MONDE INFO
Monde Info - Centre d'analyses en ligne
jeudi 14 janvier 2010
Arrêtez d'enquiquiner Ingrid Betancourt !
France - Radioscopie d'un sondage
mercredi 13 janvier 2010
L'Islam est humaniste et universel
mardi 12 janvier 2010
Chrétien, je parle des Juifs. Et un Juif parle des Chrétiens
-
Michel Garroté - Comme c'est amusant. Chrétien, je parle des Juifs. Et un Juif, ici Gilles William Goldnadel, parle des Chrétiens. C'est sans doute parce que les médias, notamment les médias à travers leur vision d'Israël, véhiculent une image plutôt judéophobe du peuple juif, que je parle des Juifs tels qu'ils sont et tels qu'ils sont médiatiquement persécutés. Et c'est peut-être parce que les Chrétiens, notamment les Chrétiens persécutés, sont médiatiquement ignorés, qu'un Juif, ci-dessous, en l'espèce, il s'agit de Gilles William Goldnadel, parle des Chrétiens ; des Chrétiens en général et des Chrétiens persécutés en particulier. Dans le fond, c'est peut-être cela, après tout, l'amitié judéo-chrétienne au 21e siècle. Cela dit, on apprécierait, qu'un jour, notre clergé se décide à passer un peu moins de temps à se rapprocher des mahométans ; et qu'il se décide, aussi, à dépenser un peu plus d'énergie à dénoncer les persécutions anti-chrétiennes en terre dite d'islam.
-
ARABIE, ADAGES ET AUTRES APOPHTEGMES
-
-
Il y a une petite quinzaine, la presse française annonçait sans même sourire que le Parlement Arabe (improbable assemblée désignée par la Ligue du même nom) avait voté une motion condamnant avec sévérité la votation helvétique sur les minarets. Les distingués parlementaires entendaient stigmatiser l'atteinte portée, selon eux, à la liberté du culte islamique. La semaine dernière, la Croix du mardi 5 janvier publiait un article indiquant que 70 % de la population mondiale était victime de discriminations religieuses.
-
Arrivent en tête : l'Arabie Saoudite, le Pakistan, l'Iran, l'Égypte, la Turquie et l'Indonésie. Il y a quelques jours, six coptes égyptiens ont été assassinés dans l'indifférence générale. Au même moment, le génocide des chrétiens du Sud Soudan reprenait sans bruit. Pour tenter de combattre le verrouillage médiatique en la matière, je recommande l'ouvrage de Raphaël Delpart : «Les persécutions des chrétiens» chez Michel Lafon.
-
En Turquie, trois missionnaires protestants, un Allemand et deux turcs convertis ont été sauvagement massacrés : les tortionnaires bâillonnèrent leurs victimes, les poignardèrent, puis leur tranchèrent la gorge. En Algérie, le culte chrétien a dû se faire particulièrement discret depuis que nos sept moines de Tibihérine ont été décapités et que l'évêque français d'Oran ait été exécuté la même année.
-
En Arabie Saoudite, on dénombre en tout et pour tout quatre prêtres sur la côte orientale et deux à Ryad. Ils sont soumis en permanence à la vindicte de la police religieuse dépendant des ecclésiastiques chargés de faire appliquer la loi : décapitations fréquentes pour les crimes les plus qualifiés dont l'apostasie (c'est-à-dire la conversion à une autre religion). Les lieux de culte chrétien sont interdits.
-
Après recherches, je n'ai trouvé aucune motion d'aucun parlement arabe qui aurait eu l'idée de condamner ces manquements, sans doute, plus sérieux à la liberté religieuse qu'une interdiction d'ordre architectural. Il est un principe central que l'on retrouve à la fois dans la Torah, les Évangiles, chez les philosophes agnostiques comme chez les Zoroastriens : Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse.
-
J'indique, à toutes fins, à tous les parlementaires et intellectuels du monde arabe que cette maxime rabâchée existe également dans un hadith du Coran.
