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lundi 16 novembre 2009

Vatican et vases communicants

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Michel Garroté pour monde-info et drzz.info
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Lundi 16 novembre 2009 - 29 Heshvan
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D'une part, le Père Federico Lombardi, Directeur de la Salle de Presse du Vatican, et d'autre part, Giovanni Maria Vian, Directeur du journal catholique Osservatore romano, ont tous les deux déclaré (1) en septembre dernier qu’ils n’ont pas d’entretiens réguliers et fréquents avec Benoît XVI. Et qu’ils ne jouent ni l’un ni l’autre un rôle de porte parole. Giovanni Maria Vian a par ailleurs déclaré que l'Osservatore Romano, qu’il dirige, n’est pas la voix officielle du Vatican. Les principaux interlocuteurs de l'Église catholique - vis-à-vis des médias - seraient les membres de la Secrétairerie d'État et les membres des différents dicastères.
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Cette modestie subite, inattendue et déconcertante, de la part de Giovanni Marie Vian, et, surtout, de la part du Père Federico Lombardi, Directeur de la Salle de Presse du Vatican, me laisse songeur. L'allégation selon laquelle la communication du Vatican incomberait - soudain - aux membres de la Secrétairerie d'État et aux membres des différents dicastères, cette allégation, quant à elle, me laisse perplexe. Tentons de décrypter cet imbroglio de la communication vaticane.
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Dans un discours prononcé vendredi 13 novembre dernier (2), Mgr Migliore, nonce apostolique auprès de l'ONU a déclaré que (extraits) « l’abolition du droit de veto (ndmg au Conseil de Sécurité) ne semble pas être une chose possible, par contre, sa réforme paraît plus opportune et réaliste ». Le nonce a ajouté « qu’à de nombreuses reprises, l’utilisation du droit de veto a ralenti et même entravé la solution de questions cruciales pour la paix et la sécurité internationales ».
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Pour ce qui me concerne, j'ai peine à croire que Benoît XVI souhaite « réformer » ce droit de veto. Car cela impliquerait, à terme, que les dictatures représentées à l'Assemblée générale de l'ONU acquièrent progressivement une majorité au détriment des pays libres. En s'en prenant au droit de veto, Mgr Migliore rejoint l'opinion des pays membres de la Ligue arabe et de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) dont on connaît les tendances génocidaires à l'égard des Chrétiens d'Orient...
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Par ailleurs, la question des réfugiés palestiniens est « une réalité tragique », a déclaré Mgr Migliore, mardi 3 novembre dernier, en sa qualité de nonce apostolique - et d'observateur permanent du Saint-Siège -, auprès de l'Organisation des Nations Unies (3). Cette déclaration, Mgr Migliore l'a faite
au cours d'une session de l'Agence des Nations Unies pour le secours et l'emploi des réfugiés palestiniens au Proche Orient (UNRWA).
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Or, l’UNRWA (Agence des Nations Unies pour le secours et l'emploi des réfugiés palestiniens au Proche Orient) compte 60 ans d'existence ; la question des « réfugiés » palestiniens compte elle aussi 60 ans d'existence.
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En tant que catholique, il m'est difficile de comprendre pourquoi les pays mahométans qui, il y a 60 ans, ont accueillis des réfugiés palestiniens, ne leur ont toujours pas accordé le droit à la naturalisation, comme cela se pratique chez nous envers les réfugiés, au bout d'une petite dizaine d'années de résidence. Et en tant que catholique, je ne comprends pas non plus où sont passés le 700 milliards de dollars versés aux Palstiniens en 60 ans par les pays et les organisations mahométanes ainsi que par les contribuables occidentaux.
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Pour revenir à la récente information selon laquelle le
Père Federico Lombardi, Directeur de la Salle de Presse du Vatican, décide brusquement qu’il n’a pas d’entretiens réguliers et fréquents avec Benoît XVI et qu’il ne joue pas un rôle de porte parole ; et pour revenir à la récente information selon laquelle les principaux interlocuteurs de l'Église catholique - vis-à-vis des médias - seraient, paraît-il, les membres de la Secrétairerie d'État (Affaires étrangères) et les membres des différents dicastères (congrégations, tribunaux et offices de la curie romaine), pour revenir à tout cela, que l'on veuille bien me permettre de dire que c'est à la fois irréaliste et surréaliste.
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Ayant moi-même travaillé quelques années en qualité de porte parole d'une entité regroupant plus de 200'000 personnes dans quelques 80 pays, avec une dizaine de directeurs généraux et un PGD, je puis affirmer - sans me tromper - que ce serait pure folie que de répartir l'information vaticane entre les membres de la Secrétairerie d'État (Affaires étrangères) et les membres des différents dicastères (congrégations, tribunaux et offices de la curie romaine).
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Je pense, au contraire, que la seule solution serait que Benoît XVI nomme lui-même un porte parole qui, au plan fonctionnel, lui serait directement rattaché, et qui, au plan administratif, ferait partie d'une congrégation. On peut toujours me rétorquer que l'Eglise ne communique pas comme le monde communique. Certes, oui. Sauf que, de plus en plus, les ecclésiastiques, justement, communiquent comme le monde communique : sur Benoît XVI en Afrique, sur Benoît XVI en Israël, sur Benoît XVI et les traditionalistes, sur Williamson-ficheur-de-bazar, sur l'ONU, sur les Palestiniens.
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Et par conséquent je persiste et je signe : Benoît XVI doit lui-même nommer un porte parole qui officiera sous sa responsabilité directe.

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(1) http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-dian/dian079-2009.pdf

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(2) http://www.drzz.info/article-abolir-le-veto-des-5-grands-pour-livrer-l-onu-aux-mains-des-etats-antidemocratiques--39456643.html

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(3) http://www.drzz.info/article-lettre-ouverte-au-representant-du-pape-a-l-onu-38886908.html

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Post Scriptum humoristique mais véridique : toujours à propos de communication spirituelle, je tombe - par accident - sur ce bout de phrase : « Trois jours pour réorienter le monde : un colloque international ». Cela n'a pas eu lieu à New York, à Rome ou à Londres avec des cardinaux venus des cinq continents, mais dans une bourgade de 3570 habitants. Purée, y'en a qui continuent à se prendre pour le phare de l'Eglise...

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jeudi 12 novembre 2009

Le discours prophétique de Ratisbonne

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Le discours prophétique de Ratisbonne
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Michel Garroté
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Jeudi 12 novembre 2009 - 25 Heshvan
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Je me souviens parfaitement de ce que Benoît XVI a réellement dit sur l'islam dans son discours à l'Université de Ratisbonne. Je me souviens tout aussi parfaitement de la façon dont les médias ont aussitôt relaté, à leur manière, ce discours, à la fois anthropologique et prophétique, sur l'islam. Et je me souviens aussi que nous avons été peu nombreux, les intellectuels, à apprécier ce discours dans son intégralité et non pas tel que les médias pyromanes l'ont simplifié, question de ficher le bazar et sans en mesurer les conséquences. Cela dit, ce que Benoît XVI a déclaré à Ratisbonne, tout ce que Benoît XVI a déclaré à Ratisbonne, s'avère, avec le temps, parfaitement exact ; et certains n'ont pas peur de le dire haut et fort.
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Ainsi par exemple, George Gänswein, secrétaire de Benoît XVI, a déclaré, l'automne dernier, dans un important journal allemand (cf. les liens au bas du présent article) à propos de l'islam (extrait) : "Le Pape écrit lui-même tous ses textes importants, aussi le discours de Ratisbonne avec la citation controversée tirée d’un livre historique à propos d’une dispute avec les musulmans. Pourquoi personne n’a relu (vérifié ?) le texte ? Je tiens le discours de Ratisbonne, tel qu’il a été prononcé, comme prophétique. Est-ce que l’effroi a été grand quand on a pris connaissance des attaques furieuses du monde musulman ? Qu’il y a eu quelques réactions grossières, nous l’avons entendu pour la première fois après le retour de Bavière à l’aéroport de Rome".
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"C’était une grosse surprise, aussi pour le Pape. Le puissant tourbillon était d’abord né de relations journalistiques qui avaient tiré une citation de son contexte et l’avaient présentée comme l’opinion personnelle du Pape. Dans l’Islam tel qu’il existe réellement, partout où cette religion domine l’état et la société, on piétine des droits humains. La persécution de chrétiens s’est multipliée dramatiquement. Et le président de la République islamique d’Iran vient de déclarer de nouveau que le compte à rebours pour la destruction d’Israël a commencé. Est-ce que la représentation d’un véritable dialogue avec l’Islam n’est pas trop naïve ? On ne peut pas éluder les tentatives d’islamisation de l’occident".
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"Et le danger pour l’identité de l’Europe, qui y est lié, ne doit pas être ignoré. Le côté catholique le voit très clairement et le dit aussi. Justement, le discours de Ratisbonne devrait contrecarrer une certaine naïveté. Il est a maintenir qu’il n’existe pas un Islam ; il ne connaît pas non plus une voix liant tous les musulmans d’une manière obligatoire. Sous cette notion sont réuni beaucoup de courants différents, en partie hostiles, jusqu’aux extrémistes qui se réclament du Coran pour leurs actions et qui œuvrent avec le fusil. Au niveau institutionnel, le Saint-Siège essaie de nouer des contacts et de mener des dialogues à travers le conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux".

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Liens :

http://religions.blog.lenouvelliste.ch/2009/11/08/il-faut-contrecarrer-une-certaine-naivete-sur-lislam-dit-le-secretaire-de-benoit-xvi/

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http://www.zeit.de/2008/40/Mode-Gaenswein-40

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La France parle. Le monde s'en fiche.

