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mardi 29 décembre 2009

L'Union des Patrons Juifs de France attaquée

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Michel Garroté - Cela ne s'arrange pas, en France, côté liberté d'expression et travail des idées. En effet, c'est maintenant au tour du site de l'Union des Patrons Juifs de France et de son webmaster, Menahem Macina, de subir les attaques de la pensée unique. A ce propos, je publie, ci-dessous, une analyse lucide de Victor Peres.

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Marianne 2 et Rue89 contre l’Upjf

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Marianne 2 est un hebdomadaire de gauche et entend imposer sa ‘’pensée’’ politiquement correcte au plus grand nombre. Cet hebdo a SES vérités sur ce qui touche au conflit proche-oriental et à la place de l’Islam dans les sociétés occidentales. Et il n’entend pas s’en écarter ou s’en laisser conter.

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Blancs, pour lui, sont les antisionistes, forcément œuvrant pour une « paix juste et durable », ainsi que les mondialistes. Noirs sont les pro-israéliens, incontestablement d’extrêmes droite, tout comme les gardiens de la civilisation judéo-chrétienne.

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Si l’on en juge par le pamphlet de Guillaume Weill-Raynal noire se trouve être L’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France.(Upjf.org). Un texte qui, par ailleurs, assure qu’il s’agit d’une « bonne blague (que) Brice Hortefeux (soit) primé pour son combat contre le racisme » (1) par cette association juive française qui ressasse « jusqu’à la nausée les articles fétides que le site de l’UPJF met inlassablement en ligne » (sic).

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On aurait pu donner un certain crédit à Weil-Raynal, si ce triste individu n’avait tronqué (mais pas seulement) dès le départ de son ‘’analyse’’, et non candidement, le sujet du colloque annuel de l’Upjf qui fut, tel indiqué sur les cartons des invitations : « Les ruses de l’antisémitisme : l’antisionisme ».

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Cette ruse n’étant pas, à ses yeux, malsaine, il l’ôta dans sa satire comme sujet principal examiné par le colloque annuel de l’association pro-israélienne. Ce qui lui permit, par ce moyen, à travers sa diatribe d’insulter l’intelligence du lecteur par ses positions partisanes antisionistes et altermondialistes.

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Rappelons, pour la bonne bouche, que Weill-Raynal est l’auteur d’« Une haine imaginaire : contre-enquête sur le nouvel antisémitisme ». A l’entendre, une confirmation de la paranoïa des Juifs !

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Marianne 2 ne s’en tint pas là. Par un article de Gerald Andrieu, intitulé « Polémique: l’Union des patrons juifs de France remet le couvert » par une « blague douteuse publiée sur son site », l’hebdomadaire tente de ‘’démontrer tout le cynisme’’ de cette association pour avoir osé « couronner le ministre de l’Intérieur meilleur militant antiraciste de l’année ».

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« Cinq jours seulement après avoir honoré le ministre de l’Intérieur, un « billet » était publié sur l'Upjf.org le site de l’organisation. Intitulé « Sur Mars comme sur la terre: photos exceptionnelles de la planète ! », ce « billet » est une succession de clichés de la planète rouge. La dernière image vaut le détour : on y voit un groupe de Martiens manifester sous une banderole « Musulmans, restez chez vous », une pancarte à leurs pieds : « Mars for Martians » !

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Au-delà de cette blague dénoncée par le politiquement correct de Marianne 2, n’est il pas sujet, ici, de tout ce qui oppose la pensée dominante et l’Islam au reste de la planète ?

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Est-il encore dans le loisir de chaque communauté, de chaque pays, de choisir librement sa politique d’immigration ? Et par ricochet son mode de vie et ses concitoyens ? De défendre le patrimoine commun, ses traditions, sa langue natale ? Est-il encore inscrit dans leur choix celui d’exclure que les valeurs des lumières s’éteignent sous le poids du nombre des adeptes de la Charia ? Est-il encore permis d’assurer la primauté de la laïcité sur celle de la religion de Mahomet ou toute autre ? Est-il encore permis de refuser une immigration de peuplement et de ne consentir exclusivement qu’à une immigration choisie ?

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Pas aux yeux de Marianne 2.

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En conséquence, il est logique que l’on s’interroge quant à savoir si les peuples sont encore indépendants ou déjà soumis, sans leurs consentements, à ce gouvernement mondial tant souhaité par cette gauche ‘’bien pensante’’ ? Un bord politique nauséeux, dont ce journal se prévaut, et qui certifie que défendre ces choix de société EST d’office raciste, xénophobe et/ou islamophobe.

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Ainsi donc est dénigrée, mais pas uniquement, l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France. Ce qui permet à Guillaume Weil-Raynal d’en remettre une couche bien épaisse sur le site en ligne Rue89 (qui n’a rien à envier à son confrère papier) par un appel au Ministre de l’Intérieur intitulé : « M. Hortefeux, refusez le prix de ‘’l’antiracisme’’ de l’UPJF » (3). Un hurlement qui, là encore, insulte l’intelligence du lecteur en affirmant, par exemple, que pour l’Upjf « est réputée antisémite toute personne qui ne souscrit pas sans réserves aux thèses les plus radicales de la droite israélienne » !

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Pour cette démonstration consternante, un lien renvoie à un article croquant « Les métastases de l’antisémitisme », que le site de l’Upjf porte à la connaissance de son public en l’accompagnant d’un chapeau du webmaster du site Menahem Macina. Un article que tout quidam doté de bon sens, en rien tenant de thèses extrémistes, ne saurait rejeter sans y réfléchir sérieusement. Une étude étayée qui gêne considérablement ceux qui se savent critiques systématiques de l’état d’Israël et de ses soutiens. Un article qui illustre incroyablement bien le lien entre les tenants de cette gauche ‘’bien pensante’’ et l’antisémitisme. Ce lien coloré par le rouge, et le vert mais aussi par le brun et que Guillaume Weill-Raynal affirme n’être qu’imaginaire.

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Par cette petite analyse, on ne peut douter que les réactions des média Marianne 2 et Rue89, écrites par leurs porte-flingues Weill-Raynal et Andrieu, confirment la force de persuasion grandissante de l’association UPJF. Une union patronale juive que ces ‘’intellectuels’’ tentent de faire taire en soutenant, mordicus, qu’elle est atteinte de la rage dans l’espoir de voir les hommes politiques l’ostraciser.

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Un diagnostique, en fait, qui n’est que l’état mental actuel de ces ‘’penseurs’’ du moment ne souffrant plus les réussites de l’état d’Israël et du peuple juif qui, dans leur grande majorité, ne font qu’un.

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A leur grand désespoir.

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Victor PEREZ ©

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Liens :

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(1) :

http://www.marianne2.fr/La-bonne-blague-Hortefeux-prime-pour-son-combat-contre-le-racisme_a183154.html

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(2) :

http://www.marianne2.fr/Polemique-l-Union-des-patrons-juifs-de-France-remet-le-couvert_a183251.html?com#comments

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(3) :

http://www.rue89.com/2009/12/21/m-hortefeux-refusez-le-prix-de-lantiracisme-de-lupjf-130864

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Réchauffement chavezique de la planète

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Michel Garroté

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Mardi 29 décembre 2009 – 12 Tevet 5770

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Je lis sur Reuters, dans une dépêche parue tard hier soir, à 23:25 très précisément, que (extraits adaptés de la dépêche Reuters avec mes commentaires entre parenthèses) « la Colombie doit renforcer son armement et notamment ses systèmes de défense aérienne pour se protéger contre une menace étrangère dans une région où d'autres pays ont des plans expansionnistes, affirme une analyse du ministère colombien de la Défense. L'analyse ne cite aucun pays mais elle est publiée alors qu'un différend politique et commercial oppose la Colombie et le Venezuela. Le document intitulé ‘Forces de l'Etat et Défis pour l'Avenir’ préconise de mettre davantage l'accent sur la défense de la sécurité nationale en raison du risque posé par des pays aux aspirations expansionnistes en termes idéologiques et territoriaux (Note de Michel Garroté : l’analyse du ministère colombien de la Défense fait ici allusion à la collusion idéologique qui regroupe le Venezuela, l’Equateur, la Bolivie et le Nicaragua).

