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vendredi 29 janvier 2010

Faut-il brûler Israël ? (2e partie)

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Michel Garroté
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Un peu d'histoire ne peut pas faire de mal. J'ai écrit les textes ci-dessous l'été 2007. Avec le recul, les faits énoncés à l'époque sont assez éclairants, me semble-t-il....
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(cf. la 1e partie sur :
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Vendredi 29 juin 2007

Iran : l’heure de vérité

L’heure de vérité, approche, concernant l’Iran. Tout commence, avec un fait divers, pas si anodin que cela. Le gouvernement iranien, décide, de rationner l’essence, à raison de 3,5 litres, par personne et par jour, pour une période de dix mois. Le gouvernement iranien, rend publique, cette mesure de rationnement, trois heures, avant son entrée en vigueur. Résultat : la population, furieuse, détruit, des dizaines de stations service, à Téhéran, et ailleurs, dans le pays. Bilan officiel : plusieurs morts et des blessés. Depuis qu’Ahmadinejad est président de l’Iran, soit depuis deux ans, c’est la première rébellion populaire d’une telle ampleur.

Questions : comment ce fait-il, que l’Iran, deuxième réservoir mondial de pétrole, rationne, l’essence, à raison de 3,5 litres, par jour et par tête de pipe ? Comment se fait-il, que le gouvernement iranien, subventionne, l’essence importée, pour un montant de cinq milliards de dollars par an, diminuant ainsi, le prix à la pompe, payé par les consommateurs iraniens ? Réponses : parce que l’Iran, dépend, de l’importation de pétrole raffiné, autrement dit d’essence ; parce que les capacités iraniennes de raffinage, ne couvrent pas, les besoins, de la consommation interne d’essence. L’Iran, importe, quarante pour cent, de son pétrole raffiné. Pour couvrir lui-même, ses besoins en pétrole raffiné, en essence, l’Iran doit investir, douze milliards de dollars.

Autres questions : pourquoi l’Iran, deuxième réservoir mondial de pétrole brut, fait-il de ses centrales nucléaires, une priorité absolue ? Pourquoi l’Iran dépense-t-il, des milliards de dollars, dans le nucléaire, avant d’investir, dans le raffinage de pétrole ? Pourquoi l’Iran subventionne-t-il, l’essence, à raison de cinq milliards de dollars par an, alors que la même somme, sur deux ans et demi, soit douze milliards de dollars, lui permettrait, de raffiner lui-même, son pétrole ; et par conséquent, de ne plus devoir importer, de l’essence, au prix du marché mondial ? Réponses : parce que le nucléaire iranien n’est pas civil ; parce que le nucléaire iranien est militaire ; parce que la priorité, du président Ahmadinejad, n’est pas, l’autosuffisance, en hydrocarbures, au profit du peuple iranien ; parce que la priorité, du président Ahmadinejad, c’est de posséder la bombe nucléaire au plus vite.

Petit rappel. En octobre 2005, peu après son élection, le président iranien Ahmadinejad, déclare, en public (depuis, il n’arrête pas…), d’une part, que la Shoah est une « invention ». Et d’autre part, qu’il faut « rayer Israël de la carte ». Concrètement, Ahmadinejad organise, à Téhéran, un congrès international révisionniste, qui remet en cause, la véracité, de la Shoah, avec la participation des révisionnistes Robert Faurisson, Georges Theil et Frederick Töben (voir le documentaire de la British Broadcasting Corporation, du 16 décembre 2005).

Ce révisionnisme islamique iranien, ne signifie pas, une simple provocation verbale. Ce révisionnisme, traduit, une réelle détermination. Le fait est que ce discours extrémiste, coïncide, avec la construction de centrales nucléaires iraniennes ; et avec l’enrichissement d’uranium ; sous la présidence du même Ahmadinejad ; en désaccord avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique ; et en désaccord avec l’Organisation des Nations Unies.

L’équilibre des forces, au Proche et au Moyen-Orient, fait actuellement de l’Iran, un acteur avancé, jusqu’au Sud-Liban (Hezbollah) et Gaza (Hamas), soit jusqu’à la frontière d’Israël. Ce même Israël que l’Iran veut « rayer de la carte ». La farce iranienne, des 3,5 litres d’essence, par jour et par voiture, c’est l’heure de vérité, qui approche, pour les mollahs intégristes de Téhéran. Bientôt détenteurs d’armes nucléaires, de plus en plus contestés par le peuple, les mollahs n’ont plus rien à perdre. Les démocraties occidentales en ont-elles conscience ? Il est permis d’en douter.


Samedi 30 juin 2007

Territoires palestiniens

Le mercredi 20 juin, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, déclare, que le coup d’Etat du Hamas, dans la bande de Gaza, résulte d’un plan prémédité, par les dirigeants du Hamas, à Gaza et à l’étranger, avec des éléments régionaux. Abbas accuse, en outre, le Hamas, d’avoir essayé, récemment, de le tuer. De son côté, Mohamed Dahlan, conseiller d’Abbas pour la sécurité, s’inquiète du gouffre qui sépare la Cisjordanie de Gaza.

Dans cette situation extrêmement complexe, il vaut la peine de rappeler que l’Autorité palestinienne, notamment sa principale composante, le Fatah, n’est pas seule à décider. Concernant l’Autorité palestinienne et le Fatah, il faut se souvenir du rôle de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et de son conseil central (CCOLP). Le CCOLP prend les décisions capitales ; et l’OLP chapeaute l’Autorité palestinienne du président Abbas.

Dans cette nébuleuse, qui gravite, autour de Mahmoud Abbas, il faut distinguer trois types d’action : la diplomatie ; l’information ; et le terrorisme. La diplomatie palestinienne, se résume, comme ci-après. Les Palestiniens, reconnaissent, la légitimité, de l’Etat d’Israël. Ils veulent, un Etat palestinien, en Cisjordanie. Avec, Jérusalem-Est, comme capitale. Ils veulent libérer, la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, afin de l’intégrer, au futur Etat palestinien, englobant la Cisjordanie. Vu de l’extérieur, cette diplomatie, nous semble, évidemment, équitable.

L’information palestinienne, quant à elle, est très différente, de son pendent diplomatique. Tant l’information circulant, parmi les Palestiniens, que l’information, relayée, par la gauche et l’extrême gauche européenne, visent la libération de la Palestine et de Jérusalem. Concrètement, il s’agit de libérer toute la Palestine, Etat d’Israël et Jérusalem tout entière inclus. Les juifs israéliens, seraient, dans ce cas de figure, invités à rester en Palestine libérée ou à s’exiler.

Le terrorisme palestinien, quant à lui, n’est que la concrétisation, sur le terrain, de l’information palestinienne, et non pas, de la diplomatie palestinienne. L’objectif de l’Organisation de Libération de la Palestine n’a pas changé. Il s’agit, justement, de libérer la Palestine, toute la Palestine.

L’habileté, typiquement orientale, des différentes entités palestiniennes, est, justement, de jouer, sur ce double langage. Langage diplomatique (les territoires contre la paix) d’une part ; langage de l’information (propagande) et de l’action (terrorisme) d’autre part. Il y a, en Israël, au sein de la diaspora juive et au sein de l’administration Bush, diverses formes, de réaction, à cette stratégie palestinienne contradictoire.

La première réaction, consiste à miser, sur la diplomatie. On part du principe, qu’on calmera, la propagande et le terrorisme palestiniens, en cédant la Cisjordanie et Jérusalem-Est. La deuxième réaction est très différente. Elle mérite d’être détaillée ci-dessous.

Si la droite israélienne, l’emportait, aux prochaines élections, le nouveau gouvernement, serait éventuellement enjoint, par une partie non négligeable des électeurs israéliens, à ne plus reconnaître, peut-être même à démanteler, l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.

L’armée israélienne, dans la foulée, serait appelée, à détruire, l’infrastructure terroriste palestinienne, en Cisjordanie et à Gaza. Les accords d’Oslo, n’auraient plus, de véritable sens.

Ce n’est, d’ailleurs, qu’après la cessation, des hostilités susmentionnées, que reprendraient, les négociations. Celles-ci, partiraient, du principe, de deux Etats, de part et d’autre du Jourdain. Une Confédération jordano-palestinienne, à l’est du Jourdain, avec Amman pour capitale. Un Etat israélien à l’ouest du Jourdain, avec Jérusalem pour capitale. Cette initiative, partirait d’une réalité, à savoir qu’actuellement, 70% des citoyens jordaniens, sont des Palestiniens.

Les Palestiniens, qui choisiraient, de rester, en Cisjordanie, deviendraient, citoyens de la Confédération jordano-palestinienne. Les Palestiniens, titulaires d’un passeport israélien et résidant actuellement en Israël, et souhaitant y rester, se verraient offrir, s’ils le souhaitent, l’alternative, d’une citoyenneté de la Confédération jordano-palestinienne.

La question centrale, ne serait plus, une question de territoires. Ce futur Israël, demeurerait, selon ses artisans, somme toute, extrêmement réduit, en comparaison, de l’ensemble des territoires, du Proche et du Moyen Orient.

Cette réaction, à l’actuelle stratégie palestinienne, est une réalité possible. Je suppose, que le simple fait de la mentionner, est, une grave violation, de la Déclaration Universelle de la Pensée Unique (DUPE).


Lundi 2 juillet 2007

Eloge arabe d’Israël

J’ai récemment pris connaissance d’un texte, sur Israël, dont on trouvera l’essentiel ci-après.

« Dans ce pays, le peuple souverain élit ses dirigeants. Le peuple et les ministres peuvent demander, le retrait, de leur président, sans être poursuivis. C’est le seul pays où les rapports d’enquête, de l’Etat, sont soumis au peuple. C’est le seul pays, qui destitue son président, pour cause de harcèlement sexuel. C’est un pays où personne, n’a été jeté en prison, pour avoir exercé, son droit, à la liberté d’expression. C’est un pays où l’Etat, maintient les universités, à un niveau académique élevé. C’est un pays où les courants religieux, ne déterminent pas, l’idéologie. C’est un pays où tout citoyen, même le président, doit déclarer, la provenance de l’argent. C’est le seul pays où les dépenses, encourues par les Palestiniens, sont prises en charge par l’Etat ».

