Michel Garroté

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Journaliste-essayiste

Michel Garroté - Actuellement rédacteur de http://monde-info.blogspot.com/. Journaliste-essayiste. Dipl. Sciences po. de l'Université de Genève. Langues : français, anglais, allemand, espagnol. Auparavant : journaliste à l'agence de presse Voxmundi et à la revue L'Impact. Porte-parole du PDG de Nestlé International et de la European Roundtable of Industrialists. Rédacteur au groupe Euro-Pétrole. Voyages et missions dans trente pays. Auteur de "Du vin de vertige à la coupe du salut" (2006) et de "Dieu est-il dépressif ?" (2007).

Articles sur ce blog

jeudi 26 janvier 2012

Le off du président était un prout dans l’air

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Michel Garroté – Un soi-disant « off » qui a tout de même duré trois heures, avec quatorze journalistes, dans un avion en vol vers l’outremer. Un candidat qui dit ne pas encore être candidat, mais qui néanmoins, déclare, dans son « off », qu’il envisage de perdre les présidentielles. Or, pour perdre, il faut d’abord être candidat. Quant au « off », vu sa durée et le nombre de journalistes présents, c’était évidemment du « on ».
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Souvenez-vous, le monsieur en question n’a pas été élu aux européennes de 1999, lesquelles, cette année-là, ont fait entrer Hollande au Parlement européen. Souvenez-vous, ce monsieur, pas Hollande, l’autre, a activement soutenu Balladur, qui lui, a perdu les présidentielles contre Chirac. Oui, je sais, plus récemment, il a gagné. Mais c’était contre une dame légèrement perturbée.
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Actuellement, l’UMP dispose d’une « cellule de riposte » qui rassemble le pompier Brise aux feux, la comico-dyslexique madame Rosso et la vulgaire chauffarde hallucinée à sens inverse Morano. Mais le chef de la cellule, c’est le monsieur susmentionné. Car s’il n’est pas candidat, il riposte néanmoins.
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Dans son faux « off », le monsieur susmentionné a dit que s’il perd ce n’est pas grave et qu’il peut tout aussi bien travailler du mardi au jeudi pour se faire du pognon. A propos de pognon, le monsieur avait tenté de placer l’un de ses fistons à la direction de l’Epad. Et le monsieur vient de faire rapatrier, en avion spécial, un autre de ses fistons depuis l’Ukraine ou l’autre de ses fistons en question a choppé la chiasse en jouant de la musique de chiottes.
En fait, cela fait cinq ans que le monsieur nous assomme à coups de sommets confondant ainsi gesticulation avec action. Du reste, 80% des Français sont anti-ce-monsieur. Dans son propre parti, il vient de se faire traiter de fou, de mec qui mène les siens droit dans le mur et de plouc qui se prend les pieds dans le tapis. On appelle ça resserrer les rangs.
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Lors de sa dernière descente de bateau, outremer, il a raté une marche. Le raté à été maquillé par TF1 et révélé par Canal+. A la décharge du monsieur, il venait de se livrer à trois heures de « off » avec une quinzaine d’empaphés. De quoi rater la marche, en effet. Son épouse actuelle déclare qu’elle est forte et sereine. C’est ce qu’on appelle savoir s’adresser aux Français.
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Dimanche prochain, le monsieur va dire la messe, pendant une heure, sur une demi douzaine de chaînes de télévision et je vous jure que c’est bien lui, le monsieur, en 2012, et non pas Brejnev dans les années soixante-dix. Il n’est pas nécessaire d’être socialiste pour devenir anti-ce-monsieur. Pour devenir anti-ce-monsieur, il suffit d’être normal, en fait. Je suppose que c’est l’abstention qui va remporter les présidentielles françaises d’avril et mai prochains.
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Michel Garroté
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Et après ça on nous reproche d’être islamophobes