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Le ministre de la Défense, Gabriel Silva, avait dit ce mois-ci qu'après s'être concentrée pendant plusieurs décennies sur la lutte contre la guérilla et contre les trafiquants de cocaïne, la Colombie était pour la première fois depuis plusieurs années confrontée à une menace étrangère. "La Colombie doit acquérir une capacité crédible de dissuasion pour convaincre un puissant adversaire de ce que le coût de toute agression dépassera tout bénéfice éventuel d'une attaque", dit le document publié lundi sur le site Internet du ministère. L'étude, bouclée en octobre par des analystes du ministère, avait pour objectif de fixer les défis futurs pour les forces armées et de formuler des recommandations sur la manière d'y répondre. Elle affirme que la Colombie devrait acheter des armes de défense aérienne, des systèmes d'alerte avancée et d'autres armes et qu'elle devrait renforcer ses forces spéciales pour répondre aux risques d'attaques conventionnelles, non conventionnelles ou de guérilla (Note de Michel Garroté : les trois formes d’attaques citées ici font allusion à l’alliance entre d’une part, le Venezuela et les Farc ; et d’autre part, l’Iran et le Hezbollah. Cet axe ‘Caracas – Téhéran’ avec ses bras armés des Farc et du Hezbollah a fait l’objet de diverses analyses ces dernières années. Nous en avons déjà parlé sur drzz.info et sur monde-info. Ces analyses ont notamment été publiées par l’International Media Review and Analysis, le Middle East Media Research Institute, MédiArabe.Info, la Foundation for Defense of Democraties et El Nuevo Herald).

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Le président vénézuélien Hugo Chavez (…) a ordonné aux responsables militaires vénézuéliens de se préparer à une guerre possible et il a réduit les importations colombiennes pour protester contre un projet de Bogota d'élargir l'accès de ses bases militaires aux forces américaines. L'accord a alimenté des inquiétudes dans la région, en particulier au Venezuela où Chavez affirme que la Colombie pourrait être utilisée comme tremplin à une offensive militaire américaine contre son pays. Les autorités colombiennes et américaines ont assuré qu'il n'était pas question d'augmenter les effectifs et que les opérations se dérouleraient à l'intérieur du territoire colombien. "De Colombie, l'empire Yankee prépare, en utilisant des troupes colombiennes, une agression contre le Venezuela", a déclaré lundi Chavez à des soldats lors d'une cérémonie à proximité de la frontière (Note de Michel Garroté : nous sommes habitués depuis longtemps au jargon un brin bouffon du Caudillo Chavez. D’une part, ce jargon anti-yankee fait bander nos gauchistes paumés en quête d’émotions révolutionnaires ; et d’autre part, ce jargon rassemble des leaders latino-américains généralement incompétents et corrompus. Mais hélas pour Chavez, son alliance avec l’Iran le décrédibilise totalement et le rend naturellement dangereux).

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Le président Alvaro Uribe a expliqué que l'accord constituait une extension d'une coopération américano-colombienne dans la lutte contre le trafic de drogue et les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie. L'offensive colombienne soutenue par les Etats-Unis a considérablement affaibli lesFarc, mais la guérilla continue de résister, en particulier dans les régions montagneuses reculées et dans des zones le long de la frontière. Un conflit ouvert entre la Colombie et le Venezuela est peu probable, mais leur différend accroît les tensions le long d'une frontière de 2.200 km poreuse et mal gardée où opèrent trafiquants et groupes armés » (Note de Michel Garroté : on appréciera ici les termes utilisés par Reuters pour qualifier les narcoterroristes farcistes : « la guérilla continue de résister ». Alors que les Farc règnent en maîtres cruels et sanguinaires sur une part importante du territoire colombien avec, en sus, des bases arrières au Venezuela et en Equateur. Sans parler des sommes astronomiques générées par la production et l’exportation de cocaïne). Fin des extraits adaptés de la dépêche Reuters avec mes commentaires entre parenthèses.

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Lire également :


JUSQ'OÙ IRA CHAVEZ ?


FARC NARCOMEDIATIQUES


NOS MEDIAS VENERENT LES FARCS

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lundi 28 décembre 2009

Billet d'humeur

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Billet d’humeur
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Michel Garroté
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Lundi 28 décembre 2009 – 11 Tevet 5770
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Le groupe allemand Siemens est sélectionné par la Chine pour la technologie de son train à grande vitesse qui circule entre Canton et Wuhan à 350 km/h sur 1’068 km. Sarkozy l’a dans l’os et le groupe français pressenti aussi (Félicie aussi). Autre revers pour la technologie française et son président-promoteur, Abou Dhabi sélectionne un groupe sud-coréen pour construire une première série de quatre centrales nucléaires civiles. Le consortium français « Areva - Suez - Total - EDF » l’a dans l’os et Sarkozy aussi (Félicie aussi).
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Dans quelques jours, la Commission européenne va révéler le nom de l'industriel choisi pour fabriquer vingt-deux satellites du programme Galileo avec un système GPS européen. On nous avait raconté que le français EADS serait favori, selon Sarkozy aussi. Mais on raconte depuis peu que l’industriel allemand OHB sera choisi pour quatorze des vingt-deux satellites. Et puis les USA d’Obama ont rejeté la demande française de lever l'embargo sur la vente d'avions à la Syrie. Du coup, il n’y aura pas de livraison d'appareils franco-européens Airbus au dictateur de Damas (dont les potes du Hezb auraient paraît-il fait disparaître par magie un Airbus justement, et au large du Brésil en plus).
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Dictateur de Damas que Sarkozy a donc invité pour des prunes un certain 14 Juillet. Au fait, s’en est où, la vente présumée d’avions et/ou d’hélicoptères français au Brésil (depuis l’Airbus volatilisé au large de ce pays) ? Non mais je pose juste la question comme ça en passant. Parce que mine de rien ça fait tout de même plus de deux ans et demi que Sarkozy joue au président promoteur de l’industrie française auprès du dictateur Bachar Al Assad, du dictateur Mouamar Kadhafi, des dictateurs chinois et Consorts. Alors s’il se fait chouraver le deal à chaque fois par des Allemands ou des Sud-coréens, qui eux ne pratiquent pas la carpette et la courbette, et bien les Français vont finir par lui demander des comptes. Non mais c’est vrai à la fin…
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En 2010 devenez actionnaire du Hamas & Co

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Michel Garroté

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Lundi 28 décembre 2009 – 11 Tevet 5770