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Michel Garroté
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Jeudi 12 novembre 2009 - 25 Heshvan
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Hier mercredi, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu et le Président français Nicolas Sarkozy se sont entretenus pendant une heure et quarante minutes à l'Élysée. Parmi les divergences, il y a cette lettre, co-signée par Sarkozy, qui demande une « enquête indépendante » sur le dernier conflit de Gaza (on attend toujours la même demande pour les génocides divers et variés qui sévissent, notamment, sur le continent africain). Mais la principale divergence, c'est la croissance naturelle de certaines communautés israéliennes, conjuguée avec le gel d'autres communautés, en Judée Samarie.
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Sarkozy « veut » le gel de toutes ces communautés, sans croissance naturelle pour certaines d'entre elles. Les Juifs n'ont donc pas le droit de se reproduire en Judée Samarie et le préservatif devrait leur être imposé par la force. Le nucléaire offensif iranien constitue encore une divergence entre Netanyahu et Sarkozy. Sarkozy est en faveur « d'une ligne de fermeté diplomatique » (mdr) pour exiger de l'Iran « qu'il respecte ses engagements » (mdr), mais Sarkozy considère l'option des frappes préventives comme une "catastrophe" (sic).
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Détail révélateur, hier soir mercredi et ce matin jeudi, sur le wire, notamment les dépêches de l'agence de presse britannique Reuters et de l'agence de presse américaine Associated Press se concentrent principalement sur l'Afghanistan, le Pakistan, le Yémen, la Turquie, la Somalie, la Corée du Nord, la Birmanie, l'Iran, le Mexique, la Chine et les Philippines ; mais la rencontre Netanyahu - Sarkozy, en revanche, passe presque inaperçue sur le wire anglo-américain.
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Côté médias français, ce n'est guère mieux, avec notamment un article du Figaro qui ressasse le passé et qui n'apporte strictement rien de nouveau. Même désintérêt sur le wire israélien, http://www.imra.org.il/ ne publiant rien et http://www.guysen.com/ publiant à peine trois lignes. A croire que les balbutiements sarkouchniques - sur Israël - finissent par indifférer le monde. A méditer...
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mercredi 11 novembre 2009

Berlin, non pas chute, mais démolition du mur

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Berlin, non pas chute, mais démolition du mur
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Michel Garroté
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Mercredi 11 novembre 2009 - 24 Heshvan
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Or donc, nos médias ont abondamment relaté, à leur façon, la « chute », en réalité la démolition, du mur de Berlin. A vrai dire, l'on a pu relever, chez certains intervenants, une légère difficulté à admettre que le mur a non pas chuté, mais a été démoli ; et que par la même occasion, c'est le totalitarisme communiste est-allemand qui a été démoli, par les forces civiles de la liberté. Divers « reportages », notamment français, se sont évertués à gâcher la fête et à noircir le tableau ; notamment en alléguant que la « chute » du mur et la réunification, avaient été « achetées », à l'URSS de Gorbatchev, par l'Allemagne de l'Ouest, celle du chrétien démocrate Helmut Kohl, pour la somme de 15 milliards de deutschmark (il y a eu des entretiens de nature économique, mais de là à évacuer tout le reste, et à réduire l'histoire à un achat, voilà un bel exemple de falsification historique...).
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Il a également été allégué que les Allemands de l'Est avaient été déçus par la réunification ; et que les Allemands de l'Ouest avaient été exaspérés par le coût de cette même réunification. Quelle curieuse façon de « faire la vérité » sur les « dessous » de la « chute » ! Car s'il est vrai qu'il a pu y avoir, ça et là, déception et exaspération, il n'en demeure pas moins que, premièrement, la réunification fut - et demeure - un succès ; et que, deuxièmement, la démolition du mur de Berlin a mis fin à plusieurs décennies de surveillance, de répression, de torture, d'emprisonnement et d'assassinats. Et puis, notons, que hormis quelques intellectuels, tel par exemple Vladimir Fédorovski, l'on s'est bien gardé de mettre en valeur le rôle déterminant du Polonais Jean-Paul II, alias Karol Wojtyla ; et le rôle, non moins déterminant, et pionnier de surcroît, dès 1967, des refuzniks juifs russes, tels Natan Sharansky, Iossif Begun, Victor Foulmakht et Yossef Mendelevitch.
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A cet égard, Frédéric Mounier, correspondant de presse à Rome, dans une dépêche datée du mercredi 11 novembre, rappelle quelques faits intéressants : "Bernard Lecomte était l’envoyé spécial de La Croix, début juin 1979, lorsque Jean-Paul II, pour la première fois, est revenu dans son pays natal. C’était dix ans avant la chute du Mur, mais ce fut la première brèche. « Nous étions médusés d’entendre ce pape slave parler, devant des centaines de milliers de Polonais, de liberté, de dignité humaine, de droits de l’homme. Et faire comme si le Mur n’existait pas ! ». L’auteur de la principale biographie de Jean-Paul II en langue française (Gallimard) poursuit : « Karol Wojtyla a toujours su que ce mur n’était que provisoire. » Pour lui, l’Europe était une. Son discours, plus éthique et religieux que politique, pouvait être entendu par des non-chrétiens. Partout, les dissidents comprennent le message. Le Kremlin sait qu’il faudra compter avec Jean-Paul II. La contagion peut alors se répandre dans tout l’empire soviétique".
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"Dès son élection, le pape slave s’est en effet évertué à distiller les valeurs qui allaient réveiller les communautés et participer à la désagrégation de cet empire. Le cardinal Frantisek Tomasek et Vaclav Havel à Prague, Doïna Cornea et le pasteur Tökes en Roumanie, Adam Michnik, Alexandre Soljenitsyne, Andreï Sakharov et beaucoup d’autres se sont inscrits dans ce sillage. Sur cette toile de fond, plusieurs épisodes sont venus ponctuer l’histoire. D’abord, ce pape s’est démarqué de ses cardinaux, dont son secrétaire d’État, le cardinal Agostino Casaroli, champions d’une Ostpolitik du moindre mal. « Le cardinal faisait le diplomate, et le pape faisait le prophète ! », se risque aujourd’hui à analyser Bernard Lecomte. Le 24 janvier 1979, lorsque Jean-Paul II reçoit au Vatican Andrei Gromyko, ministre des affaires étrangères de l’URSS, le ton est donné : le Kremlin sait désormais qu’il lui faudra compter avec cet homme d’Église hors du commun. Le 13 mai 1981, la tentative d’assassinat sur la place Saint-Pierre choque les populations de l’Est, persuadées, à tort ou à raison, qu’Ali Agça est aux ordres du KGB".
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"Cette émotion contribuera probablement à renforcer les dissidences. Rien n’aurait pu se produire sans ce pape-là. Lorsqu’en 1987, Mikhaïl Gorbatchev met en œuvre la perestroïka et la glasnost, Jean-Paul II confie à André Frossard : « Comment cet homme peut-il changer le système sans changer de système ? ». En juin 1988, les dirigeants soviétiques autorisent les célébrations du millénaire de l’Église russe. Casaroli y représente Rome, rencontre Gorbatchev et l’invite au Vatican. En coulisses, les choses se précisent lorsque Jean-Paul II, en 1985, puis début 1989, manifeste un soutien aussi secret que précis au dissident Andreï Sakharov. Finalement, le jour où le Mur s’ouvre, Jean-Paul II, à Rome, comme en un raccourci de l’Histoire, prépare la canonisation d’Agnès de Bohême, prévue le 12 novembre. Elle sera, là aussi, le prélude à la « révolution de velours ». Trois semaines après la chute du Mur, l’impensable se produit : le 1er décembre 1989, Jean-Paul II reçoit Mikhaïl Gorbatchev au Vatican. « Rien de ce qui s’est passé à l’Est n’aurait pu se produire sans ce pape-là », déclara, peu après, Gorbatchev".
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mardi 10 novembre 2009