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Michel Garroté – Or donc, nous importons du pétrole saoudien. C’est du pur business. Il n’y a donc là rien de contestable. Ce qui, en revanche, est contestable, c’est que les politiques et les médias ne condamnent jamais les violations des droits de la personne en terre dite d’islam, notamment les traitements abjects infligés, en Arabie saoudite, aux non-musulmans ; ou les discriminations anti-chrétiennes en Bosnie-Herzégovine.
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Vingt-neuf chrétiens ont été arrêtés dans un pays musulman ami de la France, signale Daniel Hamiche qui précise : « Dans ce royaume de l’obscurantisme et des ténèbres islamiques, il n’est pas bon d’être chrétien. L’Assyrian International News Agency annonçait hier, que 29 chrétiens ont été arrêtés à Djeddah (Arabie Saoudite) alors qu’ils étaient rassemblés dans une maison privée pour célébrer un culte. Les interpelés ont eu droit à une fouille au corps complète – un seul gant de latex a été utilisé pour cette humiliante procédure. Ils ont été copieusement insultés, notamment par un officier supérieur de la police qui leur a dit ‘vous êtes des mécréants et des animaux’ » (Note de Michel Garroté – C’est sans doute pour cela qu’un seul et unique gant en latex a servi au touché rectal des 29 chrétiens ; et après ça, on nous reproche d’être islamophobes…).
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« Tous ont été incarcérés à la prison Briman de Djeddah. Dans un message qu’ils ont réussi à faire passer à l’extérieur, les prisonniers implorent qu’on les aide, par la prière et la pression sur les gouvernements et les organisations de défense de droits des personnes, des droits systématiquement bafoués dans le royaume wahhabite ».
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De son côté, la revue de presse LSB signale que les catholiques sont discriminés dans un autre pays musulman ami de la France, à savoir la Bosnie-Herzégovine : « Lors d’une visite au siège de l’Aide à l’Église en Détresse (AED), le cardinal Vinko Puljic, archevêque de Sarajevo (Bosnie), a expliqué que les catholiques sont systématiquement discriminés sur le marché du travail, dans les établissements d’enseignement et dans divers domaines de la vie sociale. Il a exigé que les catholiques soient traités de la même manière que le reste de la population en Bosnie-Herzégovine. Il estime que ces discriminations ont pour objectif de les inciter à quitter le pays ».
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Sur le site de l'AED, on peut lire que les terrains et bâtiments de l’Église, qui avaient été confisqués du temps du communisme, n’ont pas été restitués, et les permis de construction pour des églises ont été retardés des années durant. Le cardinal, âgé de 66 ans, observe avec une certaine inquiétude l’islamisation croissante en Bosnie-Herzégovine. Grâce aux pétrodollars venus d’Arabie Saoudite, des centres musulmans et des mosquées sont édifiés grand nombre. Rien qu’à Sarajevo, au moins 70 nouvelles mosquées ont été construite au cours des dernières années. On compte déjà entre 3’000 et 5’000 wahhabites (sunnites radicaux) dans le pays. « Aucun membre du gouvernement n’a le courage de s’opposer à cette évolution », informe le cardinal Puljić, relayé par l’AED sur LSB.
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Aux dernières nouvelles, les candidates et candidats déclarés et non déclarés, déprimés ou pas déprimés aux présidentielles françaises, ne se sentent pas concernés, par ces abjectes violations des droits fondamentaux des personnes. Ils et elles ne vont tout de même pas introduire « l’islamophobie » dans le débat présidentiel qui, soit dit en passant, reste le débat le plus lamentable, hypocrite et bouffon de l’histoire de la Ve République.
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Pour soutenir les chrétiens en terre d’islam :
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Les catholiques soutiennent-ils encore Sarkozy ?

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Michel Garroté – Un sondage Ifop donne à Sarkozy « un socle de votes important » chez les catholiques pratiquants. Concrètement, 38% des catholiques pratiquants se disent prêts à voter pour lui, contre 28% des catholiques non pratiquants et 24% de l'ensemble de la population. Et 22% des catholiques pratiquants voteraient pour Hollande, contre 27% chez les non-pratiquants et 28% de l'ensemble des Français. Chez les catholiques pratiquants, François Bayrou est au même niveau que Marine Le Pen (17%). Mais la candidate FN améliore son score de quatre points chez les non-pratiquants (21%), alors que le candidat MoDem en perd sept (10%).
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Au deuxième tour, selon le sondage Ifop, Hollande l'emporte à 57% contre 43% pour Sarkozy dans l'ensemble de l’électorat, mais la parité est établie à 50-50 chez l’ensemble des catholiques. Sarkozy l'emporte chez les catholiques pratiquants, à 61%. Il perd à 47% chez les non-pratiquants. En comparaison avec un sondage identique de 2007 pour le second tour, Sarkozy perd 11 points chez les catholiques pratiquants, tombant de 72% à 61%. Les catholiques pratiquants ne représentent que 2% du corps électoral français.
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mercredi 25 janvier 2012

Les palestiniens ne veulent plus négocier

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Michel Garroté – Les palestiniens vont déclarer la fin des discussions exploratoires avec Israël après leur sixième réunion à Amman, la capitale jordanienne, qui se termine aujourd’hui mercredi. Hier soir mardi, les négociateurs palestiniens et israéliens ont tenu leur cinquième réunion à Amman, sans avoir pu remporter des progrès en matière de la relance des pourparlers de paix bloqués dans l'impasse entre les deux côtés, a déclaré un haut responsable du département des affaires de négociations de l'Organisation de Libération de la Palestine.
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Du génocide arménien au génocide vendéen

