Michel Garroté

Journaliste - essayiste



Le blog de Michel Garroté

Journaliste-essayiste

Michel Garroté - Actuellement rédacteur de http://monde-info.blogspot.com/ et de www.dreuz.info. Journaliste-essayiste. Dipl. Sciences po. de l'Université de Genève. Langues : français, anglais, allemand, espagnol. Auparavant : journaliste à l'agence de presse Voxmundi et à la revue L'Impact. Porte-parole du PDG de Nestlé International et de la European Roundtable of Industrialists. Rédacteur au groupe Euro-Pétrole. Voyages et missions dans trente pays. Auteur de "Du vin de vertige à la coupe du salut" (2006) et de "Dieu est-il dépressif ?" (2007).

Articles sur ce blog

jeudi 30 décembre 2010

L’argent noir n’a pas de couleur

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Dans une dépêche d’agence publiée dans Le Figaro on peut lire que (extraits avec mes commentaires entre parenthèses) : « Un nouveau pan des basses œuvres de la Françafrique révélé par Wikileaks ? Près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) par le défunt président gabonais Omar Bongo, dont une partie aurait aussi profité à des partis français, selon des notes diplomatiques américaines divulguées par le site de révélations et visibles mercredi sur le site de El Pais. Cette information a été donnée quatre jours après la mort d'Omar Bongo, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun, précise le journal espagnol » (Michel Garroté – Frégates pour Taiwan, sous-marins pour le Pakistan, le pognon de Madame Bettencourt, les millions africains, la République bananière est-elle « irréprochable » ?).
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« Selon la même source, "les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy". L'argent aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à Chirac mais aussi Sarkozy". "Bongo était le président africain préféré de la France", précise cette source. La BEAC regroupe les réserves des Etats membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale : le Gabon (qui en désigne le gouverneur), le Cameroun (où est situé le siège), la République du Congo, la République centrafricaine, le Tchad et la Guinée Equatoriale » (Michel Garroté – Rien de nouveau en Françafrique. Depuis De Gaulle inclus jusqu’à Sarkozy inclus, la Françafrique fonctionne. Wikileaks ne révèle pas cela. Wikileaks confirme cela).
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« Selon le câble datant de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale. Après que ce placement non autorisé a été rendu public, un audit de la BEAC a été mené et "a révélé des malversations encore plus larges et plus audacieuses, liées à la hiérarchie des officiels gabonais", a indiqué le fonctionnaire à l'origine de cette information. "L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros, ndlr) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon", a dit le fonctionnaire » (Michel Garroté – C’est le paragraphe clé de cette dépêche d’agence publiée dans Le Figaro. Des malversations - encore plus larges et plus audacieuses que les 500 millions d'euros placés dans la Société Générale - auraient donc bénéficié à des citoyens gabonais et français).
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« Le clan au pouvoir au Gabon, "dont le défunt président Omar Bongo et son fils Ali, ministre de la Défense et candidat à la présidence (élu depuis à la tête du pays, ndlr), a bénéficié du détournement de fonds", indique le document. "Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds", se contente de conclure le câble, signé de l'ambassadeur américain au Cameroun Janet Garvey. À la mort d'Omar Bongo en 2009, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing avait déjà révélé que le défunt président gabonais avait apporté un soutien financier à Jacques Chirac, son concurrent de l'époque à l'élection présidentielle. Le patrimoine d'Omar Bongo et de ses proches fait par ailleurs l'objet, en France, d'une enquête suite à une plainte de Transparency International, une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption » (Michel Garroté – En clair, Giscard, Chirac et Sarkozy auraient donc bénéficié de détournements de fonds, tel qu’énoncé ci-dessus au second paragraphe de la dépêche d’agence). Fin de la dépêche d’agence publiée dans Le Figaro.
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Michel Garroté
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Source :
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mercredi 29 décembre 2010

Israël demande à l'ONU de condamner la colonisation palestinienne

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Les Israéliens vont demander au Conseil de sécurité des Nations unies de condamner la colonisation palestinienne, a déclaré mercredi 29 décembre le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Peu après le Nouvel An, les alliés occidentaux des Israéliens présenteront une résolution affirmant que "la construction palestinienne de colonies est illégale et doit cesser immédiatement", a précisé M. Lieberman.
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Les responsables israéliens veulent que la communauté internationale adresse un message de fermeté au Président de l’Autorité dite palestinienne Mahmoud Abbas, qui selon eux ne recherche pas sérieusement la paix. Les Etats-Unis ont relancé le processus de paix israélo-palestinien le 2 septembre, mais les pourparlers se sont effondrés parce que les « palestiniens » ne cessaient d’évoquer de nouveaux prétextes à tous égards.
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Les Israéliens refusent de reprendre les négociations tant que les « palestiniens » poursuivent la colonisation en Judée, en Samarie et à Jérusalem. En effet, les premiers documents diplomatiques sur le partage de la « Palestine historique », attribuaient l’ouest du Jourdain (Israël, Judée et Samarie inclues) aux Juifs et l’est du Jourdain (appelé « Jordanie ») aux Arabes. Concrètement, Israël en a assez que l’ONU et l’UE versent - chaque année - des centaines de millions de dollars et d’euros aux « palestiniens » bellicistes du Fatah qui occupent le cœur d’Israël aussi appelé Judée-Samarie.
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Michel Garroté
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Sources :
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La soi disant « colonisation » Israélienne: une erreur sémantique doublée d’un mensonge historique

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Texte original :
Les Palestiniens vont demander à l'ONU de condamner la colonisation israélienne. Les Palestiniens vont demander au Conseil de sécurité des Nations unies de condamner la colonisation israélienne, a déclaré mercredi le négociateur palestinien Saeb Erekat. Peu après le nouvel an, les alliés arabes des Palestiniens présenteront une résolution affirmant que "la construction israélienne de colonies est illégale et doit cesser immédiatement", a précisé M. Erekat. Les responsables palestiniens veulent que la communauté internationale adresse un message de fermeté au Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, qui selon eux ne recherche pas sérieusement la paix. Les Etats-Unis ont relancé le processus de paix israélo-palestinien le 2 septembre, mais les pourparlers se sont effondrés trois semaines après avec l'expiration d'un gel israélien limité sur la colonisation. Les Palestiniens refusent de reprendre les négociations tant qu'Israël poursuit la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
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Fascisme rouge - Le Parti Communiste Français fête ses 90 ans

