de l’esprit, doivent-ils prendre des médicaments ? Et doivent-ils prendre des médicaments, selon que la cause, de ces manifestations dépressives et anxieuses, soit la paresse spirituelle ou la nuit spirituelle ? La première réaction sera évidemment de répondre : – Bien sûr que non voyons ! Pas besoin d’antidépresseur ou autre médicament en pareil cas ! Les Prophètes, les Saintes et les Saints n’en prenaient pas ! –. J’ai sur cette question un avis différent (un avis n’est qu’un avis et non pas un conseil…). D’abord, parce que le monde d’aujourd’hui, n’a strictement rien à voir, avec celui qu’ont connu le Prophète Jérémie, Sainte Thérèse d’Avila ou Saint Thomas d’Aquin. Ensuite, parce que j’ai connu des religieux qui, pour avoir refusé de prendre des médicaments, ont dû non seulement quitter leur communauté ; mais, en plus, ils ont dû séjourner, pour un temps, en hôpital psychiatrique. Si l’accompagnateur spirituel (prêtre, rabbin, etc.) du religieux (devenu dépressif et anxieux) est un accompagnateur dûment formé, alors, cet accompagnateur ne devrait en aucun cas (ce n’est qu’un avis…), exclure d’office ou prescrire d’office, le recours à des médicaments. De son côté, le religieux malade ne devrait pas décider seul, et sans en avoir parlé à son accompagnateur spirituel, d’aller voir un médecin avec l’intention ferme de lui demander des médicaments. Miguel Garroté
"Dieu est-il dépressif?", Gélim Téroga, Editions St-Joseph, Février 2007
Pour commander: miguel.garrote@yahoo.fr

mardi 10 juillet 2007

Al-Qaïda contrôle la Mosquée rouge

Aujourd’hui, mardi 10 juillet 2007, à Islamabad, l’armée pakistanaise lance une opération pour évacuer les terroristes et leurs otages retranchés dans la Mosquée rouge. Il faut ici préciser que depuis dimanche, c’est le groupe extrémiste pakistanais Harkatul-Jihad-e-Islami, proche d’Al-Qaïda, qui contrôle la Mosquée rouge. Le chef du Harkatul, un certain Abu Zar, est un proche du numéro trois d’Al-Qaïda, Khalid Sheik Mohammed. Il reste dans la Mosquée rouge des centaines de femmes et d’enfants utilisés comme boucliers humains. Le chef religieux de cette sinistre farce espère que l’assaut et la mort de « ses fidèles » déclenchera une « révolution islamique » dans le pays. Entre 50 et 60 extrémistes armés dirigent cette prise d’otage pas comme les autres. Les terroristes distribuent des ceintures d’explosifs et abattent les étudiants qui tentent de s’enfuir. La mosquée n’est que partiellement sécurisée. Il reste à nettoyer des poches de résistance. Dix heures après son déclenchement, l’assaut continue. Le complexe de la Mosquée rouge est un nid de terroristes qui, depuis des années, soutient les taliban afghans. Le Pakistan, un des plus grands pays musulmans de la planète, possède la bombe atomique. S’il devait sombrer dans le giron islamique radical, ce serait une catastrophe pour tout le Moyen-Orient, l’Asie centrale et le Sous continent indien. Miguel Garroté

lundi 9 juillet 2007

Emploi :
Nestlé ou L’Oréal embaucheraient-ils Le Pen ?

Vendredi 6 juillet, peu avant 16h00, on apprend que L’Oréal et Adecco sont condamnés pour racisme à l'embauche. Garnier, filiale de L’Oréal et Adecco, spécialiste du travail intérimaire, sont condamnées à 30.000 euros d'amende chacune pour discrimination raciale. Précisons qu’en France, les poursuites pour racisme dans le monde du travail sont rares. La cour infirme le jugement de première instance qui avait relaxé les prévenus. La société Garnier est reconnue coupable d'avoir demandé d'exclure les candidates d'origine arabe, africaine ou asiatique d'emplois d'animatrices en grandes surfaces, lors d'une campagne promotionnelle pour les produits Fructis Style.


L'accusation s'appuie sur une mention portée sur un fax, envoyé aux agences d'intérim Adecco. Ce document précisait les exigences requises pour les animatrices commerciales: avoir le type BBR. Pour le parquet et de nombreux rapports officiels, cette mention, qui signifie « bleu-blanc-rouge », nom de la fête annuelle du Front national de Jean-Marie Le Pen, est un code raciste connu des agences d'intérim pour exclure les candidats de couleur. Une enquête de l'inspection du travail a montré que pour la campagne Fructis, les candidats noirs, asiatiques et arabes ont été exclus du recrutement.