La Cisjordanie annexée par la France

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Michel Garroté
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Mardi 10 novembre 2009 - 23 Heshvan
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Or donc, Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, déclare ce matin, mardi, sur France Inter, qu'entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, attendu demain, mercredi, à Paris, et Sarkozy, «
il y a un vrai différend politique. (…) Nous pensons toujours que le gel des colonisations, c'est-à-dire ne pas coloniser (NDMG Kouchner lit-il à haute voix un texte de Desmond Tutu ?) pendant qu'on parle (NDMG pendant qu'on parle de paix), serait absolument indispensable ». Sarkozy recevra Netanyahu demain mercredi à 17:30, heure de Paris. « Il faut discuter et faire en sorte que le processus politique reparte », précise Bernard Kouchner ce matin sur France Inter, en ajoutant qu'il se rendra prochainement dans les Territoires palestiniens et en Israël. Kouchner déplore qu'il n'y ait plus en Israël « d'aspiration à la paix ». « Il me semble, et j'espère me tromper, que cette aspiration a disparu comme si on n'y croyait plus », dit Kouchner (NDMG Netanyahu réitère régulièrement son invitation à négocier ; Mahmoud Abbas ne l'entend pas ; et Kouchner met cela sur le dos d'Israël : autisme ?).
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A propos de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, Kouchner souligne qu'il faut tout faire pour éviter qu'il ne quitte ses fonctions. «
Il faut reparler avec Mahmoud Abbas, et (que) d'abord le président palestinien ne démissionne pas comme il a menacé » de le faire, estime Kouchner. Mahmoud Abbas avait annoncé jeudi 5 novembre dernier que, soi-disant, il ne briguerait pas de nouveau mandat lors des élections générales palestiniennes du 24 janvier 2010, en raison, paraît-il, du blocage du processus de paix (NDMG « blocage » côté juif bien-entendu...).
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Avant de revenir sur les propos de Kouchner, commençons par remettre les choses dans leur contexte. Il se trouve que Netanyahu a rencontré Obama, hier soir lundi, pendant une heure quarante, c'est à dire pendant longtemps, plus longtemps que d'habitude, plus longtemps que prévu. L'entretien a porté sur la sécurité d’Israël, la coopération israélo-américaine en matière de sécurité, l’Iran et le processus de paix au Proche Orient. L'entretien s’est déroulé pour moitié en tête à tête, et pour moitié en incluant quatre proches collaborateurs de chaque côté. Du côté israélien, le ministre Ehoud Barak, l’ambassadeur Michael Oren, le chef du Conseil de Sécurité National Uzi Arad et le conseiller du Premier ministre Yitzhak Molkho ont rejoint Netanyahu.
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L'entretien a été accompagné d’un boycott tout à fait inhabituel des médias : pas de conférence de presse commune, comme c'est normalement le cas (les "analystes" allèguent que c'est en raison du différent entre Israël et les USA ; et si c'était en raison des plans qui visent désormais l'Iran ?). Seul un petit communiqué de la Maison blanche résumant l'entretien : « Le président a réaffirmé notre fort engagement pour la sécurité d’Israël et a discuté de la coopération en matière de sécurité ainsi que d’autres questions. Le président et le premier ministre ont également discuté de l’Iran et de la manière d’avancer sur le processus de paix au Proche Orient ».
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Maintenant, revenons sur les propos de Kouchner. Notons que Kouchner a tenu ses propos ce matin ; que la réunion Obama - Netanyahu a eu lieu hier soir ; et qu'il faut tenir compte des six heures de décalage horaire entre Paris et Washington. Question : Kouchner a-t-il pris le temps, entre hier soir et ce matin, de lire le maigre contenu - des dépêches d'agence - diffusé dans la nuit (maigre contenu que j'ai résumé ci-dessus) concernant la réunion Obama - Netanyahu. A priori Kouchner n'a pas pris cette peine, bien qu'il en avait le temps, juste avant de gagner les studios de France Inter (les dépêches d'agence étaient disponibles à cette heure-là). Car si Kouchner avait pris quelques dizaines de secondes pour s'informer, il n'aurait pas été à ce point bavard - sur France Inter ce matin - question de ne pas mettre Obama dans l'embarras.
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Obama dont Sarkozy a dit qu'il était son copain. Ou alors, autre hypothèse, Kouchner était au courant de la discrétion entourant l'entretien Obama - Netanyahu d'hier soir. Et malgré cela, Kouchner s'est cru autorisé à lancer sa diatribe idéologique sur Israël, sur les Palestiniens, sur les communautés israéliennes en Judée Samarie, sur Mahmoud Abbas et sur la volonté - ou l'absence de volonté - dans la région proche orientale, en matière de paix.
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A vrai dire, et ce sera ma conclusion, peu importe que Kouchner se soit informé - ou non - de ce qui s'est passé hier soir entre Obama et Netanyahu. Car dans les deux hypothèses, le fait marquant est que Kouchner (comme d'ailleurs Sarkozy) se croit investi d'une mission particulière dans le conflit israélo-arabe. Alors que la France actuelle n'a ni la dimension nécessaire ni les moyens nécessaires pour agir au Proche et au Moyen Orient. Et alors que la France, depuis 40 ans, a décidé - et décide encore - de ne pas regarder la réalité proche et moyen orientale telle qu'elle est ; d'abord en raison de son addiction au pétrole arabe; ensuite en raison de la présence sur son territoire de plusieurs millions de mahométans.
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Si l'on relit calmement et attentivement le communiqué de la Maison blanche mentionné ci-dessus, force est de constater : que primo, la priorité numéro un, c'est désormais le nucléaire offensif iranien ; que secundo, l'administration Obama n'est plus en mesure d'ignorer cette priorité, car les Israéliens n'ont pas lâché prise, ne lâchent toujours pas prise, et ne lâcheront jamais prise, sur le fait que les ayatollahs intégristes iraniens veulent rayer Israël de la carte à l'aide d'une bombe atomique ; et que tertio, les actuelles gesticulations françaises sur le conflit israélo-palestinien ont quelque chose de foncièrement anachronique et de démagogique. Demain mercredi, Netanyahu rencontrera Sarkozy. Préparons-nous. Côté français, il y aura du spectacle. Avec des « je » et des « il faut ». Le tout agrémenté d'épaules haussées et d'index pointé.
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lundi 9 novembre 2009

Le dictateur libyen libère les 2 otages suisses

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Michel Garroté
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Lundi 9 novembre 2009 - 22 Heshvan 5770
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"Les deux Suisses enlevés par la Libye en septembre ont été remis lundi à l'ambassade helvétique à Tripoli sans explication sur les raisons de leur détention", indiquent aujourd'hui les autorités suisses dans un communiqué. "Le lundi 9 novembre 2009, les deux Suisses victimes d'un enlèvement ont été remis par les autorités libyennes, sans mention d'aucun motif, à l'Ambassade de Suisse à Tripoli", précise le communiqué. Les deux hommes d'affaires étaient détenus depuis juillet 2008 en Libye en guise de rétorsion à l'arrestation à Genève d'un des fils du dictateur Mouammar Kadhafi pour mauvais traitement sur deux domestiques. En septembre dernier, les otages ont été mis dans un lieu tenu secret par la Libye. Max Göldi, qui dirigeait la filiale du groupe d'ingénierie ABB à Tripoli, et Rachid Hamdami, responsable d'une PME suisse, "se portent bien, eu égard aux circonstances", ajoute le communiqué des autorités suisses.
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Les Martyrs Juifs de la Terreur musulmane

