Michel Garroté

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Journaliste-essayiste

Michel Garroté - Actuellement rédacteur de http://monde-info.blogspot.com/ et de www.dreuz.info. Journaliste-essayiste. Dipl. Sciences po. de l'Université de Genève. Langues : français, anglais, allemand, espagnol. Auparavant : journaliste à l'agence de presse Voxmundi et à la revue L'Impact. Porte-parole du PDG de Nestlé International et de la European Roundtable of Industrialists. Rédacteur au groupe Euro-Pétrole. Voyages et missions dans trente pays. Auteur de "Du vin de vertige à la coupe du salut" (2006) et de "Dieu est-il dépressif ?" (2007).

Articles sur ce blog

vendredi 26 février 2010

Délinquance - Sarkozy envoie l'armée dans les banlieues

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Délinquance - Sarkozy envoie l’armée dans les banlieues
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Michel Garroté
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Vendredi 26 février 2010 – 12 Adarl 5770
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En vertu des lois de la République actuellement en vigueur, et dans le respect de la Convention des Droits de l’Homme de l’ONU, Nicolas Sarkozy vient de décider, par décret présidentiel, d’autoriser l’armée à investir et désarmer les zones de non droit, actuellement contrôlées par les gangs mahométans, les réseaux mafieux et les imams extrémistes. L’opération, baptisée « Justice et Sécurité pour Tous » (JST) sera placée sous l’autorité directe du Président de la République. Sont désormais considérées comme zones de non droit à être placées sous le contrôle provisoire de l’armée, avec effet immédiat : la maison d’arrêt de La Talaudière ; la cité du Franc-Moisin, à Saint-Denis ; la cité des Fauvettes à Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis ; la bourgade de Arnouville-lès-Gonesse ; le Havre ; Grenoble ; Bobigny ; Meaux ; Marseille ; Lyon ; la cité des Tilleuls au Blanc-Mesnil ; la cité des Poètes, à Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis ; Nantes ; et Ancenis (Nota bene : le texte ci-dessus est de la pure fiction ; en revanche, le texte ci-après est de la pure réalité).
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A propos de zones de non droit, je lisais, le 24 février, dans ‘Le Progrès’ : « On ne badine pas avec les délits commis dans l’enceinte d’une maison d’arrêt (ndmg : c’est une blague ?) : c’est ce qu’a voulu signifier le tribunal de Saint-Etienne en condamnant trois jeunes gens à plusieurs mois de prison ferme (ndmg : mon Dieu ! Plusieurs mois ? Mais c’est affreux !). Le 25 novembre dernier, dans la cour de promenade de La Talaudière (ndmg : c’est donc le nom de la taule en question), ils s’en prennent à un codétenu. L’un lui donne un coup de pied dans le dos, le deuxième une claque sur la nuque, le troisième l’intimide en mimant un combat de boxe. A l’audience, avant-hier, ils s’expliquent : ‘Je n’allais pas bien dans ma tête’ dit Mounir Belguerni, 19 ans et déjà 38 condamnations, qui a donné le coup de pied (ndmg : 38 condamnations à l’âge de 19 ans ? Sacré Mounir va !). ‘C’était une tape amicale’ essaye Tahar Belbachir, qui a donné la claque. ‘Le surveillant en a rajouté’ déclare Sami Ben Amor, qui affirme qu’il n’y avait aucune mauvaise intention dans ses gestes ».
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Je lisais dans ‘Le Parisien’ d’hier que « près d'une centaine de jeunes se sont affrontés mercredi soir à coups de bâtons et de battes de base-ball à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis). La rixe a fait deux blessés légers, deux adolescents de 15 et 17 ans originaires de la cité du Franc-Moisin, à Saint-Denis. Ce jeudi, tous deux étaient sortis de l'hôpital Avicennes à Bobigny. Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agirait d'une bagarre entre des jeunes de la cité des Fauvettes à Pierrefitte et des jeunes de différents quartiers de Saint-Denis. L'audition de l'un des mineurs n'a cependant pas permis de déterminer l'origine du conflit. Les policiers, alertés par des riverains, ont été la cible de projectiles, cailloux et pavés et une voiture de police a été dégradée. Il n'y a eu aucune interpellation. Les fonctionnaires de police menaient ce jeudi une opération de sécurisation de la cité des Fauvettes, qui devait se dérouler jusqu'en fin de soirée ».
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Je lis de ‘Le Figaro’ d’aujourd’hui que « la violence des mineurs est de plus en plus alarmante. En totale perte de repères, les adolescents versés dans la délinquance sont à l'origine d'agressions de plus en plus graves. La bouffée de violence s'emparant des mineurs délinquants a atteint son paroxysme. La chronique ordinaire d'une semaine relatée par la Sécurité publique suffit à s'en convaincre. Le 7 février dernier, à Arnouville-lès-Gonesse, un boulanger était frappé à coups de battes de base-ball par quatre adolescents de 14 et 15 ans après les avoir surpris en train de voler des bonbons. Le même jour, un incendiaire de 14 ans à peine enflammait plusieurs voitures et des conteneurs-poubelles au Havre. Le lendemain, lors d'un ‘banal chahut dans un bus’, un collégien de 15 ans poignarde un adolescent de 17 ans qui lui reprochait de s'être emparé d'un bonnet. Frappée à l'aine, la victime n'a dû son salut qu'à l'arrivée des secours. Le 10 février dernier, à Grenoble, un trio de filles de 14 à 17 ans avait séquestré un quinquagénaire avant de l'attacher, de le rouer de coups et de le brûler avec des cigarettes pour lui extorquer sa carte et code bancaires. ‘Un véritable supplice. On ne peut qu'être révulsé par de tels actes monstrueux !’ s'est exclamé mercredi le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, devant un parterre de responsables départementaux de la police et de la gendarmerie. Le 10 février toujours, une bande de trois mineurs, dont l'un de 14 ans, passe à tabac des passants à Reims et les dépouille, les laissant pantelants sur le trottoir. Tandis qu'une autre bande armée braquait les locaux commerciaux d'une entreprise à Éragny, n'hésitant pas à ‘placer une lame de couteau sous la gorge de leur victime terrorisée’. Le plus jeune, n'ayant que 15 ans, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. ‘Les services de la Sécurité publique ont été amenés à résoudre durant cette première quinzaine du mois de février un nombre d'enquêtes relatives à des faits de violence, crapuleuse la plupart du temps, impliquant des mineurs de plus en plus jeunes (de 13 à 15 ans), et de plus en plus violents’, précise une note interne portée à la connaissance du ‘Figaro’, et relatée dans les colonnes de l'hebdomadaire ‘Le Point’.
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‘Bien que la part des mineurs impliqués dans la délinquance générale reste stabilisée aux alentours des 20 % sur ces trois dernières années, leur participation à des actes violents, avec l'usage d'une arme ou non, représente une tendance à la hausse’. Ainsi, les mineurs mis en cause dans les vols à main armée sont passés de 374 à 813 entre 2000 et 2009, soit une explosion de 117 % ! L'année dernière encore, selon des statistiques fournies par l'Observatoire national de la délinquance, les moins de 18 ans ont été à l'origine de 2’567 vols violents commis sans arme contre des femmes sur des lieux publics, ce qui équivaut à un bond de 25 % en dix ans. Désormais, les mineurs sont impliqués dans 54,8 % de ces agressions particulièrement lâches, contre 50,7 % en 2007. Leur part dans l'ensemble des attaques dans les commerces se situe désormais à 47,2 %. De l'aveu même des fonctionnaires, les enquêtes visant les mineurs sont ‘toujours délicates à effectuer, le relationnel avec les adolescents nécessitant psychologie et discernement des policiers : cette difficulté serait d'autant plus grande, tant sur le plan procédural que relationnel, lorsque les mis en cause sont âgés de moins de 13 ans, situations auxquelles sont régulièrement confrontés les policiers de la Sécurité publique comme à Meaux, Marseille ou Lyon’. Et la note de préciser : ‘Les voyous mineurs, même les moins âgés, après avoir commis des actes parmi les plus graves, n'hésiteraient plus à s'opposer à leur interpellation, qui nécessite l'emploi de la coercition (…)’. Le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) adopté le 16 mars dernier au Palais Bourbon a entériné le couvre-feu pour mineurs de moins de 13 ans, passé 23 heures et jusqu'à 6heures du matin, ‘pour les protéger’, a précisé Brice Hortefeux. ‘Est-il normal qu'un mineur de 10, 11 ou 12 ans qui a déjà eu affaire à la justice puisse se promener tout seul, à la nuit tombée, sans être accompagné de la personne qui exerce l'autorité parentale ?’ s'interroge l'hôte de la place Beauvau. ‘Non, bien entendu. Je trouve cela inacceptable’. Selon les dernières statistiques de l'administration pénitentiaire, quelque 665 mineurs sont actuellement placés en détention en France ».
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Le mercredi 24 février, je tombais sur cette dépêche de l’Agence France Presse : « Trois agents de sécurité de la RATP ont été légèrement blessés hier soir dans la cité des Tilleuls au Blanc-Mesnil, où deux bus ont été lapidés, ce qui a entraîné une déviation de la ligne, a-t-on appris de sources concordantes. Les trois agents, membres d'une équipe de sécurité de la RATP, avaient refusé de laisser entrer une personne sans titre de transport dans le bus 148 qui relie Bobigny au Blanc-Mesnil. Une trentaine d'individus s'en sont ensuite pris au bus vers 18h00, notamment en dégradant le pare-brise, a indiqué une source policière. Les agents, légèrement blessés, ont été conduits à l'hôpital mais n'y sont pas restés, selon la RATP. Quelques minutes après, un autre bus a été la cible de jets de projectiles, toujours dans la cité des Tilleuls. La ligne 148 ne passait plus ce matin par cette cité et pourrait être déviée jusqu'à la fin de la semaine, selon Alain Sutour de la CGT RATP bus. ‘C'est la ligne qui pose actuellement le plus de problèmes en Seine-Saint-Denis, et c'est vrai en particulier dans le quartier des Tilleuls’, a-t-il estimé. Dimanche soir, un machiniste a été molesté par deux jeunes au terminus de Bobigny, a-t-il assuré, rappelant que le 19 janvier un conducteur avait été violemment frappé. ‘Il y a des problèmes depuis 8 mois sur la ligne’, a-t-il ajouté. La ligne 148 a fait l'objet d'une escorte par des CRS à l'automne dernier et au début de l'hiver, mais elle a été allégée depuis. ‘On n'exclut pas de déposer un préavis de grève si la direction ne prend pas conscience de la situation et nous contraint à reprendre l'itinéraire tant que le quartier n'est pas sécurisé’, a affirmé le syndicaliste ».
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Encore le 24 février, je lisais, sur le Site du ‘Journal du dimanche’ : « Deux journalistes de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira se sont vu menacer (ndmg : ça leur fera les pieds) avec une arme de poing et dérober leur caméra mardi (ndmg : ça aussi, ça leur fera les pieds), dans la cité des Poètes (ndmg : mdr), à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), où ils étaient en reportage. Selon ‘Le Parisien’, les victimes n'ont pas été blessées, mais leur matériel n'a pas été retrouvé (ndmg : en clair, il a été volé, mais par des martiens repartis dans leur OVNI). Une opération de police a eu lieu mardi après-midi dans la cité, mais selon le journal, elle ne serait pas directement liée à l'agression (ndmg : l’opération serait donc purement fortuite et sans lien aucun avec des faits s’étant réellement produits) ».
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Le 22 février, je lisais dans ‘Ouest France’ : « Deux ans de prison pour les agressions sexuelles de l’homme aux 30 identités : Un homme de 46 ans a été condamné, ce lundi soir, à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nantes. Il a été reconnu coupable, malgré ses dénégations, d’avoir commis deux agressions sexuelles à Ancenis, en janvier et juin 2009. La première fois, une femme avait été agressée à la piscine. La seconde fois, c’est une commerçante qui avait été victime d’agression sexuelle. L’homme avait déjà été condamné à 33 reprises, principalement pour des vols ou pour séjour irrégulier. Il est connu des services d’enquête sous une trentaine d’identités. Dès la fin de l’audience, il a été écroué ».
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jeudi 25 février 2010