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Je lis dans Le Monde, édition du 27 décembre (extraits avec mes commentaires entre parenthèses) : « Un an après le début de l'offensive militaire israélienne contre le bastion du Hamas, le calme trompeur qui règne à la "frontière" entre la bande de Gaza et Israël suscite une interrogation récurrente : à quand la prochaine confrontation ? Les trois semaines de l'opération "Plomb durci" (27 décembre 2008 -18 janvier 2009) ont provoqué une catastrophe humanitaire pour le 1,4 million de Gazaouis enfermés par le blocus israélien, porté un coup à la force militaire du Hamas, terni l'image internationale de l'Etat juif, sans affaiblir la détermination des deux parties d'en découdre à nouveau » (Note de Michel Garroté : primo, la catastrophe humanitaire est imputable au mouvement terroriste Hamas qui a utilisé sa propre population civile comme bouclier humain, y compris dans les écoles et dans les hôpitaux ; secundo, le blocus israélien était partiel et non pas total ; de plus, ce blocus était légitime puisque les terroristes maffieux du Hamas ont utilisé certains convois humanitaires pour s’approvisionner clandestinement en armes ; tertio, l'opération "Plomb durci" n’a pas porté un coup à la force militaire du Hamas, car Monsieur Olmert et Madame Livni, à l’époque au pouvoir, n’ont pas eu le courage de laisser Tsahal faire le travail jusqu’au bout ; quarto, l’image internationale de l’Etat juif, cela ne veut rien dire ; l’image internationale, c’est le point de vue pro-palestinien des fonctionnaires internationaux et des correspondants de presse ; quinto, il est exact, en revanche, que l’opération "Plomb durci" n’a pas affaibli la détermination des deux parties d'en découdre à nouveau ; mais la raison en est que Monsieur Olmert et Madame Livni n’ont pas eu le courage de laisser Tsahal faire le travail jusqu’au bout ; la raison en est, aussi, que la vocation du Hamas est d’anéantir le peuple israélien en collaboration avec le mouvement terroriste libanais Hezbollah et avec les ayatollahs intégristes iraniens).

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« ‘Cet hiver, pas un seul soldat ou civil israélien n'a été tué par des terroristes, un phénomène sans précédent depuis des décennies’, s'est félicité le général Amos Yadlin, chef du renseignement militaire israélien. Ce long répit a profité aux localités israéliennes de l'ouest du Néguev situées en lisière de la bande de Gaza : elles jouissent d'une embellie économique attestée par l'envolée des prix de l'immobilier. Quelque 280 roquettes et obus de mortier "seulement" ont été tirés de Gaza en 2009, contre 1’750 l'année précédente. Ces tirs n'ont pas eu pour effet de rompre le cessez-le-feu de fait qui s'est instauré entre Israël et le Hamas, du moins si l'on exclut les bombardements de l'aviation israélienne contre l'"industrie des tunnels" creusés sous la frontière avec l'Egypte » (Note de Michel Garroté : primo, c’est toute la moitié Sud d’Israël, y compris des villes comme Sderot et Ashkelon, qui ont subi une véritable pluie de plusieurs milliers de roquettes et d’obus de mortier depuis que l’Etat juif a donné la bande de Gaza aux Palestiniens ; secundo, le long répit dont parle Le Monde a surtout permis au Hamas de reconstituer son arsenal militaire et cette fois se sont des missiles capables d’atteindre Tel Aviv qui viennent s’ajouter aux traditionnels obus de mortier et roquettes ; tertio,les tunnels creusés sous la frontière avec l'Egypte servent précisément à introduire roquettes, obus et missiles dans la Bande de Gaza ; à cet égard il faut noter que l’Egypte a tout récemment décidé de construire une barrière souterraine pour mettre fin au trafic des tunnels à sa frontière avec la bande de Gaza).

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« Ceux-ci (les tunnels creusés sous la frontière avec l'Egypte) permettent à la population gazaouie de survivre, et au Hamas de se réarmer » (Note de Michel Garroté : ce qui permet à la population gazaouie de survivre et même de vivre, c’est le combustible fourni par Israël et la nourriture qu’Israël laisse passer aux points de contrôle avec Gaza ; il est tout de même surprenant que l’on fasse systématiquement croire à l’opinion publique que les Israéliens laissent mourir de faim les Gazaouis).

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« Les militaires israéliens estiment que les tirs sporadiques de roquettes n'émanent pas du Hamas, mais de mouvements comme le Djihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), voire de groupuscules radicaux d'obédience salafiste. Cette quasi-trêve permet au Hamas de reconstituer son potentiel militaire, et de laisser souffler une population durement éprouvée. Mais elle constitue un terreau politique pour la surenchère extrémiste : l'idée selon laquelle, en abandonnant provisoirement la lutte armée, le Hamas "collabore" avec l'"ennemi sioniste", fait son chemin dans les esprits. Le Hamas n'hésite pas à déclencher une féroce répression lorsque ces groupuscules remettent en cause son autorité, mais, d'un autre côté, il les ménage en leur laissant un espace de liberté » (Note de Michel Garroté : dans ce cas, inutile de se lancer dans des circonlocutions alambiquées ; ce sont les potentats claniques affiliés au Hamas qui contrôlent la bande de Gaza ; les tirs de roquettes émanent d’une kyrielle de mouvements aux noms divers et variés ; mais d’une façon ou d’une autre, en tirant des roquettes sur les populations civiles d’Israël, ces mouvements rendent service au Hamas qui n’a pas renoncé à sa volonté d’anéantir le peuple israélien).

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« D'autant qu'une menace nouvelle se profile à l'horizon. Israël poursuit une stratégie d'isolement croissant de la bande de Gaza, tant sur le plan politique qu'économique. Le nombre des malades et des étudiants qui peuvent sortir est réduit à la portion congrue, et, depuis l'opération "Plomb durci", les hauts diplomates étrangers se voient refuser l'entrée dans le territoire palestinien : les ministres des affaires étrangères canadien, français et turc en ont fait l'expérience. Israël autorise l'aide humanitaire, mais interdit l'importation de matériaux de construction : cet étranglement rend encore plus vital pour le Hamas le lien stratégique avec l'Egypte » (Note de Michel Garroté : Le Monde a mentionné, plus haut, la détermination des deux parties d'en découdre à nouveau ; dès lors, l’on ne comprend pas pourquoi Le Monde déplore qu’Israël empêche la construction de places fortes et de bunkers à Gaza ; et l’on ne comprend pas pourquoi Le Monde déplore qu’Israël veuille décourager des diplomates toujours complaisants envers les terroristes du Hamas venir jeter de l’huile sur le feu et ajouter leur grain de sel en se rendant dans la bande de Gaza ; quant à la situation humanitaire des gazaouis, si Le Monde disait vrai, les gazaouis seraient tous morts de faim et de maladie depuis des lustres, vu que le blocus tant décrié dure depuis des années).

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« Or Le Caire change d'attitude, poursuit Le Monde. Avec l'aide de techniciens américains, les autorités égyptiennes ont entrepris la construction d'une barrière d'acier souterraine, censée asphyxier l'"économie des tunnels" » (Note de Michel Garroté : notez l’objectivité du Monde ; d’abord, c’est avec l’aide de techniciens américains, qui comme chacun sait, sont tous d’affreux sionistes ; ensuite, c’est pour asphyxier, donc tuer, l’économie gazaouie ; alors qu’il s’agit de mettre fin une fois pour toutes au satané trafic d’armes qui fait de Gaza un Emirat maffieux, un Califat terroriste : le Hamastan).

