MONDE INFO

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Monde Info - Centre d'analyses en ligne

mardi 30 novembre 2010

Je persiste et je signe. Je suis islamophobe.

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Comme c’est amusant ! J’ai (très) récemment publié un billet hautement incorrect sur l’islamophobie (« Je suis islamophobe. C’est un délit d’opinion. », billet qui fait en ce moment même l’objet d’un vif débat, notamment sur http://drzz.info/ et sur http://actu-chretienne.net/). Or, voilà t’y pas que je tombe, à l’instant, si, si, sur une déclaration épiscopale, pas très rassurée - et pas très rassurante non plus - concernant l’islam en France. Je ne me justifie pas. Je vous raconte, juste comme ça…
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Pour mémoire, j’ai écris, il y a (très) peu, que ceux qui durant la Seconde Guerre mondiale avaient eu la phobie, la peur du nazisme, avaient eu deux choix possibles : devenir des collabos capitulards ou résister. Et j’ai donc également écris que moi, dorénavant, je choisissais de résister en reconnaissant que la peur est l’une des motivations de ma résistance, l’autre motivation étant le refus de perdre ma liberté d’expression et d’opinion.
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Je n’ai pas écrit : « ma motivation est la peur ».
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J’ai écrit : « je choisis de résister en reconnaissant que la peur est l’une des motivations de ma résistance, l’autre motivation étant le refus de perdre ma liberté d’expression et d’opinion ».
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Je peux, ce jour, ajouter (une fois de plus…) que je défends à la fois la laïcité et la société libre, avec son indéniable héritage culturel judéo-chrétien. L'on peut dire que c'est là une opinion conservatrice, une opinion de droite. L'on ne peut pas - et cependant certains le font - alléguer que c'est là une opinion "extrémiste".
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Concernant la peur et la phobie, j'aimerais rappeler qu'en ma qualité de chrétien, je suis tenu de transcender ma peur, transcender voulant dire "aller au-delà de". Autrement dit, le chrétien, comme tout le monde, peut avoir peur, mais il doit aller au-delà de sa peur.
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Pour le reste, j'admets volontiers que la majorité de mes essais et de mes articles ont un côté provocateur. Car l'on peut être à la fois chrétien, offensif et humoristique. Mais revenons à la déclaration épiscopale que j’ai signalée plus haut.
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En effet, j’apprends, aujourd’hui, par hasard sous un fil info, que l’Archevêque d’Avignon, Monseigneur Cattenoz pense que la France sera à majorité musulmane dans vingt ou trente ans. Cette réflexion de l’Archevêque d’Avignon figure notamment dans l’hebdomadaire Famille Chrétienne, concrètement dans la dernière partie d’un article sur les profanations de l’église Saint-Jean-Baptiste d’Avignon.
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La réflexion de Monseigneur Cattenoz va dans le sens de ce que je me permets d’écrire sur Internet depuis 2007. Elle va dans le sens de ce que l’historienne Bat Ye’Or écrit depuis des décennies. Il n’est donc jamais trop tard pour admettre - une fois pour toutes - que l'islamisation de la France est une réalité et non pas un fantasme paranoïaque.
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Ainsi, Monseigneur Cattenoz estime notamment : « Nous sommes à un tournant de l’histoire religieuse de notre pays. Les familles ‘gauloises’, traditionnellement chrétiennes, ont en moyenne deux enfants. Dans les familles musulmanes vivant en France, on approche plus souvent quatre, cinq, voire six enfants. Partant de là, on peut penser que la France sera à majorité musulmane dans vingt ou trente ans. J'ai déjà vécu quinze ans en terre d’islam. Je suis donc prêt à vivre dans une France à majorité musulmane. Simplement, je m’interroge sur les conditions de notre cohabitation ».
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Mgr Cattenoz a effectivement vécu en terre d’islam, entre autre, pendant 6 ans, comme prêtre, au Tchad. Monseigneur n’a pas écrit qu’il est islamophobe parce que Monseigneur vit en France et qu’en France il est interdit d’interdire tout en interdisant d’avoir une peur, une phobie - légitime et fondée - face à l’expansionnisme mahométan.
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Je note, juste en passant, qu’en France, mon idée farfelue de défendre et de valoriser à la fois la laïcité et la société libre, avec son indéniable héritage culturel judéo-chrétien, je note, écrivais-je, qu’en France, cette idée farfelue provoque encore de nombreux malentendus et de nombreuses confusions dans les esprits.
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Mais l’essentiel n’est-il pas que le travail des idées se fasse et se poursuive ?
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Michel Garroté
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Sources :
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Le débat sur l’islamophobie :
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lundi 29 novembre 2010