Vous pensez sans doute, comme je l’ai pensé moi-même, que ce texte, a été écrit, par un sioniste, par un ami inconditionnel d’Israël ou par un Israélien tout simplement. Et bien non, cet article a été écrit, le 8 mai 2007, dans le quotidien koweïtien Al-Siyassa, par Ahmed Al-Baghdadi, écrivain et professeur de sciences politiques à l'université du Koweït.

Dans son article, Ahmed Bagdadi ajoute : « Nous aurions désiré la même chose envers nous, mais en tant qu’Arabes, nous n’avons pas le courage pour cela ».

Ahmed Baghdadi a été condamné, à une peine, qui le réduit au silence pour trois années. Menacé de mort, il envisage de quitter le Koweït.


Un Suédois illettré confond sionisme avec antisémitisme

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Un Suédois illettré (un journal français aussi) confond sionisme avec antisémitisme
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Michel Garroté
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Vendredi 29 janvier 2010 – 14 Shevat 5770
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Je vous l’avais annoncé noir sur blanc : le jour anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz le monde pleurerait les Juifs morts. Et dès le lendemain, le monde recommencerait à déconner à propos des Juifs vivants. Et j’ai hélas eu raison. Ainsi, le quotidien de gauche Le Monde (dans un article intitulé « Le maire de Malmö, en Suède, assimile sionisme et antisémitisme »…) s’empresse de signaler (citant Haaretz et Yediot Aharonot ce qu’il ne fait pas tous les jours) que « les jeunes gens appartenant à la communauté juive de Malmö quittent massivement la troisième ville de Suède, si on en croit le président de la communauté juive de Göteborg, qui s'exprime dans le quotidien israélien Haaretz, vendredi 29 janvier. En cause, les appels répétés du maire de la ville, Ilmar Reepalu, à ses administrés juifs, à "se distancier" publiquement de la politique israélienne et plus particulièrement des "violations des droits de la population civile de Gaza".
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Les juifs "ont la possibilité de modifier la façon dont ils sont perçus par la société", a encore déclaré M. Reepalu, dans un entretien publié mercredi dans le quotidien Skanska Dagbladet à l'occasion de la journée de commémoration de l'Holocauste, tout en ressentant comme "terrible" le fait que les tensions entre communautés et les agissements de groupes d'extrême droite dans sa ville en soient arrivés si loin "que les gens se sentent tellement menacés qu'ils ne peuvent pas rester à Malmö". Dans le même entretien, le maire de Malmö affirme lutter avec sa police municipale contre le racisme sous toutes ses formes et précise : "Nous n'acceptons ni le sionisme ni l'antisémitisme (...). Ce sont des extrémismes qui se placent au-dessus des autres groupes, et considèrent les autres comme inférieurs."
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La présidente du Comité suédois contre l'antisémitisme, Charlotte Wiberg, estime que "ces propos constituent une discrimination contre les juifs locaux" parce que M. "Reepalu ne s'adresse pas aux autres communautés de façon similaire". Le climat intercommunautaire à Malmö se dégrade depuis l'opération militaire israélienne "Plomb durci", en janvier 2009 à Gaza. Les enfants juifs scolarisés dans les écoles publiques se plaignent quotidiennement d'intimidations. Un ancien résident de Malmö, interrogé par le quotidien israélien Yediot Aharonot, rapporte que les jets de pierres, les insultes et les croix gammées peintes sur les murs du centre communautaire sont devenus "la routine". Malmö n'en est pas à son premier coup d'éclat, puisque la ville a été exclue pour cinq ans de l'organisation de la Coupe Davis de tennis, après avoir interdit l'accès du public à des matches dans lesquels jouaient des Israéliens, en mars, officiellement pour des raisons de sécurité ».
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Voilà les faits tels que présentés par le quotidien de gauche Le Monde dans un article intitulé « Le maire de Malmö, en Suède, assimile sionisme et antisémitisme »…
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La Géorgie, base arrière alliée pour l'Afghanistan

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La Géorgie, base arrière alliée pour l’Afghanistan ?
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Michel Garroté
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Vendredi 29 janvier 2010 – 14 Shevat 5770
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Desmond Butler de Associated Press informe aujourd’hui vendredi : « Le président géorgien Mikhaïl Saakashvili propose aux Etats-Unis que son pays serve de base arrière aux opérations militaires américaines en Afghanistan, a-t-il déclaré jeudi à l'Associated Press. Les Américains pourraient ainsi rejoindre l'Asie centrale depuis la Géorgie, au travers d'un couloir qui traverserait l'Azerbaïdjan, la Mer Noire, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, a expliqué le président géorgien, ajoutant qu'ils pourraient aussi utiliser les ports et les aéroports pour se ravitailler en carburant ».
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« M. Saakashvili assure en avoir discuté avec les pays concernés et il estime que le projet est réalisable. Cette route serait moins chère et plus pratique que celle qui passe par la Russie, a-t-il dit, affirmant en avoir également discuté avec le vice-président américain Joe Biden en juillet dernier, ainsi qu'avec le général David Petraeus, commandant général de l'armée américaine. Les Etats-Unis utilisent pour l'heure deux voies de passage vers l'Afghanistan: la principale traverse le Pakistan, l'autre passe par la Russie » (copyright Associated Press).
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Sarkopin et Villekozy

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Sarkopin et Villekozy
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Michel Garroté
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Vendredi 29 janvier 2010 – 14 Shevat 5770
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Aujourd’hui vendredi, lendemain du jugement du tribunal correctionnel de Paris innocentant Dominique de Villepin, le procureur, Jean-Claude Marin, annonce sur qu'il interjette appel car il reste selon lui encore une part de vérité à faire émerger dans cette affaire de manipulation de faux listings bancaires dans laquelle Nicolas Sarkozy était partie civile. Le procureur Jean-Claude Marin assure qu'il n'agit pas sur instruction de l'Elysée.
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Dominique de Villepin récuse : « Je connais bien Jean-Claude Marin, je le connais en tout cas suffisamment pour savoir que ce n'est pas sa décision », déclare Dominique de Villepin. « Ce qu'elle montre, cette décision, c'est qu'un homme, Nicolas Sarkozy, président de la République, préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine », ajoute Dominique de Villepin. Le procureur Jean-Claude Marin avait requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende contre Dominique de Villepin.
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Concernant son avenir politique, Dominique de Villepin avait récemment précisé qu'il prendrait sereinement une décision dans les prochaines semaines. Après sa relaxe, hier jeudi, Dominique de Villepin avait déclaré qu'il entendait contribuer dans un esprit de rassemblement au redressement de la France. Mais aujourd’hui vendredi, Dominique de Villepin définit son futur engagement politique de façon plus offensive : « Quand au sommet de l'Etat l'exemple fait défaut, il faut que d'autres hommes, que d'autres femmes portent le fardeau du pouvoir ». La guerre intestine au sein de l’UMP est officiellement ouverte.
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Afghanistan, corruption et argent

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Michel Garroté
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Vendredi 29 janvier 2010 – 14 Shevat 5770
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Les décisions prises, hier jeudi, à la Conférence de Londres sur l'Afghanistan, demeurent assez révélatrices de l’orientation que les démocraties occidentales veulent donner à leur action dans ce pays d’Asie centrale. Ces décisions sont les suivantes : Les 70 pays participant à la conférence accueillent favorablement le projet du gouvernement afghan de réintégrer dans la société ceux qui veulent renoncer à la violence. Ceux-ci doivent couper leurs liens avec Al-Qaeda et autres organisations terroristes. Les 70 pays participant à la Conférence promettent 140 millions de dollars pour cette réintégration. Le montant total destiné à financer cette réintégration doit réunir 500 millions de dollars. Une jirga de la paix (jirga : assemblée tribale) sera réunie en Afghanistan pour mettre en oeuvre cette réintégration.
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Les pays présents à la Conférence approuvent le projet afghan de prendre le commandement des opérations dans les zones instables d'ici 2013 et d'assumer la responsabilité de la sécurité sur le terrain d'ici 2015. Les pays présents à la Conférence demandent que ce transfert de responsabilité débute, si les conditions le permettent, fin 2010 ou début 2011. Les forces de sécurité afghanes sera porté à 300'000 membres d'ici l’automne 2011.
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Une mission chargée de lutter contre la corruption fera sa première visite en Afghanistan dans trois mois. La conférence souligne le lien pervers entre commerce de la drogue, insurrection talibane, corruption et trafic d'être humains.
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La Conférence accepte une hausse de 50 % dans les deux prochaines années de l'aide au développement distribuée par l'intermédiaire du gouvernement afghan (depuis 2001 plus de 8 milliards de dollars d’aide au développement ont été versés à l’Afghanistan). Cette aide augmentée de 50% est conditionné par les progrès du gouvernement dans le renforcement des mécanismes de contrôle des finances publiques et la réduction de la corruption. L'annulation de 1,6 milliard de dollars de la dette extérieure afghane est confirmée. Les pays participant reconnaissent le rôle de pont joué par l'Afghanistan entre l'Asie du Sud, l'Asie centrale, le Proche-Orient et l'Extrême-Orient. Le président afghan Karzaï gagne ainsi sur toute la ligne. Encore faut-il qu’il tienne ses promesses et qu’il réussisse son projet.
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jeudi 28 janvier 2010