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« Le Hamas a protesté contre une telle décision, peu compatible avec la solidarité arabe officiellement affichée face à l'Etat juif : plusieurs centaines de Palestiniens ont manifesté, et des militants du Hamas ont ouvert le feu sur des gardes-frontières égyptiens » (Note de Michel Garroté : plusieurs centaines de Palestiniens ont manifesté ? Ce n’est rien ; car ils sont 1,4 millions dans la bande de Gaza).

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« L'Egypte affirme qu'elle se doit de faire face aux "menaces pour sa sécurité nationale", une façon d'indiquer que les liens de plus en plus étroits entre le Hamas et les Frères musulmans égyptiens (dont le Hamas est, historiquement, un avatar) représentent une menace de contagion islamique dangereuse pour le régime du président Hosni Moubarak. Celui-ci doit cependant agir avec mesure : une confrontation ouverte renforcerait l'impression que Le Caire se fait l'allié d'Israël contre le Hamas » (Note de Michel Garroté : autrement dit, les musulmans présumés modérés ne peuvent se distancer des musulmans certifiés allumés, sous peine de passer pour un allié de l’Etat pestiféré par excellence : Israël).

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« Le 14 décembre, le Mouvement de la résistance islamique a célébré son vingt-deuxième anniversaire par une mobilisation impressionnante de quelque 100’000 personnes dans les rues de Gaza City » (Note de Michel Garroté : autrement dit le Hamas et le Mouvement de la résistance islamique, c’est kif kif bourricot).

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« Si Khaled Meschaal, son chef politique, est reçu avec égards par le président iranien, l'aide militaire et financière de l'Iran et de la Syrie dont bénéficie le Hamas pourrait se tarir si la frontière avec l'Egypte devenait infranchissable » (Note de Michel Garroté : phrase incompréhensible ; le terroriste Khaled Meschaal ne pourrait plus opérer normalement si la frontière avec l'Egypte devenait « infranchissable » pour les armes iraniennes ; et alors ? Où est le problème ?).

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« Les militaires israéliens affirment que le mouvement palestinien a reconstitué son potentiel militaire, qui inclurait désormais des roquettes capables d'atteindre Tel-Aviv » (Note de Michel Garroté : ça y est, Le Monde aborde enfin le seul vrai problème ; que de blabla avant d’en arriver là…). « Tout se passe comme si le gouvernement du Premier ministre Benyamin Nétanyahou voulait convaincre la population israélienne de l'inéluctabilité d'une nouvelle guerre avec le Hamas » (Note de Michel Garroté : comme s’il voulait convaincre ? Mais les Israéliens sont déjà convaincus depuis belle lurette ! Le Hamas veut anéantir le peuple israélien en collaboration avec le Hezbollah et les ayatollahs intégristes iraniens. L’immense majorité des Israéliens en est consciente depuis des années).

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« Tzipi Livni, chef de file de l'opposition, soulignait récemment que le conflit de l'hiver dernier, qui a provoqué la mort de 1’400 Palestiniens et de 13 Israéliens, a permis à Israël de restaurer sa capacité de dissuasion, mise à mal lors de la guerre du Liban de l'été 2006 » (Note de Michel Garroté : Tzipi Livni, chef de file de l'opposition, était membre du gouvernement qui a initié l’opération "Plomb durci" sans pour autant "finir le job" de cette même opération ; dès lors, son avis n’est guère crédible ; quant au nombre de morts, Le Monde parle de « 1’400 Palestiniens » ; c’est le chiffre avancé par les terroristes maffieux du Hamas…).

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« M. Nétanyahou paraît déterminé à ne pas lever la punition collective infligée à la population de Gaza, avec le calcul, sans doute vain, de provoquer un sursaut hostile à la direction du mouvement islamiste » (Note de Michel Garroté : encore une formule biscornue ; il n’y a pas de « punition collective » et l’utilisation de cette formule à mauvais escient me dégoûte car elle sous-entend que les civils juifs israéliens n’avaient qu’à continuer de recevoir des roquettes sur la tête sans broncher ; quant au « sursaut hostile à la direction du mouvement islamiste », sursaut palestinien s’entend, désolé, mais à part la liquidation totale du terrorisme hamassoïde par les forces de défense israéliennes, je ne vois pas d’autre méthode).

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« Officiellement, Israël se refuse à discuter avec une "organisation terroriste" » (Note de Michel Garroté : que viennent faire ici ces guillemets ? Le Monde n’a-t-il toujours pas lu la Charte du Hamas ? Un mouvement qui veut anéantir le peuple israélien n’est-il pas terroriste par excellence ?).

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« Cette profession de foi a perdu toute crédibilité avec les négociations en cours pour la libération du soldat Gilat Shalit » (Note de Michel Garroté : ah oui, Israël négocie la libération de Gilat Shalit et donc le Hamas n’est plus terroriste). « Rien ne s'opposerait donc à l'ouverture de pourparlers politiques, et à la levée du blocus » (Note de Michel Garroté : décidément c’est une obsession, cette fixette sur des négociations avec le Hamas et cette lubie à propos d’un blocus qui - faut-il le répéter cent fois ? - n’est que partiel, sans quoi les Gazaouis serait tous morts de faim depuis des années).

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« Rien, sinon la volonté d'Israël d'anéantir la menace que constitue pour lui le Hamas » (Note de Michel Garroté : ils sont quand même marrants les gars du Monde ; la volonté d’Israël d’anéantir le groupe terroriste Hamas qui veut anéantir le peuple israélien, devrait-on plutôt écrire, pour être précis ; est-il donc illicite d’anéantir des terroristes psychopathes qui veulent anéantir tout un peuple ?). « Un accord pour la libération du jeune militaire se traduirait par celle de centaines de prisonniers palestiniens » (Note de Michel Garroté : prisonniers injustement détenus pour avoir lancé des pois chiches sur Israël je suppose), « et le renforcement politique du Hamas » (Note de Michel Garroté : ah bon ? Mais alors, ce ne sont pas de simples lanceurs de pois chiches, les prisonniers ?).

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« Un bon prétexte » (Note de Michel Garroté : « bon prétexte » ; non mais qu’est-ce que ça peut être agaçant de lire Le Monde ; allez, je vous dis le fond de ma pensée : que Tsahal réduise en miettes les infrastructures du Hamas et qu’il en profite pour libérer Shalit ; puisque de toute façon Le Monde et Consorts considèrent les hammassoïdes comme des victimes et les Israéliens comme des machiavéliques, à quoi bon perdre du temps) « pour "finir le job" de l'opération "Plomb durci" » (Fin des extraits de l’article du Monde et par conséquent fin de mes commentaires entre parenthèses).