L'UE supprime la laïcité turque

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L’Union européenne supprime la laïcité turque
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Michel Garroté
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Jeudi 25 février 2010 – 11 Adarl 5770
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Ce matin, l’agence américaine Associated Press informe que « Un tribunal turc a mis en examen jeudi de nouveaux officiers, portant à vingt le nombre de militaires de haut rang mis en examen et incarcérés, pour avoir comploté il y a plusieurs années de renverser le gouvernement conservateur issu de la mouvance islamiste. Le tribunal a ordonné l'incarcération de huit nouveaux officiers, dont cinq militaires en poste et deux généraux, alors que doit se tenir une réunion entre le président, le Premier ministre et le chef des armées pour évoquer le plus vaste coup de filet de l'histoire de la Turquie.
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Au total, huit des 20 officiers sont toujours en poste. Des preuves enregistrées et la découverte d'un complot fomenté en 2003 par un groupe de militaires, garants autoproclamé de la laïcité, avaient entraîné lundi le plus vaste coup de filet ayant jamais visé l'armée. Une cinquantaine de militaires sont soupçonnés d'avoir préparé des attentats contre des mosquées pour renverser le gouvernement conservateur. Le coup de filet réalisé dans huit villes est le plus important à ce jour contre l'armée turque, qui a renversé quatre gouvernements depuis 1960 » (Fin de la dépêche Associated Press).
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Concernant cette affaire, la version officielle, telle que reprise par le quotidien français de gauche ‘Le Monde’, c’est, je cite, qu’avec « l'élection du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, le pouvoir des militaires s'est érodé, sous l'effet des réformes engagées dans le cadre des négociations avec l'Union européenne ». Concernant les fameux indices d’un complot présumé, il s'agit d'un scénario élaboré pour un exercice, selon l'armée turque. Mais selon le parti islamique au pouvoir, il s’agirait d’un plan prévoyant de lancer des attaques contre des chasseurs grecs au-dessus de la mer Egée et contre des mosquées à Istanbul. Des dizaines de milliers d'opposants et d'intellectuels, devaient, paraît-il, toujours selon ce plan, être mis sous les verrous. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce « plan » paraît trop énorme pour être vraisemblable. Autre bizarrerie, le plan en question serait un projet de coup d'Etat remontant à 2003, soit il y a sept ans en arrière.
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Et ce plan a été « révélé » en janvier dernier par ‘Taraf’, un journal turc qui haït l’armée et qui ne se vend qu’à 25’000 exemplaires par jour, une diffusion ridicule et dérisoire dans un pays de plus de 76 millions d’habitants. De son côté, la Commission européenne (qui soutient le parti islamique turc au pouvoir contre l’armée turque qui est garante de la laïcité) s'est dite très préoccupée par les « sérieuses » accusations portées contre l'armée et elle réclame une enquête « exemplaire ». Une enquête « exemplaire » de la part du parti islamique au pouvoir... Le fait est que depuis plusieurs années, la Commission européenne et le Parlement européen ont systématiquement soutenu l’adhésion à l’Union européenne d’une Turquie gouvernée par un parti islamique. Et l’Union européenne, dans les chapitres de l’adhésion de la Turquie, a toujours exigé que le statut de l’armée turque soit modifié. En théorie, cela peut sembler cohérent.
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En pratique, ce n’est pas cohérent du tout. Car en Turquie, les défenseurs de la laïcité, aussi bien de gauche que de droite, savent pertinemment que l’armée reste la seule institution de recours face à la radicale islamisation du pays. Non pas dans le sens où l’armée devrait prendre et conserver le pouvoir. Mais dans le sens où l’armée, par effet de levier, pourrait donner au peuple turc une opportunité, concrète et viable, de rompre avec la radicale islamisation du pays et de restaurer une saine laïcité compatible avec les constitutions des pays membres de l’UE. En soutenant le parti islamique turc contre l’armée turque, la Commission européenne avalise de facto l’adhésion d’un pays islamique de 76 millions d’habitants à l’Union européenne.
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De plus, en agissant de la sorte, la Commission européenne porte un coup à la Turquie en sa qualité de membre de l’OTAN. Un rapide coup d’œil sur les pays frontaliers de la Turquie côté Est donne un avant goût de ce que sera la position géopolitique de l’Union européenne lorsqu’elle comptera la Turquie parmi ses membres. Il est vrai que certains pays membres de l’Union européenne ont recours aux fonds souverains mahométans pour tenter ainsi d’enrayer la crise économique et financière. Ce qui implique bien évidemment des concessions à l’Organisation de la Conférence Islamique. Ceci expliquerait-il cela ?
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mercredi 24 février 2010

Le cynique El Baradei à la tête de l'Egypte ?

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Le cynique El Baradei à la tête de l’Egypte ?
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Michel Garroté
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Mercredi 24 février 2010 – 10 Adarl 5770
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Il fallait s’y attendre. Après s’être montré sournois et inefficace (notamment sur le dossier nucléaire iranien) à la tête de l’Agence internationale de l’énergie atomique, une filiale de l’ONU, l’Egyptien Mohamed El Baradei veut maintenant prendre la place de Hosni Mubarak à la tête de l’Egypte.
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A cet égard, je lis, avec amusement, dans El Watan : « El Baradei est rentré hier en Égypte : Une menace pour le pouvoir Moubarak. Le pouvoir égyptien a interdit toute manifestation des partisans de Mohamed El Baradei dont l’éventuelle candidature pour la présidentielle de 2011 est perçue comme un risque pour le règne des Moubarak. Prix Nobel de la paix 2005 (ndmg : ce qui ne signifie strictement rien vu que les scandinaves priment ceux qui baissent leur froc face aux nazislamistes, notamment face aux nazislamistes iraniens ; sans oublier que dans les universités américaines, Mohamed El Baradei aimait bien dénoncer le nucléaire des USA qui comme chacun sait menace tous les jours la planète entière), Mohamed El Baradei, ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et opposant potentiel au pouvoir égyptien, est rentré hier au Caire où des militants de l’opposition envisageaient de l’accueillir à l’aéroport alors que les services de sécurité voulaient empêcher tout rassemblement.
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Il a multiplié ces derniers mois les déclarations appelant à une démocratisation du régime du président Hosni Moubarak, en place depuis 29 ans (ndmg : suite à l’assassinat, par des militaires, de son prédécesseur qui avait commis l’acte irréparable de signer la paix avec Israël ; du reste, le général Hosni Mubarak se trouvait sur les gradins à côté de son prédécesseur assassiné et l’on s’est toujours demandé comment il avait pu échapper à la tuerie). A la veille de son arrivée, M. El Baradei, 67 ans, a réaffirmé sa détermination à « faire tout ce que je peux pour que l’Egypte avance vers la démocratie et le progrès économique et social ». « Je souhaite être un instrument pour le changement », a-t-il dit jeudi soir à la chaîne égyptienne privée Dream. « Je suis prêt à me lancer dans la vie politique égyptienne, à condition qu’il y ait des élections libres et le premier pas dans cette direction serait un amendement de la Constitution afin que je puisse me porter candidat (à la présidence en 2011) et que d’autres puissent faire de même », a-t-il ajouté.
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La Constitution égyptienne impose aux candidats indépendants d’obtenir l’appui de 250 élus, dont au moins 65 membres de l’Assemblée nationale, 25 du Conseil consultatif (Sénat) et au moins dix élus municipaux. Cette option est pratiquement exclue dans le cas de M. El Baradei, en raison de la domination du parti au pouvoir, le Parti national démocratique (PND), sur le Parlement et les municipalités. Alors que la presse gouvernementale passait sous silence son retour, les journaux indépendants en faisaient leurs manchettes. « Six mille policiers attendent El Baradei », écrit le quotidien égyptien Al-Chourouq selon lequel les forces de sécurité seront déployées sur les routes menant à l’aéroport « pour empêcher ses partisans de l’accueillir ». « Accueil extraordinaire pour El Baradei », titre pour sa part le journal Al-Masri el-Yom, affirmant que les services de sécurité ont mis au point un plan pour empêcher tout rassemblement à l’aéroport et que le PND pourrait y organiser une contre-manifestation. Deux militants du Mouvement du 6 avril (opposition), chargés de coordonner l’accueil de M. El Baradei, Ahmed Maher et Amr Ali, ont été arrêtés alors qu’ils devaient distribuer des tracts appelant à manifester pour son retour.
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Plusieurs figures connues en Egypte, dont le romancier Alaâ Aswani et un présentateur vedette de la télévision, Hamdi Kandil, ont affirmé à la presse qu’ils iraient célébrer le retour de Mohamed El Baradeï à l’aéroport. La perspective de voir M. El Baradei jouer un rôle politique en Egypte après son départ de l’AIEA, avait amené le pouvoir à déclencher en décembre une violente campagne contre lui. Sa longue carrière internationale lui avait valu notamment de nombreuses attaques dans la presse gouvernementale et dans les cercles du pouvoir, le présentant comme étranger à son pays et incapable de gérer les affaires intérieures. Les analystes estiment qu’El Baradei pourrait constituer un réel défi pour le régime égyptien. La presse désigne fréquemment Gamal Moubarak comme « l’héritier du pouvoir », mais le chef de l’Etat et son fils ont jusqu’ici gardé le flou sur leurs intentions. Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, achève en 2011 son cinquième mandat de six ans. Son fils Gamal, 44 ans, fréquemment cité pour lui succéder, se contente généralement de dire qu’il s’agit d’une « question hypothétique ».
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Toutefois, El Baradei, dont la réputation est exempte de toute accusation de corruption, contrairement au régime en place, est considéré comme un héros par l’opposition en Egypte, où une campagne en sa faveur sur Facebook appelle à lui réserver un accueil discret, susceptible de contourner l’interdiction de manifester des autorités ».
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Un certain génie de la France

