MONDE INFO

MONDE INFO
Monde Info - Centre d'analyses en ligne

mercredi 30 mai 2007

Législatives en France: choucroute socialiste

Le 26 mai, Ségolène Royal, lance un appel, pour les élections législatives, qui s’adresse, aux électeurs, qui avaient voté pour elle, au second tour, de l’élection présidentielle. « Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs. Il faut que les 17 millions d'électeurs qui m'ont donné leur voix viennent voter », déclare-t-elle (c’est cool de mobiliser ceux qui ont voté pour elle ; et les autres, s’ils ont soudain envie, peuvent-ils voter pour elle ? Elle, la gauche, pas elle, Ségolène). Ségolène Royal, qui reconnaît avoir entendu parler de démobilisation, rappelle que « les électeurs ne doivent pas rester chez eux (…) Il est important que ce mouvement de fond qui s'est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives (…) Quelque chose s'est déclenché qui ne doit pas s'arrêter », déclare-t-elle (pas très clair, tout ça : « se transforment aux législatives » ? Si c’était un tel « mouvement de fond », en quoi a-t-il besoin de se « transformer » ?). Ségolène Royal voit dans les élections législatives de juin « un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains », petit sous-entendu sur une victoire massive de l'UMP, telle qu’annoncée par les instituts de sondages (bizarre, ce genre d’argument : quand le peuple tranche, on doit accepter le verdict, non ?). Ségolène Royal signale encore que « les législatives donnent lieu à des petites phrases » (pas si petites à vrai dire…). Et elle ajoute qu’elle ne veut pas « participer à cela » (serait-elle chaste et pure?). Ségolène Royal précise même : « ce n'est pas moi toute seule qui fais campagne (le préciser, c’est déjà une marque de culot). J'ai dit que j'étais disponible pour les meetings (elle l’a dit, n’empêche, les autres ne l’ont pas souvent invitée) mais ce n'est pas un troisième tour (quoi que…) ». Interrogée sur son absence aux côtés de son compagnon, François Hollande, Secrétaire du PS, lors du lancement de la campagne législative, Ségolène Royal répond qu'elle n'est pas « une machine » (alors là c’est le top, il doit vachement aimer, François).

Le 27 mai, François Hollande appelle les Français à ne pas se résigner à une victoire de la droite aux législatives. « Ne croyez pas que l'élection serait jouée parce qu'on nous l'aurait annoncé ou parce que Nicolas Sarkozy veut avoir tous les pouvoirs », déclare François Hollande (non, Monsieur Hollande, ce sont les électrices et les électeurs qui vont décider). « Ce n'est pas un troisième tour », précise François Hollande (il a du piquer la formule à Ségolène, elle a dit la même chose avant lui). « On ne va pas empêcher Nicolas Sarkozy d'être président de la République, on veut l'empêcher de mener sa politique », poursuit François Hollande (c’est quoi, au juste, la différence ? Les socialistes vont-ils ficher la pagaille, en France, pendant cinq ans, parce que le peuple les a jetés ?). Hollande réclame l'unité « non seulement du PS mais de toute la gauche » (je me marre, comme disait Coluche) et il ne veut pas parler de la suite après les législatives et du nom de son successeur à la direction du parti socialiste. Sur la possibilité de voir Ségolène Royal prendre la tête du parti socialiste, François Hollande dit notamment : « Nous n'en sommes pas là, ce n'est pas le moment » (c’est vrai que l’idée peut faire peur). François Hollande taxe de « ministres de droite » les hommes de gauche au sein du nouveau gouvernement (sacré François, toujours aussi tolérant…).

Le 28 mai, pour la première fois depuis sa défaite, Ségolène Royal est l’invitée du Téléjournal de vingt heures, sur France 2. La présentatrice du Journal n’arrive pas à en placer une. Ségolène Royal, indépendamment des questions qui lui sont posées, débite un programme politique appris par cœur. Son style hargneux à l’égard du vainqueur des présidentielles, ses critiques, parfois grotesques, sur tout ce que l’Elysée a déjà engagé, son regard glacial, son sourire crispé, bref, tout cela agace terriblement. On n’aimerait pas être à la place de son compagnon de route…

Le soir du mardi 29 mai, le parti socialiste, entre, officiellement, en campagne, pour les élections législatives à l’occasion d'un rassemblement à Paris. Rassemblement où Ségolène Royal et les autres se retrouvent, ensemble, pour la première fois depuis la victoire de Nicolas Sarkozy. Ils discutent de ce qu’ils feront s’ils obtiennent la majorité à l’Assemblée nationale (le ridicule ne tue pas…). Le slogan de cette campagne : « combativité, pugnacité et volonté ». Claude Allègre, ancien ministre socialiste et grand pote de l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, a tout récemment déclaré, en substance, dans Libération, que le tandem (houleux) Hollande-Royal, c’était l’incompétence au parti socialiste (on le savait déjà, mais c’est toujours rigolo de lire une autocritique…). « Combativité, pugnacité et volonté »…au sens amour de la lutte et de la polémique.

Le mercredi 30 mai, on apprend que François Hollande critique Nicolas Sarkozy sur Europe 1 : « J'ai trouvé que, depuis trois semaines, on était dans une présidentialisation accentuée, j'allais dire presque paroxystique. Il n'y a pas un sujet, pas un thème qui n'échappe au président de la République. Il contrôle tout (…) Demander un peu d'équilibre, de pluralisme et de respect, c'est quand même la moindre des choses et ce sont les Français qui doivent l'assurer » (là encore, on reste le souffle coupé ; « présidentialisation paroxystique », c’est de la pugnacité délirante Dr Hollande ; quant à la « moindre des choses » que les Français « doivent » assurer, cela veut dire que, moralement, c’est un minimum, que de voter pour la gauche aux législatives ; non mais il se prend pour qui, le compagnon de Ségolène ?).

Toujours le mercredi 30 mai, on apprend, ce que François Hollande a dit, au rassemblement socialiste, de la veille au soir, à Paris : au « pouvoir vorace » de Nicolas Sarkozy, les Français doivent opposer une « gauche coriace » à l'Assemblée nationale. Sarkozy, dit encore Hollande, est une « machine infernale » (autrement dit, 53% des électrices et électeurs français, ont choisi, le 6 mai, une machine vorace et infernale ; et si c’étaient les éléphants du parti socialiste, qui souffrent de pugnacité paroxystique, vorace et infernale ? En tous les cas, pour le simple citoyen, le parti socialiste donne surtout l’impression de pédaler dans la choucroute).

Miguel Garroté
Journaliste d’investigation
Rédacteur responsable Monde-Info

mardi 29 mai 2007

Palestiniens : mise au point

Dans mon article du 26 mai, intitulé « Dialogue avec les lectrices et lecteurs du blog Monde-Info », j’ai clairement pris position, d’une part, sur l’Eglise catholique ; et d’autre part, sur Israël. Ma prise de position est mûrement réfléchie. Cela dit, le dialogue se poursuit. Car un éminent lecteur, m’invite à ne pas oublier, les Palestiniens en particulier ; et les chrétiens arabes en général. L’invitation, de ce lecteur, est à la fois pertinente ; et formulée avec délicatesse. C’est donc avec joie, que je fais, ci-dessous, une petite mise au point, concernant les Palestiniens ; et les chrétiens arabes.

Concrètement, j’ai eu l’occasion de me rendre en Israël, au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Turquie et au Maroc. A ces occasions, j’ai eu de nombreux entretiens avec des Juifs Israéliens, des Palestiniens et des Libanais notamment. J’ai connu de près divers Chrétiens d’Orient. Cependant, je considère, la présente mise au point, comme le résumé de certaines réalités expérimentées et documentées ; et non pas comme le fruit d’un savoir théologique ou biblique, que d’ailleurs, je ne revendique absolument pas.

Commençons par les Chrétiens d’Orient, appelés chrétiens arabes : maronites, melkites, syriaques, chaldéens, arméniens, orthodoxes, coptes, etc. En terre d’islam, les juifs et les chrétiens ont un statut de dhimmis. C’est à dire, un statut, inférieur, à celui des musulmans. La liberté de culte, des juifs et des chrétiens, n’est pas respectée. Les juifs et les chrétiens d’Orient, sont, régulièrement, persécutés et, même, déplacés ou assassinés. Ce qui n’empêche pas, les musulmans d’Europe, de revendiquer, toujours plus de droits. En clair, il n’y a pas de réciprocité, entre pays européens et pays musulmans. On déplorera, dans ce contexte, le manque de courage, de certains chrétiens occidentaux, lorsqu’il s’agit de défendre et de soutenir, publiquement, les Chrétiens d’Orient. On déplorera, aussi, les compromissions douteuses, conclues, par certains politiciens chrétiens orientaux, avec des extrémistes musulmans. Un exemple parmi d’autres : l’alliance électorale, sur la scène politique libanaise, des chrétiens du général Aoun avec les chiites extrémistes du Hezbollah.