Judéophobie et christianophobie en Turquie

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Michel Garroté
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Jeudi 28 janvier 2010 – 13 Shevat 5770
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Pour ceux qui l’ignoreraient, sachez qu’un Turc est président du Conseil de l'Europe. Et sachez aussi qu’Istanbul fait partie des « villes européennes » fêtées tout au long de l’année 2010. Or, l'assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a récemment voté une résolution sur « la liberté de religion et autres droits de l’homme des minorités non musulmanes en Turquie ».
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Cette résolution, dont le contenu révèle au grand jour l’ostracisme et les persécutions dont font l’objet les non musulmans en terre turque, stipule (extraits) : « l’Assemblée demande instamment aux autorités turques : d’apporter des solutions constructives concernant la formation du clergé des minorités religieuses et l’octroi de permis de travail des membres du clergé étrangers ; de reconnaître la personnalité juridique du patriarcat grec-orthodoxe d’Istanbul, du patriarcat arménien d’Istanbul, de l’archevêché catholique arménien d’Istanbul, de l’exarchat orthodoxe bulgare, du grand rabbinat et du vicariat apostolique d’Istanbul ».
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« L’absence de personnalité juridique », poursuit la résolution de l'assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, « qui touche toutes les communautés ayant des conséquences directes en termes de droit à la propriété et de gestion des biens ; […] de prendre des mesures concrètes pour permettre l’accès des membres des minorités nationales dans les forces de police, dans l’armée, dans la magistrature et dans l’administration ; de condamner fermement toute violence envers les membres de minorités religieuses - qu’il s’agisse de citoyens turcs ou non -, de mener des enquêtes efficaces et de poursuivre avec célérité les responsables de violences ou de menaces à l’encontre de membres de minorités religieuses, notamment en ce qui concerne l’assassinat d’un prêtre catholique italien en 2006 et de trois protestants en avril 2007 à Malatya » (fin des extraits de la résolution de l'assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe).
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Une fois de plus, force est de constater que nos autorités civiles et religieuses ne posent pas, comme préalable, le principe de réciprocité. La liberté religieuse reste ainsi, encore et toujours, un principe à sens unique, appliqué par l’Union européenne et bafoué par la Turquie.
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mardi 26 janvier 2010

Nipoléon Sarkozy vu par la presse étrangère

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Nipoléon Sarkozy vu par la presse étrangère
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Michel Garroté
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Mardi 26 janvier 2010 – 11 Shevat 5770
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Un show monarchique inutile, ridicule et dangereux, c'est ainsi que d’importants correspondants de presse étrangers accrédités à Paris - et interrogés par une agence de presse – commentent, aujourd’hui mardi, le spectacle de Nipoléon Sarkozy, spectacle donné hier soir sur TF1.
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Charles Bremner, chef du bureau du Times londonien à Paris depuis 17 ans : « Un show préparé, une télé réalité. C'est un président monarque qui s'offre deux heures de prime time pour tenter de redorer son image. Il écoute les doléances de ses sujets qui souffrent, comme le bon roi à leur chevet ».
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Alberto Toscano, correspondant de l'hebdomadaire italien Panorama, depuis 24 ans à Paris : « Un spectacle monarchique mais même le bon Dieu n'a pas ce pouvoir ! C'est une habitude française de sacraliser le locataire de l'Elysée, élu au pouvoir universel. Sarkozy en profite et pousse le système jusqu'au bout ».
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Michael Kläsgen, du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, n'imagine pas un seul instant la même chose en Allemagne et évoque lui aussi l'attitude d'un monarque. Il dénonce « une fausse interview dont on parle depuis quatre jours » et « un manque de distance entre les journalistes français et les puissants » en général.
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Henry Samuel, correspondant du Daily Telegraph à Paris : « On a l'impression de réécouter des phrases toutes faites. Exercice qui nous fascine et nous rend perplexes parce que ça n'existe pas chez nous. Que l'Elysée ait pu influencer la conception de l'émission, ce serait impensable en Angleterre. (…) C'est lui (Sarkozy) qui décide de tout. (…) Quand on le voit, c'est toujours dans un exercice de style sans débat contradictoire ».
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Luis Miguel Ubeda de la radio nationale espagnole : « Deux heures pour rien. Car le décalage entre les préoccupations des onze Français (invités sur le plateau de TF1) et la performance présidentielle était trop grande. C'est typique de Sarkozy pour tenter de rassurer mais c'est ridicule ».
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Akihiko Takaki, chef du bureau parisien du grand quotidien japonais Nishinippon Shimbun : « il peut être dangereux d'utiliser comme cela les médias. Entre Sarkozy et l'animateur (Jean-Pierre Pernaut) c'était très formel et trop préparé, même ennuyeux à la fin ».
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L'Iran, en 2010, ça va être sa fête.

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L’Iran, en 2010, ça va être sa fête.
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Michel Garroté
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Mardi 26 janvier 2010 – 11 Shevat 5770
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Je lis dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, sous la plume de Dieter Bednarz, Erich Follath et Holger Stark, quelques révélations intéressantes sur le nucléaire offensif iranien. Der Spiegel informe, d’une part, que l’Iran peut produire cette année 2010 sa première bombe atomique. Et d’autre part, Der Spiegel informe que le régime iranien consacre actuellement ses efforts à réduire la taille de l’ogive nucléaire pour l’adapter à un missile balistique. Les deux responsables du nucléaire offensif iranien sont semble-t-il le ministre iranien des Sciences, de la Recherche et de la Technologie, Kamran Daneshjou, et le chercheur Mohsen Fakhrizadeh.
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Par ailleurs, j’ai lu, il y a quinze jours, un rapport en anglais de Jason Jeffrey sur le site Debkafile spécialisé dans les questions militaires, rapport daté du 11 Janvier 2010 qui confirme l’envoi au Moyen-Orient du porte-avions USS Eisenhower début janvier. Debkafile estime que cela ajoute de la crédibilité aux propos du Général David Petraeus, le Commandant en chef du CENTCOM (ndmg : commandement américain au Moyen Orient).
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Propos du 10 janvier dans lesquels le Général David Petraeus révèle que les infrastructures nucléaires iraniennes, bien que protégées contre d’éventuelles attaques parce que construites dans des souterrains, n’étaient pas, pour autant, complètement protégées.
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Le Général David Petraeus a en effet déclaré à la chaîne de télévision américaine CNN : « Oui, certainement, elles peuvent tout à fait être bombardées. (…) Le niveau d’impact varierait selon celui qui fait cela, ce que sont les ordres qui ont été donnés et quelle capacité la chasse transporte avec elle. (…) Ce serait totalement irresponsable de penser que le CETCOM ne doive pas prévoir ce qui se passerait si jamais (ndmg : si jamais Israël passait à l’acte) et n’avait conçu de plans précis en fonction d’une palette complète de moyens pour parer à toute éventualité ».
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Jason Jeffrey sur Debkafile précise : « Le CETCOM (ndmg : commandement américain au Moyen Orient) a été renforcé par l’envoi du porte-avions USS Eisenhower que le Président Obama a fait se déployer, durant la période du nouvel an, vers le Golfe persique et en Méditerranée pour soutenir les Ve et VIe flottes américaines. Il a ordonné ce déploiement (…) en prévision des tensions croissantes autour du Yémen et de l’Iran ».
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Concrètement, le porte-avions Eisenhower accueille à son bord huit escadrons aériens, y compris quatre escadrons de bombardiers de combat avec chacun un escadron de surveillance et des hélicoptères anti sous-marins. Le porte-avions USS Eisenhower est accompagné du croiseur équipé de missiles, l’USS Hue City et de trois destroyers équipés de missiles, l’USS Mc Faul, l’USS Farragut et l’USS Carney.
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lundi 25 janvier 2010

Allah est grand et Mahomet se fiche de lui

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Allah est grand et Mahomet se fiche de lui
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Michel Garroté
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Lundi 25 janvier 2010 – 10 Shevat 5770
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Le président afghan Hamid Karzaï, le président pakistanais Asif Ali Zardari et le président turc Abdullah Gül se rencontrent, aujourd’hui lundi à Istanbul, pour, paraît-il, « renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme islamiste ». Je ne puis m’empêcher de me taper les cuisses rire en lisant cela sur le wire. Premièrement, parce que jamais dans leur histoire, trois pays mahométans, quels qu’ils soient, n’ont réussi à se mettre d’accord sur quoi que ce soit, excepté, depuis 1948, sur l’anéantissement du peuple juif israélien. Deuxièmement, parce que le président afghan Hamid Karzaï voudrait que les troupes de l’ISAF mènent la guerre, mais à condition que cette guerre ne fasse pas de morts. Troisièmement, parce que le renseignement militaire du président pakistanais Asif Ali Zardari ne travaille pas contre, mais pour les talibans et leurs potes alquaïdiques. Quatrièmement, parce que le président turc Abdullah Gül et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan sont des islamistes, et que de ce seul fait, ils ne peuvent pas être, en même temps, « modérés ».
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Dans un communiqué, la présidence afghane informe que le président afghan Karzaï discute à Istanbul avec le président pakistanais Zardari des « moyens efficaces de combattre le terrorisme ». Des responsables militaires et du renseignement font partie des délégations afghane et pakistanaise, mais apparemment pas de la délégation turque, ce est pour le moins déconcertant. Hier dimanche soir à Istanbul, le président afghan Karzaï et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan se sont mis d'accord sur l'organisation par la Turquie de sessions trimestrielles de « formation de policiers et de soldats afghans » et ils ont exprimé la volonté de « coopérer davantage contre le terrorisme ». ce n’est pas trop tôt. Et puis des sessions trimestrielles c’est un peu chiche.
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Le président afghan Karzaï et le président pakistanais Zardari ont des entretiens séparés avec le président turc Gül avant de se retrouver les trois. Pourquoi ? Parce que Karzaï et Zardari ne sont pas d’accord. Le premier accuse le second de ficher le bazar à sa frontière.
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Quelque 1.700 soldats turcs sont déployés en Afghanistan pour des « missions de patrouilles à Kaboul ». Mais la Turquie refuse d'engager ses troupes dans des missions de combat contre les terroristes islamistes en Afghanistan. Quelque 1.700 soldats turcs, autrement dit trois fois rien, et en plus, sans combattre le terrorisme.
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Demain mardi, les trois présidents seront rejoints par des représentants de voisins de l'Afghanistan. Doivent participer au sommet le ministre communiste chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi et le vice-Premier ministre intégriste iranien Mohammad Reza Rahimi. C’est sûr qu’avec une telle brochette de clowns dictatoriaux, la lutte contre le terrorisme, lutte qui est un bord de l’abîme, va franchir un grand pas en avant.
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Des corps mutilés au large de Beyrouth