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samedi 26 décembre 2009

L'Octave de Noël en Terre d'Islam

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Michel Garroté
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Samedi 26 décembre 2009 – 9 Tevet 5770
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Très bon dossier dans Le Figaro sur les chrétiens persécutés dans le monde (extraits) : Plus de cent millions de chrétiens (…) vont vivre en effet un Noël sous contraintes. Sans oublier que ce calcul ne retient que les pays où la restriction de liberté est visible avec son cortège de brimades publiques, d'emprisonnements ou de violences, à cause de la foi chrétienne. Il n'intègre pas des pays comme l'Arabie saoudite où toute célébration chrétienne est purement et simplement interdite et où bon nombre d'expatriés, philippins notamment, célèbre un Noël clandestin (fin des extraits du dossier du Figaro).
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Autrement dit le nombre de chrétiens persécutés dépasse largement les cent millions susmentionnés. La situation des chrétiens est particulièrement dure dans les pays musulmans où elle ne cesse d’ailleurs de se dégrader tandis que nos dirigeants occidentaux se montrent toujours plus complaisants à l’égard des revendications mahométanes en Europe.
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Une triste réalité rappelée dans l’excellent hebdomadaire Valeurs Actuelles (extraits) : Au Soudan, si les habitants des régions du Nord sont soumis à la charia, ceux du Sud, chrétiens ou animistes, bénéficient en principe de la liberté religieuse. Mais ils subissent des persécutions dont le récit suscite la stupeur : Le 13 août, des rebelles sont entrés dans l’église de ma paroisse pour prendre plusieurs fidèles en otages. Au cours de leur fuite dans la forêt, ils ont tué sept d’entre eux. Ils les ont crucifiés à des arbres, a raconté sur Radio Vatican Mgr Kussala, évêque du diocèse de Tombura Yambio. (...) Quant à la Syrie, poursuit Mgr Brizard, c’est une dictature qui tient comme un couvercle sur la Cocotte-Minute. Mais au moins, les chrétiens n’y sont pas victimes d’ostracisme.
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Ce qui n’est pas le cas ailleurs, en Irak bien sûr, mais aussi en Égypte, un pays qui m’inquiète beaucoup. (...) en Égypte, nous nous sommes presque habitués à voir nos églises brûler, nos femmes être forcées à se convertir à l’islam, a déclaré le père Athanasios Henein. (...) Force est de constater que la situation des chrétiens en terre d’islam se détériore rapidement, y compris dans les États prétendument laïcs comme la Turquie. Ils (les chrétiens) représentaient près du quart de la population turque au début du XXe siècle, ils seraient aujourd’hui moins de 100’000, en bute à d’incessantes tracasseries. (...) En Algérie, dont la Constitution garantit théoriquement le respect des croyances, les musulmans convertis au christianisme sont exclus des emplois publics. Le gouvernement s’inquiète du nombre croissant de conversions.
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(...) Même en Indonésie, souvent présentée comme un modèle de tolérance, la situation peut tourner à l’affrontement (Note de Michel Garroté : l’Indonésie est le principal pays musulman de la planète avec plus de 200 millions d’habitants). (...) Au Pakistan (…) les chrétiens appartiennent pour la plupart à la caste des intouchables, ce qui accroît l’ostracisme dont ils souffrent (Note de Michel Garroté : et dans les zones contrôlées par les talibans les chrétiens sont livrés aux massacres). Au Soudan (Note de Michel Garroté : qui avant de génocider le Darfour avait déjà génocidé les chrétiens du Sud dans l’indifférence générale), les affrontements recouvrent des différends ethniques séculaires entre le Nord, arabo-musulman, et le Sud, où vivent des populations noires, animistes ou chrétiennes, qui ont longtemps été réduites en esclavage par celles du Nord (fin des extraits de l’article de Valeurs Actuelles).
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mercredi 23 décembre 2009

Pie XII - Le Saint-Siège tente une explication

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Pie XII – Le Saint-Siège tente une explication

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Michel Garroté

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Mercredi 23 décembre 2009 – 6 Tevet 5770

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Comme c’est amusant. Avant-hier, je me suis permis de signaler - par écrit - qu’il serait bon de pouvoir étudier l’ensemble des archives, avant d’ouvrir le procès en béatification de Pie XII. Or, le Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, le Père Federico Lombardi, fait part, aujourd’hui, d’une note, réactive, concernant la signature du décret sur les vertus héroïques de Pie XII ; et concernant, aussi, à la fin de la dite note, les archives ad hoc. Il eut été judicieux de faire ces précisions avant et non pas après les réactions - pourtant prévisibles - au décret.

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Une fois de plus, la bureaucratie vaticane révèle son manque de coordination interne et son incapacité à anticiper les réactions. Depuis l’affaire Williamson, rien de concret et de sérieux n’a été fait pour améliorer réellement la communication vaticane en dépit des promesses en la matière. Et par conséquent, je me permets de réitérer ce que j’ai déjà écrit récemment - de façon plus détaillée - dans un autre article : il faut au Vatican un responsable de la communication qui, au plan fonctionnel, dépende directement du Pape, tout en étant, au plan administratif, intégré dans une Congrégation romaine.

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Extraits de la note susmentionnée : La signature par le Pape du décret sur les vertus héroïques de Pie XII a suscité diverses réactions dans le monde juif, probablement car il s'agit d'une signature dont le sens est clair pour l'Eglise catholique et les experts en la matière, mais qui mérite quelque explication pour un public plus large, en particulier les juifs, très sensibles, de façon compréhensible, à cette période historique de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste. Lorsqu'un Pape signe un décret sur les vertus héroïques d'un Serviteur de Dieu il confirme l'évaluation positive que la Congrégation pour les causes des saints a déjà votée.

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Naturellement, dans cette évaluation, les circonstances dans lesquelles la personne a vécu sont prises en compte. Un examen attentif d'un point de vue historique est ensuite nécessaire, mais l'évaluation se réfère essentiellement au témoignage de vie chrétienne donnée par cette personne (sa relation intense avec Dieu et sa recherche perpétuelle de la perfection évangélique) et non à l'évaluation de la portée historique de toutes ses décisions (Note de Michel Garroté : cette allégation me semble maladroite et j’y reviendrai un autre jour). (…) Ainsi, elle n'entend donc pas limiter au minimum la discussion autour des choix concrets faits par Pie XII dans la situation dans laquelle il se trouvait (Note de Michel Garroté : cette deuxième allégation, elle aussi, me semble maladroite et j’y reviendrai un autre jour). Pour sa part, l'Eglise affirme qu'ils ont été pris dans la seule intention d'accomplir au mieux le service de très haute et importante responsabilité du Pape (Note de Michel Garroté : cette allégation contredit partiellement les deux allégations précédentes et j’y reviendrai un autre jour).

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Ainsi, l'attention et la préoccupation de Pie XII pour le sort des juifs, qui ont certainement été prises en compte pour l'évaluation de ses vertus, ont été largement témoignées et reconnues même par de nombreux juifs.-C'est pourquoi, la recherche et l'évaluation des historiens dans leur domaine spécifique, reste ouverte. Et dans le cas présent, on comprend la demande d'ouverture de toutes les possibilités de recherches sur les documents. Pour l'ouverture complète des archives, comme il a été dit plusieurs fois déjà, il faut d'abord procéder à la mise en ordre et au classement d'une masse énorme de documents qui demande techniquement un délai de quelques années encore (Note de Michel Garroté : ce qui, sauf votre respect, confirme ce que j’ai écrit avant-hier, à savoir qu’une fois classés, d’ici cinq ans peut-être, il faudra étudier ces documents, ce qui prendra encore cinq ans au minimum).