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Un certain génie de la France
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Michel Garroté
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Mercredi 24 février 2010 – 10 Adarl 5770
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Je me souviens, encore aujourd’hui, de ce morceau de phrase, lâché par feu le président François Mitterrand : « un certain génie de la France ». Je m’en souviens encore aujourd’hui. Et je trouve cela toujours aussi intéressant.
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Jim Bittermann, journaliste à CNN International, en réponse à la question d’un lecteur de lexpress.fr, question sur l'image de la France dans le monde, déclarait, ce mois de février 2010 : « La meilleure définition, je l'ai entendue d'un homme d'affaires français qui a dit : Etre Français c'est avoir les deux parties du cerveau toujours en conflit, ce qui signifie connaître, être logique et efficace, mais toujours avec une approche artistique et décalée ».
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Autrement dit, selon cet homme d’affaires français cité par Jim Bittermann, les Français connaissent des choses, ils sont logiques et ils sont efficaces. Mais, toujours selon cet homme d’affaires français, les Français restent artistiques et décalés.
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Lorsque j’étais porte-parole du PDG de Nestlé International et porte-parole de la Table Ronde européenne des Industriels, j’ai maintes fois eu l’occasion de travailler avec des businessmen de toutes nationalités, y compris de nationalité française. Et j’ai pu ainsi constater que les businessmen français travaillant hors de l’Hexagone avaient une vision plus large et plus riche que les patrons hexagonaux. Ainsi par exemple, Yves Barbieux, citoyen français, aimait déclarer, du temps où il était membre de la Direction au siège international de Nestlé, que les Français cherchaient toujours l’antagonisme.
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Je peux témoigner que dans les sociétés multinationales, c’est souvent la filiale française qui pose le plus de problèmes. Lorsque le groupe suisse Nestlé a racheté le groupe français Perrier, le conflit syndical avec la CGT a duré plus d’années que n’importe quel autre conflit syndical dans n’importe quel autre pays du monde où Nestlé est implanté. Nestlé a racheté l’américain Carnation, l’anglais Rowntree Mackintosh et l’italien Buitoni. Mais c’est le rachat de Perrier qui entraîné le plus de problèmes. Voilà au plan économique.
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Au plan spirituel, notamment au sein de l’Eglise catholique, c’est encore la France, concrètement l’Eglise de France qui, souvent, crée les problèmes les plus longs à résoudre. C’est un évêque français, Mgr Marcel Lefebvre qui a fondé la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Cette communauté traditionaliste a été créée en 1970. Nous sommes en 2010. Le statut de la Fraternité au sein de l’Eglise n’est toujours pas réglé. Benoît XVI a déclaré dans une interview, du temps où il s’appelait Joseph Ratzinger que les responsables de cette Fraternité étaient anachroniques.
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C’est encore un évêque français, Mgr Jacques Gaillot qui dès 1983, dépassa le cadre de son ministère épiscopal et des frontières de son diocèse, à Evreux, prenant des initiatives politiques illicites telle que sa rencontre, à Tunis !, en 1985, avec Yasser Arafat. En 2007, il prend la défense de deux terroristes italiens de l’ancien groupe des Brigades rouges. Voilà au plan religieux.
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Au plan politique, le côté « décalé » des Français n’est pas mal non plus. A cet égard, on notera tout de même que les correspondants à Paris des plus grands médias étrangers s’accordent pour voir en Sarkozy un monarque républicain potentiellement dangereux. Je me souviens que cet homme, d’origine hellèno-magyare, marié à une cisalpine, avait promis aux Français, la « laïcité positive ». Et en guise de « laïcité positive », il a surtout instauré l’Allahïcité, reconnaissant le culte musulman dans une République dont la Constitution ne reconnaît aucun culte et plaçant « l’islamophobie » sur le même plan que l’antisémitisme.
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A la droite de Sarkozy, force est de constater que le Front National ainsi que les innombrables petits mouvements situés à droite de l’UMP ratissent, d’une part, chez les conservateurs amis des USA, amis d’Israël et amis des Juifs ; et d’autre part, chez les judéophobes néo-staliniens, ces rouges bruns qui nous saoulent avec leur « Axe Paris Moscou » et avec leur « Europe de l’Atlantique à l’Oural » (autrement dit tout sauf l’OTAN, tout sauf les USA et tout sauf Israël). On ne s’étendra pas sur la gauche qui, pour les prochaines présidentielles, semble hésiter entre Rama Yade et Dominique Strauss-Kahn. Du reste, un récent sondage révèle que ce sont les deux personnalités préférées des Français, de gauche comme de droite.
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Et à ce propos, pour ce qui me concerne, je finirais peut-être par préférer l’actuel patron du FMI à l’actuel locataire de l’Elysée. Car si Sarkozy, après avoir braconné l’électorat de le Pen, a confié des postes à moult reliquats socialistes, et bien qui sait, peut-être que DSK, une fois élu, pratiquera, lui, l’ouverture à droite. Et puis, comme le montre le passé, les réformes capitalistes ne sont acceptées par les Français que si elles sont menées par des hommes de gauche, tel François Mitterrand au temps des privatisations. Dans le fond, c’est peut-être cela qu’on appelle « un certain génie de la France ».
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mardi 23 février 2010

Le cynocéphale de Caracas se fait moucher

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Le cynocéphale de Caracas se fait moucher
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Michel Garroté
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Mardi 23 février 2010 – 9 Adarl 5770
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L’hebdomadaire français L’Express, s’inspirant notamment d’un article du quotidien londonien The Telegraph, nous raconte (extraits) qu’un affrontement verbal musclé a opposé hier lundi les présidents colombien Alvaro Uribe (ndmg : démocratiquement élu et réélu) et vénézuélien Hugo Chavez (ndmg : qui avec l’aide d’un Gauleiter cubain transforme actuellement le Venezuela en goulag soft), lors d'un sommet des pays d'Amérique latine et des Caraïbes, qui se tient pendant deux jours à Cancun, au Mexique. Au cœur de la joute : des différends commerciaux et militaires. Uribe estime que le Venezuela impose un embargo commercial à la Colombie.
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Chavez, lui, estime que la sécurité du Venezuela est menacée par un accord signé entre Bogota et Washington (ndmg : parlons plutôt des accords entre, d’une part, le Venezuela ; et d’autre part, l’Iran et la Russie). Les deux pays voisins traversent depuis quelques années une sérieuse crise qui a entraîné la suspension des relations diplomatiques (ndmg : par Chavez) en juillet 2009. Fin octobre 2009, la découverte d'une dizaine de corps sans vie à la frontière commune avait ravivé ces tensions. Plus tôt, en mars 2008, c'est l'incursion de l'armée colombienne en territoire équatorien lors d'une intervention contre les Farc qui mettait le feu aux poudres entre les deux chefs d'Etat (autrement dit, l’Equateur n’est qu’une province du Venezuela aux yeux de Chavez).
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Nouveau regain de tension, donc, ce lundi à Cancun. Pendant la réunion privée des trente-deux chefs d'Etat, le président Uribe s'est plaint auprès de Chavez de l'embargo commercial de son pays contre la Colombie. Cette plainte n'a pas plu à Chavez, qui s'est posé en victime et a accusé la Colombie d'avoir ordonné de le tuer par l'entremise de paramilitaires (ndmg : mais oui bien sûr ; et avec l’assistance technique d’anciens officiers du Mossad je suppose) et a menacé de se retirer de la réunion. Uribe a répondu : « Soyez un homme ! Ces sujets se discutent dans ces forums. Vous êtes courageux pour parler à distance et lâche pour parler en face ». Ce à quoi Chavez a répondu par un « Allez en enfer ! ». Le cynocéphale de Caracas croit donc à l’enfer. Y pense-t-il souvent ?
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Pourquoi je défends Israël (2e partie)

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Pourquoi je défends Israël (2e partie)
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Michel Garroté
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Mardi 23 février 2010 – 9 Adarl 5770
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Or donc, messieurs Sarkozy et Kouchner exigent un Etat palestinien proclamé de façon unilatérale dans les frontières de 1967. De toute évidence, les notions d’histoire et de géographie sont terriblement sommaires à l’Elysée et au Quai d’Orsay. Le Conseil palestinien des Droits de l’Homme a récemment dénoncé, une fois de plus, le degré élevé de corruption de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Le Conseil palestinien des Droits de l’Homme va jusqu’à refuser tout processus électoral aussi longtemps que le système Abbas restera corrompu.
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Mais à Paris l’on veut d’urgence un Kosovo II au Proche Orient. Pour ce qui me concerne, les informations que j’ai pu rassembler depuis le début de cette année 2010 me donnent au contraire le sentiment qu’un Etat palestinien est tout sauf urgent ; et que dans la situation actuelle, un Etat palestinien serait même un désastre, y compris pour les Palestiniens. Pourquoi la France se montre-t-elle si zélée sur le dossier palestinien ? Est-ce pour donner le change au monde mahométan à l’heure où une attaque contre l’Iran semble imminente ?
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En Judée Samarie, dans la communauté israélienne de Beitar, le Juif Yigal Avraham Katzin, responsable de la sécurité s’entretient avec l’entrepreneur en bâtiment Abu Khald Mochi Ali Attia, un Palestinien et avec Shachada Kharizat, lui aussi Palestinien. Les trois subissent les séquelles de l’arrêt des constructions. Toujours à Beitar, un Juif et un Palestinien prennent un verre ensemble et déplorent les pressions exercées par Obama pour l’arrêt des constructions en Judée Samarie. Ces réalités ont été photographiées et commentées par Aviel Schneider dans Israël Heute (janvier 2010, pages 4 et 5).
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Le matériel scolaire utilisé dans les secteurs palestiniens est en grande partie financé par le Programme USAID, à raison de 2,4 milliards de dollars pour la période 1999-2009. Mais ces manuels scolaires palestiniens ainsi financés par les contribuables américains prônent la négation de l’existence même de l’Etat d’Israël, le terrorisme et la haine. En 2010, le Programme USAID pour le matériel scolaire palestinien dépensera plus de 150 millions de dollars, aux quels viendront s’ajouter quelques 150 millions de dollars supplémentaires versés par l’Union européenne. Hillary Clinton s’est déjà plainte, dans le passé, que l’argent des contribuables américains servait à nier l’existence même de l’Etat d’Israël, à prôner le terrorisme et la haine. Le journaliste d’investigation David Bedein a confirmé tout cela à la radio Arutz 7 et le journaliste Ryan Jones a repris tout cela dans Israël Heute (janvier 2010, page 7).
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Résultat : lors du dernier anniversaire de la mort de Arafat, des enfants palestiniens interviewés par la chaîne de télévision de Mahmoud Abbas déclaraient haïr les Juifs et considéraient Arafat comme champion non pas de la paix, mais de la violence (Source : Palestinian Media Watch).
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Durant la seconde guerre du Liban, le Mouvement terroriste Hezbollah a tiré 3'000 roquettes sur Israël. Depuis, la société Rafael a développé le système Iron Dome, capable d’intercepter et de neutraliser les roquettes tirées sur Israël par le Hezbollah (roquettes Katjuscha et S-5k) et par le Hamas (roquettes Kassam et Grad). Le système sera opérationnel en juin (Source : Kerstin Braun). Chaque interception et neutralisation d’une seule roquette coûtera 50'000 dollars. C’est le prix que les Israéliens devront payer pour survivre face à l’arsenal des mouvements terroristes Hamas et Hezbollah. A titre indicatif, le Hezbollah dispose actuellement au Liban de 40'000 roquettes. Et l’ayatollah qui sert de Führer au Hezbollah ne cesse de prophétiser l’annihilation du peuple israélien.
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lundi 22 février 2010