Voyons, maintenant, les Palestiniens, notamment les chrétiens palestiniens. Il se trouve, que certains chrétiens palestiniens, soutiennent, les actes terroristes, opérés, contre Israël, depuis la bande de Gaza et depuis la Cisjordanie. Dans quel but ? Dans le but, de s’attirer, une certaine tolérance, de la part des musulmans palestiniens. A mon sens, ce calcul tactique à court terme, est un mauvais calcul stratégique à long terme. Car la question centrale est : le chrétien palestinien, est-il, d’abord chrétien ou d’abord palestinien ? S’il est d’abord chrétien, alors il reconnaît, que Jésus, est le Messie de pardon et de paix. S’il est d’abord palestinien, alors, il risque, par conviction ou par amertume, de soutenir la logique de la violence. Dans ce cadre, un discours, cohérent et transparent, faciliterait, bien des dialogues. Et supprimerait bien des ambiguïtés et des malentendus.

Miguel Garroté
Journaliste d’investigation
Monde-Info

lundi 28 mai 2007


SDEROT : la ville israélienne dont on ne parle pas
Voilà de nombreux jours, que des terroristes palestiniens, établis dans la bande de Gaza, bombardent, à coup de roquettes Kassam, la ville israélienne de Sderot, dans le sud d’Israël. En l’espace d’une semaine, 170 roquettes Kassam, se sont abattues, sur Sderot et ses 20'000 habitants. La semaine dernière, Shirel Feldman, une femme de 35 ans, est décédée - après avoir perdu tout son sang, dans une ambulance - parce qu’elle avait été atteinte, dans une rue de Sderot, par les éclats d’une roquette Kassam. Lorsque les autorités israéliennes donnent l’alarme, par haut-parleur, il reste 20 secondes, aux habitants de Sderot, pour se mettre à l’abri. Cela fait maintenant six ans, que des terroristes palestiniens, lancent, depuis la bande de Gaza, des roquettes sur Sderot. Depuis peu, le Hamas possède de nouvelles roquettes, les Grads, d’une portée de 15 km, soit sensiblement plus que les roquettes Kassam. Les habitants de Sderot ne souhaitent plus qu’une seule chose : une incursion terrestre, de l’armée israélienne, dans la bande de Gaza, pour désarmer, les mouvements terroristes palestiniens. A l’heure actuelle, les habitants du sud d’Israël, sont déplacés, en bus, dans le secteur nord du pays, moins menacé. L’été dernier, c’était l’inverse. Les milliers de roquettes katiouchka, lancées par les terroristes du Hezbollah libanais, sur le nord d’Israël, ont déplacé, les habitants de la région nord, vers le sud d’Israël. Dimanche, à Sderot, Oshri Oz, un homme de 35 ans, est décédé, suite au lancement d’une roquette Kassam, par le Hamas. La roquette est tombée à 30 cm de sa voiture. Décédé, Oshri Oz laisse derrière lui son épouse, enceinte de six mois et sa fille, âgée de trois ans. Sderot ? La ville dont on ne parle pas.

Miguel Garroté
Journaliste d’investigation
Monde-Info

samedi 26 mai 2007


DIALOGUE avec les lectrices et lecteurs du blog MONDE-INFO

Vous êtes toujours plus nombreux à consulter ce blog. Certains d’entre vous sont alertés, dans leur boîte e-mail, lors de chaque nouvel article, téléchargé sur le blog. Ceux qui ne sont pas alertés, et qui le souhaitent, doivent simplement envoyer leur adresse e-mail à :
miguel.garrote@yahoo.fr . D’autres personnes consultent monde-info.blogspot.com, grâce aux moteurs de recherche d’Internet ; et aussi, grâce au bouche à oreille. Vous m’envoyez, de plus en plus souvent, vos commentaires. Ceux-ci sont, en général, assez personnels, pour ne pas dire d’ordre privé. C’est pourquoi, je ne vous fais pas l’offense, de les publier, tels quels, sur ce blog. C’est pourquoi, aussi, je vais tenter d’y répondre, en bloc et en blog, ci-dessous.

Le blog MONDE-INFO, est le fruit, d’un travail quotidien d’investigation. Mes sources, en quatre langues, sont vérifiables et vérifiées. Les faits énoncés sont irréfutables. Cela dit, je ne prétends pas être neutre. J’exprime une opinion, ce qui n’est pas neutre. Je le dis volontiers, à l’inverse de nombreux médias, qui se prétendent objectifs, mais nous mentent tous les jours.

Mon opinion est celle d’un catholique, pas celle du catholicisme. L’opinion du catholicisme, il ne m’appartient pas de la représenter. Il y a, pour cela, des instances officielles à la tête de l’Eglise catholique. Un lecteur et ami m’écrit, très gentiment d’ailleurs, qu’il me trouve, un peu rigoriste, sur le catholicisme et sur Israël. C’est une belle occasion, de m’exprimer, sur ces deux points.

Concernant le catholicisme, je dirai ceci : il y a, me dit-on, plusieurs courants dans l’Eglise d’aujourd’hui. Si tel est le cas, je ne vois pas en quoi mon point de vue, qui est, aussi, celui d’une partie de mes lectrices et lecteurs, n’aurait pas droit de cité en démocratie. J’ajoute, que sur l’essentiel, je défends le magistère constant de l’Eglise. Si cela est rigoriste, alors soit, je veux bien que l’on me dise, amicalement, rigoriste. A tout prendre, je préfère être rigoureux sur ma foi, quand bien même cela paraît rigoriste ; plutôt que d’entrer, dans le club des idiots, qui veulent réinventer l’Eglise, au lieu de se limiter à la redécouvrir. Cela dit, mes meilleurs amis sont catholiques, juifs, protestants, pratiquants, non pratiquants, croyants et pas croyants. Je respecte leur liberté, pour la simple et bonne raison, que Dieu, Lui aussi, respecte la liberté de chaque personne humaine.

Concernant Israël, cela non plus, ne me dérange pas, de passer pour un rigoriste. Je suis, en effet, un catholique philosémite, sémitophile. Les antisémites et les antisionistes diront, bien entendu, que je suis sioniste. A vrai dire, rigoriste ou sioniste, peu m’importe. Si catholique sioniste, c’est reconnaître et défendre publiquement le droit d’Israël à des frontières sûres, alors, pas de problème, on peut me dire sioniste. Je signalerai tout de même, en passant, que beaucoup de personnes, prétendent lutter contre l’antisémitisme, tout en critiquant, tous les jours, Israël, avec acharnement. Ces personnes, je les considère antisionistes jusqu’à l’antisémitisme, et, je les renvoie, bande d’hypocrites, à leurs devoirs.

Sur le politique, et non pas sur la politique, j’ai aussi une opinion. Il se trouve que juifs et chrétiens, nous partageons, les mêmes valeurs, sur l’essentiel. Il se trouve, aussi, que nous sommes menacés, juifs et chrétiens, par le même péril, à savoir la montée islamique : Hamas, Hezbollah, Al-Qaïda et consorts. Que nous soyons juifs ou chrétiens, pratiquants ou non pratiquants, c’est le même péril islamique qui veut supprimer nos libertés. Le Pape Pie XI a déclaré, face à la montée du péril national-socialiste, que les catholiques sont spirituellement sémites. Les islamistes nous déclarent la guerre. Dans ce contexte, je ne veux faire partie, ni des idiots, ni des neutres, ni des collabos. L’Histoire jugera. Et Dieu aussi.

Miguel Garroté
Journaliste d’investigation
Monde-Info

vendredi 25 mai 2007


Liban palestinien ou Palestine libanaise ?

Le Fatah al-Islam « palestinien » (une demi-douzaine de nationalités et des liens étroits avec Al-Qaïda…), qui a embrasé le nord du Liban ces derniers jours, était déjà l’auteur des attentats à la bombe, en février 2007, contre deux bus, dans un secteur chrétien près de Beyrouth, la capitale libanaise. Il était aussi l’auteur, de deux hold-up de banques, en Allemagne, en juillet 2006. Le chef du Fatah al-Islam, Shaker al-Absi, a déclaré, en mars 2007, dans le New York Times, qu’il voulait propager, l’idéologie et le combat, d’Al-Qaïda. Shaker al-Absi, est impliqué, dans l’assassinat, d’un diplomate américain, en Jordanie, en 2002. Enfin, Shaker al-Absi, a combattu, en Afghanistan et en Irak. Lors des récents combats, avec le Fatah al-Islam, l’armée libanaise a capturé (outre des Palestiniens), des Saoudiens, des Algériens, des Tunisiens, des Libanais et des Syriens.

