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jeudi 14 janvier 2010

Arrêtez d'enquiquiner Ingrid Betancourt !

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Arrêtez d’enquiquiner Ingrid Betancourt !
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Michel Garroté
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Jeudi 14 janvier 2010 – 28 Tevet 5770
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A propos d’Ingrid Betancourt, on a trop parlé et trop écrit, aussi bien pendant sa captivité, que depuis sa libération. Et ce n’est pas terminé, peu s’en faut. Or, c’est précisément ce côté politico-médiatique, voire show-biz, qui m’a tant agacé et qui m’agace encore. Ingrid Betancourt a été libérée par l’armée colombienne. Ingrid Betancourt a transcendé l’horreur de la captivité par la foi et la prière. Voilà les deux faits majeurs. Le reste, c’est la famille d’Ingrid Betancourt, les politiques et les médias qui s’en sont chargés. Et j’ai déjà eu l’occasion d’écrire tout le mal que je pense de ces gens qui, devant les caméras de télévision, se sont livrés à d’indécentes mises en scène. Ce côté exhibitionniste rémunérateur continue maintenant avec les confessions à la noix du deuxième ex-époux d’Ingrid Betancourt. Détail piquant, on reproche à celle-ci d’être désormais attirée par l’argent, mais on écrit sur elle et cela aussi rapporte de l’argent, non pas à l’intéressée, mais à celui qui écrit.
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Ainsi, Axel Gyldèn, sur lexpress.fr, aujourd’hui jeudi 14 janvier 2010, écrit, à propos du récent livre du deuxième ex-époux d’Ingrid Betancourt : « Mais où est passée Ingrid Betancourt ? Après la tornade médiatique qui a suivi sa libération par l'armée colombienne, le 2 juillet 2008, l'ex-candidate à la présidentielle vit une semi-retraite apparente. Retirée de la vie politique, elle partage désormais sa vie entre New York (où sa fille étudie le cinéma), les Seychelles (où elle a vécu dans les années 1980) et Paris (où elle a passé une partie de son enfance). Dans l'espoir de se reconstituer psychologiquement, la captive la plus célèbre de France achève la rédaction d'un livre "introspectif" sur ses six années passées aux mains des Forces armées révolutionnaires (Farc).
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Parallèlement, la Franco-Colombienne participe à un projet de film autobiographique dont les droits ont été accordés à la productrice hollywoodienne de renom Kathleen Kennedy, connue pour ses associations fécondes avec Steven Spielberg. Bien sûr, les critiques ont blessé Ingrid Betancourt. "Ça m'a fait de la peine", a-t-elle admis sur TF1, en juillet dernier, après que son ex-amie Clara Rojas, mais également ses trois compagnons de captivité américains ou encore Noël Saez, l'émissaire français chargé de négocier avec les Farc, eurent exprimé leur déception à l'endroit de cette femme qu'ils accusent d'ingratitude. Et voici que Juan Carlos Lecompte, son second mari, publie un livre édifiant: Ingrid et moi. Il ne s'agit pas d'un règlement de comptes. "J'écris pour tourner la page", confie ce quinquagénaire blessé. Sans doute n'a-t-il pas digéré l'humiliation publique subie à la descente d'avion d'Ingrid Betancourt, le 2 juillet 2008.
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Devant les caméras du monde entier, celle qui fut son épouse pendant treize ans l'ignora ostensiblement avant de s'envoler, deux jours plus tard, pour la France. Sans lui. "Je ne reconnais plus ma femme", écrit Lecompte. Une simple phrase qui donne à comprendre la portée du crime préféré des Farc, l'enlèvement, qui se prolonge bien au-delà du jour où il prend fin. Les psychologues de la fondation colombienne Pais Libre, qui aident les familles d'otages, connaissent bien la question: "L'impact sentimental et la dépression morale causés par les enlèvements sont tels qu'ils peuvent ravager l'équilibre d'un couple. Dans 70 % des cas, cela se termine par un divorce". Celui d'Ingrid et de Juan Carlos a été prononcé voilà moins d'un an » (Fin de l’article de Axel Gyldèn).
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Vu les conditions atroces, et la durée interminable, de la captivité d’Ingrid Betancourt, le simple fait qu’elle ne soit pas devenue complètement folle est déjà, en soi, un miracle. Le fait qu’elle ait vécu l’enfer sur terre ne l’oblige pas à être sainte pour autant. Du reste, l’enfer n’est généralement pas un lieu où l’on devient saint. Ingrid Betancourt a le droit d’avoir des défauts et même des vices. Elle aussi publiera, un jour, son livre. Le seul qui nous intéresse vraiment.
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France - Radioscopie d'un sondage

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Michel Garroté
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Jeudi 14 janvier 2010 – 28 Tevet 5770
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L'Agence France Presse (AFP) diffuse une dépêche (début de la dépêche AFP) sur « l’adhésion des Français aux idées défendues par le FN (le Front National de le Pen) » et sur le fait que cette adhésion « a nettement décru en trois ans, avec notamment une baisse de 15 points de ceux pour qui il y a trop d'immigrés en France, selon un sondage TNS-Sofres Logica pour Le Monde et France 2, publié jeudi ».
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L’AFP poursuit : « Interrogés globalement sur leur position vis-à-vis des idées de Jean-Marie Le Pen, président du Front national, « 18% se disent d'accord (- 8 points par rapport à décembre 2006). Le désaccord augmente de 7 points, à 77%. C'est sur les thèmes de la sécurité et de la justice que l'acquiescement est le plus fort, à 23%, en baisse cependant de 9 points en trois ans. Les prises de position de M. Le Pen concernant les immigrés sont approuvées par 18% (- 6 points) ».
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L’AFP ajoute : « Même désaffection concernant une série d'affirmations souvent entendues dans la bouche de frontistes. "On ne défend pas assez les valeurs traditionnelles en France" continue à susciter l'accord d'une large majorité (65%, -5). "La justice n'est pas assez sévère avec les petits délinquants" recueille 60% d'adhésion (-9). "Il y a trop d'immigrés en France" est un point de vue partagé à 44%, 15 points de moins qu'il y a trois ans. Parallèlement à cet éloignement, les Français sont nettement moins nombreux à considérer que le FN et son président "représentent un danger" : 52% contre 65% fin 2006 ».
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L’AFP précise : « Ce taux est le plus bas depuis 2000. Aux yeux de l'ensemble des Français, c'est désormais Marine Le Pen qui "incarne le mieux le Front national aujourd'hui" : 39% sont de cet avis, contre 30% citant le président et 4% Bruno Gollnisch, l'autre vice-président du Front. Parmi les seuls sympathisants FN, 47% optent pour Marine, 46% pour Jean-Marie. La jeune femme reste, aux yeux de 43% "plutôt la représentante d'une extrême droite nationaliste et xénophobe", pour 36% plutôt celle "d'une droite patriote et attachée aux valeurs traditionnelles" ».
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L’AFP conclut : « Mais c'est cette deuxième image qui est massivement choisie par les sympathisants FN (96%). Sondage réalisé les 4 et 5 janvier auprès de 1.000 personnes représentatives de l'ensemble de la population de 18 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile (Méthode des quotas) » (Fin de la dépêche AFP).
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La Sofres, qui a participé au sondage, et l’AFP, qui se livre à sa propre interprétation de ce même sondage, sont toutes les deux réputées, à juste titre, de gauche. En outre, les sondés ont été interrogés à leur domicile. Autrement dit, ils n’ont pas bénéficié de la confidentialité. Et cela a peut-être influencé leurs réponses aux questions posées par TNS-Sofres Logic. Enfin, le sondage a été effectué pour Le Monde et France 2, deux médias réputés, à juste titre, de gauche.
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Cela dit, certaines réponses restent assez éclairantes. Ainsi, une très grande majorité (65%) des sondés considèrent toujours que "On ne défend pas assez les valeurs traditionnelles en France". Une très grande majorité (60%) des sondés considèrent toujours que "La justice n'est pas assez sévère avec les petits délinquants". Près de la moitié des sondés (44%) considèrent toujours que "Il y a trop d'immigrés en France".
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Autrement dit, l’AFP, commentant le sondage de TNS-Sofres Logic, commence par alléguer que « l’adhésion des Français aux idées défendues par le FN a nettement décru en trois ans, avec notamment une baisse de 15 points de ceux pour qui il y a trop d'immigrés en France ». Mais l’AFP reconnaît aussitôt que entre 44% et 65% des Français considèrent qu’on ne défend pas assez les valeurs traditionnelles en France, que la justice n'est pas assez sévère avec les petits délinquant et qu’il y a trop d'immigrés en France.
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Alors, de deux choses l’une. Soit les sondés prétendent ne pas adhérer aux idées du FN tout en soutenant le FN sur les valeurs traditionnelles de la France, sur la délinquance et sur l’immigration. Soit les sondés souhaitent plus de valeurs traditionnelles, moins de délinquance et moins d’immigration, mais sans adhérer aux idées du FN. Ce qui signifierait que les Français pourraient, éventuellement, à l’avenir, ne pas voter pour le FN, jugé « trop à droite ». Mais ne pas non plus voter pour l’UMP, jugée « pas assez à droite ».
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Et par conséquent, cela signifierait que les Français pourraient, éventuellement, à l’avenir, voter, au moins au premier tour, pour les mouvements situés quelque part entre l’UMP et le FN (c’est ce que je ferais éventuellement ; au premier tour ;). C’est à dire, par exemple, pour le Parti de la France (de l’ex-FN Lang). Ou, par exemple, pour la Nouvelle Droite Républicaine (de l’ex-FN Touzé). En revanche, si les personnes sondées se sont distancés du FN uniquement par crainte de se dévoiler devant TNS-Sofres Logic qui les a, je cite l’AFP, « interrogées en face à face à leur domicile » (sans les mettre en garde à vue), alors cela signifierait que 44% à 65% des sondés, quoi qu’ils aient prétendu lors du sondage, soutiennent, en réalité, le FN sur plus de valeurs traditionnelles, sur moins de délinquance et sur moins d’immigration. Les prochaines élections régionales nous aideront peut-être à y voir plus clair…
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mercredi 13 janvier 2010