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mardi 22 décembre 2009

Pourquoi je défends Israël

Pourquoi je défends Israël


Michel Garroté


Mercredi 23 décembre 2009 – 6 Tevet 5770


Si j’ai bien compris, nous sortons à peine de la Hanukka et nous entrons tout bientôt dans la Nativité. A cet égard, je suis parfois surpris de constater que certains chrétiens se concentrent sur leur propre calendrier liturgique sans réaliser pour autant que la notion chrétienne du temps est une notion juive devenue notion judéo-chrétienne. Pour les chrétiens, qu’ils le veuillent ou non, le temps (en hébreu : sman) en général et le millénaire en particulier sont des notions d’origine juive. 2'000 ans avant la Thora. 2'000 ans pour la Thora. 2'000 ans après la destruction. 1'000 ans de Royaume de la Paix de Dieu (cf. Ludwig Schneider, Israël Heute, décembre 2009, p. 17). La Hannuka dure huit jours. L’octave de la Nativité, comme son nom l’indique, dure aussi huit jours. On peut toujours me rétorquer qu’il y a le calendrier du temps d’Alexandre le Grand et le calendrier de Saint Grégoire. Cela ne change rien au fait que le calendrier liturgique chrétien s’inspire de la notion juive du temps. Ainsi, la description du temps de la venue du Messie figure certes dans Matthieu 24, 37-38 et dans la Première Lettre de Saint Paul à Timothée 1. 4,3. Mais cette description figure aussi dans Sanh. 97a (cf. Ludwig Schneider, Israël Heute, décembre 2009, p. 29).


Et quand j'écris ici sur la venue du Messie décrite par Saint Matthieu et Saint Paul, il s'agit bien entendu de sa venue en gloire à la fin des temps, et non pas, des 33 ans qu'il a passé sur terre il y a deux milles ans. C'est donc dans ce sens là que je mets les deux évangélistes en concordance avec Sanh. 97a. Le temps de la venue du Messie est un temps eschatologique au sens judéo-chrétien du terme et il s'agit là d'une anthropologie qui concerne et les Juifs, et les peuples des Nations, et donc l'humanité entière. Dans cette perspective eschatologique et anthropologique, il ne nous appartient pas de juger par anticipation qui sera prêt et qui ne le sera la pas, qui sera converti et qui ne le sera pas. Abraham et Moïse sont déjà dans la demeure du Père aux côtés des saintes et des saints, chose dont l'Eglise catholique n'a jamais douté.


Pour relier tout cela à Israël – c’est le sujet énoncé dans le titre du présent article – je suis souvent surpris de constater que nombre de chrétiens ne voient pas, dans le temps d’Israël qui s’écoule, un signe évident de la présence de Dieu. Lors de la guerre d’indépendance, les Juifs Israéliens ont remporté la victoire alors qu’ils combattaient les forces mahométanes à 1 contre 310. En 1967, ils ont mis seulement six jours, face aux forces mahométanes venues anéantir Israël et son peuple, pour récupérer les terres bibliques de Judée et de Samarie, la vieille ville de Jérusalem et la place du Temple. Après avoir prié chaque année pendant 2'000 ans, les Juifs sont retournés à Sion.


La négation du temps favorable aux Juifs va de pair avec la négation de l’espace dévolu aux Juifs. Cet automne, nous avons eu une preuve supplémentaire que les mahométans ne veulent accorder aucune place, aucun centimètre carré, aux Juifs Israéliens. Cette preuve, c’est le cargo Francop. Battant pavillon de Antigua dans les Caraïbes, propriété de la société allemande Gerd Bartels, à Neu Wulmstorf, près de Hambourg, charté par la société United Feeder Services, à Limassol, à Chypre, ce cargo transportait 36 containers d’armements prorpiétés de la société iranienne Islamic Republic of Iran Shipping Lines Group. Cachés derrière des sacs de farine, la cargo transportait, à destination du grouipe terroriste libanais Hezbollah 500 tonnes d’armement, concrètement, 3’000 roquettes Katiucha 122 millimètres, des obus de mortier 60 millimètres et des quantités de munitions pour Kalachnikov.


Mais les démocraties occidentales ne se sont pas alarmées du chargement du cargo Francop. Elles étaient trop occupées avec le rapport Goldstone sur Gaza, une initiative venue du monde mahométan. A l’ONU, 144 pays ont soutenu le rapport, 18 pays ont voté contre (dont cinq sont membres de l’Union européenne), 44 pays se sont abstenus et 17 pays n’ont pas participé au vote.


Même cirque à propos des communautés israéliennes de Judée, de Samarie et de Jérusalem. Même cirque à propos de ce que l’on surnomme des « colonies juives », tandis que l’Autorité Palestinienne délivre des permis de construire à Jérusalem dans sa partie orientale. Partie orientale dont les habitants mahométans bénéficient des prestations sociales de l’Etat d’Israël et enseignants mahométans rémunérés par le Ministère israélien de l’Education. Cerise sur la gâteau, des palestiniens de Jérusalem adhèrent à des cellules du mouvement terroriste Hamas dans l’indifférence générale du côté des démocraties occidentales.


A propos des archives du pontificat de Pie XII, sujet qui vient de refaire surface et sur lequel je me suis déjà exprimé, je tombe aujourd’hui mardi 22 décembre 2009 sur une photo prise au « Nürenberger Reichstag » de l’année 1933. Et j’y aperçois très distinctement Adolf Hitler serrant la main de Mgr Müller et du Père Abt Schachleitner. Quand je vous disais que les archives ne sont pas encore toutes disponibles…

lundi 21 décembre 2009

Le spectre de Pie XII va-t-il hanter les Fêtes ?

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Michel Garroté

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Lundi 21 décembre 2009

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Benoît XVI a autorisé samedi 19 décembre 2009 la publication de décrets reconnaissant les vertus héroïques de Jean-Paul II, pape (1920 - 2005), Pie XII, pape (1876 - 1958), Louis Brisson, prêtre (1817 - 1908), Giuseppe Quadrio, prêtre (1921 - 1963), Mary Ward, religieuse (1585 - 1645), Antonia Maria Verna, religieuse (1773 - 1838), Maria Chiara Serafina di Gesù Farolfi, religieuse (1853 - 1917), Enrica Alfieri, religieuse (1891 - 1951), Giunio Tinarelli, laïc membre de l'Union des Ouvriers de la Croix (1912 - 1956). L’éventualité de l’ouverture d’un procès en béatification est ainsi devenue une chose possible pour deux papes, Jean-Paul II et Pie XII.

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A cet égard, Jean-Marie Guénois, dans le Figaro du Lundi 21 décembre 2009, écrit notamment (extraits commentés par mes soins) : « Avant d'être élu pape (…) il signe en 1933 un concordat avec l'Allemagne avec un certain Adolf Hitler. Il proteste d'ailleurs à 55 reprises entre 1933 et 1939 contre la non application par Hitler du concordat et participera à la rédaction de l'encyclique ‘Mit brennender Sorge’ qui condamne le nazisme en 1937 (…) une fois élu pape, il (…) dénonce (…) sur Radio Vatican la ‘destination à la mort’ de centaine de milliers de personnes en raison ‘de leur lignage’ (déclaration faite à Noël 1942). Mais n'intervient pas, en 1943, lors des déportations de juifs romains. Il tentera toutefois d'aider la communauté juive à Rome et facilitera des filières vers l'Amérique Latine ou des pays neutres. Golda Meïr (…) saluera son action en 1958 mais une pièce de théâtre, ‘Le Vicaire’ en 1963, lance la polémique sur les «silences de Pie XII» (Note de Michel Garroté : soi-disant pièce de théâtre concoctée par les services secrets d’Europe de l’Est et abondamment véhiculée par les idiots utiles de gauche et d’extrême gauche en Europe de l’Ouest, y compris par le réalisateur gauchiste de films de science fiction Costa Gravas). « Créant ainsi une légende noire autour de ce diplomate devenu pape à une heure complexe de l'histoire. (…) ».