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Michel Garroté
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Lundi 9 novembre 2009 - 22 Heshvan 5770
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D'habitude, j'ai plutôt tendance à manifester mon affliction, dès lors qu'un de mes coreligionnaires catholiques - laïc ou ecclésiastique - se mêle du conflit israélo-arabe. Mais il arrive, parfois, que je manifeste aussi ma joie, lorsqu'un coreligionnaire a le courage de sortir du spirituellement correct, cette hérésie droitdelhommesque qui renie notre filiation au Judaïsme. C'est le cas aujourd'hui, car je tombe sur un tetxe de Eucharistie Sacrement de la Miséricorde qui nous présente le dernier livre de Giulio Meotti. Ce livre raconte l'histoire des civils Juifs Israéliens devenus les Martyrs de la Terreur musulmane. Lisez.
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Le 9 novembre 2009
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Eucharistie Sacrement de la Miséricorde
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Aujourd’hui les juifs du monde entier commémorent leurs martyrs de la "nuit de cristal", c’est-à-dire les victimes du pogrom nazi de la nuit du 9 au 10 novembre 1938, en Allemagne. Aujourd’hui on fait mémoire universelle et pénitentielle de ce massacre et de la terrible extermination ultérieure des juifs par le Reich. Il n’en est pas de même, en Europe et en Occident, pour les nombreuses autres victimes juives qui, en Israël, tombent depuis des années sous les coups du terrorisme musulman. A chaque fois que l’une d’elles est tuée, elle apparaît aux informations puis en disparaît rapidement, submergée dans la confusion de la "question palestinienne", que beaucoup considèrent comme un résultat de la "faute" d’Israël.
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Pourtant, une famille israélienne sur 300 a déjà été frappée par un attentat. Les actes terroristes se comptent par milliers. Plus de 150 attentats-suicides ont atteint leur cible et, pour chaque attentat exécuté, la police israélienne estime en avoir empêché neuf. Actuellement, le total des morts est de 1 723, dont 378 femmes. Le nombre de blessés dépasse les 10 000. Un livre réagit à la distraction du regard occidental et chrétien face à cette succession de victimes, systématiquement frappées dans leur quotidien, en autobus, à la cafétéria, au marché, à la maison. Il raconte pour la première fois leurs histoires et nous dit enfin qui elles sont. Ce livre a été publié il y a un mois en Italie et sera bientôt traduit à New-York et Londres.
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Son titre est "Nous n’arrêterons pas de danser" et il est sous-titré : "Les histoires jamais racontées des martyrs d’Israël". L'auteur, Giulio Meotti, est déjà connu des lecteurs de www.chiesa par deux de ses reportages qui ont fait beaucoup de bruit : l’un sur la cité plus islamisée d'Europe, Rotterdam, l’autre sur les "jeunes des collines", les colons israéliens de la dernière génération. Son dernier livre s’ouvre sur une préface du philosophe anglais Roger Scruton et une lettre de Robert Redeker, l’écrivain français qui vit dans un lieu secret depuis qu’il a été menacé de mort par des islamistes fanatiques.
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Voici un extrait du premier chapitre. « Les submergés d’Israël », par Giulio Meotti. Extrait de "Non smetteremo di danzare", pp. 26-36 : Pourquoi ce livre ? Parce qu’il n’y avait aucune histoire des morts d’Israël. Ecrit sans aucun préjugé contre les Palestiniens, c’est un récit inspiré par l’amour d’un grand peuple et par sa merveilleuse et tragique aventure au cœur du Moyen-Orient et pendant tout le XXe siècle. Chaque projet d’extermination d’un groupe entier d’êtres humains, de Srebrenica au Rwanda, a eu sa meilleure histoire. Mais cela ne semble pas avoir été accordé à Israël : il a toujours fallu effacer rapidement de l’histoire le sang des juifs. Des juifs tués parce qu’ils étaient juifs, dont les histoires ont été noyées dans la choquante et amorale équivalence entre Israéliens et Palestiniens qui n’explique rien de ce conflit et l’émousse même jusqu’à l’annuler.
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Ce livre veut sauver de l’oubli cette immense masse de douleur, en suscitant du respect pour les morts et de l’amour pour les vivants. [...] Pendant mes quatre ans de recherches, le plus beau cadeau que j’aie reçu m’a été fait par les Israéliens qui ont ouvert à ma demande d’aide leur monde martyrisé et qui sont restés nus avec leur douleur. J’ai frappé à leur porte, je venais d’ailleurs, j’étais un non-juif, un étranger. Mais ils m’ont tous tendu la main et ils ont parlé de leurs êtres chers pour la première fois. […] J’ai décidé de raconter quelques grandes histoires israéliennes animées par l’idéalisme, la douleur, le sacrifice, le hasard, l’amour, la peur, la foi, la liberté. Et par l’espoir que, malgré tout ce silence, Israël finisse par triompher. [...] Il y a des gens incroyables comme Tzofia la sage-femme, qui a perdu son père rabbin, sa mère et un petit frère, mais aide aujourd’hui les femmes arabes à accoucher. [...] .
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Il y a Yitro, copiste de la Torah, qui s’est converti au judaïsme et dont le fils a été enlevé et exécuté par le Hamas. Il y a Elisheva, d’une famille de pionniers agriculteurs, qui a perdu tous les siens à Auschwitz ainsi qu’une fille enceinte de neuf mois, tuée par des terroristes sans pitié parce qu’elle "voulait vivre l’idéal juif". [...] Le père de Tzipi, rabbin, a été poignardé à mort et là où elle avait naguère sa chambre à coucher se dresse maintenant une importante école religieuse. Ruti et David ont perdu un grand médecin humaniste, mari de l’une et frère de l’autre, qui soignait tout le monde, arabes et juifs. Il y a le rabbin Elyashiv, dont le fils séminariste a été enlevé mais qui continue à croire que "dans la vie, tout renforce le fort et affaiblit le faible". Puis il y a Sheila, qui parle toujours de la venue du Messie et de la manière dont son mari s’occupait des enfants trisomiques.
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Menashe a perdu en une nuit de terreur son père, sa mère, son frère et son grand-père, mais il continue à croire qu’il a le droit de vivre là où Abraham planta sa tente. [...] Elaine a perdu un fils pendant le dîner du shabbat et, depuis plus d’un an, elle n’a ni fait la cuisine ni émis un son. Il y a les amis de Ro’i Klein, bouclier humain qui a sauté sur une mine en récitant le Shema’ Israël, sauvant ainsi la vie de ses camarades de combat. La fille de Yehudit est morte trop tôt, en revenant d’un mariage avec son mari. A Uri, qui avait fait l’alyah venant de France, on a aussi enlevé sa fille, volontaire chez les pauvres. Orly a vécu heureuse dans une caravane, mais son fils n’a pas eu le temps de remettre sa kippa avant d’être tué. Il y a Tehila, une de ces femmes timides mais modernes qui peuplent les colonies, mariée à un idéaliste qui "vivait la terre", aimait les touffes roses et bleu ciel des fleurs de Samarie. [...] .
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Il y a aussi le merveilleux Yossi, dont le fils a sacrifié sa vie pour sauver celle de ses amis et allait tous les vendredis distribuer des dons religieux aux passants. Rina avait créé une perle dans le désert égyptien et croyait être une pionnière : on lui a pris son fils et sa belle-fille enceinte. [...] Il y a Chaya, qui avec son mari a embrassé la religion juive ; pour eux, se convertir "c’était comme épouser Dieu". [...] Autant d’histoires qui nous parlent de cet état unique au monde, né du sionisme, idéologie laïque du XIXe siècle qui, à partir des cendres de l’Holocauste, a réuni sur sa terre d’origine un peuple exilé 2 000 ans plus tôt et exterminé plus qu’à moitié. Des histoires qui nous parlent de courage, de désespoir, de foi, de défense de la maison, en cherchant, même s’il y a parfois des erreurs, à conserver la "pureté des armes" dans la seule armée qui permette de désobéir à un ordre inhumain. […] .
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L’histoire de ces victimes juives n’est pas qu’une histoire de héros. Il s’agit presque toujours de gens sans défense. [...] Le Centre d’Etudes Antiterroriste d’Herzliya, le plus important institut d’analyse en Israël, a calculé que 25 % seulement des victimes israéliennes étaient des militaires. C’étaient et ce sont majoritairement des juifs en vêtements civils. Parmi les Israéliens, les femmes représentent 40 % du total des victimes. En Europe, on croit qu’Israël est l’élément fort, la patrie et la garnison en armes qui possède le contrôle du territoire, la technologie, l’argent, le savoir consolidé, la capacité d’utiliser la force, l’amitié et l’alliance des Etats-Unis. Et que contre cela se dresse la faiblesse poignante d’un peuple qui revendique ses droits et est prêt au martyre pour les obtenir. Mais ce n’est pas vrai. Les histoires de ces nouveaux "submergés" le démontrent.
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Les Israéliens ont prouvé qu’ils aiment la vie plus qu’ils ne craignent la mort. Les terroristes ont tué des enseignants et des élèves par centaines, mais les écoles n’ont jamais fermé. Ils ont tué des médecins et des malades, mais les hôpitaux ont toujours fonctionné. Ils ont massacré des soldats et des policiers, mais le nombre de volontaires pour l’armée et la police n’a jamais baissé. Ils ont tiré sur les autocars pleins de fidèles, mais les pèlerins continuent à venir en Judée et en Samarie. Ils ont fait des carnages lors de mariages et forcé les jeunes couples à se marier dans des bunkers souterrains. Mais la vie a toujours triomphé de la mort. Comme à la soirée au Sea Market Restaurant de Tel Aviv où Irit Rahamim enterrait sa vie de jeune fille. Quand le terroriste a commencé à tirer et à lancer des grenades sur la foule, Irit s’est jetée par terre et, allongée sous la table, elle a appelé son futur mari et lui a dit qu’elle l’aimait. Au milieu des hurlements. Et de la mort.
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vendredi 6 novembre 2009

