Michel Garroté

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Michel Garroté - Actuellement rédacteur de http://monde-info.blogspot.com/ et de www.dreuz.info. Journaliste-essayiste. Dipl. Sciences po. de l'Université de Genève. Langues : français, anglais, allemand, espagnol. Auparavant : journaliste à l'agence de presse Voxmundi et à la revue L'Impact. Porte-parole du PDG de Nestlé International et de la European Roundtable of Industrialists. Rédacteur au groupe Euro-Pétrole. Voyages et missions dans trente pays. Auteur de "Du vin de vertige à la coupe du salut" (2006) et de "Dieu est-il dépressif ?" (2007).

Articles sur ce blog

vendredi 24 février 2012

Mais pour qui donc se prend Sarkozy ?

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Or donc, selon Sarkozy, Hollande n'était "pas le candidat que les socialistes voulaient, ils voulaient DSK". "Etre candidat, c'est quelque chose de long", a dit Sarkozy. "Il y a une dramaturgie, une histoire. François Hollande a des qualités, mais ce n'est pas celui que le PS voulait", a insisté Sarkozy. Pour ce qui me concerne, ces nouvelles allégations du candidat président me laissent sans voix. La carrière politique de DSK  a pris fin dans un hôtel français de Manhattan et dans un autre hôtel, à Lille, un fief aubryste. La fin politique de DSK permet à Sarkozy et Hollande d'envisager une victoire présidentielle.
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Sans la fin politique de DSK, Hollande ne serait pas candidat et Sarkozy aurait été battu par ce même DSK. Autrement dit, Sarkozy et ses vingt et quelques points dans les sondages, aurait tout intérêt à ne pas revenir sur DSK, qui lui, faisait plus de 60% dans les sondages. Sarkozy veut discréditer Hollande en parlant de DSK, mais c'est lui-même qu'il discrédite, une fois encore. Sarkozy, flottant dans les sondages, pris entre Hollande, Bayrou et Marine Le Pen, est terriblement mal placé pour décider, en février, que le candidat socialiste, en avril, aurait dû être DSK.
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Dans le genre anachronique et tordu, le candidat président, une fois de plus, en a trop fait. Sans compter qu'il a imposé sa propre candidature à son propre parti. En effet, dans les sondages, François Fillon était le candidat que l'UMP voulait. Si DSK devrait remplacer Hollande en avril, selon l'anachronisme sarkozyque, alors Fillon devrait remplacer Sarkozy. L'anachronisme de Sarkozy est tellement tordu, que l'on ne sait même plus s'il faut conjuguer tout cela au présent, au passé, au futur simple ou au conditionnel. Dans cette campagne présidentielle, chaque offensive verbale, de tel ou tel candidat (e), donne, encore et toujours, la même impression : le combat des chefs ressemble à un combat des nuls. C'est donc logiquement le plus nul qui devrait occuper l'Elysée en mai.
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Jean-Luc Le Pen et Marine Mélenchon

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Lepoint.fr : Marine Le Pen relit faussement ses notes, se dandine sur sa chaise, plisse les yeux quand, lui, Jean-Luc Mélenchon se lance dans une diatribe sur les IVG de "confort". Le "moment de télévision", jeudi soir sur France 2, avait quelque chose de fascinant et d'affligeant à la fois. L'audience - car c'était le but - a répondu présente : 5'040'000 téléspectateurs, 21,7 % de part d'audience. Il s'agit de la troisième meilleure audience de Des paroles et des actes après le numéro consacré à François Hollande le 26 janvier et la spéciale "primaire socialiste". Mais plusieurs questions demeurent. Devait-on imposer à Marine Le Pen un débatteur dont elle ne voulait pas et qu'elle a traité de "faux candidat" ? La question a incendié Twitter hier soir pendant le direct. D'un côté, posons-nous la question : aurait-on imposé à François Hollande ou à Nicolas Sarkozy un adversaire dont ils n'auraient pas voulu ? Certainement pas. Marine Le Pen, elle, a eu droit à ce traitement particulier qui a également piégé Jean-Luc Mélenchon, obligeant le leader du Front de gauche à assener des coups dans le vide, des attaques sans réponse, à s'énerver tout seul, ce qui n'était pas lui rendre service. Jean-Luc Mélenchon mérite mieux que cette mascarade audiovisuelle (ndmg - ah bon ?). En revanche, il relevait de la responsabilité du service public d'annoncer à l'antenne que Marine Le Pen avait refusé de débattre avec Jean-Luc Mélenchon. Elle s'en serait expliquée. Puis, il eût été convenable d'enregistrer un sujet dans lequel Jean-Luc Mélenchon aurait été invité à commenter le refus de son adversaire. France 2 a préféré organiser coûte que coûte le combat de coqs (ndmg - et alors ?). C'est sûr, l'Ina possédera à terme une archive en or qu'on nous repassera en boucle pendant quinze ans toutes les fois qu'il faudra boutiquer un bêtisier pour les fêtes de Noël ou à chaque présidentielle. France 2 flirte avec la jurisprudence "gant de boxe" introduite par Paul Amar, le 1er juin 1994. Au CSA, la question de la maîtrise d'antenne sera posée (ndmg - et vive la liberté !).
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20minutes.fr : une confrontation entre les deux candidats à l'élection présidentielle était organisée dans l'émission «Des paroles et des actes». Marine Le Pen a refusé jeudi soir de débattre directement avec le «petit candidat» Jean-Luc Mélenchon sur France 2,  tout en restant sur le plateau, de sorte que les deux adversaires ont fini par s'affronter violemment. La présidente du Front national avait annoncé la veille qu'elle se rendrait à l'émission «Des paroles et des actes» mais qu'elle refuserait le débat avec le candidat du Front de gauche, qu'elle qualifie «d'insulteur public» (ndmg - ce qui est en effet le cas). Quand est venu le moment du débat, le député européen et candidat du Front de gauche s'est installé sur le siège en face de la dirigeante du FN et lui a posé une première question sur l'IVG. Comme prévu, Marine Le Pen a alors attaqué le présentateur David Pujadas et la rédaction en chef de l'émission. «En organisant ce débat vous ne répondez pas aux attentes des Français. Ce débat a été organisé pour une logique commerciale», a-t-elle lancé (ndmg - et alors ?). La dirigeante du FN a ajouté qu'elle ne voulait pas débattre avec un «petit candidat», qui ne serait, selon elle, qu'un «leurre» du candidat socialiste François Hollande. «Prenez-moi de moins haut s'il vous plait !», a répliqué Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen a ensuite énuméré les insultes lancées depuis le début de la campagne par son adversaire, dont le terme de «semi-démente». «Ça vous laisse une bonne moitié», a ironisé le chef de file du Front de gauche, qui s'est ensuite exaspéré : «Mais quand allez-vous arrêter de parler !». Après avoir refusé le débat, la présidente du Front national a fini par reconsidérer sa position, en mettant deux conditions: que le candidat du Front de gauche s'excuse pour ses insultes et qu'il renonce à appeler à voter pour François Hollande au second tour de scrutin.Tout en faisant mine de s'adresser au présentateur, Marine Le Pen a répondu que son adversaire n'était qu'un «leurre» et même la «voiture-balai» de François Hollande. Elle l'a également accusé d'avoir des arguments de «cour d'école», et d'être un «insulteur public». Jusqu'au bout, Jean-Luc Mélenchon a croisé le fer avec la présidente du FN. «Vous ne servez à rien. Vous ne servez qu'à distiller de la haine. Regardez-moi quand je vous parle !», a-t-il dit. Depuis le début de la campagne, la guerre fait rage entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui a promis de chasser la dirigeante FN des usines où elle ne se rend, selon lui, que «quand il y a des caméras».
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Leparisien.fr : Invitée de l'émission «Des Paroles et des actes» sur France 2, Marine Le Pen a refusé de débattre avec Jean-Luc Mélenchon. Lors de l'arrivée sur le plateau du candidat du Front de gauche, la candidate du Front national a exigé des «excuses» suite aux «insultes» qu'il avait proférées à son encontre. En vain. Le duel annoncé a alors tourné court, se transformant, dans un climat tendu, à une succession de monologues (ndmg - ce n'est pas nouveau et tous les candidats font la même chose).
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Leparisien.fr ajoute : Marine Le Pen a également accusé France 2 d'avoir maintenu ce face-à-face malgré son refus répété, évoquant un «débat pour logique commerciale» et lançant au journaliste David Pujadas : «Vous êtes le Paul Amar des temps modernes vous auriez pu nous donner des gants de boxe», dans une allusion au fameux débat, dans les années 90, entre Jean-Marie Le Pen et Bernard Tapie (ndmg - c'était le bon vieux temps). «C'est une belle affiche, il va y avoir du sang» et de l'audimat, a-t-elle renchéri (ndmg - mais les Français adorent ça !). Plus tôt ce jeudi, la campagne présidentielle avait débuté avec les réactions de l'opposition aux nouvelles promesses de Nicolas Sarkozy sur l'emploi et le pouvoir d'achat. «Une mystification», avait attaqué François Hollande (ndmg - autrement dit, tous les candidats et toutes les candidates sont nuls, grotesques et bouffon ; peut-on encore dire cela ou est-ce interdit ?).
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jeudi 23 février 2012