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Michel Garroté – Faut-il pénaliser le négationnisme des génocides ? Le débat est rouvert depuis que la France a décidé de pénaliser le négationnisme du génocide arménien. Dans la foulée, un autre débat est de retour sur la scène politique : la reconnaissance du génocide vendéen. Au sein de notre communauté de blogues, certains, tel par exemple Ivan Rioufol, semblent déplorer les lois qui pénalisent la négation de certains faits historiques établis. Pour ce qui me concerne, j’ai plutôt tendance à me prononcer en faveur de telles lois, pour des motifs que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer.
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L’hebdomadaire polonais Gość Niedzielny publie un article sur les massacres de Vendée pendant la Révolution française. Un article qui fait sa couverture avec la devise « Liberté, Égalité, Mensonge » sur fond de Tour Eiffel. Et avec le titre « Comment la vérité sur le massacre des catholiques en Vendée est cachée en France et les historiens qui dévoilent les preuves de ce crime réprimés ». Citant les travaux des historiens français Stéphane Courtois et Reynald Secher, l’hebdomadaire polonais le plus vendu avec 150’000 exemplaires – s’étonne des mesures de rétorsion prises, aujourd’hui encore, en France, à l’encontre de ceux qui osent parler du génocide vendéen.
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De son côté, en France, Dominique Souchet, député de Vendée, annonce, je cite des extraits, qu'il va « déposer une proposition de loi dont l'article unique prévoira que la République française reconnaît publiquement le génocide vendéen de 1793-1794. A l'heure où le Parlement légifère sur la pénalisation du négationnisme pour des génocides extérieurs à notre pays, la France doit pouvoir regarder son histoire en face. Comme le génocide arménien, le génocide vendéen a longtemps fait l'objet d'un déni. Pourtant, le renouvellement récent des recherches historiques a fait apparaître, sans contestation possible, que les événements de Vendée réunissent toutes les composantes constitutives d'un génocide : une volonté politique de destruction systématique d'une population stigmatisée ; une extermination planifiée et organisée ; un bilan humain équivalent, en proportion de population, à celui du génocide cambodgien », déclare Dominique Souchet (ndmg - autrement dit, en pourcentage oui, mais évidemment pas en chiffres réels).
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« Malgré cela », écrit le député Souchet, « les historiens eux-mêmes constatent qu'en dépit de leurs travaux, le sacrifice des Vendéens n'a toujours pas été vraiment intégré dans l'histoire de la Nation. Si le génocide arménien, premier génocide du XXe siècle, a été justement reconnu par le Parlement français, pourquoi le génocide vendéen, premier génocide de l'ère moderne, ne l'est-il pas lui aussi ? Il appartient aux députés d'aujourd'hui de prendre l'initiative de mettre fin au déni qui pèse encore sur cette page essentielle de notre histoire. Cette proposition de loi n'a pas pour objectif de diviser, mais au contraire de réconcilier la France avec elle même. Elle prévoira donc une reconnaissance officielle, mais sans pénalisation du négationnisme », conclut Dominique Souchet.
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mardi 24 janvier 2012

Sur France 3, « La liste de Schindler » comparé à la propagande soviétique.

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Michel Garroté – Peter Kassovitz, interviewé par Frédéric Taddeï sur France 3, compare « La liste de Schindler » de Steven Spielberg, à la propagande soviétique (cf. lien ci-dessous). Dans quel monde vivons-nous ?
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Sarkozy envisagerait de quitter la politique en cas de défaite