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Des corps mutilés au large de Beyrouth
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Michel Garroté
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Lundi 25 janvier 2010 – 10 Shevat 5770
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Ce matin, je tombe sur une analyse de Mediarabe.info intitulée « Catastrophe aérienne au Liban : des corps mutilés retrouvés par les plongeurs », analyse qui révèle (extraits) : « Selon des sources libanaises, les plongeurs de la marine nationale, dépêchés sur la zone du crash de l’avion de la compagnie Ethiopian Airlines abîmé à l’aube au large de Naameh au sud de Beyrouth, auraient retrouvé une douzaine de corps, dont au moins un passager mutilé, encore attaché à son siège. Selon toute vraisemblance, l’avion, un Boeing 737 assurant le vol Beyrouth - Addis Abeba, a explosé en vol, sans que le pilote n’ait eu le temps de prévenir la tour de contrôle de quelques problèmes techniques que ce soit. Selon des sources militaires libanaises, les plongeurs de l’armée ont déjà retrouvé une dizaine de corps.
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La Croix rouge avance le nombre de 20 cadavres retrouvés. Mais selon des médias libanais, les plongeurs auraient retrouvé un corps mutilé encore attaché à son siège, ayant les mains et les pieds coupés. Ce qui semble confirmer que l’appareil a explosé en vol. Reste à savoir si cette explosion est due aux intempéries, ou plutôt à une attaque terroriste, de l’intérieur ou par missile. Le Liban a demandé l’appui de la marine américaine pour accélérer les recherches. Les autorités de l’île de Chypre ont également dépêché un hélicoptère pour renforcer le dispositif libanais et de la FINUL. Ce matin, l’ambassade de France à Beyrouth est sous le choc. Marla Pietton, l’épouse du nouvel ambassadeur de France en poste à Beyrouth depuis septembre dernier devait effectuer une escale dans la capitale éthiopienne, sur sa route vers Pretoria, en Afrique du Sud, où son mari était en poste précédemment.
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‘Nous avons reçu comme mot d’ordre de ne pas sortir de l’ambassade aujourd’hui’, explique un employé français. Et d’ajouter que ‘Madame Pietton avait fait plusieurs réservations pour partir en Afrique du Sud. A l’origine, elle ne devait quitter Beyrouth que ce midi’. Mais l’ambassade et les services français ont dû oublier que le Hezbollah contrôle l’aéroport de Beyrouth et tous ses environs. Ils ont dû oublier que le chef de la sûreté de l’aéroport, Wafik Chkeir, est un fidèle du Hezbollah qui peut communiquer les listes des passagers à ses commanditaires. Le fait de réserver sur plusieurs vols pour en choisir un à la dernière minute ne met pas les personnalités visées à l’abri. Notons que selon des sources libanaises, ‘un député du Hezbollah devait prendre le même vol. Mais il a annulé son voyage à la dernière minute’ ».
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vendredi 22 janvier 2010