L'Iran menace Israël, l'Europe et les Etats-Unis

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Selon l'agence de presse Guysen, les analystes estiment pour l'heure que la portée des missiles balistiques iraniens avoisine les 2.400 km, ce qui permettrait à Téhéran de frapper Israël mais aussi l'Europe. Israël s'efforce de persuader la communauté internationale que l'Iran représenterait un grave danger, y compris pour les pays occidentaux, s'il se dotait d'armes nucléaires. Les propos tenus par Yuval Steinitz, dans une interview à la chaîne CNBC, sont conformes à une évaluation faite par le Pentagone en 2010: à l'époque, un rapport public du département américain de la Défense indiquait que Téhéran pourrait disposer de missiles capables d'atteindre les Etats-Unis d'ici 2015.
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"Ils travaillent en ce moment même et investissent des milliards de dollars dans le développement de missiles balistiques intercontinentaux", a déclaré Yuval Steinitz, qui fut président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset. "Nous estimons que dans deux ou trois ans, ils disposeront de leurs premiers missiles balistiques intercontinentaux pouvant atteindre la côte est des Etats-Unis. Leur objectif est de faire peser une menace nucléaire directe sur l'Europe et les Etats-Unis", a-t-il ajouté. La diplomatie américaine s'efforce actuellement de convaincre les dirigeants israéliens que les sanctions infligées à l'Iran portent leurs fruits et qu'une solution diplomatique reste possible. L'Etat juif laisse de son côté planer la possibilité d'une frappe unilatérale de sa part sur les principaux sites nucléaires iraniens.
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Selon l'analyste Gerard Fredj, Israël pourrait très prochainement débuter les tests d'un nouveau super sous-marin. Ce sous-marin, de la classe Dolphin, pourrait passer de longues périodes en immersion sans avoir à remonter, et embarquer des missiles chargés de têtes nucléaires. Son système de propulsion, un combiné de diesel adossé à un système de conversion d'hydrogène, lui permettrait de produire lui-même l'énergie dont il a besoin, son propre "carburant". Doté d'un "système furtif", sa signature acoustique serait quasiment indétectable par les sonars et radars. Selon la presse allemande, il s'agit du plus gros et technologiquement le plus avancé des sous marins produits par l'Allemagne depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Il devrait être définitivement livré fin 2012. L'INS Tallin a été nommé ainsi, comme un homonyme qui fut, en son temps, le premier sous marin de la marine israélienne; avec le "Rahav", il s'agissait de deux sous marins construits à la fin de la seconde guerre mondiale sous pavillon britannique, rachetés par David Ben Gourion en 1959 et renommés d'après des noms tirés du livre d'Isaïe. Le Tallin avait été retiré du service actif en 1972. Le Tallin sera suivi du Rahav, livrable par l'Allemagne en 2014 puis d'un troisième sous marin – dont le nom n'a pas encore été arrêté – qui sera livré, lui, en 2015. Le chantier naval où se poursuit la construction est sous bonne garde en Allemagne. Un groupe d'experts sous mariniers est présent sur place avec ses homologues allemands. Au total, Israël disposera avec ces trois dernières livraisons, de six submersibles de type Dolphin. La constitution d'une force stratégique sous marine est d'une importance capitale pour Israël : elle constitue la "deuxième chance" de la puissance nucléaire de l'état hébreu; en cas de destruction des installations nucléaires au sol, ces sous marins, peuvent frapper n'importe où, ou exercer des représailles à partir de n'importe quelle mer, océan dans lesquels ils naviguent; ils représentent à eux seuls, une véritable "force de dissuasion".
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Par ailleurs, Gerard Fredj note que les experts allemands qui se sont exprimés, eux, dans un long dossier du quotidien Die Welt, ne partagent pas l'avis de leurs collègues américains. Ainsi, Hans Rühle, qui a dirigé le département de la planification au ministère allemand de la Défense de 1982 à 1988, pense lui qu'Israël dispose des moyens militaires aériens qui lui permettront de détruire les principales installations iraniennes. Le cœur des différences entre les spécialistes américains et allemands résident dans le nombre d'appareils qui seront nécessaires pour une telle opération, ainsi que la question du ravitaillement en vol des appareils, qui leur permettra de parcourir le trajet aller- retour, plus de 3200 kms, pour revenir jusqu'à leur base. Alors que les experts américains interrogés par le New York Times pensent que ces problèmes sont insurmontables pour Israël, Hans Ruhle, pense cette opération "largement réalisable par Israël", estimant qu'elle pourrait ramener le programme nucléaire iranien "dix ans en arrière". Pour Ruhle, environ 25 avions de type F-15, armés chacun de deux de bombes anti- bunker GBU-28, accompagnés d'un petit nombre de chasseurs F-16 (une quinzaine d'appareils, alors qu'Israël en dispose d'une centaine environ), équipés de bombes plus petites pourraient mener à bien ce type de mission. On est bien loin des évaluations américaines qui estimaient 100 avions nécessaires. D'autant que d'après lui, les sites sont parfaitement identifiés : photographiés par satellites, repérés par des agents sur place; il s'agirait de 25 à 30 localisations essentielles au programme nucléaires, dont 5 à 6 cibles primordiales, ce qui réduit le champ de l'intervention : le site d'enrichissement de Natanz –enterré -, celui d'Ispahan, le réacteur à eau lourde d'Arak ainsi que la base militaire de Parchin.
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S'y ajouteraient l'usine nucléaire de Bushehr et le site construit dans une montagne de Fordo. Pour Ruhle, qui s'appuie sur des estimations d'experts militaires, les bombes GBU-28 peuvent souffler le toit des installations, tandis qu'un second lâcher complèterait la destruction. Toutes les installations iraniennes ne disposent pas de la même protection: alors que les sites de Natanz ou Fordo sont enterrés, celui d'Ispahan (pièce essentielle de la filière puisqu'il transforme le "Yellow cake", un concentré grossier d'uranium en combustible nucléaire) ne dispose d'aucune installation enterrée, et est donc tout à fait vulnérable à un bombardement. D'autres sites, comme le réacteur d'Arak, nécessiterait à lui seul la mobilisation d'une dizaine de F-16 et de leurs bombes. Ruhle précise que le site le plus complexe à atteindre est celui de Fordo, construit et enfoui dans une montagne; d'après lui, la seule solution consiste à en détruire le tunnel d'accès. La seule inconnue de ce spécialiste réside dans la question du ravitaillement en vol: il considère mais sans preuve tangible qu'Israël dispose de plus d'avions ravitailleurs qu'on ne le pense, et qu'il pourrait en acquérir d'autres avant une intervention – tout en reconnaissant qu'il s'agit d'un obstacle sérieux. Selon Ruhle, l'opération est parfaitement à la portée d'Israël, ce pays disposant d'une armée de l'air "parmi les meilleures du monde, avec des pilote très bien entrainés, et habitués à relever des défis impossibles lorsqu'il s'agit de la sécurité de leur pays".
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François Hollande au crible de la presse