L'Islam est humaniste et universel

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Michel Garroté
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Mercredi 13 janvier 2010 – 27 Tevet 5770
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Le Conseil Régional du Culte Musulman d'Ile-de-France (CRCM) estime que l'expulsion, vendredi 8 janvier 2010, d'un imam ayant tenu des propos violents, je cite le CRCM, « ne peut qu’alimenter l’amalgame et la méfiance, et stigmatiser l’islam et les musulmans dans notre pays ». Le Conseil régional du culte musulman d'Ile-de-France, je cite, « témoigne sa confiance envers la quasi-totalité des imams qui diffusent la bonne parole et véhiculent le message humaniste et universel de l’islam, message porteur de paix et de fraternité. C’est dans le cadre de leurs engagements religieux et citoyens qu’ils veillent à consolider le bon vivre ensemble, l’attachement à la France, et la cohésion sociale de notre pays ».
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A celles et ceux qui souhaiteraient approfondir « le message porteur de paix et de fraternité » de l’islam allégué par le Conseil Régional du Culte Musulman d'Ile-de-France, je recommande le dernier livre de Laurent Lagartempe, Origine de l’islam, paru aux Editions de Paris, un éditeur qui, je le rappelle ici, a également publié « Le monde arabe existe-t-il ? » de notre ami Lucien Oulahbib.
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A celles et ceux qui souhaiteraient découvrir les persécutions incessantes contre les chrétiens en terre d’islam, persécutions que le Conseil Régional du Culte Musulman d'Ile-de-France se garde bien de dénoncer, je recommande le site de l’Aide à l’Eglise en Détresse (http://www.aed-france.org/ ).
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A celles et ceux qui souhaiteraient à tout prix expérimenter la réalité du « bon vivre ensemble », de « l’attachement à la France » et de « la cohésion sociale » allégués par le Conseil Régional du Culte Musulman, je recommande un séjour en Ile-de-France dans les zones à majorité mahométane (zones dites de non droit). Pour votre séjour (et pour votre sécurité), demandez à vous faire accompagner par un délégué (bilingue) du Mrap (dans sa voiture à lui). En cas d’agression, prenez la défense de l’agresseur. Et pour les dégâts éventuels, inculpez le Mrap qui paiera.
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mardi 12 janvier 2010

Chrétien, je parle des Juifs. Et un Juif parle des Chrétiens

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Michel Garroté - Comme c'est amusant. Chrétien, je parle des Juifs. Et un Juif, ici Gilles William Goldnadel, parle des Chrétiens. C'est sans doute parce que les médias, notamment les médias à travers leur vision d'Israël, véhiculent une image plutôt judéophobe du peuple juif, que je parle des Juifs tels qu'ils sont et tels qu'ils sont médiatiquement persécutés. Et c'est peut-être parce que les Chrétiens, notamment les Chrétiens persécutés, sont médiatiquement ignorés, qu'un Juif, ci-dessous, en l'espèce, il s'agit de Gilles William Goldnadel, parle des Chrétiens ; des Chrétiens en général et des Chrétiens persécutés en particulier. Dans le fond, c'est peut-être cela, après tout, l'amitié judéo-chrétienne au 21e siècle. Cela dit, on apprécierait, qu'un jour, notre clergé se décide à passer un peu moins de temps à se rapprocher des mahométans ; et qu'il se décide, aussi, à dépenser un peu plus d'énergie à dénoncer les persécutions anti-chrétiennes en terre dite d'islam.

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ARABIE, ADAGES ET AUTRES APOPHTEGMES

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Par Gilles William Goldnadel
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Il y a une petite quinzaine, la presse française annonçait sans même sourire que le Parlement Arabe (improbable assemblée désignée par la Ligue du même nom) avait voté une motion condamnant avec sévérité la votation helvétique sur les minarets.
Les distingués parlementaires entendaient stigmatiser l'atteinte portée, selon eux, à la liberté du culte islamique. La semaine dernière, la Croix du mardi 5 janvier publiait un article indiquant que 70 % de la population mondiale était victime de discriminations religieuses.


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Arrivent en tête : l'Arabie Saoudite, le Pakistan, l'Iran, l'Égypte, la Turquie et l'Indonésie. Il y a quelques jours, six coptes égyptiens ont été assassinés dans l'indifférence générale. Au même moment, le génocide des chrétiens du Sud Soudan reprenait sans bruit. Pour tenter de combattre le verrouillage médiatique en la matière, je recommande l'ouvrage de Raphaël Delpart : «Les persécutions des chrétiens» chez Michel Lafon.
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En Turquie, trois missionnaires protestants, un Allemand et deux turcs convertis ont été sauvagement massacrés : les tortionnaires bâillonnèrent leurs victimes, les poignardèrent, puis leur tranchèrent la gorge.
En Algérie, le culte chrétien a dû se faire particulièrement discret depuis que nos sept moines de Tibihérine ont été décapités et que l'évêque français d'Oran ait été exécuté la même année.
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En Arabie Saoudite, on dénombre en tout et pour tout quatre prêtres sur la côte orientale et deux à Ryad. Ils sont soumis en permanence à la vindicte de la police religieuse dépendant des ecclésiastiques chargés de faire appliquer la loi : décapitations fréquentes pour les crimes les plus qualifiés dont l'apostasie (c'est-à-dire la conversion à une autre religion). Les lieux de culte chrétien sont interdits.
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Après recherches, je n'ai trouvé aucune motion d'aucun parlement arabe qui aurait eu l'idée de condamner ces manquements, sans doute, plus sérieux à la liberté religieuse qu'une interdiction d'ordre architectural.
Il est un principe central que l'on retrouve à la fois dans la Torah, les Évangiles, chez les philosophes agnostiques comme chez les Zoroastriens : Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse.
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J'indique, à toutes fins, à tous les parlementaires et intellectuels du monde arabe que cette maxime rabâchée existe également dans un hadith du Coran.
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Il serait bon que de temps à autre ce soit la presse bien-pensante qui le rappelle au lieu d'un juif mécréant.
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Copyright Gilles William Goldnadel
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vendredi 8 janvier 2010

Nazisme - Le syndrome de Stockholm

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Michel Garroté
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Vendredi 8 janvier 2010 – 22 Tevet 5770
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Je m’étais permis une petite colère le jour même du vol del'inscription "Arbeit macht frei" à Auschwitz-Birkenau. Je m’étais permis une petite colère, parce que le jour même du vol, l’AFP avait tenté d’écarter la piste néo-nazie. Or, l’AFP ne pouvait pas, le jour même du vol, disposer d’éléments suffisants pour affirmer cela. Voici que maintenant, l’AFP, avec lepoint.fr, nous parle, à propos du vol de l'inscription "Arbeit macht frei", d’un possible réseau terroriste islamique lié à un mouvement suédois nazi.
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Ainsi, lepoint.fr avec l’AFP, dans un article intitulé « Un ex-dirigeant nazi suédois aurait commandité le vol d'Auschwitz en vue d'attentats », écrivent (extraits) : « Le vol de l'inscription allemande "Arbeit macht frei" de l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau devait servir à financer des attentats à la bombe contre le Parlement et le gouvernement suédois. C'est ce que révèle le tabloïd suédois Expressen qui dit s'appuyer sur le témoignage d'un ex-dirigeant nazi suédois (ndmg : il s'agit d'Anders Högström selon le quotidien polonais Fakt), soupçonné d'être le commanditaire du vol.
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Selon cet homme, la vente du panneau aurait pu rapporter plusieurs millions de couronnes qui auraient financé ces attentats. "Mais je ne voulais en aucune manière être impliqué là-dedans", se défend l'ex-dirigeant politique. "J'ai contacté la police immédiatement, dès que l'inscription a été volée, et je lui ai donné toutes les informations dont je disposais. Je n'ai pas commis de crime. J'ai veillé à ce que l'inscription soit retrouvée", dit-il en précisant n'avoir été qu'un "intermédiaire. Mon rôle était d'aller chercher le panneau en Pologne (ndmg : l’ex-dirigeant nazi suédois est donc soupçonné d'être le commanditaire du vol et il allègue n’être qu’un « intermédiaire » tout en déclarant : « Mon rôle était d'aller chercher le panneau en Pologne »…).
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"J'étais un intermédiaire et je devais m'occuper de la vente", a déclaré l'homme à Expressen, qui le présente sans donner son nom, uniquement sous le qualificatif générique "l'ex-leader nazi". Selon le quotidien polonais Fakt, il s'agit d'Anders Högström, qui a fondé en 1994 et dirigé pendant cinq ans le Front national socialiste, un mouvement néonazi suédois qu'il a quitté en décembre 1999 (ndmg : cela signifie-t-il que la Suède, contrairement à l’Allemagne par exemple, n’interdit pas les partis nationaux-socialistes ? Sachant que la Suède héberge des islamistes radicaux et que ceux-ci sont des lecteurs assidus de « Mein Kampf », l’existence en Suède de mouvements tel que le Front national socialiste n’est guère rassurant…).
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Un autre quotidien polonais, Gazeta Wyborcza, évoque lui simplement "Anders H.". Après avoir quitté son parti, Högström, 33 ans et originaire de Karlskrona, dans le sud de la Suède, avait dit avoir pris ses distances avec le nazisme et a fait partie d'une association baptisée Exit qui aide les jeunes à quitter les mouvements d'extrême droite, selon la presse suédoise.
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Une porte-parole de la police de Cracovie (ndmg : Katarzyna Cislo) a minimisé le rôle du suspect. "Le coup de téléphone en provenance de Suède a eu lieu au moment où nous étions déjà en train d'arrêter les voleurs", a déclaré à l'Agence France Presse Katarzyna Cislo (ndmg : porte-parole de la police de Cracovie) en réponse aux déclarations dans Expressen. "La prime pour les informations qui ont permis d'arrêter les voleurs sera partagée entre deux personnes domiciliées en Pologne", a-t-elle ajouté sans plus de précision.
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Le parquet polonais en charge de l'enquête a annoncé mercredi avoir identifié trois personnes vivant en Suède - sans révéler leur identité - et demandé à pouvoir les interroger dans le cadre de l'enquête sur le vol de l'inscription allemande, le 18 décembre dernier. Cinq Polonais ont déjà été arrêtés ».
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jeudi 7 janvier 2010