Espionnage et terrorisme au Liban

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Espionnage et terrorisme au Liban
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Michel Garroté
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Vendredi 22 janvier 2010 – 7 Shevat 5770
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La longue et tumultueuse histoire de l’espionnage et du terrorisme au Liban n’est pas terminée. Par exemple, le gouvernement libanais, mis sous pression par le Hezbollah pour ne rien faire, est néanmoins censé adopter une position claire quant à la date exacte des prochaines élections municipales, élections prévues courant 2010.
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Et dans ce contexte d’intrigues et d’influences, le responsable du parti chrétien des Forces libanaises, Samir Geagea, a indiqué dans une interview parue sur http://lebanonfiles.com que ceux qui veulent saboter l'alliance du 14 Mars (alliance pour la souveraineté du Liban) savent que, pour atteindre cet objectif, ils doivent porter un coup aux Forces libanaises et « rompre l'alliance des FL avec les sunnites » (les chrétiens des Forces libanaises se sont alliés aux sunnites modérés pour contrer l’entente imbécile conclue par les chrétiens du clown Michel Aoun avec les chiites extrémistes du Hezbollah, et par le biais de cette entente imbécile, avec la dictature syrienne et avec la théocratie intégriste iranienne). « Ils ont beaucoup essayé (de réaliser ce but) en tablant sur le Courant du futur (courant pour la souveraineté du Liban) et (le Premier ministre sunnite) Saad Hariri, mais ils n'ont pas réussi », a précisé Samir Geagea. Le Premier ministre Saad Hariri « a été clair à cet égard en opposant une fin de non-recevoir à ces tentatives. Ils ont eu recours alors à d'autres moyens en se livrant à la désinformation, en menant campagne contre nous et en s'en prenant à nous au niveau des administrations publiques ». Samir Geagea a ajouté qu'il ne mise dans ses calculs politiques « ni sur les États-Unis ni sur aucun autre pays étranger ».
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« Je ne mise réellement que sur notre force politique et sur nos alliances internes », a appuyé Samir Geagea signalant que le parti chrétien des Forces libanaises s'est notoirement renforcé et a gagné en audience et en influence au cours des quatre dernières années. « Notre solide alliance avec les forces du 14 Mars et notre importante alliance avec le Courant du futur et les autres factions musulmanes au sein du 14 Mars (alliances pour la souveraineté du Liban) constituent notre véritable garantie, a clarifié Samir Geagea. Les États-Unis ne peuvent rien nous garantir, de même d'ailleurs que l'Iran ne peut rien garantir à quiconque, sauf peut-être un appui financier et militaire à ses alliés » (les alliés des mollahs intégristes iraniens, c’est à dire les terroristes du Hezbollah et le libanais halluciné Michel Aoun). A propos du « confessionnalisme politique », Samir Geagea a estimé que l'utilisation du terme confessionnalisme politique « est peut-être une erreur, mais sans le partage des charges au niveau du pouvoir à égalité afin d'assurer la participation de tous, la situation des chrétiens au Liban aurait atteint un stade désespéré » (il s’agit ici du partage entre chrétiens et musulmans ; ainsi par exemple, le Président est un chrétien, le Premier ministre est un sunnite et le Président du Parlement est un chiite). Les propos de Samir Geagea sont éclairants pour bien comprendre que lui et son parti sont la cible privilégiée du Hezbollah, de la Syrie et donc de l’Iran.
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A cet égard et pour mémoire, j’aimerais rappeler, par exemple, que le dimanche 21 septembre 2008, avait eu lieu, la messe annuelle du parti chrétien des Forces Libanaises dirigé par Samir Geagea. A cette occasion, Samir Geagea avait déclaré : « d’un cœur modeste, limpide, en toute sincérité et en toute transparence, devant Dieu et les gens, en mon nom et en celui de générations de résistants, vivants ou martyrs, je présente de profondes, de franches, de totales excuses, pour toute blessure, toute malversation, toute perte, tout dégât injustifié dont nous avons été responsables lorsque nous remplissions notre mission nationale, pendant la guerre (1975-1990). Je demande à Dieu et à toutes les personnes que nous avons lésées de nous pardonner, de transcender leurs douleurs, de nous donner de l’affection. Et à tous ceux qui basent leur fond de commerce sur nos douleurs et celles des gens, je dis : ce commerce, ces surenchères, cet abus du sang et des larmes des gens suffisent ; cette falsification de l’histoire suffit ».
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L’émouvante demande de pardon de Samir Geagea m’avait alors inspiré les rappels historiques et les réflexions personnelles que voici : Samir Geagea a croupi en prison de 1994 à 2005, dans les sous-sols du ministère libanais de la Défense, sous contrôle et sous occupation syriennes. Samir Geagea a - évidemment - été torturé. A part cela, qui est Samir Geagea ? Si vous compilez les archives du quotidien Le Monde ou toute autre feuille de choux du même acabit, vous lirez, évidemment, que Samir Geagea était - et donc reste potentiellement - un dangereux milicien. C’est la version - ou plutôt la farce - officielle.
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Cela dit, Samir Geagea a effectivement occupé d’importantes fonctions au sein des Forces Libanaises pendant une partie de la guerre dite civile de 1975-1990. Dans les années 1980, une direction collégiale se met en place à la tête des Forces Libanaises. Deux personnalités très distinctes, Samir Geagea, un homme qui prie, médecin de profession, et Elie Hobeïka, un opportuniste sanguinaire, se partagent les responsabilités à la direction des Forces libanaises. En 1985, Elie Hobeïka trahit les siens en se mettant aux ordres du dictateur syrien Hafez el Assad. Samir Geagea, lui, reste fidèle. En 1990, l’ineffable général « chrétien » Michel Aoun, un mythomane déjanté qui se prend publiquement pour de Gaulle, lance, à la tête de l’armée libanaise, une offensive aussi effroyable que stupide contre les Forces Libanaises (FL) de Samir Geagea. L’incommensurable idiotie de Michel Aoun - aujourd’hui allié du Hezbollah - divise le camp chrétien et permet aux Syriens d’instaurer un régime libanais à leur solde et permet aux Syriens d’imposer au Liban la « pax syriana ». Samir Geagea refuse la capitulation et la collaboration avec un gouvernement libanais aux ordres de la dictature syrienne. Samir Geagea refuse de quitter son pays, il est accusé de soi-disant crimes dont il est innocent, il est arrêté en 1994 et emprisonné par les Syriens jusqu’en 2005.
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Samir Geagea demande pardon le dimanche 21 septembre 2008 alors que d’autres dans le camp chrétien ont des raisons bien plus graves de demander pardon, d’autres dans le camp chrétien qui, justement, se gardent bien de demander pardon et qui, en plus, continuent leur basse politicaille de pétainistes version libanaise, sur le dos des chrétiens et sur le dos du Liban. Certains chrétiens libanais sont un peu comme certains chrétiens français. Ils ont la mémoire à la fois courte et sélective.
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Ayant moi-même connu de très près et sur le terrain l’entourage de Samir Geagea pendant la guerre, je tiens à lui rendre ici encore une fois hommage. Car en dépit des apparences et des médisances, un homme qui ose demander pardon est aussi un homme qui sais rester debout.
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Pour bien comprendre les enjeux de 2010, il vaut peut-être aussi la peine de revenir à 1982 et aux massacres, cette année là, dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila. Elie Hobeïka, en ce temps-là, était le chef du « Deuxième bureau » (service de renseignement) des Forces libanaises chrétiennes, dirigées par Bachir Gemayel, qui lui, venait d’être élu président du Liban et aussitôt assassiné. Dès le début des événements de Sabra et Chatila, toutes les informations indiquaient que le responsable du massacre était Élie Hobeïka, à l’époque pro-israélien. Hobeïka ne fut pas inquiété. En 1990, il retourna sa veste et entra, sans remords ni scrupules, dans le camp pro-syrien, qu’il avait, autrefois, combattu. Comme le « chrétien » Michel Aoun aujourd’hui. Hobeïka fut élu député pro-syrien au Parlement libanais. Enfin, Hobeïka devint ministre dans le gouvernement de Rafic Hariri, libanais sunnite d’origine saoudienne, par la suite assassiné.
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En juillet 2001, Hobeïka, sorti de politique et reconverti dans les affaires, avait déclaré à la presse qu’il s’apprêtait, soi-disant, à fournir des preuves sur ce qui s’était, selon lui, réellement passé dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila. Sorti de politique et devenu homme d’affaires, Hobeïka est alors une énigme, puisqu’il fut simultanément pro-israélien puis pro-syrien. En sa nouvelle qualité de businessman, pourquoi Hobeïka prétend-il, vouloir fournir des preuves, sur ce qui s’était, selon lui, réellement passé dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila ? En quoi un homme issu des services du renseignement en temps de guerre, devenu successivement pro-israélien, pro-syrien puis businessman pro-argent, les trois fois par pur opportunisme, en quoi les révélations d’un tel homme, auraient-elles eu une quelconque valeur ?
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Le 24 janvier 2002, à 9h40, la carrière en dents de scie d’Hobeïka, se termine, avec fracas. Sa voiture est pulvérisée, par une bombe télécommandée, placée dans une Mercedes, stationnée dans une rue du quartier de Hazmiéh, à Beyrouth. La bombe explose au moment où Hobeïka, et ses trois assistants, Fares Suweïdan, Mitri Ajram et Walid Zein passent, à bord de leur Range Rover, au niveau de la Mercedes. Les quatre passagers de la Range Rover meurent sur le coup. Bons baisers de Damas.
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Le fait est que certains vont développer, à partir de 2005, toutes sortes de thèses, plus fumeuses les unes que les autres, sur ce qui se serait, soi-disant, réellement passé à Sabra et Chatila en 1982. Et sur ce que Hobeïka avait, soi-disant à révéler. En 2005, dans certaines mouvances américaines pro-arabes du renseignement et de la presse, quelques fêlés font circuler la légende, selon laquelle Israël aurait, soi-disant, acheminé, par avion, des membres de l’Armée du Sud Liban, l’ASL (une milice chrétienne sous le commandement du major Saad Haddad) ; des membres de l’ASL déposés à l'aéroport de Beyrouth, à bord d'un avion de transport de l'armée de l'air israélienne ; des membres de l’ASL qui auraient alors investi, selon cette nouvelle légende, Sabra et Chatila. Exit la responsabilité d’Elie Hobeïka.
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Toujours en 2005, dans certaines mouvances américaines pro-arabes du renseignement et de la presse, quelques fêlés font circuler la légende, selon laquelle les Sayeret Matkal, une unité secrète de l’armée israélienne, seraient soi-disant entrés les premiers, dans Sabra et Chatila, donc avant les membres de l’Armée du Sud Liban dirigée par le major Saad Haddad.
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L’avantage de toutes ces légendes, créées, autour d’Hobeïka et autour de Sabra et Chatila, c’est qu’elles blanchissent Hobeïka (lors du massacre de Sabra et Chatila Hobeïka se disait pro-israélien) et qu’elles blanchissent la Syrie (dans l'assassinat de Hobeïka, à l'époque où celui-ci roulait pour l'argent et en savait trop sur tout le monde, surtout sur les Syriens). A contrario, ces mêmes légendes permettent d’incriminer, à tors et à travers, Israël. Le problème, c’est que ces légendes se contredisent les unes les autres. En 1983, à Beyrouth, un collaborateur direct d’Hobeïka, collaborateur que je connais depuis 1976, m’a certifié, qu’Hobeïka et des éléments des Forces libanaises que lui, Hobeïka, dirigeait, furent les responsables des événements de Sabra et Chatila (et non pas l'ensemble des Forces Libanaises et non pas Samir Geagea que je considère innocent dans cette affaire).
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Le seul reproche à l’égard d’Israël, semblerait être la responsabilité indirecte, plus morale que juridique, qui mettrait en cause des dirigeants israéliens. Qui mettrait en cause des dirigeants israéliens dont l’erreur serait de n’avoir pas prévu ce qui résulterait de l’entrée des éléments des Forces libanaises contrôlés par Hobeïka (et non pas par Samir Geagea) dans Sabra et Chatila. Ou de n’avoir pas eu suffisamment la présence d’esprit, lorsque les premières rumeurs sur le massacre commencèrent à circuler, d’ordonner à Tsahal, d’intervenir, à Sabra et Chatila ; et d’en faire sortir les Forces libanaises. Tout ceci reste assez surréaliste.
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J’ai visité Sabra et Chatila, lorsque je me trouvais à Beyrouth, en 1983. Sabra et Chatila n’étaient pas seulement des camps de réfugiés palestiniens. Le secteur de Sabra et Chatila était aussi et surtout un quartier de Beyrouth. Plus exactement, Sabra et Chatila était une ville dans la ville ; un Etat dans l’Etat. Dans les sous-sols, ou plutôt, les galeries souterraines de Sabra et Chatila, l’OLP avait caché, une quantité inouïe, d’armes lourdes et légères. Un aspect de Sabra et Chatila qui n’a jamais intéressé mes confrères, aspect dont j'ai eu les preuves, photos et documents à l'appui, sous les yeux, en avril 1983.
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Je n’oublierai jamais ce que j’ai vu au Liban en 1983. J’ai parcouru le pays dans presque tous les sens. Au vu du nombre invraisemblable de milices armées de toutes sortes et malgré la tentative de Bachir Gemayel d’unifier les éléments armés chrétiens sous le commandement des Forces libanaises, je ne vois pas comment, l’armée israélienne, aurait pu, dans ce chaos généralisé, maîtriser toutes les situations, y compris celle de Sabra et Chatila, survenue après l’assassinat de Bachir Gemayel.
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Et même quant à supposer, qu’Israël, avec ou sans ses Sayeret Matkal, serait impliqué dans quelque chose, ici ou là, la seule opération qui me paraîtrait imaginable, serait la saisie, des principaux terroristes cachés dans Sabra et Chatila. Aujourd’hui, les Sayeret Matkal sont intégrés dans la YAMAM, une unité spéciale anti-terroriste sans laquelle des milliers de civils israéliens seraient morts suite à des actes terroristes palestiniens et islamiques. De nos jours, toutes les démocraties occidentales ont leur YAMAM, ce que personne, hormis la gôche alqaïdique et hezbollïaque, ne conteste.
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Il y a eu, au Liban, des massacres, avant et après Sabra et Chatila. En assassinant le président libanais Bachir Gemayel, les nervis arabo-musulmans ont enfoncé le Liban dans un tunnel dont il n’est toujours pas sorti. C’est cela, le seul vrai grand massacre.
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Pour conclure, rappelons qu’en avril 2009, la vérité sur Aoun semblait (enfin) voir le jour grâce à Mediarabe.info avec une accablante vidéo (Pour voir la vidéo cliquez ici). Pour ce qui me concerne, j’ai notamment écrit, à propos de Michel Aoun et de son « entente » avec le Hezbollah : LIBAN : le cas Aoun et Liban: Aoun est un traître.
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jeudi 21 janvier 2010

Le dernier SAS interdit de vente

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Le dernier SAS interdit de vente
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Michel Garroté
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Jeudi 21 janvier 2010 – 6 Shevat 5770
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Sous le titre « Le dernier SAS, ‘La Liste Hariri’, interdit de vente par la Sûreté générale », le quotidien libanais L’Orient-Le Jour publie l’article suivant : « Un ouvrage de la série SAS du célébrissime Gérard de Villiers intitulé La Liste Hariri n'a pas obtenu hier l'autorisation de la Sûreté générale libanaise pour être vendu au Liban, le jour même de l'arrivée du Premier ministre Saad Hariri en visite officielle en France. Les Messageries du Moyen-Orient avaient envoyé le 6 janvier un exemplaire du livre à la censure préalable de la SG comme le prévoit la réglementation d'usage, mais l'autorisation de distribution sur le marché libanais n'a pas été accordée. Le Figaro d'hier matin et RTL ont fait état de cette interdiction et l'auteur compte donner la semaine prochaine à Paris une conférence de presse pour dénoncer l'attitude de la Sûreté.
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M. Gérard de Villiers affirme qu'il s'agit avant tout d'un roman, ajoutant qu'il avait puisé pour l'écrire divers éléments contenus dans le rapport de Detlev Mehlis sur l'attentat contre l'ancien chef de gouvernement libanais et des extraits de recherches entreprises par des services des FSI sur la dizaine de téléphones portables utilisés avant et durant l'attentat et détruits par la suite. M. De Villiers, qui est son propre éditeur, indique que certains passages du livre peuvent apparaître comme impliquant indirectement des services du Hezbollah dans l'assassinat de Rafic Hariri. L'intitulé du livre La Liste Hariri est suivi d'une sorte de sous-titre où l'on peut lire : « Tous les témoins ont été assassinés... sauf un. » Mais l'auteur nous a expliqué qu'il s'agit là d'un simple élément de titrage... Probablement pour intensifier le suspense que contiennent les mille et une aventures du célébrissime Prince Malko Linge à Beyrouth pour tenter de retrouver les auteurs de l'assassinat » (fin de l’article de L’Orient-Le Jour).
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Dialogue judéo-catholique, purée quel bordel ! (II)