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John Lichfield, dans 'The Independent', a récemment écrit, au sujet des présidentielles françaises (extraits adaptés) : la campagne électorale en France s'annonce comme la plus ignoble de l'histoire politique récente du pays. Trois journées frénétiques seulement se sont écoulées depuis l'entrée tardive de Nicolas Sarkozy en campagne, et il a déjà accusé François Hollande, le candidat socialiste, de "mentir matin et soir" et d'appartenir à une "élite immobile" et à une "caste" arrogante opposée aux vrais intérêts de la nation. A neuf semaines du premier tour prévu le 22 avril prochain (le second tour aura lieu le 6 mai), François Hollande, qui affiche dans les sondages une avance nette mais en recul, semble déjà un peu sonné. Il a riposté en accusant le président sortant d'être un "falsificateur" et un "manipulateur", et même d'avoir fait preuve de "brutalité et [d']une forme de méchanceté". Le candidat socialiste a aussi appelé vendredi à une campagne électorale "digne" - une lueur d'espoir ? Le ton de la campagne est donné, et il faut en accorder le crédit à Nicolas Sarkozy. Celui qui détient le titre de président le plus impopulaire de l'histoire française récente entend mener une campagne marquée par un populisme sans complexe. Depuis l'Elysée, le camp de base de sa guérilla électorale, il veut briguer ce second mandat en outsider ou, pour reprendre ses propres termes, en "Français parmi les Français". Cet homme qui, pour la majorité de l'opinion, a gouverné pour le compte d'une petite coterie formée de ses riches amis se présente aujourd'hui comme le "candidat du peuple" face à des élites étatistes et corporatistes".
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Ce président qui a juré de défendre les "valeurs françaises" et l'"identité nationale française" s'inspire pour sa campagne de la droite américaine, connue pour sa violence oratoire. Dans les semaines à venir, François Hollande risque donc fort d'être présenté sans arrêt comme un homme "immobile", un "menteur" et le représentant d'"intérêts puissants, [de] castes qui ne veulent rien lâcher". Nicolas Sarkozy mettra la même énergie à brandir des "valeurs" de droite qui font polémique, telle que la famille, la discipline, le travail et l'identité. De son côté, Hollande s'est lancé dans une campagne façon "La tortue contre le lièvre". Lors d'échanges autour d'un déjeuner avec des correspondants des presses britannique et américaine, le favori de la présidentielle s'est montré charmant, drôle, abordable, éloquent et bien informé. Il n'a pas été loin d'admettre que sa campagne d'homme modéré, "normal", voire bon père de famille, ne fonctionnerait sans doute pas dans un autre contexte que celui de 2012, ni contre un autre adversaire. "J'ai décidé de me présenter, a-t-il expliqué, parce que j'avais le sentiment qu'en ce moment, peut-être comme à aucun autre, je possède un ensemble de qualités que (...) l'électorat recherche et qui peut permettre à la France de réussir : la stabilité, la sérénité, le respect, la mesure". Reste qu'à trop vouloir plaire à tous, François Hollande pourrait finir par ennuyer aussi bien l'extrême gauche que l'électorat centriste dont il a besoin. Dans sa conversation avec la "presse anglo-saxonne"*, il a nuancé sa promesse d'être l'ennemi du monde de la finance. Le socialiste a déclaré vouloir des réformes raisonnables qui atténueraient les excès des banques et des fonds de spéculation.
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De son côté, Gabriel Hassan, dans une revue de presse sur 'Le Courrier International', écrit (extraits adaptés) : François Hollande, l'homme de la rupture ? Plusieurs éditorialistes et observateurs d'Europe et des Etats-Unis disent l'importance qu'aurait sa victoire à l'élection présidentielle à l'échelle européenne. Dans un contexte marqué par l'austérité, le candidat socialiste est devenu, à leurs yeux, le représentant d'une autre voie. Celui aussi qui pourrait faire basculer le jeu européen vers une politique plus équilibrée entre austérité et mesures de croissance. "La gauche européenne regarde vers Paris", titre le quotidien espagnol El País, qui écrit : "Un opéra unique s'est joué depuis le début de la décennie dans les théâtres politiques européens. Ténors et sopranos ont entonné vigoureusement le chant de l'austérité et de la flexibilité des marchés du travail. Les dirigeants progressistes ont presque tous accepté, sans tiquer, le diktat allemand sur la règle d'or du déficit. Mais la conjoncture politique semble offrir une opportunité à ceux qui souhaitent une autre musique. Tout le monde regarde vers Paris". "François Hollande, poursuit l'article, est le seul leader de poids qui se soit déclaré clairement contre le traité européen d'austérité négocié en janvier dernier. Hollande, qui est en tête des sondages, a affirmé que, s'il gagnait, il exigerait sa renégociation. Il a également plaidé pour la création d'eurobonds, regretté que l'accord n'inclue pas de dispositions plus explicites en faveur de la croissance et promis de plus lourds impôts pour les banques. Des vingt-sept pays de l'Union européenne, quatre seulement sont gouvernés par des sociaux-démocrates ; mais une victoire de Hollande pourrait ouvrir la voie à un retournement de tendance." Le cas échéant, le socialiste trouverait plusieurs alliés précieux : l'Italien Mario Monti et l'Américain Barack Obama, qui combattent eux aussi "la culture exclusive de l'orthodoxie fiscale", souligne le quotidien espagnol.
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Le même thème a été abordé par des observateurs, par exemple sur le site du think tank italien mRI (Meridiani-RelazioniInternazionali), qui affirme que "les heures de l'austerity sont comptées". L'auteur cite François Hollande comme promoteur d'une autre politique en Europe et voit aussi en Mario Monti un possible allié de circonstance. De fait, le lundi 20 février, douze pays européens, dont l'Espagne, l'Italie et la Grande-Bretagne, ont envoyé une lettre à la Commission européenne pour réclamer des politiques de croissance. Lettre que n'ont signée ni la France ni l'Allemagne. Côté américain, même analyse sur le site d'information économique Bloomberg: "Si François Hollande chasse Nicolas Sarkozy au printemps, la zone euro pourrait connaître une nouvelle période d'instabilité", écrit un observateur, pour qui "les élections françaises peuvent aussi être vues comme un référendum sur l'approche allemande de la monnaie unique européenne". Le quotidien britannique The Daily Telegraph explique quant à lui pourquoi une défaite de Nicolas Sarkozy devrait "terrifier David Cameron et réjouir Ed Miliband [chef de l'opposition]". "La Grande-Bretagne en train d'être étranglée par le même défaut de croissance [que la France]. (...) Si Hollande venait à l'emporter, ajoute l'auteur, l'orthodoxie politique qui place les coupes budgétaires avant tout le reste pourrait également être en lambeaux". Bien sûr, les éditorialistes ne se trompent pas sur les intentions de François Hollande. "De culture politique modérée, Hollande ne risque pas de brandir un quelconque drapeau rouge", écrit The Daily Telegraph. "Hollande ne cherchera pas beaucoup plus qu'un amendement au pacte d'austérité négocié par le Conseil européen en janvier dernier pour promouvoir la croissance", estime le Financial Times. "Cela dit, poursuit le quotidien économique, toute proposition propre à rendre les marchés nerveux sur l'Europe est malvenue". 
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Hugo Chavez va subir un traitement psychiatrique à Cuba