Wikileaks ou les révélations qui n’en sont pas

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Le Site Internet de l’hebdomadaire français L’Express raconte que « les révélations de Wikileaks apportent quelques détails sur le regard que les Etats-Unis ‘pose’ sur les principaux dirigeants » (Note de Michel Garroté – 1- ‘posent’ et non pas ‘pose’ ; L’Express ne sait plus écrire en bon français ; 2- le mot ‘révélation’ n’est pas forcément le mot le plus approprié et l’on aurait tout aussi bien pu dire ‘précisions’ ou ‘éclairages’, n’est-ce pas ; 3- la formulation ‘le regard que les Etats-Unis ‘pose’ (posent) sur les principaux dirigeants’ est une formulation abusive, car il ne s’agit que de petits câbles envoyés par de petits fonctionnaires du corps consulaire et diplomatique américain).
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« "Autoritaire", "susceptible", "roi nu". S'il ne s'en doutait pas, Nicolas Sarkozy, le président de la République a pu vérifier ce que les responsables américains pensent de lui. La divulgation ce dimanche de 250’000 câbles de la diplomatie américaine par Wikileaks, outre des révélations internationales, ont aussi apporté leur lot de qualificatifs acides qui devraient créer un certain malaise entre les grands dirigeants ces prochains jours » (Note de Michel Garroté – « Autoritaire, susceptible, roi nu », ce n’est pas ce que les responsables américains pensent de Sarkozy ; « Autoritaire, susceptible, roi nu », c’est ce que le monde entier pense de Sarkozy ; Sarkozy s'en doutait et le sait ; et malheureusement, à ce stade, Sarkozy n’en tire guère la leçon).
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« Sur la France, quelques petites phrases du conseiller diplomatique de l'Elysée ont également ‘fuité’. Jean-David Lévitte (ndmg - conseiller diplomatique de l'Elysée) a notamment qualifié l'Iran d'"Etat fasciste". Il a également estimé que Hugo Chavez était fou et allait transformer le Venezuela, dont il est le président, en "autre Zimbabwe" » (Note de Michel Garroté – 1- ‘filtré’ et non pas ‘fuité’ ; L’Express confond Wikileaks et Pampers ; 2- les petites phrases du conseiller diplomatique de l'Elysée reflètent l’opinion de quiconque connaît un tant soit peu l’Iran et son allié, le Venezuela ; il n’y a, dans ces petites phrases ‘fuitées’, rien d’acide, si ce n’est l’acidité du sujet abordé).
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« Autre cible : la chancelière allemande Angela Merkel, qualifiée de dirigeante qui évite de prendre de risques et manque souvent d'imagination. Quant au président du Conseil italien Silvio Berlusconi de dirigeant incapable et inefficace, notamment à cause de son "penchant pour les soirées et la fête, qui signifie qu'il ne se repose pas assez" » (Note de Michel Garroté – Là en revanche, je ne suis pas d’accord avec les câbles ‘fuités’ des petits fonctionnaires du corps consulaire et diplomatique américain ; Angela Merkel prend plus de risques que Sarkozy, notamment sur la Turquie et sur l’Iran ; Silvio Berlusconi est plus capable et plus efficace que Sarkozy, notamment dans la lutte contre les filières maffieuses de clandestins mahométans ; quant à l’étrange fixette sur la libido de Silvio, les fonctionnaires et les journalistes me semblent bien hypocrites, vu que par ailleurs, ils ne remettent jamais en cause la permissivité de la société dans laquelle ils vivent).
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« Les Américains qualifieraient d'ailleurs le président russe Dmitri Medvedev de "pâle" et "hésitant" avant de dépeindre le Premier ministre Vladimir Poutine comme un "mâle dominant". Le président russe est également qualifié de "Robin du Batman joué par Poutine" par l'ambassade des Etats-Unis à Moscou » (Note de Michel Garroté – « qualifieraient », L’Express fuité écrit soudain au conditionnel ; cela étant dit, je trouve que le personnel de l'ambassade des Etats-Unis à Moscou reste assez sobre, si j’ose écrire, vu que d’autres personnes, plus offensives et moins diplomates, qualifient Medvedev de caniche et Poutine de fasciste maffieux).
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« Le président afghan Hamid Karzaï est qualifié ‘d'extrêmement faible’. Le colonel Mouammar Kadhafi est quant à lui ‘bizarre et toujours accompagné d'une plantureuse infirmière ukrainienne’. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est ‘comme Hitler’ et le leader coréen Kim Jong-il souffre d'un ‘traumatisme physique et psychologique’ » (Note de Michel Garroté – Là, il doit s’agir d’un câble provenant d’un diplomate lucide de haut rang ; car en effet, Karzaï est extrêmement faible, à quoi j’ajoute extrêmement peu fiable ; car en effet, Kadhafi est bizarre et toujours accompagné d'une plantureuse infirmière, mais pas toujours ukrainienne ; car en effet, Ahmadinejad est exactement comme Hitler, avec la bombe atomique en plus ; et car en effet, le dictateur stalinien mythomane, narcissique et paranoïaque Kim Jong-il souffre d'un traumatisme physique, psychologique, génétique, trisomique et sexuel profond. ‘Wikileaks’ ou les révélations qui n’en sont pas).
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Michel Garroté
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Source :
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Je suis islamophobe. C’est un délit d'opinion.

