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vendredi 29 février 2008

FAUT-IL BRULER LES MEDIAS ?


FAUT-IL BRÛLER LES MEDIAS ?


Forcé de subir le règne du mensonge, chaque fois qu’on enclenche la télévision, qu’on allume la radio ou qu’on ouvre un journal, on a parfois envie de poser la question : faut-il brûler les médias ? Après tout, ne brûle-t-on pas les déchets ? Ce d’autant que le fonctionnement de certains médias, ressemble bien plus à celui d’un réseau douteux, qu’à celui d’une entreprise tel qu’on l’entend dans un Etat démocratique à économie libre.

Je prends un premier exemple. Le bilan pour l’exercice 2007 de l’Agence France Presse (AFP), annonce joyeusement un bénéfice net après impôts de 4,6 millions d’euros (1) et une marge d’exploitation de 18,9 millions d’euros, en augmentation de 40% par rapport à l’exercice 2006. Fort bien. Mais le business de l’AFP avec l’appareil administratif de l’Etat français s’est chiffré à 107,69 millions d’euros. Or, ce business, 107,69 millions d’euros, business de l’AFP avec l’appareil administratif de l’Etat français, représente 40% du chiffre d’affaires de l’agence. Je ne sais pas si le lecteur saisit l’énormité de cette farce. Je rappelle tout de même que l’appareil administratif de l’Etat français est financé par le contribuable. C’est un peu comme si Reuters vivait à 40% grâce à l’Etat britannique, la Deutsche Presse Agentur à 40% grâce à l’Etat allemand et Associated Press à 40% grâce à l’Etat américain. Pierre Louette, le PDG alouette de l’AFP compte sur une augmentation du business avec l’appareil administratif de l’Etat français de 2,5% par an et une aide « à l’investissement » (?) de la part de ce même Etat français de l’ordre de 20 millions d’euros. Allez, pourquoi lésiner ! En outre, le PDG Louette a eu l’extraordinaire toupet de proclamer qu’il est « très attaché à l’indépendance de l’agence ». C’est typiquement français. Non seulement on est subventionné de facto par la machine étatique ; mais de plus, on se gargarise, sans rougir, avec le soi-disant attachement à l’indépendance. J’ajoute, quant à moi, sauf votre respect, que les informations de l’AFP reprises, par exemple sur le Site de l’Express ce matin à propos des conditions de détention d’Ingrid Betancourt, et bien ces mêmes informations, puisées par votre serviteur à la source, figuraient déjà sur mon blog et sur leblogdrzz hier en milieu d’après-midi. Si les blogs ont 18 heures d’avance sur les dépêches d’agence reprises dans la presse, à quoi bon subventionner les agences et à quoi bon lire la presse…

Je prends un deuxième exemple. Selon un récent sondage (2), près de 80% des Français, soit quatre français sur cinq, estiment que la presse s'intéresse plus à l'accessoire qu'à l'essentiel. Une majorité des Français sondés, près de 60%, soit presque deux Français sur trois, estiment par exemple (3) que les médias ont attaché trop d'importance à l'incident sarkozyque survenu lors du Salon de l'Agriculture. Faites vous-même le test. Consultez les dépêches de l’AFP reprises sur le Site lexpress.fr . Non seulement ce Site nourri par l’AFP a 18 heures de retard sur nos blogs, mais en plus la moitié de ces dépêches AFP reprises sur lexpress.fr radotent à propos de bouffonneries qui n’ont rien à voir avec les véritables enjeux stratégiques de la planète.

Je prends un troisième exemple. Le nouveau big boss du groupe Le Monde, Eric Fottorino, raconte, dans L'Express (4) : « Nous avions (…) une gestion (…) trop politique. Moi, je voudrais vraiment instaurer la compétence et le talent (…) Mes choix seront fondés sur la compétence, pas sur les connivences et encore moins sur le sectarisme (...) Nous devons impérativement préserver notre indépendance. Il en va de notre image de marque et de notre crédit. (...) Le Monde ne sera jamais un journal populaire (…) Nous serons toujours dans une forme d'exigence et d'élitisme dans le bon sens du terme. Le Monde et les autres titres du groupe resteront des lieux où l'on donne à expliquer le monde ». Non, vous n’avez pas halluciné. Fottorino-nouveau-PDG-du-Monde a bien déclaré tout cela aux scribes de L’Express : « Le journal Le Monde est le lieu où l’on donne à expliquer le monde ». Avouez qu’il se la pète un max le Fottorino de service. Et en plus il se marche sur les roupettes. Car il avoue tout de même que jusqu’à il y a quelques jours seulement, son torchon puait, je cite, « les connivences et le sectarisme ». Donc, jusqu’à il y a quelques jours seulement, Le journal Le Monde n’était pas encore, je cite, « le lieu où l’on donne à expliquer le monde », puisqu’il était sectaire. Il faudrait rebaptiser « Le Monde ». Je trouve que « Le Fottorhinocéros » ce serait pas mal. En plus ça fait « élitiste dans le bon sens du terme », pas vrai ?

Je ne pense pas qu’il faille brûler les médias. Ce ne serait pas écologique. En revanche, il serait bon, que dans son journal préféré, le lecteur sélectionne et soutienne ses journalistes. Qu’il lise mes confrères Rioufol, Zemmour, del Valle et quelques-uns de la même trempe. Et qu’il ignore les autres, surtout les rhinocéros.

Miguel Garroté, Journaliste

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(1)
http://fr.novopress.info/?p=10740
(2) http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/OpinionWay-Le%20Figaro-LCI-Prez%20Politoscopie-s2-V19.pdf
(3) http://www.lefigaro.fr/politique/2008/02/28/01002-20080228ARTFIG00661-sondage-les-medias-juges-excessifs-contre-sarkozy.php
(4) http://www.lexpress.fr/info/economie/dossier/presse/dossier.asp?ida=466498&p=1

jeudi 28 février 2008

SAGA MULTINATIONALE : CHRONOLOGIE D'UNE LIBERATION


SAGA MULTINATIONALE : CHRONOLOGIE D’UNE LIBÉRATION


Le mouvement terroriste, communiste et narcotrafiquant colombien FARC, libère, le mercredi 27 février, quatre otages, trois hommes et une femme, sur un total supérieur à 1700 otages, peut-être même 3000 otages, selon les sources. Depuis Bogota, capitale de la Colombie, le journaliste Gonzalo Guillen, sur le Site en langue espagnole du quotidien El Nuevo Herald, est un des seuls qui diffuse, mercredi 27 février, en temps réel, tous les détails de cette saga multinationale, de cette chronologie d’une libération, de quatre otages, par les FARC.

L’opération multinationale de libération dure 11 heures et implique l’usage d’hélicoptères et de jets Falcon. Dans le même temps, les FARC diffusent un communiqué dans lequel elles assurent qu’il s’agit là de la dernière libération d’otages « unilatérale ». Le communiqué des FARC ajoute que cette libération est l’œuvre du président socialiste vénézuélien Hugo Chavez. Enfin, le communiqué des FARC exige la démilitarisation d’une vaste zone en Colombie. Les quatre otages, trois hommes et une femme, libérés après six ans de captivité, dans des conditions inhumaines, sont d’anciens députés et sénateurs colombiens, Jorge Eduardo Géchem, Gloria Polanco, Luis Eladio Pérez et Orlando Beltrán. Ils sont remis par une soixantaine de terroristes des FARC au Comité International de la Croix Rouge (CICR), à Tomachipan, dans le département colombien de Guaviare, en pleine amazonie. De là, les quatre otages libérés sont transférés à Caracas, capitale du Vénézuéla.

L’un des otages libérés, Luis Eladio Pérez, confirme, qu’Ingrid Betancourt est enfermée, dans la même cage en fils de fer barbelés, que trois citoyens américains, Thomas Howes, Marc Gonsalves et Keith Stansell, séquestrés depuis six ans. L’otage libéré Luis Eliado Pérez aura franchi 230 km à pied, en 15 jours, avec les FARC, pour arriver à Tomachipan, lieu de la libération des quatre otages. Afin de couvrir la retraite des 60 terroristes des FARC, après la libération des quatre otages, des hélicoptères vénézuéliens restent à Tomachipan, en territoire colombien, durant une heure. A leur arrivée au Vénézuéla, les quatre otages sont auscultés par des médecins castristes venus de Cuba.

Le soir du mercredi 27 février, à 18h11, soit avant l’AFP et avant Reuters, nos amis de l’ESISC, à Paris, confirment certains détails de la libération des quatre otages, citant la chaîne de télévision colombienne Canal Caracol. De son côté, l’agence américaine Associated Press (AP), depuis Caracas (Vénézuéla), annonce que les « rebelles » colombiens ont libéré quatre otages et que ces « rebelles » tentent de « persuader la communauté internationale de les rayer de la liste des groupes terroristes ». Le bureau de l’Associated Press à Caracas précise qu’au moment de la libération des quatre otages, l’une d’entre eux, Madame Gloria Polanco, a reçu, je cite, « un bouquet de fleurs » de la part, je cite encore, « d’une femme guérillero ». Les images de cette scène, précise Associated Press, ont été diffusées par la chaîne de télévision vénézuélienne Telesur. L’Associated Press relaye donc une mise en scène de type nord-coréen véhiculée par les médias chaveziaques amoureux du terrorisme farcophage. Dont acte. des Le mercredi 27 février, à 19h46, une deuxième dépêche de l’ESISC, fournit de nouveaux détails et cite Bernard Kouchner qui estime que cette libération est « un puissant encouragement » pour obtenir celle des autres otages, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt. A voir.

Encore mercredi 27 février, à 21h16, le bureau parisien de l’agence de presse britannique Reuters, proclame, que les otages ont été libérés « dans le cadre d'un accord conclu sous l'égide du président vénézuélien Hugo Chavez, pour qui il s'agit d'un nouveau succès ». Reuters ajoute que « les récentes libérations ont été unilatérales et ont été présentées par les combattants comme un geste de bonne volonté envers Chavez, qui espère parvenir à un accord plus large ». Pour nous raconter cela, Reuters a recouru aux contributions de Patrick Marquey à Bogota, Enrique Andres Petel à Caracas, Gérard Bon à Paris, Sue Pleming à Washington et pour la version française, Natacha Crnjanski, Nicole Dupont et Gwénaëlle Bar. Purée, tout ça pour nous parler de Chavez.

Le bureau de l’Agence France Presse à Bogota (Colombie), balance, quant à lui, une dépêche qui commence par annoncer : « pour que d'autres prisonniers retrouvent la liberté, le gouvernement colombien devra démilitariser des territoires ». Voilà. L’AFP précise que les quatre otages ont été libérés « sans contrepartie » par la « guérilla marxiste ». C’est généreux, je suppose.

Le Site hispanophone du quotidien espagnol ABC, plus précisément sa correspondante à Caracas (Vénézuéla), Ludmila Vinogradoff, fournit d’intéressantes précisions. Les otages libérés se retrouvent à l’aéroport international Simón Bolivar (Maiquetía) près de Caracas à 18h00, heure locale, après une halte à l’aéroport vénézuélien de Santo Domingo dans l’état de Táchira. L’un des otages libérés, Luis Eladio Pérez, déclare qu’il a rencontré Ingrid Betancourt le 4 février, pendant cinq minutes, à l’insu des terroristes. Luis Eladio Pérez à ce moment là se rend compte « que Ingrid Betancourt est très anémique (…) elle est très mal traitée par la guérilla (…) La guérilla s’acharne contre Ingrid Betancourt et celle-ci vit dans des conditions inhumaines, entourées de personnages qui en rien ne lui ont rendu la vie agréable ». Précisions intéressantes, en effet.