Lettre ouverte au représentant du Pape à l'ONU

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Lettre ouverte au représentant du Pape à l'ONU
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Michel Garroté
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Vendredi 6 novembre 2009 - 19 Heshvan 5770
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Cher Monseigneur Celestino Migliore
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La question des réfugiés palestiniens est « une réalité tragique », avez-vous déclaré, mardi 3 novembre dernier, en votre qualité de nonce apostolique - et d'observateur permanent du Saint-Siège -, auprès de l'Organisation des Nations Unies. Vous êtes intervenu - je résume et je simplifie - au cours d'une session de l'Agence des Nations Unies pour le secours et l'emploi des réfugiés palestiniens au Proche Orient (UNRWA).
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La question des réfugiés palestiniens, avez-vous déclaré, est une « réalité tragique » démontrant que la résolution du conflit israélo-palestinien est « fondamentale pour mettre fin à de nombreuses situations qui provoquent le désordre dans la région médio orientale et qui ont une série de répercutions au niveau mondial » (ndmg : il est vrai qu'à l'ONU vous côtoyez un très grand nombre de diplomates mahométans et que par conséquent, il est de bon ton de mettre le « désordre » de la « région médio orientale » sur le dos d'Israël). Vous avez dénoncé l'échec des Israéliens et des Palestiniens quant à « l'engagement dans un dialogue significatif et substantiel » et vous avez dénoncé l'échec des Israéliens et des Palestiniens « pour discuter de solutions pour donner stabilité et paix à la Terre Sainte ».
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« Aujourd'hui plus que jamais, il est nécessaire que la communauté internationale mette rapidement en avant ses efforts pour rapprocher les partis », avez-vous déclaré, soulignant que ceux qui s'occupent des négociations doivent maintenant trouver « une approche équilibrée, évitant d'imposer des conditions préalables aux parties » (ndmg : la « communauté internationale », pour reprendre votre expression, n'est pas un terme très catholique, dans la mesure où il désigne de façon virtuelle un ensemble de hauts fonctionnaires internationaux dont la charité et l'efficacité restent à démontrer).
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Rappelant que les nombreux problèmes de la région ne seront résolus que par « des négociations et le dialogue », vous avez souligné qu'une solution « durable » devait inclure « le statut de la Ville de Jérusalem » (ndmg : à ce détail près qu'en dehors de l'armée israélienne, aucune force armée, à ce stade, ne serait en mesure de garantir l'accès au lieux saints juifs et chrétiens, sans que certains de nos cousins mahométans viennent aussitôt y mettre le bazar, comme ils le font déjà sur le tombeau de Saint Joseph, ainsi qu'ailleurs, notamment en terre dite d'islam).
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« Même à la lumière des nombreux épisodes de violence et des défis au libre mouvement posés par le Mur de sécurité, le Saint-Siège renouvelle son soutien à des mesures garanties au niveau international pour assurer la liberté de religion et de conscience aux habitants et un accès permanent, libre et sans obstacle aux lieux saints de la part des fidèles de toute religion et nationalité », avez-vous poursuivi (ndmg : oui, sauf que les « nombreux épisodes de violence », en clair les actes terroristes ayant tué des civils juifs, ont diminué de 90% depuis la construction d'une barrière de sécurité dont une petite partie seulement constitue un « mur »). « Ce n'est que par une paix juste et durable - non pas imposée, mais obtenue par les négociations et un compromis raisonnable - que les aspirations légitimes de tous les peuples de Terre Sainte seront réalisées », avez-vous conclu.
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J'aimerais commencer par rappeler que l’UNRWA (Agence des Nations Unies pour le secours et l'emploi des réfugiés palestiniens au Proche Orient) compte 60 ans d'existence ; que la question des « réfugiés » palestiniens compte elle aussi 60 ans d'existence ; et que la Commission de l'UNRWA dite des « politiques spéciales et de la décolonisation » (sic), dite également « Quatrième Commission », compte, à son tour, un certain nombre d'années d'existence. En tant que catholique, il m'est difficile de comprendre pourquoi les pays mahométans qui, il y a 60 ans, ont accueillis des réfugiés palestiniens, ne leur ont toujours pas accordé le droit à la naturalisation, comme cela se pratique chez nous envers les réfugiés, au bout d'une petite dizaine d'années de résidence. Et en tant que catholique, je ne comprends pas non plus où sont passés le 700 milliards de dollars versés aux Palstiniens en 60 ans par les pays et les organisations mahométanes ainsi que par les contribuables occidentaux.
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Comme beaucoup de déclarations catholiques traitant des territoires disputés de Judée et de Samarie, vos déclarations véhiculent un certain nombre de lieux communs politiquement corrects. Ne vous vexez pas, Monseigneur, je vous le dis en toute amitié. Il est vrai que nombre de catholiques, laïcs et ecclésiastiques (victimes de la désinformation primaire, systématique et viscérale en faveur des Palestiniens et en défaveur des Israéliens) se sentent appelés à défendre les "victimes" palestiniennes contre les "occupants" israéliens. Il est vrai, aussi, que nombre de catholiques, laïcs et ecclésiastiques, ne disposent - apparemment - d'aucune information sur le caractère violent, dictatorial et corrompu du parti unique palestinien en Judée Samarie, le néo-terroriste mouvement Fatah et sa vieille cousine, l'OLP.
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Pour les trois quarts des 300'000 Israéliens de Judée Samarie, les obstacles à la paix ne paraissent pas insurmontables, puisqu'ils vivent à proximité de la Ligne Verte qui date du vieil armistice entre Israël et la Jordanie, à l’est de Jérusalem, et dans des implantations qui ne représentent pas plus de 5% des territoires disputés. Autrement dit, sur 300'000 Israéliens résidant dans les implantations, seuls 50'000 sont réellement concernés par les éventuelles futures négociations (cf. le reportage en Judée et en Samarie de Giulio Meotti pour "il Foglio").
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Le palestinien Mahmoud Abbas - qui fait actuellement semblant de démissionner pour être mieux reconduit dans ses fonctions - a estimé que la coalition gouvernementale israélienne (démocratiquement élue) du Premier ministre Binyamin Netanyahou aura de bonnes chances de tomber si cette coalition gouvernementale israélienne (démocratiquement élue) se soumettait aux exigences de Hussein Obama ; et si cette même coalition gouvernementale israélienne (démocratiquement élue) gelait entièrement le développement naturel de communautés israéliennes en Judée-Samarie. De plus, le palestinien Mahmoud Abbas n'a jamais aidé l'envoyé spécial des USA au Proche-Orient, George Mitchell, dont l'une des missions consistait pourtant à encourager un rapprochement entre Israël et le monde arabe (cf. le Washington Post du samedi 30 mai 2009 sous la plume de Jackson Diehl).
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Et puisque, Monseigneur, vous élargissez le débat à l'ensemble de la région, j'aimerais citer ici les informations fournies au printemps dernier par la Neue Zuercher Zeitung (et reprises par le Jerusalem Post), informations à tous ces égards très instructives.
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Ainsi donc, Caroline Glick écrivait le vendredi 29 mai 2009, dans le Jerusalem Post : « Il y a moins de deux ans, le 6 septembre 2007, les forces aériennes d’Israël ont détruit à Kibar en Syrie une installation de production de plutonium construite en Corée du Nord. L’installation détruite était un clone virtuel du site de production de plutonium de Yongbyon en Corée du Nord. En mars dernier, le quotidien suisse Neue Zuercher Zeitung a relaté qu’Ali Reza Asghari, qui servait comme général dans les Gardes Révolutionnaires Iraniens et de ministre adjoint de la défense avant sa défection aux USA en mars 2007, a divulgué que l’Iran avait payé l’installation nord coréenne. Téhéran considérait cette installation en Syrie comme une extension de son propre programme nucléaire ».
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Ne me répondez pas, Monseigneur, que c'est le Jerusalem Post qui raconte cela. Car cela est repris dans le Jerusalem Post. Mais la source est et reste le très sérieux quotidien suisse Neue Zuercher Zeitung. Du reste, je ne verrais pas de problème à ce que la source soit le Jerusalem Post, dans la mesure où mes coreligionnaires ne répugnent pas à reprendre à leur compte, tel quel et sans discernement, le point de vue mahométan sur la question d'Israël.
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Arrivé au terme de cette Lettre ouverte, je ne peux m'empêcher de repenser à l'écrivain jordanien Farid Salman qui a notamment écrit : « La Jordanie est une invention. La Transjordanie, qui était un émirat, et qui plus tard est devenue le Royaume hachémite, fait partie de la Palestine. La Grande-Bretagne l'a créée [la Jordanie] pour couronner l'un des fils d'Hussein, de la péninsule Arabique, sur une partie de la Grande Syrie – sur la Palestine. C'est encore aujourd'hui la raison. Si on ne la supprime pas, le problème palestinien ne sera pas résolu. C'est impossible. (…) Aujourd'hui, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer quand j'entends un Jordanien dire qu'il est Jordanien et qu'il existe des camps de réfugiés palestiniens en Jordanie. (…) La Transjordanie est exactement comme la Cisjordanie. Le roi de Jordanie était derrière la guerre du Liban. Il a envoyé les Palestiniens au Liban » (cf. memritv.org).
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Veuillez agréer, Monseigneur Celestino Migliore, mes salutations distinguées.
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Michel Garroté
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Journaliste catholique
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jeudi 5 novembre 2009

Débat sur l'identité française

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Débat sur l'identité française

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Michel Garroté
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Jeudi 5 novembre 2009 - 18 Heshvan 5770
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Or donc, Éric Besson - ministre de l'Immigration etcétéra - a créé un site, dans le cadre du débat sur l'identité nationale (1). Identité que je préfère, quant à moi, appeler identité française, puisque c'est bien de celle-là qu'il s'agit. Voilà pour l'identité. Quant au débat lui-même - débat sur le site d'Éric Besson (1) - je note, que comme pour tout débat franco-français, il y a les bienvenus ; et il y a, aussi, les exclus. Je comprends parfaitement que soient exclus du débat les textes ultra-nationalistes, extrémistes et racistes. En revanche, je comprends mal que soit exclu du débat, par exemple, un texte qui fait référence à l'héritage culturel judéochrétien de la France. Je sais bien qu'en France rien n'est simple ; et qu'en France tout se complique, selon la double formule d'un excellent humoriste et dessinateur français. Mais de là à censurer un texte qui ne fait que rappeler l'évidence historique de notre héritage judéochrétien, au sens culturel plus que religieux d'ailleurs, et bien cela je le comprends mal.
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Récemment, en matière de censure, il y a eu un précédent. En effet, une centaine d'intellectuels et de citoyens de diverses droites ont fondé une Alliance pour les Libertés (APL). Après une petite investigation de ma part, j'ai été en mesure d'établir que l'APL regroupe des athées de droite, des juifs de droite et des chrétiens de droite. Or, de tout cela, pas un mot dans la presse. Pas une ligne, du moins pas à ma connaissance.
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Pour revenir au débat d'Éric Besson sur l'identité nationale, sur l'identité française, j'écrivais donc plus haut, que j'ai du mal à comprendre certaines censures. C'est la raison pour laquelle je reproduis, ci-après, quelques extraits d'un texte de Bernard Antony. Si l'auteur en lui-même devait irriter certains (ce qui n'est pas mon affaire), cela ne retire rien à la pertinence de son texte. A vrai dire, pour être tout à fait franc avec mes lecteurs, la censure intellectuelle pratiquée en France m'est devenue proprement insupportable. Et l'exclusion que cette censure entraîne m'inquiète au plus haut degré. Car à force de taxer tout et rien de fanatisme ou d'extrémisme, à force de dresser les Français les uns contre les autres, et bien les hommes qui gouvernent ce pays risquent fort de devoir, un jour, faire face à des actes désespérés ou même à une guerre civile.
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Ci-après, quelques extraits du texte précité : "
La France est originellement la continuatrice de la civilisation gallo-romaine. [...] Le baptême de Clovis en 496 a remarquablement marqué et symbolisé tous les facteurs constitutifs de son identité pendant des siècles. Le germanique Clovis, de la tribu des Francs saliens, a été sacré roi selon des formes et une tradition d’essence biblique, symbolisée par les gestes judéo-chrétien de l’onction davidique par l’huile sainte, et celle du baptême dont s’inspire le sacre. […] Athènes, Rome et Jérusalem sont ainsi les noms des trois racines essentielles, religieuses, morales, culturelles, politiques de notre civilisation et de l’identité française. Celle-ci, comme en témoignent encore les cathédrales, églises et monastères, fut principalement pendant des siècles une identité chrétienne. La fleur de lys, symbole de pureté dans la Bible et symbole marial, est celle du drapeau de la royauté, les trois fleurs symbolisant la Sainte Trinité".
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"Mais
le drapeau tricolore aussi vient du plus loin de notre mémoire : avec le bleu azur du ciel, couleur de Saint Martin le patron de la Gaule et aussi celle des Mérovingiens et des Carolingiens ; avec le rouge, couleur de Saint Denis patron de Paris et aussi celle des capétiens ; avec le blanc qui fut la couleur des huguenots et donc du panache d’Henri IV, et devint par la suite celle du commandement de nos armées. La langue française enfin, à peu près fixée dès le XVème siècle, et devenue langue nationale au XVIème, puis rayonnant trois siècles durant dans une universalité que l’on célébrait au XVIIIème avec le célèbre concours ouvert à la cour du roi de Prusse, a été, sans préjudice nécessaire pour nos parlers régionaux, l’élément véhiculaire le plus essentiel de notre identité française. Être français, c’est en effet d’abord parler le français. […] ".
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"L’identité française est aujourd’hui menacée fondamentalement par deux facteurs. Le premier est celui de l’oubli, du refus même, des valeurs spirituelles, culturelles, humaines sur lesquelles a vécu séculairement notre peuple. Cela s’appelle une décadence. Le second est celui de l’implantation massive d’un autre ensemble à la fois religieux, culturel, sociologique, avec d’autres références, avec une autre mémoire que la française jusqu’à ce jour, une autre capitale fondatrice que Jérusalem-Rome et Athènes : La Mecque. [...] L’identité nationale, ce n’est pas seulement un passeport, une carte d’identité, c’est l’acceptation de fusionner sa propre identité dans une séculaire communauté de vouloir vivre ensemble dans une nation qui a commencé, il y a bien longtemps".
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(1) http://www.debatidentitenationale.fr .
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PS : Marcoroz, un lecteur avisé, me signale un paragraphe qui ne figure pas dans l'extrait ci-dessus, paragraphe qui s'en prend, inutilement, à Israël. Ainsi donc, on le voit - une fois encore - "l'alliance" n'est pas pour demain. Hélas.