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Dialogue judéo-catholique, purée quel bordel ! (II)
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Michel Garroté
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Jeudi 21 janvier 2010 – 6 Shevat 5770
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Comme prévu et annoncé, le séisme de la récente visite de Benoît XVI à la synagogue de Rome continue d’avoir des répliques, pour parler haïtien. Il faut dire que le dimanche 17 janvier, outre la visite de Benoît XVI à la synagogue de Rome, a eu lieu, aussi, la Marche pour la Vie à Paris ; une coïncidence dans les dates exploitée par certains pour tenir des propos inutiles et ambigus (lire la première partie de « Dialogue judéo-catholique, purée quel bordel ! » parue hier 20 janvier sur ce blog).
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Cela dit, le dialogue judéo-catholique continue son petit bonhomme de chemin. Par exemple, le fameux dimanche 17 janvier, avec sa visite de Benoît XVI à la synagogue de Rome et avec sa Marche pour la Vie à Paris, était aussi le premier jour de la rencontre, à Rome, durant quatre journées (du 17 au 20 janvier), de la Commission bilatérale du Saint-Siège et du Grand rabbinat d'Israël. Rencontre qui tombe plutôt bien. Car elle a été l’occasion de rappeler que la Shoah a fait, non pas six millions de victimes, mais plus de six millions de victimes, en raison de la Shoah par balles.
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Ainsi, dans un article intitulé « La ‘Shoah par balles’ : appel à faire connaître les travaux du P. Desbois », Anita S. Bourdin, sur ZENIT.org, écrivait, mercredi 20 janvier 2010 : « Il faut faire connaître les travaux du P. Patrick Desbois sur la ‘Shoah par balles’. C'est un des points de l'introduction de la déclaration conjointe du grand rabbinat d'Israël et du Vatican publiée ce 20 janvier 2010. La Commission bilatérale du Saint-Siège et du Grand rabbinat d'Israël a en effet tenu sa 9e rencontre à Rome du 17 au 20 janvier (Shvat, 2-5, 5770). Les membres de la commission ont participé à la visite de Benoît XVI à la communauté juive de Rome dimanche dernier, 17 janvier et à la conférence du P. Desbois, à l'université pontificale grégorienne, lundi 18 janvier sur ‘La Shoah par balles’ (‘The Holocaust by bullets’), en présence de nombreux membres du Corps diplomatique près le Saint-Siège, dont l'ambassadeur de France, M. Stanislas de Laboulaye.
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Le P. Patrick Desbois est directeur du Service des évêques de France pour les relations avec le judaïsme, et consultant auprès du Vatican. Président de l'association Yahad-In Unum, le P. Desbois mène des recherches en Europe de l'Est sur les victimes juives des ‘Einsatzgruppen’ pendant la Seconde Guerre mondiale - c'est ‘la Shoah par balles’ - et sur les victimes tziganes, de façon notamment à recueillir les témoignages, repérer les fosses et honorer les morts en leur donnant une sépulture. ‘La commission presse leurs communautés religieuses respectives à soutenir et à faire connaître ce très important travail, de façon à apprendre des tragédies du passé à protéger et à respecter le caractère sacré de la vie humaine, partout, de façon à ce que ces atrocités ne se répètent pas’, dit le communiqué (Note de Michel Garroté : le communiqué, c’est donc la déclaration conjointe du grand rabbinat d'Israël et du Vatican publiée hier 20 janvier 2010).
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Le communiqué de ce 20 janvier souligne tout d'abord que la visite de Benoît XVI à la grande synagogue de Rome a revêtu un caractère ‘historique’ et que le pape y a ‘réaffirmé catégoriquement l'engagement de l'Eglise catholique au dialogue et à la fraternité avec le Peuple juif’ et a ‘condamné sans équivoque l'antisémitisme et l'antijudaïsme’. Le pape, relève encore ce communiqué conjoint, a souligné l'importance du travail de la Commission bilatérale ‘qui devait tenir sa réunion sur le thème de l'enseignement catholique et juif concernant la Création et l'environnement’, en lui souhaitant ‘un dialogue profitable sur un thème si actuel et important’. ‘De même’, continue le communiqué, le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni, a mis l'accent sur ‘l'obligation mutuelle des chrétiens et des juifs de travailler ensemble pour protéger l'environnement en accord avec le commandement biblique’ (Genèse 2, 15).
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Mais les deux parties soulignent le contexte dramatique de ces rencontres, étant donné le séisme qui a frappé Haïti il y a une semaine : ils parlent de ‘tragédie catastrophique’ et rappellent que la rencontre de la synagogue a commencé par une minute de silence ‘par solidarité avec les victimes’. Les membres de la Commission assurent de leurs prières pour les défunts et pour la ‘convalescence des survivants’ et ils ont ‘applaudi les sauveteurs et l'aide internationaux pour la reconstruction de Haïti’. La délégation d'Israël était présidée par le grand rabbin Shear Yashuv Cohen, et comprenait six autres membres : le grand rabbin Ratson Arussi, le grand rabbin David Brodman, le grand rabbin Joseph Levi, le grand rabbin David Rosen, le rabbin Daniel Sperber, M. Oded Wiener.
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La délégation catholique était guidée par le cardinal Jorge Cardinal Mejía. Elle comprenait huit autres membres : le Patriarche latin de Jérusalem Fouad Twal (Note de Michel Garroté : je ne vois pas très bien ce qu’il vient faire dans la Commission bilatérale du Saint-Siège et du Grand rabbinat d'Israël vu qu’il est fortement imprégné par les idées du Fatah et de l’Organisation de la Conférence Islamique), Mgr Elias Chacour, Mgr Antonio Franco nonce apostolique en Israël, Mgr Bruno Forte, Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, Mgr Pier Francesco Fumagalli, le P. Pierbattista Pizzaballa O.F.M. Custode de Terre Sainte et le P. Norbert J. Hofmann S.D.B. secrétaire de la Commission du Saint-Siège pour les Relations avec le Judaïsme » (fin de l’article de Anita S. Bourdin).
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mercredi 20 janvier 2010

Dialogue judéo-catholique, purée quel bordel !