IRAN - Déterrer des sites enterrés

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IRAN - Déterrer des sites enterrés
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Michel Garroté
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Jeudi 7 janvier 2010 – 21 Tevet 5770
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Dans un article intitulé « Comment l'Iran a enterré ses sites atomiques », Maurin Picard, à Vienne, pour Le Figaro du 6 janvier 2010, se livre à l’analyse suivante, qui n’est pas, à mon sens, fiable à cent pour cent et que je commente en bas de page (début de l’article de Maurin Picard) : « Le 25 octobre 2009, lorsque les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) parviennent sur le site nucléaire iranien de Fordo, dont l'existence avait été dévoilée un mois auparavant, ils découvrent, effarés, des infrastructures sommaires, à moitié enterrées dans la montagne, truffées de batteries de missiles et de nids de mitrailleuses, défendues par des unités peu avenantes de gardiens de la révolution. Drôle d'ambiance pour un site industriel en plein désert, inachevé et censé faire partie d'un programme nucléaire purement civil.
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Sommé de s'expliquer à Vienne au siège du ‘chien de garde nucléaire’ de l'ONU (ndmg l’Agence Internationale de l’Energie Atomique), le régime chiite dégaine une explication préparée d'avance : Fordo pouvant à tout moment être attaquée par l'aviation israélienne, il convenait de protéger le site et d'en dissimuler l'existence, malgré les obligations de transparence auxquelles Téhéran est soumis du fait des accords de garanties nucléaires signés avec l'AIEA. Cette justification, déjà employée dans le cas de Natanz, l'autre site d'enrichissement d'uranium dont l'existence avait été dévoilée en août 2002 et qui abriterait plus de 8 000 centrifugeuses, entre dans le cadre d'une stratégie de ‘défense passive’, qui complique singulièrement la tâche des stratèges occidentaux.
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Le programme nucléaire iranien, disséminé aux quatre coins du territoire, a été en grande partie enterré avec ses équipements les plus sophistiqués, notamment les centrifugeuses, qui permettent d'enrichir l'uranium, dissimulées dans de gigantesques souterrains aux entrées bien gardées. À Ispahan, site de conversion de l'uranium, l'étape qui précède l'enrichissement, la montagne a été creusée comme du gruyère, et pas moins de six accès ont été inventoriés par les services secrets occidentaux. L'opposition iranienne en exil, contestée pour ses révélations parfois fantaisistes et sa dépendance vis-à-vis de la CIA, évaluait en 2005 à 14 le nombre de chantiers souterrains liés à des sites militaires ou à la production d'armements. Elle vient en décembre de revoir cette projection à la hausse, la faisant passer à 19.
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Ces myriades de tunnels constituent probablement l'argument le plus solide dont dispose l'Iran face à la frustration des Occidentaux et la colère d'Israël, intimement persuadé que le régime chiite lui voue une haine mortelle. Pour Washington comme pour Tel-Aviv, la perspective de frappes aériennes revêt un faible intérêt stratégique, en l'absence de missiles de haute précision capables de perforer ces tunnels et y semer la dévastation. Outre leur énorme coût politique supposé, des raids surprises n'endommageraient que légèrement les infrastructures visées. ‘(Les tunnels) compliquent la précision de votre tir, opine Richard Russell, ancien analyste de la CIA cité par le New York Times. Nous avons l'habitude de cibles situées en surface. Lorsqu'elles sont souterraines, elles deviennent de véritables trous noirs. Vous n'êtes jamais sûrs de ce qui peut s'y trouver’.
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Privée de ce recours virtuel à la force, corollaire indispensable à une politique d'apaisement et un accord commercial espéré sur la fourniture d'uranium à l'Iran, l'Administration américaine envisage très sérieusement de réduire la voilure si de nouvelles sanctions devaient être promulguées au Conseil de sécurité des Nations unies. Tandis que la contestation du régime se poursuit en Iran, la Maison-Blanche préfère renoncer à endiguer l'importation de pétrole raffiné, pour mieux cibler les activités financières et commerciales des gardiens de la révolution, véritables maîtres d'œuvre du programme nucléaire » (fin de l’article de Maurin Picard).
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Maurin Picard allègue : « Pour Washington comme pour Tel-Aviv, la perspective de frappes aériennes revêt un faible intérêt stratégique, en l'absence de missiles de haute précision capables de perforer ces tunnels et y semer la dévastation. Outre leur énorme coût politique supposé, des raids surprises n'endommageraient que légèrement les infrastructures visées ». Cette allégation nous est servie depuis au moins deux ans par la classe politico-médiatique. Elle part de l’idée que des frappes aériennes n'endommageraient que légèrement les infrastructures visées avec, en plus, un énorme coût politique. Or, des frappes aériennes retarderaient le nucléaire offensif iranien de plusieurs années, ce qui n’est pas négligeable, puisqu’il s’agit de la survie du peuple israélien. Quant au soi-disant « énorme coût politique », c’est un peu comme si Hitler avait détenu l’arme atomique et que l’on avait qualifié « d’énorme coût politique » le courroux de ce même Hitler après que l’on eut réduit en miettes son arsenal nucléaire. Dans le fond, si l’on pousse ce drôle de résonnement jusqu’au bout, cela signifierait que la réaction de l’Iran à des frappes aériennes pèse plus lourd dans la balance que la vitrification nucléaire de six millions de Juifs Israéliens par le régime iranien.
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Maurin Picard, pour étayer son analyse, cite Richard Russell, ancien analyste de la CIA, lui-même cité par le New York Times : « Les tunnels compliquent la précision de votre tir. Nous avons l'habitude de cibles situées en surface. Lorsqu'elles sont souterraines, elles deviennent de véritables trous noirs. Vous n'êtes jamais sûrs de ce qui peut s'y trouver ». Cette analyse n’a aucune valeur. Car lorsque la CIA veut faire passer un message, elle organise une fuite, de la part d’un ancien, qui s’exprime dans le New York Times. Or, la CIA n’est pas le service américain de renseignement compétant en matière de frappes aériennes contre des sites nucléaire. Et les allégations publiées dans le New York Times n’ont pas plus de valeur que celles publiées, par exemple, dans Le Monde. On peut aussi voir la chose ainsi : la CIA fait passer dans le New York Times un message rassurant qui s’adresse aux Iraniens, mais qui cache les vraies intentions des USA et d’Israël.
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Maurin Picard ajoute que « la Maison-Blanche préfère renoncer à endiguer l'importation de pétrole raffiné (ndmg importation, par l’Iran, de pétrole raffiné, car l’Iran investit dans le nucléaire, mais pas dans le raffinement de son propre pétrole…), pour mieux cibler les activités financières et commerciales des gardiens de la révolution, véritables maîtres d'œuvre du programme nucléaire ». On peut comprendre, à la rigueur, que le Figaro, son Conseil d’Administration et les membres de son Conseil d’Administration soient favorables à la continuation de l’exportation, vers l’Iran, de pétrole raffiné, puisque ces exportations génèrent des gains pour les groupes pétroliers occidentaux et participent ainsi au fonctionnement des économies occidentales. Quant à, je cite Maurin Picard, « mieux cibler les activités financières et commerciales des gardiens de la révolution, véritables maîtres d'œuvre du programme nucléaire », j’ai très envie d’ajouter : à propos de « mieux cibler » justement, il serait indispensable, en cas de frappes aériennes contre le nucléaire offensif iranien, de bien cibler, aussi, au même moment, les bâtiments des gardiens de la révolution. Retarder le nucléaire offensif iranien de quelques années par le biais de frappes aériennes, c’est très bien. Mais détruire, par la même occasion, les gardiens de la révolution nazislamiste, c’est encore mieux. A l’heure où le peuple iranien, au péril de sa vie, affronte le régime des ayatollahs intégristes au pouvoir depuis trente ans, la liquidation des gardiens de la révolution serait même un acte humanitaire. Penser cela est hautement incorrect. Le mettre par écrit, c’est carrément de la provocation.
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Quand l'antiracisme devient racisme