Miguel Garroté, Journaliste

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mercredi 27 février 2008

DE LA LIBERTE EN MATIERE POLITIQUE


De la liberté en matière politique


Parlons un peu de la liberté en matière politique. Commençons par l’article de Bertrand Badie, professeur à Sciences-Po Paris, article paru dans
Le Monde du 20 février et repris intégralement sur leblogdrzz. Commençons par cet article, puisqu’il permet de tirer quelques leçons. Par exemple, il ne faut pas croire que la politique étrangère américaine est définitivement fixée pendant la campagne électorale présidentielle. Par exemple, le néoconservatisme joue un tel rôle dans la politique étrangère américaine que tous les candidats, républicains et démocrates, se définissent par rapport à ce néoconservatisme, qu’ils soient pour ou contre. Par exemple, en ce qui concerne la Russie et la Chine, la position adoptée par les USA à leur égard est fortement conjoncturelle, selon la situation internationale. Par exemple, pour les candidats démocrates aux présidentielles américaines, combattre les républicains sur le thème de l'Irak devra conduire à des contre-propositions difficiles à élaborer. Au fil de la campagne, on s'apercevra qu'un retrait immédiat et complet des Etats-Unis d'Irak est intenable. L'opinion publique américaine est partagée. Il n'y a pas en faveur de la paix ou du retrait d'Irak la dynamique que l'on perçoit trop vite en Europe. Voilà les leçons que l’article de Bertrand Badie nous permet de tirer. Il est d’ailleurs intéressant que ces leçons réalistes aient été publiées dans le très surréaliste quotidien Le Monde. Ce très surréaliste quotidien Le Monde qui dans le cadre d’une crise retentissante et permanente se retrouve maintenant sous la coupe du sportif Eric Fottorino.

Encore à propos de néoconservatisme, de politique étrangère américaine et de liberté en matière politique, j’ai vu mardi 26 février au soir sur Arte l’Orchestre Philharmonique de New York faire étape à Pyongyang, capitale de la très stalinienne Corée du Nord. Je lis par ailleurs dans la presse que cet événement serait une porte ouverte à des négociations sur le démantèlement du programme nucléaire militaire nord-coréen. Moi qui croyais ces négociations en cours depuis longtemps. Ce concert est une première car les USA et la Corée du Nord sont en conflit depuis la Guerre des Corées de 1950-1953. Plus sérieusement, les deux pays sont engagés dans une laborieuse négociation multilatérale sur le démantèlement du nucléaire militaire nord-coréen. Dans ce cadre, un accord à six, Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Chine, Russie et Japon, prévoit le démantèlement des installations
nucléaires militaires nord-coréennes en échange de pétrole. A noter que cet accord ne cesse de connaître des ratés. Le régime stalinien de Corée du Nord poursuit en outre un programme secret d'enrichissement d'uranium et fricote avec deux autres dictatures féroces, l’Iran et la Syrie.

Toujours à propos de liberté en matière politique, je lis, mercredi 27 février, Guy Millière, professeur de Sciences Politiques à Paris, qui écrit, sur les 4 Vérités hebdo, notamment ceci : « Nous sommes à l’ère de la philosophie moribonde où celui qui se prétend penseur disserte d’entités vides telles que Cécilia Sarkozy ou François Hollande (…) J’ai en moi une aversion absolue pour toute forme de totalitarisme et une préférence absolue pour la liberté et l’affirmation de la nécessité du respect principiel de la dignité de l’être humain. Je suis, sans concession, du côté de ceux qui affirment la liberté de parole et d’entreprise, la liberté d’aller et venir, et même de se tromper. L’idée de ‘droits naturels’ de l’être humain telle qu’elle a avancé dans la réflexion occidentale depuis le temps de Thomas d’Aquin, et l’idée de ‘rule of Law’ définie par John Locke sont des remparts essentiels et indispensables contre toute forme de barbarie. Les principes fondamentaux du judaïsme, que le christianisme a repris à son compte, sont, par les idées de Loi et de transcendance, ce qui définit l’accès même à la civilisation (…) parce que j’ai scruté l’histoire aussi précisément que possible, je sais quelles monstruosités ont été le nazisme et le communisme. Le socialisme est totalitaire par essence. L’Europe a enfanté le meilleur, mais aussi des monstruosités. Ma défense des États-Unis vient de ce qu’ils sont à mes yeux, selon la belle expression d’Yves Roucaute, la ‘puissance de la liberté’ (…) Ma défense d’Israël est liée tout à la fois à mon amour du peuple juif à qui nous devons la Loi et la transcendance, à la légitimité pour ce peuple de disposer d’une patrie, au fait que la Shoah, cet immense crime commis en commun, devrait inciter nombre d’Européens à davantage de dignité s’ils entendent montrer qu’ils n’ont pas pleinement trahi la civilisation, à mon refus de voir l’histoire du Proche-Orient falsifiée (…) Il existe un totalitarisme islamique. Il existe aussi, selon l’expression de Daniel Pipes, une bataille pour l’âme de l’islam, et je veux et j’espère l’intégration des musulmans modérés à la modernité ».

A propos cette fois d’absence de liberté en matière politique, j’observe avec intérêt ce qui se passe en Poutinie ourale appelée aussi Russie. Fini l’accès libre aux moyens de communication, notamment aux chaînes contrôlées de télévision. Fini le droit de réunion et de manifestation. Les opposants à la clique de Poutine dans les élections présidentielles de dimanche prochain n’ont plus qu’un seul moyen de s’exprimer : Internet. C’est du reste la raison pour laquelle les législateurs à la botte de Poutine souhaitent un plus strict contrôle du Net, notamment de
www.grani.ru , www.smi2.ru , www.livejournal.ru , www.compromat.ru , www.gazeta.ru et www.apn.ru . Au stade actuel, les nervis du FSB, alias KGB, ne maîtrisent pas les moyens techniques de pulvériser les sites et blogues susmentionnés. Mais dans les jours à venir, l’Internet russe pourrait subir la même surveillance que l’Internet chinois. En attendant, la vraie campagne électorale présidentielle russe, celle de la liberté, s’effectue devant un écran d’ordinateur et non pas devant un écran de télévision. Sur le Net russe, la consigne de vote se résume en un mot : abstention. Et grâce aux téléphones portables, le Net russe diffuse des images hautement compromettantes pour les ténors officiels de la campagne présidentielle. C’est notamment le cas sur www.livejournal.ru .

Je note en guise de conclusion que le syndrome Poutine circule aussi, quoi que dans une moindre mesure, en Europe. Des méga stars super payées de la radiotélévision osent dire qu’Internet pose un problème à la liberté. A leur liberté de déconner je suppose. Sans le Net, je serais d’ailleurs incapable de vous livrer des informations fiables sur les USA et sur le Moyen Orient, notamment sur Israël. Internet, c’est le grain de sable providentiel qui exaspère les acteurs artificiels de la pensée unique, du politiquement correct, de la philosophie démagogue, du hamburger idéologique et du prêt à penser. Le Cyberespace est un espace de liberté. Certains journalistes et politiciens démocrates ne supportent pas cette préférence absolue pour la liberté. Ils ne la supportent pas parce qu’ils ne la contrôlent pas. Le huitième jour Dieu créa le Net. Et le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes. Ça tombe bien.


Miguel Garroté, Journaliste

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Vidéo :
www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3511854,00.html

Five members of Hamas' military wing, the Izz al-Din al-Qassam Brigades, were killed Wednesday morning after an IDF aircraft fired missiles at a bus and another vehicle carrying the group's operatives. The bus was hit by several missiles as it was approaching a naval force post. Three of the men killed were senior commanders of the group's rocket unit.

mardi 26 février 2008

NATHAN SHARANSKY - UN VEILLEUR POUR L'HUMANITE


Nathan Sharansky : un veilleur pour l’humanité


Depuis bien longtemps, je voue admiration aux hommes de la trempe de Simon Wiesenthal (auteur de « Justice n'est pas vengeance », Robert Laffont, 1989) et Nathan Sharansky (auteur de « Défense de la démocratie : comment vaincre l'injustice et la terreur par la force de la liberté », Bourin Editeur, 2006). J’admire ce genre d’hommes pour une raison très simple. Ils ont survécu tantôt aux camps d’extermination hitlériens (Simon Wiesenthal), tantôt au goulag soviétique (Nathan Sharansky). Ils sont des veilleurs pour l’humanité.

Sharansky a lancé un appel vibrant en février 2007, suite aux propos et aux comportements, à la fois négationnistes et génocidaires, de l’ineffable président iranien Ahmadinejad. Dans un article intitulé « Mobilisez-vous maintenant, sauvez le monde », paru dans le Jerusalem Post, édition du 11 février 2007, Sharansky écrivait : « Nous devons reconnaître le fait suivant : bien que la sympathie pour l’objectif exprimé par l’Iran afin de détruire Israël ne soit pas vraiment le courant dominant, l’idée d’un monde sans Israël est aujourd’hui plus acceptable dans la bonne société, dans les médias et à l’université, que l’objectif exprimé par Hitler d’une Europe sans Juifs ne l’était en 1939. Dans cette situation, il doit être clair que nous sommes au-delà de l’étape des définitions. Le monde juif d’aujourd’hui doit se mobiliser à un niveau non moins élevé que pendant les combats pour établir l’Etat d’Israël ou pour libérer la communauté juive d’Union soviétique. C’est cette dernière lutte qui représente le modèle le plus puissant pour agir aujourd’hui ».

Lorsque des hommes qui ont connu la souffrance des camps d’extermination hitlériens ou du goulag soviétique lancent un appel vibrant, la portée de cet appel ne vibre pas de la même manière que celle d’un homme ordinaire. Sharansky, en défendant Israël, veille sur l’humanité. Ne pas écouter les veilleurs, c’est courir le risque de perdre, pour longtemps, une liberté et une identité, chèrement acquises par nos ancêtres. C’est pourquoi il faut diffuser les paroles et les écrits de Sharansky.

Nathan Sharansky est né en
Ukraine dans une famille juive. Il a étudié à l’université à Moscou. Il a travaillé pour le physicien dissident Andreï Sakharov. Il fut l’un des fondateurs du mouvement dissident Refuznik. En 1977, il est arrêté sans motif valable et condamné à 13 ans de travaux forcés. Il est envoyé en Sibérie au goulag Perm 35 où il effectue des travaux forcés pendant 9 ans. En 1986, il est échangé contre un espion soviétique. Sharansky immigre alors en Israël. Dans ce pays où il vit toujours, Sharansky a été Ministre de l'Industrie et du Commerce ; Ministre de l'Intérieur ; Chef de Cabinet du Premier ministre ; Ministre de la maison et de la construction ; et membre du Cabinet du Gouvernement de 2003 à 2005. Il démissionna du Gouvernement en 2005.

Aujourd'hui, Sharansky est à la tête du Centre d'études stratégiques au sein de l'Institut Shalem. Ci dessous, on trouvera des extraits, de l’interview, de Nathan Sharansky, effectuée par Laly Derai, pour Hamodia n° 17, édition du 20 février 2008 (« L'intégrisme est la conséquence de régimes religieusement modérés qui font souffrir le peuple »).

Sur la politique : « Je dis souvent que j'ai été ministre quatre fois, ai démissionné deux fois et que j'ai été emprisonné dans quatre prisons (ndlr au goulag en URSS) desquelles je n'ai jamais pu démissionner. C'est un privilège que de pouvoir démissionner (…) Nous croyons que la stratégie de l'Etat d'Israël et du monde entier doit être construite sur des valeurs et non pas sur des intérêts : ces valeurs sont la démocratie et la liberté, l'identité (…) Mon poste au sein de l'institut me convient tout à fait. J'agis certes dans l'ombre mais toujours de concert avec les vérités et les valeurs dans lesquelles je crois (…) Malheureusement, pour réussir en politique, il faut parfois s'asseoir à la table du gouvernement même si on s'oppose à ses décisions et prendre en compte différents facteurs qui ne sont pas uniquement basés sur les valeurs dans lesquelles on croit. J'en suis incapable ».

Sur Sharon et sur Bush : « Tout ce que j'avais prévu à cette époque (ndlr du retrait israélien de Gaza) est malheureusement en train de se réaliser (…) George Bush m'avait d'ailleurs dit une fois que les deux personnes les plus détestées sur terre étaient le général Sharon et lui. Bush l'a dit en riant mais Ariel Sharon ne riait plus de cette blague. Cette haine lui pesait. Je pense qu'il a voulu terminer sa vie politique sur une note de respect et non de haine ».