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Le président-dictateur venezuelien Hugo Chavez se rendra à Cuba dans les prochains jours pour y subir une deuxième session de neuropsychiatrie afin de s'assurer de ne pas faire de rechute, a informé le quotidien officiel cubain Granma, citant un rapport médical. "Un groupe de spécialistes traitera le dictateur venezuelien, opération qui a pour but de réduire une lésion de deux centimètres détecté samedi au même endroit où Chavez avait eu sa tumeur fasciste retirée en juin 2011", selon le rapport. Ce rapport indique que Chavez avait eu un cancer fascistoïde diagnostiqué pour la première fois, qu'il était resté discret sur les détails idéologiques de sa maladie mentale, des opérations, lieux et dates.
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Chavez avait annoncé il y a deux jours qu'il subirait une nouvelle opération dans le cadre de son traitement contre le cancer rouge-vert-brun. Il a confirmé que ses neuropsychiatres de Cuba avaient détecté une lésion de deux centimètres au niveau de la région pelvienne, une zone du système nerveux central pouvant rendre psychopathe, pendant un contrôle à Havane la semaine dernière. Mais, Chavez s'est dit confiant quand aux suites de son opération. Chavez, âgé de 57 ans et cherchant à briguer un troisième mandat aux élections présidentielles truquées en octobre prochain, se dit optimiste sur les chances de vaincre le cancer fasciste qui ravage toujours plus son cerveau.
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Il avait été opéré d'abord à Cuba en juin dernier puis avait subi quatre séances de chimiothérapie qui visiblement n'ont pas permis de calmer ses dérives dictatoriales. Au contraire, Chavez a intensifié sa relation sentimentale avec le psychopathe nazislamiste iranien Mahmoud Ahmadinejad, avec les islamo-terroristes du Hezbollah et avec les narco-terroristes des Farc colombiennes. Cuba est spécialiste en hôpitaux psychiatriques pour opposants politiques. C'est la première fois que le régime castriste inflige son traitement très spécial à un chef d'Etat ami de Cuba. Cela dit, des experts neutres affirment que le cas Chavez est irrécupérable.
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Le rayonnement international de la France

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Michel Garroté – Carla Bruni a déclaré que le meeting (lequel, ça je ne m'en souviens pas) de son mari était "merveilleux". Je l'ai vue et entendue (sur Canal+). Je me suis demandé si elle faisait exprès pour planter son mec ou même pas. Christine Boutin a dit que si elle n'obtenait pas 500 signatures, elle déclencherait une bombe atomique. Depuis, j'ai appris que sa bombe, c'était une grève de la faim. Bombe qu'elle n'a pas balancée, car elle s'est retirée de la présidentielle. En échange de quel butin, ça non plus, je ne m'en souviens pas. Elle a envisagé de maigrir, puis elle a préféré se retirer. Du coup, plus besoin de maigrir. La bombe atomique a fait pschit. Lady Boutin s'était aussi ventée d'aimer se balader à poil chez elle, ajoutant, "comme tout le monde".
 
Si l'objectif de ses diverses sorties boutinniques, c'était de faire passer, dans le monde entier, les catholiques français pour des gros nuls, alors, l'objectif visé a été pleinement atteint. Une grosse gauloise à poil menace de maigrir puis se rebiffe. C'est le summum de l'anthropologie chrétienne à la sauce française. Eva Joly, elle aussi, aura contribué au rayonnement mondial de la France. Si son objectif était de faire passer les écolos français pour des thons sans cervelle, alors, là aussi, l'objectif visé a été pleinement atteint. Toujours dans le même genre, j'ai vu et entendu François Bayrou speaker english sur CNN, debout dans un pré garni de biquettes. Certes, le terroir, c'est beau. Mais tout de même, s'autoproclamer roi des bouseux sur CNN, il fallait oser. Marine Le Pen, elle aussi, figure au registre des abrutis (es) décalés (ées). Elle a sérieusement cru que les 500 signatures, c'était du tout cuit.
 