France - Le sondage qui tue

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Michel Garroté
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Lundi 22 février 2010 – 8 Adarl 5770
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Selon un baromètre Ipsos-pour-les-nuls effectué pour Le Point de côté, baromètre à paraître jeudi qui vient, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du sans Fonds Monétaire International et membre des débris du Parti Socialiste est le leader politique préféré des Françaises et des Français avec 57% de bonnes opinions. DSK occupe la première place à égalité avec Rama Yade, la plus jeune membre de l’actuel gouvernement, qui elle aussi, remporte 57% de bonnes opinions. Le médecin franco-palestinien Bernard Kouchner recueille 55% de bonnes opinions. Le mère de Paris Bertrand Delanoë 53%. Le ministre de l'alcoologie Jean-Louis Borloo 52%. La garde des Sots Michèle Alliot-Marie 51%. Martine Delors Aubry 46%. L'ancien Premier ministre Dominique de Nickelé 42%. L’ancien pédophile Daniel Cohn-Bendit 41%. Olivier Besancesot 39% (idem pour Nicolas Sarkozy). L’abbé François Bayrou 36%. Par ailleurs, l'action de Lord François Fillon est jugée positive par 46% des Françaises et des Français. C’est donc un baromètre de Ipsos-pour-les-nuls effectué pour Le Point de côté, baromètre à paraître jeudi qui vient.
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Gérer notre journée : le feu rouge et l'enfant.

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Gérer notre journée : le feu rouge et l’enfant.
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Michel Garroté
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Lundi 22 février 2010 – 8 Adarl 5770
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Gérer le temps, gérer notre journée, gérer notre agenda et gérer notre vie, tout cela tourne parfois au cauchemar. Je vais prendre une image extrême et caricaturale : une personne donnée, au volant de sa voiture, gère ses e-mails depuis son téléphone cellulaire, reçoit en même temps sur ce même téléphone cellulaire un SMS et, se faisant, cette même personne consulte, en plus, son GPS, surveille la route et tente d’éviter de brûler un feu rouge. L’image est certes extrême et caricaturale. Pourtant, la personne mise en scène dans cette image effectue quatre choses en même temps, ce qui nous est toutes et tous arrivé une fois ou l’autre : gérer à la fois un e-mail, un SMS, un GPS et un feu rouge. Pour résumer, on peut dire que les nouvelles technologies nous font certes gagner du temps, mais que par la même occasion, elles augmentent la pression sur notre gestion du temps.
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A ce propos, cette prière de Moïse est assez éclairante : « Enseigne-nous à bien compter nos jours et nous obtiendrons la sagesse ». Autrement dit, nous vivons ici-bas un temps limité, nous sommes mortels. Mais pour transcender cela, l’anthropologie judéo-chrétienne nous apprend à vivre l’instant présent, ici et maintenant. L’anthropologie judéo-chrétienne nous apprend à vivre l’instant présent tout en nous révélant qu’au-delà de la mort, nous entrons dans la vie éternelle et dans la résurrection. Mais en attendant cette vie éternelle, nous ne pouvons que vivre l’instant présent, ici et maintenant. L’anthropologie ancestrale, vaudoue, fétichiste, maraboute proposait le culte des ancêtres et le « dialogue » avec eux. L’anthropologie ancestrale était donc orientée, non pas vers l’instant présent, mais vers le passé. Et l’anthropologie hindouiste propose le futur, un futur terrestre, au travers de la réincarnation. L’anthropologie hindouiste est donc orientée, non pas vers l’instant présent, mais vers le futur.
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En fait, l’anthropologie judéo-chrétienne allie le temps qui passe (du grec ‘chronos’) au temps en sa qualité d’événement précis, à une heure précise et en un lieu précis (du grec ‘kairos’). Nous pouvons agir ici et maintenant dans le kairos, mais nous ne pouvons pas, ici et maintenant, agir sur l’ensemble du temps, le chronos, ce qui serait anachronique (ana : à côté du ; chronos : temps). En outre, l’anthropologie judéo-chrétienne, avec les deux temps d’ici-bas, le ‘chronos’ et le ‘kairos’, nous relie à la vie après la vie, à la vie éternelle. J’ai écrit plus haut que les nouvelles technologies nous font certes gagner du temps, mais que par la même occasion, elles augmentent la pression sur notre gestion du temps. En fait, les nouvelles technologies exercent une pression constante sur notre vie intérieure. Et notre vie intérieure, c’est aussi notre liberté intérieure. Or, si le téléphone cellulaire influe sur notre liberté extérieure, il ne doit pas pour autant influer automatiquement sur notre liberté intérieure, garante de notre vie intérieure. Et c’est là que doit impérativement intervenir notre libre arbitre, notre plein consentement.
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Car si vraiment nous sommes libres, alors nous sommes aussi responsables. C’est trop facile de dire « je suis libre mais irresponsable ». Rien ne nous interdit d’éteindre notre téléphone cellulaire et rien ne nous oblige à constamment nous servir de notre GPS. Pour les croyants, le moyen le plus simple d’exercer ce libre arbitre et ce plein consentement se résume à « prier sans cesse ». Car prier en silence n’a jamais empêché quiconque de conduire son véhicule. J’ignore ce qui peut remplacer la prière chez les non croyants, chez les athées et chez les agnostiques. Du reste, il ne m’appartient pas de leur faire la leçon. Peut-être qu’en lieu et place de la prière, les non croyants, les athées et les agnostiques ont-ils recours à une forme de méditation enracinée dans l’instant présent. Mais en tous les cas, pour les croyants, les non croyants, les athées et les agnostiques, le recours au libre arbitre et au plein consentement demeurent un choix libre et responsable. Personne ne peut dire qu’il était obligé de brûler un feu rouge, son téléphone cellulaire à la main, et d’écraser - de ce fait - un enfant de sept ans.
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Sources :
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Joël Reymond, Philippe Joret, C. S. Lewis, Kenneth Boa, Pierre Truschel et Clayton Turner, ‘Réussir sa vie plutôt que sa journée’, in ‘Christianisme Aujourd’hui’, Février 2010, pp. 32-33 ; Gélim Téroga, ‘Dieu est-il dépressif ?’, Editions St-Joseph, 2007.
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vendredi 19 février 2010