mercredi 4 novembre 2009

L'Europe relègue le crucifix au cimetière

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Michel Garroté
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Mercredi 4 novembre 2009 - 17 Heshvan 5770
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Comme c'est amusant. Cela fait un bail que nous dénonçons la laïcité à géométrie variable. Récemment, nous avons même ironisé sur le soutient que les évêques suisses accordent publiquement à la construction de minarets sur sol helvétique. Il n'y a pas si longtemps, nous avons tiré la sonnette d'alarme, parce que dans un arrondissement parisien multiculturel, les Juifs portant la kippa, le samedi, pour se rendre à la synagogue, se faisaient agresser par des mahométans. Nous avons aussi - et surtout - critiqué le fait que les États occidentaux ne demandent pas la réciprocité aux États mahométans lorsqu'il s'agit de pratiquer la liberté de culte. Or, voici que
la Cour européenne des droits de l'Homme vient de condamner la présence de crucifix dans les salles de classe italiennes.
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La présence du crucifix peut être « perturbante pour des élèves d'autres religions ou athées, en particulier s'ils appartiennent à des minorités religieuses », raconte la Cour.

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Je reviendrai ultérieurement sur ce nouvel exemple (particulièrement grotesque et bouffon dans sa formulation psycho-affective) de laïcité à géométrie variable, qui favorise les mahométans et qui pénalise les Juifs et les Chrétiens (car la burqa, le voile, le foulard, le tchador, le minaret, le muezzin, le croissant, le loukoum, le kebab et le burkini devraient, logiquement, toujours selon la terminologie hallucinante de la Cour européenne, être « perturbants » pour les non musulmans que nous sommes). Et pour l'instant, je me contenterai donc de reproduire, ci-après, les premières réactions, qui du reste, ne se sont pas faites attendre.
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Le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a déclaré à ce propos : « La sentence de la Cour européenne a été accueillie au Vatican avec stupeur et regrets. Le crucifix a toujours été un signe d'amour de Dieu, d'unité et d'accueil pour toute l'humanité. Il est déplaisant qu'il soit considéré comme un signe de division, d'exclusion ou de limitation de la liberté. C'est une erreur et une myopie de vouloir exclure de la réalité éducative, signe fondamental de l'importance des valeurs religieuses dans l'histoire et la culture italiennes. Il est surprenant qu'une Cour européenne intervienne de façon lourde dans un domaine très profondément lié à l'identité historique, culturelle (et) spirituelle du peuple italien. Il semble qu'on veuille désavouer le rôle du christianisme dans la formation de l'identité européenne, qui, au contraire, a été et demeure essentielle ».
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Toujours à Rome, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a déclaré que la Cour avait « porté un coup mortel à une Europe des valeurs et des droits ». Le journal italien 'Corriere della Sera' écrit : « Le verdict de la Cour de Strasbourg a fait un petit miracle : celui de créer une quasi-unité nationale en défense du symbole du christianisme ». La droite italienne a condamné le verdict de la Cour européenne des droits de l'Homme. Le chef du Parti démocrate, Pierluigi Bersani, a déploré que « le bon sens soit devenu victime du droit ».
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De son côté, le journaliste catholique Vincent Pellegrini écrit sur son blog : « Et voilà l’Europe post-chrétienne. Elle a oublié qu’elle était une civilisation avec des signes culturels, fussent-ils religieux. On interdit les crucifix parce qu’ils sont dans l’espace public de l’école et que les élèves ne peuvent y échapper visuellement. Par contre les minarets qui symbolisent la victoire de l’Islam, qui dominent l’espace public, et auxquels on ne peut non plus échapper visuellement sont encouragés. Il faut être logique. Si l’Europe veut jouer la religion laïque jusqu’au bout, tous les signes religieux, quels qu’ils soient, doivent être interdits. Dieu nous préserve d’un Gouvernement européen sans mémoire culturelle ni historique ».
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Le ministre italien de l’éducation a répondu ceci à la Cour européenne des droits de l'Homme : « La présence du crucifix dans les classes ne signifie pas une adhésion au catholicisme, mais c’est un symbole de notre tradition. L’histoire d’Italie passe aussi à travers des symboles : en les supprimant on supprime une partie de nous-mêmes. Dans notre pays, personne ne veut imposer la religion catholique. Personne, et encore moins une cour européenne idéologique, ne réussira à supprimer notre identité. Notre Constitution reconnaît en outre, justement, une valeur particulière à la religion catholique ».
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Pourquoi Israël attaquera l'Iran

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Michel Garroté
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Mercredi 4 novembre 2009 - 17 Heshvan 5770
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Sur le site Slate.fr, David Samuels, dans un article intitulé "Why Israël will bomb Iran. The rational argument for an attack" (traduction française de Sylvestre Meininger sous le titre "Pourquoi Israël attaquera l'Iran") a notamment écrit (extraits) :
"Une attaque contre l'Iran est peut-être risquée, mais, dans le cadre de cette stratégie, elle prouverait qu'Israël est toujours capable de bousculer les rapports de force grâce à des initiatives militaires audacieuses. Même sans arme nucléaire, Israël peut mettre l'économie iranienne à genoux en bombardant les raffineries du pays, rendant ainsi très difficile une riposte d'envergure. Et si la guerre de 2006 au Liban a révélé de graves déficiences de l'armée, elle a également montré la capacité de l'aviation à détruire les batteries de missiles à longue portée".
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"On peut être sûr que s'ils attaquaient l'Iran, les Israéliens riposteraient de manière encore plus brutale et efficace à des tirs de missiles ou de roquettes par le Hezbollah ou le Hamas. A moins d'une débâcle militaire semblable à celle que subirent les Américains en 1980 dans le désert iranien, ou d'un ordre donné par Obama d'abattre les avions israéliens se dirigeant vers Natanz, une attaque aérienne devrait permettre de détruire quantité d'installations et de matériels que les Iraniens ont mis dix ans à construire et qu'ils ne pourraient pas remplacer avant longtemps. Une attaque pourrait donc retarder de deux ans, ou même de cinq ans, la mise au point d'une ogive. Mais surtout, elle mettrait fin à l'impression d'inévitabilité qui entoure désormais le programme nucléaire iranien et a permis à ce pays de devenir une puissance régionale incontournable".
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"L'idée selon laquelle le monde musulman se soulèverait alors contre Israël a perdu beaucoup de crédibilité. Les pays du Golfe et l'Egypte soutiennent ouvertement Israël contre le Hezbollah et le Hamas. De fait, Israël étant le seul pays capable de tenir tête à l'Iran et à ses satellites, l'Etat hébreu est indirectement devenu le mercenaire des pays sunnites, le gros bras chargé par Washington de protéger ce nectar si prisé par les Américains, le pétrole. Les parallèles entre l'ascension fulgurante d'Israël au rang de satellite des Etats-Unis et la montée en puissance de l'Iran constituent pour l'Etat hébreu une raison supplémentaire d'agir, et d'agir vite".
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"Le fait que l'Iran soit de plus en plus courtisé inquiète les Israéliens non seulement à cause des propos peu amènes tenus par les dirigeants de ce pays, mais surtout parce que tout rapprochement entre les Etats-Unis et l'Iran menace la «relation privilégiée» entre la superpuissance et son allié. Si on peut penser que l'Amérique mettrait Israël et l'Iran en concurrence afin de tirer le plus de bénéfices possibles de ses relations avec chacun d'eux, on ne voit pas comment les Etats-Unis pourraient contenter les deux pays indéfiniment. Il est par contre tout à fait envisageable que l'Iran, très influent en Afghanistan et en Irak et maître du Hezbollah et du Hamas, devienne un jour le nouveau partenaire «privilégié» des Etats-Unis".
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"Bombarder l'Iran est donc le meilleur moyen pour Israël de redevenir le forcené imprévisible qui attira l'attention des Etats-Unis à partir de 1967, tout en éliminant l'Iran de la liste des partenaires valables pour les Américains. Certes, cela revient à abattre l'autre fille pour garder votre petit ami, mais cela prouve seulement que les relations internationales n'ont pas grand-chose à voir avec les relations humaines. D'autant qu'en l'occurrence, cela pourrait très bien marcher. Privé de son programme nucléaire et incapable de riposter de manière conventionnelle, l'Iran apparaîtrait comme un tigre de papier, pour le plus grand plaisir des Etats sunnites du Golfe, tous alliés des Américains. Bénéfice supplémentaire, les satellites de l'Iran, comme la Syrie et le Hamas, ne pourraient que prendre leurs distances avec des Perses humiliés, dont tout le monde pourrait voir les installations nucléaires détruites sur Google Earth" (fin des extraits de l'article de David Samuels intitulé "Pourquoi Israël attaquera l'Iran").
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mardi 3 novembre 2009