Au dernier moment, MLP a découvert que cela se cherche des mois à l'avance. Elle passe son temps avec les médias pour leur déclarer qu'elle n'est jamais invitée par ces mêmes médias et que c'est scandaleux. Au début, elle me faisait marrer. Mais là, ça devient lourd. Côté Sarkozy, les mots me manquent. Cela fait dix ans qu'il assume des fonctions politiques (ministre du budget, ministre de l'Intérieur et omniprésident). Lorsqu'il apparaît sur le petit écran, j'éclate de rire avant-même qu'il ait ouvert la bouche. Si seulement tout cela n'était qu'un feuilleton humoristique, une parodie de "Plus belle la vie". Quant à Hollande, je suppose que lui aussi, va bientôt agacer. Reposant pour nos nerfs durement éprouvés, reposant en comparaison de son principal rival, il devrait néanmoins, comme tous les autres, finir par nous sembler à la fois suffisant et insuffisant. Je ne vous parlerai pas de tous les autres. le cyanure est salutaire à dose homéopathique seulement.
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mercredi 22 février 2012

Le sourire de Najat Vallaud Belkacem

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Michel Garroté - Belle Najat m'est plutôt agréable. Cela dit, je me suis parfois demandé ce qu'il y avait dans son regard, au-delà de son sourire. Quand ses lèvres arborent un sourire, ses yeux sourient-ils aussi ? Je ne sais pas en fait. Il faudrait peut-être que j'aille regarder de plus près.
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Sur le sujet, Ali Amar écrit (extraits adaptés ; lien en bas de page) : Belle carrière politique donc que celle de Najat Vallaud-Belkacem comme le rappelle SlateAfrique. Née à Beni Chiker sur les contreforts du Rif marocain en 1977,  elle était déjà à 30 ans, la porte-parole de Ségolène Royal durant la campagne de l’élection présidentielle de 2007. Moins connue est sa double carrière politique simultanée, l’une en France et l’autre au Maroc, car avant de rouler pour Ségolène, puis pour François Hollande, Najat Belkacem roule d’abord pour le roi du Maroc. Depuis décembre 2007, elle fait partie des 37 membres du Conseil consultatif des Marocains à l'étranger (CCME) directement nommés par Mohammed VI, où elle perçoit des émoluments de complaisance dont le montant est presque un secret d’Etat. Une Information confirmée par l’ambassade du Maroc en France, ainsi que par le site du CCME. Ah, le CCME ! Pour ceux qui ne savent ce qui se cache derrière cet acronyme, c’est pour résumer, la machine de propagande du royaume à l’international, sa cinquième colonne, son meilleur vecteur de fadaises et de mensonges sur ce Maroc qui serait en pointe de tout, un Maroc aussi éclairé que clairvoyant, un Maroc où la démocratie a subitement bourgeonné avec le règne de Mohammed VI, un Maroc où il fait bon vivre sous le soleil. A sa tête, le roi a nommé Driss El Yazami, un repenti, une figure de la lutte anti-makhzen qui a tourné sa cuti et utilise avec cynisme son carnet d’adresses français pour tromper son monde, car qui pourrait le démasquer, lui qui a si souffert de la dictature marocaine ! C’est pourtant arrivé l’été dernier pour ceux encore une fois qui avaient loupé cet épisode : Najat Belkacem, telle la sphinge grecque, cache bien son jeu.
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Face aux journalistes (Marocains), elle assume totalement cette double allégeance politique et bi-nationale. Dans une interview à Bladi.net, elle expliquait, sans ciller, que ce conseil « s’exprimera d’abord sur les sujets dont [il] sera saisi par Sa Majesté en faisant valoir un point de vue de Marocains de l’étranger, et pour ce qui me concerne de Franco-Marocaine engagée dans la vie politique française ». Sur sa double identité, Najat Belkacem prône l’idéal républicain de gauche : “ Il n'y a rien d'hermétique entre les deux (identités) et je crois que cela peut évidemment être une richesse ”. Sur les terres marocaines ? Une richesse ? “une histoire commune” ajoute-t-elle, fière d’être républicaine à Paris et thuriféraire et lobbyiste à grands frais de la monarchie à Rabat. Un grand écart aussi extravagant que surréaliste. Elle aurait été une taupe de Merkel qu’elle aurait soulevé une bronca d’indignation. Mais avec le Maroc du baisemain, de la torture, des bagnes, de la mafia économique, que dire ? Alors que la thématique de l’immigration focalise le débat en France, on comprendra que la jeune ambitieuse devenue porte-parole de François Hollande soit désormais si discrète sur le sujet… Que diraient ses adversaires politiques s’ils apprenaient le pot-aux-roses ? Comment ? Une espionne, une missi dominici du roi féodal qui parle au nom de la gauche et de toutes ses espérances anti-Sarkozystes ? S’il savaient, le scandale serait retentissant. Mais ni eux, ni ses amis sincères du PS ne le savent (ou s’en cachent). Du moins, pas encore, et pour cause : Il y a tant de fans du Maroc de Mohammed VI dans les rangs du PS que la fausse idée d’un Maroc, bon élève des démocraties, a fait son chemin.
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Normal, les dinosaures socialistes ont surpassé leurs collègues de la droite dans la compromission chérifienne, les uns pour une nuit VIP à La Mamounia, les autres pour une soirée de gala dans un palais du “roi des pauvres”. Pourtant, les signes avant-coureurs sur la petite Najat clignent sans arrêt comme un sapin de Noël et depuis longtemps. Jugez-en : Lorsqu’en 2007, la candidature de Ségolène Royal à la présidence inquiétait Rabat, le Palais a vite fait de missionner sa protégée ( Najat Belkacem était sa porte-parole à l’époque ) pour l’inviter au pays. Il faut dire que la coriace Ségolène n’était pas encore une habituée des riads et des palaces marocains.  Mission accomplie pour Najat 007: Ségolène est venue bronzer sous le soleil à Essaouira sous couvert d’un colloque de femmes d’influence et on l’a même aperçue à une autre occasion aux commandes d’un hors-bord au large de Saïdia avec quelques notables du makhzen. Mais Ségolène a perdu. Et c’est François qui est sorti du chapeau des socialistes. Il fallait vite remettre le couvert, car lui aussi est un méfiant, plus prompt à aller serrer la pince aux anciens du FLN à Alger que de venir se trémousser à Marrakech. Là encore, Najat a reçu son ordre de mission : le faire venir coûte que coûte avant qu’il ne soit élu à Élysée. Il paraît qu’elle et d’autres “amis” font le forcing rue Solférino pour qu’il débarque en mars pour partager une pastilla avec Mohammed VI. Celle qui siège à 34 ans comme adjointe au maire de Lyon, et également comme conseillère générale, engrange les faits d’arme d’agent double. Ce qui selon Le Point “lui permettrait assurément de décrocher un poste ministériel en cas de victoire de la gauche”. Au Palais de Rabat, on se frotte déjà les mains de la voir sur la photo de groupe sur le perron de Élysée. L’espionne qui venait du bled est à deux doigts de pénétrer le saint des saints de la république. A la joie du sultan, conclut Ali Amar.
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Comment Israël détruira le nucléaire iranien