Le 15 mai 2007, on avait déjà appris par la presse, que la société Garnier, filiale de L'Oréal, était comparue, en appel, à Paris, pour discrimination raciale à l'embauche. Pour mémoire, rappelons que Nestlé détient 27,1% du capital de L’Oréal. Que Werner Bauer, administrateur L’Oréal, est Directeur général chez Nestlé. Que Peter Brabeck, Administrateur délégué et Président de Nestlé, est Vice-président du Conseil d’Administration de L’Oréal. A ce niveau d’imbrication, peut-on dire, en termes de communication et d’image, que Garnier, ce n’est pas vraiment L’Oréal. Et que L’Oréal n’a rien à voir avec Nestlé ? Miguel Garroté

samedi 7 juillet 2007

Vos questions et mes réponses

Vos questions me parviennent, par téléphone, par mail (courriel pour les Français) et de vive voix. De France, de Suisse et d’ailleurs, vous posez des questions, parfois délicates et qui méritent réflexion. Du style, au plan religieux, ce que je pense d’Eucharistein (où j’ai vécu trois ans), des Béatitudes (où j’ai vécu deux ans), du renouveau charismatique en général et même, des cathos traditionalistes (que j’ai surtout fréquentés au début de ma conversion, il y a plus de vingt ans…) et enfin, ce que je pense de l’état de l’Eglise d’aujourd’hui.


Ou encore, vous posez des questions du style, au plan politique, qu’est-ce que je pense des USA, de l’islamisme radical, de l’Europe, des sociétés multinationales (allô Nestlé ?), pourquoi je suis pro-israélien et sémitophile, etc. Et aussi, des questions du style, au plan anthropologique et psychologique, qu’est-ce que je pense de la dépression, de l’alcool, de la drogue, des façons de guérir tout cela. Bref, vous me posez bien des questions et je ne peux pas y répondre sur ce blog, au fur et à mesure qu’elles surgissent.


J’ai l’habitude, lorsqu’on me demande : « Qu’est-ce que tu pense… ? », de répondre : « Je ne panse rien, ce sont les infirmières qui pansent ». Mais pour ne pas vous offenser, je vous promets de répondre, cet été, à toutes vos questions, sous la forme d’un seul article sur ce blog, qui reprendra tout cela ensemble. Ce que je pense est un avis, une opinion. Ce n’est ni une information, ni un conseil. J’ai déjà abordé, en partie seulement, certaines de vos questions sur ce blog, notamment dans les articles du 26 mai ainsi que des 25, 27 et 29 juin. J’aimerais saisir l’occasion pour vous remercier ; et pour vous dire que mes articles sur ce blog, créé fin avril dernier, sont repris, par quatre blogs francophones européens. Miguel Garroté, journaliste d’investigation.
http://monde-info.blogspot.com/
miguel.garrote@yahoo.fr

vendredi 6 juillet 2007

« Gazabad, Islamabad, Londonabad »

Gaza: Alan Johnston est libéré. Islamabad : le quartier de la mosquée rouge s’embrase. Londres : la police découvre un réseau de médecins terroristes. Trois événements apparemment indépendants les uns des autres. Qu’en est-il vraiment ?


D’abord Gaza. Alan Johnston, journaliste à Gaza, depuis trois ans, pour le compte la télévision britannique BBC, a été retenu en captivité, pendant 114 jours, par le groupe terroriste palestinien « Armée de l’Islam ». Il a été libéré par le Hamas. Voilà pour la version officielle. La soi-disant « Armée de l’Islam » est, en réalité, une puissante milice privée, dirigée par la non moins puissante famille Dughmusch. Trois membres, de la famille Dughmusch, ont pris part, aux tractations, en vue de la libération d’Alan Johnston. Après sa victoire à Gaza, le Hamas n’a plus supporté que d’autres groupes armés fassent la loi. Le Hamas a kidnappé plusieurs membres de la famille Dughmusch et a encerclé son fief dans la ville de Gaza. Auparavant, le Hamas et « l’Armée de l’Islam » travaillaient mains dans la main. Le chef de « l’armée de l’Islam », Mumtas Dughmusch, est un proche d’Al-Qaïda.