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Michel Garroté – Je lis avec amusement, ça et là, sur le wire et sur le net, je cite, que « Sarkozy envisagerait de quitter la politique en cas de défaite ». Permettez-moi de douter de cette fausse révélation. « Révélation » que certains médias français nous présentent comme une fuite, un scoop, un tuyau. Certes, Sarkozy n’est pas intelligent. Il en donne, chaque jour qui passe, une preuve supplémentaire. Mais Sarkozy est narcissique et rusé. Par conséquent, je ne peux exclure qu’il soit à l’origine de cette fuite organisée. Fuite selon laquelle il « envisagerait de quitter la politique en cas de défaite ». Ce chantage, infantile et ridicule, est selon moi assez typique de Sarkozy. Je dirais même, typiquement sarkozyque.
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Que l’on soit de gauche ou de droite, l’on ne peut que déplorer la manière, grossière et pathétique, dont Sarkozy a rabaissé, galvaudé, tourné en dérision, la fonction présidentielle. Si Hollande, Bayrou et Marine Le Pen cartonnent depuis des mois dans les sondages, c’est en grande partie à cause du style de Sarkozy. L’actuel président qui fait chaque jour campagne pour l’élection présidentielle, tout en alléguant qu’il ne serait pas encore candidat l’actuel président, écrivais-je, par son omniprésence médiatique, rend un énorme service à Hollande, Bayrou et Marine Le Pen. Beaucoup de Françaises et de Français, en se déclarant systématiquement, dans les sondages,  favorables à Hollande, Bayrou et Marine Le Pen, se déclarent, en fait, surtout, en défaveur de Sarkozy.
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Vu sous cet angle, l’on peut légitimement penser que c’est le narcissisme de Sarkozy qui rend le plus service à Hollande, Bayrou et Marine Le Pen. Car Sarkozy est totalement incapable, malgré les mises en garde de ses conseillers, de se retenir d’apparaître en permanence dans les médias. Zappez à la télé, surfez sur Internet, consultez les sites des grands médias, de qui parle-t-on tout le temps, en bien ou en mal, mais néanmoins tout le temps ? De Sarkozy. De Sarkozy président. De Sarkozy Premier ministre. De Sarkozy ministre des Affaires étrangères. De Sarkozy ministre de tout et de rien. De Sarkozy préfet. De Sarkozy en campagne.
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De Sarkozy en campagne, de manière ininterrompue, sept jours sur sept, depuis sa candidature aux présidentielles de 2007, soit depuis six ans, à raison de 365 jours par an ; autrement dit, plus de 2'000 jours, plus de 2'000 apparitions, dans une centaine de médias, donc, au total, 200'000 prestations gesticulatoires. Dans la plupart des médias où Sarkozy s’improvise, un jour, professeur d’économie et apôtre du triple A, puis, un autre jour, monarque situé très au-dessus du triple A entretemps perdu. De Sarkozy sauveur de l’humanité, depuis la Géorgie jusqu’à la Libye, en passant par le monde arabo-musulman et même le destin du peuple américain qui, selon l’omni-président, aurait pris exemple sur la France en matière de sécurité sociale.
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Et l’on vient nous dire que cet individu « envisagerait de quitter la politique en cas de défaite » ?
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Michel Garroté
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lundi 23 janvier 2012

Pour frapper l’Iran, Israël se passera des USA

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Michel Garroté – Israël pourrait lancer une frappe – préventive et unilatérale – contre le nucléaire offensif iranien, sans en avertir, trop à l’avance, les USA. Israël en informera les USA, pas plus de 12 heures, avant la liquidation de l’arsenal nucléaire de l'Iran.
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La 35ème Brigade de Parachutistes, une unité d'élite de l'armée israélienne, se prépare à une opération de grande envergure dans le cadre ce qui pourraît, effectivement, devenir une action militaire, contre les centrales nucléaires des mollahs chiites iraniens.
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Très récemment, Israël aurait confié tout cela – en secret – au général américain Martin Dempsey. Depuis 1999, l’état-major de l’armée israélienne fournit des preuves de l’existence du programme nucléaire offensif iranien. Depuis 2006, les mollahs iraniens ne cessent d’affirmer qu’ils vont rayer Israël de la carte. Depuis 2011, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, une filiale de l’ONU, détient les preuves de la fabrication de la bombe nucléaire iranienne.
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Reproduction autorisée avec la mention et le lien ci-dessous : 
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© Michel Garroté
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vendredi 20 janvier 2012

Nicolas Sarkozy : discours diplomatique ou incident diplomatique ?

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Michel Garroté – Le président Sarkozy dénonce, aujourd’hui, vendredi 20 janvier 2012, « la paralysie inacceptable du processus de paix » entre Israël et les Palestiniens. Il appelle à « changer la méthode » pour obtenir « une relance rapide, crédible de la négociation, avec un calendrier précis, un mécanisme de suivi ». « Voilà que tout bouge en Orient et il faudrait que ce soit l'immobilisme glacé entre Palestiniens et Israéliens ? », proteste le président Sarkozy, lors d'un discours au corps diplomatique réuni à l'Elysée pour les voeux de la nouvelle année.
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Le président Sarkozy souligne l'échec à ce jour du groupe diplomatique, qui réunit les USA, l'Union européenne, la Russie et l’ONU, dont l'objectif initial était la création en 2005 d'un Etat palestinien indépendant aux côtés d'Israël.
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D’aucuns s’étonnent de ce discours et rappellent que la France rencontre des difficultés dans ses territoires d’Outremer ; que le Royaume-Uni occupe toujours les Malouines argentines et le Rocher espagnol de Gibraltar ; que la Russie réprime ses républiques du Caucase et contrôle deux territoires géorgiens. La focalisation du président français sur des territoires disputés au Proche Orient n’est pas toujours appréciée.
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CostaConcordiaGate – Encore une affaire de sexe.