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Michel Garroté
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Jeudi 7 janvier 2010 – 21 Tevet 5770
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Eric Besson, ministre français de l’immigration et de l’identité nationale a déclaré tout récemment, je cite : « la France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage ».
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Conglomérat vient du verbe conglomérer. C’est un terme qui signifie amasser en peloton, entasser, pelotonner. Bernardin de Saint-Pierre, dans Étude IV, écrivait : « Ils formèrent à leur confluent d'horribles contre-marées qui conglomérèrent les sables, les cailloux ».
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Quant au métissage, selon la définition de Littré, c’est, je cite Littré, "l’action de croiser une race avec une autre pour améliorer celle qui a moins de valeur".
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L'expression de métissage est réservée généralement pour les croisements pratiqués dans l'espèce ovine, soit les moutons. Gayot, dans le Bulletin de la Société d'Agriculture de France, IIIe série, tome III, page 590 écrivait, je cite : « J'arrive au métissage, c'est-à-dire au croisement arrêté à la première ou à la deuxième génération en vue de créer une race intermédiaire ».
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En outre, métissage vient de métis. A propos de métis, Littré écrivait, je cite : "Qui est né d'un blanc et d'une Indienne (d'Amérique), ou d'un Indien (d'Amérique) et d'une blanche ; on dit mulâtre quand il s'agit d'un blanc et d'une négresse, ou d'un nègre et d'une blanche" (c’est donc Littré qui écrivait cela). (…) "Le produit de deux reproducteurs de races différentes s'appelle premier métis ; demi-sang, lorsque l'un des reproducteurs est de pur sang ; le produit de l'accouplement d'un premier métis avec un individu d'une des races primitives s'appelle deuxième métis ou trois quarts de sang. On dit aussi troisième métis, quatrième métis, etc."
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« Il y a des formes d'hommes, en certains endroits, qui ont fort peu de ressemblance avec la nostre, et y en a de metisses et ambigues entre l'humaine et la brutale », écrivait Charron, dans Sagesse, I, 43.
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Eric Besson, actuel ministre français de l’immigration et de l’identité nationale, en utilisant les termes « conglomérat » et « métissage », effectue un pas en arrière de plusieurs siècles. En essayant d’être « anti-raciste », Eric Besson utilise en réalité des termes qui remontent à l’époque des thèses raciales et racistes. Si la France est un conglomérat de métissages comme l’a déclaré Eric Besson, alors la voie est désormais ouverte aux pires thèses racistes. Car chacune et chacun, dans ce conglomérat métissé, va vouloir affirmer son identité et son origine. Je vois mal en effet, en France, les Algériens, les Marocains et les Maliens par exemple, considérer qu’ils n’ont plus d’identité, plus d’origine, et qu’ils ne sont que des métis aglomérés dans un conglomérat. A trop se la jouer multiculturel, on finira par déclencher des revendications éminemment raciales de toutes parts, y compris côté maghrébin et côté africain.
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Dernier point : pour ce qui me concerne, je suis franco-suisse d'origine hispano-allemande et je vis en Suisse. Je suis né et j'ai grandi en Suisse parce que jadis mes aieux ont quitté leur pays d'origine respectif pour éviter la persécution. Je ne suis pas Juif, mais à gauche et dans la droite extrême on me reproche ma judaïté en raison des mes écrits. Je suis de droite, ça par contre, c'est vrai (on va dire deux centimètres à droite de l'UMP, c'est à dire à gauche du Front National). De tous ces faits-là, suis-je, selon la dialectique bessonnique, un raciste, un antiraciste, un métis, un agloméré ou les quatre à la fois ? Faudrait poser de ma part la question au guichet du ministère concerné.
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Car moi, depuis ici, à 1'500 d'altitude dans les Alpes suisses sans minarets, je n'ai pas vraiment l'occasion d'interroger les ministères de l'Hexagone sur leurs motivations profondes. Et puis, je n'arrive plus à les prendre au sérieux, même à distance. En fait, je les trouve ridicules, pitoyables et, surtout - avec leurs théories fumeuses et dangereuses - et bien, pour l'instant, leur avis, je m'en tape. En revanche, j'ai bien peur qu'en France, les 65 millions d'habitants du conglomérat métissé finnissent un jour par en avoir plus qu'assez du jargon politiquement correct. Ce qui pourrait déclencher des effets collatéreaux.
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mercredi 6 janvier 2010

Un Airbus peut cacher un Rafale

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Michel Garroté
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Mercredi 6 janvier 2010 – 20 Tevet 5770
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En France, le wire et la blogosphère (y compris le monolingue Jean-Dominique Merchet mal orthographié) s’agitent, à propos du chasseur français Rafale, et à propos de l'avion de transport militaire A 400M du Groupe Airbus. Il est vrai que, dans ce contexte, le crash de l’Airbus d’Air France sur le vol AF447 Rio - Paris, le 1er juin 2009, reste, encore et toujours, privé d’explications fiables. Pour revenir au chasseur français Rafale, il se retrouve dernière le chasseur suédois Gripen, et derrière le chasseur américain F-18 américain, selon les préférences de l'armée de l'air brésilienne transmises au ministre brésilien de la Défense Nelson Jobim. C’est le journal brésilien La Folha do Sao Paulo qui publie cette information. L’armée de l'air brésilienne invoque des arguments financiers, techniques, opérationnels, logistiques, industriels, commerciaux, de compensation et de transfert de technologie…
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Quant à l'avenir de l'avion de transport militaire A 400M du Groupe Airbus, il semble compromis, en l'absence d'accord entre le Groupe Airbus et ses sept Etats partenaires. Le Financial Times Deutschland informe que le patron d'Airbus envisage l'abandon du programme. Son coût a augmenté de 25 %, passant de 20 milliards à 25,3 milliards d'euros.
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Pour mémoire, et puisqu’on parle d’aviation, je reproduis ci-après l’analyse de Albert Soued concernant le crash du vol AF447 Rio - Paris, analyse parue sur www.nuitdorient.com : « Côte à côte ces 2 nouvelles : 1- Les causes de l'accident du vol AF447, qui a fait 228 morts entre Rio et Paris le 1er juin dernier, restent à ce jour inconnues, selon le nouveau rapport du Bureau d'enquêtes et d'analyses. 2- Téhéran donne ses directives : d’après un journal koweïtien, Téhéran aurait convoqué d’urgence le vice-président syrien Farouk A-Shara ou son ministre des Affaires étrangères Walid Al Mouallem ainsi que le chef du Hezbollah afin de leur donner des directives, à suivre au cas où une guerre éclaterait et que les sites nucléaires de l’Iran seraient attaqués. Citant un diplomate d’un des pays du Golfe persique, le journal indique que le leader du Hezbollah, Nasrallah est attendu à Téhéran ces prochains jours afin de recevoir directement les directives du régime iranien. Des membres de l’opposition iranienne, en exil à Paris, ont révélé que les services de Renseignements iraniens avaient déjà désigné leurs futures cibles en cas d’offensive : parmi elles figurent le Premier ministre israélien Netanyahou, le ministre de la Défense Barak et des dirigeants de Grande Bretagne, de France, du Koweït et d’Arabie Saoudite. Pas besoin d'être parano pour comprendre ce qui s'est passé après l'inauguration de la base navale française à Abou Dhabi ».
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mardi 5 janvier 2010

Le meurtre schizophrène anti-juif n'est plus un délit

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Michel Garroté
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Mardi 5 janvier 2010 – 19 Tevet 5770
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La chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris juge aujourd’hui mardi « pénalement irresponsable » Adel Amastaibou, accusé d'avoir tué Sébastien Sellam en 2003 à coups de couteau. Selon les psychiatres, le meurtrier est « schizophrène » et il « ne peut pas » être jugé pénalement. «C'est un scandale», réagit Me Axel Metzker, avocat de la famille de la victime pour qui ce crime est anti-juif. «On va se battre et on ira jusqu'à la cour européenne», ajoute Me Axel Metzker. Le 20 novembre 2003, Sébastien Sellam est retrouvé mort, tué à coups de couteau. Ce jour-là, Adel Amastaibou rentre chez sa mère couvert de sang et lui dit qu'il a tué Sébastien Sellam. Sa mère appelle la police. Au commissariat, Adel Amastaibou reconnaît les faits. Calme et cohérent, sourire aux lèvres, Adel Amastaibou affirme aux policiers qu'il est satisfait de son acte et content s'il est mort « ce sale juif ». Auparavant, Adel Amastaibou avait déjà attaqué un rabbin.
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A cet égard, on peut lire, sur http://l-affaire-selam.blogspot.com/ (extraits) : « Dans la nuit du 19 au 20 novembre 2003, Sébastien Selam, jeune disc jockey en pleine ascension, qui mixait dans les plus grandes discothèques de la capitale sous le nom de DJ Lam C, est fauché en pleine gloire. Dans les sous-sols de son immeuble de la rue Louis-Blanc, dans le Xe arrondissement, il tombe sur Adel Amastaibou et (…) Sébastien Selam est violemment pris à partie par cet homme qu'il connaît pourtant depuis des années. Tué à coups de couteau, égorgé, défiguré, le jeune DJ s'effondre tandis que son agresseur déclare à qui veut l'entendre : « J'ai tué un Juif ! J'irai au Paradis ». Vengeance d'un homme à qui la gloire de Sébastien Selam était insupportable ? Les proches de la victime en sont persuadés, tout comme ils soutiennent que l'antisémitisme d'Amaistabou était connu et même clamé. (…) N'a-t-il pas été jugé, quelque temps avant le crime, pour avoir menacé de mort un rabbin ? (…) » (fin des extraits du document publié sur http://l-affaire-selam.blogspot.com/).
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Al-Qaeda et l'ottomania en pleine forme