Sur Netanyahou : « Il me semble aujourd'hui que Binyamin Netanyahou peut facilement gagner ces élections (…) on critique beaucoup Bibi (ndlr Netanyahou) et (..) une partie de ces critiques est fondée. On condamne ses réformes économiques, mais se sont elles qui ont sauvé l'économie israélienne. Par ailleurs, j'estime qu'il a appris de ses erreurs et que les principes en lesquels il a toujours cru, comme la réciprocité dans les négociations israélo-palestiniennes, sont des principes justes et vrais. Certes, les Américains d'un côté et la presse de l'autre ne l'ont pas laissé appliquer ces principes sur le terrain. Certes, il lui a manqué parfois la stature nécessaire pour se battre pour ces valeurs. Mais on ne peut lui retirer le fait qu'il soit le politicien le plus réaliste qui agisse aujourd'hui sur l'échiquier politique. Il est vrai que j'ai beaucoup discuté avec Binyamin Netanyahou. Mais on ne juge pas un homme politique sur les discours qu'il tient mais sur les actes qu'il choisit d'accomplir. Parfois, il a cédé aux pressions américaines et médiatiques ».

Sur Lieberman : « La seule stratégie qu'ait élaboré Avigdor Lieberman a été d'inventer un nouveau ministère au sein du gouvernement Olmert. Ce portefeuille ne voulait rien dire et il n'était pas naturel. Lieberman a bien fait de quitter la coalition. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il y est entré. Toutes ses explications selon lesquelles il influencerait Ehoud Olmert de l'intérieur ne m'ont pas convaincu ».

Sur la démocratie dans le monde arabe : « La démocratie, c’est la tenue d'élections libres au sein d'une société libre (ndlr allusion à l’absence de liberté avec le régime de l’Autorité palestinienne). Le scrutin n'est qu'un point technique qui vient couronner tout un processus de réformes ayant pour but de créer une société libre dans laquelle les gens peuvent choisir parmi plusieurs options sans craindre pour leur vie. Cette société doit comprendre des institutions qui protègent l'individu et sa liberté d'expression, sa liberté économique, sa liberté de religion. Des élections au sein d'un Etat totalitaire ne mènent au contraire qu'au chaos (…) Six mois après que Bush ait parlé si fermement de la nécessité de réformes et de démocratie au sein de l'Autorité palestinienne, il imposa la tenue d'élections au sein de cette même autorité sous quelques mois, c'est-à-dire sans que la moindre réforme n'ait été mise en place (…) Lorsque l'on vous demande de choisir entre un leadership mafieux (…) qui procède à du racket et ne se soucie aucunement du bien-être de ses citoyens et le Hamas qui, au moins, a pris en charge les pauvres, leur distribue de l'argent et éduque leurs enfants, l'alternative est simple (ndlr élection du mouvement terroriste Hamas à Gaza). Et ce sont justement ces régimes soi-disant modérés et laïcs qui préparent le terrain en vue de la prise de pouvoir des fondamentalistes. De nos jours, la majorité des musulmans vivent dans des pays qui ne sont pas des pays fondamentalistes. L'intégrisme est la conséquence de régimes religieusement modérés qui font souffrir le peuple. Regardez ce qui se passe en Egypte. Moubarak est un dictateur qui se fera tôt ou tard remplacer par les Frères musulmans. Si l'on veut que l'intégrisme ne prenne pas le pouvoir en Egypte, ce n'est pas en renforçant le dictateur qu'est Moubarak que l'on réussira mais en prônant une véritable démocratie. Tant que le monde libre continuera de protéger Moubarak et de le considérer comme la seule option valable, il (ndlr le monde libre) ne pourra qu'être tenu responsable de la montée de l'intégrisme dans ce pays (…) Le monde libre fait une erreur en protégeant et en renforçant Abou Mazen (ndlr Mahmoud Abbas, chef de l’Autorité palestinienne) » © Hamodia. Le texte intégral a d’abord été aimablement communiqué par Laly Derai, auteur de l’interview sur Hamodia, à INFO SION. Ce même texte intégral a ensuite été aimablement adressé par Pierre Caïn, de INFO SION, à upjf.org. Enfin, le texte intégral a été mis en ligne le 25 février 2008, par Menahem Macina, sur le site upjf.org :
http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-13800-145-7-monde-libre-commet-tres-grave-erreur-en-soutenant-abou-mazen-abbas-nathan-charansky.html

Miguel Garroté, Journaliste

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lundi 25 février 2008

QUATRIEME GUERRE MONDIALE


Miguel Garroté, Journaliste
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SDEROT : ENJEU DE LA QUATRIÈME GUERRE MONDIALE ?


Dès la transformation, de La Lettre Monde-Info, en un blog monde-info, soit fin avril 2007, votre serviteur continuait de relever, avec inquiétude, la dégradation, de la sécurité, dans le sud d’Israël. Dès le début, le blog monde-info, continuait de signaler, le lien évident, entre d’une part, les attaques contre Israël ; et d’autre part, la résistance armée, menée par quelques démocraties un peu plus courageuses que d’autres, face à la guerre mondiale de la terreur islamique. Le lundi 28 mai 2007, monde-info publiait un article intitulé « Sderot : la ville israélienne dont on ne parle pas ».

L’article signalait notamment : « En l’espace d’une semaine, 170 roquettes Kassam, se sont abattues, sur Sderot et ses 20'000 habitants (…) La semaine dernière, Shirel Feldman, une femme de 35 ans, est décédée (…) Lorsque les autorités israéliennes donnent l’alarme, par haut-parleur, il reste 20 secondes, aux habitants de Sderot, pour se mettre à l’abri (…) Les habitants de Sderot ne souhaitent plus qu’une seule chose : une incursion terrestre, de l’armée israélienne, dans la bande de Gaza, pour désarmer, les mouvements terroristes palestiniens (…) Dimanche, à Sderot, Oshri Oz, un homme de 35 ans, est décédé (…) Oshri Oz laisse derrière lui son épouse, enceinte de six mois et sa fille, âgée de trois ans. Sderot ? La ville dont on ne parle pas ».

A l’époque de la parution de cet article, en mai 2007, presque personne ne parlait de Sderot. Qu’en est-il maintenant, fin février 2008, soit dix mois plus tard ?

Je tombe, ce matin, lundi 25 février, en primeur, sur un article intitulé « La Bataille pour Sderot », de Ehoud Yaari, à paraître, le 3 mars prochain, dans le Jerusalem Report, et traduit en français, par Artus, pour www.nuitdorient.com. Voici l’essentiel de ce qu’écrit Ehoud Yaari : « La bataille pour Sderot n'est pas une mince affaire (…) C'est tout simplement la guerre ! Le gouvernement israélien et la plupart des oppositions refusent d'accepter la réalité des faits, tout comme la totalité des médias ou presque. Personne n'appelle ‘guerre’ les volées de roquettes Qassam (…) Le seul homme politique qui parle, comme s'il comprenait la vérité, c'est Avi Dichter, ex-chef de l'agence de sécurité Shin-Bet et ministre de la sécurité intérieure ».

Ehoud Yaari poursuit : « Ce refus borné de reconnaître la réalité qu'une guerre est livrée contre Sderot (…) vient de la non compréhension de la stratégie adoptée par le Hamas. La doctrine explicite du Hamas est de tout faire pour éviter un embrasement général et poursuivre une guerre sans fin de ‘basse intensité’, en utilisant une faible partie de l'arsenal militaire engrangé. L'idée est de ne pas provoquer une attaque frontale précipitée et de tout faire pour que cette guerre se prolonge le plus longtemps possible ».

Ehoud Yaari conclut : « Il est aujourd'hui très clair que rester sur la défensive n'apporte pas grand-chose et les roquettes continuent de pleuvoir (…) il est nécessaire de frapper le Hamas de manière à le dissuader de continuer à expédier ses volées de Qassam, frapper fort et faire très mal (…) les attaques ciblées doivent viser les institutions et les services du Hamas (…) y compris les postes de police, les installations militaires, enterrées ou pas, les ministères, tous les chefs, dans le but de démanteler l'appareil gouvernemental. Des incursions terrestres en profondeur seront nécessaires (…) il faut aller jusqu'au bout, malgré les difficultés, sinon nous allons retrouver le Hamas en Judée-Samarie et, si nous ne sommes pas victorieux, nos villes du Centre, comme Kfar Saba ou Modii'n, seront à la merci de missiles venant de Cisjordanie ».

Fait intéressant, Caroline Glick, dans la version anglaise du Jérusalem Post, édition du vendredi 22 février, publie, un article, intitulé « L’avertissement brutal du Kosovo » (adaptation française de Sentinelle 5768 ©). En théorie, il n’y a pas de lien direct entre le Kosovo et la bande de Gaza. En pratique, le lien est évident. Caroline Glick s’appuie sur des investigations et des rapports effectués par des autorités non israéliennes (voir version intégrale de son article avec références). Caroline Glick est membre senior pour le Moyen Orient du Center for Security Policy à Washington et rédacteur en chef adjoint du Jerusalem Post.
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Caroline Glick écrit : « La déclaration d’indépendance du Kosovo (…) en posant pour précédent de légitimer la sécession de minorités (…) déstabilise le système international fondé sur les Etats (…) il est difficile de se représenter comment le Kosovo peut constituer un Etat viable. Son taux de chômage à 40 % est lié à l’absence d’infrastructures gouvernementales et économiques adaptées. En novembre 2007, un rapport de la Commission Européenne détaillait l’échec de l’Armée de Libération du Kosovo (ALK) dans la mise en place de structures de gouvernement capables de fonctionner (…) L’Etat défaillant naissant apporte un avantage précieux au jihad mondial. Il est vrai que les musulmans kosovars dans leur majorité ne souscrivent pas à l’islam radical. Mais il est vrai aussi qu’ils ont ouvert leur territoire comme base pour les opérations d’Al Qaïda ; que des membres de la direction de l’ALK ont des liens directs avec Al Qaïda ; et que le monde islamique dans son ensemble a perçu le combat du Kosovo pour son indépendance (…) comme un jihad pour la domination islamique ».

Caroline Glick poursuit : « Ben Laden a visité l’Albanie en 1996 et 1997. On lui a remis un passeport bosniaque de l’ambassade de Bosnie en Autriche en 1993. En 1994, sur les ordres de Ben Laden, son adjoint Ayman Zawahiri a mis en place des bases de formation à travers les Balkans, dont un centre d’entraînement à Mitrovica, au Kosovo. Les Taliban et al Qaïda ont mis en place des opérations de trafic de drogue au Kosovo, pour financer leurs activités en Afghanistan et au-delà. En 2006, John Gizzi a rapporté dans le magazine ‘Human Events’ que le service de renseignement allemand, le BND a confirmé que les attentats à la bombe en 2004 en Espagne, et en 2005 à Londres, avaient été organisés au Kosovo (…) Au cours de années récentes en particulier, ce sont les Serbes chrétiens du Kosovo, et non les musulmans albanais qui sont la cible d’un nettoyage ethnique ».

Caroline Glick conclut : « Hélas, plutôt que de comprendre et d’exécuter les leçons du Kosovo, le gouvernement Olmert-Livni-Barak travaille activement à s’assurer de leur reproduction dans le traitement par la ‘Communauté Internationale’ d’Israël et des Palestiniens (…) les forces de l’OTAN au Kosovo ont été déployées dans le but exprès d’empêcher la Serbie d’exercer sa souveraineté sur le Kosovo et pas pour empêcher la violence entre les Kosovars et les Serbes, ou les musulmans et les chrétiens au Kosovo. C'est-à-dire que l’OTAN s’est déployée au Kosovo pour lui permettre de gagner l’indépendance. Et si les USA ou l’OTAN sont déployés à Gaza ou bien en Judée et Samarie, ils ne seront pas là pour protéger les Israéliens contre le terrorisme palestinien ou empêcher ces zones de servir de bases du terrorisme mondial. Ils seront là pour établir un Etat palestinien du Fatah ou du Hamas (…) les forces de l’OTAN en Judée et en Samarie n’empêcheraient pas seulement Israël de protéger ses citoyens qui y vivent ; elles empêcheraient aussi Israël de prendre les mesures pour empêcher les attaques palestiniennes sur le centre d’Israël, et d’assurer le contrôle sur la frontière avec la Jordanie ».