Michel Garroté – Un nouveau personnage enrichit la galerie de portraits des acteurs du naufrage du Costa Concordia (extraits ; cf. lien en bas de page). Blonde, 25 ans, de nationalité moldave, employée de la compagnie Costa depuis cinq ans, mais pas en service sur cette croisière, ballerine de formation, Domnica Cemortan était aux côtés de Francesco Schettino le soir de la tragédie. La jeune femme était l'invitée personnelle du commandant. "J'étais en vacances", a-t-elle sagement déclaré. La presse italienne affirme qu'elle n'était pas enregistrée sur la liste des passagers, ce que la compagnie Costa nie. Il est en revanche établi qu'elle était en train de dîner en tête-à-tête avec Francesco Schettino dans le petit salon réservé au commandant, à côté de la salle des commandes, au moment de l'impact sur les rochers de l'îlot des Scole, au large du port du Giglio. Le commandant l'aurait alors fait pénétrer dans la salle des commandes, normalement interdite aux passagers et aux membres de l'équipage non habilités, pour traduire en russe certaines instructions destinées aux passagers. Le témoignage de la ballerine, qui est entre-temps rentrée à Bucarest où elle a donné une interview à la télévision roumaine, est donc fondamental pour les enquêteurs qui attendent de l'interroger. Sauf que la version qu'elle donne des événements paraît bien éloignée de la réalité. "Non seulement Francesco Schettino n'a pas abandonné le navire, mais il a été extraordinaire, héroïque, il a sauvé la vie de 3’000 personnes grâce à son sang-froid. Tout l'équipage est de cet avis. Je ne comprends pas pourquoi la presse l'attaque".
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Les Anglais ont le Titanic ; nous (ndmg - les Italiens), nous avons le Concordia, qui, ne serait-ce qu’à cause de sa position, à moitié immergé, avec la quille fissurée, est la plus belle icône de notre pays (extraits ; cf. lien en bas de page). Plus qu'un naufrage, c'est une parabole. A présent on sait tout, ou presque du commandant Francesco Schettino. Il n'était pas seul à bord. Mais c'est comme s'il avait été seul. Si le commandant devient fou, il n’y a rien à faire. C'est toujours comme ça quand il y a un homme seul aux commandes, jouissant du pouvoir de vie et de mort sur les autres. Et s’il cherche simplement à servir son intérêt personnel, tant pis pour nous. Ça vous rappelle quelque chose ? Et puis il y a les passagers, qui en entendant le "sauve qui peut" donnent d’eux le pire comme le meilleur. L’un d’eux, aveuglé par le désespoir, arrache le gilet de sauvetage de son voisin et le laisse se noyer. D’autres se battent pour arriver en premier aux chaloupes en coupant la file et en chassant enfants, vieux, femmes ou handicapés parce qu’il "n’y a plus de place". Ils vous rappellent quelqu’un ? Une belle illustration de la théorie du "particulare", le cas particulier, de Guicciardini, historien et philosophe florentin du XVIème siècle. Et puis il y a Costa Crociere, la compagnie italienne propriétaire du Concordia, qui défend d’abord le commandant avant de le laisser tomber en se déclarant partie lésée parce qu’il a agi tout seul. Mais c’est précisément parce qu’il pouvait tout faire tout seul que Costa Crociere n’est pas partie lésée. Ça vous rappelle quelqu’un ?
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Mais revenons à Schettino, alias "Top Gun" pour ses amis. Si l’on avait besoin de quelqu’un pour raviver les lieux communs sur l’Italien en vacances, on ne pouvait pas rêver mieux. L’imbécile typique qui se croit malin, rusé, cool. Le caïd bronzé avec cheveux gominés et Ray-ban noires qui connaît bien les règles et a l’habitude de les contourner, d’arrondir les angles. Il y a un ami d’ami sur la rive à saluer toutes sirènes hurlantes ? Il faut accoster pour satisfaire au rituel de la "révérence" pour le compte des touristes envoyés par le syndicat d’initiative ? Mais comment donc, bien sûr, accostons. Que la croisière s’amuse. Et crac ! Oups, un rocher. Et Schettino, où est-il au moment de la collision ? Un touriste hollandais jure qu’il se payait un verre au bar en compagnie d’une belle passagère qu’il venait tout juste de draguer. C’est à ce moment-là qu’il appelle la capitainerie pour dire : "Rien à signaler, affirmatif". Minimiser, truquer tant qu’on peut. La crise, quelle crise ? Les restaurants et les magasins sont pleins. Le 4 novembre, au lendemain du G20 à Cannes, Silvio Berlusconi alors président du Conseil, s'était entêté à nier la crise en déclarant : "Nous sommes véritablement une économie forte, la vie en Italie est celle d’un pays florissant, les restaurants sont pleins.
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Le naufrage n’est que psychologique. En fait, c’est la capitainerie qui l’informe que son bateau coule. Et alors là, les rats quittent le navire, lui en premier, bien qu’il assure : "j’étais à la poupe, maintenant je retourne sur le pont, il n’y a que deux ou trois cents personnes à bord" (les quatre mille passagers sont encore tous là, mais les vrais menteurs donnent toujours des chiffres faux, mais précis). Gregorio De Falco, commandant de la capitainerie de Livourne − il y a toujours un De Falco en travers du chemin des imbéciles qui jouent les malins − ne s’en laisse pas compter : "Mais vous êtes à bord ?". "Non". "Retournez à bord, bon Dieu !". "J’étais en train de coordonner les secours et maintenant je remonte à bord". Il sera aperçu quelques minutes plus tard sur le quai en train d’attendre le taxi qui le conduira à l’hôtel Bahamas. Il nous manque encore un ingrédient : le coup de fil passé à la maman. "Je vais bien, j’ai essayé de sauver les passagers". Comment elle s’appelle maman ? Rosa, mais bien sûr ! La mère de Silvio Berlusconi s'appelle Rosa. Et lui, en attendant, ment même au sujet de la dernière manœuvre : "Je l’ai effectuée pour faciliter les secours". En réalité, c’est aux courants qu’on la doit. Puis il puise à pleines mains dans le réservoir national inépuisable d’excuses de la victime : c’est la faute d’un "éperon rocheux qui n’était pas signalé ; d’après la carte nautique, il n’aurait pas dû se trouver là". Ça vous rappelle quelqu’un ? Par exemple, un autre qui avait débuté sa carrière sur les bateaux de croisière ? Dans sa jeunesse, Berlusconi a été chanteur à bord de bateaux de croisière de la compagnie Costa Crociere.
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Michel Garroté
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Une filiale de l’ONU dénonce la bombe atomique iranienne