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Michel Garroté
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Mardi 5 janvier 2010 – 19 Tevet 5770
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Tiens, voilà que certains se réveillent. Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon appuie l'initiative britannique pour l'organisation d'un Sommet international urgent, fin janvier 2010, sur la situation sécuritaire au Yémen. Ban Ki-moon se dit très préoccupé par les activités d'Al-Qaeda au Yémen. La situation au Yémen est une menace non seulement pour la stabilité régionale mais aussi pour le monde entier, déclare de son côté la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
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Quant à Obama, il réunit aujourd’hui mardi les Chefs des Agences de Renseignements américaines pour étudier les moyens d'éviter qu'une tentative d'attentat similaire à celle du jour de Noël ne se répète. "Mardi, à Washington, je rencontrerai personnellement les Chefs d'Agences concernées pour discuter (...) de l'amélioration de la sécurité et du partage des renseignements dans nos opérations de contre-terrorisme", déclare Obama dans un communiqué. Voilà pour celles et ceux qui se réveillent.
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En revanche, concernant ceux qui continuent de rêver, citons le Figaro qui s’extasie à propos de l’impérialisme turc : « Sur 360° et en trois dimensions, une fresque géante reproduit la conquête de Constanti­nople (ndmg il s’agit ici de l’invasion et de l’occupation mahométanes de la Chrétienté d’Asie mineure, à l’origine, un espace de culture grecque) : c'est l'attraction phare du Musée historique panoramique de 1453. Depuis son inauguration il y a un an par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan (ndmg je me disais bien qu’il devait y être pour quelque chose), il voit défiler toutes les écoles d'Istanbul (…).
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Ce musée, fondé par la municipalité d'Istanbul , est révélateur de l'«ottomania» en vogue en Turquie (ndmg qu’en termes choisis ces choses là sont dites). Après avoir longtemps méprisé «l'homme malade de l'Europe» (ndmg à laquelle Recep Tayyip Erdogan et son grand peuple veulent adhérer), les Turcs redécouvrent leur passé ottoman et se penchent avec nostalgie sur un empire qui, au faîte de sa puissance, rayonna des Balkans à la péninsule arabique (ndmg je précise ici une deuxième fois que ces lignes figurent dans le Figaro ; non mais je précise car certains vont me demander dans quel journal turc j’ai trouvé cet éloge servile de l’impérialisme ottoman) (…).
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La solennité des derniers honneurs rendus à Ertugrul Osman, le petit-fils du sultan Abdullamid II, en septembre, illustre le retour en grâce de l'Empire ottoman » (ndmg et bien nous voilà au moins renseignés sur la vraie nature de ce grand et noble pays si désireux de faire partie de l’Union européenne ; sans le faire exprès, le Figaro nous a sacrement éclairés sur ce qui nous attend, en Europe, et des Balkans à la péninsule arabique, avec la lignée de Abdullamid, Ertugrul Osman et Recep Tayyip Erdogan ; sans oublier que Recep Tayyip Erdogan soutient, aussi, les ouïgours turcophones du Xinjiang chinois ; pfff…, purée de poix chiches, on n’est pas sortis du bouiboui, nom d’un kebab…).
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lundi 4 janvier 2010

Pourquoi je ne soutiens plus Sarkozy

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Pourquoi je ne soutiens plus Sarkozy
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Michel Garroté
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Lundi 4 janvier 2010 – 18 Tevet 5770
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Voici ce que déclarait Sarkozy le 8 janvier 2008 (1) : « L’authenticité se lit sur mon visage. Je ne triche pas. Je ne truque pas. Ça fait 30 ans que je suis dans la vie politique, personne ne m’a pris le doigt dans le pot de confiture du mensonge ».
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C’était donc en janvier 2008, soit près de huit mois après son élection. Entre deux, Sarkozy avait tout de même largué son épouse ; et invité le dictateur libyen Kadhafi, pour quinze jours, en France. Puis il a épousé une gauchiste milliardaire. Il a mis « l’islamophobie » sur le même plan que l’antisémitisme. Il a invité le dictateur syrien Bachar al Assad un 14 Juillet à Paris.
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Il a traité le Premier ministre israélien, démocratiquement élu contrairement à Kadhafi et Assad, comme un pestiféré. Alors que lors de sa campagne électorale, il avait déclaré que la Shoah et la création de l’Etat d’Israël étaient les deux événements majeurs du 20ème siècle.
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Il a déclaré que Obama était son copain. Il a confié la politique étrangère de la France à un médecin issu de la gauche caviar. Il a engagé un ex-pédophile de gauche pour gérer la culture française. Il a confié des missions rémunérées à des reliquats socialistes y compris à ce bon vieux Jack Lang.
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Après avoir vendu aux électeurs la laïcité positive, il a poursuivi la laïcité absolutiste de ses prédécesseurs. Après avoir promis de dégraisser l’appareil de l’Etat, il a pulvérisé tous les records de dépenses y compris pour des conférences nationales et internationales aussi exorbitantes qu’inutiles.
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Il a rejoint le camp des écolo-totalitaires et leur cirque climatique générateur de pognon versé aux fumistes et ratés de tout poil.
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Il ne s’est pas converti à l’islam mais il manie cependant à merveille le double langage.
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Il a dépensé et il dépensera encore (aux frais des contribuables comme d’habitude) des sommes considérables pour surveiller ce qui se dit sur lui.
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Il a agi à la place de ses ministres pour négocier des contrats, mais il s’est fait jeter ; et au lieu de la France, ce sont notamment l’Allemagne et la Corée du Sud qui ont été sélectionnées pour de juteuses affaires.
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A la fois Président, Premier ministre et PDG, il consacre son temps à parler et à paraître dans les médias, au point que même le jadis insupportable Valéry Giscard d’Estaing, nous semble, à posteriori, n’avoir été qu’un roitelet quelconque aimant juste faire un peu parler de lui.
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En périodes électorales, européennes et régionales, il remet sa casquette de Rambo karcherisé, s’imaginant sans doute qu’il peut ainsi grappiller des voix sur sa droite. Et vous me demandez pourquoi je ne soutiens plus Sarkozy ?
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La pirouette iranienne de trop ?

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Michel Garroté
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Lundi 4 janvier 2010 – 18 Tevet 5770
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Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, informe, aujourd’hui lundi 4 janvier 2009, à la radio RTL, que la France rejette la « dernière pirouette » de l'Iran, pirouette iranienne qui consiste à imposer un « ultimatum » (il a expiré le 31 décembre 2009 et nous sommes le 4 janvier 2010…) aux cinq démocraties occidentales en charge du dossier concernant l'enrichissement de l’uranium iranien à l'étranger (ce que les ayatollahs intégristes iraniens refusent tout en imposant un « ultimatum » à leur façon…).
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Guy Senbel, pour Guysen International News, écrivait, dans un éditorial, vendredi 1er janvier 2010 (extraits) : « L’enjeu de l’année 2010 sera de faire comprendre à la communauté internationale que le Hamas et le Hezbollah ne sont pas des formations politiques comme les autres, même si elles poursuivent un objectif politique classique, la conquête du pouvoir. Elles ont au moins trois caractéristiques communes ».
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Guy Senbel précise : « Elles (le Hamas et le Hezbollah) veulent la destruction d’Israël. Elles utilisent le terrorisme pour atteindre cet objectif. Elles agissent comme le bras armé de l’Iran hors de ses frontières. (…) 2010 doit être l’année des prises de conscience. A Bali, Bagdad, Kaboul, Sanaa, Beyrouth, Bombay, Karachi ou Jérusalem, la peur s’installe et le crime triomphe. Le risque que l’année 2010 soit une année ponctuée d’attentats terroristes exigera une veille de tous les instants, des mises en garde essentielles ». (Fin des extraits de l’éditorial de Guy Senbel).
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Hier, dimanche 3 janvier 2010, on pouvait lire dans l’édition française du Jerusalem Post (extraits) : « Le parlement du Hamas a entériné samedi son budget 2010 : il s'élèvera à 540 millions de dollars. C'est ce qu'ont déclaré des législateurs du mouvement, laissant entendre que le blocus n'empêchait pas les mouvements de liquidités à destination des militants islamistes. Parmi ces 540 millions de dollars, 60 millions émaneraient des impôts locaux et 480 millions de ‘cadeaux et d'aide de l'étranger’, a expliqué le député Jamal Nassar ».
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Le Jerusalem Post précise : « Nassar a refusé de préciser d'où provenait cette aide, mais l'Iran est considéré comme l'un des principaux bailleurs de fonds du mouvement terroriste, acheminant ses liquidités par les tunnels de contrebande entre Gaza et l'Egypte ». (Fin des extraits de l’article du Jerusalem Post).
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Pour ce qui me concerne, il n’y a pas grand chose de nouveau dans les informations reproduites ci-dessus. Mis à part la déclaration de Kouchner aujourd’hui sur RTL. En effet, Le ministre français des Affaires étrangères informe que la France rejette la « dernière pirouette » de l'Iran. Or, ici, « pirouette » veut dire « éviter une question embarrassante en répondant à côté ».
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Les cinq démocraties occidentales en charge du dossier concernant l'enrichissement de l’uranium iranien à l'étranger ont fait preuve d’une patience sans précédent en accordant à la théocratie intégriste iranienne un dernier ultimatum au 31 décembre 2009. Et voici que cette même théocratie, premièrement, rejette l’offre de la dernière chance ; deuxièmement, fait une proposition inacceptable sous la forme d’une pirouette ; et troisièmement, impose aux démocraties occidentales un « ultimatum » bidon.
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Si maintenant je mets en parallèle les informations diffusées d’une part, par Guy Senbel ; et d’autre part, par le Jerusalem Post (informations confirmées et re-confirmées depuis plusieurs années par les meilleurs Instituts de recherche sur le terrorisme) ; alors il se confirme, premièrement, que le terrorisme sunnite et le terrorisme chiite progressent tous les deux ; mais que pour Israël, la menace N°1 pour l’année 2010, c’est le trio infernal Iran-Hamas-Hezbollah (une réalité confirmée et re-confirmée depuis plusieurs années par les meilleurs Instituts de recherche sur le terrorisme).
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Or, de nouvelles sanctions contre l’Iran, primo ne seront pas avalisées par la Chine et la Russie ; et secundo, la théocratie intégriste iranienne vient de signifier, une fois de plus et avec une arrogance redoublée, qu’elle se moque comme d’une guigne de nos menaces de sanctions à la noix. Ce qui pour Israël implique la nécessité d’envisager de mettre fin, courant 2010, au trio infernal Iran-Hamas-Hezbollah. Voilà pour le terrorisme chiite.
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Quant au terrorisme sunnite (à Bali, à Bagdad, à Kaboul, à Sanaa, à Bombay, à Karachi, etc.), force est de constater que l’Administration Obama a déjà pris et prendra encore des mesures coercitives face à Al-Qaeda en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen.
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Reste à savoir si l’éventuelle opération israélienne contre le terrorisme chiite (le trio infernal Iran-Hamas-Hezbollah, sachant que le Hamas sunnite est devenu un bras armé de l’Iran chiite) et l’éventuelle opération des forces occidentales contre le terrorisme sunnite (notamment les taliban et Al-Qaeda en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen), reste à savoir si ces deux opérations seraient intelligemment coordonnées.
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Car ces deux opérations devraient naturellement inclure la prise de contrôle du golfe d’Oman et du golfe d’Aden. Et la circulation sans entrave des navires pétroliers dans ces deux golfes, puis en mer Rouge et jusqu’au canal de Suez. Nous savons qu’Israël est déjà préparé à ces éventualités. Mais est-ce bien le cas à Washington ?
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samedi 2 janvier 2010

