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vendredi 30 janvier 2009

Daniel Pipes - Les erreurs du gouvernement israélien

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Miguel Garroté, vendredi 30 janvier 2009 - Dans plusieurs de mes articles publiés entre le début et la fin de l’opération Plomb durci, j’ai signalé, sources et preuves à l’appui, que l’Iran était derrière le Hamas ; et j’ai signalé que la guerre contre le Hamas ne signifiait pas qu’il faille désormais ignorer la menace nettement plus grave du nucléaire offensif iranien. Or, je tombe aujourd’hui sur un article (publié ci-dessous) dans lequel Daniel Pipes écrit la même chose ; et article dans lequel Daniel Pipes répond de façon très éclairante à certaines questions que lui posent ses lecteurs.
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Expliquer les erreurs stratégiques d'Israël
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Par Daniel Pipes, FrontPageMagazine.com, 29 janvier 2009.
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Version originale anglaise :
Explaining Israel's Strategic Mistakes
-Adaptation française : Anne-Marie Delcambre.
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(Début de l’article de Daniel Pipes)
Dans un article [paru]plus tôt ce mois-ci « l'incompétence stratégique d'Israël dans la bande de Gaza » j'ai fait trois remarques : que les dirigeants israéliens avaient créé unilatéralement leurs problèmes actuels, que la guerre contre le Hamas signifiait ignorer la menace beaucoup plus grande des armes nucléaires iraniennes , et que le but de donner du pouvoir à Al-Fatah n'avait aucun sens. Ces arguments ont suscité un tollé de la part des lecteurs qui ont fait des remarques intéressantes qui méritent réponse. Reprenant en les allégeant les questions pour plus de clarté, je réponds à quelques unes d'entre elles ici :
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« Votre article était un véritable coup de poing. Avez-vous des stimulants ? »
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Le Moyen-Orient est une source de nouvelles presque toujours mauvaises ces jours-ci. Deux rares développements positifs concernent l'économie : En Israël, grâce aux réformes menées par Binyamin Netanyahou, lui-même sevré du socialisme débilitant de ses premières années, le prix de l'énergie a diminué de plus de deux tiers.
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« En admettant que vos opinions soient vraies, le titre et le ton de l'article ne peuvent qu'encourager les ennemis d'Israël. Plus de prudence dans le langage aurait été davantage dans l'intérêt d'Israël. »
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J'essaie d'émettre des critiques constructives. Même si les ennemis d'Israël trouvent un encouragement dans mon analyse moins que stimulante, je m'attends à ce que cela soit plus que compensé par mon aide aux Israéliens pour réaliser leurs erreurs.
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« L'ennemi d'Israël ce sont ses dirigeants traîtres qui intentionnellement sont en train d'œuvrer pour détruire l'Etat Juif et attirer sur la communauté juive un autre holocauste. Refuser de rendre ceci clair et continuer à indiquer l'incompétence est le problème , c'est permettre le leadership donc devenir soi-même un traître ».
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Si l'on est traître à Israël en ne voyant pas son leadership comme « travaillant intentionnellement à détruire l'Etat juif, attirant sur la communauté juive mondiale une autre shoah », alors peignez-moi coupable. Je vois la direction incompétente mais pas méchante et encore moins suicidaire.
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« Voici une stratégie de sortie de la bande de Gaza : Israël doit louer une bande de terre de l'Egypte pour être utilisée comme zone tampon ».
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Idée géniale- excepté qu'il y a zéro chance que le Caire soit d'accord.
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« Votre analyse porte tort à Israël comme un acteur indépendant lorsque le gouvernement des Etats-Unis a un rôle majeur en limitant les actions israéliennes ».
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J'ai abordé et réfuté cette remarque en ce qui concerne le retrait de Gaza dans « le retrait de Gaza de Sharon fait à Washington ? » mais votre affirmation est plus large que la bande de Gaza et mérite une analyse à grande échelle. Ma réponse succinte : l'idée que Washington impose de mauvaises idées à une Jérusalem réticente offre un réconfort, puisque cela implique que les dirigeants israéliens savent quoi faire mais ne peuvent pas le faire ; malheureusement , c'est périmé. Oui, de 1973 à 1993, ce fut en effet le modèle. Depuis les accords d'Oslo, cependant, le leadership d'Israël n'a pas été seulement un complice volontaire de son homologue américain mais il a souvent pris l'initiative- par exemple, Oslo lui-même en 1993 , le retrait du Liban en 2000 , les rencontres de Camp David II en 2000, les négociations de Taba de 2001, et le retrait de Gaza de 2005 ; Aaron Lerner a résumé cette remarque dans « la pression américaine n'est pas le problème » en faisant valoir que « les initiatives diplomatiques israéliennes ont été presque sans exception, réalisées uniquement avec l'approbation américaine ex-post ».