Feu vert américain aux frappes contre l'Iran

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Feu vert américain aux frappes contre l’Iran
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Michel Garroté
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Vendredi 19 février 2010 – 5 Adarl 5770
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A vrai dire, ni moi, ni mes sources, n’avons jamais eu « la preuve » que les USA et/ou Israël frapperaient, un jour, l’Iran islamo-fasciste et son arsenal nucléaire offensif. Et par conséquent, ni moi, ni mes sources, n’avons maintenant « la preuve » que les USA ont donné leur feu vert à des frappes contre l’Iran. En revanche, j’ai « la preuve », depuis quelques semaines, que les USA incluent, aussi, dans leur stratégie globale, une option militaire. J’en ai la preuve pour deux raisons. D’abord, le déploiement massif de la flotte de guerre américaine sur les eaux du Moyen Orient depuis janvier. Ensuite, depuis quelques semaines, le nombre toujours plus levé de hauts responsables américains, civils et militaires, qui interviennent, publiquement, sur le dossier iranien.
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Toutefois, il manquait, jusqu’au mercredi 10 février, le feu vert de la caste politico-médiatique. Aux USA, comme en France, en Israël et ailleurs, la caste politico-médiatique jouit d’un poids énorme. Il est extrêmement difficile, pour un chef d’Etat ou un chef de Gouvernement, de lancer une opération militaire, sans la bénédiction urbi et orbi de la caste politico-médiatique. Or, il se trouve que le mercredi 10 février, le quotidien de gauche New York Times, de façon assez explicite, a donné sa bénédiction anticipée à d’éventuelles frappes contre le nucléaire offensif iranien. Et généralement, lorsque le gauchisant New York Times fait un choix stratégique, ses cousins européens, tel par exemple le quotidien français de gauche Le Monde, ont tendance à suivre le courant, à prendre le plis. Le choix du New York Times méritait donc qu’on s’y arrête. C’est ce qu’a fait, avec son brio habituel, Michel Gurfinkiel.
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Ainsi, Michel Gurfinkiel, pour http://hamodia.fr/, dans un article intitulé « La Vieille Lady grise, Quand le " New York Times " fait la leçon à Barack Obama… », écrit : « Le 10 février, le grand quotidien américain The New York Times a publié un éditorial enjoignant au président Barack Obama de passer à l’action contre l’Iran. Le ton est sévère, presque cinglant… Le journal new-yorkais commence par affirmer que le chef de l’Exécutif a eu raison d’ouvrir un dialogue, l’année dernière, avec Téhéran. Mais il ajoute : ‘Trop, c’est trop. Il faut que l’Iran comprenne que ses ambitions nucléaires vont lui coûter très cher’. Or selon lui, la stratégie qu’Obama semble appliquer actuellement est trop lente : ‘Le président a dit (…) que les États-Unis et leurs alliés voulaient mettre au point ‘assez vite’ une résolution internationale imposant de nouvelles sanctions. Il a ajouté que cela pouvait prendre plusieurs semaines… Ce n’est pas rassurant. Une fois qu’une résolution a été rédigée, le processus de négociation [en vue de son adoption] s’étire en général sur des semaines, sinon des mois’. Le New York Times souligne en particulier que deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, la Russie et la Chine, ne sont pas disposés à soutenir des sanctions ‘qui mordraient’, c’est à dire susceptibles d’un effet réel.
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La procrastination dans laquelle Obama s’enferme constitue donc, pour l’influent quotidien, une double erreur : d’une part, jamais le régime des mollahs n’a été ‘plus vulnérable à des pressions extérieures’ en raison de ses ‘turbulences économiques et politiques’ ; d’autre part, Téhéran pourrait tirer profit d’un tel délai pour parachever son programme nucléaire actuel et procéder à l’essai d’une première bombe, même rudimentaire. Dès lors, que faire ? ‘Si le Conseil de sécurité ne peut pas agir vite, les États-Unis et leurs alliés devront imposer leurs propres sanctions. Il faudrait qu’ils préparent cette option dès maintenant’. Que le New York Times, d’entre tous les journaux américains, endosse cette analyse, cela mérite réflexion. Fondé en 1851, ce ‘quotidien de référence’, souvent qualifié de ‘Vieille Lady Grise’, joue à peu près aux États-Unis le rôle qui a longtemps été dévolu au Times tout court en Grande-Bretagne ou bien au Temps et à son successeur Le Monde en France : un média élitaire, élitiste, mais en même temps ‘éclairé’ ; l’organe officieux des trois vrais pouvoirs : la politique, l’argent et la culture. Racheté en 1896 par une famille juive d’origine allemande - les Sulzberger -, le New York Times a toujours professé un souci réel des droits de l’homme et une aversion pour toutes les formes de racisme, à commencer par l’antisémitisme.
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Mais ces engagements l’ont également conduit par la suite à se rapprocher du centre-gauche (ce que l’on appelle en Amérique les ‘libéraux’), puis de la gauche proprement dite (les ‘radicaux’). Depuis la guerre du Vietnam, il a été ainsi le plus souvent hostile à la « politique de puissance » des États-Unis, qu’il s’agisse de combattre les régimes totalitaires communistes ou de résister à l’islamo-fascisme : avec l’ineffable candeur de ces kantiens, dont Jean-Paul Sartre disait qu’ils avaient ‘les mains pures… mais pas de mains’, il préconisait une gouvernance mondiale - gérée par l’Onu ou quelque ‘forum’ informel, Trilatérale ou Davos - réconciliant l’Est avec l’Ouest, le tiers-monde avec les pays riches et l’islam avec la démocratie occidentale. De même, tout en défendant le droit d’Israël à l’existence - ce qui ne va pas nécessairement de soi, pour certains… -, il a soutenu en Israël la gauche contre la droite, et souvent manifesté une extrême compréhension envers toutes les formes de nationalisme arabe ou d’islamisme. Certains de ses éditorialistes, comme le couple infernal Flora et Anthony Lewis, ont fait plus pour légitimer Yasser Arafat en son temps que tous les médias arabes et islamiques réunis !
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Plus récemment, le New York Times a souvent donné la parole à la minorité qui, dans la communauté juive américaine, prend ses distances avec Israël, notamment l’organisation J Street. Et bien naturellement, il a soutenu en 2008 la candidature de Barack Obama, comme on soutient une sorte de 'messie' qui résume tout ce qu'il a fait et ce à quoi il a cru pendant des générations… Or, ce même New York Times critique aujourd’hui Obama, lui recommande d’ignorer l’Onu et d’agir vite, très vite, contre l’Iran, quitte à ressembler de trop près à son prédécesseur honni, George W. Bush ! Cela veut dire premièrement que l’élite ‘libérale’ new-yorkaise se réveille, ce qu’elle n’avait même pas réussi à faire entièrement après les attentats du 11 septembre 2001 qui pourtant la visaient directement ; deuxièmement, qu’Obama, abandonné par l'opinion américaine moyenne - comme le montrent à la fois les sondages et les résultats électoraux - l’est aussi par certains de ses alliés idéologiques les plus proches ; et enfin que l’heure est grave au Proche et au Moyen-Orient. Car franchement, les Israéliens Binyamin Netanyahu, Ehoud Barak et Shimon Pérès n’auraient pu obtenir à eux-seuls une telle conversion de la Vieille Lady Grise. Il aura fallu que bon nombre de Musulmans s’y mettent, Égyptiens, Saoudiens et autres, aussi menacés que les Israéliens par les Folamour de Téhéran » (Fin de l’article de Michel Gurfinkiel pour http://hamodia.fr/ intitulé ‘La Vieille Lady grise, Quand le New York Times fait la leçon à Barack Obama…’ »).
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jeudi 18 février 2010

La France soudain amoureuse de Haïti

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Mon Billet d'Humeur :
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La France soudain amoureuse de Haïti
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Michel Garroté
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Jeudi 18 février 2010 – 4 Adarl 5770
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Je lis sur http://courrierinternational.com/ que (extraits) « le journal américain El Nuevo Herald a rapporté dans son édition du 11 février que l’équipe de Barack Obama a discrètement concocté un plan de reconstruction d’Haïti (ndmg : où est le problème ?). Conçu par le département d’Etat, ce plan aurait été présenté au président René Préval lors de la dernière visite en Haïti de l’ancien président américain Bill Clinton, il y a environ deux semaines. (…) Malgré tout ce qui se dit, la population tant en Haïti que dans la diaspora haïtienne aux Etats-Unis, particulièrement en Floride, voit les choses autrement. Là-bas, des médias haïtiens ont même organisé des sondages relatifs à une mise sous tutelle d’Haïti par les Etats-Unis (ndmg : nous y voilà ; le terme « mise sous tutelle » est une exagération d’origine française…). Les résultats sont favorables entre 60 % à 80 %. Cette diaspora n’hésite pas à prendre position en faveur d’une tutelle américaine en Haïti (ndmg : en fait les Haïtiens souhaitent un contrôle de gestion afin que l’argent ne finisse pas une fois de plus dans les poches des corrompus de service).
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Dans le sud d’Haïti, un pasteur protestant très écouté et harangueur de foules, a récemment mis en circulation une pétition appelant l’Oncle Sam à placer Haïti sous son protectorat permanent (ndmg : « harangueur », on va encore nous faire le coup du méchant évangéliste colonisateur). La pétition a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures. Les élites politiques et économiques haïtiennes, à de rares exceptions, semblent être prêtes à s’accommoder également d’une tutelle renforcée et effective du géant nord-américain sur la république caribéenne. La perception (ndmg : c’est une réalité et non pas une perception) de la corruption qui pèse sur les dirigeants haïtiens, l’incapacité remarquable (ndmg : remarquable ?) de l’équipe en place dans la gestion de l’après-séisme, sont au nombre des facteurs expliquant leur position. Certains ont avancé la question de proximité géographique d’Haïti avec les Etats-Unis (ndmg : ce ne sont pas « certains » qui ont « avancé » ; c’est une réalité géopolitique).
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Dans une lettre datée du 9 février 2010, Dumas Simeus, un Haïtien-Américain résidant aux Etats-Unis, multimillionnaire et ex-candidat à l'élection présidentielle de 2006, a ouvertement demandé au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, de placer Haïti sous tutelle onusienne pour au moins vingt ans (ndmg : et comme il est multimillionnaire et bi-national il a forcément tort, c’est ça ?). Il faut dire qu’en dépit des apparences, la compétition bat son plein entre Américains, Européens et hauts cadres onusiens à Port-au-Prince en termes de visibilité et d’influence, et sur le leadership international qui pilotera la reconstruction (ndmg : à cette nuance près que sans l’armée américaine et ses bateaux hôpitaux, Haïti serait aujourd’hui dans le chaos et la violence). Si, en privé, les discussions vont bon train sur l’éventualité d’une tutelle américaine ou onusienne déclarée, il n’y a pas encore vraiment en Haïti de grands débats publics sur la question. Entre-temps, les va-et-vient des chefs d’Etat et de gouvernement se poursuivent. Le 15 février, Haïti a reçu la visite du Premier ministre canadien, Stephen Harper.
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Cette visite a été suivie par celle de Nicolas Sarkozy, le 17 février. Le président français, a-t-on appris, avait dans ses valises son propre plan de reconstruction d’Haïti qu’il devait soumettre aux officiels haïtiens (ndmg : cette opération de relations publiques a été minutieusement orchestrée par les conseillers de l’Elysée ; mais elle arrive tout simplement trop tard). Il y a donc le plan Sarkozy et le plan Obama (ndmg : là ça devient franchouillardement lourd). Le séisme du 12 février semble avoir emporté tout ce qui restait de souveraineté à ce pays dévasté (ndmg : depuis son indépendance, Haïti n’a connu que des dictateurs vaudous et du reste, les indépendantistes avaient conclut un « pacte avec Satan » en 1791 ; 200 ans plus tard, en 1991, les églises haïtiennes rompaient symboliquement ce pacte ; mais les rites vaudous et la corruption ont néanmoins continué).
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Haïti avait, par le passé, fait souvent les frais des luttes d’influence entre les puissances occidentales, et de leurs visées hégémoniques dans les Amériques (ndmg : Haïti est près de la Floride et les USA ne peuvent pas se permettre un Etat instable dans cette région ; quant aux Français, n’ayant pas de quoi nourrir les SDF de l’Hexagone, à quoi bon vouloir prendre le leadership dans un Etat caraïbe ?). Dans le malheur, la même dynamique continue. Pour le meilleur ou le pire » (Fin des extraits de l’article repris par Le Courrier International).
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Faut-il brûler Israël ? (6e partie)

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Faut-il brûler Israël ? (6e partie)
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Michel Garroté
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Jeudi 18 février 2010 – 4 Adarl 5770
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J'ai publié, une première fois, en janvier 2008, les analyses reproduites ci-dessous. Deux ans plus tard, soit en février 2010, certains événements, datant de l'époque, prennent une signification intéressante, y compris face au danger nucléaire iranien.