M. Karam, politologue au Lebanese Center for Policy Studies de Beyrouth, a tout récemment déclaré, dans le quotidien Le Temps : « Cette flambée de violence a surpris par son intensité, mais elle n'était pas du tout imprévue. On s'y attendait. Il y a quelques mois à Tripoli, l'armée a procédé à plusieurs arrestations d'activistes. De plus, le mouvement Fatah Al-Islam a été inculpé pour les attentats perpétrés il y a peu dans la zone chrétienne. On savait que quelque chose se tramait au nord (…) Certains avancent qu'il (réd : le Fatah al-islam) a été implanté au Liban par des acteurs extérieurs (…) la violence de ces derniers jours est liée au mécontentement énorme qui s'est fait jour au nord du pays, près de Tripoli (…) les partis politiques n'ont rien fait pour y remédier (…) Les pertes subies par l'armée sont énormes. Cela montre à quel point les acteurs politiques libanais n'assument pas leurs responsabilités (…) elle (réd : l’armée libanaise) a (…) fait preuve d'un grand amateurisme (…) On ne peut pas mettre tous les problèmes actuels et l'inefficacité politique sur le dos de la Syrie ou de l'impasse politique dans laquelle se trouve le Liban. Les Libanais eux-mêmes doivent assumer leurs responsabilités. Mais pour l'heure, ils préfèrent la fuite en avant (…) Le Liban a toujours interagi avec la situation régionale. Le fait qu'il connaisse une crise politique et institutionnelle le rend plus vulnérable (…) La volonté de l'ONU d'imposer la création du tribunal pour juger les assassins de Rafic Hariri ne va pas arranger les choses ».

A l’heure où le Liban, est, à nouveau, au bord de la guerre civile, divers pays arabes ont proposé, de livrer, de l’armement, au gouvernement libanais. Et, les USA, ont offert, leur aide militaire. Suite aux combats initiés par le Fatah al-Islam, des milliers de Palestiniens ont quitté le camp de Nahr al-Bared pour celui, voisin, de Beddawi. Par ailleurs, dans le plus grand camp palestinien du Liban, celui de Ein al-Hilweh, des militants palestiniens ont menacé de créer des unités de combats. Le chef du Fatah au Liban (celui du président palestinien Abbas, à ne pas confondre avec le Fatah al-Islam susmentionné), sultan Abul Aynayn, a ouvertement brandi menace d’une révolte dans les douze camps palestiniens du Liban. Autrement dit, quand il s’agit de combattre, le Fatah « modéré » du président palestinien Abbas, n’est pas si éloigné que ça du Fatah al-Islam, lié à Al-Qaïda. Les Libanais ont toujours considéré les 275'000 palestiniens établis au Liban comme une bombe à retardement. Depuis plus de cinquante ans, les camps palestiniens du Liban servent de bases d’entraînement pour des terroristes du monde musulman. En vertu d’un accord aberrant, datant de 1969, les forces de sécurité libanaises, n’ont pas le droit, de pénétrer, dans les douze camps palestiniens établis sur sol libanais. La plupart de ces camps, sont contrôlés, par le Fatah du président palestinien Abbas. Il est vrai qu’au départ, les Palestiniens du Liban, étaient des réfugiés. Il n’en demeure pas moins, que les camps palestiniens du Liban abritent, depuis longtemps, des mouvements terroristes, voués essentiellement, à la destruction, pure et simple, de l’Etat d’Israël. Le rappeler n’est pas politiquement correct. C’est pourtant la triste vérité.

Miguel Garroté
MONDE-INFO

jeudi 24 mai 2007

Opérette législative

On ne parlera pas, pour cette fois, de l’UMP. Les médias et les instituts de sondages ayant déjà massivement voté pour elle (par vote anticipé), il n’y plus de scoop disponible, du moins pour l’instant, sur ce sujet. Regardons donc ailleurs.

François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, compagnon de Ségolène Royal, a tout récemment déclaré, sans en faire tout un fromage, que son parti, devrait refonder la gauche, « après » les élections législatives de juin. « Après » les législatives ? Alors, c’est comme certaines familles. Avant de recomposer, il faut d’abord décomposer. Les législatives, si je comprends bien, c’est donc la décomposition de la gauche. L’autre soir, à la télévision, un commentateur, disait, que le parti socialiste, c’était réuni, en vue des législatives, sans Strauss Khan, sans Fabius et sans Ségolène. Personnellement, je préfère encore « Le clan Pasquier », le nouveau feuilleton de France 2. Au moins, on y rigole.

« Au lendemain de ces élections (législatives), a déclaré Hollande, nous ferons les actes de refondation de la gauche (la gauche actuelle n’est donc pas fondée), de rénovation de nos pratiques politiques (ces pratiques sont donc dépassées ou douteuses), de renouvellement de nos propositions (ces propositions sont donc désuètes), si c'est nécessaire (ah bon !) et puis de renouvellement aussi des générations (maximum quel âge pour devenir futur socialiste ?) ». Hollande a aussi reconfirmé qu'il ne serait pas candidat à sa succession à la tête du PS, au congrès de novembre 2008 (ça peut se comprendre…). Mais attention, d’ici-là, Hollande tiendra la barre ; et ne laissera personne (pas même Ségolène, surtout pas Ségolène), conduire la campagne des législatives. Hollande a précisé, je résume, qu’il a toujours dit qu'il fallait préparer les élections législatives et que c'est lui qui en serait chargé, aujourd'hui encore avec Ségolène Royal, puisqu’ils vont se retrouver dans un certain nombre de meetings (et à la maison, ils vont se retrouver à un certain nombre de repas ?).

De son côté, Le Pen vient de déclarer : « Il va y avoir un congrès au mois de novembre, où je représenterai ma candidature. À l'inverse du PS, au Front national le chef est incontesté pour l'instant », a-t-il précisé. C’est lui qui le dit. Evoquant sa succession, proposée par Gollnisch, numéro deux du Front National, Le Pen, bientôt 79 ans, a précisé qu'il faut de la patience en politique. Contestant que Sarkozy lui ait piqué son électorat, Le Pen va faire campagne dans vingt régions pour les législatives.

Question idiote pour conclure : quels candidats (dans la fille aînée de l’Eglise catholique, que demeure la République française) demanderont-ils, les voix des électeurs catholiques, sur la base de la profession de foi de l’Eglise, le Credo ? Sur la base de la civilisation de la Vie ? Sur la base de ce que Benoît XVI considère comme les points non négociables ? On nous dit qu’il y a quelques candidats, correspondant à ces critères, au sein de la droite républicaine ; au sein de la droite néo-conservatrice ; et sur leur droite, c’est à dire, dans les divers mouvements, de la droite nationale. Nous aimerions bien en savoir un peu plus. A ce stade, les médias français, ne semblent pas pressés, de nous en dire davantage. Ils ont d’autres priorités. Ce matin, j’ai lu, dans la presse, que Christine Ockrent, compagne de Bernard Kouchner (devenu ministre des affaires étrangères), ne dirigera plus l’émission « France Europe Express », sur France 3. Et qu’elle proposera un nouveau magazine à la rentrée. Sur France 3. J’ai également lu, dans la même presse, que Béatrice Schönberg, épouse de Jean-Louis Borloo (devenu ministre de l’économie), ne présentera plus le téléjournal du week-end, sur France 2. Et qu’elle se chargera d’un magazine de société à la rentrée. Sur France 2. Vous je ne sais pas, mais moi je préfère Tom & Jerry, sur TCM, en début de soirée. Au moins, ça ne fait pas peur.

Miguel Garroté
Monde-Info

mercredi 23 mai 2007

Liban: qui contrôle quoi?

Liban : qui contrôle quoi ?

Le Fatah al-Islam palestinien, qui a embrasé le nord du Liban ces derniers jours, passe, tantôt pour une branche de la nébuleuse (sunnite) d’Al-Qaïda. Tantôt pour un instrument du régime (alaouite) syrien. Tantôt pour un groupe (sunnite) soutenu par le chef de gouvernement (sunnite) du Liban, Monsieur Siniora, dans la lutte contre le Hezbollah (chiite).