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Aujourd’hui, je décide de changer d’avis. Na ! Avant, je disais que je n’étais pas islamophile et que je préférais défendre la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne.
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A partir d’aujourd’hui, je dis carrément que je suis islamophobe. Oui, j’ai la phobie, la peur de l’islam. Pas une peur qui, face à l’islamisme, fait de moi un collabo, un capitulard. Non, une peur qui m’invite à aller au-delà de la peur et qui m’invite à dire que, oui, je suis islamophobe et que je combats l’islamisme précisément pour cette raison.
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Ceux qui avaient la phobie, la peur du nazisme, avaient deux choix possibles : devenir des collabos capitulards ou résister. Je choisis de résister en reconnaissant que la peur est l’une des motivations de ma résistance, l’autre motivation étant le refus de perdre ma liberté d’expression et d’opinion.
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Et à l’âge de 54 ans, je me fiche complètement de savoir quand, comment, où et pourquoi je vais mourir. De toute façon, des menaces, j’en ai déjà reçues et je les ai déjà jetées à la poubelle, parce que dans le fond, je m’en tape.
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Il se trouve que selon l’idéologie islamophile à la mode (idéologie islamophile qui juge et condamne l’islamophobie), l’islam aiderait, soi-disant, l’Occident, à redéfinir son identité ; à pratiquer le dialogue des cultures ; et à pratiquer le multiculturalisme. A cet égard, l’idéologie islamophile reproche, à l’Occident, d’avoir une identité judéo-chrétienne monolithique.
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Et dans ce cadre, l’islam apporterait, paraît-il, quelque chose de nouveau. L’islam aiderait, soi-disant, les Occidentaux, à redéfinir leur relation avec les autres. L’islam aiderait, paraît-il, les Occidentaux, à lutter contre le racisme ; contre la discrimination ; contre le regard porté sur les musulmans. Un regard colonial, nous  dit l’idéologie islamophile, un regard colonial influencé par l’histoire de l’Occident face à l’islam.
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L’islam aiderait, soi-disant, les Occidentaux, à transcender l’ère coloniale et les croisades. L’islam aiderait, paraît-il, les Occidentaux, à devenir multiculturels. Et l’islam aiderait, paraît-il, les Occidentaux, à faire de la lutte contre la discrimination, une priorité. Voilà résumée, en quelques lignes, l’idéologie islamophile.
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Je n’invente rien. C’est bel et bien ainsi, qu’est formulée, l’idéologie islamophile, par les journalistes, les historiens, les sociologues, les enseignants, les chercheurs, les faiseurs d’opinion et les politiciens. Et quiconque n’adhère pas à cette idéologie islamophile, est, automatiquement, accusé d’être islamophobe.
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Car l’idéologie islamophile, non seulement s’est construite sur du sable mouvant ; mais en plus, elle ne peut souffrir quelque débat que ce soit. Quiconque n’adhère pas à l’idéologie islamophile ne peut qu’être islamophobe. Et quiconque est islamophobe ne peut qu’être raciste. On le voit ici, le niveau du débat, est à peu près aussi lamentable, que l’était, le débat sur le communisme.
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Dans ce contexte, j’aimerais citer ici quelques extraits d’un article d’Ivan Rioufol publié dans ‘Le Figaro’, article qui traite, d’une part, de la conversion au christianisme de l’Irakien Joseph Fadelle, et d’autre part, du concept idiot d’islamophobie : « Même ma mère, ma propre mère, (...) éructe des paroles d'une violence inouïe : ‘Tuez-le et jetez-le dans le Basel’ (un canal à Bagdad, NDLR). Ce récit est celui d'un musulman irakien qui, pour s'être converti au catholicisme sous Saddam Hussein, a failli être tué par sa famille avant de connaître la torture en prison ».
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« Il a trouvé refuge en France en 2001. Joseph Fadelle, cible d'une fatwa, vient de publier son histoire (Le Prix à payer, L'Œuvre Éditions), déjà vendue à 40’000 exemplaires. ‘Je respecte les musulmans mais je considère que l'islam, en tant qu'idéologie, est un danger pour l'humanité’, explique-t-il au Point. Il écrit : ‘Ce n'est pas à cause du Christ que j'ai souffert, mais du fait de l'absence de liberté qu'impose la société musulmane’. Faut-il feindre de ne pas entendre ? ».
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« Ceux qui crient à l'islamophobie, concept créé par les intégristes iraniens, veulent rendre inaudible ce genre de témoignage. ‘Nous assistons à la fabrication planétaire d'un nouveau délit d'opinion, analogue à ce qui se faisait dans l'Union soviétique contre les ennemis du peuple’, remarque avec justesse Pascal Bruckner » (Libération, mardi).
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L'antiracisme, qui assimile la critique de l'islam à l'antisémitisme mais ne dit rien de l'antichristianisme, qui se répand, est devenu le soutien d'une idéologie qui prône l'inégalité entre le musulman et le non-musulman et entre l'homme et la femme. Nombreux sont ceux qui s'indignent légitimement des concessions de Vichy au nazisme mais flattent l'islamisme, cet autre totalitarisme. Or, dénoncer ces paradoxes vaut de passer pour extrémiste par le discours dominant » (Fin des extraits de l’article d’Ivan Rioufol publié dans ‘Le Figaro’ ; cf. lien vers la source ci-dessous).
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Michel Garroté
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Source :
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vendredi 26 novembre 2010