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Dialogue judéo-catholique, purée quel bordel !
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Michel Garroté
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Mercredi 20 janvier 2010 – 5 Shevat 5770
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Purée, quel bordel, le dialogue judéo-catholique laisse un arrière-goût aigre-doux depuis la visite de Benoît XVI à la synagogue de Rome, le dimanche 17 janvier 2010.
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Ainsi, lundi 18 janvier 2010, Béatrice Bohly (1), dans un article intitulé « Après la visite à la Synagogue », écrit (extraits) : « à quoi servent de telles rencontres, dont on nous affirme qu'elles sont indispensables, mais à qui, et pourquoi ? Et celle-ci était-elle tellement voulue par le Saint-Père, comme je l'ai lu ? On évoque constamment, dans certains milieux, l'importance cruciale (?) du dialogue judéo-chrétien. Peut-être. Mais pour dialoguer, il faut être deux à le souhaiter vraiment. Cela ne m'a pas semblé être le cas ici » (fin des extraits de l’article de Béatrice Bohly).
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En outre, Béatrice Bohly renvoie à ceux qui partageraient son avis à elle, en l’occurrence, d’une part, Messa in latino ; et d’autre part, Salvatore Izzo, sur le blog de Raffaella.
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Bien, bien. Pas très convaincante, cette argumentation avec des « on » par-ci et des « mais » par là. Quant à la question posée par Madame Bohly, « à quoi servent de telles rencontres », j’aurais presque envie de répondre : quand on ne comprend pas « à quoi servent » les rencontres judéo-catholiques, le mieux, ce serait peut-être de ne pas du tout en parler…
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Encore lundi 18 janvier 2010, c’est notre ami Stéphane Juffa (2), qui de son côté, dans un article intitulé « Fraternité judéo-catholique : on recule sous Ratzinger », écrit (extraits) : « Les Juifs lui reprochent sa décision d’avoir réintroduit une prière en latin appelant à leur conversion (Note de Michel Garroté : à ma connaissance, et sauf erreur de ma part, Benoît XVI a fait modifier cette prière). Ils n’ont guère apprécié non plus le rapprochement du Vatican en direction de l’évêque négationniste Richard Williamson. En marge de la visite d’hier, le très diplomatique ambassadeur de l’Etat hébreu auprès du Saint-Siège a tout de même tenu à souligner que ‘l’antijudaïsme catholique existait encore’. L’ambassadeur faisait peut-être allusion à l’appel lancé par le chef de l’Eglise catholique romaine, qui demandait, vendredi, aux experts de la doctrine au Vatican de hâter le rapprochement avec l’évêque Williamson (Note de Michel Garroté : personnellement, j’avais cru comprendre qu’il y a un dialogue, à huit clos et enregistré sur vidéo, entre la Curie romaine et la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, Fraternité dont Mgr Williamson ne fait plus partie, me semble-t-il). (…) l’action de Pie XII durant la Guerre reste plus que jamais controversée. Riccardo Pacifici, le président de la communauté israélite de Rome, lui a ainsi reproché de ne jamais avoir dénoncé publiquement l’Holocauste. Pacifici a formulé sa pensée de la manière suivante : ‘Le silence de Pie XII face à la Shoah continue de faire mal, car quelque chose aurait dû être fait. Cela n'aurait peut-être pas arrêté les trains de la mort mais cela aurait constitué un signe, un mot d'extrême réconfort, de solidarité humaine, pour ceux de nos frères transportés vers les fours d'Auschwitz’. (…) Même si le Vatican a sauvé des Israélites, et que c’est un fait indéniable, il a abandonné par son mutisme les survivants dans la pestiférence, la marginalité et l’excommunication de la race humaine, dans lesquelles les monstres nazis les avaient confinés. Ce qui gêne également dans l’appréhension de cette terrible portion de l’Histoire, c’est le refus persistant du Saint-Siège d’ouvrir ses archives à la recherche et à l’étude. Cette demande a été réitérée, mais en vain, par le président de la communauté israélite de Rome. L’opposition du Vatican laisse immanquablement penser, que, parallèlement aux actes de sauvetage admirables, il entend en dissimuler d’autres, qui furent moins reluisants » (fin des extraits de l’article de Stéphane Juffa).
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Bon, et bien voilà. De son côté, dimanche 17 janvier 2010, Dom Louis-Marie, nouveau père abbé du monastère bénédictin du Barroux (3), lors de la récente Marche pour la Vie à Paris, a déclaré, je cite : « Je suis là pour manifester notre indignation et notre protestation. On a reproché à Pie XII de s’être tu, alors qu’il avait de bonnes raisons de ne pas parler tout haut. Aujourd’hui le monde se tait, alors qu’il n’y a aucune raison de le faire. Nous n’avons pas le droit de nous taire, c’est ce que je viens crier ! » (fin de citation).
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Et bien comment dire, voilà, voilà. Je m’étonne que le nouveau père abbé (Dom Louis-Marie) d’un monastère dont j’ai bien connu le fondateur (Dom Gérard) profite d’une Marche pour la Vie, présumée apolitique, pour balancer son couplet sur Pie XII et pour faire des amalgames ambigus, en plus dans une interview avec un tout petit quotidien d’extrême droite pas vraiment philosémite, si l’on veut bien me passer cet euphémisme caustique.
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De son côté, Eric Zemmour, à propos de Pie XII, sur RTL (écouter ici), le lundi 18 janvier 2010, déclare notamment : « Je ne vois pas au nom de quoi Pie XII se verrait reconnaître des vertus héroïques et serait sanctifié. Certes, le pape, diplomate de formation, n'était pas un prophète tonnant contre les pouvoirs. Pour abattre définitivement la tradition chrétienne en Europe, il faut l'associer au nazisme. Pour diaboliser le christianisme, il faut l'hitlériser. C'est devenu un jeu médiatique à la mode: se payer le Pape. (...) Cela vous pose un progressiste à bon compte. Et surtout, ce n'est pas dangereux. C'est ce que Karl Marx appelait ‘mettre une claque à sa grand-mère’. Cette affaire est très révélatrice de l'arrogance de nos intellectuels et de nos médias, qui, 60 ans après la fin de la guerre, donnent des leçons d'héroïsme à nos grands-parents. On les comprend : il est plus facile de combattre Hitler quand il est mort » (fin des extraits des déclarations de Eric Zemmour sur RTL).
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Décidément, rien n’est simple. Je dirais même plus : tout se complique. Quelque chose me dit que je serai appelé à revenir, sur toutes ces passionnantes questions, durant cette année 2010. Sans rire.
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(1)
http://benoit-et-moi.fr/2010-I/
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mardi 19 janvier 2010

La chaîne de télévision Euroturconews

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La chaîne de télévision Euroturconews
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Michel Garroté
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Mardi 19 janvier 2010 – 4 Shevat 5770
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Je me suis toujours demandé pourquoi les pays européens ne faisaient pratiquement jamais de publicité sur la chaîne de télévision Euronews. Et je me suis toujours demandé pourquoi la Turquie et l’Iran faisaient de la publicité sur la chaîne de télévision Euronews. Or, voici qu’on peut lire, ça et là sur le wire et sur le net, une dépêche AFP selon laquelle « la chaîne de télévision pan-européenne Euronews diffusera de l'information en continu en turc à partir du 30 janvier et va ouvrir d'ici fin 2010 un service en farsi (persan), à la demande de la Commission européenne (ndmg : ce qui en dit long sur la vision géopolitique des commissaires européens).
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L'opérateur public de radio et télévision TRT (Turkish Radio and Television) étant devenu actionnaire en 2008 d'Euronews, la chaîne a mis en place un service d'information en continu en turc, diffusé à partir du 30 janvier (ndmg : on apprend donc ici presque par hasard que l’Etat turc est actionnaire d’Euronews. Actionnaire avec quelle part des actions ?). Euronews a en outre remporté un appel d'offre lancé par la commission européenne pour produire et diffuser des programmes 24h/24 et 7 jours sur 7, en farsi, langue parlée en Iran et en Afghanistan (ndmg : autrement dit, la commission européenne élargit l’espace audiovisuel à la Turquie gouvernée par un parti islamique et à l’Iran gouverné par des ayatollahs génocidaires ; sont-ils, eux aussi, actionnaires d’Euronews ?). Euronews émettra ainsi en dix langues » (ndmg : autrement dit, huit langues européennes, pour un peu moins de quarante pays européens membres de l’UE, ainsi que le turc et le farsi ; voilà qui est très éclairant sur le futur de l’Europe).
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Fort opportunément, le journaliste catholique Vincent Pellegrini signale cette analyse parue à la suite d’un article sur le site du Figaro International (extraits) : « Depuis leur apparition vers le XIe siècle, les Turco-mongols se sont distingués par les conquêtes de l’Asie Mineure largement occupée par les Grecs Indo-Européens (ou ce qu’il en restait après la vague arabe) puis ensuite aux Balkans pour y soumettre les populations slaves chrétiennes. Le tout accompagné de batailles sanglantes, de centaines de milliers de chrétiens réduits à l’esclavage ou encore, soumis ainsi que les Juifs à la condition de ‘dhimmi’ ou encore citoyens de seconde zone. Taillables et corvéables à merci, assujettis à des vexations innombrables (couleurs des vêtements, églises dont la croix ne pouvait surmonter le panache d’un Turc à cheval) dont le rapt systématique de jeunes chrétiens ‘convertis’ et enrôlés d’office dans le corps des Janissaires.
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On oublie que par deux fois ils ont tenté de prendre Vienne, en 1524 et en 1693, on oublie que leur lente décadence et retraite des Balkans s’est accompagnée de massacres et d’horreurs sans nom. Mais évidemment tout cela est à oublier, au contraire, ils réclament leur entrée dans l’Union Européenne précisément en vertu de ces ‘liens historiques’ qui ne nous ont apporté que des guerres et massacres. Après une période de calme due à Kemal Attatürk, revient à la surface l’AKP précédé de Necmattin Erbakan, nationaliste mais aussi musulman convaincu. Certes peut-on reconnaître aux Turcs en général un certain don pour l’organisation et l’exploitation mais en dehors de ‘cela’ je ne vois pas bien ce qu’ils ont apportés si ce n’est ce qu’ils ont assimilés lors de leur histoire puisque venant des steppes orientales, ils n’apportaient rien.
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N’oublions pas leur organisation religieuse la Dyanet qui est un ministère du culte où l’on forme les Imams dépêchés dans les communautés turques européennes de façon à y entretenir un strict communautarisme et y conserver leur identité turque. Quant à considérer la Turquie comme un ‘pont’ éventuel entre l’Europe, cet abominable ‘club chrétien’ et l’Islam arabe, oublions cette figure de style engendrée par des intellos européens qui ne connaissent pas le Proche-Orient. Et à propos, l’Irak qui dans les années 90 était encore une producteur de céréales, doit maintenant importer 90% de ses besoins parce que la Turquie a mobilisé à son profit les eaux du Tigre et de l’Euphrate (…) alors que légalement, la construction de ces multiples barrages eussent dû faire l’objet de transactions ou alors de jugements rendus par une Cour Internationale » (fin des extraits de l’analyse parue sur le site du Figaro International).
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lundi 18 janvier 2010

Le Liban doit-il craindre le printemps 2010 ?