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« Et si les éléments les plus efficaces de la société israélienne, les militaires, étaient aux commandes d'Israël ? »
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Mais l'armée israélienne a été en grande partie aux commandes depuis la réorientation fondamentale de la dissuasion à l'apaisement qui a eu lieu en 1993 - Rabin, Barak et Sharon ont dominé les 16 dernières années, avec de nombreux autres ex-généraux dans la vie publique du pays. En Israël, comme partout dans le monde, le militaires ont tendance à absorber les gauchismes les plus chauds produits par la société civile.
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« Ce n'est pas le moment de regarder en arrière et ce n'est pas le lieu de blâmer ; mais il est temps plutôt d'aller de l'avant et de régler le problème. »
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L'attribution de la responsabilité pour les erreurs, ce n'est pas seulement une question de pointer du doigt mais il est essentiel de ne pas les répéter.
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« Que doit faire Israël maintenant ? »
Dans un autre article de ce mois, « Résoudre le problème palestinien » j'ai souscrit à l'option Jordanie-Egypte, par laquelle le premier prend sur la Cisjordanie et le second sur Gaza.
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« Vous demandez "Pourquoi Olmert gaspille cette opportunité de faire face au danger relativement insignifiant du Hamas plutôt qu'à la menace existentielle du programme nucléaire d'Iran ?" La réponse se trouve dans l'article du New York Times du 11 janvier "Les Etats-Unis ont rejeté l'aide pour un raid israélien sur le site nucléaire iranien" , ce qui explique que le gouvernement américain ait empêché les efforts israéliens pour détruire les installations de Natanz »
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L'analyse de jets d'Israël contre bombes iraniennes donne à penser que les Forces de Défense d'Israël ne demandent pas l'approbation des Etats-Unis pour traverser l'Irak ou des munitions des Etats-Unis pour frapper des cibles iraniennes.
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« Il est tellement facile de critiquer ; ne pensez-vous pas vraiment que vous pourriez faire mieux ? Si oui, pourquoi ne pas aller en Israël et entrer dans la vie politique là-bas ? »
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Un journaliste sportif n'a pas besoin d'être étoile sur le terrain avant de critiquer les joueurs ni un analyste du Moyen-Orient d'escalader la pente glissante de la politique israélienne avant d'offrir l'analyse stratégique. Quant à la légitimité de présenter mes vues tout en vivant aux Etats-Unis, voir « Un américain peut-il commenter Israël ? ».
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« Que pensez-vous d'autres plans alternatifs, deux appellent à ce qu'il n'y ait pas un Etat palestinien établi et que les Arabes partent et se réinstallent dans le pays de leur choix, autre qu'Israël. L'initiative israélienne est d'un membre de la Knesset, Benny Elon, et l'autre est du Sommet de Jérusalem, écrit par Martin Sherman, professeur à l'université de Tel Aviv. »
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J'applaudis à ces efforts de la pensée créatrice . Le plan Elon ressemble à mon idée de la Jordanie-Egypte, sauf qu'il se concentre exclusivement sur la Jordanie « en tant que seul représentant légitime des Palestiniens » et il implique la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie, quelque chose que je ne souhaite pas. Les plans du sommet de Jérusalem appellent à un « généreux déménagement et un réinstallation comprise » pour que les Palestiniens quittent les zones contrôlées. Je m'attends à ce que cela trouve peu de preneurs.
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« Il y a de véritables leaders en Israël. Pour n'en mentionner qu'un- Moshe Feiglin. Qu'est-ce que vous en pensez ? »
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Il apporte des idées importantes au débat israélien mais il n'est pas au plus haut niveau de la vie politique d'Israël. Comme je l'ai dit dans mon article, aussi je ne l'ai pas inclu dans ma généralisation.