Israël - Paix froide avec l'Egypte

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Israël – Paix froide avec l’Egypte
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Michel Garroté
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Samedi 2 janvier 2010 – 16 Tevet 5770
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Je me souviens que lorsqu’à Jérusalem, en avril 1983, je demandais à deux hauts responsables du Ministère israélien des Affaires étrangères, Shlomo Bino et Asher Naïm, comment se portait la paix entre Israël et l’Egypte, ils me répondirent que ce n’était pas la guerre froide, mais plutôt la paix froide. Il est vrai que l’Egypte est le berceau des « Frères musulmans », le mouvement le plus extrémiste de l’islam sunnite et en quelque sorte le précurseur de Al-Qaeda. Ci-après, je reproduis un article sur les relations israélo-égyptiennes publié par Dana Picard sur actu.co.il.
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(Début de l’article de actu.co.il) « L’ambassadeur d’Israël en Egypte, Shalom Cohen, a pris la parole cette semaine lors d’un congrès organisé pour tous les diplomates israéliens en poste à l’étranger, qui s’est déroulé en présence du Premier ministre Binyamin Netanyahou. Dans son discours, il a vivement critiqué la politique « conciliante » du gouvernement israélien vis-à-vis du Caire, rappelant que de leur côté, les Egyptiens se comportaient de façon hostile à l’encontre de leur voisin.
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A la fin de son allocution, Cohen s’est tourné vers Netanyahou et lui a demandé pourquoi Israël ne réagissait pas aux provocations égyptiennes. Et d’ajouter: « Comment se fait-il que nous ne fassions rien alors que les articles en Egypte sont pleins de fiel antisémite, malgré le traité de paix censé unir nos deux pays? Pourquoi Israël utilise un ton complaisant avec les dirigeants égyptiens? ».
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Cohen, en poste au Caire depuis plus de quatre ans, est un diplomate chevronné. Agé de 55 ans, il a occupé des fonctions importantes avant d’être nommé ambassadeur en Egypte. Il sera remplacé le mois prochain par Itshak Levanon, qui a lui aussi acquis une grande expérience, en occupant notamment le poste d’ambassadeur auprès des instances de l’Onu à Genève.
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Les propos de Cohen ont été approuvés par Guideon Méir, ambassadeur d’Israël à Rome, qui était auparavant sous-directeur du département de l’information au ministère des Affaires étrangères. Il a déclaré: « Israël et l’Egypte sont associés dans leur lutte contre le Hamas et contre le terrorisme. Malgré cela, l’Egypte agit contre Israël dans des forums internationaux ».
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Netanyahou aurait répondu de façon plutôt évasive aux reproches qui lui étaient adressés, indiquant notamment qu’il était difficile de changer des habitudes acquises depuis des dizaines d’années par les médias égyptiens. Et pour des responsables politiques à Jérusalem, ‘malgré l’attitude de l’Egypte vis-à-vis d’Israël, il ne faut pas oublier qu’elle joue un rôle primordial dans la région, et œuvre en premier lieu pour la reprise des pourparlers entre Israël et les Palestiniens et sur le dossier iranien’ » (Fin de l’article de actu.co.il).
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Source : sur actu.co.il, Claire Dana-Picard

France - L'anachronisme présidentiel

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Michel Garroté
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Samedi 2 janvier 2010 – 16 Tevet 5770
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En ce deuxième jour de l’année 2010, les news ont quelque chose d’anachronique (pour changer…). Sarkozy exprime son émotion suite à la mort en décembre 2009 d'un adolescent à Lyon et à ce propos Sarkozy promet que le gouvernement va s'occuper des « bandes » (mdr) en 2010. Tiens, à propos, les Françaises et les Français font de moins en moins confiance au gouvernement pour l'intégration des personnes issues de l'immigration (des « bandes » ?), 34% seulement, selon un sondage Ifop rendu public aujourd’hui samedi sur le wire. Ah oui, j’oubliais : 1’137 voitures ont été brûlées la nuit du 31 décembre (des « bandes » ?).
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Et puis sachez que Sarkozy reçoit son homologue libanais Michel Sleimane aujourd’hui samedi après-midi. Les deux devraient s’entendre à merveille. En effet, le premier ne fait rien, sauf en période électorale, pour mettre fin à l’islamisme radical et à ses effets collatéraux dans les zones de non droit en France métropolitaine. Quant au second, il n’a pas les testicules de démanteler l’arsenal militaire du groupe terroriste Hezbollah téléguidé par les mollahs génocidaires iraniens et il n’a pas non plus les testicules de s’allier à des Etats démocratiques pour mettre fin au népotisme encombrant de son voisin syrien.
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On apprend, encore sur le wire, qu’un Somalien armé d'une hache a été appréhendé hier soir par la police danoise après être entré dans la maison de Kurt Westergaard, l'auteur d'une des caricatures humoristiques de Mahomet, auteur que le Somalien avait l'intention de tuer. A la hache.
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On apprend, toujours sur le wire, que les talibans pakistanais revendiquent l'attentat terroriste dans lequel sept agents de la CIA en Afghanistan ont été tués. Les talibans pakistanais indiquent avoir utilisé un « employé renégat de la CIA » (?) pour commettre cet attentat. Je ne sais si les lectrices et les lecteurs réalisent : un Somalien au Danemark et des Pakistanais en Afghanistan (il y a eu, aussi, un Nigérian aux Pays bas ; et il y a des Yéménites en Afrique subsaharienne ; sans oublier les 1’137 voitures citées plus haut).
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Enfin, on apprend que l'autorité palestinienne pourrait « reconsidérer ses relations avec Israël » (en matière de sécurité en Judée Samarie si les Forces de Défense Israéliennes continuent de mener des opérations comme celle du 26 décembre dans laquelle trois terroristes ont été liquidés) raconte le chef de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui contrôle également l’OLP et le « Fatah » (« Conquête » en français), Fatah dont la branche armée ne renonce toujours pas au terrorisme.
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Or, comme écrit plus haut, Sarkozy exprime son émotion suite à la mort en décembre 2009 d'un adolescent à Lyon et à ce propos Sarkozy promet que le gouvernement va s'occuper des « bandes » en 2010. De plus, comme écrit plus haut également, Sarkozy reçoit son homologue libanais Michel Sleimane aujourd’hui samedi après-midi. Toutes ces news ont quelque chose d’anachronique. Car s’occuper des « bandes » et recevoir Michel Sleimane, qui lui, ne s’occupe pas du Hezbollah, tout cela ne constitue pas une priorité.
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La priorité, c’est de prendre acte du fait que 34% seulement des Françaises et des Français font confiance au gouvernement pour l'intégration des personnes issues de l'immigration. Et de ce fait-là, la priorité, c’est de commencer par la France et plus concrètement par le nettoyage des zones de non droit en France métropolitaine. La priorité, avant de se mêler inutilement du Liban, c’est d’envoyer beaucoup plus de troupes françaises en Afghanistan. Seulement voilà, l’Elysée et le Quai d’Orsay, en matière de contre-terrorisme et de résistance à l’islamisme radical, n’ont pas de plan d’action avec des objectifs à court, moyen et long terme.
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L’Elysée, plus particulièrement, agit selon ce que les médias ont raconté hier et selon ce qu’ils pourraient raconter demain. Mais ni le peuple libanais, ni d’ailleurs le peuple israélien, n’ont besoin que la France impose sa vision du Proche Orient, vision floue au demeurant. En revanche, tout le monde apprécierait que la France, d’une part, fasse le ménage d’abord chez elle ; et d’autre part, que la France fournisse, elle aussi, plus de soldats aux coalitions qui tentent d’éradiquer le djihad islamique sunnite en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, en Somalie, au Yémen ; et le djihad islamique chiite en Iran, au Hezbollistan et au Hamastan. Ce serait là poser des actes courageux et concrets. Car depuis mai 2007, nous avons droit à un tsunami permanent et coûteux de conférences nationales et internationales sur tout, sur rien, et, surtout, pour rien.
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vendredi 1 janvier 2010

Les voeux de Sarkozy pour 2010 (mdr)