Il est vrai, que le régime (alaouite) syrien, a régulièrement manipulé, des extrémistes sunnites (et chiites), pour déstabiliser le Liban. Il est également vrai, que l’éventuel futur tribunal international, prévu pour juger l’assassinat de l’ex-premier ministre (sunnite) libanais Hariri, fait peur au régime syrien. Enfin, il est aussi vrai que, pour beaucoup de Libanais, cet éventuel tribunal international, passe, pour un instrument, des USA, pour conforter, l’actuel chef de gouvernement (sunnite) du Liban, Monsieur Siniora. Si vous avez perdu le fil, recommencer la lecture du présent paragraphe avant de passer aux suivants.

Concernant le Fatah al-Islam en lui-même, il vaut peut-être la peine, de fournir, les précisions suivantes. Premièrement, un des chefs du Fatah al-Islam, Saddam al-Hajdib, tué dans les affrontements de ces derniers jours, était impliqué, dans deux hold-up de banques, en Allemagne, en juillet 2006. Saddam al-Hajdib, était également impliqué, dans les attentats à la bombe, contre deux bus, dans un secteur chrétien près de Beyrouth, la capitale libanaise.

Deuxièmement, le chef du Fatah al-Islam, Shaker al-Absi, a déclaré, en mars 2007, dans le New York Times, qu’il voulait propager, l’idéologie et le combat, d’Al-Qaïda. En outre, Shaker al-Absi, est impliqué, dans l’assassinat, d’un diplomate américain, en Jordanie, en 2002. Enfin, Shaker al-Absi, a combattu, en Afghanistan et en Irak.

Troisièmement, lors des récents combats, avec le Fatah al-Islam, l’armée libanaise a capturé (outre des Palestiniens), des Saoudiens, des Algériens, des Tunisiens, des Libanais et des Syriens. Ce genre de terroristes se cachent dans douze camps de réfugiés palestiniens au Liban, gérés par l’ONU, et dans lesquels l’armée libanaise, n’a pas le droit d’entrer, en vertu d’un accord aberrant, signé dans les années soixante, sous l’égide de la Ligue arabe. Au fait, qui contrôle quoi au Liban ?

Miguel Garroté, rédacteur responsable de Monde-Info

Elections législatives en France

Elections législatives en France

Dans un message, publié sur le présent blog, un lecteur, m’a demandé, si les « Français vont encore changer d’avis », d’ici les élections législatives, de juin 2007. Cette question posée, est peut-être, une occasion, de faire un peu le point.

Réformes :
Le Premier ministre français, François Fillon, veut mettre en œuvre, des réformes pour relancer la croissance, sans limiter, les moyens financiers, d'un gouvernement libre. En clair, le nouveau gouvernement, ne jouera pas, au radin, dans la première phase, du quinquennat. Cela s’appelle « investir un peu pour ensuite faire des économies importantes ». Le Premier ministre se veut (beaucoup) plus efficace (que ses prédécesseurs). Petite flèche, en passant, contre Chirac…

Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale :
Dans la rubrique des faits divers, huit universitaires démissionnent de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI). Pourquoi ? Pour « protester » contre le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale créé par Nicolas Sarkozy. Le nouveau ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du co-développement, récupère, des prérogatives, des ministères de l'Intérieur et de la Coopération.

Dérives sectaires :
Autre fait divers : François Hollande, secrétaire général du parti socialiste et compagnon de Ségolène Royal, considère que Bernard Kouchner, qui a accepté le poste de ministre des Affaires étrangères, s'est « exclu de fait du Parti socialiste ». Les Français arrivent-ils à suivre ?

Partage du pouvoir :
Dans les futurs faits divers, il y aura les postes, sujets à marchandages, au sein de la majorité, qui sortira des législatives de juin prochain : présidence de l’Assemblée nationale ; présidences des commissions permanentes.

Popularité :
Les médias français soulignent la popularité du nouveau pouvoir. Celui-ci représente ce que les Français eux-mêmes vivent aujourd’hui. Sarkozy incarne le style républicain actuel. Il est l’exemple, courant aujourd’hui, d’une famille décomposée puis recomposée. Les magazines tabloïdes glamour ne cessent de le répéter. La Sarko Dynastie, c’est aussi le modèle inspiré des reality-show tellement prisés des Français. Mais, cette image médiatique, ne reflète pas, les convictions, défendues, par celui qui est devenu, Président de la République.

La question islamique :
Concernant le syndrome islamique, idéologique et pas seulement religieux, les Français sont un peu largués. Ni Sarkozy, ni même Le Pen, se sont exprimés clairement sur ce thème. « Rien en effet ne nous semble mis en œuvre pour enrayer la menace de la marée montante islamique », écrivait, récemment, un adversaire du politiquement correct. On devrait accorder, deux jours de repos obligatoire, en montagne, à tous les Français, juste avant les élections législatives.

Miguel Garroté

mardi 22 mai 2007

Ces terroristes "palestiniens" du Liban…

La plupart des médias donnent une bien curieuse version des événements récents au Liban. En résumé : l'armée libanaise continue de bombarder le « camp de réfugiés palestiniens » de Nahr al Bared, à proximité de Tripoli, dans le nord du Liban. Des « activistes » du mouvement islamiste Fatah al Islam sont retranchés dans ce « camp ». Quelques 20 « activistes » du Fatah al Islam, 32 soldats et 27 civils sont morts depuis le début des combats. Ce sont les combats les plus violents entre l’armée libanaise et des « activistes » depuis la guerre civile de 1975-1990. L'armée libanaise a renforcé sa présence autour du camp de Nahr al Bared. Voilà pour la version officielle.

Creusons un peu le sujet. Les douze « camps » palestiniens du Liban – et surtout celui de Nahr al Bared – sont de petites villes. Pire, ce sont des Etats (palestiniens) dans l’Etat (libanais). En vertu d’un accord aberrant entre les Libanais et les Palestiniens, l’armée et la police libanaises n’ont pas le droit d’entrer dans ces « camps » palestiniens. Le Fatah al Islam est un mouvement terroriste, lié à Al-Qaïda, qui a été créé au Liban en novembre 2006. Le Fatah al Islam implanté au Liban se compose de terroristes palestiniens, mais aussi de terroristes originaires de divers pays musulmans. Le Fatah al Islam a assassiné des civils chrétiens libanais le 13 février 2007. Récemment, le Fatah al Islam a participé au cambriolage d’une banque au Liban. Voilà la réalité sur le terrain…
Miguel Garroté

lundi 21 mai 2007

« Il faut rayer Israël de la carte »…

En octobre 2005, le président iranien Ahmadinejad, déclare, en public (depuis, il n’arrête pas…), d’une part, que la Shoah est une invention. Et d’autre part, qu’il faut « rayer Israël de la carte ». Concrètement, Ahmadinejad organise, à Téhéran, un congrès international révisionniste qui remet en cause la véracité de la Shoah, avec la participation des révisionnistes Robert Faurisson, Georges Theil et Frederick Töben (voir le documentaire de la British Broadcasting Corporation, du 16 décembre 2006). Ce révisionisme islamique iranien, signifie-t-il une simple provocation verbale ou, au contraire, une réelle détermination ? Le fait marquant est que ce discours extrémiste, coïncide, avec la construction de centrales nucléaires iraniennes ; et avec l’enrichissement d’uranium ; sous la présidence du même Ahmadinejad.

Certes, les autorités iraniennes, prétendent, qu’il s’agit de centrales nucléaires à usage civil. Il n’empêche que ces mêmes autorités iraniennes n’ont pas, depuis des années, une attitude transparente vis-à-vis des inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), une filiale de l’ONU. Et que ces autorités continuent d’enrichir de l’uranium, contrevenant ainsi aux résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. Dès lors, le sinistre « Il faut rayer Israël de la carte », du président Ahmadinejad, prend évidemment une tournure particulièrement alarmante, aux yeux des Israéliens. Nous, les occidentaux, nous nous sentons vaguement concernés par cette affaire. Mais les Israéliens, eux, sont directement impliqués, ce qui n’est pas tout à fait comparable.

Les déclarations et la politique nucléaire du président Ahmadinejad posent, que les occidentaux le veuillent ou non, une nouvelle fois, la question du droit à l’existence de l’Etat d’Israël. Que pensent les catholiques de l’Etat d’Israël ? La relation, de l’Eglise catholique, avec le peuple d’Israël, correspond-elle à la nature même de l’Église ? Cette relation de l’Eglise est-elle différente de ses relations avec les autres religions ? Tout ce qui a trait au Judaïsme est influencé, dans l’opinion catholique en particulier, et dans l’opinion publique en général, par l’image, souvent négative, que beaucoup de médias donnent de l’État d’Israël et de sa politique. Or, l’élection d’Israël par Dieu est irréversible, car Dieu ne peut ni se tromper, ni nous tromper. Israël est un signe visible de la fidélité de Dieu. Je reviendrai ultérieurement sur cette question.