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Jean-Marie Guénois poursuit : « Tout le monde pensait dans les milieux les mieux informés que Benoît XVI avait reporté sine die, il y a un an , le projet de béatifier Pie XII. La controverse historique était telle sur l'attitude de ce pape face à la Shoah que Benoît XVI avait demandé un examen complémentaire avant de se prononcer sur cette cause. Ce qui est dans son droit souverain de Pape. Il n'est pas lié par le vote - unanime dans le cas de Pie XII - de la commission de cardinaux chargée d'évaluer les dossiers de béatification. C'est, de fait, après une année de réflexion que Benoît XVI a autorisé, samedi, la publication du ‘décret des vertus héroïques’ de Pie XII qui ouvre la voie à la béatification. Pourquoi une annonce commune avec la béatification de Jean-Paul II ? Jean-Paul II figure, comme prévu, dans la liste publiée samedi par le Vatican, mais les noms d'Eugenio Pacelli, futur Pie XII, et de Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II, se succèdent parmi vingt et un autres. Ce qui laisse penser que la béatification de Jean-Paul II qui, elle, fait l'objet d'un consensus pourrait servir à ‘faire passer’ celle, controversée, de Pie XII. Cette méthode avait été utilisée par le Vatican en septembre 2000 pour Pie IX, pape réputé ‘antimoderniste’ béatifié le même jour que Jean XXIII, pape qualifié de ‘moderniste’ pour avoir convoqué le Concile Vatican II ».

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Jean-Marie Guénois ajoute : « Interrogé, dimanche, par Le Figaro, le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, affirme ‘qu'aucun élément ne permet de penser que les béatifications de Jean-Paul II et de Pie XII se feront ensemble. Chacune doit suivre une procédure particulière’. L'attitude de l'ancien pape face au nazisme et à la Shoah est critiquée par les juifs et débattue par les historiens » (Note de Michel Garroté : il serait plus exact et plus correct de dire que la béatification de Pie XII est soutenue par certains Juifs et par certains historiens ; mais critiquée par d’autres Juifs et par d’autres historiens ; autrement dit, le débat contradictoire à lieu, aussi, entre Juifs ; j’en donne des exemples plus loin dans le présent texte). « (…) Il est vrai qu'après les vertus héroïques, l'étape nécessaire avant la béatification est celle de la reconnaissance d'un miracle. On laisse entendre, au Vatican, que la procédure visant Jean-Paul II est, de ce point de vue, plus avancée que celle de Pie XII. Certains s'étonnent toutefois de cette annonce commune, d'autant que le procès de béatification de Pie XII - ouvert sous le pontificat de Paul VI - avait été littéralement ‘gelé’ pendant les vingt-six années et demie du pontificat de Jean-Paul II. Ce dossier est réapparu dans les mois qui ont suivi l'élection de Benoît XVI en avril 2005 ».

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Jean-Marie Guénois continue : « Les historiens de tous bords ont dépassé un double simplisme : celui du ‘silence’ de Pie XII face à la Shoah (…) et celui, opposé, de la protection effectivement apportée par Pie XII à des réfugiés juifs à Rome et publiquement saluée par des personnalités juives après la guerre. Mais le dossier, fort instruit aujourd'hui, reste d'une complexité rare. Dès 1963, Paul VI avait demandé à une commission de jésuites de publier les archives de la période de la guerre (onze volumes) pour tenter d'y voir clair. Beaucoup d'historiens attendent encore l'ouverture des archives de tout le pontificat de Pie XII (mars 1939 - octobre 1958, soit 6 millions de documents) qui devrait être effective dans moins de cinq ans pour répondre avec la précision scientifique requise à la question de l'attitude de ce pape pendant la guerre ».

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Jean-Marie Guénois conclut : « Le contexte de cette annonce de béatification reste de toute façon polémique. Elle arrive, pour ne citer qu'un exemple, après l'affaire Williamson, l'évêque intégriste et négationniste de la Shoah, dont Benoît XVI a levé l'excommunication en janvier 2009. Depuis un demi-siècle, la question de Pie XII est sans doute le dossier le plus sensible des relations entre l'Église catholique et le judaïsme. Loin d'être un sujet de connaissance historique, il a acquis le statut - et le poids - d'un symbole ». (Fin des extraits, commentés par mes soins, de l’article de Jean-Marie Guénois paru dans le Figaro).

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Quant à moi, j’aimerais ajouter ci-après, en guise de conclusion, quelques commentaires personnels. Les archives vaticanes de la période de la seconde Guerre mondiale comportent onze volumes et les archives vaticanes du pontificat de Pieu XII, de mars 1939 à octobre 1958, comportent, quant à elles, 6 millions de documents qui devraient tous être dûment triés et classés par thèmes dans cinq ans. Jean-Marie Guénois dans le Figaro écrit que l'ouverture des archives devrait être effective dans moins de cinq ans pour répondre avec la précision scientifique requise à la question de l'attitude de ce pape pendant la guerre.

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Je ne suis pas de cet avis. Je suis d’avis que les six millions de documents du pontificat et les onze volumes de la guerre seront triés, classés, et donc accessibles, au plus tôt dans cinq ans, soit en 2014. C’est à ce moment là et pas avant que les historiens pourront étudier les six millions de documents et les onze volumes susmentionnés. Ce travail d’étude, même en mobilisant beaucoup d’historiens à plein temps, prendrait, lui aussi, cinq ans au minimum, ce qui nous mène à 2019. En clair, d’un point de vue historique et non pas théologique, j’aurais donc préféré que l’on publie d’abord un ouvrage fondé et documenté, en 2019. Et ensuite seulement, soit à partir de 2019, un décret (ou pas de décret) sur les vertus héroïques de Pie XII, vertus confirmées (ou infirmées, auquel cas, pas de décret…) par l’ouvrage historique.

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Il est un fait que Pie XII a contribué à la rédaction des encycliques de Pie XI condamnant le communisme (Divini Redemptoris) et condamnant le nazisme (Mit brennender Sorge). Il est un fait que Pie II protégea la communauté juive de Rome et aida par la même occasion le Grand Rabbin Eugenio Zolli. Il est un fait que hommage a été rendu à Pie XII par le Premier ministre d’Israël Golda Meïr. Il est un fait que le Rabbin américain David Dalin a défendu et défend encore la mémoire de Pie XII. Il est un fait que l’association américaine de dialogue interreligieux Pave the Way a produit des documents et des témoignages favorables à Pie XII. Hier dimanche 20 décembre, deux personnalités juives, Charles Dalger et Alexandre Luszczanowski ont déploré les réactions hostiles (du CRIF) à la récente décision de Benoît XVI.

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Cela dit, pour ce qui me concerne, je persiste et je signe : d’abord et avant toute chose les historiens doivent pouvoir étudier à fond toutes les archives. J’espère que l’ouverture du procès en béatification de Pie XII débutera le plus tard possible et que le procès lui-même durera le plus longtemps possible, disons, rien de définitif avant 2019…

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Michel Garroté

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vendredi 18 décembre 2009

La Shoah volée par un collectionneur ?

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Michel Garroté

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Aujourd’hui vendredi 18 décembre 2009, à propos de l'inscription métallique "Arbeit macht frei" ornant le portail d'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz, Reuters, dans une dépêche, écrit : « Des inconnus ont dérobé vendredi l'inscription métallique "Arbeit macht frei" (Le travail rend libre) ornant le portail d'entrée de l'ancien camp nazi d'extermination d'Auschwitz, dans le sud de la Pologne. "En tout début de matinée, les vigiles chargés de surveiller le site ont remarqué l'absence du panneau", a raconté à Reuters Jaroslaw Mensfelt, porte-parole de l'ancien camp transformé aujourd'hui en musée », poursuit Reuters.