C’est le Mossad qui a inoculé le choléra en Haïti - Par Michel Garroté

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Le Mossad a inoculé le choléra en Haïti. Le Mossad a assisté techniquement la Corée du Nord lors de son récent tir d’obus sur une île sud-coréenne. Le Mossad est en partie responsable de la crise économique en Grèce, en Irlande et au Portugal. Le Mossad est derrière les guerres de gangs au Mexique et au Brésil.
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Le Mossad était à l’origine des attentats de Mumbai (Bombay). Le Mossad était derrière le crash du vol Air France 447 Rio-Paris. Le Mossad finance la dissidente birmane Aung San Suu Kyi. Le Mossad finance la pré-campagne de Sarah Palin.
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Météo France prévoit pour ce vendredi 26 novembre un temps hivernal maussade entre deux perturbations d'ouest en est. Neuf départements français sont en alerte orange sous un vent d'ouest à nord-ouest avec des rafales voisines de 80 à 90 km/h, voire 100 km/h et c’est - aussi - la faute au Mossad. La faute au Mossad. La faute à Israël. La faute aux Juifs.
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Aujourd’hui vendredi, la presse française informe qu’un « homme retient en otage un employé du service infrastructures dans les locaux de la communauté d'agglomération d'Orléans » (notez la précision de langage utilisée par la presse française pour relater cette affaire de la plus haute importance).
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Le forcené d'Orléans, armé, a fait irruption dans le bureau de la présidence peu avant midi ce vendredi. Ses motivations sont confuses et c’est un coup du Mossad (du reste, on apprend à l’instant que le forcené est - en fait - un plombier).
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Un SDF a croisé François Fillon, rue Matignon ; et cet SDF prétend, que selon le Premier ministre français, l’attentat de Karachi et les rétro-commissions, c’est le Mossad.
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Plus sérieusement (enfin, si j’ose écrire…), un diplomate égyptien, Moustafa El Feki accuse le Mossad (Moustafa El Feki accuse effectivement, mais injustement, le Mossad), le service secret civil israélien, d’être derrière les affrontements entre chrétiens coptes et musulmans. En effet, un homme a été tué suite à des échauffourées entre chrétiens coptes et forces de police dans un quartier du Caire.
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Et les autorités égyptiennes refusent un permis de construire pour un bâtiment adjacent à une église. Pour dédouaner le gouvernement égyptien, Moustafa El Feki accuse « le grand Satan occidental » ainsi qu’Israël lors d’une conférence organisée à l’université Ain Shams : « …le Mossad est impliqué dans ces évènements. L’Etat doit faire face à des menaces majeures qui n’auraient pas pu proliférer sans l’intervention extérieure d’Israël », raconte-t-il (ce que dit Moustafa El Feki est faux, mais c’est vrai qu’il l’a dit).
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Israël est ainsi, une fois de plus, le bouc émissaire commode pour se voiler la face devant le vrai problème, à savoir : les chrétiens coptes représentent 10 % des 79 millions d’Egyptiens. Les chrétiens coptes accusent régulièrement le régime égyptien de discriminations et de harcèlements du fait de leur foi. Et ils protestent en particulier contre le fait que contrairement aux musulmans, les chrétiens coptes, eux, doivent demander l’autorisation des autorités pour construire tout nouveau bâtiment.
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Michel Garroté
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Post Scriptum : lors de mon quatrième séjour en Israël, tout au long du mois de septembre dernier, j’ai logé dans un quartier juif de Jérusalem (rue Beït Lechem, tout près de l’avenue Hebron, dans le quartier A bankim, pour être précis). A ma grande surprise, j’ai vu un bâtiment en construction, rue Beït Lechem, bâtiment qui n’est autre que le futur et nouveau siège du Patriarcat copte orthodoxe.
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Question : si le Patriarcat copte orthodoxe déménage dans un quartier juif de Jérusalem, est-ce parce que la situation devient intenable en secteur dit musulman, en terre dite d’islam ? Les mauvaises langues diront que si le Patriarcat copte orthodoxe déménage dans un quartier juif de Jérusalem, c’est bien la preuve que le Mossad est impliqué dans les évènements tragiques récemment survenus au Caire.
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Source (juive) pour ce qui concerne le diplomate égyptien (halluciné) :
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jeudi 25 novembre 2010