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Les vœux de Sarkozy pour 2010
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Michel Garroté
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Vendredi 1er janvier 2010 – 15 Tevet 5770
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Les vœux de Sarkozy pour 2010 (extraits des vœux, avec mes commentaires entre parenthèses) : "Des problèmes qui soulevaient depuis bien longtemps une grande émotion et qui paraissaient insolubles, comme les bonus extravagants ou les paradis fiscaux, sont en voie d’être résolus (Note de Michel Garroté : en revanche, ce qui continue de soulever une grande émotion et qui paraît toujours aussi insoluble, ce sont les dépenses, les gaspillages, les déficits et les dettes de l’appareil étatique français dont les montants respectifs sont infiniment plus extravagants et fiscaux que les bonus). Il n’est pas jusqu’au sommet de Copenhague qui n’ait ouvert une porte sur l’avenir en parvenant à faire prendre par tous les Etats des engagements chiffrés de lutte contre le réchauffement climatique (Note de Michel Garroté : le cirque de Copenhague s’est déroulé dans un froid de canard sans précédent et il a uniquement révélé au grand jour la rapace cacophonie des dirigeants de la planète lorsqu’il s’agit de se partager le pognon généré par la fable climatique).
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La France a continué à se transformer. Elle arrive au terme de cette année avec un service minimum dans les transports publics qui fonctionne (Note de Michel Garroté : au point que la semaine précédant Noël, les Franciliens ont attendus deux heures, par zéro degré, leur purée de RER et que ceux qui tentaient de monter dans le RER avec un sapin ont faillis se faire lyncher) une organisation de notre Défense qui sont mieux adaptés aux besoins de notre époque (Note de Michel Garroté : raison pour laquelle la France n’a pas les testicules d’envoyer de vrais renforts en Afghanistan et au large de la Somalie, sans parler des zones de non droit en France métropolitaine). Grâce à la loi Hadopi qui sera mise en œuvre en 2010, nos créateurs et nos artistes vont être protégés (Note de Michel Garroté : nous en revanche, nous ne serons plus protégés du tout car un petit alinéa discret dans cette loi permet théoriquement de nous rendre la vie professionnelle impossible).
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Dans ce moment si crucial nous devons rester unis comme nous avons su l’être au plus fort de la crise. C’est cette unité qui nous a permis de prendre l’initiative d’entraîner les autres. Les idées que la France défend vont pouvoir s’imposer (Note de Michel Garroté : mais bien sûr voyons ; la preuve, la presse étrangère et les politiques étrangers ne manquent pas une occasion de tourner en dérision cet homme qui, là, nous impose ses voeux) dans la recherche d’un nouvel ordre mondial (Note de Michel Garroté : un nouvel ordre mondial à la Sarkozy avec des centaines de conférences internationales et un nouveau grand emprunt national pour financer tout cela) avec plus d’équilibre, plus de régulation (Note de Michel Garroté : pour ça on peut compter sur notre emprunteur national : encore plus d’Etat, encore plus de régulations, encore plus de déficits et encore plus de dettes), davantage de justice et de paix". (Fin des extraits des vœux de Sarkozy pour 2010 et par conséquent, fin de mes commentaires - pour 2010 - entre parenthèses).
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jeudi 31 décembre 2009

Un peu d'anthropologie judéo-chrétienne

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Un peu d’anthropologie judéo-chrétienne
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Michel Garroté
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Jeudi 31 décembre 2009 – 14 Tevet 5770
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En ce dernier jour de l’année 2009, j’aimerais revenir sur l’un de mes dadas préférés : l’anthropologie judéo-chrétienne. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, nous croyons, dans notre communauté de blogues, à la société libre de culture judéo-chrétienne. Que nous soyons Juif (Rachel Franco), Chrétien (Daniel Zillevic et moi-même) ou Musulman réformateur (Ftouh Souhail, qui est une personne humaine à part entière et non pas un personnage inventé comme se l’imaginent certains), que nous soyons pratiquant ou non, croyant ou non, athée ou agnostique, nous défendons et nous valorisons la société libre de culture judéo-chrétienne. Pour ce qui me concerne, je donne au concept de « société libre de culture judéo-chrétienne » un contenu anthropologique.
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En clair, j’envisage l’anthropologie comme « L’étude à la fois théologique et philosophique de la personne humaine sous le regard de Dieu ». Pour les non pratiquants, les non croyants, les athées et les agnostiques, je pars du principe que ce n’est pas leur foi, mais leur conscience, qui leur permet de distinguer le bien du mal. Et je pars du principe que c’est pour cela que les non pratiquants, les non croyants, les athées et les agnostiques rejoignent notre combat sans se sentir pour autant harcelé par un quelconque prosélytisme juif ou chrétien au demeurant inexistant sur nos blogues. Cela étant dit, il peut m’arriver (à vrai dire c’est plutôt rare) de publier des documents « typiquement » catholiques qui nous éclairent tous sans que pour cela chacun se sente contraint d’y adhérer totalement.
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Ainsi en va-t-il pour la dernière Audience Générale de Benoît XVI en cette année civile 2009, audience qui a eu lieu hier 30 décembre. Benoît XVI s'y est penché sur le théologien du XIIe siècle Pierre Lombard. Cette audience, ou plutôt cette catéchèse de Benoît XVI comporte une valeur proprement anthropologique dont l’intérêt dépasse largement le cercle restreint des seuls catholiques pratiquants. En effet, cette catéchèse « anthropologique » permet à tout un chacun de mieux comprendre en quoi consiste la foi catholique.
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Rappelons, à cet égard, que dans le catholicisme, l’anthropologie consiste en « L’étude à la fois théologique et philosophique de la personne humaine sous le regard de Dieu ». Benoît XVI se livre ici à une lecture de l’œuvre de Pierre Lombard à la lumière du Livre de la Genèse et en citant notamment trois autres auteurs : Albert le Grand ; Bonaventure de Bagnorea ; et Thomas d'Aquin. Il est ici intéressant de constater, une fois encore, que le catholicisme a certes bâti sa propre théologie, mais en s’inspirant des saints qui eux même s’appuient très souvent sur le Premier Testament et, dans le cas présent, sur le Livre de la Genèse en particulier.
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Voici donc quelques extraits de la catéchèse de Benoît XVI : « Chers frères et sœurs, en cette dernière audience de l'année, je voudrais vous parler de Pierre Lombard : un théologien ayant vécu au XIIe siècle, qui a joui d'une grande notoriété, parce que son œuvre, intitulée les Sentences, fut adoptée comme manuel de théologie pendant de nombreux siècles.
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Même les plus grands théologiens du treizième siècle, Albert le Grand, Bonaventure de Bagnorea et Thomas d'Aquin, commencèrent leur activité académique en commentant les quatre livres des Sentences de Pierre Lombard, en les enrichissant par leurs réflexions. Le texte de Lombard fut le livre en usage dans toutes les écoles de théologie, jusqu'au XVIe siècle.
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Je désire souligner que la présentation organique de la foi est d'une exigence inaliénable. En effet, les vérités individuelles de la foi s'éclairent mutuellement et, dans leur vision totale et unitaire, apparaît l'harmonie du plan de salut de Dieu et la centralité du Mystère du Christ. Sur l'exemple de Pierre Lombard, j'invite tous les théologiens et les prêtres à toujours tenir présente la vision tout entière de la doctrine chrétienne contre les risques de fragmentation et de dévaluation des vérités individuelles d'aujourd'hui. Le Catéchisme de l'Église Catholique, comme aussi le Compendium de ce même Catéchisme, nous offrent vraiment ce tableau complet de la Révélation chrétienne, que nous devons accueillir avec foi et gratitude. Je voudrais donc encourager aussi les fidèles individuels et les communautés chrétiennes à profiter de ces outils pour connaître et approfondir les contenus de notre foi. Elle y apparaîtra ainsi comme une merveilleuse symphonie, qui nous parle de Dieu et de son amour et qui sollicite notre ferme adhésion et notre réponse active.
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Pour avoir une idée de l'intérêt que peut susciter encore aujourd'hui la lecture des Sentences de Pierre Lombard, je propose deux exemples. En s'inspirant du commentaire de Saint Augustin du livre de la Genèse, Pierre se demande pourquoi la création de la femme se produisit à partir d'une côte d'Adam et pas de sa tête ou de ses pieds. Et il explique : « Ce n'est ni une dominatrice qui a été formée ni une esclave de l'homme, mais sa compagne » (Sentences 3, 18, 3). Ensuite, toujours sur la base de l'enseignement patristique, il ajoute : « Dans cet acte, est représenté le mystère du Christ et de l'Église. Comme en effet la femme a été formée d'une côte d'Adam pendant que celui-ci dormait, l'Église est ainsi née des sacrements qui commencèrent à se répandre depuis le côté du Christ endormi sur la Croix, c'est-à-dire du sang et de l'eau, par lesquels nous sommes délivrés des souffrances et purifiés des péchés » (Sentences 3, 18, 4). Ce sont des réflexions profondes et valables encore aujourd'hui lorsque la théologie et la spiritualité du mariage chrétien approfondissent beaucoup l'analogie avec la relation sponsale entre le Christ et son Église.
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Dans un autre passage de son œuvre principale, Pierre Lombard, en traitant des mérites du Christ, se demande : « Pour quelle raison, alors, [le Christ] voulut souffrir et mourir, si ses vertus étaient déjà suffisantes pour lui obtenir tous les mérites ? ». Sa réponse est incisive et efficace : « Pour toi, pas pour lui-même ! ». Ensuite il continue par une autre question et une autre réponse, qui semblent reproduire les discussions qui se tenaient pendant les leçons des maîtres de théologie du Moyen âge : « Et dans quel sens il souffrit et mourut pour moi ? Pour que sa passion et sa mort soient pour toi un exemple et une cause. Un exemple de vertu et d'humilité, cause de gloire et de liberté ; exemple donné de Dieu obéissant jusqu'à la mort ; cause de ta libération et de ta béatitude » (Sentences 3, 18, 5).
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Parmi les contributions les plus importantes offertes par Pierre Lombard à l'histoire de la théologie, je voudrais rappeler ses développements sur les sacrements, dont il a donné une définition je dirais, définitive : « Il est dit sacrement au sens propre ce qui est signe de la grâce de Dieu et forme visible d'une grâce invisible, de manière telle à en porter l'image et en être une cause » (4, 1, 4). Par cette définition Pierre Lombard cueille l'essence des sacrements : ils sont cause de la grâce, ont la capacité de communiquer réellement la vie divine. Les théologiens suivants n'abandonneront plus cette vision et utiliseront même la distinction entre élément matériel et élément formel, introduite par le « Maître des Sentences », comme fut appelé Pierre Lombard. L'élément matériel est la réalité sensible et visible, l'élément formel sont les paroles prononcées par le ministre. Tous les deux sont essentiels pour une célébration complète et valide des sacrements : la matière, la réalité par laquelle le Seigneur nous touche visiblement et la parole qui donne le sens spirituel. Dans le Baptême, par exemple, l'élément matériel est l'eau qui se verse sur la tête de l'enfant et l'élément formel sont les mots « je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ». Lombard, de plus, clarifia que seuls les sacrements transmettent objectivement la grâce divine et qu'ils sont sept : le Baptême, la Confirmation, l'Eucharistie, la Pénitence, l’onction des malades, l'Ordre et le Mariage (Sentences 4, 2, 1).
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Chers frères et sœurs, il est important de reconnaître combien est précieuse et indispensable pour chaque chrétien la vie sacramentelle, dans laquelle le Seigneur, par cette matière, dans la communauté de l'Église, nous touche et nous transforme. Comme il est dit dans le Catéchisme de l'Église Catholique, les sacrements sont des « Forces qui sortent du Corps du Christ, toujours vivant et vivifiant, actions de l'Esprit Saint » (n. 1116). En cette année Sacerdotale que nous célébrons, j'exhorte les prêtres, surtout les ministres en charge des âmes, à avoir eux-mêmes, les premiers, une intense vie sacramentelle pour aider les fidèles. La célébration des sacrements doit être empreinte de dignité et de retenue et favoriser le recueillement personnel et la participation communautaire, le sens de la présence de Dieu et l'ardeur missionnaire. Les sacrements sont le grand trésor de l'Église et il revient à chacun de nous le devoir de les célébrer avec du fruit spirituel. En eux, un évènement toujours surprenant touche notre vie : le Christ, à travers des signes visibles, vient à notre rencontre, nous purifie, il nous transforme et il nous fait participer à son amitié divine.-Chers amis nous sommes arrivés à la fin de cette année et aux portes de la nouvelle année. Je vous souhaite que l'amitié de Notre Seigneur Jésus Christ vous accompagne chaque jour de cette année qui est sur le point de commencer. Puisse cette amitié du Christ être notre lumière et notre guide, en nous aidant à être des hommes de paix, de sa paix. Bonne année à vous tous ! » (Fin des extraits de la catéchèse de Benoît XVI du 30 décembre 2009).
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Source : www.vatican.va - (© traduction E.S.M.)
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mercredi 30 décembre 2009