En attendant, le fait est qu’à l’heure actuelle, le monde ignore, si oui ou non, les USA et/ou Israël vont intervenir, militairement, contre l’Iran et ses centrales nucléaires. Le fait est, aussi, que certains évangélistes américains d’un côté, et divers dirigeants iraniens de l’autre côté, prédisent, pour 2007, 2008 ou 2009, une prochaine et dernière Guerre mondiale avant la Fin des Temps. Le fait que des personnalités religieuses, issues du christianisme et de l’islam, puissent justifier la guerre avec des théories à ce point apocalyptiques, constitue, pour moi, une raison supplémentaire d’approfondir, dans les semaines à venir, ce sujet.

On peut comprendre, la volonté, de frapper le nucléaire iranien préventivement, c’est-à-dire avant qu’il ne devienne opérationnel. En revanche, il me paraît hautement dangereux de s’appuyer sur des thèses apocalyptiques pour justifier une frappe aérienne préventive. San quoi, « évangélique » rimerait avec « islamique », ce qui n’est pas très catholique…
Miguel Garroté

dimanche 20 mai 2007

Il était une fois le Hezbollah

Sud-Liban, juillet 2006 - Bien des médias, manifestent, une fois de plus, leur hostilité envers l’Etat d’Israël. C’est lors des affrontements, au Liban, entre tsahal (l’armée israélienne) et le Hezbollah (groupe armé chiite libanais pro-iranien et pro-syrien). Ce n’est que plusieurs mois après la fin des hostilités, que la presse, écrite et audiovisuelle, analyse les événements de façon plus nuancée. On apprend notamment que le Hezbollah a utilisé la population civile libanaise comme bouclier humain. On apprend que des milliers de roquettes ont été lancées sur des localités israéliennes. On apprend que le Hezbollah a utilisé des missiles iraniens Fajr d’une portée de 200 km. On reconnaît, enfin, que le Hezbollah est un groupe terroriste chiite libanais, armé et financé par les mollahs chiites iraniens.

Téhéran, 4 mars 2007 - Le représentant du Hezbollah en Iran, Abdallah Safialdeen, déclare, sur la quatrième chaîne de télévision iranienne : « Le Hezbollah n’aura pas besoin d’une guerre à grande échelle. Le Hezbollah sera capable de pénétrer en Israël lorsque les Américains quitteront l’Irak. Savez-vous ce que signifiera un retrait américain de l’Irak ? Cela signifiera qu’Israël perdra son soutient. Cela signifiera que le Hezbollah libanais n’aura pas besoin d’une guerre à grande échelle pour pénétrer en Israël. Le Hezbollah sera tout simplement capable de marcher sur Israël. Les Américains seront forcés de quitter l’Irak. Avec ou sans guerre contre l’Iran, les Américains seront forcés de quitter l’Irak » (on peut visionner la version intégrale de cette déclaration, sur www.memritv.org, *Clip # 1397, mars 2007, The Middle East Media Research Institute, Washington). La réelle force de frappe du Hezbollah se révèle, en juillet 2006, lors de l’intervention militaire israélienne, au Liban. Les vraies intentions du Hezbollah se confirment, le 4 mars 2007, avec les déclarations de Abdallah Safialdeen, à la télévision iranienne. Mais le début de cette saga, entre l’Iran et le Hezbollah, remonte à quinze ans en arrière, soit à 1992.

Jérusalem, mai 1992 – Le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, trouve, sur son bureau, un rapport, du renseignement militaire de l’Etat hébreu, concernant le nucléaire iranien. Le rapport, confirme, que le programme nucléaire iranien, n’est pas purement civil ; contrairement aux affirmations de la CIA américaine (celle-ci ne prendra conscience du danger nucléaire iranien qu’en 1998). C’est donc dès 1992, qu’Israël, découvre, cette dure réalité : l’Etat hébreu, n’a pas de réponse crédible, de mesure préventive, face à la menace existentielle, que représente un pays – en l’occurrence l’Iran – nucléarisé. C’est donc Rabin, l’Israélien de gauche, l’homme qui fait la paix avec Arafat, l’homme que l’on assassine à cause de cela qui, avant d’autres, prend conscience, que le danger majeur pour Israël, ce n’est ni les Palestiniens, ni l’Irak, mais l’Iran (pour plus de détails, voir l’article de Y. Klein et M. B. Oren, intitulé « Israël’s worst nightmare », paru dans The New Republic, daté du 5 février 2007).

Quinze ans plus tard, en mai 2007, le problème reste entier : Israël ne veut pas vivre avec, d’une part, un Iran post-khomeyniste nucléarisé ; et d’autre part, un monde occidental qui risque de ne pas agir. De plus, l’Iran élargit considérablement sa sphère d’influence : avec la production d’uranium enrichi ; avec le Hezbollah chiite à la frontière nord d’Israël ; avec le Hamas sunnite, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont certains éléments sont pro-iraniens ; avec la Syrie alaouite alignée sur l’Iran. Bref, jamais auparavant, l’Iran et ses alliés, n’ont représenté, une telle menace, pour Israël. L’Occident affirme que l’Iran possèdera la bombe atomique d’ici 2009. Mais qu’advient-il si un peu d’uranium enrichi par l’Iran, passe aux mains du Hezbollah, qui s’en sert, sous la forme d’un engin radioactif artisanal, contre Israël, depuis le Sud-Liban, dès 2007, en 2008 ou en 2009 ?


Miguel Garroté

samedi 19 mai 2007

Sarkozy, les cathos et les franc-macs

Le Président Nicolas Sarkozy fait actuellement l’objet de divers commentaires, tant chez les catholiques que chez les francs-maçons. Ces commentaires ont été répercutés dans les médias. Il vaut donc la peine d’y revenir brièvement.

Sur le site de l'Express du 16 mai, Jean-Michel Quillardet, qui, rappelons-le, a été condamné pour usage de faux, grand-maître de la loge maçonnique du Grand Orient, affirmait le 26 avril : « Nicolas Sarkozy a autour de lui beaucoup de francs-maçons et si nous pouvons avoir avec lui des divergences sur des problèmes de fond, il n'est pas à mes yeux un danger pour la franc-maçonnerie. Je crois que l'immigration, le métissage sont une chance pour l'Europe. Nous sommes une association où les dirigeants exercent un certain pouvoir, une certaine influence ».

De leur côté, les catholiques, dans divers médias et sur divers sites Internet, rappellent, ces derniers jours, les points qui les préoccupent : la protection de la vie ; la protection du mariage naturel entre un homme et une femme ; la liberté du choix des écoles, privées ou publiques ; et les risques de l’idéologie islamique.

Il sera intéressant, dans le court terme, d’observer les orientations du nouveau président et du nouveau gouvernement. De toute évidence, les francs-maçons et les catholiques ne perçoivent pas les dérives islamiques de la même façon. Qu’en diront, ces prochaines semaines, Sarkozy et son conseil des ministres ?

Miguel Garroté

jeudi 17 mai 2007

L’Oréal & Nestlé versus Le Pen ?

« Le Département des Corporate Communications, avec une vaste équipe de flagorneurs-adorateurs, a même nommé, des femmes, aux postes de cadres ; toutes jeunes, belles et, d’une certaine façon, liées à d’anciens directeurs. Le Département des Public Affairs est, aussi, en nombre. Bien que les jobs, dans la communication, soient actuellement plus largement répartis, à travers l’entreprise ». Cette confidence, m’a été faite, en mars dernier. Sur le moment, je n’y ai pas prêté trop d’attention. Ayant travaillé au Service d’Information et de Presse de Nestlé SA, au Siège international, à Vevey, de 1981 à 1996, j’en ai aussi entendu des drôles…

Mais le 15 mai 2007, je lis dans la presse, que la société Garnier, filiale de L'Oréal, a comparu, en appel, à Paris, pour discrimination raciale à l'embauche. Précisons qu’en France, les poursuites pénales, pour racisme, dans le monde du travail, sont très rares. L’Oréal est accusé, d'avoir demandé, l'exclusion, de candidates arabes, africaines et asiatiques, pour des emplois, d'animatrices, lors d'une campagne, pour les produits Fructis Style. L'accusation, s'appuie sur un fax, qui précisait, les exigences, requises pour les animatrices commerciales, y compris : avoir le type « BBR ». Cette mention, qui signifie « bleu-blanc-rouge », nom de la fête annuelle du Front national de Jean-Marie Le Pen, est un code raciste connu, des milieux de l’emploi, pour exclure les candidats (tes) de couleur. L'Oréal dément son implication dans cette directive.