Lundi 14 janvier 2008

OMMISSIONS MEDIATIQUES

Avant, pendant et au-delà de la tournée moyen-orientale de Bush, nos médias ont abondamment péché par omission. Des faits de la plus haute importance stratégique ont été tantôt minimisés tantôt censurés. Caroline Glick notamment s'est penchée sur la question. Ainsi, il est un fait patent que Bush est arrivé en Israël et au Moyen-Orient précisément au moment où les forces ennemies, groupes terroristes et Etats sponsors tel la Syrie et l’Iran, ont intensifié leurs attaques armées contre Israël. Le groupe terroriste alquaïdique Fatah al-Islam, groupe fabriqué par les Syriens et dirigé par Shaker al-Absi, un palestinien, a refait surface la semaine dernière au beau milieu de la visite de Bush. Shaker al-Absi a refait surface avec une cassette vidéo. Shaker al-Absi opère depuis la Syrie et le Nord de l’Irak. Actuellement il unifie son groupe avec al-Qaïda. Shaker al-Absi fut l’allié de Abu Musab Zarkawi, qui dirigeait al-Qaïda en Irak jusqu’à sa mort en juin 2006. Shaker al-Absi étend ses opérations jusqu’à Gaza. Le mois dernier, son organisation a tiré des missiles sur le sud d’Israël. La cassette vidéo de Shaker al-Absi de la semaine passée et son message furent aussitôt suivis de lancement de roquettes sur le Nord d’Israël le 7 janvier au soir et par le bombardement de l’UNIFIL près de Saïda au Sud-Liban le 8 janvier.

Le Fatah al-Islam s’attelle actuellement à unifier les divers groupes d’al-Qaïda en Irak, à Gaza et au Liban. Le Hamas a saisi la visite de Bush pour augmenter les lancements de missiles sur le sud d’Israël. Le Hamas a également attaqué une école américaine dans le Nord de la bande de Gaza le matin du 8 janvier. Tout au long de la visite de Bush, le Hamas n’a cessé de faire pleuvoir roquettes et obus sur le sud d’Israël. En décembre, la chaîne de télévision de Mahmoud Abbas, président de l’autorité palestinienne, a intensifié sa propagande appelant à la destruction d’Israël et à la « libération » de Haïfa, Tibériade, Accra et Tel Aviv. Il y a deux semaines, l’armée israélienne a mené une opération à Naplouse, en Cisjordanie, contre un commando du Fatah qui fabriquait des roquettes. Tandis que Bush se trouvait en Israël, le guide suprême iranien Ali Khamenei envoyait son représentant, Ali Larijani, en Syrie, pour une semaine entière. Ali Larijani rencontra le dictateur Bashar Assad et réaffirma l’alliance stratégique entre la Syrie et l’Iran. Les forces navales iraniennes se livrèrent à un acte de provocation contre les forces navales américaines dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a fait passer le budget annuel du Hezbollah de 400 millions de pétrodollars iraniens à un milliard de pétrodollars iraniens. Fort de cet argent, le Hezbollah est en train d’installer sa chaîne de télévision Al-Manar sur satellite via un concessionnaire thaïlandais.


Mardi 15 janvier 2008

OLMERT N’EST PAS UN DÉMOCRATE

Ce ne sont – évidemment – pas nos médias européens qui vont nous dire la vérité sur ce qui se passe réellement en Israël. Lire les traductions – généralement anglaises – de ce que raconte la presse israélienne, cela non plus, ne nous révèle pas ce qui se passe réellement en Israël. Il reste, pour nous informer, le Web. Et celles et ceux – ils sont rarissimes – qui intègrent, les analyses qu’ils ont trouvées sur le Web, dans les articles qu’ils publient dans la presse écrite. Dans la première catégorie – les journalistes d’investigation sur le Web – nous avons, par exemple, Yoav Yitzhak. Dans la deuxième catégorie – les journalistes qui intègrent, les analyses qu’ils ont trouvées sur le Web, dans les articles qu’ils publient dans la presse écrite – nous avons, par exemple, Caroline Glick du Jerusalem Post (1). Si je suis aujourd’hui en mesure de rédiger le présent article, c’est en grande partie grâce au travail sur place, en Israël, de mes confrères Yoav Yitzhak et Caroline Glick. Et grâce au réseau anglophone d’information d’Aaron Lerner (2). Mais venons en aux faits.

La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni vient d’ouvrir des négociations vitales avec son homologue palestinien Ahmed Qurei. Ces négociations sont vitales car elles impliquent : 1- la partition de Jérusalem ; 2- la destruction de centaines de communautés israéliennes en Judée-Samarie et à Jérusalem ; 3- l’expulsion de 100'000 à 500’00 Israéliens de leurs maisons ; 4- les frontières d’Israël ; 5- le droit à l’émigration de quelques millions d’arabes d’origine palestinienne (hostiles à Israël) vers Israël. Or, dans les sondages les plus récents, les deux tiers des Israéliens déclarent que l’actuel gouvernement israélien n’a aucun mandat pour conduire des négociations sur ces points. Et les deux tiers des Israéliens déclarent qu’ils sont actuellement opposés à toute négociation sur Jérusalem. Vendredi 11 janvier, les sondages parus dans les médias israéliens confirmaient que le Premier ministre israélien Ehud Olmert et son gouvernement sont soutenus par seulement huit pour cent de leurs citoyens.

Lundi 14 janvier, le journaliste d’investigation Yoav Yitzhak a révélé que les services du Premier ministre Olmert ont garanti une couverture médiatique positive de la visite du Président américain Georges Bush en Israël la semaine dernière. Concrètement, les services du Premier ministre Olmert ont orchestré, des interviews exclusives, de Bush, avec Yonit Levy de la télévision israélienne Channel 2 ; et avec Shimon Shiffer et Nahum Barnea du journal israélien Yediot Aharonot. Tout ceci reste extrêmement court et sélectif. La majorité des Israéliens se contrefichent des théories gauchisantes de Yonit Levy, Shimon Shiffer et Nahum Barnea. Afin d’empêcher toute manifestation contre la création d’un Etat palestinien dans le contexte actuel (manifestation pourtant légitime puisque Israël était, jusqu’à la semaine dernière, une démocratie), le gouvernement israélien et la police israélienne ont placé la semaine dernière Jérusalem sous le coup d’une loi quasi martiale. Un tiers du total des policiers israéliens a été transféré des quatre coins du pays à Jérusalem. Ecoles et entreprises ont été fermées. On a intimé les Israéliens de Jérusalem de rester chez eux ou tout au moins d’éviter la rue.

Cependant, le mercredi 9 janvier, trois manifestants se sont postés en face de l’hôtel Dan Panorama, à Jérusalem, hôtel où la presse étrangère était hébergée lors de la visite de Bush. Trois manifestants, Jeff Daube, Susie Dym et Yehudit Dassberg ont simplement essayé de distribuer à la presse étrangère un rapport sur le Fatah palestinien et l’implication de celui-ci dans des attaques terroristes contre Israël. Le rapport a été rédigé par un éminent chercheur, Arlene Kushner. Le rapport ne contient aucune recommandation politique. Il documente simplement sur les activités terroristes du Fatah. Les trois manifestants, Jeff Daube, Susie Dym et Yehudit Dassberg ont étés détenus par la police et accusés de distribuer du matériel séditieux (est séditieux ce qui trouble l'ordre public et ce qui est concerté par des meneurs) et de causer des nuisances publiques (qui cause torts et dommages à la société). J’en conclus que sous le règne de Ehud Olmert, soutenu par seulement huit pour cent des Israéliens, un rapport rigoureux du chercheur Arlene Kushner est donc un matériel qui trouble l'ordre public et qui est concerté par des meneurs. J’en conclus, aussi, que sous le règne de Ehud Olmert, soutenu par seulement huit pour cent des Israéliens, trois manifestants causent des torts et des dommages à la société. J’en conclus, surtout, que Olmert n’est pas un démocrate.

(1)
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1200308085522&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

(2)
http://www.imra.org.il/


Mercredi 23 janvier 2008

LES NON-DITS

Je suis frappé, une fois de plus, par la façon très sélective, dont nos médias européens, relatent, la situation au Moyen Orient en général ; et la situation dans la bande de Gaza en particulier. Pourtant, la seule journée d’hier, mardi 22 janvier, fut riche en événements. En effet, mardi 22 janvier, le Commissaire européen pour la Justice, la Paix et la Sécurité, Frano Frattini, a déclaré, que les mesures prises par Israël, à l’égard de la bande de Gaza, ne peuvent pas être assimilées, à des « crimes de guerre ». Frano Frattini a critiqué, le lancement incessant de roquettes Qassam, depuis la bande de Gaza, sur la population civile israélienne. « Pendant trop longtemps, l’Europe a blâmé Israël pour le manque de paix avec les Palestiniens (…) Nous vous avons demandé de prendre des risques ; et souvent, nous ne vous avons pas fourni les assurances, que vous ne seriez pas seuls, si les choses tournaient mal (…) Aujourd’hui, l’Europe comprend mieux la complexité du Moyen Orient », a déclaré Frano Frattini, s’adressant aux Israéliens.

De son côté, l’ancien ambassadeur américain auprès de l’ONU, John Bolton, a vertement critiqué, ce même mardi 22 janvier, la nouvelle politique iranienne des USA. John Bolton a entre autre déclaré : « La question se pose maintenant pour Israël de savoir s’il va utiliser la force militaire pour stopper l’Iran ». Encore ce mardi 22 janvier, le chef terroriste du Hamas, terré en Syrie, Khaled Meshal, a relancé sa propagande en déclarant : « Qu’Israël cesse ses ‘agressions’ et ‘l’occupation’ de ‘la terre de Palestine’ ! Et la ‘résistance’, y compris les roquettes, cesseront ». Le même jour, quinze roquettes ont été lancées sur le Néguev, en Israël, depuis la bande de Gaza ; et des snipers palestiniens ont ouvert le feu près de la localité israélienne de Ein Hashlosha.

Pendant ce temps, le directeur palestinien de la centrale électrique de la ville de Gaza, Derar Abu Sissi reconnaissait que grâce aux 700'000 litres de fuel, fournis par Israël, depuis Nahal Oz, une turbine était à nouveau opérationnelle ; et l’électricité rétablie dans divers secteurs de Gaza. C’est intéressant. Les dirigeants de la bande de Gaza veulent détruire Israël et exterminer sa population. Et néanmoins, Israël fournit l’électricité à Gaza. Imagine-t-on la situation inverse ? Des Palestiniens, fournir de l’électricité, à des Israéliens, qui pilonneraient, tous les jours, aveuglément, les civils palestiniens, à coup de roquettes, avec, en plus, la volonté d’exterminer tout ce qui est palestinien ?