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Michel Garroté – Dans une dépêche (extraits ; cf. lien en bas de page) Binyamin Benhamou signale que le chef de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (une filiale de l’ONU) a déclaré qu'il était de son devoir d'avertir le monde au sujet des activités iraniennes qui pointent vers des plans de développement de la bombe atomique, maintenant la pression sur Téhéran avant des pourparlers rares prévus ce mois-ci entre la dictature islamique et son agence. Yukiya Amano, directeur général de l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a précisé dans une interview au Financial Times Deutschland que l'organe de l'ONU ferait pression pour une pleine coopération des responsables iraniens lors des réunions.
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"Ce que nous savons suggère le développement d’armes nucléaires," a-t-il dit dans l'article en allemand publié jeudi, ajoutant que l'Iran avait jusqu'ici échoué à clarifier les allégations de possibles liens militaires à son programme nucléaire. "Nous voulons vérifier tout ce qui peut avoir une dimension militaire". Une délégation de l'AIEA, qui sera dirigée par le vice-directeur général, Herman Nackaerts, doit rechercher des explications pour des informations pertinentes venant de services de renseignement qui indiquent que l'Iran s'est engagé dans la recherche et le développement d'armes nucléaires.
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Les tensions entre la dictature islamique et l'Occident ont augmenté depuis novembre lorsque l'AIEA a publié un rapport disant que Téhéran semblait avoir travaillé a la conception d'une arme nucléaire. L'Iran affirme que son programme nucléaire vise à produire de l'électricité. "Je n'ai absolument aucune raison d'adoucir mon rapport. Il est de me responsabilité d'alarmer le monde," a déclaré Amano. "La tendance générale m'a conduit à la décision d'alarmer le monde. Plus il y a d'informations, plus claire devient le modèle". Des diplomates occidentaux ont dit douter que le prochain voyage de l'AIEA en Iran mène a des progrès majeurs dans le différend de longue date qui oppose la dictature islamique a l'Occident concernant son programme nucléaire.
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La mouche tsé-tsé de l’Elysée