Concluons. Le 28 mai 2007 j’écrivais : « Les habitants de Sderot ne souhaitent plus qu’une seule chose : une incursion terrestre, de l’armée israélienne, dans la bande de Gaza, pour désarmer, les mouvements terroristes palestiniens ».

Dans un article intitulé « La Bataille pour Sderot », à paraître le 3 mars dans Jerusalem Report, Ehoud Yaari écrit : « il est nécessaire de frapper le Hamas de manière à le dissuader de continuer à expédier ses volées de Qassam (…) les attaques ciblées doivent viser les institutions et les services du Hamas (…) y compris les postes de police, les installations militaires, enterrées ou pas, les ministères, tous les chefs, dans le but de démanteler l'appareil gouvernemental. Des incursions terrestres en profondeur seront nécessaires ».

Le 22 février dernier, Caroline Glick a écrit : « si les USA ou l’OTAN sont déployés à Gaza ou bien en Judée et Samarie, ils ne seront pas là pour protéger les Israéliens contre le terrorisme palestinien ou empêcher ces zones de servir de bases du terrorisme mondial ».

L’ ALK au Kosovo et le Hamas dans la bande de Gaza participent de la même guerre mondiale de la terreur islamique. Sur le dos des Kosovars et des Palestiniens. Le message, des habitants, non seulement de Sderot, mais de tout le sud d’Israël, en fait, de tout Israël, message posté en mai 2007, ce message, dix mois plus tard, fin février 2008, semble enfin être arrivé à Jérusalem. Apparemment, les postes israéliennes ne sont plus ce qu’elles étaient en 1967. Au 21ème siècle, on ferait peut-être mieux de livrer certains messages en mains propres. C’est beaucoup plus rapide. Cela dit, à l’heure où je mets sous presse, il n’y a toujours pas d’incursions israéliennes terrestres en profondeur dans le Hamastan, alias bande de Gaza. C’est que Ehud Olmert, qui réside à Jérusalem, n’a lu ni le Jerusalem Post ni le Jerusalem Report. La poste, vous dis-je.
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Sderot cet après-midi en vidéo sur

vendredi 22 février 2008

Bêtise occidentale


Miguel Garroté, Journaliste
http://www.monde-info.blogspot.com


QUI PROFITE DE LA BÊTISE OCCIDENTALE ?


Le Parlement européen a demandé jeudi 21 février à Israël de mettre fin au blocus de la bande de Gaza. Le Parlement européen s’est dit convaincu que la politique d’isolement de la bande de Gaza a échoué. Le parlement européen ignore sans doute qu’Israël fournit l’électricité à la bande de Gaza malgré la présence sur ce territoire du mouvement terroriste Hamas.

En revanche, le général égyptien Hussam Sweilem, dans une récente interview (1), sur la chaîne de télévision arabe Al-Mihwar, a déclaré, à propos de la bande de Gaza : « Le problème le plus important aujourd’hui est le crime organisé (...) ces membres du Hamas au Hamastan ». L’Europe condamne Israël qui pourtant fournit l’électricité à une enclave terroriste. L’Egypte condamne le crime organisé dans cette même enclave terroriste. Les Egyptiens sont moins tartes que les Européens. C’est comme ça.

Albert Soued (2) nous livre une traduction française de l’article ‘Les Etats-Unis financent la terreur’, de Rachel Ehrenfeld, paru dans Front Page Magazine (FPM) du 8 février : « …L’administration Bush prévoit de donner 150 millions de dollars en espèces directement au trésorier de l'Autorité Palestinienne, avance sur une aide globale de près d'un demi milliard de dollars (…) Ceci s'ajoute aux 86,5 millions de dollars autorisés par le Congrès en avril 2007 pour la ‘formation à la sécurité’ par la CIA. La CIA prend apparemment le relais de l'ex URSS dans cette formation de terroristes. Depuis 1994, la CIA a armé et formé des milliers de personnes des ‘forces de sécurité palestinienne’, qui ont rejoint par la suite les différentes milices terroristes ».

« Le succès de cette formation est tel qu'il a été ainsi vanté en août 2007 par Abou Youssef, officier de la Force 17, celle qui protège le président palestinien : ‘les opérations de la résistance palestiniennes n'auraient jamais été aussi brillantes, tuant plus de mille Juifs depuis l'an 2000, et ayant défait les Israéliens à Gaza, sans l'aide à la formation des Américains’. Selon le rapport du Fonds de la Coalition pour la Paix du Parlement américain, depuis les Accords d'Oslo, l'Autorité Palestinienne a reçu entre 14 et 20 milliards de dollars en aide internationale. Ainsi, chaque Palestinien a reçu entre 4000 et 8000 dollars par an ».

« L'Autorité Palestinienne reçoit le montant per capita le plus élevé du monde, dans l'histoire de l'aide internationale, selon Nigel Roberts, directeur local de la Banque Mondiale (…) En mars 2007, Salam Fayad, Premier ministre de l'Autorité Palestinienne et ex-officiel de la Banque Mondiale a dit au Daily Telegraph: ‘Personne ne peut donner l'assurance aux pays donateurs que les fonds atteignent leur destination finale. Il n'y a aucune transparence et contrôler les finances locales est pratiquement impossible’ (…) Selon le rapport de la Banque Mondiale, les Saoudiens n'ont donné que 84 millions de dollars (…) contre les 660 millions de dollars promis (…) Il est grand temps pour le président Bush d'ôter le bandeau et d'arrêter d'envoyer l'argent du contribuable à des terroristes. Il est temps que le Congrès réagisse et donne l'ordre de contrôler l'usage qui est fait de l'aide américaine aux Palestiniens ». C’est sûr qu’entre les démocrates gauchistes au Congrès américain et les ex-républicains à la botte de l’ex-républicaine Condi, il devient difficile de gérer le bateau.

Les apparatchiks de la nomenklatura palestinienne profitent donc de la bêtise occidentale sans que cela ne dérange grand monde. Il faut dire que les démocraties occidentales souffrent actuellement de quelques maladies persistantes semble-t-il plus importantes que les enjeux planétaires au Moyen Orient et en Asie centrale. Ainsi, le dossier judiciaire de Jacques Chirac, mis en examen pour détournement de fonds publics, ce dossier s'alourdit. Avec un nouveau dossier qui concerne la rémunération frauduleuse par la Ville de Paris dans les années 90 de personnes travaillant en réalité comme cadres au RPR, le parti de Jacques Chirac. Ces faits viennent donc s'ajouter au dossier qui concerne plusieurs dizaines de salaires de complaisance versés à des proches de Jacques Chirac dans les années 80 et 90 au titre de ‘chargés de mission’ (terme à la con) au cabinet du même Chirac à l’époque maire de Paris. Salaires de complaisance versés sans contrepartie réelle, notamment à Jean de Gaulle, petit-fils du général Charles de Gaulle, François Debré, frère du président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré et Michèle de Charette, épouse de l'ex-ministre des Affaires étrangères Hervé de Charrette (3). Debré ou de Gaulle, ils s’en sortent bien nom d’une charrette !

Ce n’est pas tout. Jeudi 21 février, une dépêche d’agence revient sur la polémique concernant Christine Ockrent, « dirigeante de média et femme de ministre ». En effet, future numéro deux de l'audiovisuel extérieur de la France, Christine Ockrent, est au centre d'une polémique, ses critiques jugeant incompatible cette fonction avec son statut de compagne du chef des affaires extérieures françaises Bernard Kouchner. Il est vrai que cela fait beaucoup d’extérieur pour un seul et même couple. Le risque ? La crédibilité et l'indépendance de la future holding France Monde. Christine Ockrent rejette ces critiques comme étant ‘sexistes’, argument peu extérieur. La holding France Monde regroupera Radio France Internationale (RFI), la chaîne de télévision francophone TV5Monde et la chaîne d'informations internationales en continu France 24. C’est sûr que pour couvrir les nombreuses missions extérieures de son Kouchner de mari, RFI + TV5Monde + France 24, cela fait de jolis relais d’information dans les mains innocentes de Christine Ockrent (63 ans). Madame est « exaspérée », trouve ça « injuste » et « humiliant ». Madame Ockrent a en outre perçu 120000 euros par an, pour une courte chronique hebdomadaire, à France 24. Ce qui nous fait 2'400 euros par courte chronique hebdomadaire. Plus son salaire et celui de son compagnon de route ministériel. Cela se passe donc plutôt bien pour l’ex-docteur et sa compagne belge (4).

En dernier, signalons que 10’000 soldats turcs ont pénétré le nord de l'Irak dans la nuit de jeudi 21 au vendredi 22 février pour y chasser des kurdes turcs communistes du PKK. Depuis décembre 2007, l’armée turque mène des offensives aériennes et terrestres en Irak. Le conflit opposant les rebelles kurdes au gouvernement turc a déjà coûté la vie à plus de 37’000 personnes (5).

Avec le Parlement europalestinien de Strasbourg, les casseroles toujours plus tonitruantes du visiteur Chiracouille et « Plus belle la vie » version Christine Ockrent, avec tout ça, qui profite actuellement de la bêtise occidentale ? Ces jours-ci, les Palestiniens et les Turcs, apparemment. Au revoir. A lundi.


Sources :
(1) MEMRI, 6 février,
www.memritv.org/newsletter/clip1685.htm
(2) FPM sur www.chez.com/soued et www.nuitdorient.com
(3) Thierry Lévêque, Reuters
(4) AFP
(5) ESISC vendredi 22 février

jeudi 21 février 2008

IL Y A DEJA PLUSIEURS KOSOVO


Il y a déjà plusieurs Kosovo


Miguel Garroté, Journaliste
http://www.monde-info.blogspot.com


On me dit que les USA et Israël étaient et sont encore favorables à l’indépendance du Kosovo et à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Et on me prie notamment d’expliquer pourquoi les Républicains au pouvoir aux USA sont curieusement favorables à l’indépendance d’un Kosovo albanais musulman réputé pour ses divers trafics frauduleux. Je réponds à cette question en fin d’article. Mais d’abord j’énumère quelques réalités volontairement ignorées de notre chère presse européenne.

La déclaration d’indépendance du Kosovo soulève des inquiétudes jusqu’en Israël (1). Ainsi, les Arabes de Galilée pourraient réclamer leur indépendance. Les Juifs quittent la Galilée depuis les affrontements de l’an 2000. Des manifestations avec drapeau palestinien sont devenues chose commune dans divers campus israéliens, notamment à l’Université de Haïfa. Des organisations arabes israéliennes, ont pris la décision unanime, de demander à Mahmoud Abbas, chef de l’Autorité palestinienne, de ne pas reconnaître l’Etat juif d’Israël.

Le Kosovo existe déjà en Israël sans déclaration formelle d’indépendance. Les Arabes de Galilée réclament la souveraineté sur l’ensemble de l’Etat d’Israël. Dans le Néguev israélien, les bédouins occupent des terres sans difficultés. L’Etat d’Israël finance, notamment via l’éducation et la santé, une population qui établi de facto un Etat palestinien à l’intérieur de ce même Etat d’Israël. Toutes les informations précitées correspondent à des réalités très concrètes. Ces réalités ne sont pas décrites et déplorées uniquement par la droite israélienne. Ces réalités sont décrites déplorées aujourd’hui même dans le journal progressiste Haaretz (1).

Le général israélien Gabi Ashkenazi (2) a tout récemment déclaré que l’accomplissement demandé à l’armée israélienne est une victoire rapide en cas de conflit quel qu’il soit. Ashkenazi a ajouté : « Je ne peut pas promettre que nous ne ferons pas face un tel test dans le futur immédiat (...) le job de l’armée israélienne était et est toujours de demeurer un réseau fiable garantissant l’existence et le succès de l’Etat d’Israël (...) Nous ne pouvons remplir toutes ses [obligations] sans d’excellents commandants ».