Pour mémoire, rappelons Nestlé détient 27,1% du capital de L’Oréal. Que Werner Bauer, administrateur L’Oréal, est Directeur général chez Nestlé. Que Peter Brabeck, Administrateur délégué et Président de Nestlé, est Vice-président du Conseil d’Administration de L’Oréal. A ce niveau d’imbrication, peut-on dire, en termes de communication et d’image, que Garnier, ce n’est pas vraiment L’Oréal. Et que L’Oréal, ce n’est pas vraiment Nestlé ?

Dans la foulée, j’apprends, par le quotidien 24 Heures, que pour Peter Brabeck, les biocarburants sont un non-sens écologique ; et qu’en cela, Brabeck emboîte le pas de Fidel Castro, qui a parlé, en ce sens, en mars. On est loin du « bleu-blanc-rouge ». Quoi que…

En avril, j’entends, que Rudolf Ramsauer, va quitter, la direction d'economiesuisse ; et va rejoindre Nestlé. Pour occuper « un poste de direction dans la division Corporate Communications et Public Affairs ». Un poste en couleur ou en noir blanc ?

Toujours en avril, je découvre, que Brabeck, ne veut pas, d'un vote, sur les rémunérations, de sa direction générale. Nestlé, avec un chiffre d'affaires de près de 100 milliards de francs, dépense, 2,8 millions de francs suisses, et 6800 actions, pour payer, les treize membres, du conseil d'administration. Le patron, de Nestlé, a un salaire de base de 3 millions, mais qui atteint plus de 14 millions grâce aux bonus, selon l’Agence Télégraphique Suisse.

Pour tout arranger, je tombe, dernièrement, sur cette déclaration, de Katia Guignard, du Parti évangélique : « (…) L’annonce de très bons bénéfices de l’entreprise Nestlé. Grâce notamment à la réorientation sur le marché du bien-être et de la santé (…) Mais ces millions, à quel prix ont-ils été gagnés ? Je n’entends pas un prix financier, mais quel prix humain a-t-on dû payer ? Combien d’insomnies, de burn out ? Combien d’anti-dépresseurs ont-ils été prescrits ? Combien de maux de nuque et de dos ont-ils été pris en charge médicalement ? Combien de congés maladie a-t-on dû octroyer ? Et tout ceci pour un groupe qui s’occupe de “santé”! Et ces bénéfices, où vont-ils ? Aux actionnaires, qui ont cru en Nestlé et ont pris le risque d’investir dans cette entreprise. C’est normal. Mais les employés ? N’ont-ils pas droit eux aussi, du plus bas au plus haut de la hiérarchie, à une partie de ces bénéfices ? ».

Avec tout cela, je repense, évidemment, à cette confidence, de mars dernier, mentionnée au début de cet article. A ce bon Rudolf Ramsauer ; et à ce dont il va hériter. Le tout sur fond de french (and swiss) cancan ; et de cosmétique « bleu-blanc-rouge ». Purée…

Quant à moi, j’ai soudain mal à la tête. Je crois que je vais prendre un Postant. Et boire un jus de pomme pro biotique. On vit dans un système libre, non ? A bon entendeur, salut.

Miguel Garroté

mercredi 16 mai 2007


Helvétique ? Evangélique ? Islamique ?

Depuis quelques jours, la confusion des genres, semble régner, en Suisse. Le 12 mai dernier, les Suisses apprennent, par la presse, que Cédric Némitz, pasteur protestant et président du Synode de l’église protestante de trois cantons, s’est non seulement pacsé avec un homme ; mais a fait bénir son union homosexuelle, à l’église protestante, par Madame la pasteure Dominique Glauque (sic), du temple Zwingli, à Bienne. L’histoire (glauque) n’est pas un canular.

Le 14 mai, les Suisses apprennent, toujours par la presse, que des milieux conservateurs, organisent, la récolte, de signatures, en vue d’un référendum contre la construction de minarets en Suisse. Motifs du référendum anti-minarets : les milieux islamistes tentent d’imposer en Suisse un système fondé sur la charia ; les minarets ont une connotation impérialiste ; et les minarets représentent des phares du djihad, soit de la guerre sainte. La gauche, réagit, en déclarant, qu’un tel référendum, met la sécurité des Suisses en danger. C’est la socialiste Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération helvétique, et Cheffe des Affaires étrangères, qui le dit.

A titre indicatif, il y a plus de 300'000 musulmans en Suisse, pour une population totale dépassant sept millions d’habitants. Toujours à titre indicatif, dans la tradition de l’islam, le minaret symbolise le fait que la terre où il est construit devient terre musulmane. Vu sous cet angle, la déclaration, de la Présidente de la Confédération Helvétique, ressemble, à une confusion des genres : s’opposer aux minarets met la sécurité des Suisses en danger ; la bénédiction de l’union homosexuelle par une église chrétienne ne met pas en danger la sécurité des Suisses. Helvétique ? Evangélique ? Islamique ? De quel type de sécurité parle-t-on au juste ?

Miguel Garroté

lundi 14 mai 2007

Sarko est-il catho ? Oui, un peu…

Le Cardinal J.-L. Tauran, dans une récente interview, accordée au quotidien de langue italienne « Avvenire », a fait quelques déclarations, concernant Sarko et les cathos. MONDE-INFO en publie, ci-dessous, une synthèse non exhaustive en français.

Les sous-titres de la présente synthèse sont de MONDE-INFO. Rappelons, aussi, que Nicolas Sarkozy, en tant que ministre, a écrit, en 2004, un livre intitulé « La République, la religion, l’espérance ». Dans ce livre, Sarkozy rompt avec quelques tabous. « Avec Sarkozy, on espère une nouvelle laïcité », tel est le titre l’interview, accordée, à « Avvenire », par le Cardinal J.-L. Tauran, ancien « ministre des Affaires étrangères » de Jean-Paul II.


Les évêques français ont-ils répercuté les recommandations de Benoît XVI ?

L’épiscopat français, a fait entendre sa voix, pour les élections présidentielles, par deux documents. Ceux-ci indiquaient, les thèmes, qui tiennent à coeur aux catholiques français ; notamment la défense de la famille et de la vie. Les évêques français n’ont pas indiqué pour qui voter ; ils ont demandé, aux chrétiens, de soutenir le candidat, dont le programme serait, le plus en accord, avec ces points. Mais il demeure, en France, une sorte de super dogme, laïc, de la République. On verra, maintenant, comment Sarkozy, se comportera, en tant que président de la République.


Rencontre du quatrième type : trois clercs plus un laïc

Le Cardinal Tauran, a rencontré Sarkozy, lorsqu’il est venu, au Vatican, justement pour présenter son livre. Le Cardinal Tauran, a rencontré Sarkozy, avec le Cardinal Secrétaire d’Etat de l’époque, le cardinal Angelo Sodano et avec l’Archevêque Giovanni Lajolo. Pendant cet entretien à quatre, ils ont discuté, de cette phrase d’Alexis de Tocqueville, qui se trouve, en exergue, de le livre de Sarkozy : « C’est le despotisme qui peut se passer de la foi, pas la liberté ». Et ils sont tombés d’accord, sur le fait, qu’il s’agit d’une phrase vraie, qui vaut aussi pour la France, et, pour le monde d’aujourd’hui.

Dans son livre, Sarkozy, a écrit, que les chrétiens ne doivent pas avoir honte de leur foi ; et ne doivent pas avoir de complexe d’infériorité. Intéressante, aussi, la définition de la laïcité selon Sarkozy, qui se trouve dans le livre (définition traduite ici de l’interview en italien) : « Je crois dans une laïcité positive, c’est-à-dire dans une laïcité qui garantit le droit de vivre sa propre religion comme un droit fondamental de la personne. La laïcité n’est pas l’ennemie des religions, au contraire, la laïcité est la garantie pour chacun de
nous de croire et de vivre sa propre foi ».


Pourquoi les catholiques pratiquants ont-ils voté pour Sarkozy ?

Selon les analyses des sondages, Sarkozy, a conquis, la majorité, des voix des catholiques pratiquants. Sarkozy, s’est déclaré, ouvertement, pour l’ordre et le respect de l’autorité. Il a rappelé, que les citoyens, ont des droits, mais aussi des devoirs ; et les catholiques français, se sont manifestés, particulièrement sensibles, à ces deux points.