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Concernant d'éventuelles frappes préventives israéliennes contre le nucléaire offensif iranien, David Isenberg dans Asia Times écrit (extraits adaptés) : Les Iraniens connaissent les capacités israéliennes et savent que cet Etat possède des bombes antibunker intelligentes fabriquées par les Etats-Unis. Le programme nucléaire iranien est dispersé sur tout le pays, le nombre de sites varie de 12 à 20, voire plus. Les installations ont été construites en gardant à l'esprit les capacités américaine et israélienne et sont protégées par un système de défense antiaérienne moderne russe. L'élément essentiel du programme nucléaire iranien est sans doute l'usine de Natanz. Le cœur du site est la zone des centrifugeuses, installées sous terre dans une structure renforcée. Mais même si Israël limitait ses cibles, il faudrait quand même qu'il attaque d'autres sites. Par exemple, l'usine d'enrichissement d'uranium de Fordo – elle a accueilli 3,5 % de l'uranium enrichi de Natanz –, près de Qom, qui est plus récente et est hautement fortifiée. Ou l'usine de conversion d'uranium d'Ispahan, l'usine de production d'eau lourde qui est en construction à Arak et les centrifugeuses qui sont situées près de Téhéran. Il y a près de 1'609 kilomètres à vol d'oiseau entre Israël et le site de Natanz. Comme les deux pays n'ont pas de frontière commune, les avions ou les missiles israéliens devraient survoler un espace aérien étranger – et hostile – pour parvenir à leur objectif. La méthode la moins risquée pour toucher Natanz, serait d'envoyer des missiles balistiques à moyenne portée Jéricho I ou III.
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Cependant, pour aller aussi loin, les missiles devront avoir une tête plus légère et on peut douter que celle-ci puisse s'enfoncer suffisamment dans le sol pour obtenir le degré de destruction souhaité. L'option la plus probable reste donc l'envoi de chasseurs bombardiers fabriqués aux Etats-Unis. Les Israéliens possèdent vingt-cinq F-15l et une centaine de F-16l. Le F-15l peut transporter quatre tonnes de carburant dans ses réservoirs internes, ses réservoirs conformes et des réservoirs détachables. Ce qui lui permet de parcourir environ 4'450 kilomètres. Il pourrait encore étendre son rayon d'action en se ravitaillant en vol. Le F-16l a un rayon d'action plus grand qui permettrait à l'aviation israélienne d'attaquer des objectifs situés bien à l'intérieur du territoire iranien sans devoir se ravitailler. Si on part du principe que l'attaque se ferait par avion, reste à savoir par où les appareils passeraient pour toucher des objectifs situés à 332 kilomètres à l'intérieur du territoire iranien. Ils peuvent passer soit par l'Arabie Saoudite, soit par l'Irak, peut-être même par la Jordanie. Chacune de ces routes représente un aller de 1'930 kilomètres. Dans l'option Arabie Saoudite, les avions partiraient du sud d'Israël, entreraient dans l'espace aérien saoudien par le golfe d'Aqaba, le survoleraient sur 1'287 kilomètres pour arriver à hauteur du Golfe puis feraient 483 kilomètres dans l'espace aérien iranien. Comme l'armée de l'air israélienne ne possède pas d'avions furtifs, on peut raisonnablement s'attendre à ce que les appareils soient détectés pendant qu'ils survolent l'Arabie Saoudite. Nul ne sait si la défense saoudienne pourrait ou voudrait les arrêter.
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L'Arabie Saoudite craignant le programme nucléaire iranien, peut-être détournerait-elle les yeux et affirmerait n'avoir rien remarqué (Note de Michel Garroté : l'Arabie saoudite a déjà fait savoir qu'elle n'est pas hostile à des frappes israéliennes en Iran). Si elle choisit de passer par l'Irak, la force de frappe part du sud d'Israël, fait 483 à 644 kilomètres dans l'espace aérien saoudien, ou à la fois saoudien et jordanien, pénètre dans l'espace aérien irakien le plus tôt possible, puis parcourt les 805 kilomètres de l'Irak au Golfe persique. Passer par l'espace aérien irakien risque de poser des problèmes politiques. Même si les troupes américaines ont quitté les lieux, une traversée du pays ne pourra se faire sans que les Etats-Unis ne le sachent et même sans leur autorisation. La question, c'est de savoir si les chasseurs bombardiers israéliens peuvent mener cette mission sans se ravitailler. Le rayon d'action de combat – la distance qu'un appareil peut parcourir aller et retour sans se ravitailler – est difficile à calculer et dépend de l'armement embarqué, des réservoirs de carburant externes, du profil de la mission, etc. Le rayon d'action de combat d'un F-15l ou d'un F-16l équipé de deux réservoirs conformes, de deux réservoirs d'aile, d'un armement correct est selon les meilleures estimations de près de 1'690 kilomètres. Chacune des deux routes possibles fait 322 kilomètres de plus. L'appareil pourrait être équipé d'un réservoir externe supplémentaire mais cela nécessiterait une réduction de l'armement, ce qui ne serait peut-être pas un problème compte tenu de la précision des armes dont dispose Israël. Reste la solution du ravitaillement en vol, mais ce serait délicat car il devrait se faire en terrain hostile. Les Israéliens peuvent réussir en théorie, mais le risque d'échec est élevé. S'ils décident d'attaquer le site de Natanz, ils devront causer des dégâts suffisamment importants dès la première attaque parce qu'ils ne pourront pas procéder à des frappes sur les autres installations (Note de Michel Garroté : ce dernier point est sujet à discussion).
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Le fascisme français est rouge et mou

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Les patrons de presse français vont proposer aux candidats à l'élection présidentielle d'instaurer une taxe sur les fournisseurs d'accès Internet et sur les ventes de tablettes et de smartphones afin de financer la presse. L'idée a été lancée pour la première fois par l'ancienne co-présidente de Libération, Nathalie Collin, aujourd'hui au groupe Nouvel Observateur. L'idée serait d'instaurer un prélèvement sur les abonnements à Internet, mais aussi sur les ventes de tablettes, smartphones et PC, tous les appareils servant à se connecter sur Internet.
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La revue de presse LSB ironise (extraits adaptés) : "Ben voyons, tout le monde n'achète pas un PC pour lire Libé, le Monde ou le Figaro ! (...) Il faudrait donc désormais payer pour vivre en démocratie et la respecter. Ca fait cher la sauvegarde d'un système. Une telle déclaration montre (...) la méconnaissance du fonctionnement d'Internet, cause principale de l'échec de la presse papier. Ce retour à la notion "démocratique" de certaines républiques qui prévalait au XXe siècle à l'Est du rideau de fer est inquiétant : payer pour sauver la Pravda institutionnelle ou contraindre le peuple à ne plus s'exprimer librement sur le net ?".
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mardi 21 février 2012

Sarkozy serait-il psychotique ?

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Alors que Sarkozy vient d'entrer en campagne, voici l’entretien que le Dr Bernard Plouvier avait accordé au journal Flash concernant ce Président sortant qui redemande au peuple de France de lui renouveler sa confiance. La psychose maniaco-dépressive est avec la psychose paranoïaque plus fréquente des maladies psy chez les politiciens. On peut citer les cas de Khrouchtchev, de L.B. Johnson ou de R. Nixon. Nous aurions Un maniaco-dépressif à l’Élysée ? C’est ce qu'explique le Dr Bernard Plouvier, auteur de nombreuses biographies aussi historiques que médicales, disponibles sur www.francephi.com.