Le général égyptien Hussam Sweilem (3), dans une récente interview, sur la chaîne de télévision arabe Al-Mihwar, a déclaré : “Le problème le plus important aujourd’hui est le crime organisé qui est venu depuis la frontière (ndlr depuis la bande de Gaza) (...) Ces membres du Hamas au Hamastan (...) Ils sont entré dans notre pays portant les masques des Brigades Izz Al-Din Al-Qassam (...) cela a été entièrement organisé il y a quatre mois (...) Deux [Palestiniens] portant des explosifs ont été arrêtés à Bani Sweif. Quoi, ils allaient combattre les Juifs à Bani Sweif ? (...) Ils se sont introduits dans des maisons habitées par des femmes (ndlr égyptiennes) à Al-'Arish et à Rafah et ils ont attaqué ces femmes égyptiennes parce qu’elles ne les ont pas autorisés à dormir dans leurs maisons (...) après avoir vidé les magasins des Egyptiens de tous leurs produits, ils les ont payé avec des faux dollars ». Intéressant. Ce n’est pas un général israélien qui rapporte ces faits. Mais un général égyptien. Dont acte.

Revenons maintenant à la question citée au début du présent article : pourquoi les Républicains au pouvoir aux USA sont favorables à l’indépendance du Kosovo ? (Je n’aborderai pas ici la question d’Israël vis-à-vis du Kosovo). Evidemment, nous aimerions tous une réponse courte et claire à cette question. Seulement voilà, la situation est complexe. La présence de l’Otan au Kosovo dure depuis près de neuf ans. Or, les USA ont aussi d’autres soucis que nos interminables problèmes européens et balkaniques. Prolonger indéfiniment la présence de l’Otan au Kosovo n’est pas exactement le style en vogue aux USA.

L’idée que le Kosovo et la Serbie adhèrent tous deux à l’Union européenne (je n’aborderai pas ici la question turque) semblerait, aux yeux des Américains, un bon moyen de résoudre, au moins en partie, la question des Balkans. Vu de Washington, une telle option n’est finalement pas si bizarre que ça. Les USA sont, aussi, légèrement fatigués, de voir l’Union européenne à ce point passive et réactive en politique étrangère. Les centaines ou milliers de missions surmédiatisées de Señor Solana cachent mal l’absence de réelle politique étrangère à Bruxelles.

Enfin, les USA ont l’impression que quoi qu’ils fassent ou ne fassent pas, les Européens de toute manière consacrent plus de temps à les critiquer qu’à les aider. A la longue, cela devient pesant pour les Américains, d’autant qu’il y a pour eux des questions géostratégiques importantes à régler, notamment au Moyen Orient et en Asie centrale. Aux USA, divers opinion leaders, ont déjà fait une croix, sur la vielle dame Europe et ses nombreux enfants et petits enfants adoptifs de confession musulmane. Les Américains savent qu’un nouveau débarquement wasp de Normandie, même civil, n’y changerait rien et du reste, ils n’y pensent même pas. C’est nous, ici, en Europe, qui allons devoir assumer, les incohérences, de nos dirigeants. Et ce que la récente indépendance du Kosovo, a surtout révélé, cette semaine, c’est qu’il y a déjà plusieurs Kosovo. Les commentaires israéliens et égyptiens cités dans la première partie de cet article en témoignent.

(1) « Kosovo is already here », de I. Harel, dans Haaretz, édition d’aujourd’hui, jeudi 21 février.
www.haaretz.com/hasen/spages/956443.html

(2) « I can't rule out military conflict in near future », de Y. Azoulay, dans Haaretz, édition d’hier, mercredi 20 février.
www.haaretz.com/hasen/spages/956326.html

(3) No. 1685, 6 février,
www.memritv.org/newsletter/clip1685.htm

mercredi 20 février 2008

LE SYNDROME DE PRISTINA


Le syndrome de Pristina


Miguel Garroté, Journaliste
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L’indépendance unilatérale et autoproclamée du Kosovo, par le régime albanophone musulman de Pristina, dimanche 17 février, fait déjà couler passablement d’encre ; et pourrait faire couler un peu de sang. En Judée, en Samarie, en Europe centrale et orientale, ailleurs encore, les velléités d’indépendance unilatérales et autoproclamées ont déjà commencé. Je veux bien. Mais il va falloir assumer.

Aujourd’hui, mercredi 20 janvier, Yasser Abed Rabbo, membre du groupe palestinien de négociation, a déclaré, à l’agence de presse britannique Reuters, que si les Palestiniens ne parvenaient pas à un accord avec Israël, ils « pourraient considérer une déclaration d’indépendance comme l’a fait le Kosovo dimanche ».

Hier, mardi 19 février, Richard Jones, ambassadeur des USA en Israël (à ne pas confondre avec l’US Special Envoy dans la région, le Général James Jones), a fait allusion, au déploiement, d’une force multinationale, à priori de l’OTAN, en Judée et en Samarie, entre le moment du retrait israélien et jusqu’au moment où l’Autorité palestinienne pourra assurer la sécurité dans ces deux régions. L’ambassadeur américain a également prévu que cela prendrait plusieurs années avant qu’un plan de ce type ne soit mis en œuvre.

La question est de savoir, comment Israël pourrait riposter, à des attentats terroristes et à des lancements de roquettes, avec une force multinationale implantée dans cette région. Yaakov Katz donne de plus amples informations, sur ce thème, dans l’édition anglaise du Jerusalem Post, d’aujourd’hui mercredi 20 février.

A propos de conflits et de forces multinationales, il se trouve, justement, qu’hier, mercredi 19 février, la force multinationale de l’Otan au Kosovo, la KFOR (17’000 hommes de 35 pays), s’est redéployée, suite à des incidents, survenus à deux checkpoints, entre le nord du Kosovo à majorité serbe et la Serbie. Concrètement, quelques 1’000 Serbes ont saccagé deux checkpoints. De toute évidence, la nouvelle mission civile de l'Union européenne, dans l’Etat du Kosovo fraîchement autoproclamé, n’est pas gagnée d’avance. On rappellera, dans ce contexte, que les troupes de l'Otan (KFOR), sont présentes au Kosovo, depuis presque neuf ans.

Hier, la situation a confiné au chaos. Les policiers de l'Onu (MINUK) ont quitté l’un des deux checkpoints où ils se trouvaient et des troupes de la KFOR ont pris position sur la ligne frontalière. Les incidents sont survenus alors que le représentant de la diplomatie européenne, l’ineffable Javier Solana, champion des missions foireuses à Téhéran, se trouvait à Pristina, capitale du Kosovo. Les incidents aux checkpoints ont été provoqués par la rumeur comme quoi le drapeau du Kosovo allait être planté aux checkpoints.

Question : l’Union européenne est-elle prête à solliciter l’aide de l’Otan pour assurer sa mission civile au Kosovo (2’000 policiers, magistrats et administrateurs civils). A cette question, Solana répond qu’il est « trop tôt pour le dire »… Ineffable, vous dis-je.

Quelque 120’000 Serbes chrétiens vivent au Kosovo, tantôt enclavés, tantôt aux côtés, de deux millions de Kosovars albanophones musulmans. La sécession du Kosovo, quittant la Serbie, est vécue, comme une tragédie, par les Serbes chrétiens qui, jadis, étaient parvenus, à se libérer, de l’occupation ottomane (turque musulmane). Pour les Serbes chrétiens, c’est un retour de l’islam dans le foyer historique de la chrétienté serbe, retour par les armes, par la démographie et enfin, par la sécession. Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, perpétrés dans le passé, par les apparatchiks serbes rouges bruns, ne changent rien, au sentiment des Serbes dans le temps présent.

Dans le Figaro d’aujourd’hui, mercredi 20 février, Laure Mandeville énumère quelques cas de velléités indépendantistes : « La fragile Macédoine, dont la minorité albanaise vit à la limite du Kosovo et de l'Albanie ; la Bosnie, dont l'enclave des Serbes de Bosnie pourrait demander son rattachement à la Serbie (...) la partie nord du Kosovo, qui pourrait décider de formaliser la séparation de fait qui existe déjà entre la majorité kosovar et la région serbe de Mitrovica ».

Laure Mandeville poursuit : « La Roumanie, inquiète d'un réveil possible de sa minorité hongroise (...) l'avenir de l'enclave sécessionniste russophone de Transnistrie, qui paralyse la Moldavie (...) La république de Chypre, divisée depuis 1974 (...) La Slovaquie, la Bulgarie et la Grèce, qui ont aussi des problèmes de minorités (…) l'Espagne (…) a annoncé qu'elle ne reconnaîtrait pas le Kosovo indépendant, craignant un effet boomerang sur ses propres minorités basque et catalane (...) la Russie, toujours en lutte contre les séparatistes tchétchènes (...) la Géorgie, paralysée par les conflits abkhaze et sud-ossète ; le Sri Lanka, confronté à la rébellion des Tigres tamouls. Et bien sûr la Chine (…) obsédée par la question du Tibet, du Xinjiang musulman et de Taiwan ».

A la liste précitée, on pourrait ajouter l’Irak (Kurdes, sunnites, chiites), l’Iran (Perses, Arabes), le petit Liban (chrétiens, chiites, sunnites, Druzes) etc. Je note qu’il y a déjà chaos empirique en gestation au Kosovo, avec les soldats de l’Otan (KFOR), les policiers de l'Onu (MINUK) et la mission civile au Kosovo de l’Union européenne (j’ignore son nom, mais ce doit être du même acabit que KFOR, MINUK, Pétaouchnock, solananul et autres piègeàcon).

Je peux imaginer que pour les Israéliens, l’idée de confier la sécurité de la Judée et de la Samarie à l’Otan et/ou à l’Onu et/ou à l’Union européenne, dépendra, en grande partie, de l’échec ou du succès, au Kosovo, de la KFOR, de la MINUK et de la mission civile de l’Union européenne. J’ajoute que les forces de l’ONU au Sud-Liban, n’ont pas empêché, le renforcement, de la légion mercenaire et étrangère iranienne, je veux naturellement parler du mouvement terroriste Hezbollah.

Si vraiment l’histoire du 21ème siècle tend inexorablement vers l’indépendance unilatérale et autoproclamée, vers le sécessionnisme, il pourrait alors s’écouler quelques décennies, entre d’une part, le moment de l’indépendance unilatérale et autoproclamée ; et d’autre part, le moment de la stabilisation des nombreux micro-Etats issus de ces indépendances unilatérales et autoproclamées. Je n’ai rien contre. Je dis seulement qu’il y aura de la casse.

La question dans ce scénario reste de savoir, combien d’encre et combien de sang, vont couler, entre le jour de l’indépendance et le jour la stabilisation. Je doute que les populations concernées, puissent, dans ce cadre, compter, sur les flics et les troufions, de l’ONU et de l’Union européenne. Face au casque vert islamique, le casque bleu onusien fait figure de pot de terre ou de pot de chambre. Terre ou chambre, dans les deux cas, le résultat n’est pas sans effets collatéraux hautement désagréables. C’est le syndrome de Pristina.

mardi 19 février 2008

Ce que vous ne lirez pas dans la presse francophone


Ce que vous ne lirez pas dans la presse francophone


Miguel Garroté, Journaliste
http://www.monde-info.blogspot.com


Dans la presse francophone, le mensonge par omission complète avantageusement le mensonge tout court. Sur le terrorisme en terre dite d’islam, l’omission médiatique prend même des proportions qui confinent au grotesque. Les exemples ci-dessous en témoignent.

Le réseau irakien d’Al-Qaïda, offre son soutient, militaire et financier, aux Palestiniens, notamment dans la fabrication de roquettes. Des informations détaillées sur le sujet, ont été consignées, dans une étude, réalisée par le Middle East Media Research Institute (basé à Washington et c’est sans doute le prétexte utilisé par nos médias pour censurer cet institut). Dans une vidéo téléchargée sur le Site islamique Al-Hesbah, un certain Abu Omar Al-Baghdadi (baghdadi, baghdada, Maréchal, nous voilà), « commandant » de « l’Etat islamique d’Irak » (rien que ça), fondé par Al-Qaïda (évidemment), dans une vidéo ce commandant, écrivais-je, présente sa façon de « gagner la guerre contre les Juifs ». « Israël », explique-t-il, « est une tumeur maligne implantée au cœur de la Nation islamique qu’il faut éradiquer » (apparemment Charles Maurras a été traduit en arabe). Le commandant appelle les Palestiniens à « emboîter le pas du djihad (…) et à établir une organisation salafiste pour entraîner les enfants au djihad » (Les enfants ? Chez nous, il leur est proposé de parrainer un enfant juif victime de la Shoah. Du reste, c’est cela qui fait débat et non pas les enfants entraînés au djihad par Al-Qaïda). Enfin, le commandant offre aux Palestiniens une aide économique ainsi qu’une aide militaire à l’entraînement des combattants et à la fabrication de roquettes (en clair, le sunnite Al-Qaïda veut récupérer le terrain palestinien qu’il a perdu au profit du chiite Hezbollah ; ils se disputent ; pourvu que ça dure).