A propos d’islam tolérant - Par Michel Garroté

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Une rencontre a été organisée mardi dernier entre les « représentants des différents cultes » de France, autour de thèmes de société : le pasteur Claude Baty, président de la FPF ; le grand rabbin de France Gilles Bernheim ; le métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France ; Mohammed Moussaoui, président du CFCM ; le cardinal André Vingt-Trois ; et Olivier Wang-Genh, président de l’Union bouddhiste de France.
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L’objectif de la Conférence des représentants des cultes en France (CRCF) est de favoriser une meilleure connaissance mutuelle et d’offrir une plate-forme d’échanges et de réflexion sur des sujets de société. Les membres de la CRCF se sont mis d’accord pour se retrouver 4 fois par an, voire plus si besoin. La prochaine rencontre est prévue en février. De son côté, Mgr Ulrich indique, à propos de la rencontre de mardi dernier : « Nous avons évoqué mardi soir les chrétiens d’Irak. Si nous avions déjà eu une telle pratique, nous aurions probablement eu une parole commune ». Ah oui ?
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Pas si sûr… Voici ce que raconte, dans un éditorial, Madame Dominique Quinio, dans La Croix (éditorial intitulé ‘Désarmer la méfiance’) : « L'islamophobie (comme l'antisémitisme, le racisme) est grosse de conséquences néfastes. Elle appelle une résistance plurivoque. Aux musulmans eux-mêmes de rétablir la confiance, en condamnant fermement les violences islamistes ».
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Or justement, comme le souligne l’Observatoire de l’islamisation : « aucune autorité musulmane, pourtant invitée, n'a daigné se rendre à la manifestation unitaire des Chrétiens d'Orient du 14 novembre dernier (La Croix a signalé cette absence musulmane). Sur les millions de musulmans présents en région parisienne, pas un n'a manifesté sa solidarité face aux islamistes d'Irak. Sur les centaines d'imâms ‘modérés’ de la région, pas un n'a appelé à rejoindre ce rassemblement contre la terreur ».
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Et tant que j’y suis, je vous signale qu’il ne reste plus que quelques jours pour empêcher que la résolution de l’ONU sur la soi-disant « diffamation » des religions ne soit adoptée. Cette résolution sera soumise au vote en décembre 2010 et nous devons nous unir pour éviter que le vote ne passe. Le texte criminalise toute déclaration et tout acte perçus comme des attaques directes contre une religion. Son but est clairement de protéger l'islam. Cette résolution laisserait les mains libres aux Etats qui persécutent les chrétiens. Tous ceux qui confessent leur foi ou qui évangélisent pourraient alors être accusés de « blasphème » et être punis selon les lois « anti-blasphème ».
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C'est déjà le cas actuellement au Pakistan où Asia Noreen, une mère de 5 enfants, vient d'être condamnée (puis libérée et donc toujours en danger) à mort pour blasphème le 8 novembre dernier. Imaginez la situation qui serait imposée aux chrétiens en terre d’islam. Pour eux, vous devez signer la pétition pour dire non à cette résolution. 70 pays participent à cette campagne et plus de 230’000 signatures ont déjà été recueillies dont seulement 14’110 en France. Les signatures seront remises ce soir 24 novembre à Ban Ki-moon, Sécrétaire général de l’ONU. Restons unis contre cette décision de restreindre les libertés religieuses dans le monde. Nous avons besoin de votre voix pour y parvenir.
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Michel Garroté
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Sources :
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Les antisionistes, vous jouez avec le feu. - Par Michel Garroté