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Michel Garroté – Dans ‘The Independent’, Andreas Whittam Smith écrit (extraits) « Sarkozy ajoutera-t-il son nom à la liste des pertes causées par la crise de la zone euro, et finira-t-il chassé de son poste comme Silvio Berlusconi et Georges Papandréou avant lui ? C'est un formidable athlète politique, et il y a quelque chose en lui du boxeur Mohamed Ali, avec sa capacité à "voler comme le papillon, piquer comme l'abeille". Dans la préparation au premier tour de la présidentielle, qui aura lieu dans moins de cent jours, il a accouché d'une foison d'initiatives et de plans, tournoyant autour de son principal adversaire, François Hollande, le candidat socialiste, le harcelant de toutes parts. Mais cette habileté sur le ring pourrait ne pas suffire à le sauver. Car la perte du triple A de la France a eu un impact sérieux. Elle n'affecte pas que le pays, elle affecte aussi son président. La dégradation de la note est généralement considérée comme un jugement négatif du bilan de Sarkozy. En prenant ses fonctions, il avait promis qu'il provoquerait une rupture avec le passé et développerait une attitude de volontarisme vigoureux » (Note de Michel Garroté – Si j’ai bien lu, le petit Nicolas serait à la fois formidable athlète politique malgré sa petite taille, boxeur en cage, papillon de nuit et abeille sans miel : tout ça pour ça ? Je suppose que c’est de l’humour anglais. Il manque juste les quolibets de mouche tsé-tsé, de bourdon myope et de lièvre névrotique).
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Andreas Whittam Smith : « Il voulait électriser la France et l'entraîner ainsi vers un avenir plus entreprenant. Mais aujourd'hui, l'électorat voit bien qu'il n'a pas réussi. Plus grave encore, la dégradation, alors que l'Allemagne, elle, conserve son triple A, signifie que le président français ne peut plus se présenter comme le principal partenaire et l'égal de l'Allemagne et de sa chancelière Angela Merkel. Comme le commentait un quotidien français : "Le positionnement de M. Sarkozy, qui présente la France comme l'alter ego de l'Allemagne, s'effondre". Ce qui veut dire que la chancelière allemande est désormais seule à la barre d'un navire qui frôle les récifs. A première vue, on pourrait croire que la nouvelle ne peut que profiter au candidat socialiste. Il a été prompt à déclarer que ce n'était pas la France qui avait été dégradée, mais son président. Or, plus la situation économique s'aggrave, plus l'expérience compte. Le problème de Hollande, c'est que, bien qu'étant une personnalité séduisante, intelligente, il n'a jamais exercé de mandat. Au lieu de cela, il a été pendant des années le secrétaire général de son parti. Il en était l'incarnation même » (Note de Michel Garroté – Il n’y a jamais eu de couple franco-allemand ; la France n’a jamais été l’égal de l’Allemagne ; c’est, ou plutôt, c’était, une invention franco-française à vocation purement électoraliste et elle était totalement ridicule et décalée. L’on ferait mieux de parler de couple franco-grec).
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Andreas Whittam Smith : « La perte du triple A rend davantage service à Marine Le Pen. Elle a d'ores et déjà proposé que la France s'extirpe de l'euro, et même de l'Union européenne. Elle imposerait des droits de douane à toutes les importations et réduirait l'immigration légale de 200’000 à 10’000 personnes par an. La dégradation de la note renforce ses arguments : elle a maintenant toute latitude pour affirmer que l'appartenance à l'Europe n'a pas suffi à protéger la France de la férocité du capitalisme international. L'hostilité aux institutions européennes grandit, et à chaque fois que cela se produit, la structure de la zone euro en sort fragilisée. François Bayrou peut lui aussi tirer parti de la dégradation pour raffermir sa position de candidat "antisystème". Depuis 2007, il ne cesse de mettre en garde contre l'état des finances publiques, de rappeler que les racines de la crise remontent au début des années 90, et que la faute en incombe aux deux grandes formations politiques. Où en sommes-nous aujourd'hui ? » (Note de Michel Garroté – Personne ne sait où en est la France aujourd’hui, Monsieur Andreas Whittam Smith, personne ne sait où en est la France aujourd’hui).
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Andreas Whittam Smith : « D'après les sondages, en l'état actuel des choses, Hollande et Sarkozy franchiraient l'un et l'autre le premier tour, puis le socialiste l'emporterait haut la main. L'ennui, c'est que sa réflexion sur la crise économique est à peu près aussi irréaliste que celle de Gordon Brown durant ses derniers mois en tant que Premier ministre. A en juger par les derniers frémissements de l'opinion publique, Le Pen pourrait rattraper Sarkozy au premier tour, et se retrouverait ainsi face à Hollande. Dans ce cas, tout le monde pense qu'elle serait battue à plate couture, comme son père l'avait été face à Jacques Chirac en 2002, non sans avoir coiffé au poteau le candidat socialiste Lionel Jospin. Pour tous les camps concernés, la principale incertitude tient à François Bayrou. Il pourrait séduire certains partisans de Sarkozy, qui le soutiendraient en estimant qu'il serait plus à même de battre Hollande. Ensuite, il y aurait une faible chance qu'il gagne au second tour. Ce ne serait pas un technocrate comme le nouveau Premier ministre italien, mais il aurait peut-être un point de vue rafraîchissant sur les moyens de résoudre la grande crise, au point d'avoir une influence sensible sur son résultat », conclut Andreas Whittam Smith (Note de Michel Garroté – Andreas, mon pote, ne te casse pas la nénette. Ni toi, ni moi, ne savons ce qui pourrait se passer en France d’ici avril prochain, ni même d’ici demain).
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Michel Garroté
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jeudi 19 janvier 2012

Ce soir sur France 3 « La liste de Schindler »

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Ce soir à 20h40 sur France 3, « La liste e Schindler », film historique de Steven Spielberg.
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Le Nicosta Sarkordia va-t-il aussi sombrer ?