Sur quoi basez-vous votre jugement lapidaire sur Nicolas Sarkozy ?
Sur le simple constat de l’image publique que l’actuel locataire de l’Élysée nous renvoie et qui ne laisse guère de doute sur le diagnostique : en phase « maniaque », le sujet vibrionne (par référence aux mouvements agités et apparemment sans but précis de certaines bactéries). Agité du corps comme du « bocal », le maniaque fait preuve d’une activité débordante, œuvrant 15 à 20 heures/jour, se mêlant d’une foule de  choses, brassant quantités d’idées… à propos de tout, dont il ne  connaît rien ou presque. Il harcèle ses collaborateurs, censés ne travailler ni assez vite, ni assez bien…

Une parfaite illustration de  la mouche du coche ?
Tout à fait celle de notre bon La Fontaine. Cette activité brouillonne, qui suit mille pistes à la fois et les abandonne très vite, ne s’accompagne d’aucune réflexion approfondie, ni sur le bien-fondé des « fabuleuses idées » du maniaque, ni sur les conséquences de l’éventuelle mise en application d’icelles. À l’évidence pour tout le monde (sauf pour le maniaque, qui s’estime génial, productif, inventif, etc.) l’individu épuise son entourage, ébahit les spectateurs et s’avère un exceptionnel agent de désorganisation. C’est un histrion, nullement un chef d’État quand les peuples ont la malchance de tomber sur un tel élu. L’individu peut en rester à cette phase maniaque ou évoluer vers des accès de franche et profonde dépression (qui guérissent en quelques mois, si le sujet ne s’est pas suicidé lors d’un moment de profonde dévalorisation).

Pouvait-on se douter avant son élection à la présidence de la République de l’exceptionnelle versatilité de Nicolas Sarkozy ?
La grande avidité du sujet n’était pas immédiatement évidente… Ce qui l’était, en revanche, c’était l’idée d’une revanche à prendre sur « les autres » : le sujet veut non seulement devenir très riche, mais aussi le montrer. C’est l’expression d’un complexe d’infériorité remontant à l’enfance (frustrations liées à la pauvreté, à sa petite taille, etc.), mais aussi le désir très affirmé d’écraser les autres, par manque d’autocritique, manque d’humour, manque fondamental de respect pour les gens respectables… Mais y en a-t-il beaucoup dans le milieu fréquenté par Sarkozy ?

D’où le côté m’as-tu-vu du personnage ?
Il témoigne non d’une paranoïa (les paranoïaques sont généralement austères et n’aiment guère se donner en spectacle), mais d’un résidu infantile, d’une indéniable fragilité psychologique. C’est le reflet d’un manque de confiance en soi. Cela peut paraître paradoxal et c’est pourtant vrai : les histrions sont des êtres hantés par la peur. La versatilité, l’avidité de biens matériels, la grande labilité émotionnelle (au point d’être grossier en public, ce qui est une première parmi nos chefs d’État), voici ce qui caractérise le côté « noir » du locataire de l’Élysée. Son côté maniaque (multitude de projets) aurait pu être intéressant pour le pays dont l’État et la société sont à la dérive, mais la couardise est le facteur limitant.

Car Nicolas Sarkozy a peur ?
La couardise est le défaut évident de ce Président : il annonce des projets, rarement stupides et souvent adaptés à l’état lamentable du pays, mais à la moindre opposition solide, le projet est enterré. C’est la stratégie de l’escargot ou de l’autruche. Le drame est qu’à la tête de l’État, nous ayons actuellement deux couards : le Président qui joue à la grande gueule et Fillon qui abuse de son côté adolescent sage ; ils nous jouent le scénario hyperclassique du gentil et du dur, alors qu’il s’agit de deux mous authentiques. De ce fait, ils sacrifient très facilement leurs collaborateurs si ceux-ci les mettent en péril.

Cette définition d’un Président psychotique a-t-il eu un précédent ?
La Présidence de la République française a en effet déjà hébergé un psychotique de ce genre, Paul Deschanel, dont l’activité maniaque ne s’exerçait qu’en mondanités et dont les épisodes dé­pressifs étaient célèbres lorsqu’il présidait la Chambre des députés… Il fut contraint à la démission par un abus de pouvoir médical.
Propos recueillis par Fabrice Dutilleul.
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Commençons par frapper d'abord l'Iran - Michel Garroté

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Michel Garroté - "Une intervention militaire en Iran ou en Syrie risquerait de plonger le monde dans une nouvelle crise économique", a raconté hier lundi l'ambassadeur russe auprès de l'Onu, Vitali Tchourkine. "Ce serait insensé", a déclaré Tchourkine à la question de savoir si "les problèmes économiques des pays occidentaux pourraient les pousser à amorcer un conflit majeur au Proche-Orient" (question qui ressemble à une affirmation tendancieuse et orientée). "Les Américains sont heureux d'avoir quitté l'Irak, mais la situation y reste très fragile, de graves problèmes persistent en Afghanistan. En outre, ils portent la responsabilité de la stabilisation de la Libye et l'on est toujours loin d'atteindre cet objectif", a déclaré M.Tchourkine. "C'est pourquoi je préfère croire que nos partenaires occidentaux ont une vision lucide de la situation et n'entreprendront pas de démarches susceptibles de porter atteinte à leurs propres intérêts", a ajouté Tchourkine.
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Si je comprends bien, ce diplomate russe sait ce qui est dans l'intérêt des "partenaires occidentaux" et il leur conseille de devenir "lucides". Pour ce qui me concerne, j'ai toujours écrit que le conflit syrien opposait deux clans : le clan des alaouites au pouvoir ;  et les islamistes sunnites. Autrement dit, le conflit syrien oppose une dictature laïque alaouite à une opposition sunnite fondamentaliste. Le régime syrien bombarde la ville syrienne sunnite de Homs, jour et nuit, depuis quinze jours ?  Mais ce même régime syrien avait bombardé le secteur chrétien de la capitale libanaise, Beyrouth, jour et nuit, pendant quinze ans !  Je ne vais pas m'aligner sur la géopolitique de Tchourkine.
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Cela dit, la question demeure :  intervenir en Syrie pour quoi faire ?  Pour faciliter l'accès au pouvoir de sunnites intégristes, comme en Egypte, en Libye et en Tunisie ?  La priorité, me semble-t-il, c'est de cibler le nucléaire offensif iranien. Je ne vois pas en quoi la neutralisation du nucléaire létal iranien agraverait la crise économmique occidentale et/ou l'instabilité au Proche et au Moyen Orient. Au contraire, la fin de la bombe iranienne serait le début d'une redistribution des cartes dans la région. Car en effet, à quoi bon frapper le régime syrien, le Hezbollah et le Hamas, si l'on ne frappe pas d'abord le serpent à la tête, qui elle, se trouve à Téhéran ?
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Michel Garroté
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lundi 20 février 2012