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Le 29 décembre 1920, il y a exactement 90 ans, jour pour jour, naissait le Parti Communiste Français (PCF). J’ai lu quelque part que désormais le PCF « parie sur l’avenir » (c’est de l’humour communiste, je présume) en misant notamment sur le Front de Gauche (FDG), une sorte « d’alliance » que le PCF a fabriquée avec le Parti de la Gauche (PDG) de l’ineffable Jean-Luc Mélenchon. Donc, en théorie, le Front de Gauche serait l’addition du PCF et du PDG (drôle d’abréviation que je donne au parti de Mélenchon, j’en conviens…).
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Laurent Martinet, pour L’Express.fr, a interviewé le communiste Pierre Juquin, à l’occasion de ce 90ème anniversaire du Parti Communiste Français (PCF). Pierre Juquin, communiste, candidat à l'élection présidentielle de 1988, est l'auteur du livre « De battre mon cœur n'a jamais cessé » (Editions L'Archipel), livre qui constitue ses mémoires de membre du comité central du PCF. Je reproduis ci-dessous cette courte interview. Et je conclus avec ma petite analyse à moi.
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Laurent Martinet - Le Parti communiste français est né le 29 décembre 1920, au congrès de Tours. Que vous inspirent ses 90 ans ?
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Pierre Juquin - C'est presque un siècle d'Histoire. Et un grand espoir déçu. Le Parti communiste n'a plus d'avenir, il est tout entier dans ses archives.
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Laurent Martinet - Le destin du PCF aurait-il pu être différent ?
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Pierre Juquin - Tout s'est joué dès 1947, quand le parti s'est aligné sur l'URSS. Pourtant, Maurice Thorez, allié à Benoît Frachon, avait proposé une "voie française" plus indépendante. Elle a été rejetée à la fois par la base et par Jdanov, qui l'a condamnée de Moscou. Le parti a commencé à perdre des électeurs dès 1948, et il n'a jamais retrouvé son niveau de 1946-1947.
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Laurent Martinet - Les années Marchais n'ont donc pas été celles du déclin ?
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Pierre Juquin - Le déclin est continu depuis 1947. D'ailleurs, l'expérience italienne menée par Enrico Berlinguer, qui fut admirable, a été un échec aussi. Que reste-t-il aujourd'hui du Parti communiste italien ? Il y a eu un déclin mondial des partis communistes, lié aux désastreuses expériences soviétiques et chinoises. Mais l'idée communiste, elle, reste bien vivante.
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Laurent Martinet - Quelle forme peut prendre cette idée communiste, si toutes ses incarnations ont échoué ?
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Pierre Juquin - Cette grande idée n'a connu jusqu'à présent que des formes absurdes et tragiques. Elle a besoin de temps. Mais le projet d'un monde non-capitaliste, libéré de la course au profit, est un facteur de progrès humain.
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Laurent Martinet - Quels sont vos projets ?
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Pierre Juquin - Je travaille actuellement à une biographie politique d'Aragon. C'est un personnage complexe, autant artiste que politique, qui a encore beaucoup à révéler. (Fin de l’interview de Pierre Juquin par Laurent Martinet pour L’Express.fr).
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Pour ce qui me concerne, je note avec surprise que Marie-George Buffet (Parti Communiste Français), mais aussi Jean-Luc Mélenchon (Parti de la Gauche), Jean-Vincent Placé (Europe Ecologie Les Verts), ainsi que le conseiller politique de Martine Aubry, François Lamy (Parti Socialiste), ont participé aux festivités de ce 90ème anniversaire du PCF. Ecologistes, gauchistes, socialistes et communistes, même combat. Nous voici prévenus.
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Je note avec la même surprise que lors de ce 90ème anniversaire, le parti communiste, le parti socialiste, les écologistes et l’extrême-gauche se sont mis d’accord, je cite de mémoire, sur le développement de rassemblements populaires, de constructions de fronts de luttes et de ripostes ainsi que sur le développement d’élaborations de projets politiques de changement. Autrement dit, écologistes, gauchistes, socialistes et communistes luttent ensembles dans un rassemblement populiste pour le changement. Vaste programme.
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Puisque le PCF pense avoir un « avenir » au 21ème siècle, j’aimerais ici rappeler, à titre historique, qu’il y a 90 ans, le 29 décembre 1920 très exactement, à Tours, une majorité des délégués du 18ème Congrès de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) vote l’adhésion de la SFIO à la IIIe Internationale, c’est à dire à l’Internationale Communiste fondée à Moscou en mars 1919. Une minorité de la SFIO s’y oppose. C’est alors la scission et la naissance du Parti Communiste Français sous le nom de Section Française de l’Internationale Communiste (SFIC).
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Mais en 1947, le Parti Communiste Français s’aligne totalement et définitivement sur l’URSS. Au cours de la Seconde guerre mondiale déjà, les communistes français s’étaient alignés sur le Pacte Staline Hitler durant lequel ils avaient refusé de prendre part à la Résistance. Ce n’est qu’une fois le Pacte rompu par Hitler, que les communistes français, sur ordre de Staline, étaient entrés en Résistance, certes contre l’Allemagne, mais au service de l’URSS.
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Dans son interview avec Laurent Martinet, le communiste français Pierre Juquin estime que, je cite, « l'idée communiste, elle, reste bien vivante ». Pierre Juquin considère, je cite, que le communisme est une « grande idée » et « un facteur de progrès humain ».
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Mais dans la même interview, Pierre Juquin affirme que, je cite, « le Parti communiste (Français) n'a plus d'avenir ». Et Pierre Juquin allègue, je cite, qu’il y a eu « un déclin mondial des partis communistes, lié aux désastreuses expériences soviétiques et chinoises ».
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En résumé, Pierre Juquin n’est ni un néo-communiste, ni un crypto-communiste. Pierre Juquin est un communiste qui, au-delà de réticences purement formelles, voit dans le communisme du 21ème siècle grande idée, facteur de progrès humain.
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Et Pierre Juquin, quoi qu’il prétende, trouve un appui chez le parti communiste, le parti socialiste, les écologistes et l’extrême-gauche pour lutter ensembles dans un rassemblement populiste pour le changement. Changement selon l’idéal communiste français qui reste une grande idée et un facteur de progrès humain. Je n’invente rien. Ce sont les propos tenus en France ce mois de décembre 2010 par le parti communiste, le parti socialiste, les écologistes et l’extrême-gauche.
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Pour mémoire et pour que nous fassions mémoire, je rappelle que de 1917 à 1992, le communisme, sur l’ensemble des continents de la planète, a causé plus de 150 millions de victimes. Il ne s’agit donc pas uniquement, comme le prétend Pierre Juquin, des désastreuses expériences soviétiques et chinoises. Le désastre s’est abattu sur l’Europe orientale, de la mer baltique à la mer Adriatique, sur une douzaine de pays.
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Le désastre s’est abattu sur le Laos, le Cambodge, le Vietnam, la Birmanie, la Corée du Nord, l’Angola, le Mozambique, l’Ethiopie, le Nicaragua et Cuba. Le communisme a causé plus de 150 millions de victimes à l’échelle planétaire en 75 années. Ce n’est donc pas une « désastreuse expérience » soviétique et chinoise. Ce désastre, cette expérience, c’est, en réalité, un abominable système concentrationnaire et génocidaire.
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Or, en France, ce mois de décembre 2010, le parti communiste, le parti socialiste, les écologistes et l’extrême-gauche ont célébré 90 années de communisme. Sans faire la moindre déclaration de repentance pour les 150 millions de victimes de cet abominable système appauvrissant, ruineux, concentrationnaire et génocidaire. Comme le dit Pierre Juquin, le communisme du 21ème siècle est une grande idée, facteur de progrès humain. La campagne présidentielle de 2012 promet d’être grandiose.
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Michel Garroté
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mardi 28 décembre 2010