Uzi Mahnaimi, Hala Jaber et Jon Swain, dans le journal britannique Times, édition du 17 février, fournissent les détails de la récente liquidation de Imad Mughniyeh, chef terroriste du Hezbollah, en Syrie (par l’explosion d’une bombe dans sa voiture, à Damas, au Tanzim Kafr Susa, dans la nuit du 12 février 2008), liquidation salutaire que nous devons au Mossad israélien. Pour mémoire, Robert Baer, ancien agent de la CIA, considère que Mughniyeh était sans doute « l’opérationnel le plus intelligent et le plus capable que nous ayons croisé ». Terroriste organisateur d’attentats et de détournement d’avions au Moyen Orient et en Amérique du Sud, recherché par les USA, la tête de Mughniyeh était mise à prix pour 25 millions de dollars. Ce terroriste palestinien avait fini par rejoindre les rangs du Hezbollah. Mughniyeh fut notamment l’auteur de l’attentat contre l’ambassade américaine à Beyrouth qui causa 63 morts ; puis contre l’ambassade israélienne à Buenos Aires qui causa 29 morts ; et enfin l’attentat contre le centre de la communauté juive de Buenos Aires qui causa 85 morts (bref, un vrai héros, ce Mughniyeh, quel drôle de nom d’ailleurs). Depuis 2002, année où Meir Dagan a pris la direction du Mossad, celui-ci a liquidé : Abu Mohammed Al-Masri, membre d’Al-Qaïda, en 2003 ; Ali Hussein Saleh, spécialiste en explosifs du Hezbollah, en 2003 également ; Ghaleb Awali, officiel du Hezbollah en 2004 ; Izz el-Deen al-Sheikh Khalil, officiel du Hamas en 2004 également ; Mahmoud Majzoub, officiel du Islamic Jihad en 2006 ; et Mughniyeh en février 2008 (en somme, là où Ehud Olmert fiche la m… Meir Dagan fait le nettoyage, chacun son job quoi). Dans la foulée, signalons que selon le quotidien libanais A-Saphir, le mouvement terroriste Hezbollah a mobilisé 50’000 « combattants » le long de la frontière avec Israël. Le Hezbollah a également évacué divers de ses quartiers généraux politiques (va falloir qu’Olmert assume cette fois).

L’agence Associated Press, dans une dépêche du lundi 18 février, confirme que les USA ont désormais les preuves de l’aide apportée par la Corée du Nord communiste à la Syrie dans la construction d’un réacteur nucléaire souterrain. L’information a également été confirmée par le journal sud-coréen Hankook Ilbo (Israël a donc bien fait de bombarder cette construction à vocation génocidaire).

L’Arabie saoudite a menacé de faciliter les attaques terroristes contre la Grande Bretagne si l’enquête menée par la justice dans une affaire de corruption liée à des ventes d’armes n’était pas suspendue. Le journal britannique Guardian, édition du 15 février, s’appuie, pour affirmer cela, sur des documents rendus officiels par la justice le 14 février. Concrètement, les menaces saoudiennes ont été effectuées par le Prince Bandar, chef du Conseil National de Sécurité en Arabie saoudite. Bandar avait empoché un milliard de livres anglaises versé en Suisse dans le cadre d’une tractation avec la société d’armements BAE (certes, la vie est chère en Suisse, mais tout de même, un milliard de livres anglaises, ça en fait des montres et des chocolats).

Aujourd’hui mardi 19 février, Martin Birnbaum, pour LibertyVox, effectue une enquête approfondie sur le criminel Imad Mughniyeh. Martin Birnbaum écrit notamment : « Avant le 11 septembre 2001, il (ndlr Mughniyeh) était la bête noire des services français, américains et israéliens, le terroriste le plus recherché au monde. Après, il a dirigé les services de renseignement du Hezbollah, puis sa branche militaire pour être, enfin, le vrai numéro 1 de cette organisation utilisée par l’Iran et la Syrie pour faire du Liban une tête de pont pour des attaques contre Israël (…) Imad Fayez Mugnieh, commandant suprême du Hezbollah et planificateur des principales opérations terroristes contre Israël, les Etats-Unis et la France pendant les 25 dernières années a été tué dans l’explosion d’une bombe dans sa voiture, à Damas (…) Après de nombreuses tentatives pour le capturer, le FBI l’a inscrit en 2001 sur sa liste des 22 terroristes les plus recherchés et une prime de $25 millions, identique à celle pour Ben Laden, a été mise pour sa tête. Il figurait parmi les personnes les plus recherchées d’Interpol (…) Le Hamas (qui) est voué à la disparition d’Israël et (dont) le chef extérieur K. Mashaal avait rencontré l’assassin Mughniyeh à Téhéran, il y a moins d’un mois, pour coordonner la lutte à Gaza » (quant à la suite, espérons que Al-Qaïda et le Hezbollah se chamailleront à coup de roquettes pour le contrôle du Hamas et du Fatah ; ça fera toujours quelques roquettes en moins lancées sur le Néguev israélien ; et ça permettra à Meier Dagan de souffler un peu ; non mais oui ; c’est usant de faire le ménage si souvent ; à cause d’un premier ministre incompétent ; au fait, le FBI versera-t-il les 25 millions de dollars au Mossad ; c’est bien joli de bosser gratos ; mais faudrait pas pousser non plus).

lundi 18 février 2008

SHOAH : hypocrisie.


Shoah

Le mémorial de 11000 enfants juifs :

quelle hypocrisie dans les refus !


Miguel Garroté, Journaliste
http://www.monde-info.blogspot.com


Il est proposé, de faire le mémorial, sous forme de parrainage, de 11000 enfants juifs français, déportés, dans les camps d’extermination nationaux-socialistes. Je ne déplore pas, évidemment, le principe même du débat, sur cette proposition. D’ailleurs, ce débat a lieu, également, au sein des communautés juives. Ce que je déplore, en revanche, c’est la précipitation et la mauvaise foi, avec lesquelles, certaines personnes non juives, emploient, dans le cadre de ce débat, des termes, qui à mon sens, sont excessifs et déplacés. La proposition de Sarkozy va, soi-disant, « traumatiser » les enfants, nous dit-on. C’est qu’on se préoccupe, soudain, des traumatismes infantiles. La belle affaire.

Car on se mobilise beaucoup moins, contre ce qui réellement, traumatise ces mêmes enfants : pédocriminalité, pornographie, violences, profs anarcho-gauchistes, drogues, alcool, racket, télévision, consoles, x-box, wargame, intégrations foireuses, guerres de clans etc. Non, non, ce qui « traumatise » les enfants, c'est le mémorial de la shoah. C'est sans doute pour cela, que certains, proposent, déjà, que les petits français, parrainent, des enfants palestiniens, actuellement emprisonnés en Israël. J'ai lu ça ces derniers jours. Merci pour la comparaison.

Des enfants sont morts gazés à Auschwitz parce qu’ils étaient juifs. Des enfants palestiniens sont en prison parce qu’ils ont lancé des blocs de pierre de plusieurs kilos sur les pares brises de véhicules transportant des familles juives (ne comptez pas sur les télévisions pour vous montrer cela). Oui, vraiment, merci pour la comparaison. Un enfant juif, gazé, n’a pas droit à la compassion. Un enfant délinquant, élevé dans la haine des Juifs, a droit à la compassion.

La précipitation et la mauvaise foi, avec lesquelles, certaines personnes non juives, emploient, dans le cadre de ce débat, des termes excessifs et déplacés ; la précipitation et la mauvaise foi, avec lesquelles, certaines personnes non juives, dans le cadre de ce débat, effectuent des amalgames et formulent des objections à ce point hypocrites ; tout cela en dit long, sur la judéophobie, à peine voilée, qui l’air de rien, sévit sous nos latitudes.

Le fait que la proposition vienne, non pas de la gauche mais de la droite ; le fait que la France souffre de palestinnite aiguë ; et le fait qu’il y ait, aussi, des enfants musulmans, dans l’enseignement public, ne seraient-ils pas, les trois réels motifs, de la levée de boucliers anti-parrainage ?

Laissons les communautés juives s’entendre sur la proposition de Sarkozy. Et cessons de donner à des non juifs, l’occasion de pontifier, dans la presse, à la radio et à la télévision, contre cette proposition. Si vraiment nous avons peur, de « traumatiser » les enfants, avec cette proposition, alors laissons aux fils et petits-fils de déportés, le soin de faire, des contre-propositions en la matière. Les fils et petits-fils de déportés, sont les premiers, en droit d’approuver ou de désapprouver, la proposition de parrainage de Sarkozy.

Nous, non juifs, nous sommes concernés. Eux, Juifs, ils sont impliqués. Ce qui n’est pas du tout la même chose. Si vraiment la Shoah, est, pour nous, non juifs, une abomination, alors, pourquoi s’exprime-t-on, à la place des communautés juives, contre la proposition de Sarkozy ? J’ai écrit, il y a trois jour, et je persiste et signe aujourd’hui, que je suis favorable, à la proposition de Sarkozy.

Je n’imaginais pas, que cette proposition, allait déclencher, une telle avalanche, de refus hypocrites, chez mes coreligionnaires non-juifs. J’aimerais bien que maintenant ils se taisent. Et moi aussi, je vais tâcher de me taire. Oui je sais. Ce ne sera pas facile.
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Post Scriptum : figaro.fr – lundi 18 février 2008 - Shoah: Sitruk d'accord avec Sarkozy - Le grand rabbin de France Joseph Sitruk s'est déclaré aujourd'hui sur I-télé "parfaitement d'accord avec l'idée de Nicolas Sarkozy" de confier la mémoire d'enfants juifs déportés aux élève de CM2. "Cette idée belle" et "généreuse permettra aux enfants de notre pays de sentir et de mieux comprendre un phénomène qui les touche de près et qui est un enjeu considérable". Selon le grand rabbin, dont c'est la première prise de position depuis l'annonce présidentielle mercredi dernier au dîner annuel du Crif, "ce n'est pas un problème d'actualité (...) il n'y a donc aucune urgence à prendre position". Source: AFP

vendredi 15 février 2008

SHOAH : LE MEMORIAL DE 11000 ENFANTS DERANGE


Shoah :

le mémorial de 11000 enfants dérange.


Miguel Garroté, Journaliste
http://www.monde-info.blogspot.com


Le 5 février, je publiais, un article, intitulé « Ou en est la culture judéo-chrétienne ? ». J’aurais peut-être mieux fait de ne pas poser cette question. Car les faits commentés ci-dessous, me donnent le sentiment désagréable, que la culture judéo-chrétienne, en est au stade irréversible, de l’affolante idiotie pathologique. Voyons cela.

Lors d’un dîner, au Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), mercredi 13 février le soir, Sarkozy, annonce, avoir demandé au gouvernement, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2, se voient confier, la mémoire, d'un des 11.000 enfants français, victimes de la Shoah. Le lendemain, jeudi 14 février, Gérard Bon et Emile Picy, du bureau parisien de l’agence de presse britannique Reuters, diffusent, sur le site pédant de gauche lexpress.fr, une dépêche, annonçant, que la proposition de Sarkozy, sur la mémoire de la Shoah, « fait débat ». A ce stade, j’aurais presque envie de répondre : et alors ?