En quoi Sarkozy serait-il « pro-américain » et « pro-israélien » ?

C’est, peut-être, un peu trop, pour définir Sarkozy, comme un pro-américain ; et aussi comme un pro-israélien. Mais, Sarkozy, se rend certainement compte, que lorsqu’on doit affronter, des problèmes géopolitiques importants et délicats, comme ceux du Moyen Orient, on ne peut rien faire, sans les USA et sans Israël. C’est un bien que la France et l’Europe travaillent – tout en conservant leurs caractéristiques – en harmonie avec les USA. La France et l’Europe ont une histoire, une identité propre ; mais elles ne peuvent pas penser isoler les USA et Israël.


Une Constitution européenne chrétienne ?

Sarkozy vaut mieux que Chirac… Ce n’est pas un mystère que la France, présidée par Jacques Chirac, ait été parmi les plus grands opposants, à la mention, du fait chrétien, dans la Constitution européenne qui a avorté. Cette attitude changera-t-elle avec Sarkozy ? Dans son livre, Sarkozy, semble être favorable, à la reconnaissance, publique, que l’Europe, a, effectivement, des racines chrétiennes. On oublie, souvent, les nombreuses choses, que l’Europe, doit à l’Eglise : les écoles, les universités ; et même la démocratie. Il ne faut pas oublier, que le premier exercice de la démocratie directe, est l’élection, de l’abbé des monastères bénédictins, avec un vote secret. Et cela, ce sont des faits.

Miguel Garroté

vendredi 11 mai 2007

Un Envoyé très spécial

L’Envoyé spécial, diffusé le jeudi 10 mai, à 21h00, sur France 2, est, vraiment, très spécial. Entre le premier et le second tour, une équipe de journalistes, avec caméras cachées et micros camouflés, filme, les coulisses, de la campagne présidentielle. Le lendemain de l’émission, soit aujourd’hui, vendredi 11 mai, un livre, sur le couple Ségolène (Royal) et François (Hollande), sort en librairie (« La Femme fatale », Editons Albin Michel). Cela fait deux tsunamis politiques entre hier soir et ce matin. La campagne, la vraie, n’est pas terminée. Elle ne fait que commencer.

L’Envoyé (très) spécial effectue, cette fois-ci, du (très) bon travail. En filmant et en enregistrant, à leur insu, les apparatchiks de l’UMP, de l’UDF et du PS, Envoyé spécial montre, les acteurs de la scène politique française, tels qu’ils sont. Le bilan n’est pas triste.

A l’UMP, il y a deux sortes de personnages : les classiques et les sarkozyques. Les premiers, sont difficiles à supporter, tout au moins, à travers l’oreille et l’œil cachés d’Envoyé spécial. Les téléspectateurs découvrent des députés plutôt cyniques et assez bouffis. Les seconds, en revanche, donnent une bouffée d’air frais. L’entourage de Sarkozy, en effet, se compose, de personnes, intègres et transparentes. Leurs attitudes sont pratiquement les mêmes, devant une caméra cachée, que devant une caméra visible. C’est plutôt rassurant pour la suite.

A l’UDF, c’est un peu différent, mais les téléspectateurs pouvaient s’attendre à pire. Entre les réalistes qui rentrent dans le rang UMP ; et les utopistes qui, avec Bayrou, créent un nouveau parti (le Mouvement Démocrate), la débâcle UDF fait plutôt sourire.

Mais c’est chez les socialistes, qu’Envoyé spécial, s’avère le plus révélateur. Hormis un responsable de campagne, à l’accent méridional, presque sympathique, les téléspectateurs, se familiarisent, surtout, avec un milieu vulgaire, opportuniste et très divisé. La palme revient à François Hollande, qui ne rate pas une occasion, de bouder ou de critiquer, sa compagne en campagne, Ségolène.

Les téléspectateurs ont aussi le triste privilège, de redécouvrir, des hommes et des femmes, que l’on croyait disparus depuis cinq, dix, voir quinze ans. Daniel Cohn-Benditt et, surtout, André Glucksman, font franchement peur. France 2 aurait tout de même pu mentionner, en début d’émission, « déconseillé aux moins de 18 ans ».

Le livre, sorti en librairie ce matin, raconte les infidélités de François (Hollande) à l’égard de Ségolène ((Royal), avec d’autres femmes (qui n’ont pas bon goût apparemment). Cela aurait poussé Ségolène, dans la course (concurrence) à la présidentielle. Ce sont deux femmes journalistes de gauche qui l’écrivent. Puisqu’on vous dis que la vraie campagne ne fait que commencer.

Miguel Garroté

Virgile Dengler a dit...
Les Français vont-ils (encore) changer d'avis d'ici les législatives de juin prochain?

jeudi 10 mai 2007

Sarko Maltese

On connaissait le héros de bande dessinée Corto Maltese. Voici maintenant Sarko Maltese, alias Sarkozy à Malte. Deux jours et demi de « vacances », avec les médias qui louent avions et hélicoptères, pour filmer la famille Sarkozy, sur un yacht au large de Malte. Le mini séjour de Sarko n’a pas coûté un centime au contribuable. En revanche, les médias ont vraiment de l’argent à balancer par-dessus bord. Louer des objets volants pour filmer un président en short, il n’y que la classe médiatique parisienne pour oser le faire. Pas trop stressant, d’ailleurs, comme métier. Heureusement que les Sarkozy n’étaient pas aux Bahamas. Le lendemain, au Jardin du Luxembourg, l’ex et le next présidents, Chirac and Sarkozy, fêtent l’abolition de l’esclavage. On notera qu’à l’inverse de l’ex, le next n’est pas esclave de son image de marque dans les médias. C’est, espérons-le, l’abolition de cet esclavage-là aussi, qui a été fêté au Jardin du Luxe en Bourg. Sans rancune.
Miguel Garroté

mercredi 9 mai 2007

Bravo Sarko, Ségo KO, Quid des cathos ?

De mon bureau, à 1'500 mètres d’altitude, dans les Alpes suisses, je peux m’offrir le luxe, assez rare de nos jours, de commenter l’élection présidentielle française, avec un certain recul. Je n’ose pas dire, avec une certaine hauteur de vue, car les chutes, quand on se la pète, sont vertigineuses, pas vrai, Ségo ?

A la lecture de la presse, française et étrangère, je constate, qu’au lendemain du scrutin, la plupart des médias disent avoir prévu, dès le début, l’issue de cette saga un brin virtuelle, en l’occurrence la victoire de Nicolas Sarkozy. C’est curieux. Pendant la campagne, celle des médias et des instituts de sondages, la presse nous disait l’inverse, à savoir que tout était possible.

Or, le résultat du second tour est, en effet, cinglant. Bravo Sarko. Ségo K.O. J’en conclus que Sarkozy, depuis le début, avait une longueur d’avance. Que les médias et les sondeurs le savaient mieux que quiconque. Mais qu’en attendant l’issue du 6 mai, ces mêmes médias et sondeurs, trouvaient en la campagne, une poule aux oeufs d’or. En clair, avec les élections, les « faiseurs d’opinion », se sont « fait du pognon ». Dès le début, ils savaient Sarko vainqueur. Et du début à la fin, ils ont entretenu un juteux suspens.

Jean-Marie le Pen, orienté par sa fille Marine, promue chef de campagne, dans le style Star Academy version patriotique, le Pen donc, s’est lamentablement planté. Mal orienté par sa gamine, le voilà désorienté. Dans son parti, le Front National, l’heure est aux règlements de comptes, politiques et financiers. Bruno Gollnisch et Jean-Claude Martinez, notamment, ont publiquement manifesté leur mécontentement. Notons que le Pen, a prôné, l’abstention, au second tour. Et que cela, n’a pas empêché, les électeurs du Front National, de voter pour Sarkozy.