Chaque agent du KGB français coûte 460'000 euros

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La dizaine de membres du Collège de la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet (Hadopi) se voient accorder 250 euros d’indemnités. Le montant de ces indemnités est plafonné à 6’250 euros annuels par membre. La demi-douzaine de membres de la Commission de Protection des Droits se voient, eux aussi, accorder 250 euros pour chacune des séances à laquelle ils sont présents, avec un plafond annuel de 26’000 euros par membre.
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Ces montants ne couvrent pas toutes les rémunérations. La rémunération du Secrétaire général de l’Hadopi est plafonnée à 15’000 euros par mois. La Hadopi a validé un budget de plus de 2 millions d’euros rien que pour son personnel. Et cela, c’est sans compter 190’000 euros d’indemnités de présence. Le montant du loyer de la Hadopi est de 5,3 millions d’euros. Côté espace et confort, chaque membre dispose de 158 m².
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Au total, cela fait près de six millions d’euros dépensés, chaque année, par treize personnes. Soit plus de 460'000 euros par personne. Précisons que les 460'000 euros dépensés chaque année par ces treize personnes viennent s’ajouter aux revenus générés par l’activité principale de ces mêmes treize personnes, activité principale qui en général est déjà très lucrative.
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Michel Garroté
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Sarkozy va-t-il perdre 1,5 million d’électeurs ?

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Dans mon analyse intitulée Sarko dira en 2011 qu’il est candidat pour 2012 depuis 2010, j’ai tenté de démontrer qu’aujourd’hui en France, les contradictions, les anachronismes et surtout, le ridicule, sont élevés au rang de vertus républicaines. Et qu’en la matière, l’actuel président surpasse tous ses prédécesseurs. Dans l’analyse ci-dessous, j’aimerais tenter de démontrer que la « République irréprochable », selon la formule sarkozique, n’est en réalité qu’une « République bananière », selon la formule du journaliste Franz Olivier Gisbert. Et j’aimerais tenter de démontrer, dans l’analyse ci-dessous, que Sarkozy risque de perdre 1,5 million d’électeurs aux présidentielles de 2012.
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Pour commencer, j’aimerais rappeler que la ministre française des Finances, Christine Lagarde annonce 184 milliards d'euros de dettes - obligataires à moyen et long terme émis par la France - pour 2011. En termes moins prosaïques, la Sarkozie s’offre donc 184 milliards d'euros de dette supplémentaire en 2011. 184 milliards d'euros qui viennent s’ajouter à la dette totale qui elle dépasse les 1'600 milliards d’euros. Pour mémoire, en 2010, la France a emprunté 210 milliards d'euros. Le besoin de financement, autrement dit l’accroissement de la dette française, prend en compte un déficit du budget de l'Etat de 91 milliards d'euros déjà planifié pour 2011. Autrement dit, la Sarkozie sait déjà que son déficit budgétaire en 2011 sera de 91 milliards d'euros. En 2011, la France va donc ainsi créer un déficit de 91 milliards d'euros supplémentaires tout en s’endettant à hauteur de 184 milliards d'euros supplémentaires. C’est le côté « décalé » des politiciens français qui dans ce climat économique désastreux nous annoncent néanmoins la croissance économique et la baisse du chômage pour 2011.
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En réalité, ce côté « décalé » des politiciens français n’échappe à personne. A cet égard, on notera que les correspondants à Paris, des plus grands médias étrangers, s’accordent, pour voir en Sarkozy un monarque républicain, à la fois dangereux, autiste et fanfaron. Je me souviens que Sarkozy, d’origine hellèno-magyare, marié à une cisalpine, avait promis en 2007, aux Français, notamment aux Juifs Français de droite et aux Chrétiens Français de droite, une « laïcité positive ». Et en guise de « laïcité positive », Sarkozy a surtout instauré l’Allahïcité, reconnaissant le culte musulman dans une République dont la Constitution ne reconnaît aucun culte ; et plaçant, lors d’une déclaration publique, adressée aux policiers français, « l’islamophobie », sur le même plan que le racisme et l’antisémitisme.
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Qu’en pensent les électeurs ? Pour mémoire, la blogosphère de droite (aile droite de l’UMP + droite située ‘à gauche’ du FN) rassemble 1,5 million de « lecteurs / électeurs ». Si l’actuel président français continue d’écouter son épouse, au lieu d’écouter ce 1,5 million de « lecteurs / électeurs », alors, il pourrait lui en cuire, plus vite qu’il ne pense. Pour autant qu’il sache encore penser. Et compter.
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Car en effet, j’ai récemment additionné les blogues  de droite sur le Net francophone. Et j’ai additionné leur nombre de lecteurs qui sont aussi des électeurs. Des électeurs qui s’inspireront de ce qu’ils lisent sur Internet pour déterminer leur choix de vote en 2012 (je veux ici parler des Français). Je signale - juste en passant et sans la moindre émotion - que ces lecteurs, qui constituent aussi des électeurs, sont environ 1,5 million. Si moi je le sais, alors faites-moi confiance, les services de L’Elysée et de Matignon le savent aussi. D’un côté, je fais partie d’un courant qui défend la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne. D’un autre côté, je note que d’une part, l’aile droite de l’UMP reste à moitié sourde lorsque nous nous manifestons (à moitié sourde, sachant qu’il y a encore trois ans, elle restait totalement sourde) ; et je note que d’autre part, le Front National, avec ou sans Marine Le Pen, ne semble pas vouloir évoluer en profondeur. Il n’y donc pas, à ce stade (décembre 2010), un véritable courant de droite en France. Il n’y a que les étatistes centristes de l’UMP et les versatiles du Front National. Comment le lectorat / électorat susmentionné (1,5 million de Français) va-t-il gérer tout cela, aux présidentielles de 2012 ? A plus court terme, que pensent le 1,5 million de lecteurs / électeurs des « affaires », notamment l’affaire Sarkozy-Woerth-Bettencourt et l’affaire Sarkozy-Karachi ? Sarkozy et sa « République bananière » vont-il perdre 1,5 million d’électeurs aux présidentielles de 2012 ?