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Je ne vous connais que trop bien, vous autres antisionistes. J’ai été des vôtres dans ma jeunesse. Je connais - sur le bout des doigts - votre idéologie, vos méthodes, et, surtout, votre fanatisme haineux. Je me souviens - comme si c’était hier - de la soif de chaos qui habitait mon esprit lorsque j’étais antisioniste.
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Je peux comprendre, que l’on soit un antisioniste fanatique et haineux à l’âge de vingt ans, comme cela fut mon cas. Je peux comprendre cela, car à vingt ans, dans une société qui a perdu tous ses repères, la tentation est forte de choisir le nihilisme, la volonté de détruire et la culture de mort.
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Seulement voilà, il y a tout de même un hic. Ce hic, c’est que chaque personne humaine, dans les actes qu’elle pose, est à la fois libre et responsable. C’est bien beau de se sentir libre. Mais encore faut-il assumer la responsabilité sous-jacente à cette liberté.
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Car une action entraîne une réaction. Et il y a donc toujours interaction. L’on peut bien sûr poser un acte antisioniste. Mais celui-ci ne manquera pas, un jour ou l’autre, de provoquer une réaction. Car, encore une fois, il y a interaction.
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Prenons un exemple. Celui du Liban de 1975 à 1990. L’antisionisme, sur le terrain libanais, avait, à l’époque, transformé ce pays de 10'000 km2 en champs de bataille, puis en champs de ruine.
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En 1983, je me suis promené dans le centre de Beyrouth. Tout, absolument tout, était réduit en cendres. L’atmosphère empestait l’odeur de cadavres. Pour la première fois de ma vie, j’ai vu l’abomination de la désolation.
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La cause palestinienne, telle que définie par l’OLP, avait, à l’époque, transformé ce pays d’origine araméenne et chrétienne en bunker palestinien, en forteresse arabo-musulmane. Les médias parlaient, en ce temps là, de palestino-progressistes (les bons) et de chrétiens phalangistes (les mauvais).
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Et aujourd’hui, en 2010, le Liban est un califat chiite iranien, dans lequel les chrétiens libanais peuvent, certes, faire du business avec l’ensemble du monde musulman, mais à condition de considérer que l’ennemi numéro un de leur pays, c’est Israël.
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La jeunesse dorée chrétienne libanaise est, dans sa grande majorité, aouniste. Elle soutient le CLP du général Aoun, qui lui, soutient le Hezbollah, dans le cadre d’une soi-disant entente.
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J’ai encore en mémoire les paroles de Béchir Gemayel avant qu’il ne soit assassiné par le camp dit palestino-progressiste. Béchir Gemayel, je cite en substance, déclara un jour que si le Liban chrétien disparaissait, l’Europe disparaîtrait, elle aussi, quelques décennies après la disparition du Liban.
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Or, je constate qu’en France, les médias, la classe politique, les mouvements d’extrême-gauche et les mouvements d’extrême-droite ont tous adopté, certes à des degrés divers, le discours antisioniste.
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Les activistes palestiniens - et leurs compagnons de route français - ont donc, en apparence, gagné la bataille. Ils ont, en apparence, gagné la bataille, car, aujourd’hui, quiconque n’adhère pas au discours antisioniste, au moins de façon tacite, est, automatiquement, taxé de sioniste extrémiste pro-israélien.
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La question se pose donc, de savoir, si la vision de l’Europe de Béchir Gemayel, se concrétise. Personnellement, je dirais qu’en apparence, oui, sa vision de l’Europe se concrétise.
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Hier soir, j’ai regardé, sur Arte, un excellent documentaire historique, relatant, la carrière de dictateur, entamée à l’âge de 84 ans, par le maréchal Pétain. C’est amusant, car la diffusion de ce documentaire, diffusion programmée de longue date, est tombée, le jour où l’Agence France Presse, a donné, une version antisioniste, de la distribution de tracts, à l’instigation de drzz.fr, devant un musée français.
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En apparence, les activistes palestiniens - et leurs compagnons de route français - ont donc gagné la bataille. Et en apparence, la vision de l’Europe de Béchir Gemayel, se concrétise.
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Cela dit, les antisionistes, vous jouez avec le feu. Et vous pourriez même vous brûler les doigts. Car dans la vie, il ne faut jamais se fier aux apparences. Et ce n’est pas toujours le plus rusé qui gagne.
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Michel Garroté
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Sources :
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mercredi 24 novembre 2010

Islam - Quand Christianophobie rime avec Criminalité - Par Michel Garroté

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Un manifestant âgé de vingt ans a été tué et plusieurs autres blessés, dans des affrontements, au Caire, entre la police et des chrétiens coptes qui manifestaient pacifiquement contre l'interdiction de construire une église. Plusieurs personnes ont été blessées et une vingtaine a été arrêtée. Des manifestants, le visage couvert de sang, ont dû quitter la zone des affrontements à Talibiya, un quartier du sud-ouest du Caire non loin des pyramides de Guizeh.
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Les chrétiens lançaient des slogans comme « Avec notre sang, avec notre âme, nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour la croix ». L'un des manifestants, Samih Rachid, pose la question clé :  « Les gens du quartier se sentent discriminés. Pourquoi nous empêchent-ils de bâtir une église ?  Chaque rue a sa mosquée, et il y a une mosquée à côté de chaque église ». Ces heurts sont survenus à quelques jours du premier tour des élections législatives du 28 novembre.
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Dans la foulée, je rappelle que des villageois musulmans avaient mis le feu, durant la nuit de mardi 16 à mercredi 17 novembre 2010, à au moins dix maisons appartenant à des chrétiens coptes dans un village du sud de l'Egypte, après des « rumeurs » selon lesquelles un chrétien aurait eu, soi-disant, une « liaison » avec une jeune fille musulmane (« rumeurs » d’une soi-disant « liaison » qui, bien entendu, justifie que l’on incendie une dizaine de maisons…).
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Les forces de sécurité avaient bouclé le village de Al-Nawahid, dans la province de Qena à 465 kilomètres au sud du Caire, pour empêcher la propagation de la violence dans les villes voisines (propagation de la violence justifiée par la religion de la paix au motif des « rumeurs » d’une soi-disant « liaison »…).
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Plusieurs personnes avaient été arrêtées (on aurait aimé savoir si ces personnes arrêtées sont musulmanes ou chrétiennes…). L'an dernier, à Qena, un homme copte a été accusé d'enlèvement et de viol sur jeune fille musulmane de 12 ans (pourtant, dans l’islam, normalement, cela ne s’appelle pas un enlèvement et un viol, mais un mariage…).
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L'agression présumée (« présumée » signifie certainement inexistante dans le cas précis…) avait conduit à de nombreuses manifestations et à des tensions accrues entre les deux groupes religieux (sauf que l’un des deux groupes religieux semble tout de même avoir une tendance plus naturelle que l’autre groupe à créer des tensions accrues…).
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En outre, je rappelle que six coptes avaient été tués dans une église le 6 janvier 2010. Les Coptes représentent environ dix pour cent de la population égyptienne sur un total de 80 millions d’habitants (ce qui nous fait tout de même 8 millions de martyrs potentiels ; et cela ne semble pas particulièrement traumatiser pas le clergé catholique français, très occupé à défendre l’impossible « vivre ensemble » et le « multiculturalisme » à sens unique).
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Les défenseurs des droits humains disent que les attaques contre les Coptes sont à la hausse, ce qui souligne, disent-ils, l'incapacité – ou l’absence de volonté ? – du président égyptien, le général Hosni Moubarak à faire face « aux problèmes liés au communautarisme dans une société où le radicalisme religieux gagne du terrain » (ça c’est ce qu’on appelle un euphémisme ; c’est curieux, car quand il s’agit de la bande de Gaza, c’est plutôt l’exagération grossière et mensongère qui est de mise…).
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Enfin, pour mémoire, j’aimerais signaler qu’en marge du synode (pas très catholique) sur le Moyen Orient, un évêque, Mgr Raboula Antoine Beylouni, a eu le bon sens et le courage de rappeler, que le Coran « ordonne d'imposer la religion par la force, par l'épée », que « le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et agir contrairement à ce qu'il pense et croit », que « le Coran donne au musulman le droit de juger les chrétiens et de les tuer par la djihad ». Mgr Raboula Antoine Beylouni a également eu le courage de rappeler que « les musulmans ne reconnaissent pas la liberté religieuse, ni pour eux ni pour les autres », que le musulman aborde le « dialogue avec cette supériorité et avec l'assurance d'être victorieux », que discuter « sur les dogmes » entre chrétiens et musulmans s'avère impossible et qu'il convient de choisir, pour le dialogue, des « thèmes abordables » ainsi que des « interlocuteurs chrétiens capables et bien formés, courageux et pieux, sages et prudents ».
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Michel Garroté
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Sources :
AP, Haaretz – Lundi 16 novembre 2010
Salah Nasrawi, Washington Post – Mardi 16 novembre 2010
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mardi 23 novembre 2010