60 millions de Français en faillite

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Michel Garroté
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Mercredi 30 décembre 2009 – 13 Tevet 5770
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La dette des Françaises et des Français, contractée par le biais de l’appareil de l’Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales, atteint le pic vertigineux de 1’457 milliards d'euros à fin septembre dernier. Cette dette pharaonique représente la bagatelle de plus de 75% du Produit Intérieur Brut (PIB). En 2010, la dette atteindra 85% du Produit Intérieur Brut. L’augmentation de 23,4 milliards d'euros de la dette au troisième trimestre 2009 « sert à financer le déficit budgétaire de l'Etat », peut-on lire sur le wire. Ce qui en termes moins prosaïques signifie que la dette des Françaises et des Français augmente au fur et à mesure que l’appareil de l’Etat « finance » son déficit budgétaire. Sarkozy annonce, sans rire, « l'organisation en janvier d'une conférence nationale sur les moyens de résorber les déficits et la dette, afin de respecter les engagements européens de la France », peut-on également lire sur le wire.
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Avez-vous bien compris ? Non mais je vous explique : pour que les Françaises et les Français remboursent le déficit de l’appareil de l’Etat et pour que les Françaises et les Français remboursent la dette de l’appareil de l’Etat (1’457 milliards d'euros divisés par le nombre de citoyennes et de citoyens ayant une activité rémunérée…), pour que chacune et chacun rembourse tout cela, Sarkozy organise une « Conférence nationale » en janvier 2010. Conférence dont le coût sera remboursé par les citoyennes et les citoyens ayant une activité rémunérée… C’est combien déjà, pour obtenir une carte de séjour au Québec ? Question de refaire sa vie sans se faire mettre. Sur la paille, s’entend.
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Al-Qaeda ou la gueule de bois de Obama

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Par Michel Garroté
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Mercredi 30 décembre 2009 – 13 Tevet 5770
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Le Jeudi 23 avril 2009, dans un article intitulé
Terreur islamique – De Gibraltar à Bombay (1), j’écrivais notamment : « Prenez une carte du monde. Reliez le détroit de Gibraltar au détroit du Bosphore. Le détroit du Bosphore à la mer Caspienne. La mer Caspienne à Bombay et à l’océan indien. Bombay et l’océan indien au golfe d’Aden. Et le golfe d’Aden au détroit de Gibraltar. Ainsi, vous obtiendrez, en gros, le théâtre des opérations, de la guerre de résistance, à la guerre terroriste islamique. (…) Face au trio infernal sunnite, le trio ‘Talibans - Al Qaïda - ISI pakistanaise’, la situation est beaucoup plus complexe. A court terme, les démocraties occidentales semblent, tout au plus, disposées à contenir les Talibans là où ils se trouvent actuellement et à les empêcher de progresser, dans le meilleur des cas. Mais à moyen et à long terme, les démocraties occidentales n’ont absolument aucune stratégie face à l’expansion radicale sunnite ». Voilà donc l’analyse que j’ai faite en avril dernier. Notez bien s’il vous plaît que j’ai écrit noir sur blanc il y a huit mois : « Et le golfe d’Aden au détroit de Gibraltar. (…) les démocraties occidentales n’ont absolument aucune stratégie face à l’expansion radicale sunnite ». Or, tout cela se confirme puisque Al-Qaeda est désormais très présent dans le golfe d’Aden, concrètement au Yémen et en Somalie. Et tout cela se confirme puisque les USA viennent tout juste de décider - dans la précipitation et avec huit mois de retard - de prendre les choses en main au Yémen.
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Ainsi, dans une dépêche de ce matin diffusée à 08:40 et intitulée « Washington et Sanaa pourraient mener des frappes aériennes au Yémen », le service francophone de l’agence de presse britannique Reuters informe : « Naguère simple menace régionale, Al-Qaeda dans la péninsule arabique est devenu pour les renseignements américains le plus actif et le plus ambitieux des groupes affiliés au réseau islamiste hors du Pakistan et de l'Afghanistan. Devant le danger grandissant que représente la branche d'Al-Qaeda basée au Yémen, le président Barack Obama a renforcé l'assistance de Washington au gouvernement yéménite pour qu'il déclenche des raids meurtriers début décembre, soulignent des responsables américains. Après la tentative d'attentat du jour de Noël sur un avion de ligne américain, revendiquée par ce groupe, Obama s'est montré déterminé à en traquer les dirigeants. Dans les milieux américains de la défense, on s'attend à ce que la coopération bilatérale s'intensifie, sur le terrain comme au niveau du renseignement, dans le cadre d'une redéfinition des priorités de Washington en matière de lutte antiterroriste - jusqu'ici centrées sur l'Afghanistan, le Pakistan et l'Irak.
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Le chef de la diplomatie yéménite, Aboubakr al Kirbi, a qualifié d'insuffisante mardi l'assistance militaire que reçoit le Yémen à l'heure actuelle pour contrer le terrorisme. Le rôle d'Al-Qaeda dans la région a pris un nouvel aspect aux yeux des services secrets américains durant l'année écoulée, quand des activistes saoudiens et yéménites ont formé une organisation unique au Yémen, le plus pauvre des pays arabes. Le Yémen pourrait abriter jusqu'à 300 activistes d'Al-Qaeda, a estimé Aboubakr al Kirbi sur la BBC. Le Saoudien Saïd al Chehri, ancien détenu de la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, est apparu comme l'un des principaux chefs d'Al-Qaeda dans la péninsule arabique depuis son rapatriement par les autorités américaines en novembre 2007. Le Yémen n'exclut pas qu'il fasse partie de la trentaine d'activistes tués dans un récent raid aérien. Évoquant le risque de voir d'autres prisonniers libérés de Guantanamo rejoindre Al-Qaeda, le représentant Frank Wolf, personnalité influente du camp républicain, a engagé Obama à ne plus renvoyer de détenus vers des pays instables comme le Yémen.
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Sur les 190 prisonniers qui se trouvent encore à Guantanamo, 91 sont originaires du Yémen et les pourparlers sur leur rapatriement butent sur des questions de sécurité. Les responsables américains notent que la guerre civile et l'anarchie ont fait du Yémen un refuge idéal pour Al-Qaeda, en grande partie évincé d'Afghanistan et soumis à des pressions de plus en plus fortes dans les zones tribales du Pakistan. "Elle a évolué en quelques mois", déclare un représentant de la lutte antiterroriste à propos de la menace que représente Al-Qaeda dans la péninsule arabique. "Ils s'étaient confinés au Yémen et à l'Arabie saoudite. Mais divers signes montrent que la section d'Al-Qaeda au Yémen se tourne vers des objectifs mondiaux, et non plus seulement régionaux", dit-il en jugeant la tendance "très préoccupante". "Il s'agit probablement du groupe affilié à Al-Qaeda le plus actif en dehors de l'Afghanistan et du Pakistan", ajoute-t-il. Les États-Unis ont accru l'aide qu'ils fournissent aux forces yéménites en matériels militaires et en renseignements afin d'éliminer des repaires présumés de djihadistes.
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Selon des responsables, une bonne partie de cette assistance est secrète par souci d'épargner des réactions trop violentes au gouvernement, déjà en butte à une rébellion chiite dans le Nord et à un mouvement séparatiste dans le Sud. Le principal programme d'assistance officiel du Pentagone au Yémen est passé du modeste montant de 4,6 millions de dollars durant l'exercice 2006 à celui de 67 millions de dollars pour l'exercice 2009, a indiqué Bryan Whitman, porte-parole du département de la Défense. Il a précisé qu'en 2009 les fonds serviraient à l'entraînement, à des matériels comme les radios, les pièces détachées d'hélicoptère, les camions et les vedettes rapides. Certains responsables s'irritent de voir présenter le Yémen comme la menace numéro un liée à Al-Qaeda à l'exception de la zone frontalière montagneuse séparant l'Afghanistan du Pakistan. Ils rappellent la présence du réseau islamiste en Somalie » (Fin de la dépêche Reuters).
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(1)
http://www.drzz.info/article-30586941-6.html
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