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A ce propos, Philippe Broussard, sur L’EXPRESS.fr, écrit (extraits adaptés avec mes commentaires entre parenthèses) que « pour Nicolas Sarkozy, l'année judiciaire a été marquée par le feuilleton Woerth-Bettencourt et par l'enquête sur l'attentat de Karachi. La Ve République a renoué ainsi avec la "tradition" des affaires. Nicolas Sarkozy s'est longtemps cru préservé des "affaires". Comme si les scandales politico-financiers relevaient de temps lointains, et d'autres présidents de la République, à commencer par son prédécesseur, Jacques Chirac. De fait, quand il est arrivé au pouvoir, en mai 2007, Nicolas Sarkozy n'avait pas de "casseroles" majeures dans ce domaine. Mais les années ont passé et deux dossiers largement médiatisés sont venus troubler sa quiétude en 2010. Le premier, l'affaire Bettencourt, a notamment abouti à la mise en cause d'un ministre, Eric Woerth, personnalité importante du sarkozysme. Les accords passés dernièrement entre Liliane Bettencourt et sa fille Françoise pour mettre un terme aux conflits qui les opposaient depuis 2007, n'ont pas éteint toutes les procédures judiciaires "annexes" » (Michel Garroté :  quand il est arrivé au pouvoir, en mai 2007, Sarkozy avait des casseroles majeures dans ce domaine, comme tous les présidents de la Ve République ; simplement, en mai 2007, personne n’avait jugé utile de soulever ces casseroles).
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« Ainsi, celles concernant Eric Woerth, dépaysées du tribunal de Nanterre à celui de Bordeaux, sont toujours en cours. Elles portent notamment sur la période où ce dernier était trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. En filigrane, c'est donc bien du président de la République dont il est question dans ce volet de l'affaire Bettencourt. Rien ne prouve, à ce jour, que Nicolas Sarkozy ait bénéficié d'un soutien financier illégal de la part des Bettencourt ou de leur entourage, mais le soupçon perdure. L'affaire a même pris de telles proportions, au printemps dernier, que le président a été contraint d'y répondre publiquement. A cette occasion, Nicolas Sarkozy ou ses fidèles ont d'ailleurs fait preuve d'une nervosité révélatrice de leur embarras. Ne sont-ils pas allés jusqu'à mobiliser les services secrets pour connaître l'origine de certaines fuites dans la presse ? » (Michel Garroté :  et Sarkozy, dans une prestation lamentable, a joué le rôle du clown triste qui ignore ce que font les services secrets de l’Etat qu’il préside ; que l’on cesse donc enfin de nous raconter que Sarko serait fort en communication alors qu’il est pathétique et médiocre en la matière).
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« A l'évidence, cet embarras est pourtant moindre que celui provoqué par un autre dossier : l'affaire Karachi. L'enquête sur cet attentat qui a coûté la vie à 11 employés français de la Direction des constructions navales, le 8 mai 2002, au Pakistan, a rebondi à plusieurs reprises en 2010. Contrairement à ce qui a pu être dit ici ou là, rien ne permet de conclure aujourd'hui que l'explosion de 2002 fut une conséquence de l'arrêt, par la France, du versement de commissions liées à la vente de sous-marins au Pakistan. En revanche, en examinant dans le détail ce dossier complexe, il apparaît que des rétro-commissions ont pu être versées au bénéfice de personnalités françaises. Le nom de Nicolas Sarkozy est apparu dans le dossier Karachi car il était très proche, à l'époque des négociations avec le Pakistan, d'Edouard Balladur, candidat malheureux à l'élection présidentielle de 1995. Le juge Renaud Van Ruymbeke, qui enquête sur le volet financier de l'affaire, tente de démêler l'écheveau de ces contrats d'armement et de savoir si un système de rétro-commissions avait été mis en place par divers intermédiaires au bénéfice des balladuriens ou de leurs alliés » (Michel Garroté :  autrement dit, il apparaît que des rétro-commissions ont pu être versées à Balladur et Sarkozy. La justice française sera-t-elle en mesure de confirmer tout cela en temps opportun ?).
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« Comme dans le dossier Bettencourt, l'Elysée a fait preuve, sur ce deuxième "front", d'une extrême nervosité. Après en avoir longtemps sous-estimé l'impact, Nicolas Sarkozy a pris la pleine mesure du scandale au printemps, à la publication du livre Le Contrat (éditions Stock), de deux journalistes de Mediapart, Fabrice Lhomme et Fabrice Arfi. A l'époque, L'Express avait publié en avant-première de larges extrait de ce livre. En couverture du magazine, s'affichait le titre suivant : "l'affaire qui fait peur à Sarkozy". Tout indique que l'inquiétude est toujours de mise au "château". Si L'Express a accordé une large place à ces dossiers, il a également puisé dans ses archives pour publier un livre de près de 500 pages sur les "Grandes affaires de la Ve République". Cet ouvrage, constitué en partie d'articles d'époque, permet de mesurer à quel point chaque période a eu ses scandales, et chaque président sa manière d'y résister » (Michel Garroté :  nous touchons là le cœur du problème. Aujourd’hui en France, les contradictions, les anachronismes et surtout, le ridicule, sont - plus que jamais - élevés au rang de vertus républicaines ; et en la matière, l’actuel président surpasse tous ses prédécesseurs ; sa République irréprochable reste une République bananière. De ce fait, il est permis de se demander si l’actuel locataire, à l’instar de tous ses prédécesseurs, traîne, lui aussi, des casseroles. Oui, il est permis de se poser cette question. Cette question qui pourrait « coûter » 1,5 millions d’électeurs en moins à Sarkozy en 2012).
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Michel Garroté
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Sources :
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lundi 27 décembre 2010