L’Equipe DRZZ sous le feu des hackers

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Vendredi dernier, l'Equipe de DRZZ, dont j’assume la rédaction en chef, décide de  sauter le pas, de quitter drzz.info (donc over-blog, un hébergeur français) et de s'installer sur drzz.fr (chez wordpress, avec un hébergeur américain).
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L’Equipe de DRZZ décide de  sauter le pas vendredi dernier, entre autres nombreuses raisons, suite à des menaces juridiques sérieuses, provenant d'une mairie française qui se sent humiliée que nous l'ayons dénoncée sur un point bien précis.
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Samedi matin, drzz.fr ouvre officiellement.
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Dimanche matin, drzz.fr fait distribuer un tract devant le musée d'art moderne de Paris (à l'occasion d'une honteuse et anachronique exposition photo sur la bande de Gaza), drzz.fr, écrivais-je, fait distribuer un tract devant le musée d'art moderne de Paris pour montrer au public qu'il existe une autre facette de la vie à Gaza, facette que les médias cachent sytématiquement en dépit des innombrables photos et vidéos publiées sur Internet. La conservatrice du musée décide alors de fermer l'exposition pour huit jours.
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Lundi, des sites pro-palestiniens diffusent en boucle des informations mensongères au sujet de cette distribution de tracts et le blog drzz.fr (sur le site Internet du journal « catholique » la Croix) est clairement identifié comme l'auteur de la distribution de tracts devant le musée.
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Mardi midi, wordpress, l'hébergeur de drzz.fr, subit un trafic absolument pharaonique - le genre des grosses attaques en force des hackers - et se voit obligé, pour protéger les autres sites Internet hébergés au même endroit, de fermer notre site (pour combien de temps ?).
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En résumé et en conclusion :
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continuez de nous lire sur http://drzz.info/
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Michel Garroté
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Post Scriptum : l’historienne Bat Ye’or, membre de l’Equipe DRZZ, a vu sa récente conférence de presse en France, interdite, au dernier moment. Liberté, égalité, fraternité.
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Non, Benoît XVI n’a pas mordu le préservatif par la queue - Par Michel Garroté


Or donc, depuis quelques jours, certains médias participent - activement - à un concile sexuel sur la question bandante de savoir si, oui ou non, Benoît XVI est, soudain, devenu favorable au préservatif. Ce qui m’impressionne le plus, comme toujours dans ce genre de pseudo-débat, c’est l’extraordinaire imbécillité des participantes et des participants. On ne discute plus du sexe des anges. On discutaille sur le fait de savoir si le pape fait enfin - ou ne fait toujours pas - la promotion de la capote anglaise, du latex, du capuchon. Concrètement, le totalitarisme libidinal part du principe absolutiste qu’il est obligatoire d’être « pour » - et non pas « contre » - le préservatif. Toutes les autres questions relatives au préservatif sont d’emblée exclue de ce d - ébat devenu con - cile.