Antisionisme, le nouvel antisémitisme

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Michel Garroté
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Mardi 3 novembre 2009 - 16 Heshvan 5770
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Tiens donc. Et moi qui me croyais seul. Et bien pas du tout. Il y a un autre catholique qui condamne l'antisionisme et qui défend Israël. Alors nous sommes au moins deux maintenant. Super. L'autre, c'est Magdi Cristiano Allam. Ancien musulman, il a commis l'erreur fatale de devenir catholique. Pire, il a été baptisé par Benoît XVI. Je sais, par expérience personnelle, que les convertis au catholicisme - surtout si par dessus le marché, ils aiment les Juifs et les Israéliens - sont des hommes à abattre. Or justement, et c'est la cerise sur le gâteau, Magdi Cristiano Allam publie aux éditions du Rocher un livre intitulé "Pour que vive Israël". Ci-dessous, une interview de Magdi Cristiano Allam avec France Soir.
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"On banalise le nouvel antisémitisme sous couvert d’antisionisme"

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Bientôt de passage en France, Magdi Cristiano Allam publie, en réponse au terrorisme islamiste, un hymne à la vie intitulé Pour que vive Israël (éd. du Rocher). Magdi Cristiano Allam, ancien vice-directeur du Corriere della Sera, est l’une des personnalités politico-médiatiques les plus populaires d’Italie. D’origine égyptienne, auteur de nombreux best-sellers sur l’islam et l’Occident, il est menacé de mort par le Hamas et al-Qaida en raison de ses positions sur l’islamisme, sur Israël et depuis sa conversion au christianisme. Député européen sur les listes de l’Union du centre (UDC) parti membre comme l’UMP du Parti populaire européen, il a créé son propre mouvement, Io amo l’Italia, Anima d’Europa, qu’il ambitionne d’implanter dans toute l’Europe. Protégé en permanence par de nombreux gardes du corps, France-soir l’a rencontré au Parlement européen.

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FRANCE-SOIR: Les fatwas contre vous ont été renouvelées depuis que vous avez quitté l’islam. Le fait de lier l’islamisme à l’islam a-t-il aggravé votre cas ?

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MCA: Je me bats plus que quiconque en faveur de la reconnaissance des droits des musulmans en tant que personnes, mais je suis opposé à l’islam en tant que religion, que j’ai essayé en vain de réformer mais dont les textes fondateurs légitiment la violence. Les musulmans modérés sont moins orthodoxes que les islamistes.

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Votre combat contre l’islamisme est-il un combat politique de civilisation ?

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Je suis entré en politique dans le cadre d’une double volonté de défendre l’Europe menacée par l’islamisme conquérant et par le vide spirituel, ethique et identitaire de l’Europe. Le voile et la burka apparaissent partout en Europe, où l’on banalise le nouvel antisémitisme sous couvert d’antisionisme, signes qui ne trompent pas sur la progression de l’idéologie de mort islamiste. En Belgique, des amis juifs font accompagner leurs enfants à l’école par des gardes du corps. La police ne pénètre plus dans les quartiers hors la loi où l’ordre islamiste progresse. C’est très inquiétant. L’Europe n’est pas une terre de conquête !

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Dans Pour que vive Israël, vous liez le droit d’Israël à exister à la dénonciation des islamistes Frères musulmans « coupeurs de langue ». Qu’entendez-vous par là ?

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L’idéologie des Frères musulmans, prétendus pacifiques dénonçant tactiquement les « coupeurs de tête », est la même que celle des terroristes. Ils veulent empêcher l’intégration des musulmans en Europe, réclament des droits différents, empêchent la critique de l’islam (d’où « coupeurs de langue »), au nom de la lutte contre l’islamophobie, et nient la légitimité d’Israël à l’existence. La lutte contre l’islamisme commence donc par la défense de ce droit à la vie, car l’islamisme justifie leurs massacres contre les non-musulmans et les musulmans au nom de la haine des Juifs et d’Israël. Ce droit à la vie doit être inaliénable, indépendamment du droit de critiquer tout Etat, dont Israël.

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On parle beaucoup du retour des talibans en Afghanistan et au Pakistan. Etes-vous inquiet ?

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L’échec de la stratégie militaire et politique internationale en Afghanistan et la croissance du pouvoir des talibans au Pakistan sont dus à la myopie d’un Occident qui croit pouvoir vaincre le terrorisme avec les armes. Or c’est un défi de valeurs, d’identité et de culture. Nous devons libérer les Afghans de ceux qui lavent les cerveaux et poussent à vendre les vies en échange de la farce du paradis islamique et de récompenses matérielles.

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Que pensez-vous des négociations autour du projet nucléaire militaire iranien ?

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Le régime nazi-islamiste d’Ahmadinejad n’est pas du tout fiable. La République islamique iranienne poursuit son programme d’enrichissement de l’uranium, elle détiendra d’ici un ou deux ans la bombe atomique et veut détruire le peuple et l’Etat juifs. Cela devrait déclencher une très vive réaction de la communauté internationale. Seule la naïveté et la passivité de l’Europe et des USA de l’administration Obama poussent à croire que Téhéran respectera un jour la légalité internationale et le droit d’Israël à exister. Cette lâcheté rappelle ce que Winston Churchill appelait « la politique d’apaisement » consistant à « donner à manger à un crocodile dans l’espérance que celui-ci le mangera en dernier »… Munich nous a montré, face au nazisme, que le dialogue ne mène à rien avec les idéologies de destruction.

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Etes-vous satisfait de la signature du traité de Lisbonne par le président tchèque ?

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Oui. Avec l’espoir que le traité de Lisbonne rapproche plus l’UE de la réalité d’un Etat de droit dans lequel il y ait une réelle et claire séparation des pouvoirs constitutionnels avec un pouvoir législatif dévolu au Parlement européen et plus en cogestion avec la Commission et le Conseil européen. Mais le problème de fond demeure irrésolu : la reconnaissance de la vérité historique des racines judéo-chrétiennes de la civilisation européenne sans laquelle l’Union continuera d’être un colosse de matérialité sans âme.

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Source : Actu France Soir / Service Etranger - lundi 2 novembre 2009

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Aimablement signalé par la CICAD.
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En finir avec les Ayatollahs de Téhéran

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Michel Garroté
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Mardi 3 novembre 2009 - 16 Heshvan 5770
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La théocratie intégriste iranienne n'a ni approuvé ni rejeté l'accord de la dernière chance sur le nucléaire, accord proposé par l'AIEA, l'ONU et les principales puissances occidentales. « Nous pressons l'Iran d'accepter la proposition. (...) C'est un tournant pour l'Iran. La pleine acceptation de la proposition serait une bonne indication que l'Iran ne veut pas être isolé et veut coopérer avec les grandes puissances sur le dossier nucléaire », a déclaré la Secrétaire d'État américaine Hillary Clinton. Le Ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a déclaré que la Russie et la Grande-Bretagne veulent une « réponse rapide ». De son côté, le Ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner reste sceptique : « Si la réponse iranienne (aux propositions de l'AIEA) est dilatoire comme il me semble, nous n'accepterons pas », a-t-il déclaré.
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L'Iran, par l'intermédiaire de son Ambassadeur auprès de l'AIEA, Ali Ashgar Soltanieh, raconte qu'il souhaite voir le projet « complété » pour dissiper les « inquiétudes sur des points techniques » et il propose une nouvelle réunion « le plus tôt possible ». C'est ce qu'on appelle raconter n'importe quoi pour gagner du temps.
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Aujourd'hui mardi 3 novembre 2009, le Ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, raconte à la presse, en marge d'un congrès à Kuala Lumpur, que l'accord en question n'a rien à voir avec l'enrichissement d'uranium en Iran. Il fallait oser le dire. Et il l'a dit. Cette information importante, reprise par l'agence iranienne Fars et reprise sur le wire anglophone, n'a pas, ou pas encore, été reprise par les agences de presse francophones. Pour mémoire, rappelons que le réacteur de la centrale basée à Téhéran utilise déjà de l'uranium enrichi à 20%. La situation concrète est très claire : l'Iran veut conserver l'essentiel de ses 1.500 kg d'uranium faiblement enrichis afin de pouvoir continuer, comme jusqu'à présent, à le transformer clandestinement en uranium hautement enrichis à des fins militaires. Il serait temps d'en finir avec les Ayatollahs de Téhéran.
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lundi 2 novembre 2009

Paroles de mâles blancs


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Michel Garroté - Comme c'est amusant. Il ya peu, j'ai ironisé, parce qu'une french businesswomen, au nom de je ne sais plus trop quelle égalité, celles des sexes ou celles des anges, avait stigmatisé les "mâles blancs". Or, voici que mon ami François Celier, pasteur judéo chrétien, m'adresse un texte dont le titre - Paroles de mâles blancs - résume le contenu. Un texte audacieux à lire et à faire circuler.
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Paroles de mâles blancs (sic)


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Aux élus français et à leurs communicants
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© François Celier
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En voyant nos élus, nos communicants et nos intellectuels pérorer en novlangue politiquement correcte, truffée de tabous inavouables, dans les médias et bien que je sois De guerre lasse (2) comme l’écrivit un de mes amis, je reprends la plume pour crier une fois encore au nom des mâles blancs d’en-bas et des sans-voix : Ouvrez les yeux avant qu’il ne soit trop tard !