Sarko dira en 2011 qu’il est candidat pour 2012 depuis 2010

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Aujourd’hui en France, présider, c’est parler. Les paroles remplacent les actes. La tentative de séduire se substitue au désir de construire. Ce qui compte, c’est le paraître, c’est donner le change et faire semblant. Avec un peuple qui de doute façon se sent impuissant, l’on peut désormais tout se permettre. Les contradictions, les anachronismes et surtout, le ridicule, sont élevés au rang de vertus républicaines. En la matière, l’actuel président surpasse tous ses prédécesseurs.
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Ainsi, Sylvie Corbet, dans une dépêche du service francophone de l’agence Associated Press, nous raconte (extraits adaptés avec mes commentaires ente parenthèses) que « l'année 2011 marquera le début de la campagne présidentielle pour la classe politique française et pour le chef de l'Etat en particulier. Nicolas Sarkozy assure ne pas avoir pris sa décision, mais l'hypothèse de sa candidature est dans toutes les têtes et la majorité doit se mettre en ordre de marche pour la bataille électorale. Lors de sa dernière intervention télévisée, le 16 novembre, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il prendrait la décision de se représenter ou non à un second mandat à l'automne de l'année 2011 » (Michel Garroté :  autrement dit, Sarko dira en 2011 qu’il est candidat pour 2012 depuis 2010 ; car en réalité, il mène campagne - en province notamment - depuis plusieurs mois ; mais les anachronismes ne lui ont jamais fait peur ; prendre les gens pour des pauvres cons - la formule est de lui - cela non plus, ne lui a jamais fait peur ; ce que Sarko a raconté lors de sa dernière intervention télévisée, le 16 novembre, ne l’a pas empêché de mener campagne dès septembre, en prenant soin d’inviter l’audiovisuel public à chacun de ses déplacements qui furent autant de discours, avec toujours les mêmes mots clés et toujours les mêmes tics).
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« En attendant, il a mis en place à l'occasion du dernier remaniement une équipe gouvernementale prête à livrer bataille, à laquelle il a demandé une unité et une solidarité gouvernementale sans failles. Et en maintenant au poste de Premier ministre un François Fillon fort de sa popularité, il a cherché à souder l'UMP derrière l'exécutif » (Michel Garroté :  soyons précis ; Sarko a soudé l'UMP derrière l'exécutif ; et il a soudé l’exécutif derrière lui ; cela fait beaucoup de derrières et beaucoup de soudures ; encore faut-il que tout cela tienne la route…).
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« Sur le plan économique, le gouvernement compte sur une reprise - avec une prévision de croissance de 2% l'an prochain - se traduisant par un recul du chômage pour justifier sa politique de rigueur enclenchée après la crise. Côté réformes, le chef de l'Etat a tracé sa feuille de route à l'occasion du remaniement de novembre. Il a décidé d'ouvrir le chantier de la dépendance des personnes âgées, souhaitant créer une nouvelle branche de la Sécurité sociale. Les décisions seront prises à l'été 2011 après une consultation de six mois, a-t-il précisé » (Michel Garroté :  une nouvelle branche de la Sécurité sociale, c’est, encore, une nouvelle idée sarkozique ; l’expérience nous a montré que les innombrables nouvelles idées présidentielles coûtent cher ; la prévision de croissance et de recul du chômage sont des mirages ; aussi longtemps que Sarko refusera de s’attaquer avec courage au déficit et à la dette, tout le reste ne sera poudre aux yeux).
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« A l'international, Nicolas Sarkozy entend jouer les premiers rôles, alors que la France, à la tête du G-20 depuis novembre, s'apprête à prendre pour un an la présidence du G-8 le 1er janvier. Il souhaite faire avancer trois grands dossiers prioritaires : la réforme du système monétaire international, la lutte contre la volatilité des prix des matières premières et la nouvelle gouvernance économique mondiale. Au sein de l'Union européenne, secouée par les crises financières grecque puis irlandaise, le chef de l'Etat a su imposer le tandem franco-allemand, s'accordant avec la chancelière Angela Merkel pour réviser le traité de Lisbonne afin de créer un mécanisme permanent permettant de venir en aide, à l'avenir, à tout pays de la zone euro qui serait menacé » (Michel Garroté :  1- Sarko ne va pas réformer le système monétaire international, car ni lui, ni personne en France hexagonale ne sait ce que veut dire système monétaire international. D’ailleurs, un Français qui n’ose pas réformer la France, comment peut-il oser réformer le système monétaire international ?  2- La lutte contre la volatilité des prix des matières premières est un vieux concept typiquement marxiste ; le cours des matières premières fluctue et c’est une bonne chose, car s’il devait cesser de fluctuer, cela voudrait dire que l’on a instauré un système mondial de type communiste pour la vente et l’achat de gaz, de pétrole, de café, de cacao, de sucre, etc.  3- La nouvelle gouvernance économique mondiale est une vieille lubie que les fonctionnaires marxistes, crypto-marxistes et néo-communistes de la CNUCED proposaient dans les années 1970-1980 ; en France, l’idée renaît avec Sarko qui - apparemment - prend des cours d’économie chez Mélenchon).
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« Reconnaissant avoir changé depuis le début du quinquennat, se disant plus réfléchi, Nicolas Sarkozy espère tourner la page d'une année 2010 marquée par la défaite de la droite aux élections régionales et par la réforme des retraites et son cortège de manifestations. Mais l'année 2010 aura aussi été marquée par les affaires Bettencourt et Karachi, en marge desquelles le nom du chef de l'Etat est apparu. Deux dossiers toujours ouverts, qui pourraient connaître de nouveaux développements en 2011 » (Michel Garroté :  qu’en termes choisis ces choses-là sont dites ! Sarko aurait changé depuis 2007 et il serait plus réfléchi ?  En effet, il a affiché, un dimanche à Disney Paris, sa love story avec la gauchiste multimillionnaire - pas très futée - Carla Bruni ; il a déclaré qu’il ne voulait pus de réformes qui le mettent en difficulté avec les syndicats ; il a cumulé, en trois ans, plus de temps d’audience à la télévision que Chirac et Mitterrand, en chacun 14 ans ; après avoir annoncé la République irréprochable, il a cité ses deux modèles en politique, à savoir Balladur et Giscard ; après avoir fanfaronné qu’il voulait kärcheriser l’islam voyou, il a viré quelques Roms qui depuis, sont revenus. Aucun doute, Sarko a changé et il est plus réfléchi. Et puis, vous verrez, en 2017, à la fin de son second mandat, il dira qu’il veut devenir Secrétaire général de l’ONU ; le monde en sera transformé ; il n’y aura plus de guerres, plus de famines ; des foules enivrées idolâtreront le petit génie de la gouvernance mondiale et son épouse, devenue brillante et modeste à la fois, comme lui).
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Michel Garroté
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Sources :
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Noël ensanglanté et croix gammées