Le latex est-il poreux ? Le latex est-il le seul et unique moyen d’aborder la question de la sexualité ? La sexualité se résume-t-elle à une affaire de pénis, de vagin, de bouche et d’anus ? Ces trois questions, il est interdit de les poser. La caste médiatique est inconditionnellement favorable au latex et c’est sur cette base uniquement qu’il est permis d’ouvrir la bouche, si j’ose écrire… Seulement voilà, personne ne s’est posé la question de savoir ce que Benoît XVI a réellement dit, en allemand, à Peter Seewald, dans le livre entretien qui sort en librairie sous le titre « Licht der Welt » (Lumière du monde). Je publie, ci-dessous, l’intégralité de la réflexion de Benoît XVI en matière de sexualité en général et en matière de préservatif en particulier.

Question de Peter Seewald : « Au cours de votre voyage en Afrique en mars 2009, la politique du Vatican en matière de sida est une fois de plus devenue la cible de critiques des médias. 25% des victimes du sida dans le monde entier sont aujourd'hui soignés dans des institutions catholiques. Dans certains pays, comme le Lesotho, par exemple, la statistique est de 40%. En Afrique, vous avez déclaré que l'enseignement traditionnel de l'Eglise est la seule façon d'arrêter la propagation du VIH. Des critiques, y compris celles issues des rangs de l'Eglise, font valoir que c'est une folie d'interdire à des populations à haut risque d'utiliser des préservatifs ».

Réponse de Benoît XVI : « La couverture médiatique a complètement ignoré le reste du voyage en Afrique en raison d'une seule déclaration. Quelqu'un m'a demandé pourquoi l'Église catholique adopte une position irréaliste et inefficace sur le sida. À ce moment, je me suis senti vraiment provoqué, parce que L'Eglise fait plus que quiconque. Et je pars de cette affirmation. Parce qu'elle est la seule institution qui aide les gens de près et concrètement, à travers la prévention, l'éducation, l'aide, les conseils et le soutien. Et parce qu'elle ne le cède à personne dans le traitement de tant de malades du SIDA, spécialement des enfants touchés par le SIDA. J'ai eu l'occasion de visiter l'une de ces structures et de parler avec les patients. C'est là la véritable réponse: l'Église fait plus que quiconque, parce qu'elle ne parle pas depuis le tribunal des journaux, mais elle aide ses frères et sœurs, là où ils souffrent effectivement ».

Benoît XVI ajoute : « Dans mon intervention, je ne faisais pas une déclaration générale sur la question des préservatifs, mais j'ai simplement dit, et c'est ce qui a causé une telle offense, que nous ne pouvons pas résoudre le problème par la distribution de préservatifs. Beaucoup reste à faire. Nous devons être proches des gens, nous devons les guider et les aider, et nous devons le faire avant et après qu'ils aient contracté la maladie. C'est une donnée de fait, et on le sait bien, que les gens peuvent encore se procurer des préservatifs quand ils veulent. Mais cela prouve seulement que le préservatif à lui seul ne suffit pas à résoudre la question. Il faut autre chose. Pendant ce temps, même dans le milieu laïc, s'est développée la théorie dite « ABC » : Abstinence, Be Faithful, Condom (ndmg : abstinence, fidélité, préservatif), où le préservatif est utilisé uniquement en dernier recours lorsque les deux autres ne fonctionnent pas ».

Benoît XVI poursuit : « Cela signifie que la fixation absolue sur le préservatif implique une banalisation de la sexualité, qui, après tout, est justement la source dangereuse de cette attitude qui ne voit plus la sexualité comme une expression de l'amour, mais seulement comme une sorte de drogue qu'on s'administre à soi-même. C'est pourquoi la lutte contre la banalisation de la sexualité fait aussi partie de la lutte pour garantir que la sexualité soit considérée comme une valeur positive, et lui permettre d'avoir un effet positif sur l'être humain tout entier. Il peut y avoir un fondement, dans le cas de certaines personnes, comme dans le cas du prostitué masculin (ndmg : « ein Prostituierter », un prostitué masculin, terme que Benoît XVI a utilisé, en allemand, dans son livre entretien avec Peter Seewald et terme qui a été mal traduit par les médias, y compris mal traduit par le quotidien du Vatican, L’Osservatore Romano…) qui usent du préservatif quand celui-ci peut être un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité, sur le chemin de la reprise de conscience que tout n'est autorisé et qu'on ne peut pas faire ce qu'on veut. Mais ce n'est pas vraiment la façon d'affronter le mal de l'infection du HIV. Cela ne peut être fondé que sur une humanisation de la sexualité ».

Question de Peter Seewald : « Voulez-vous dire alors que l'Eglise catholique n'est pas totalement opposée en principe à l'utilisation des préservatifs ? »

Réponse de Benoît XVI : « Évidemment l'Église ne le considère pas comme une solution réelle ou morale, mais, dans tel ou tel cas, il pourrait néanmoins être, dans le but de réduire le risque d'infection, une première étape vers un moyen différent, un autre moyen humain, de vivre la sexualité ».

Michel Garroté

Sources :
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Licht der Welt : Der Papst, die Kirche und die Zeichen der Zeit. Ein Gespräch mit Peter Seewald, Herder Verlag, 2010.
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