Toujours ce mardi 22 janvier, le Général israélien Moshe Ya'alon, a établi, un constat accablant, sur les relations israélo-palestiniennes, passées et présentes. Le Général Moshe Ya'alon a notamment déclaré : « Les dirigeants palestiniens ont conduit à des destructions dans chaque pays où ils sont parvenus à s’imposer (Jordanie, Liban, etc.). Les dirigeants palestiniens n’ont respecté ni engagements ni accords. Les dirigeants palestiniens n’ont manifesté aucun intérêt pour la croissance économique. L’aide financière n’a pas été utilisée pour construire une économie. Les dirigeants palestiniens ont mis hors service leurs propres zones industrielles. La corruption a fait fuir les investisseurs. Rien ne fonctionnera si les Palestiniens voient qu’il y a une possibilité de vaincre Israël. (…) Encore plus de concessions de la part d’Israël, cela donne encore plus d’espoir aux Palestiniens qu’Israël peut être vaincu. Cela n’aide pas le processus de paix. Israël a besoin de changer sa stratégie », a conclu le Général Moshe Ya'alon.

Concluons, justement. Le mardi 22 janvier, le Commissaire européen pour la Justice, la Paix et la Sécurité Frano Frattini, l’ancien ambassadeur américain auprès de l’ONU John Bolton, le chef terroriste du Hamas terré en Syrie Khaled Meshal, le directeur palestinien de la centrale électrique de la ville de Gaza Derar Abu Sissi et le Général israélien Moshe Ya'alon ont effectués, tous les cinq, le même jour, d’importantes déclarations. Résultat ? Pas un mot dans les téléjournaux le mardi 22 janvier le soir. Et pas une ligne dans les quotidiens le mercredi 23 janvier le matin. En revanche, les télévisions et la presse, nous brisent les nerfs, je pèse mes mots, tous les jours, du matin au soir, avec les mêmes informations, très sélectives et très orientées, sur ce qui, selon elles, se passe, dans la bande de Gaza. Pourquoi ? Parce que la presse écrite et audiovisuelle européenne hait Israël. Et que du fait de cette haine, la presse écrite et audiovisuelle européenne est tout naturellement judéophobe.

Nota Bene : concernant les informations condensées ci-dessus, on trouvera des informations plus détaillées, en anglais, notamment sur
http://www.imra.org.il/

Dernière minute : ce n’est pas la population civile de la bande de Gaza mais le Hamas qui a fait péter le mur qui sépare la bande de Gaza de l’Egypte. Cela fait des mois que le Hamas tranche le mur métallique à l’aide de coupe torches oxyacéthyléniques. Bien équipés, les tarés du Hamas. Voir le Times :
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article3238615.ece
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mercredi 17 février 2010

France : dégradations ou sabotages ?

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France : dégradations ou sabotages ?
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Michel Garroté
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Mercredi 17 février 2010 – 3 Adarl 5770
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Je lis ça et là sur le wire que quatre activistes gauchistes ont été arrêtés à Paris dans le cadre de l'enquête sur les sabotages en série de distributeurs automatiques de billets de la BNP et de La Banque postale. Les quatre activistes sont présentés au parquet aujourd’hui pour la mise en examen. Curieusement, le parquet requiert leur remise en liberté « sous contrôle judiciaire ». Une information judiciaire pour « dégradations et destructions volontaires en réunion » est ouverte. Plus de cinquante distributeurs ont été sabotés depuis décembre 2009 à Paris et en province, notamment à Grenoble.
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La section antiterroriste du parquet de Paris avait dans un premier temps saisi la brigade criminelle, plus concrètement les enquêteurs de cette brigade spécialisés dans les faits terroristes. Mais les sabotages ne seront finalement pas qualifiés d’actes terroristes ou criminels, mais considérés comme des « dégradations de droit commun ». Les policiers ont identifié les activistes gauchistes grâce à des enregistrements de vidéosurveillance et des traces laissées sur les lieux. Les sabotages ont été revendiqués sur le site Internet d'extrême gauche indymedia.org.
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2010 l'Odyssée de l'Iran