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Noël ensanglanté par des meurtres en terre d’islam et Noël souillé par des croix gammées, voilà comment les islamistes et les satanistes ont empêché les Chrétiens de célébrer une Fête pourtant synonyme d’Amour et de Paix.
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Ainsi, dimanche 26 décembre, le journal français La Dépêche informait (extraits) qu’en « dépit du message appuyé du pape Benoît XVI en faveur de la paix dans le monde, plusieurs attentats commis contre des églises le soir de Noël ont fait des dizaines de victimes aux Philippines et au Nigeria. Vendredi soir, des attaques meurtrières ont ensanglanté les célébrations de Noël de nombreux fidèles chrétiens au Nigeria et aux Philippines. Des attaques perpétrées alors que le chef de l'Église catholique, Benoît XVI, dénonçait (…) ‘ceux qui sèment la violence et la guerre dans le monde’, en célébrant la traditionnelle messe de minuit en la basilique Saint-Pierre de Rome » (Note de Michel Garroté :  c’est donc bien Benoît XVI - et non pas ceux qui sèment la violence - qui célébrait la messe… Non mais je précise car la phrase est mal construite).
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« Au Nigeria (Note de Michel Garroté :  principal pays musulman africain), pays le plus peuplé du continent africain, une série d'attentats à la bombe et d'attaques d'églises ont ainsi fait 38 morts à la veille de Noël. De nombreuses personnes ont également été blessées alors qu'elles faisaient leurs courses de Noël, dans sept explosions survenues en deux endroits de la ville de Jos, qui marque la limite entre le nord majoritairement musulman et le sud principalement chrétien (Note de Michel Garroté :  au cours de l’année 2010, divers ecclésiastiques ont allégué que les massacres de chrétiens dans cette région n’avaient rien à voir avec l’islam…). Dans la ville de Maiduguri, située dans le nord du pays, des membres présumés d'une secte islamiste ont par ailleurs attaqué trois églises, brûlant l'une d'elles et faisant six morts » (Note de Michel Garroté :  membres présumés d’une secte, autrement dit terroristes musulmans).
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« Aux Philippines, dans le sud du pays en proie à une rébellion musulmane, six personnes ont été légèrement blessées par l'explosion d'une bombe dans une église où était célébrée la messe de Noël sur l'île de Jolo. Enfin, c'est sous très haute protection que les chrétiens d'Irak ont assisté (…) aux messes de Noël. Après l'attaque de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad le 31 octobre dernier, qui a coûté la vie à 44 fidèles et deux prêtres, les chrétiens d'Irak ont dû braver leur peur pour se rassembler dans l'édifice religieux qui porte encore les traces de l'attentat. Murs de protection, déploiements de policiers, fouilles de fidèles… Les mesures de sécurité prises autour des églises du pays pour déjouer les tentatives d'attentat d'al-Qaïda ont été exceptionnelles ».
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De son côté, le jeudi 23 décembre, le site catholique francophone americatho.org informait que (extraits) « la Catholic League (Note de Michel Garroté :  aux USA) a fait paraître (…) un communiqué dénonçant, comme chaque année, des actes de vandalisme anti-chrétiens pour Noël ».
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« En voici quelques exemples. Des vandales ont mis le feu à l’arbre de Noël de la Ville de Birmingham (Alabama). Le chef de la police de Middleboro (Massachusetts) a déclaré avoir reçu un nombre encore jamais atteint de vols ou de détériorations de décorations de Noël. À Chicago un automobiliste à roulé sur une scène de Nativité, écrasant l’Enfant Jésus et décapitant des anges. Un homme de 19 ans a été arrêté à Hastings (Minnesota) pour avoir vandalisé des maisons et des décorations de Noël. L’homme avait recouvert ces décorations de croix gammées, de pentagrammes et de messages sataniques. L’étable utilisée pour abriter une scène de Nativité d’un temple baptiste à été réduite en cendres par des vandales dans le comté de Grenada (Mississippi). Des vandales ont causé pour plus de 500 $ de dégâts à une scène de Nativité d’un temple baptiste à Mount Laurel (Pennsylvanie). Deux fraternités étudiantes de la University of Missouri ont volé des décorations de Noël de maisons particulières proches du campus à Columbia (Missouri). Parmi ces décorations, des figures de l’Enfant Jésus et d’autres figures de la Nativité, des guirlandes et des arbres de Noël. La camionnette utilisée par Kidz Korna – et qui lui sert à apporter des milliers de cadeaux aux enfants nécessiteux pour Noël – a été incendiée par des vandales à Chicago. Des figures de l’Enfant Jésus ont été volées dans des maisons particulières, des commerces ou des églises à Red Lion (Pennsylvanie) ; Elon (Caroline du Nord), Atlantic Beach (Floride), Lynchburg (Virginie), Redford Township (Michigan), Easthamton (Massachusetts), Riverton (Utah), Dublin (New Hampshire), Kirksville (Missouri), Fort Collins (Colorado), Middletown (Pennsylvanie), Downers Grove (Illinois), Fayetteville (Caroline du Nord), Waterloo (Missouri), Cookeville (Tennessee), Arkansas City (Arkansas), La Marque (Texas) ».
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Toujours le 23 décembre, l’on pouvait lire dans l’hebdomadaire français Valeurs Actuelles (extraits) que « 100 députés, sénateurs et députés européens demandent au Ministre des Affaires étrangères ‘d’intervenir auprès des autorités des pays du Moyen Orient concernés, pour leur demander de prendre des mesures de sécurité toutes particulières autour des lieux fréquentés par les chrétiens pendant la période de Noël, afin que ce jour de fête ne devienne pas un nouveau jour de deuil. Personne n'a intérêt à voir disparaître les minorités religieuses, car elles sont des éléments irremplaçables d’équilibre social et des vecteurs de paix permanents. Oeuvrer pour le maintien de leur présence, c’est œuvrer pour la paix. Nous rappelons qu'il est dans la tradition diplomatique de la France de porter la voix des chrétiens d'Orient. La France doit user de son influence pour que les pays dont la législation est inspirée de la charia reconnaissent le droit de chaque personne humaine à exercer sa liberté de conscience. Notre pays, qui s'est toujours donné pour mission la défense des droits fondamentaux, ne peut plus rester sourd devant les intimidations, les conversions forcées, les appels au meurtre, les enlèvements et les attentats qui rythment chaque jour la vie des chrétiens dans un nombre croissant de pays. La France doit jouer un rôle majeur en faveur de  la protection des minorités chrétiennes d'Orient’ ».
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Le dossier de Valeurs actuelles sur ce thème compte quatorze pages consacrées aux chrétiens d'Orient avec notamment les textes de Max Gallo, Jean-Claude Guillebaud, Jacques Julliard, Jean Raspail, Frigide Barjot, Monseigneur Sako, Marc Fromager (Aide à L’Eglise en Détresse) et du Père Gollnisch (Œuvre d’Orient) ».
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Michel Garroté
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Sources :
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vendredi 24 décembre 2010