-
Il serait bon que de temps à autre ce soit la presse bien-pensante qui le rappelle au lieu d'un juif mécréant.
-
Copyright Gilles William Goldnadel
-
vendredi 8 janvier 2010
Nazisme - Le syndrome de Stockholm
jeudi 7 janvier 2010
IRAN - Déterrer des sites enterrés
Quand l'antiracisme devient racisme
Michel Garroté
-
Jeudi 7 janvier 2010 – 21 Tevet 5770
-
Eric Besson, ministre français de l’immigration et de l’identité nationale a déclaré tout récemment, je cite : « la France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage ».
-
Conglomérat vient du verbe conglomérer. C’est un terme qui signifie amasser en peloton, entasser, pelotonner. Bernardin de Saint-Pierre, dans Étude IV, écrivait : « Ils formèrent à leur confluent d'horribles contre-marées qui conglomérèrent les sables, les cailloux ».
-
Quant au métissage, selon la définition de Littré, c’est, je cite Littré, "l’action de croiser une race avec une autre pour améliorer celle qui a moins de valeur".
-
L'expression de métissage est réservée généralement pour les croisements pratiqués dans l'espèce ovine, soit les moutons. Gayot, dans le Bulletin de la Société d'Agriculture de France, IIIe série, tome III, page 590 écrivait, je cite : « J'arrive au métissage, c'est-à-dire au croisement arrêté à la première ou à la deuxième génération en vue de créer une race intermédiaire ».
-
En outre, métissage vient de métis. A propos de métis, Littré écrivait, je cite : "Qui est né d'un blanc et d'une Indienne (d'Amérique), ou d'un Indien (d'Amérique) et d'une blanche ; on dit mulâtre quand il s'agit d'un blanc et d'une négresse, ou d'un nègre et d'une blanche" (c’est donc Littré qui écrivait cela). (…) "Le produit de deux reproducteurs de races différentes s'appelle premier métis ; demi-sang, lorsque l'un des reproducteurs est de pur sang ; le produit de l'accouplement d'un premier métis avec un individu d'une des races primitives s'appelle deuxième métis ou trois quarts de sang. On dit aussi troisième métis, quatrième métis, etc."
-
« Il y a des formes d'hommes, en certains endroits, qui ont fort peu de ressemblance avec la nostre, et y en a de metisses et ambigues entre l'humaine et la brutale », écrivait Charron, dans Sagesse, I, 43.
-
Eric Besson, actuel ministre français de l’immigration et de l’identité nationale, en utilisant les termes « conglomérat » et « métissage », effectue un pas en arrière de plusieurs siècles. En essayant d’être « anti-raciste », Eric Besson utilise en réalité des termes qui remontent à l’époque des thèses raciales et racistes. Si la France est un conglomérat de métissages comme l’a déclaré Eric Besson, alors la voie est désormais ouverte aux pires thèses racistes. Car chacune et chacun, dans ce conglomérat métissé, va vouloir affirmer son identité et son origine. Je vois mal en effet, en France, les Algériens, les Marocains et les Maliens par exemple, considérer qu’ils n’ont plus d’identité, plus d’origine, et qu’ils ne sont que des métis aglomérés dans un conglomérat. A trop se la jouer multiculturel, on finira par déclencher des revendications éminemment raciales de toutes parts, y compris côté maghrébin et côté africain.
-
Dernier point : pour ce qui me concerne, je suis franco-suisse d'origine hispano-allemande et je vis en Suisse. Je suis né et j'ai grandi en Suisse parce que jadis mes aieux ont quitté leur pays d'origine respectif pour éviter la persécution. Je ne suis pas Juif, mais à gauche et dans la droite extrême on me reproche ma judaïté en raison des mes écrits. Je suis de droite, ça par contre, c'est vrai (on va dire deux centimètres à droite de l'UMP, c'est à dire à gauche du Front National). De tous ces faits-là, suis-je, selon la dialectique bessonnique, un raciste, un antiraciste, un métis, un agloméré ou les quatre à la fois ? Faudrait poser de ma part la question au guichet du ministère concerné.