Ensuite Islamabad. Des étudiants islamiques pakistanais, réfugiés dans la mosquée rouge d’Islamabad, refusent de se rendre, malgré l’intervention de l’armée. Voilà pour la version officielle. En réalité, depuis quatre mois, des militants islamistes, originaires d’Islamabad, mais aussi des militants de la région limitrophe entre le Pakistan et l’Afghanistan ainsi que des militants originaires de divers pays musulmans, occupent et contrôlent le quartier de la mosquée rouge, dans la capitale du Pakistan. En janvier dernier, ils ont pris sept ressortissants étrangers en otage. Après quatre mois de négociations infructueuses, le gouvernement a fixé un ultimatum aux extrémistes, pour mardi 3 juillet dernier à 11 heures. Mercredi 4 juillet, 1’200 étudiants quittent les lieux. Jeudi 5 juillet, environ 5'000 personnes demeuraient encore à l’intérieur même de la mosquée rouge. Entre temps, l’eau, l’électricité et le téléphone ont été coupés dans ce secteur. Le chef des islamistes, Abdul Rashid Ghazi et ses dizaines de terroristes armés de fusils et de grenades, n’hésitent pas à se servir des étudiants restants comme boucliers humains. Vendredi 6 juillet, 850 élèves sont toujours à l’intérieur du périmètre contrôlé par Ghazi et sa bande.


Enfin, Londres. La police britannique, découvre et démantèle, un réseau de médecins musulmans terroristes. On nous dit, c’est la version officielle, qu’il est vraiment surprenant, que des médecins puissent être, en même temps, des terroristes. Est-ce si surprenant que cela ? Au moins six médecins, travaillant à l’intérieur du service public de santé, font partie des commanditaires, d’actes terroristes, prévus sur territoire britannique. Ci-après, un petit rappel. Sur 240'000 médecins aujourd’hui actifs dans les hôpitaux publics britanniques, 88'800 ont effectué leurs études en médecine à l’étranger. Parmi ces 88'800 médecins, 27'558 viennent d’Inde, 6’634 viennent du Pakistan, 1’987 viennent d’Irak et 184 viennent de Jordanie. Fait intéressant, la médecine et le terrorisme font bon ménage depuis des années. Voici quelques médecins éminents devenus médecins terroristes : Dr Ayman az-Zawahiri, Egyptien, devenu bras droit de Ben Laden ; Dr Mahmud Sahar, Palestinien, devenu haut dirigeant du Hamas ; Dr Mohammed al-Hindi, Palestinien formé en Egypte, devenu fondateur du groupe terroriste « Djihad Islamique ».
Miguel Garroté, journaliste d’investigation
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miguel.garrote@yahoo.fr
Eliane a écrit :
Je lis tous les jours avec intérêt la rubrique et pour en faire profiter sœurs et beaux-frères, sans oublier Marie Lou. Nous vivons une époque très compliquée, ce n'est pas facile de comprendre. Tu nous aide.

Daniel a écrit :
Le seul domaine vraiment préservé est celui de notre conscience et de notre vie intérieure. La vie sociale de demain sera sûrement une grande épreuve pour notre foi.

jeudi 5 juillet 2007

Etat palestinien ou Etat djihadiste ?

L’idée, politiquement correcte, la plus répandue est la suivante : un Etat palestinien, sur les frontières de 1967, est la clé, de la paix, au Proche et au Moyen Orient. Pourtant, ni la Hamas, ni le Fatah, ne reconnaissent, l’existence de l’Etat d’Israël. Le Fatah, est la principale composante, de l’Autorité palestinienne. Le président de cette Autorité palestinienne, Mahmoud Abas, reconnaît l’Etat hébreu, dans ses discours, adressés à Israël ; et à l’opinion publique occidentale. C’est, un peu, comme si Sarkozy reconnaissait la Belgique ; et que l’UMP ne la reconnaissait pas.


L’idée, politiquement incorrecte, la plus répandue est la suivante : la victoire sur le djihadisme islamique, notamment sur son plus dangereux soutient, en l’occurrence l’Iran, est la clé, de la paix, au Proche et au Moyen Orient. Des concessions israéliennes, dans le climat actuel, seraient contraires aux intérêts d’Israël, des pays arabes modérés et du monde occidental. Israël peut donner, à l’Autorité palestinienne, une opportunité, d’établir l’autonomie, en Cisjordanie. Cependant, Israël resterait, au moins au début, en charge de la sécurité en Cisjordanie. Sans quoi, la Cisjordanie, deviendrait un Fatahstan, qui mettrait en danger, non seulement Israël mais la Jordanie. Précision: La réunion du Conseil législatif palestinien, prévue aujourd'hui, n'a pas eu lieu. Elle a été boycottée par la Fatah, qui en outre, a assassiné le technicien, chargé de la vidéo-conférence prévue, dans ce cadre, entre la Cisjordanie et Gaza.