Le 25 décembre est une date historique

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Dans un article intitulé « 25 dicembre è data storica » (le 25 décembre est une date historique), article publié dans ‘30 Giorni’, Tommaso Federici, professeur de théologie biblique écrivait (traduction française de Béatrice Bohly ; adaptation, commentaires et mise en page Michel Garroté) : Ce ne fut pas un choix arbitraire afin de supplanter d'anciennes fêtes païennes. Lorsque l'Église célèbre la naissance de Jésus dans la troisième décade de décembre, elle puise à la mémoire ininterrompue des premières communautés chrétiennes en ce qui concerne les faits des évangiles et les lieux dans lesquels ils prirent place. En général, on supposait et on admet sans discuter la nouvelle déjà ancienne selon laquelle la célébration de la Nativité du Seigneur, dans la première moitié du IVème siècle, fut introduite par l'Église de Rome pour des raisons idéologiques. En effet elle aurait été placée le 25 décembre pour contrarier une « dangereuse » fête païenne, le Natale Solis invicti - littéralement la naissance du soleil invaincu. (..) Cette fête avait été fixée au solstice d'hiver (21-22 décembre), lorsque le soleil reprenait son cours triomphal vers son resplendissement toujours plus grand. Donc, dans les milieux chrétiens, en remontant de 9 mois, on avait placé au 25 mars la célébration de l'annonce de l'Ange à Marie de Nazareth, et la Conception Immaculée de son Fils, le Sauveur. En conséquence, six mois avant la naissance du Seigneur on avait placé la mémoire de la naissance de son précurseur, le prophète Jean le baptiste. D'autre part, l'Occident chrétien ne célébrait pas l'annonce de la naissance de Jean à son père, le prêtre Zacharie. Qui par contre, et depuis très longtemps, est commémoré en Orient le premier dimanche du « Temps de l'Annonce (Sûbarâ) », qui comprend, lors de cinq autres dimanches l'annonciation à la Vierge Marie, la visitation, la naissance du Baptiste, l'annonce à Joseph, la généalogie du Seigneur selon Matthieu.
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L'Orient byzantin, et toujours depuis des temps immémoriaux, célèbre par contre le 23 septembre l'annonce à Zacharie. On a successivement quatre dates évangéliques qui se suivent et se recoupent, à savoir : l'annonce à Zacharie six mois après l'annonciation à Marie, respectivement neuf et trois mois après les deux premières dates, la naissance du Baptiste, respectivement six mois après cette dernière date et naturellement neuf mois après l'annonciation, la Naissance du Seigneur et Sauveur. Le point de référence pour ainsi dire « liturgique » de tout ceci serait donc la Nativité du Seigneur, le 25 décembre, sur la base de laquelle on suppose que furent placées les fêtes de l'Annonciation neuf mois avant, et de la naissance du Baptiste six mois plus tôt. Sur ce sujet, les historiens et les liturgistes déroulent différentes hypothèses plus ou moins admises. Le problème est que déjà entre le IIème et le IVème siècle, on avait avancé différentes datations, qui tenaient compte de calculs astronomiques ou d'idées théologiques. Une date historique extérieure, c'est-à-dire qui ne serait pas biblique, patristique ou liturgique, et qui apporterait une confirmation aux spécialistes, n'était pas encore connue. Luc prend un certain soin à situer l'histoire. Ainsi par exemple il cite « l'édit de l'Empereur Auguste » pour le long recensement de Quirinus, gouverneur d'alors de la province de Syrie, environ le 7-6 avant JC., durant lequel se produisit la naissance du Seigneur (Lc 2, 1-2). En outre, il place à la quinzième année du règne de l'Empereur Tibère, environ 27-28 après JC, le moment où Jean-Baptiste commence sa prédication préparatoire au Seigneur (Lc 3, 1). Et il note : « Et le même Jésus avait presque 30 ans » (Lc 3, 23). De fait, il en avait environ 33 ou 34.
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Selon sa suggestive narration évangélique, l'Ange du Seigneur, Gabriel, six mois avant l'Annonciation à Marie (Lc 1, 26-38), en conclusion de la solennelle célébration sacrificielle quotidienne, avait annoncé dans le sanctuaire au prêtre âgé Zacharie que son épouse, stérile et âgée, Elisabeth, allait concevoir un fils, destiné à préparer le peuple à Celui qui devait venir (Lc 1, 5-25). Luc se préoccupe de situer ce fait avec une précision qui renvoie à une date connue de tous. Ainsi il narre que Zacharie appartenait à la « classe (sacerdotale, ephêmería) d'Abia » (Lc 1, 5). Et alors que lui apparaît Gabriel, « il exerçait sacerdotalement dans le roulement (táxis) de son ordre (ephêmería) » (Lc 1, 8). Autrement-dit, il s'agissait d'un service par roulement, et c'était au tour de son groupe d'exercer ses fonctions de prêtre. Ainsi il renvoie à un fait général qui ne présente pas de difficulté, et à un fait spécifique et ponctuel, qui présente un problème. Le premier fait, connu de tous, était que dans le sanctuaire de Jérusalem, selon la narration du chroniqueur, David lui-même avait disposé que les « fils d'Aaron » seraient répartis en 24 táxeis (groupes), en hébreu sebaot, les « roulements » éternels. De telles « classes », en s'alternant dans un ordre immuable, devaient assurer le service liturgique pendant une semaine, de samedi à samedi, deux fois par an. La liste des classes sacerdotales jusqu'à la destruction du temple (70 après JC) était établie par tirage au sort dans cet ordre : I) Iarib ; II) Ideia ; III) Charim ; IV) Seorim ; V) Mechia ; VI) Miamin ; VII) Kos ; VIII) Abia ; IX) Giosuè ; X) Senechia ; XI) Eliasib ; XII) Iakim ; XIII) Occhoffa ; XIV) Isbaal ; XV) Belges ; XVI) Emmer ; XVII) Chezir ; XVIII) Afessi ; XIX) Fetaia ; XX) Ezekil ; XXI) Lachin ; XXII) Gamoul ; XXIII) Dalaia ; XXIV) Maasai. Le second fait est que Zacharie, donc, appartenait au « roulement d'Abia », le VIIIème. Le problème que cela pose est que Luc écrit quand le temple est encore en activité, et donc tout le monde pouvait connaître son fonctionnement, et il ne note pas « quand » était en activité le « roulement d'Abia ». En outre, il ne dit pas dans laquelle des deux alternances annuelles Zacharie, époux d’Elisabeth, reçut l'annonce de l'Ange dans le sanctuaire. Et il semble qu'au long des siècles personne n'ait pris la peine d'en rappeler la mémoire ou de faire quelque recherche. La Communauté mère elle-même, l'Église de Jerusalem, judéo-chrétienne de langue araméenne, qui traditionnellement, au moins durant deux siècles, était guidée par des parents du même sang que Jésus, Jacques et ses successeurs, ne semble pas s'être souciée de ce détail, qui pour les contemporains allait de soi.
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En 1953, la grande spécialiste Annie Jaubert, dans l'article « Le calendrier des Jubilés et de la secte de Qumran. Ses origines bibliques », avait étudié le calendrier du Livre des Jubilés, un apocryphe hébreu très important, qui remontait à la fin du IIème avant JC. De nombreux fragments du texte de ce calendrier, retrouvés dans les grottes de Qumran, montraient, non seulement, qu'il avait été effectivement établi par les esséniens qui vivaient là (à peu près du IIème siècle avant JC au Ier siècle après JC), mais qu'il était encore en service. Ledit calendrier est solaire, et il ne donnait pas de noms aux mois, mais il les appelait avec un numéro d'ordre. Annie Jaubert avait publié par la suite sur ce sujet plusieurs autres articles importants (…) et dans une célèbre monographie, « La date de la Cène, Calendrier biblique et liturgie chrétienne » (Études Bibliques, Paris 1957), elle avait même reconstitué la succession des évènements de la semaine sainte, en déterminant de façon convaincante au mardi, et non pas au jeudi, la date de la Cène du Seigneur.