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Elus et Communicants de France, prêtez attention à ces millions de citoyens républicains, besogneux et patriotes de surcroît. Car n’en déplaise à vos experts en sondages d’opinions et d’état d’esprit, ils sont immunisés par un bon vieux sens atavique contre l’envoûtement de vos images biaisées, vos non-dits et vos mensonges.


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Au-delà des paroles apocryphes ou hypocrites martelées par vos communicants asservis, exerçant sans scrupule leur pouvoir pervers de désinformateurs auprès des petites gens et mâles blancs d’en-bas, sur lesquels vous devriez porter un regard inquiet. Vous réaliseriez combien ils piaffent en silence, mais n’en pensent pas moins… à la Résistance.


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Il y a plus de trois décennies que l’Etat français amorça un fourvoiement politique antipatriotique, et voici que s’allument à présent tous les clignotants rouges de sa déroute géopolitique, financière et économique. Les silencieux d’en-bas ne l’ignorent plus, même s’ils s’en accommodent tant mal que bien et patientent encore un temps.


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Elus et communicants, prêtez l’oreille à ce qui les fait mal-vivre, notamment les mâles blancs d’en-bas. Une évidence effrayante se fait jour, dont vous ne soupçonnez pas l’impact dans leur esprit ! Alors que vous mésestimez couardement la stratégie islamiste qui fut appliquée dans 57 pays durant 14 siècles, à savoir la colonisation rampante des sociétés qu’ils envahissent, jadis par le fil des cimeterres, aujourd’hui par le terrorisme et le chantage pétrolifère (demain radioactif).


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Dans cette France des profondeurs qui vous est si lointaine, le réalisme économico géopolitique concocté dans vos bureaux feutrés ou High Tech, manifeste toutes les variables de l’échec. Mais votre frénésie à l’appel d’un micro, d’une caméra compère pour y psalmodier Dormez, braves gens, l’Etat veille, vous égare. Le réveil des mâles blancs d’en bas risque de vous laisser sans voix, ainsi qu’il en fut en d’autres temps.
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Cette France profonde méconnue, sauf pour l’obole des votes dans vos urnes ; anesthésiée par vos improbables vaccins verbeux, détient des ressorts de patriotisme et de jugement dont vous ne soupçonnez pas la force. Messires les élus, édiles et élites intellectuelles (à inclination gauchisante, of course), cette France d’en-bas vous traînera dans la honte et le déshonneur.
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Bien que nantis de pouvoirs étendus et prégnants, la cécité de votre classe politique -tout parti confondu-, vous empêche de comprendre la vie quotidienne des mâles blancs d’en-bas. Nombre d’entre eux présument à ce jour que vous n’en auriez plus que pour deux ans à parader, c’est-à-dire jusqu’à la prochaine et ubuesque élection Présidentielle qui vous hante, à juste raison.
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Comment se pourrait-il ? Nous, caste politique sécurisée, nous classe communicante bien formatée, n’avons-nous pas tous les outils de pression sous contrôle ? Diriez-vous d’un haussement sourcilier si ces lignes tombaient sous vos yeux ; vous qui n’êtes qu’à l’affût d’audimats menteurs, de petites phrases assassines ou de traquenards de vos pairs.
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En tant que simple citoyen agrégé aux quelques millions d’autres mâles blancs d’en-bas demeurés foncièrement patriotes (quel archaïsme !), ayant su préserver ou conquérir leur autonomie de penser par eux-mêmes ; voici leurs convictions présentes, et ce qu’ils pensent de vous : Plus jamais ces gens-là !


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Par instinct naturel, mémoire de l’histoire ou par intuitions, dans la mesure d’honneur patriotique qui les anime, sachez qu’ils accèdent à des non dits par vos communicants, informations corroborées par le mal vivre dans leurs vies locales et que vous ignorez, tant vous êtes enferrés dans vos pratiques aléatoires dues à vos peurs inavouées.


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Un certain bouche à oreille informatique vous échappe encore. En dépit de trente années de désinformation délibérées, nul n’ignore plus la gravité du fléau colonisateur qui se propage dans les villes et les terroirs de France ; d’autant qu’un nombre croissant de citoyens apprennent se sentent moins seuls, sachant que 60 à 70 % de citoyens européens estiment que l’islam menace leurs modes de vie, leurs cultures, leurs valeurs et leurs avenirs.


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Cette politique arabe de la France que vous préconisez obstinément depuis trente ans et plus, dont vous taisez son incompatibilité avec les valeurs républicaines et les droits de l’homme, (où n’en parlez qu’incidemment par ellipses et litotes), démontre votre persistance à croire à l’irréel contrôle que vous en auriez. Ce fait aliène vos esprits et vous déconnecte des mâles blancs d’en-bas (encore majoritaires) qui mesurent votre trahison à l’aune des humiliations et exactions qu’ils endurent.


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Sous Vichy, à la sombre époque du Maréchal Pétain, il en fut de même. Dans l’élite française, de ce temps, nombreux furent ceux qui devinrent les collaborateurs des conquérants nazis.
Elites, notables et communicants d’aujourd’hui, dans vos cercles de pouvoirs et vos clubs feutrés, ne croisez-vous pas déjà les regards fuyants de collègues aux consciences bâillonnées, soutenant en sous-main leurs nouveaux maîtres et colonisateurs ?
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Ces lâches précurseurs se découvrent à la vigilance des mâles blancs d’en-bas. Et vous, communicants complices qui s’autocensurent pour ne rien dévoiler du péril islamiste (pas d’ vagues !), comment pouvez-vous propager cette menace majeure pour la France et l’avenir de vos enfants ? Votre complicité maligne n’est pas sans évoquer le mystère de l’iniquité qui vous habite.
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Médias mercantiles et inféodés, votre liberté de dire vrai en presse écrite et radios-télés cessa aux premiers jours de la politique arabe de la France, décidée fâcheusement par une hauteur de vue Gaullienne dont l’Histoire jugera l’aberration. Mais plus encore, vous continuez à falsifier les exactions musulmanes ou à les occultez ; à minimisez sciemment les crimes et destructions qu’elles provoquent dans notre pays.
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Elus et communicants, souvenez-vous combien dès les années 33, il n’était pas de bon ton, ni politiquement correct, de critiquer le nazisme ! En fait, par pusillanimité, compromissions et faux-fuyants, vous êtes en train de brader (ou monnayer) notre douce France à l’islam. Sans leur demander leur avis, vous contraignez les français à cohabiter avec cette idéologie liberticide, pernicieuse et idéologiquement hostile, dans sa volonté proclamée de supplanter notre civilisation judéo-chrétienne et nos Droits Républicains, par sa cruelle charia !


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Toutes les cultures ne sont pas égales bien que tous les hommes le soient. Celle d’un islam moyenâgeux, inamovible, verrouillé depuis le 7ème siècle, est vouée à sa seule compétence :
Conquérir ou mourir dans ses déserts. Aussi, où qu’il règne et domine de part le monde, les droits et la vie des individus y sont bafoués : Afghanistan, Pakistan, Arabie Saoudite, Yémen, Somalie, Iran, Irak, Algérie, Gaza, Liban, Thaïlande, etc.
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Selon leurs stratèges, dans moins de dix ans, l’Europe sera entièrement soumise. Et vous le savez intimement. Quel élu de France (ou d’Europe) aura le courage d’un Churchill pour nous dire : N’abandonnez jamais. N’abandonnez jamais. Jamais, au grand jamais, n’abandonnez jamais en rien, si ce n’est pour l’honneur et le bon sens. Ne cédez jamais à la force. Ne cédez jamais à l’apparente puissance écrasante de l’ennemi.


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Il est encore temps, élus et communicants, car sans uniformes, les mâles blancs d’en bas s’apprêtent, avec fourches et bâtons, à s’insurger ça et là contre les envahisseurs islamistes. Pour des tas de raisons de real politik et de raisonnements captieux, cela est hors de votre estimation, c’est pourquoi, en désespoir de votre appui, les citoyens français se lèveront pour bouter l’islam hors de France, avec ou sans Charles Martel en tête.


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Je ne suis qu’un simple écrivain, pasteur judéo chrétien, père de famille et sans aucune affiliation à quelque parti politique que ce soit. Seule ma conscience et mon honneur d’homme libre m’intiment de dire ma détermination à ce que ma femme, mes enfants et leur postérité, de même que les vôtres, vivent libres sur le sol de notre douce France.


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François Celier
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