François Bayrou, l’homme du centre balayé au premier tour, s’avère n’être le centre de pas grand chose. On ne passe pas, puisque tel était son cheval de bataille, du tracteur pyrénéen au trône élyséen, simplement, comme ça, d’un coup… Et puis, en déclarant, après le premier tour, qu’il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, au second tour, Bayrou s’est rangé, dans la catégorie, des mauvais perdants. Les amis de Bayrou, cependant, ont voté, pour Sarkozy, au second tour, question de s’assurer un minimum d’avenir politique…

Ségolène Royal encaisse la gifle la plus magistrale de ce grand tour de France présidentiel. Strauss Agha Khan et Fabius mortibus – entre autres mammouths – l’attendaient au virage. On peut d’ailleurs se demander quel virage le Parti socialiste peut encore prendre. Difficile de virer, lorsqu’on finit la course, sur une voie royale de garage, aux allures de cimetière d’éléphants. Sous la rubrique du reality-show, on se souviendra longtemps, du débat télévisé, entre la royale Ségolhaine et le paisible Roi Nicolas. Et puis, on notera, juste en passant, que le soir du scrutin, Ségolène Royal a pris la parole dès 20h02. Soit deux minutes après l’annonce, d’une première estimation de vote, effectuée par le Téléjournal. Il fallait à Ségolène, impérativement parler, avant les mammouths de son parti. Car ceux-ci – et ils ne s’en sont pas privés – allaient lui imputer, à elle, la super-woman rouge cendres, l’entière responsabilité de la débâcle socialiste.

J’ai appris, comme presque tout le monde, que dès le lendemain du résultat, Sarkozy s’est envolé, en jet privé, pour effectuer une petite croisière, en yacht privé, du côté de Malte. J’ai vu et entendu, des politiciens de divers bords, condamner cette façon de procéder. Personnellement, je trouve cela, au contraire, extrêmement sympathique. Car c’est une manière toute sarkozyenne de dire, à la classe politico médiatique parisienne : dites-en ce que vous voulez, de toute façon, j’irai à l’Elysée.

Plus sérieusement, la question se pose, de savoir quelle éthique, mènera, le futur président, d’une République laïque qui reste, dans le Temps de Dieu, la Fille Aînée de l’Eglise. Comment ont voté les cathos ? Au premier tour, 45% pour Sarkozy, 20% pour Bayrou, 11% pour Royal, 9% pour les dinosaures gauchistes, 8% pour Le Pen et 7% pour de Villiers. Au second tour, 80% pour Sarkozy. Pourtant, le futur président, n’a rien promis, sur trois points, essentiels, pour la majorité des catholiques pratiquants, trois points défendus, durant la campagne, par le Cardinal Barbarin : le respect de la vie ; la défense de la famille ; et la liberté de l’enseignement. En revanche, Sarkozy est proche des néo-conservateurs, un courant dont les médias ont peu parlé. Ce courant, ami des Républicains américains et ami d’Israël, avec, par exemple, le journaliste Michel Gurfinkiel, fait le constat suivant : la France souffre de l’hiver démographique ; du choc de l’immigration ; du chaos social ; et de la banqueroute publique. Fait intéressant, les néo-conservateurs ont quelques points communs avec la droite nationale et catholique, représentée, entre autre, par le journaliste Patrice de Plunkett. Les néo-conservateurs ont aussi quelques points communs avec des députés de droite tels Christine Boutin et Christian Vanneste. Cependant, le courant ne passe pas entre ces divers milieux. C’est sans doute le fait d’écrire, à 1'500 mètres d’altitude, qui me fait songer, à une alliance, entre ces divers milieux…

Miguel Garroté
Bravo Sarko, Ségo KO, Quid des cathos ?

De mon bureau, à 1'500 mètres d’altitude, dans les Alpes suisses, je peux m’offrir le luxe, assez rare de nos jours, de commenter l’élection présidentielle française, avec un certain recul. Je n’ose pas dire, avec une certaine hauteur de vue, car les chutes, quand on se la pète, sont vertigineuses, pas vrai, Ségo ?

A la lecture de la presse, française et étrangère, je constate, qu’au lendemain du scrutin, la plupart des médias disent avoir prévu, dès le début, l’issue de cette saga un brin virtuelle, en l’occurrence la victoire de Nicolas Sarkozy. C’est curieux. Pendant la campagne, celle des médias et des instituts de sondages, la presse nous disait l’inverse, à savoir que tout était possible.

Or, le résultat du second tour est, en effet, cinglant. Bravo Sarko. Ségo K.O. J’en conclus que Sarkozy, depuis le début, avait une longueur d’avance. Que les médias et les sondeurs le savaient mieux que quiconque. Mais qu’en attendant l’issue du 6 mai, ces mêmes médias et sondeurs, trouvaient en la campagne, une poule aux oeufs d’or. En clair, avec les élections, les « faiseurs d’opinion », se sont « fait du pognon ». Dès le début, ils savaient Sarko vainqueur. Et du début à la fin, ils ont entretenu un juteux suspens.

Jean-Marie le Pen, orienté par sa fille Marine, promue chef de campagne, dans le style Star Academy version patriotique, le Pen donc, s’est lamentablement planté. Mal orienté par sa gamine, le voilà désorienté. Dans son parti, le Front National, l’heure est aux règlements de comptes, politiques et financiers. Bruno Gollnisch et Jean-Claude Martinez, notamment, ont publiquement manifesté leur mécontentement. Notons que le Pen, a prôné, l’abstention, au second tour. Et que cela, n’a pas empêché, les électeurs du Front National, de voter pour Sarkozy.

François Bayrou, l’homme du centre balayé au premier tour, s’avère n’être le centre de pas grand chose. On ne passe pas, puisque tel était son cheval de bataille, du tracteur pyrénéen au trône élyséen, simplement, comme ça, d’un coup… Et puis, en déclarant, après le premier tour, qu’il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, au second tour, Bayrou s’est rangé, dans la catégorie, des mauvais perdants. Les amis de Bayrou, cependant, ont voté, pour Sarkozy, au second tour, question de s’assurer un minimum d’avenir politique…

Ségolène Royal encaisse la gifle la plus magistrale de ce grand tour de France présidentiel. Strauss Agha Khan et Fabius mortibus – entre autres mammouths – l’attendaient au virage. On peut d’ailleurs se demander quel virage le Parti socialiste peut encore prendre. Difficile de virer, lorsqu’on finit la course, sur une voie royale de garage, aux allures de cimetière d’éléphants. Sous la rubrique du reality-show, on se souviendra longtemps, du débat télévisé, entre la royale Ségolhaine et le paisible Roi Nicolas. Et puis, on notera, juste en passant, que le soir du scrutin, Ségolène Royal a pris la parole dès 20h02. Soit deux minutes après l’annonce, d’une première estimation de vote, effectuée par le Téléjournal. Il fallait à Ségolène, impérativement parler, avant les mammouths de son parti. Car ceux-ci – et ils ne s’en sont pas privés – allaient lui imputer, à elle, la super-woman rouge cendres, l’entière responsabilité de la débâcle socialiste.

J’ai appris, comme presque tout le monde, que dès le lendemain du résultat, Sarkozy s’est envolé, en jet privé, pour effectuer une petite croisière, en yacht privé, du côté de Malte. J’ai vu et entendu, des politiciens de divers bords, condamner cette façon de procéder. Personnellement, je trouve cela, au contraire, extrêmement sympathique. Car c’est une manière toute sarkozyenne de dire, à la classe politico médiatique parisienne : dites-en ce que vous voulez, de toute façon, j’irai à l’Elysée.

Plus sérieusement, la question se pose, de savoir quelle éthique, mènera, le futur président, d’une République laïque qui reste, dans le Temps de Dieu, la Fille Aînée de l’Eglise. Comment ont voté les cathos ? Au premier tour, 45% pour Sarkozy, 20% pour Bayrou, 11% pour Royal, 9% pour les dinosaures gauchistes, 8% pour Le Pen et 7% pour de Villiers. Au second tour, 80% pour Sarkozy. Pourtant, le futur président, n’a rien promis, sur trois points, essentiels, pour la majorité des catholiques pratiquants, trois points défendus, durant la campagne, par le Cardinal Barbarin : le respect de la vie ; la défense de la famille ; et la liberté de l’enseignement. En revanche, Sarkozy est proche des néo-conservateurs, un courant dont les médias ont peu parlé. Ce courant, ami des Républicains américains et ami d’Israël, avec, par exemple, le journaliste Michel Gurfinkiel, fait le constat suivant : la France souffre de l’hiver démographique ; du choc de l’immigration ; du chaos social ; et de la banqueroute publique. Fait intéressant, les néo-conservateurs ont quelques points communs avec la droite nationale et catholique, représentée, entre autre, par le journaliste Patrice de Plunkett. Les néo-conservateurs ont aussi quelques points communs avec des députés de droite tels Christine Boutin et Christian Vanneste. Cependant, le courant ne passe pas entre ces divers milieux. C’est sans doute le fait d’écrire, à 1'500 mètres d’altitude, qui me fait songer, à une alliance, entre ces divers milieux…

Miguel Garroté