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De son côté, le spécialiste Shemarjahu Talmon, de l'Université Juive de Jérusalem, avait travaillé sur les documents de Qumran et sur le calendrier des Jubilés, et avait réussi à préciser le déroulement hebdomadaire de l'ordre des 24 roulements sacerdotaux dans le temple, alors encore en fonction. Ses résultats furent livrés dans l'article « The Calendar Reckoning of the Sect from the Judean Desert. Aspects of the Dead Sea Scrolls ». Il s'agit d'une étude soignée et importante, mais, on doit le dire, passée presque inaperçue du grand circuit, mais pas à Annie Jaubert. Désormais, la liste que le professeur Talmon a reconstituée indique que le « roulement d'Abia (ab-Jah) », bisannuel, se passait ainsi : I) le premier tour, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier ; II) le deuxième tour du 24 au 30 du huitième mois du calendrier. Maintenant, selon le calendrier solaire (pas lunaire), ce deuxième tour correspond à peu près à la dernière décade de septembre. Comme le note Antonio Ammassari, « Aux origines du calendrier de Noël », Luc, avec l’indication sur le « roulement d’Abia », remonte à une précieuse tradition judéo-chrétienne qu’en narrateur précis de l’histoire (Lc 1, 1-4) il a retrouvé et il offre la possibilité de reconstruire quelques dates historiques. Ainsi le rite byzantin du 23 septembre fait mémoire de l’annonce à Zacharie et conserve une donnée historique certaine et quasiment précise (peut-être avec un décalage d’un ou deux jours).
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La principale datation historique sur la vie du Seigneur porte sur l'évènement principal : sa Résurrection, dans le compte rendu unanime des quatre Evangiles et de la Tradition apostolique du Nouveau Testament, se produisit à l'aube du dimanche 9 avril de l'an 30 après JC, donnée astronomique certaine. Et donc celle de sa mort se produisit environ à 15 heures de l'après-midi du vendredi 7 avril du même an 30. Selon les données tirées de l'enquête récente à laquelle nous venons de faire allusion, il apparaît un faisceau impressionnant d'autres dates historiques. (…) On sait depuis le VIème siècle qu'il y eut une erreur d'à peu près cinq ans sur la date réelle de la naissance du Seigneur. La naissance de Jean-Baptiste neuf mois après (Lc 1, 57-66), à peu près le 24 juin, une est date historique. Mais alors, dans le cycle du Christ Seigneur, que Luc place en diptyque avec celui de Jean-Baptiste, l'Annonciation à Marie Vierge de Nazareth « dans le sixième mois» après la conception d'Elisabeth (Lc 1, 28) apparaît comme une autre date historique. Et en conséquence, pour finir, la naissance du Seigneur le 25 décembre, c'est-à-dire 15 mois après l'annonce à Zacharie, neuf mois après l'Annonciation à la Mère du Christ, six mois après la naissance de Jean-Baptiste, est encore une date historique. La sainte circoncision huit jours après la naissance, selon la loi de Moïse (Lev 12, 1-3), est une date historique.
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Et ainsi, quarante jours après la naissance, le 2 février, la « présentation » du Seigneur au temple toujours selon la loi de Moïse (Lev 12, 4-8), qui marque l'hypapantê, la Rencontre avec son peuple, est une date historique. La date de Noël est entourée d'une nuée de problèmes. D'abord vient le fait que dans plusieurs Églises on cumule et parfois on confond le 25 décembre avec le 6 janvier, jour qui cumulait le souvenir des évènements entourant la naissance du Sauveur. Ensuite, surtout, la distinction peu claire entre la mémoire d'un fait, qui peut durer pendant des générations, la dévotion autour de ce fait, qu'on peut exprimer par un culte non liturgique, et l'institution d'une fête liturgique avec sa propre date et ses propres offices, qui comprennent la liturgie des heures saintes et celle des divins mystères. Ici, il faut prendre en compte, ce qu'au contraire on néglige généralement, l'incroyable mémoire des communautés chrétiennes quant aux évènements évangéliques et aux lieux où ils se sont passés. L'Annonciation, par exemple, était entrée dans la formulation de quelques symboles baptismaux anciens dès le IIème siècle. A la même époque, elle fut représentée dans l'art chrétien primitif, par exemple dans la catacombe de Priscilla. À Nazareth même, comme l'a récemment montré splendidement l'archéologie, le lieu de l'Annonciation fut conservé et vénéré sans interruption par la communauté locale et fut visité par un flux ininterrompu de pèlerins qui au long des siècles ont même laissé des graffitis et des écrits émouvants, jusqu'à nos jours. Lorsque commença le culte liturgique de la Mère du Christ, au Vème siècle, il y eut la grande fête liturgique de l'Euaggelismós, l'Annonciation à Marie. Celle-ci acquit une telle extraordinaire résonance qu'en Occident les Pères la comptèrent parmi les débuts de notre rédemption, avec Noël, les Rois Mages et les noces de Cana). Et en Orient, l'Annonciation à Marie fut considérée si solennelle et presque incontournable que sa date dans le rite byzantin abolit le dimanche et même le jeudi saint, l'Annonciation à Marie ne le cède qu'au vendredi saint, et, si elle tombe le dimanche de la Résurrection, la célébration est divisée en deux, avec une moitié du Canon pascal de la Résurrection et une moitié du Canon de l'Annonciation.
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À Bethléem, déjà avant la construction de la Basilique constantinienne, dans la première partie du IVème siècle, la communauté chrétienne avait conservé la mémoire et la vénération ininterrompues du lieu de la naissance du Seigneur. En Egypte, l'Église copte conserve avec une dévotion ininterrompue la dévotion à la mémoire des lieux où la sainte famille s'arrêta dans sa fuite (Mt 2, 13-18), où furent construites des églises où l'on célèbre encore des offices. On peut parler ici des lieux saints de la « Palestine » (Terre d’Israël), en l'espèce, celui de Jérusalem, l'Anástasis, lieu saint de la Résurrection appelé saint sépulcre et appelé Golgotha ; celui du Cénacle ; celui du Mont de Galilée qui est celui de l'Ascension ; celui de Gethsémani ; celui de Béthanie, de la piscine probatique (Jean 5, 1-9) où fut construite une église du lieu de Dormition  (Assomption) de la Mère du Christ dans le Cédron. Sur tous ces lieux existe une documentation précieuse, impressionnante et ininterrompue le long des siècles jusqu'à nous. Des pèlerins qui les visitèrent (…) laissèrent des descriptions et des comptes rendus écrits de la vénération dont les lieux étaient l'objet et des usages de dévotion des habitants et des autres visiteurs. Le problème de grand intérêt ici est le choix de dates pour les célébrations liturgiques. Les célébrations liturgiques dans le sens vu plus haut, celles du Seigneur, de sa Mère, de Jean-Baptiste, une question se pose : s'agit-il de choix arbitraires, provenant d'idéologies ou de calculs ingénieux ? Il ne semble pas. Le 23 septembre et le 24 juin pour l'annonce et la naissance de Jean Baptiste, le 25 mars et le 25 décembre pour l'Annonciation du Seigneur et pour sa Nativité, ne furent pas arbitraires ; ils ne proviennent pas d'idéologies de report. Les Églises en avaient conservé la mémoire ininterrompue. Et lorsqu'elles décidèrent de les rendre célébrations liturgiques, elles ne firent que confirmer un usage immémorial de dévotion populaire. On doit aussi tenir compte du fait peu remarqué que les Églises communiquaient entre les dates de leurs célébrations ; et ainsi par exemple, celle de la déposition des martyrs, qu'elles appelaient naissance des martyrs à la gloire du ciel. Pour les grandes occasions, comme les Fêtes du Seigneur, des apôtres, des martyrs, des saints évêques des Églises locales et dès le Vème siècle de la Mère du Christ, les Églises adoptèrent volontiers les propositions des Églises sœurs. En pratique, presque toutes les grandes Fêtes du Seigneur et de sa Mère viennent de l'Orient  et furent acceptées avec grand enthousiasme par les Églises de l'Empire ; et avant le grand schisme du Vème siècle, également par l'immensité chrétienne hors de l'Empire. Noël, à ce qu'il semble, vint de Rome, et fut acceptée, peut-être avec quelque hésitation, par toutes les Églises.
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En disant cela, on veut signifier que les Églises avaient la possibilité de contrôles et de vérifications ; et il convient de préciser que nos anciens pères n'étaient pas vraiment des naïfs, mais, souvent à juste titre, méfiants, au point de repousser toute tentative, illicite et illégitime, de culte chrétien non éprouvé, non vérifié, non confirmé. Dans tout cela, l'évangéliste Luc a une part non négligeable, lorsque, avec des allusions (références) opportunes, il renvoie à des lieux, à des évènements, à des dates et à des personnes.
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