-
Car moi, depuis ici, à 1'500 d'altitude dans les Alpes suisses sans minarets, je n'ai pas vraiment l'occasion d'interroger les ministères de l'Hexagone sur leurs motivations profondes. Et puis, je n'arrive plus à les prendre au sérieux, même à distance. En fait, je les trouve ridicules, pitoyables et, surtout - avec leurs théories fumeuses et dangereuses - et bien, pour l'instant, leur avis, je m'en tape. En revanche, j'ai bien peur qu'en France, les 65 millions d'habitants du conglomérat métissé finnissent un jour par en avoir plus qu'assez du jargon politiquement correct. Ce qui pourrait déclencher des effets collatéreaux.
-
mercredi 6 janvier 2010
Un Airbus peut cacher un Rafale
mardi 5 janvier 2010
Le meurtre schizophrène anti-juif n'est plus un délit
Al-Qaeda et l'ottomania en pleine forme
lundi 4 janvier 2010
Pourquoi je ne soutiens plus Sarkozy
La pirouette iranienne de trop ?
samedi 2 janvier 2010
Israël - Paix froide avec l'Egypte
France - L'anachronisme présidentiel
vendredi 1 janvier 2010
Les voeux de Sarkozy pour 2010 (mdr)
jeudi 31 décembre 2009
Un peu d'anthropologie judéo-chrétienne
mercredi 30 décembre 2009
60 millions de Français en faillite
Al-Qaeda ou la gueule de bois de Obama
Par Michel Garroté
-
Mercredi 30 décembre 2009 – 13 Tevet 5770
-
Le Jeudi 23 avril 2009, dans un article intitulé Terreur islamique – De Gibraltar à Bombay (1), j’écrivais notamment : « Prenez une carte du monde. Reliez le détroit de Gibraltar au détroit du Bosphore. Le détroit du Bosphore à la mer Caspienne. La mer Caspienne à Bombay et à l’océan indien. Bombay et l’océan indien au golfe d’Aden. Et le golfe d’Aden au détroit de Gibraltar. Ainsi, vous obtiendrez, en gros, le théâtre des opérations, de la guerre de résistance, à la guerre terroriste islamique. (…) Face au trio infernal sunnite, le trio ‘Talibans - Al Qaïda - ISI pakistanaise’, la situation est beaucoup plus complexe. A court terme, les démocraties occidentales semblent, tout au plus, disposées à contenir les Talibans là où ils se trouvent actuellement et à les empêcher de progresser, dans le meilleur des cas. Mais à moyen et à long terme, les démocraties occidentales n’ont absolument aucune stratégie face à l’expansion radicale sunnite ». Voilà donc l’analyse que j’ai faite en avril dernier. Notez bien s’il vous plaît que j’ai écrit noir sur blanc il y a huit mois : « Et le golfe d’Aden au détroit de Gibraltar. (…) les démocraties occidentales n’ont absolument aucune stratégie face à l’expansion radicale sunnite ». Or, tout cela se confirme puisque Al-Qaeda est désormais très présent dans le golfe d’Aden, concrètement au Yémen et en Somalie. Et tout cela se confirme puisque les USA viennent tout juste de décider - dans la précipitation et avec huit mois de retard - de prendre les choses en main au Yémen.
-
Ainsi, dans une dépêche de ce matin diffusée à 08:40 et intitulée « Washington et Sanaa pourraient mener des frappes aériennes au Yémen », le service francophone de l’agence de presse britannique Reuters informe : « Naguère simple menace régionale, Al-Qaeda dans la péninsule arabique est devenu pour les renseignements américains le plus actif et le plus ambitieux des groupes affiliés au réseau islamiste hors du Pakistan et de l'Afghanistan. Devant le danger grandissant que représente la branche d'Al-Qaeda basée au Yémen, le président Barack Obama a renforcé l'assistance de Washington au gouvernement yéménite pour qu'il déclenche des raids meurtriers début décembre, soulignent des responsables américains. Après la tentative d'attentat du jour de Noël sur un avion de ligne américain, revendiquée par ce groupe, Obama s'est montré déterminé à en traquer les dirigeants. Dans les milieux américains de la défense, on s'attend à ce que la coopération bilatérale s'intensifie, sur le terrain comme au niveau du renseignement, dans le cadre d'une redéfinition des priorités de Washington en matière de lutte antiterroriste - jusqu'ici centrées sur l'Afghanistan, le Pakistan et l'Irak.