Pour tenter de démontrer, que la proposition de Sarkozy, « fait débat », Reuters, sur lexpress.fr, cite notamment deux individus : Dominique de Villepin et Jean-Luc Mélenchon. L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, poursuivi par les vagues de l’affaire Clearstream, déclare, sur Radio Classique : « Je ne crois pas que l'on puisse imposer la mémoire, que l'on puisse la décréter ou légiférer dans ce domaine ». La charge de la mémoire d'un enfant mort est quelque chose de très lourd à porter selon Villepin. Voilà ce qui « fait débat », selon Gérard Bon et Emile Picy, du bureau parisien de Reuters et selon lexpress.fr qui reprend leur dépêche.

Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste et ancien ministre délégué à l'Enseignement professionnel, affirme, sur LCI : « Vraiment ce président est incroyable, un jour il est prédicateur (...) Maintenant le voilà transformé en instituteur. C'est lui qui décide ce qui est bon ou mauvais dans la manière de former les jeunes enfants (…) Il n'y a personne qui a demandé une chose pareille: ni le Crif ni aucune synagogue. Si la proposition présidentielle est mise en oeuvre, on n'en finira plus. Pourquoi vouloir à tout prix infliger une cure de mémoire. Est-ce qu'on va faire pareil sur l'esclavage ? ». Voilà ce qui « fait débat », selon Gérard Bon et Emile Picy, du bureau parisien de Reuters et selon lexpress.fr qui reprend leur dépêche.

Encore jeudi 14 février, Nicolas Domenach, directeur-adjoint de la rédaction du magazine de gauche Marianne, écrit, que l'initiative de Sarkozy, provoque, un « profond malaise ». La tension monte ainsi d’un cran. Ce n’est plus « fait débat », mais « profond malaise ». Selon Nicolas Domenach, « L'intention peut paraître louable (…) Mais ce nouvel appel à la mémorisation enfantine devrait soulever encore plus de polémiques (…) dans cette charge d'âme infligée aux enfants (…) en jouant (…) du ressort émotif, si pernicieux (…) L'émotion à grosses doses tue la réflexion. L'émotion appelle l'émotion et submerge la raison. Elle pousse à la passion dévastatrice. Jusqu'au rejet meurtrier (…) La vie n'est pas un feuilleton hollywoodien (…) inutile de coller un fantôme comme un boulet derrière chacun. Prendre un enfant juif martyr par la main ? Et pourquoi pas aussi un enfant malheureux du Darfour ou de Palestine ? ». Voilà ce qui provoque, un « profond malaise », selon Nicolas Domenach, directeur-adjoint de la rédaction du magazine de gauche Marianne.

Et encore jeudi 14 février, c’est, aussi, du côté de la droite nationale, que l’on s’insurge. Ainsi, Bernard Antony, déclare, que « c’est pourtant une grave erreur, car une injustice discriminatoire, que vient de commettre encore Nicolas Sarkozy ». Et Antony de mentionner « l’extermination de la Vendée », « les milliers de réfugiés cambodgiens qui n’oublient pas que dans le génocide communiste des Khmers rouges », les « immigrés venus des pays de l’Europe de l’Est où le communisme perpétra encore d’immenses exterminations », les « Arméniens, Chaldéens rescapés des génocides perpétrés par les Turcs ». Antony poursuit : « En n’inculquant d’une manière continue, comme monsieur Sarkozy continue à le faire, qu’une mémoire discriminatoire on ira à l’encontre du but recherché (…) Pourquoi susciter si évidemment le sentiment qu’il n’y aurait de compassion que pour la souffrance du peuple juif ? Comment ne pas comprendre que cette sélectivité dans l’indignation mémorielle entraînera la conclusion que l’on fait du racisme dans la mémoire ? ». Ce n’est plus « fait débat » ou « profond malaise », mais « le sentiment qu’il n’y aurait de compassion que pour la souffrance du peuple juif ». La tension monte ainsi de plusieurs crans et pas des moindres.

Toujours jeudi 14 février,
Philippe Carhon, sur le site catholique traditionaliste Le Salon Beige (LSB), poste un commentaire, qui abouti, à cette réflexion de LSB : « Encore un devoir de mémoire sélectif (…) Nicolas Sarkozy ne semblant visiblement connaître qu'une période de l'histoire de France lorsqu'il s'agit de devoir de mémoire ».

Aujourd’hui vendredi 15 février, c’est Thierry Lévêque, de Reuters, dans une dépêche reprise sur lexpress.fr, qui remet ça. Il reproduit les propos, parus dans Libération, d’un « historien spécialiste de l'Occupation » : un certain Henry Rousso. Celui-ci critique vivement l'initiative de Sarkozy : « La nouvelle initiative apparaît incongrue, jetée dans l'espace public (…) le bruit médiatique vient, une fois de plus, troubler le respect et le silence des morts (…) la méthode présidentielle est morbide et inutile (…) le passé est devenu un entrepôt de ressources politiques ou identitaires, où chacun puise à son gré ce qui peut servir ses intérêts immédiats ». Ce n’est plus « fait débat », « profond malaise » ou « sentiment qu’il n’y aurait de compassion que pour la souffrance du peuple juif », mais « initiative incongrue, méthode présidentielle morbide et inutile ». Et ainsi, la tension, monte encore, de quelques crans supplémentaires.

Concluons. « Je ne crois pas que l'on puisse imposer la mémoire », déclare Villepin. « Il n'y a personne qui a demandé une chose pareille », déclare Mélenchon. « Inutile de coller un fantôme comme un boulet derrière chacun », déclare Domenach. « Pourquoi susciter si évidemment le sentiment qu’il n’y aurait de compassion que pour la souffrance du peuple juif ? », déclare Antony. « Initiative incongrue, méthode morbide et inutile », déclare « l’historien spécialiste de l'Occupation » Rousso.

Si je résume tout ça, le mémorial de ces 11000 enfants déportés ne s’impose pas en la matière (Villepin). Personne n’a demandé une chose pareille (Mélenchon). Cette chose (Mélenchon) est en outre un fantôme doublé d’un boulet (Domenach). De toute façon, il n’y a de compassion que pour les Juifs (Antony). Et en définitive, le mémorial de 11000 enfants est incongru, morbide et inutile (« l’historien spécialiste de l'Occupation » Rousso).

Ou en est la culture judéo-chrétienne, ai-je eu la stupidité de demander le 5 février dernier. La réponse à la question est raide : 11000 enfants issus de la culture judéo-chrétienne, jetés dans l’enfer des camps d’extermination, ne sont que des choses, des fantômes et des boulets ; et faire leur mémorial est inutile, selon « l’historien spécialiste de l'Occupation » Henry Rousso. Purée, c’est vraiment la dèche en France. On devrait mettre un « historien spécialiste de l'Occupation » à la tête de l’Etat. Cela correspondrait mieux à l’humeur ambiante.

Post Scriptum : je ne déplore pas, évidemment, le principe même, du débat. D’ailleurs, celui-ci a lieu, également, au sein de la communauté juive. Ce que je déplore, en revanche, c’est la précipitation et la mauvaise foi, avec lesquelles, certaines personnes non juives, emploient, dans le cadre de ce débat, des termes, qui à mon sens, sont excessifs et déplacés.

jeudi 14 février 2008

ISRAEL : SOUS LE REGNE DE LA DICTATURE GAUCHISTE ?


Israël : sous le règne de la dictature gauchiste ?

Miguel Garroté, Journaliste
http://www.monde-info.blogspot.com


Caroline Glick (1), dans le Jerusalem Post du 11 février (2), reproduit une étrange citation : « Je suis un élitiste. Quatre-vingt pour cent des décisions essentielles affectant Israël sont prises par peut-être 100, 200 ou 300 personnes. Ce sont mes clients ».

Et Caroline Glick mentionne l’auteur de cette citation bête et arrogante. L’auteur, ce n’est ni un officier de l’armée, ni un cadre du parti de droite Likoud. L’auteur, c’est, écrit caroline Glick, « le professeur Yehezkel Dror, la pipelette pensionnaire de la Commission Winograd, que le Premier Ministre Ehud Olmert a nommée à la suite de la guerre de 2006 avec le Hezbollah. Dror a fait cette déclaration dans son entretien avec le Jerusalem Post la semaine dernière ».

Et Caroline Glick précise : « Dans un autre éditorial de couverture du journal Haaretz, Dror s’est étendu sur ce thème. Il a expliqué que sur ces 300 décideurs qui prennent les décisions de vie et de mort en Israël, moins de trente sont des responsables élus ».

Outre le Jerusalem Post et Haaretz, l’ineffable prof. Dror a également déliré dans le journal Maariv. Caroline Glick résume le tableau : « Selon les préjugés déclarés de Dror, il est clair que quand il a dit au journal Maariv qu’à son avis, faire avancer le processus diplomatique avec les Palestiniens est plus important que de chasser Olmert et ses collègues du pouvoir pour leur incompétence, il est clair qu’il ne s’adressait pas au grand public qui s’oppose à la politique du gouvernement Olmert-Livni-Barak envers les Palestiniens. Il s’adressait à ses collègues élitistes non élus qui dirigent le pays et soutiennent leur politique ».

Caroline Glick poursuit : « Dror a déclaré Nous devons penser aux conséquences, si l’on chasse Olmert du pouvoir. Que préférez-vous ? Un gouvernement dirigé par Olmert et le ministre de la défense Ehud Barak ou de nouvelles élections qui donneront un gouvernement dirigé par le chef de l’opposition et président du Likoud Benyamin Netanyahou ? Le Nous auquel il pense n’est pas le Nous Peuple de l’Etat d’Israël. C’est le Nous les gauchistes non élus qui dirigent le pays. La conviction de Dror, c’est que comme lui et les autres membres de la commission Winograd font partie de l’élite gouvernant Israël, il est important de discuter la sagesse des opinions de ses membres et leur perception de la réalité, alors qu’ils sont informés selon leurs préjugés politiques de gauche ».

Dans ce contexte surréaliste, Caroline Glick confirme (3) une information intéressante à propos du Fatah palestinien : « Aujourd’hui, Olmert et la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni conduisent des négociations secrètes avec les chefs du Fatah pour l’établissement d’un Etat palestinien. Dans le cadre de leurs négociations, ils discutent du transfert sous le contrôle du Fatah de la plus grande partie de la Judée et de la Samarie, et de quartiers à l’Est, au Nord, et au du Sud de Jérusalem (…) Et pourtant, le Fatah était parmi les groupes ayant pris à leur compte l’attentat suicide à la bombe de Dimona la semaine dernière. Les supports des médias dirigés par le Fatah ont glorifié les islamikazes comme des martyrs. Les forces du Fatah sont responsables de nombreuses attaques à la roquette, au missile et au mortier contre le Néguev occidental. Même les USA, qui cherchent à rebâtir les forces du Fatah en une gendarmerie contre-terroriste, pensent que cette transformation coûtera de 4,2 à 7 milliards de dollars sur 5 ans ».

Encore dans ce contexte surréaliste, Caroline Glick confirme une information intéressante à propos du Hezbollah : « Il y a l’avis de l’élite israélienne sur la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Comme représentante de cette élite, la commission Winograd a couvert d’éloges le gouvernement pour la résolution 1701 qui a posé les termes du cessez-le-feu (…) Avec la résolution 1701, le Hezbollah a réaffirmé son contrôle sur le Sud Liban. Au nez et à la barbe des forces de la FINUL censée être renforcée par la résolution 1701, le Hezbollah a déployé un arsenal massif de missiles antitanks dans le Sud. Il a aussi déployé des missiles et leurs lanceurs dans le Sud ».

Toujours dans ce contexte surréaliste, Caroline Glick confirme une information intéressante à propos des USA : « Aux USA, la publication de l’Estimation Nationale du Renseignement sur l’Iran a été qualifiée d’attaque contre l’autorité présidentielle par de hauts fonctionnaires de carrière du Département d’Etat, non responsables devant les électeurs, prêtés à l’agence du directeur du renseignement national (…) La semaine passée, l’Amiral Michael McConnell, directeur du renseignement national, a essayé de minimiser le dommage que l’Estimation Nationale du Renseignement a causé aux efforts des USA pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires (…)Alors que des rapports sortent au sujet de l’installation en Iran de centrifugeuses perfectionnées pour l’enrichissement de l’uranium dans son usine nationale, McConnell a déposé devant le comité du renseignement du Sénat, et déclaré que les Iraniens pourraient acquérir une bombe nucléaire dès 2009 (…) Il n’a reçu qu’une fraction de la couverture des médias comparée à celle de l’Estimation Nationale du Renseignement ».