Maintenant, lisez ceci : « La conséquence la plus importante de ce qui se passe à Gaza est probablement que la ‘cause sacrée’, la ‘priorité absolue des Arabes’ [la cause palestinienne], a cessé d’exister. En cela, il s’agit d’un événement plus important que la défaite de 1967, qui nous met face à des questions considérables, au niveau des individus, de nos peuples et sociétés, et de nos modes de pensée. Depuis 1948, notre vie tournait autour de cette ‘cause’. C’est à son aune que nous mesurions les pays étrangers et jugions nos propres régimes, qui, à leur tour, s’en servaient pour justifier leurs méthodes dictatoriales ». Vous voulez naturellement savoir qui a écrit cela et dans quel journal ? C’est l’éditorialiste Hazem Saguieh, dans le journal arabe Al-Hayat, daté du 2 juillet dernier.

Miguel Garroté, journaliste d’investigation
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mercredi 4 juillet 2007

Israël-Vatican


Le 3 juillet, l’agence du Vatican ZENIT a diffusé une dépêche, sur les relations du Saint-Siège avec l’Etat d’Israël. Cette dépêche a fait suite à une rencontre, entre le député démocrate-chrétien Pier Ferdinando Casini, le député conservateur Giulio Tremonti, ainsi que l’ambassadeur d’Israël en Italie, M. Gideon Meir et le président du conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, le cardinal Jean-Louis Tauran.


Le cardinal a exposé les éléments suivants, concernant la diplomatie du Saint-Siège vis-à-vis d’Israël : « Le Saint-Siège tant une puissance à caractère moral et religieux, se fonde sur des principes (…) le premier, que les papes ont voulu rester super-partes, comme dernière instance pour toutes les parties en conflit. Le deuxième principe: en tant que sujet de droit international à caractère religieux, le Saint-Siège n’a jamais voulu proposer des solutions techniques mais a plutôt cherché à les faciliter. Un troisième principe reconnaît les droits légitimes des Israéliens et des Palestiniens, à avoir un Etat. Et ceci parce que pour le Saint-Siège il s’agit d’une question de justice internationale. Quatrièmement, le Saint-Siège n’oublie pas la présence de communautés chrétiennes en Israël comme en Palestine, et donc a toujours défendu leurs droits, en particulier le droit à la liberté de conscience et de religion ».
A propos de Jérusalem, le cardinal Tauran a déclaré : « deux problèmes se posent: un problème politique et territorial, c’est-à-dire de savoir si Jérusalem doit être la capitale d’un Etat ou de deux Etats, et un problème spirituel sur le statut des lieux saints des trois religions (…) Le caractère unique de la ville devrait être l’objet d’un statut spécial internationalement garanti ».

Pour sa part, l’ambassadeur d’Israël en Italie, Gideon Meir a déclaré : « Les relations diplomatiques entre Israël et l’Europe posent des questions non seulement politiques mais aussi éthiques. Parmi les critiques légitimes à la gouvernance d’un pays, il y a l’antisémitisme (…) Il existe encore une discrimination insidieuse et tenace. Israël est le seul Etat moderne dont certains discutent encore l’existence légitime ».


Les déclarations de principe, du cardinal Tauran, d’une part, sur « les droits légitimes des Palestiniens à avoir un Etat » ; et d’autre part, sur le « statut spécial internationalement garanti » de Jérusalem, posent évidemment, un sérieux problème, en l’état actuel des choses sur place.


Il n’est pas toujours facile, pour les catholiques, de comprendre, les réticences des Israéliens en la matière. Lorsque les Arabes ont attaqué Israël en juin 1967, il y à quarante ans, Jérusalem-Est et la Cisjordanie étaient jordaniennes et non palestiniennes. La bande de Gaza était égyptienne, et non palestinienne. Quant à un statut spécial internationalement garanti pour Jérusalem, les difficultés énormes rencontrées par la Finul au Liban, n’encouragent pas les Israéliens à envisager la même chose chez eux.

Miguel Garroté, journaliste d’investigation
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