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Je ne suis pas expert en Shoah. Mais je suis étonné de lire sur Reuters que « l’ancien camp » a été transformé en « musée ». Et je compte sur les lectrices et les lecteurs mieux informés que moi pour nous éclairer sur cette formulation minimaliste. Du reste, j’ai lu dans une dépêche AFP que la piste du collectionneur est privilégiée, une allégation qui - elle aussi - va dans le sens minimaliste du « musée ».

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Reuters ajoute : « "Nous avons immédiatement prévenu la police". Cette dernière est en train d'analyser les images des nombreuses caméras de surveillance installées sur le site. Yad Vashem, le mémorial de la Shoah installé à Jérusalem, a qualifié ce vol, dont on ignore tout des auteurs et de leurs mobiles, d'"attaque contre la mémoire de l'Holocauste". "Ce n'est pas seulement un vol, mais un acte de profanation abominable dans un lieu où plus d'un million de personnes ont été assassinées (...). C'est vraiment un acte révoltant", a ajouté Jaroslaw Mensfelt. A Jérusalem, Avner Shalev, président de Yad Vashem, a déclaré : "Bien que nous ignorions l'identité des voleurs, le vol d'un objet aussi symbolique constitue une agression contre la mémoire de la Shoah ainsi qu'une escalade de la part de ces éléments qui souhaiteraient revenir à des jours sombres pour nous". Des centaines de milliers de visiteurs se recueillent chaque année à Auschwitz, qui symbolise la persécution nazie des juifs et des tsiganes », conclut Reuters.

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Je ne voudrais surtout pas passer pour un pinailleur, mais écrire, comme le fait Reuters, « Auschwitz, qui symbolise la persécution nazie des juifs et des tsiganes », cela réduit Auschwitz au « symbole » d’une « persécution ». Or, il ne s’agit pas d’un symbole ou d’un lieu symbolique. Et il ne s’agit pas d’une persécution, mais d’une extermination. Là aussi, je laisse les lectrices et les lecteurs mieux informés que moi nous éclairer sur cette formulation. Enfin, pour conclure, je m’étonne que le jour même du vol, l’AFP, sans précision aucune, affirme que la piste du collectionneur est privilégiée. On voudrait minimiser tout cela qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Si moi qui ne suis ni Juif ni fils de déporté je réagis ainsi, alors je suppose que ceux qui sont directement victimes ou fils de victimes de la Shoah ont dû ressentir le même malaise que moi en beaucoup plus fort. Ou alors c’est moi qui pinaille et si tel est le cas je m’en excuse. Nous sommes vendredi après-midi. Shabbat Shalom aux uns et bon Dimanche aux autres.

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Roumanie - Il y a 20 ans, la chute du communisme

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Michel Garroté
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Avec le KGB soviétique et la Stasi est-allemande, la Securitate roumaine faisait partie des trois organes de répression les plus féroces du bloc communiste. Et ces jours-ci, l’on fait mémoire de la chute du régime totalitaire roumain il y a vingt ans. En effet, en décembre 1989, les héros et martyrs de la révolution anticommuniste roumaine versaient le sang et faisaient chuter Helena et Nicolae Ceausescu. S’il est exact que le procès et l’exécution du couple Ceausescu furent sommaires, il n’en demeure pas moins que ce couple fut monstrueux jusqu’au bout, allant jusqu’à enfermer des enfants handicapés dans d’horribles prisons. En ces journées de mémorial, notre blog ce joint de tout cœur à toutes celles et tous ceux qui célèbrent les justes d’il y a vingt ans et à leurs familles qui, à ce jour, n’ont toujours pas obtenu réparation. L’on peut peut-être pardonner, mais oublier, jamais.
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A cet égard, Alison Mutler, dans Canadian Press, écrit notamment, avec un article intitulé « La Roumanie marque le 20e anniversaire de la révolution anticommuniste » (extraits adaptés) : « Au son de chants de Noël et de musique populaire, les Roumains ont rendu hommage mercredi (16 décembre 2009) aux habitants qui descendirent dans les rues de Timisoara il y a tout juste 20 ans et lancèrent la révolution qui renversa la dictature la plus répressive d'Europe. L'insurrection commença le 16 décembre 1989 lorsque les autorités tentèrent de déménager par la force le pasteur Laszlo Toekes d'origine hongroise, vers une paroisse rurale éloignée. En signe de défense, des habitants se rassemblèrent devant sa maison, déclenchant rapidement des affrontements avec les forces de police. Le lendemain, des unités de la police, de l'armée et des services secrets commencèrent à tirer sur les protestataires ».
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« Ce fut le début de six jours d'affrontements qui s'étendirent à Bucarest et conduisirent à la chute du dirigeant communiste Nicolae Ceausescu. Plus de 1’000 personnes furent tuées en Roumanie, dont 118 à Timisoara, dans l'unique soulèvement violent des révolutions qui chassèrent le communisme du pouvoir en Europe de l'Est il y a 20 ans. Mercredi (16 décembre 2009), le maire de Timisoara Gheorghe Ciuhandru a estimé devant un groupe d'anciens révolutionnaires (insurgés contre la dictature communiste) que sa ville située en Transylvanie, près de la frontière avec la Hongrie et la Serbie, devait être fière d'avoir été le point de départ de la révolte. "A ceux qui sont nés libres, je dis que cette révolution a changé les choses", a-t-il lancé. "Nous avons la liberté d'expression, la liberté de mouvement, le droit à la propriété privée". Vingt ans après la chute de Ceausescu et son exécution, la Roumanie demeure cependant marquée par les "mensonges, la manipulation, la haine et une pauvreté généralisée", a déploré M. Ciuhandru, en référence à une profonde récession et à une élection présidentielle contestée. (…) ».
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« L'ancien président Emil Constantinescu, au pouvoir de 1996 à 2000 : "Je suis ici pour ceux qui ont combattu et sont morts pour les idéaux qui ont changé des vies en Roumanie et ont écrit une page d'héroïsme dans l'histoire" du pays, a déclaré M. Constantinescu. "A Timisoara, il y a eu une révolution (anticommuniste) complète et je demeurerai fidèle à ces principes pour le restant de ma vie". L'ambassadeur des Etats-Unis en Roumanie Mark H. Gitenstein a de son côté comparé le pasteur Laszlo Toekes aux héros américains de la défense des droits civiques - Martin Luther King Jr. et Rosa Parks - exhortant les Roumains à mettre en oeuvre de nouvelles réformes en faveur de la démocratie et de l'économie de marché ».
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« Nicolae Ceausescu et son épouse Elena furent exécutés après un procès sommaire le jour de Noël. Le règne du dictateur fut soutenu par la Securitate, forte d'une armée de quelque 700’000 informateurs, soit environ un Roumain sur 20, chargés de réprimer la dissidence au cours de 25 années de régime. Vers la fin de l'ère Ceaucescu, les Roumains subirent un rationnement sévère (…) alors que le dictateur tentait de régler la dette étrangère du pays. Aujourd'hui, la Roumanie croule encore sous la dette, avec des obligations étrangères s'élevant à quasiment 78 milliards d'euros. Bien qu'il ait rejoint les rangs de l'Union européenne en 2007, le pays demeure profondément marqué par la corruption, englué dans une récession, et paralysé par des affrontements politiques » (Copyright Canadian Press 2009).
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