Et Caroline Glick de tirer la leçon suivante : « Ce que l’expérience d’Israël avec la commission Winograd et ses élites non élues, et l’expérience des USA avec l’Estimation Nationale du Renseignement et ses élites non élues montrent très clairement, c’est que (…) ce qui détermine si oui ou non de bonnes politiques sont adoptées, c’est si les conceptions des dirigeants concordent ou entrent en conflit avec la réalité (…)nous avons besoin plutôt de moins de soi-disant professionnels, nous imposant leurs projets idéologiques au nom du soi-disant professionnalisme. Nous devons nous assurer que ceux qui prennent les décisions qui affectent des affaires de vie et de mort, soient responsables devant nous, et pas des élitistes non élus, généralement imprudents ».

Concluons. Le 15 janvier, il y a donc un mois, je m’étais permis d’écrire, un article, dans lequel j’affirmais, qu’Olmert n’est pas un démocrate (4). L’article en question, fut repris, sur une demi-douzaine de sites et de blogues. L’article suscita, cependant, quelques réticences convenables ; et quelques commentaires pas du tout convenables.

Avec les informations confirmées – et même aggravées – le 11 février, il y a donc trois jours, d’une part, par Me Gilles William Goldnadel (3) ; et d’autre part, par Caroline Glick, j’ai la satisfaction – elle agacera certains – de constater : primo, que nos sources ne sont pas si mauvaises que cela ; et secundo, que rebelles.info, leblogdrzz et monde-info, nous ne sommes, justement pas, à côté de la plaque.

Israël, au même titre que les USA et certains membres (guess who I mean) de l’Union Européenne, subissent, le même règne de la même dictature gauchiste. On pourrait jouer au Politpoly et appliquer, les propos de Caroline Glick, à d’autres pays qu’Israël, en changeant simplement, les noms, des protagonistes. Les jeux sont ouverts. Vous, je ne sais pas. Moi, je pense, en tout premier, à Condi. Mais des traîtres, il y en a plein d’autres.

Post Scriptum : A l’heure où je rédige le présent article, jeudi après-midi 14 février, des roquettes palestiniennes, tombent, sur le Néguev israélien, y compris sur la ville de Sderot, notamment près du collège Sapir…

(1) Deputy Managing Editor du Jerusalem Post et Senior Fellow au Center for Security Policy à Washington.

(2)
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1202742130552&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

(3)
http://blognadel.over-blog.com/article-7372405.html

(4)
http://monde-info.blogspot.com/2008/01/olmert-nest-pas-un-democrate.html

mardi 12 février 2008

ENCORE LA "CAUSE" PALESTINIENNE


LA « CAUSE PALESTINIENNE »
ENCORE UNE FOIS…

Miguel Garroté, Journaliste
http://www.monde-info.blogspot.com


En 2002, Bush présenta, sa vision, de la paix israélo-palestinienne. Je note, avec intérêt, que dans le Wall Street Journal (1) du lundi 11 février (pour les francophones : adaptation française sur Sentinelle 5768 ©), un Juif Israélien, Natan Sharansky et un Palestinien, Bassem Eid, analysent, ensemble et avec lucidité, d’une part, la vision de Bush en 2002 ; et d’autre part, la réalité présente, en 2008.

J’aimerais commencer, le présent article, en reprenant ci-après, de façon non exhaustive, l’essentiel, de l’analyse conjointe, faite par Sharansky et Eid et traduite par Sentinelle 5768. Sharansky, est un ancien dissident soviétique, qui a passé neuf ans au Goulag et qui, après avoir rejoint Jérusalem, a passé une décennie dans la vie politique israélienne, servant comme ministre. Eid est un Palestinien qui a consacré sa vie à dénoncer les violations des droits de l’homme par le gouvernement israélien et par l’autorité palestinienne. Sharansky et Eid, sont pleinement d’accord, sur le fait, que la seule voie vers la paix, repose, sur la construction, d’une société palestinienne libre, la voie que Bush a posée en 2002.

Or, encouragée par des dirigeants israéliens et palestiniens à courte vue, l’administration Bush, a ressuscité, la politique qui n’a rien apporté d’autre que le terrorisme, et la guerre. En 2002, la vision de Bush était de faire la paix sous condition d’une transformation de la société palestinienne en une démocratie effective. Mais ce qui a guidé les décideurs politiques, au cours des décennies passées, c’était l’idée, qu’un dirigeant palestinien soi-disant modéré, qui combattrait le terrorisme, pour faire la paix avec Israël, avait besoin, d’être renforcé à n’importe quel prix. Pendant tout ce temps d’illusions, Arafat donna le contrôle de l’économie à des copains corrompus, détourna des milliards de dollars vers ses comptes privés, foula aux pieds les droits de son propre peuple et utilisa, les médias et les écoles, sous le contrôle de l’Autorité Palestinienne, pour endoctriner une génération dans une culture de haine. Le discours de M. Bush était supposé aider les Palestiniens à construire une société convenable, qui les protègerait et agirait pour la paix avec ses voisins. Le discours de Bush était supposé commencer à aider les Palestiniens dans le dur labeur de reconstruction de leur société civile.

Mais les dernières années écoulées ont démontré que quand il s’agit de traiter avec les Israéliens et les Palestiniens, le lien vital entre la liberté et la paix est presque totalement ignoré. Et la phase de construction de la paix actuelle se révèlera désastreuse parce qu’elle ignore le plus important. Plutôt que de commencer le long et difficile processus de transformation de la société palestinienne, l’administration Bush a constamment soutenu des solutions rapides et stupides. Quand Arafat quitta la scène, on a espéré qu’on donnerait sa chance à la vision de Bush. Mais tout ce qui est arrivé, c’est que le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre palestinien Salam Fayad sont devenus les nouveaux soi-disant modérés qui doivent être renforcés à n’importe quel prix. On promet des milliards à Mahmoud Abbas, bien qu’il n’ait rien fait. Avec les médias totalement sous son contrôle, la provocation à la haine continue. Bush devrait consacrer sa dernière année en aidant les Palestiniens à commencer la transformation de leur société. Nous avons perdu trop de temps à renforcer des chefs sans parvenir à rien. Commençons par renforcer la société palestinienne, et lançons un vrai processus de paix une fois pour toutes.

Dans le même ordre d’idées et le même lundi 11 février, Gilles William Goldnadel (2), sur blognadel, analyse, à propos des Palestiniens, je synthétise en termes non exhaustifs et condensés, les piliers, les postulats, les principes quasi religieux qui partagent, le privilège insigne, d'être sacrés, indiscutables et faux. Ainsi, dit-on, il faut améliorer les conditions de vie économique de la nation arabe de Palestine. C'est ainsi qu'elle se fera moins désespérée et donc plus modérée. Mais le niveau de vie des Arabes israéliens ne cesse de croître. Il est infiniment supérieur à leurs frères voisins. Et leur nationalisme et leur refus de l'État juif augmentent dans les mêmes proportions. La courbe des attentats terroristes suit de manière assez servile l'augmentation de l'aide internationale à la Palestine, plutôt que de décroître. Les kamikazes de Manhattan, de Londres ou de Madrid étaient d’excellents fils de famille, bien intégrés dans la société occidentale.

Il faut qu'Israël fasse preuve de flexibilité et de générosité : c'est ainsi que le monde arabe lui tendra la main. La triste observation des faits infirme, hélas, cruellement ce noble postulat : les accords d’Oslo, l'évacuation du Liban, l'évacuation unilatérale de Gaza ont été considérés par le camp arabe comme autant de signes de faiblesse montrant que l'ennemi détesté pouvait être vaincu par les armes de la terreur.

L'Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas se caractériserait par la modération et l'esprit de compromis. L'examen factuel objectif oblige à relativiser cette optimiste croyance. Ce sont les ‘Brigades Al Aksa’ membres du Fatah du président palestinien qui commettent actuellement en Cisjordanie la plupart des attentats sans que ce dernier ne dise mais. Ces «modérés» se refusent à reconnaître toute légitimité à l'existence d'un État juif qui vivrait aux côtés de l'État arabe palestinien en gestation. Si un responsable politique israélien adoptait une posture symétrique, il y a fort à parier qu'il ne serait pas étiqueté «modéré» par l'opinion politique et médiatique internationale.

La population arabe de Palestine est la victime d'un conflit dont elle ne porte aucune responsabilité. Il s'agit ici du postulat le plus sacré, le discuter équivaut au blasphème suprême. Or, les Arabes de Palestine sont les principaux responsables des maux qu'ils subissent et dont ils ont coutume de se plaindre depuis 60 ans. Pas seulement leur irrédentisme obstiné, pas seulement leur pratique mortifère qui a fait du terrorisme aveugle leur spécificité culturelle. Mais aussi le fait que c'est cette population, et pas une autre, qui a porté au pouvoir un mouvement islamiste au moment même où la population de son ennemi avait donné mandat à un gouvernement élu précisément pour quitter les territoires revendiqués par elle (ndlr après l’évacuation de Gaza par Israël les Palestiniens ne trouvèrent rien de mieux que de voter massivement pour les terroristes du Hamas).

Egalement le fait que sur une portion du territoire évacué (ndlr Gaza), cette population, plutôt que de créer un modèle de l'État en devenir, a préféré se transformer docilement en boucliers humains complices de lanceurs de missiles (ndlr Hamas) sur le peuple détesté (ndlr Israël). Le phénomène de victimisation outrancière de cette population constitue l'une des perversions intellectuelles les plus tragiques de notre époque. Ce n'est pas d'aide économique qu'ont besoin les Arabes de Palestine. Mais plutôt d'être enfin placés devant leurs responsabilités. Comme un peuple majeur qu'ils aspirent, paraît-il, à être.

Concluons. Il y a, dans les visions, de Sharansky et de Goldnadel, une intéressante complémentarité. Sharansky, en s’appuyant sur les réalités passées et présentes, nous invite à aider les Palestiniens à commencer la transformation de leur société. Sharansky, en s’appuyant sur les réalités passées et présentes, nous invite à renforcer la société palestinienne. Goldnadel, en s’appuyant sur les réalités passées et présentes, écrit tout haut ce que presque tout le monde pense tout bas, à savoir que ce n'est pas d'aide économique qu'ont besoin les Arabes de Palestine. Mais plutôt d'être enfin placés devant leurs responsabilités. Comme un peuple majeur qu'ils aspirent, paraît-il, à être.

Sharansky et Goldnadel, sont ainsi complémentaires et aboutissent, de fait, à une même évidence : celle du bon sens au service du bien commun. En soixante ans, les contribuables des démocraties occidentales ont versé des milliards d’euros aux chefs palestiniens. En soixante ans, les diplomates des démocraties occidentales ont consacré des milliers de jours et de nuits à négocier la paix avec des chefs de guerre. Résultat inévitable : un désastre.

Si les contribuables des démocraties occidentales étaient des actionnaires. Et si les diplomates des démocraties occidentales étaient des cadres supérieurs d’entreprise. Alors, les contribuables, auraient déjà exigé, que les diplomates, soient fichus à la porte, avec un coup de pied au postérieur et sans indemnités ; et ils auraient exigé, que les Etats, à défaut d’obtenir le remboursement des milliards d’euros gaspillés et des milliers de jours de travail gaspillés, s’engagent, à ne plus investir un seul centime, dans l’entreprise Palestine, du moins aussi longtemps que celle-ci sera dirigée par des guerriers maffieux.

A ce propos, on apprécierait que l’omnipotente Arabie saoudite, investisse un peu moins de pétrodollars dans le djihad sunnite ; et un peu plus dans les infrastructures civiles palestiniennes. Sous le contrôle vigilant d’une commission mixte, co-présidée par Natan Sharansky, Bassem Eid et Me Gilles William Goldnadel. A gôche, y’en a qui vont encore péter un câble.

(1)
http://online.wsj.com/public/article_print/SB120269089266857707.html
(2) http://blognadel.over-blog.com/article-7372405.html