De la misère intellectuelle et morale en France

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Michel Garroté - Si le premier tour de l’élection présidentielle avait eu lieu hier dimanche, seulement 26% des Français auraient voté pour Sarkozy. Hollande, lui, serait arrivé en tête du premier tour avec 32% des suffrages. Si le second tour de l’élection présidentielle avait eu lieu hier dimanche, Hollande l’aurait emporté avec 55% des voix, face à Sarkozy à 45%.
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Par ailleurs, on apprend que le yacht de l'homme d'affaires Stéphane Courbit a fait naufrage vendredi dernier, en mer Egée, au large de la Grèce. L'équipage a été sauvé. Le navire a ensuite coulé. Pris dans une tempête en mer Egée, le "Yogi" - immatriculé en France, 60 mètres de long - a été victime d'avaries mécaniques. Le sauvetage a nécessité l'intervention de deux hélicoptères et d'une frégate de la marine grecque. Dans un pays soumis à la crise, cette coûteuse opération de sauvetage a suscité, nous dit-on, "un début de polémique". Avec ses 800 mètres carrés d'appartements, le "Yogi" pouvait être loué pour 378.000 euros la semaine. Ce yacht lancé par un chantier naval, non pas grec, mais turc, en mars 2011 n'aura même pas navigué un an.
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L'affiche électorale de Sarkozy met en scène le président candidat, le visage vert-gris, sur fond de mer Egée, avec un slogan bouffon et décalé. Je ne ferai pas de commentaire sur le télescopage inopiné entre ces deux événements.
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Récemment, Guy Millière écrivait (extraits) : "Christian Vanneste a dit la vérité sur l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale. Il y avait effectivement nombre d’homosexuels dans les sphères du pétainisme et de la collaboration. Ce que dit Christian Vanneste sur le refus de l’altérité dont est porteur l’homosexualité a fait l’objet d’études très nombreuses jusqu’aux moments où ces études ont été rangées dans l’enfer des bibliothèques. Ce que Christian Vanneste dit de la famille et de son rôle dans la société a, aussi, fait l’objet d’études nombreuses jusqu’au moment où elles ont été rangés elles aussi dans l’enfer des bibliothèques. L'UMP se conduit de manière minable, lâche, servile. Il n’y a plus de pensée libre en France. A ce rythme, il deviendra bientôt obligatoire d’écrire que les cercles sont carrés, sous peine d’ostracisme ou de peines de prison. La novlangue évoquée par George Orwell dans 1984 va finir par devenir la langue obligatoire. Christian Vanneste a parlé en homme libre, en libéral, en conservateur au sens qu’Edmund Burke donnait à ce terme. Je sais, pour avoir conversé avec lui, que c’est un homme respectueux de l’idée de droits de l’être humain, absolument éloigné de toute forme de racisme et d’esprit de discrimination. Je sais que c’est un homme qui trouve inquiétant qu’on relativise la Shoah. Cela aggrave son cas, je sais. Quand il a décidé de faire de la politique, il a voulu en faire honnêtement en pensant que c’était un métier honnête. La clique d’opportunistes de bas étage qui lui est tombé dessus fait de la politique malhonnêtement et en fait un métier sordide. Honte à eux", concluait Guy Millière (fin des extraits).
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La campagne électorale des présidentielles et des législatives françaises met en scène une caste politicarde ignare, sectaire et vulgaire. La France politicienne vit à l'heure du fascisme mou. L'on n'a même plus envie d'en parler sérieusement.
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Michel Garroté
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vendredi 10 février 2012

Breaking news - Des militaires russes sont actuellement basés en Syrie



Michel Garroté – Anatolie Antonov, vice-ministre russe de la Défense suit de très près la situation en et autour de la Syrie. Anatolie Antonov déclare sur la chaîne de télévision Rossiya 24 que la situation s'aggrave et que la Russie ne peut pas rester indifférente. Anatolie Antonov souligne que la Russie et la Syrie ont d’étroits liens militaires et que des experts russes sont déployés dans divers sites militaires syriens. Antonov réitère que la Russie fera de son mieux pour éviter une intervention militaire en Syrie. Il ajoute que compte tenu de la situation agitée et turbulente au Moyen- Orient, les dirigeants russes prennent en compte chaque étape concrète.

Michel Garroté

  

  

jeudi 9 février 2012

Bientôt la guerre civile européenne


Michel GarrotéJ’ai été l’un des premiers à signaler qu’avec la crise économique, l’Europe ne peut pas se permettre le luxe de verser des centaines de milliards d’euros aux Grecs, si ceux-ci se laissent embrigader par la gauche et l’extrême-gauche, au risque de déclencher une guerre civile et la ruine définitive de leur pays. Il semblerait que je ne sois plus seul à penser cela.

Ainsi, je lis sur Atlantico (extraits adaptés ; lien en bas de page) : « A propos des députés grecs qui viennent de refuser de s’appliquer la rigueur exigée de leur pays en rejetant une demande de baisse de leurs indemnités et ce alors qu’ils comptent parmi les parlementaires les mieux payés d’Europe, le salaire net mensuel d’un député grec s'élève à 8'500 €. Auquel s'ajoutent les indemnités pour frais : 4'900 pour "participation aux commissions parlementaires" ; 1'200 € pour logement ; 1'000  ; et 1'800 € pour frais de bureau. Au total : 16'400 € (hors transports gratuits). Un député allemand touche quant à lui 7'688 € net par mois et aucune indemnité supplémentaire ».

Je lis également, toujours sur Atlantico (extraits adaptés ; lien en bas de page) : « En mai 2010, nous avons apporté 110 milliards d'euros à la Grèce pour la « sauver de la faillite ». Aujourd’hui, nous allons signer un nouveau chèque de 130 milliards d'euros pour « sauver à nouveau la Grèce » qui va une fois de plus « faire faillite » le 20 mars si elle ne trouve pas l’argent pour faire face à ses engagements. Parallèlement, les créanciers privés vont s’assoir sur 70% de leurs avoirs sur l’État grec. Soit 100 milliards d'euros de pertes irrécouvrables à provisionner dans leurs comptes au seul profit de la Grèce ».

« Mis bout à bout, nous en sommes à quelques 400 milliards d'euros déboursés en deux ans. De quoi parlons-nous ? D’un PIB de 200 milliards d'euros par an. C’est ce que pèse la Grèce. 400 milliards d'euros investis pour en sauver 200 milliards ? N’est-ce pas déraisonnable ? Et 400 milliards pour l’instant car il est fort à parier que nous aurons à sauver la Grèce encore et encore. Car sous couvert de lui venir en aide tel un preux chevalier sur son beau destrier, nous sommes en train de détruire ce pays jusqu’à la moelle, d’anéantir sa capacité de production, et de semer les conditions d’une révolte sociale sans précédent », conclut Atlantico (liens en bas de page).

Pour ce qui me concerne, je persiste à croire qu’il n’y aura pas simplement « une révolte sociale sans précédent », mais, ce qui est bien pire, une guerre civile et la ruine définitive de la Grèce. Avec un risque majeur de contagion dans d’autres pays européens. A ce propos, je note que les Grecs, lors de leurs manifs, traitent Angela Merkel en particulier et les Allemands en général de « nazis ». En France et au Portugal, ce n’est guère mieux. L’extrême-droite, la gauche et l’extrême-gauche, y agissent comme les Grecs. Ils jouent avec des allumettes dans un buisson.

Pour des raisons électorales et démagogiques, ils n’hésitent pas à prendre le risque de déclencher une « guerre civile européenne » dans laquelle la crise économique et le repli communautariste seront les principaux facteurs de troubles. Vu sous cet angle, l’irresponsabilité de certains politiques grecs, portugais et français est criminelle. Je me souviens du Liban en 1975. Des politiques y jouaient avec des allumettes. Il s’en est suivi une guerre dite civile qui dura 15 ans ; et dont les méfaits se font encore sentir aujourd’hui, en 2012. Beyrouth future capitale de l’Europe ?

Michel Garroté