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Michel GarrotéA propos de la très lamentable campagne présidentielle française, John Vinocur, dans le New York Times, écrit, avec déception et compassion (extraits) : « A moins de cent jours du premier tour de l’élection présidentielle, les candidats se contentent d’esquisser diverses variations possibles autour du confortable quotidien des Français, se contentant de rafistoler ou simplement de passer une nouvelle couche de peinture sur des aspects bien connus et peu risqués de la vie publique. Cette situation a quelque chose de surréaliste. Ni Nicolas Sarkozy, ni François Hollande, son rival socialiste et candidat présumé insipide, ne parlent de douloureux changements en perspective. La nécessité de ces changements ne fait pourtant aucun doute. En 2012, la France est un pays où le taux de chômage atteint 9,8%, la récession est imminente et la note AAA+ n’est plus qu’un souvenir. Toutes les réussites et le caractère unique de la France ne suffisent plus à cacher un sentiment de déclin et de perte d’identité ».
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John Vinocur : « Alors que le pays semble confronté à un choix existentiel, les candidats à l’élection présidentielle répliquent par des demi-mesures et des calculs ‘petits bras’, hésitant encore quand ils devraient s’engager pleinement. Leurs programmes se contentent d’égrener des généralités et de grandes idées isolées plutôt que de proposer une refonte cohérente à l’échelle nationale. En rejetant toute idée de changement structurel, les deux finalistes probables renforcent l’idée qu’en France toute réforme du système est perçue comme une menace parce que presque tout le monde a intérêt à préserver le statu quo du rôle de l’Etat. La question de la réforme du marché du travail est ainsi la grande absente de cette campagne. A contrecourant d’une décennie où les pays d’Europe du Nord et l’Allemagne s’efforçaient de créer des cadres plus flexibles pour les employeurs et les salariés, le gouvernement socialiste a instauré la semaine des 35 heures en 2000. Aucun pays n’a suivi l’exemple français mais cette loi, qui décourage en réalité le recrutement, est considérée comme un grand progrès ».
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John Vinocur : « Et Nicolas Sarkozy n’a jamais tenté de toucher à ce symbole. Enfin, pour ce qui est de la place de la France dans le monde et du rôle de l’Europe comme caisse de résonance de Paris – un argument récurrent en période de campagne –, la crise de la dette rend pour le moins improbable toute perspective d’un monde multipolaire avec l’Europe parmi ses principaux piliers. Les dirigeants français n’en démordent pourtant pas et ne s’intéressent à aucune alternative raisonnable, comme une aire commerciale transatlantique capable de faire contrepoids à la Chine. En évitant tout engagement clair, François Hollande croit pouvoir parer les risques spécifiques menaçant de réduire son avance dans les sondages. Pendant ce temps, le président sortant s’efforce d’apparaître aux yeux des Français comme un protecteur combatif et charismatique, plutôt que comme un dirigeant prescrivant des réformes nécessaires. La France, pays d’ordinaire si créatif et si audacieux, ne propose aujourd’hui rien de neuf ou de prometteur et s’apprête à choisir son nouveau président à reculons », conclut John Vinocur.
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Si j’ai bien lu l’analyse de John Vinocur, Sarkozy « s’efforce d’apparaître aux yeux des Français comme un protecteur combatif et charismatique ». Personnellement, je ne trouve Sarkozy ni combatif, ni charismatique. Prétentieux et arrogant, oui. Narcissique et autiste, oui. Incapable de communiquer dans le vrai sens du terme, oui. Combatif, non. Charismatique, non, vraiment pas. Cela dit, John Vinocur n’a pas écrit que Sarkozy est combatif et charismatique. Il a seulement écrit que Sarkozy « s’efforce d’apparaître aux yeux des Français comme un protecteur combatif et charismatique ». John Vinocur ajoute que « La France s’apprête à choisir son nouveau président à reculons » sans d’ailleurs nous préciser de qui il parle. Cela me fait terriblement penser à un Costa-Concordia avec plus de 60 millions de passagers, clandestins inclus. Entre les commandants qui partent quand ils doivent rester et ceux qui restent alors qu’ils devraient dégager, l’on va, en effet, « choisir » son nouveau président à reculons, sans gilet de sauvetage, les yeux fermés, les pieds dans la merde.
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