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2010 l'Odyssée de l'Iran
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Michel Garroté
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Mercredi 17 février 2010 – 3 Adarl 5770
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En janvier, le général américain David Petraeus a déclaré sur CNN qu’en plus de la diplomatie et des sanctions, les USA ont élaboré l’éventualité de plans militaires pour faire face aux installations nucléaires de l’Iran. « Il serait complètement irresponsable que le Centcom (le commandement de l’armée américaine en charge de la région) n’ait pas envisagé plusieurs scénarii et fait des plans pour toute une série d’éventualités différentes », a dit le général Petraeus sur CNN. Lorsqu’on questionne Petraeus sur la vulnérabilité des installations, il répond que l’Iran a renforcé ses matériels militaires et a renforcé les tunnels souterrains. Pourtant, ses installations ne sont pas à l’abri des bombes. « Eh bien, elles peuvent certainement être bombardées », a dit le général Petraeus sur CNN.
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Début février, le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshé Yaalon a évoqué la possibilité d'un recours à la force pour empêcher l'Iran de parvenir à l'arme nucléaire.
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Hier soir sur RIA Novosti on pouvait lire : « ‘Une frappe israélo-américaine contre l'Iran est actuellement très probable, mais beaucoup dépend de la position de la Russie et de la Chine’, a déclaré mardi aux journalistes le président de ‘l'Académie des problèmes géopolitiques’, le général Leonid Ivachov. "Une frappe contre l'Iran est actuellement à l'ordre du jour, elle sera très probablement portée par les Etats-Unis et Israël, mais beaucoup de choses dépendront de la position de la Russie et de la Chine", a annoncé le général russe. Selon lui, la frappe sera portée au moyen d'armes conventionnelles. "Si Israël se décide à l'usage d'arme nucléaire, si limité soit-il, il déliera les mains à tous les pays solidaires de l'Iran condamnant le dictat israélo-américain", a indiqué l'expert militaire. Ces pays pourront riposter en recourant aux armes de destruction massive, notamment à l'arme biologique et en organisant des attentats terroristes. Selon l'expert russe, l'Iran se trouve aujourd'hui encerclé par des bases militaires et des navires américains et otaniens. "L'Iran se trouve en état de vulnérabilité totale face à une éventuelle agression et entreprend des démarches politiques, économiques et militaires afin de pouvoir survivre et de protéger sa souveraineté", a conclu l'expert » (Fin de la dépêche RIA Novosti).
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De son côté, Aldo-Michel Mungo, analyste en géostratégie et Directeur de la rédaction du magazine militaire Carnets de Vol écrit : Contrairement à ce qu'a affirmé, il y a quelques jours, un chercheur de l'IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques) à Paris (dépêche AFP du 13/02/2010), l'Iran ne bluffe pas et a bien les capacités d'enrichir de l'uranium à 20% dans un premier temps et à 95% et plus dans un second temps. En fait le processus est identique à celui utilisé pour obtenir de l'uranium faiblement enrichi à 3,5%. Tout est une question de temps et de patience. Le matériel industriel est le même et le processus identique. D'ailleurs les experts de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) de Vienne, qui possèdent des compétences bien plus affirmées que ce chercheur parisien, ont non seulement assisté au lancement du premier lot d'uranium à enrichir à 20% mais en avaient déjà relevé des traces dans le passé, confirmant les doutes que l'Iran avait déjà franchi la ligne rouge précédemment. L'uranium naturel contient deux isotopes, en proportions très inégales, 99% d'U238, qui n'a pas d'utilité immédiate, et moins de 1% d'U235 qui est fissile. Une des méthodes pour concentrer cette infime fraction consiste à gazéifier l'uranium naturel, à l'aide d'acide fluorhydrique qui donne de l'hexafluorure d'uranium, et à le faire passer successivement dans des centaines de centrifugeuses qui tournent à 60.000 tours par minute. La force centrifuge entraîne les atomes les plus lourds (U238) vers la périphérie, permettant de récupérer de l'U235, à une concentration de plus en plus élevée, à chaque étape, pour atteindre 95%.
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Des manipulations qui ne sont pas dangereuses, l'U235 n'étant pas très radioactif. Cet enrichissement est complexe, mais les installations nécessaires sont plus faciles à dissimuler sous la forme d'usines ordinaires que les unités de retraitement, qui produisent des isotopes dont la présence trahit immédiatement les vraies finalités de l'usine. Le 3 décembre 2007, la Direction du renseignement national américain rendait publique une estimation affirmant que l'Iran avait arrêté son programme nucléaire militaire à la fin 2003 en raison des pressions internationales. En plus d'interceptions de communications entre différents responsables iraniens se plaignant de l'arrêt de l'effort militaire dans le domaine nucléaire (des communications effectuées par les Iraniens dans le but d'être interceptées), les renseignements ayant permis la rédaction de ce National Intelligence Estimate (NIE) étaient basés sur le fait que l'Iran avait détruit le complexe de Lavizan-Shian. Connues sous le nom de «Centre de préparation sur la technologie de défense avancée», ces installations centralisaient les recherches militaires dans le domaine nucléaire. Des scientifiques iraniens travaillaient sur ce site sur des problèmes de miniaturisation et d'amorçage de charges nucléaires. L'AIEA devait inspecter les installations de Lavizan-Shian en juin 2004. Les autorités iraniennes, prévenues officiellement six mois à l'avance de cette démarche, commencèrent à détruire ce site en décembre 2003, ces opérations durant 3 mois. A leur arrivée, les inspecteurs constatèrent que la terre avait été retournée sur quatre mètres de profondeur à l'aide de bulldozers.
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Cependant, les prélèvements révélèrent des traces d'uranium enrichi à 20%, indice probant que des recherches à caractère militaire avaient bien eu lieu sur ce site. Le complexe de Lavizan-Shian dépendait du Centre de recherche de physique appliqué (PHRC), un organisme subordonné au ministère de la Défense et non à l'Agence iranienne de l'énergie atomique (AIEO) qui a en charge le programme nucléaire civil. Ces installations ont tout simplement été déménagées et dispersées sur plusieurs autres sites. Les services de renseignements estiment qu'il faudrait probablement 18 mois à l'Iran pour fabriquer une bombe atomique, si Téhéran choisit cette option et pour autant que le processus n'ait pas déjà été lancé. Pendant des années, la CIA, le M16, le Mossad et d'autres services d'espionnage ont souvent été en désaccord sur le temps qu'il puisse falloir à l'Iran pour se doter de l'arme nucléaire. Il faudrait au moins six mois à Téhéran pour porter ses stocks d'uranium à un degré d'enrichissement permettant la fabrication d'armes et 12 mois supplémentaires pour fabriquer la bombe. Les services secrets reconnaissent qu'il y a beaucoup de choses concernant le programme nucléaire iranien qu'ils ne connaissent pas en raison du secret dont Téhéran a enveloppé ses activités. "Nous gardons tous en mémoire ce qui s'est passé en Irak. Il y a tant de choses que nous ne connaissons pas". Puisque 428kg est la quantité d'uranium enrichi à 3,5% qui est nécessaire pour une unique bombe nucléaire, l'Iran, avec son stock de presque 2.200kg en ce mois de février 2010, a donc la quantité suffisante pour se lancer dans la dernière étape et posséder un nombre significatif d'engins de destruction massive.
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Pour fabriquer une bombe atomique il faut de la matière fissile la plus pure possible, donc sous forme métal. Cette matière peut être de l'uranium 235 hautement enrichi pour pouvoir déclencher une explosion nucléaire suffisante. L'autre filière est celle du plutonium 239 (PU239), obtenu par retraitement à partir du combustible usagé de certaines centrales de production d'électricité ou des réacteurs de recherche. Aujourd'hui, les principales puissances nucléaires ont opté pour la filière plutonium car elle permet de construire des armes moins volumineuses. Bien que la plupart des armes nucléaires modernes soient à base de plutonium, des bombes peuvent fonctionner à l'uranium très enrichi. Mieux encore, leur construction est plus simple et ne nécessite pas d'usine de retraitement pour séparer le plutonium produit par un réacteur.
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L'arme en elle-même, dans laquelle va être introduite la matière fissile, et qui commandera, au moment voulu, le début de la réaction en chaîne est le deuxième élément du triptyque matière, arme, vecteur. Inutile de préciser que sa conception nécessite des connaissances et compétences pointues en ingénierie, le plan d'une arme valant très cher sur le marché noir de la prolifération. Pour obtenir une explosion nucléaire, il est nécessaire de déclencher une réaction en chaîne. Pour cela, il faut avoir une quantité suffisante de matière fissile, c'est la masse critique. La masse critique d'une sphère de matériau, qui varie suivant sa pureté, est d'environ 50kg pour l'U235 et de 10kg pour le PU239 car la fission du plutonium produit un peu plus de neutrons. Cependant, cette masse critique diminue quand le matériau est entouré de réflecteurs neutroniques ou quand sa densité est fortement augmentée par une explosion conventionnelle.
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Ainsi, pour faire une bombe, il suffit de 15 kilos d'U235 ou de 4,4 kilos de PU239, s'ils sont purs à 100 %. A 80 %, il faut 17 kilos d'U235 (mais au moment de la fabrication, les pertes en uranium peuvent atteindre 20 %, soit 4kg dans ce cas) et 5,6 kilos de PU239. Ce qui représente, étant donné les densités très élevées de ces matériaux, des sphères de la taille d'un pamplemousse pour l'uranium et d'une orange pour le plutonium. Le principe de la bombe A consiste à rapprocher, au moment voulu, deux masses sous-critiques qui étaient isolées l'une de l'autre. C'est l'explosion garantie dans les deux millionièmes de seconde qui suivent.
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Outre sa filière d'enrichissement d'uranium, l'Iran a lancé en 2006 la construction d'une usine de fabrication d'eau lourde, à Khondab près d'Arak où se construit une centrale nucléaire expérimentale, sites amplement photographiés par tous les satellites espions de la planète. L'eau lourde est de l'oxyde de deutérium. Chimiquement, elle est identique à l'eau normale (H2O), mais les atomes d'hydrogène dont elle est composée sont des isotopes lourds, du deutérium, dont le noyau contient un neutron en plus du proton présent dans chaque atome d'hydrogène. Elle est utilisée comme modérateur dans le but de ralentir les neutrons issus de réactions de fission nucléaire. L'eau lourde est un élément capital dans l'élaboration d'une bombe A. En effet, les neutrons ralentis ont une probabilité élevée de provoquer de nouvelles fissions de noyaux d'uranium permettant ainsi la réaction en chaîne.
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Le plutonium est un sous-produit normal du fonctionnement d'un réacteur à eau lourde, pouvant permettre, après retraitement, un programme nucléaire militaire, comme le firent l'Inde, Israël, le Pakistan et la Corée du Nord. C'est pour s'emparer de son usine d'eau lourde, et de ses secrets de fabrication, qu'Adolf Hitler a envahi en 1941 la Norvège. C'est en effet en 1934 que Norsk Hydro construit à Vemork la première installation de production d'eau lourde, d'une capacité de 12 tonnes par an. Les Alliés ont détruit par bombardement ces installations qui auraient permis à l'Allemagne nazie de développer des armes nucléaires avant les USA, avec les conséquences qu'on peut imaginer pour l'avenir de l'humanité. La France a produit de l'eau lourde dans des proportions très faibles entre 1958 et 1963. La première usine productrice fut celle de Toulouse, un site que les Allemands avaient sélectionné en 1943, en prévision d'une production dès fin 1944. L'installation de production d'eau lourde du comté de Bruce en Ontario (Canada) était la plus grande usine d'eau lourde du monde avec une capacité de 700 tonnes par an. 340.000 tonnes d'eau normale étaient nécessaires pour produire une tonne d'eau lourde. L'Inde est productrice d'eau lourde avec son Heavy Water Board. L'Argentine est un autre producteur déclaré, ce volet figurant dans le plan de réactivation du programme nucléaire argentin annoncé en août 2006 par le président Nestor Kirchner. La Roumanie est productrice et exportatrice. Le TNP impose aux gouvernements signataires un contrôle volontaire sur la production et l'utilisation, ainsi qu'une protection physique efficace afin de prévenir des vols.
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Les bombes atomiques à fission furent les premières à être développées et sont communément appelées bombes A. Elles se fondent sur le principe de la fission nucléaire et utilisent des éléments fissiles comme l'U235 et le PU239. Une masse de matériel fissible est qualifiée de critique quand elle devient capable d'entretenir une réaction en chaîne. Pour éviter que la réaction ne se déclenche de manière intempestive, on donne à la matière fissile une forme facilitant l'évasion des neutrons : séparation en deux morceaux ou sphère creuse, donc de plus grande surface. De cette manière la masse critique ne peut pas être atteinte spontanément. Le déclenchement de l'explosion a lieu lorsque toutes les parties de la matière fissile sont brusquement réunies et atteignent ainsi une masse supercritique. Le détonateur est un explosif conventionnel qui va comprimer la matière fissile et augmenter sa densité. Une fois cette masse rassemblée, les noyaux de la matière fissile se scindent et libèrent des neutrons. Ces derniers percutent d'autres noyaux de matière fissile, qui à leur tour libèrent des neutrons et ainsi de suite. La réaction en chaîne est déclenchée et la matière produit une énergie colossale par rapport à ce que produiraient des réactions chimiques dans une même quantité de matière. Dans certains cas, la réaction en chaîne est également dopée par une source de neutrons extérieure à la matière fissile. A priori elles n'existent plus dans l'arsenal des grandes puissances qui leur préfèrent la bombe H plus puissante et moins encombrante. Il s'agit de la bombe à hydrogène (bombe à fusion ou bombe thermonucléaire). Cette dernière, est un engin dont l'énergie principale provient de la fusion de noyaux légers, le deutérium et le tritium qui sont des isotopes de l'hydrogène, des isotopes dits fusibles.
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Pour réaliser cette fusion, il faut porter ces éléments à une température extrême. Celle-ci est obtenue par l'explosion d'une amorce constituée par une bombe à fission. L'engin thermonucléaire typique comprend donc deux étages, un étage primaire où l'explosion atomique est initiée, et un secondaire constitué des combustibles de fusion, lieu de l'explosion thermonucléaire. Le deutérium s'extrait de l'eau de mer, sous forme D2O plus communément appelé eau lourde ; le tritium est fabriqué à partir du lithium. La fusion engendre une grande quantité de neutrons, lesquels augmentent substantiellement la fission du plutonium ou de l'uranium hautement enrichi présent dans les étages. L'explosion d'une bombe H se déroule sur un intervalle de temps très court : 600 nanosecondes. Les militaires parlent de bombe H propre lorsque moins de 50% de son énergie totale provient de la réaction de fission. En effet, la fusion seule ne produit directement aucun composé radioactif. L'ionisation de l'air lors de l'explosion crée une décharge qui perturbe tout le spectre électromagnétique et détruit les équipements qui y sont liés.
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Les prototypes des missiles iraniens sont le missile tactique soviétique RS-14 (SS-1 Scud) et ses versions nord-coréennes et chinoises modernisées. Les missiles iraniens de ce type sont redésignés Shahab (Météorite). Leur fabrication a débuté au début des années '90, lorsque ont été développés les Shahab-1 et Shahab-2 sur base du Scud, dont plus de 300 exemplaires ont été achetés à la Corée du Nord. En 1997, la République Islamique lance l'industrialisation du Shahab. Selon certaines données, l'Iran aurait également une chaîne de montage de Shahab-2 en Syrie.
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Une nouvelle étape est franchie avec le missile Shahab-3, qui repose sur les missiles nord-coréens Nodong-1/A et Nodong-1/B, conçus et modernisés avec le soutien financier de l'Iran. Le premier lancement réussi d'un Shahab-3, dont la portée est de 1.300 à 2.000km, a lieu en juillet 2000 ; les premiers exemplaires commencent à être assemblés dès 1996. Il permet à l'Iran d'atteindre tous les pays du Proche-Orient, y compris Israël distant de 1.000km. Le 22 septembre 2003, des missiles Shahab-3 installés sur des rampes de lancement mobiles sont présentés lors d'une parade militaire à Téhéran. L'Iran a testé une dizaine de ces missiles, qui a deux dérivés: le Ghadr-1 (Puissance) d'une portée de 1.800 km, et l'Achoura (Deuil chiite), d'une portée de 2.000 km et dont le test a réussi en novembre 2007. Le Shahab-3 a vu des améliorations successives : Shahab-3B, Shahab-3C et Shahab-3D, ce dernier fonctionnant avec un mélange de combustible liquide et solide.
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Mais Téhéran voit plus loin. Le 7 février 1999, l'Iran annonce le test du moteur de la fusée Shahab-4, prétendument destinée à devenir un lanceur spatial civil. Mais le Shahab-4 est une arme supplémentaire basée sur le missile nord-coréen Taepodong-1 et le R-12 soviétique (SS-4 Sandal), le premier missile stratégique, à carburant liquide et à guidage inertiel complètement autonome produit par l'URSS. Le Shahab-4 reprend le propulseur RD-214 du R-12, largement modifié avec des technologies iraniennes.
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