-
Le chef de la diplomatie yéménite, Aboubakr al Kirbi, a qualifié d'insuffisante mardi l'assistance militaire que reçoit le Yémen à l'heure actuelle pour contrer le terrorisme. Le rôle d'Al-Qaeda dans la région a pris un nouvel aspect aux yeux des services secrets américains durant l'année écoulée, quand des activistes saoudiens et yéménites ont formé une organisation unique au Yémen, le plus pauvre des pays arabes. Le Yémen pourrait abriter jusqu'à 300 activistes d'Al-Qaeda, a estimé Aboubakr al Kirbi sur la BBC. Le Saoudien Saïd al Chehri, ancien détenu de la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, est apparu comme l'un des principaux chefs d'Al-Qaeda dans la péninsule arabique depuis son rapatriement par les autorités américaines en novembre 2007. Le Yémen n'exclut pas qu'il fasse partie de la trentaine d'activistes tués dans un récent raid aérien. Évoquant le risque de voir d'autres prisonniers libérés de Guantanamo rejoindre Al-Qaeda, le représentant Frank Wolf, personnalité influente du camp républicain, a engagé Obama à ne plus renvoyer de détenus vers des pays instables comme le Yémen.
-
Sur les 190 prisonniers qui se trouvent encore à Guantanamo, 91 sont originaires du Yémen et les pourparlers sur leur rapatriement butent sur des questions de sécurité. Les responsables américains notent que la guerre civile et l'anarchie ont fait du Yémen un refuge idéal pour Al-Qaeda, en grande partie évincé d'Afghanistan et soumis à des pressions de plus en plus fortes dans les zones tribales du Pakistan. "Elle a évolué en quelques mois", déclare un représentant de la lutte antiterroriste à propos de la menace que représente Al-Qaeda dans la péninsule arabique. "Ils s'étaient confinés au Yémen et à l'Arabie saoudite. Mais divers signes montrent que la section d'Al-Qaeda au Yémen se tourne vers des objectifs mondiaux, et non plus seulement régionaux", dit-il en jugeant la tendance "très préoccupante". "Il s'agit probablement du groupe affilié à Al-Qaeda le plus actif en dehors de l'Afghanistan et du Pakistan", ajoute-t-il. Les États-Unis ont accru l'aide qu'ils fournissent aux forces yéménites en matériels militaires et en renseignements afin d'éliminer des repaires présumés de djihadistes.
-
Selon des responsables, une bonne partie de cette assistance est secrète par souci d'épargner des réactions trop violentes au gouvernement, déjà en butte à une rébellion chiite dans le Nord et à un mouvement séparatiste dans le Sud. Le principal programme d'assistance officiel du Pentagone au Yémen est passé du modeste montant de 4,6 millions de dollars durant l'exercice 2006 à celui de 67 millions de dollars pour l'exercice 2009, a indiqué Bryan Whitman, porte-parole du département de la Défense. Il a précisé qu'en 2009 les fonds serviraient à l'entraînement, à des matériels comme les radios, les pièces détachées d'hélicoptère, les camions et les vedettes rapides. Certains responsables s'irritent de voir présenter le Yémen comme la menace numéro un liée à Al-Qaeda à l'exception de la zone frontalière montagneuse séparant l'Afghanistan du Pakistan. Ils rappellent la présence du réseau islamiste en Somalie » (Fin de la dépêche Reuters).
-
(1) http://www.drzz.info/article-30586941-6.html
-