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Michel Garroté
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Lundi 18 janvier 2010 – 3 Shevat 5770
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Parlons du Liban. Car à force de parler des pays qui jouent un rôle majeur sur l’échiquier géostratégique, nous avons peut-être tendance à négliger nos frères chrétiens au Pays du Cèdre. Aujourd’hui, je reproduis un article de Jean-Luc Vannier paru sur alliance géostratégique, article dont je ne partage pas toutes les affirmations, mais qui donne un éclairage intéressant. Pour ceux que le Liban intéresse plus particulièrement, je rappelle mon « texte fondamental », intitulé « Le mystère des Forces Libanaises », disponible sur :
http://monde-info.blogspot.com/2008/09/liban-le-mystre-des-forces-libanaises.html
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Ainsi donc, dans un article intitulé « Le Liban doit-il craindre le printemps 2010 ? », article publié sur http://alliancegeostrategique.org/ , Jean-Luc Vannier, professeur à l’université de Nice, écrit : Beyrouth, 3 janvier 2010. A l’entrée du Parlement, Place de l’Étoile, le policier responsable du service de sécurité dont la quasi totalité des membres appartient au mouvement chiite Amal, remarque dans la main d’un visiteur la revue « Moyen-Orient » avec en couverture la photo de Hassan Nasrallah, Secrétaire Général du Hezbollah. L’officier supérieur s’approche de lui et l’interroge discrètement en français : « il y a la guerre au printemps ? ». La guerre au Liban. Personne n’en parle mais tout le monde y pense. Jusqu’à l’assistante personnelle d’un Ministre qui commente mezza voce les propos volontairement rassurants d’un Député du Hezbollah qui fait anti-chambre: « il n’y a vraiment que lui qui y croit ». C’est dire.
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Alors que tout le pays du Cèdre a joyeusement célébré la nuit de la Saint-Sylvestre, trois facteurs de risques continuent de peser sur son avenir politique : une attaque israélienne contre le Parti de Dieu (I), la publication de l’acte d’accusation par le Tribunal Spécial pour le Liban (II), une détérioration accélérée de la situation intérieure en Iran (III).
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-I- Le voyage du Président Michel Sleiman aux États-Unis puis en France n’aura certainement pas dissipé ses craintes : les deux chefs d’États occidentaux rencontrés à cette occasion lui ont confirmé les intentions déclarées des responsables de l’État hébreu, à défaut d’attaquer l’Iran, laver l’affront de juillet 2006 et en finir une fois pour toutes avec la milice chiite dont le réarmement massif reste perçu comme une menace et un obstacle aux possibilités de paix dans la région. Seule certitude, le timing reste israélien. Le député Hezbollah de Baalbek-Hermel, Nawwar Al-Sahili, le confirme : « nous ne ferons que réagir ». Malgré cette sérénité officielle, le discours menaçant de Hassan Nasrallah pour l’Achoura à l’encontre de certains chrétiens - les invitant à ne pas commettre « deux fois la même erreur » - montre que la milice chiite n’a pas toutes les cartes en main. Les Forces Libanaises et leur dirigeant Samir Geagea, les seuls à s’opposer radicalement à son armement, sont désormais dans le collimateur de la formation pro-iranienne.
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Les responsables libanais, y compris ceux dans l’entourage immédiat du Premier Ministre Saad Hariri, tiennent néanmoins cette attaque israélienne pour de l’intox : le Ministre de la Justice Ibrahim Najjar la relativise, même si, selon lui, « elle appartient à l’horizon quotidien du Liban ». « La perspective d’une attaque fait partie de nos préoccupations majeures », précise-t-il, mais « elle doit tenir compte d’un environnement régional particulièrement mouvant » : « l’Iran tiendra-t-il encore au printemps ? La Syrie laissera-t-elle faire ? Le Hezbollah en sera-t-il encore l’allié ? », s’interroge-t-il.
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Une attaque est «peu probable» selon le Député du 14 mars Atef Majdalani tant qu’existe une «alliance objective entre le Hezbollah et l’Etat hébreu». Il s’en explique : « le maintien de la tension régionale favorise la protection américaine en faveur d’Israël et la milice chiite demeure un épouvantail pour les Etats sunnites du Golfe et l’Arabie saoudite ce qui autorise une meilleure tolérance de l’Etat hébreu». L’enjeu nucléaire iranien sert également, selon lui, ces mêmes intérêts.
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Le temps presse pour Israël mais joue en faveur du Parti de Dieu : ce dernier a visiblement décidé d’investir les structures politiques libanaises et de jouer à fond la règle des institutions. Si le ministère de l’agriculture confié à Hussein Hajj Hassan, conseiller politique de Hassan Nasrallah et Député de Baalbek n’est pas stratégique, le portefeuille du «développement administratif» détenu par Mohammad Fneich permet en revanche d’examiner toutes les mutations en cours dans les autres départements ministériels. Ce dont le Parti de Dieu entend tirer profit.
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Pour la première fois, relève-t-on au Sérail, siège du Gouvernement, le Hezbollah s’intéresse de près à l’attribution des postes vacants dans la haute administration alors qu’il était en général enclin à laisser la libre disposition du quota des nominations chiites à son traditionnel allié de Amal. Une ligne confirmée par le Ministre de la justice qui note «l’immersion du Hezbollah dans la politique libanaise et les réformes internes», espérant que «plus le régime libanais est stable, moins les armes du Hezbollah constituent un danger».
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Les finalités de la milice chiite sont en effet multiples : faire oublier les événements de mai 2008 où les armes de la «résistance» se retournèrent contre d’autres Libanais, se fondre dans le bouclier protecteur de l’Etat à un moment où les menaces contre son existence grandissent, rendant plus malaisée vis-à-vis de l’opinion internationale toute option militaire israélienne. «Rien n’interviendra avant deux ans» affirment en privé des cadres du Parti de Dieu. Le temps de doter son arsenal de nouveaux moyens anti-aériens ? Le temps de «devenir l’Etat libanais lui-même», comme le dénoncent, à l’image du Député Nadim Gemayel, certains leaders du 14 mars ou de l’Option libanaise, l’opposition chiite dirigée par Ahmad El Asad ?
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Qui de l’Etat libanais ou du Hezbollah réussira finalement à noyauter l’autre ? Cet investissement est jugé par certains trop « unilatéral » : après une explosion dans la banlieue sud de Haret Hreik, le black out a été imposé par les miliciens chiites pendant dix-neuf heures avant que la police nationale puisse intervenir. «Pas d’interdit sécuritaire, seulement des nécessités sécuritaires», a laconiquement commenté un ministre du Hezbollah. Malgré plusieurs démentis, il s’agirait bien, selon des informations officieuses de l’ONU, d’un accident impliquant le transfert d’explosifs d’un dépôt à un autre en présence de responsables du Hamas.
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-II- Malgré la visite rassurante à Beyrouth du procureur du Tribunal Spécial du Liban (TSL), la majorité des responsables politiques libanais, du 14 mars ou de l’opposition, émet de sérieux doutes sur les capacités de ce dernier à mener sa mission à bien. Un Tribunal qui, notons le au passage, ne bénéficie plus du cadre onusien et dont le « statut spécial et indépendant » accroît le risque, de l’aveu même de responsables de l’ONU dans la capitale, de « pressions politiques occidentales et libanaises sur le timing et le contenu de l’acte d’accusation ».
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Des pressions « déjà en cours », selon des sources libanaises proches du Sérail. Certes, des noms commencent à circuler en provenance de La Haye et qui incriminent le premier cercle de la milice chiite : l’un des successeurs désignés de Imad Moughniyé, mais aussi d’anciens responsables des services sécuritaires libanais, notamment ceux en charge des écoutes téléphoniques au sein des renseignements de l’armée. « De Obama à Sarkozy, affirme pourtant un haut responsable sous couvert d’anonymat, personne ne souhaite déclencher le chaos dans le pays avec cet acte d’accusation, y compris Saad Hariri lui-même en dépit de son implication personnelle dans sa mise en place ».
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Si sa « stratégie de communication » est amplement critiquée, on affirme, de source proche de l’ONU, que le TSL pourrait « très diplomatiquement » désigner des personnalités syriennes défuntes. On précise, de même source, que l’acte d’accusation devrait éviter de mentionner le Hezbollah « sui generis » mais citerait quelques noms, facilitant dans la foulée d’éventuelles négociations. Les plus pessimistes prévoient déjà, côté libanais, la parade : un avis de recherche qui n’aboutira jamais. Le Ministre de la justice estime pour sa part que « l’acte d’accusation pourrait être publié par tranches successives ». Un moyen de mieux circonvenir d’éventuelles réactions violentes.
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-III- Enfin, il y a unanimité sur le fait que l’irréversibilité du mouvement d’opposition à l’intérieur de l’Iran constitue le plus grand danger pour la stabilité du Liban : en clair, en cas d’une accélération et d’une amplification des troubles sécuritaires, le régime iranien pourrait être tenté de jouer la carte du Hezbollah pour faire diversion : la communauté internationale concentrerait davantage son attention sur la zone de conflit. La crise yéménite est d’ailleurs analysée sous cet angle : une tentative de créer un leurre et d’y impliquer les Américains. La présence de combattants du Hezbollah aux côtés des rebelles chiites y serait avérée : en témoigneraient de discrètes funérailles de combattants organisées dans des zones reculées de la Bekaa. Le destin commun de l’Iran et du Hezbollah est même scellé, selon Ahmad El Assad, président de l’opposition libanaise chiite qui estime que la « milice ne devrait pas survivre à la chute de son mentor ».
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Dans ce maelström d’incertitudes, la Syrie tire à l’accoutumée son épingle du jeu : «Damas laisse toujours passer des armes au Liban et des combattants en Iraq», affirment des responsables de l’Onu. Simultanément, la Syrie aurait fait pression sur l’ancien président du Yémen, Ali Nasser Mohammed, afin d’empêcher ses partisans de prendre part, de leur côté, au conflit contre les autorités de Sanaa. D’où la reconnaissance saoudienne en forme d’insistantes pressions sur Saad Hariri pour qu’il rende visite à Bachar El-Assad. Une « visite à reculons » selon un de ses proches qui a rencontré le Premier Ministre libanais juste avant son départ pour la Syrie. Une « potion amère à avaler », selon un autre qui s’est entretenu avec lui dès son retour. On comprend mieux alors les propos du nouveau Ministre libanais des affaires étrangères : « la résolution 1559 de l’Onu n’existe pas ! ».
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La Syrie demeure une « nécessité stratégique pour Israël et l’Occident », selon le Ministre de la justice, pourtant membre des Forces Libanaises, un parti durement éprouvé pendant les trente années d’occupation par le grand voisin. Un pays « qui n’a pas encore perdu l’espace de manœuvre » d’où de prudentes recommandations : « pour le Liban, ne pas se mettre à dos la Syrie et ne pas provoquer de déstabilisation interne ». Quant au découplage de l’Iran d’avec la Syrie, le Ministre l’affirme : « possible si l’Iran flanche ». Et d’ajouter : « Israël aura alors fait d’une pierre deux coups ! ».
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Le 12 janvier 2010, Jean-Luc Vannier
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