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« Où est le leader du Likoud Binyamin Netanyahu dans tout ceci ? N'est-il pas un faucon qui rejette l'idée de céder des terres d'Israël, quelle que soit la raison. »
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Si je votais dans les élections israéliennes je voterais pour lui, le mois prochain. Cela dit, nous l'avons vu en action en tant que premier ministre entre 1996 et 1999 et je juge son mandat comme un échec ( contrairement à son dernier passage au ministère des Finances qui a été un succès.) En particulier,je me souviens de sa piètre performance vis-à-vis de la Syrie (que j'ai découvert dans un article en 1999 « Le chemin de Damas ; ce que Netanyahu a presque donné. » Peut-être que Natanyahu a mûri en tant que leader, mais le vieil adage : « Dupe-moi une fois, honte sur vous ; dupe-moi deux fois, honte sur moi. » implique que le likoud pourrait avoir recruté un nouveau visage.
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« Maintenant que le général à la retraite Moshe « Bogie » Ya'alon est entré en politique, je crois qu'il y a de l'espoir pour l'avenir d'Israël. »
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Ancien chef d'état major le lieutenant-général Moshe Ya'alon rejoint le likoud en novembre 2008. J'admire Ya'alon et j'espère qu'il aura un poste important dans le prochain gouvernement. Il est aussi proche que n'importe quel dirigeant israélien pour comprendre les impératifs stratégiques du pays. Par exemple, lorsqu'on lui a demandé sa définition de la victoire, Ya'alon a répondu que cela consistait dans « la profonde intériorisation par les Palestiniens que le terrorisme et la violence ne nous vaincront pas, ne nous feront pas plier . » Mais quand on examine de près sa principale analyse « Israël et les Palestiniens : une nouvelle stratégie » Ya'alon ne fonctionne pas pour obtenir une telle victoire sur les Palestiniens. Au contraire il veut réformer l'Autorité palestinienne afin qu'elle puisse mieux contrôler le territoire, effectuer la mise en vigueur de la loi, renforcer son autorité judiciaire, acquérir un esprit démocratique et améliorer la qualité de vie de sa population « convalescence économique, état de droit et démocratisation sont des conditions essentielles », écrit-il, « pour la réhabilitation de la société palestinienne ». Il conclut que la réorganisation de la société palestinienne, conformément à ses idées « pourrait facilement servir de fondement à un futur règlement qui permettrait de réaliser certains de ses espoirs qui ont été fixés au . processus d'Oslo » . Je conclus donc que le but de Ya'alon n'est pas la victoire mais une autre tentative de compromis et résolution du style d'Oslo.

« Qu'est-il arrivé aux Israéliens qui ne combattent plus intelligemment ? »
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Bonne question. J'ai proposé une réponse il y a une demi-année. Le stratégiquement brillant mais économiquement déficient des débuts a été remplacé par l'inverse. Les cerveaux de génies militaires et des poids lourds politiques des années passées ont apparemment disparu dans la haute technologie, laissant l'Etat entre les mains de nains corrompus , à l'esprit limité. Mais cela n'explique pas toute la situation qui résulte d'un profond mélange de fatigue et d'arrogance. Les meilleures analyses sont faites par Yoram Hazony , « L'Etat juif : le combat pour l'âme d'Israël » et Kenneth Levin « Le syndrome d'Oslo : illusion d'un peuple assiégé »
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«Daniel Pipes devrait tenter de désamorcer les tensions entre Israël et les pays arabes voisins. »
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Les tentatives visant à désamorcer les tensions ont été un thème central depuis le kilomètre 101 de 1973 . Elles ont échoué parce qu'elles ne cessaient de contourner une conclusion au conflit israélo-arabe. Je préfère une conclusion décisive qui seule mettra fin au conflit (fin de l’article de Daniel Pipes).
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Dans l’article reproduit ci-dessus, Daniel Pipes écrit (début de citation) : « j'ai souscrit à l'option Jordanie - Egypte, par laquelle le premier prend sur la Cisjordanie et le second sur Gaza. (...) Le plan Elon ressemble à mon idée de la Jordanie - Egypte, sauf qu'il se concentre exclusivement sur la Jordanie ‘en tant que seul représentant légitime des Palestiniens’ et il implique la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie, quelque chose que je ne souhaite pas » (fin de citation). Je tenais simplement à préciser sur ce point, afin d’éviter d’inutiles malentendus, que je continue de préférer l’option de Benny Elon (également défendue par Guy Millière), à l’option de Daniel Pipes. Avec l’Autorité palestinienne contrôlée de fait par le Fatah et sa milice armée, je ne pense pas raisonnable, à ce stade, qu’Israël renonce à la Cisjordanie. Alors qu’une Confédération Jordano-palestinienne demeure réaliste, puisque la majorité des Jordaniens sont en réalité Palestiniens, et puisque la dynastie hachémite basée à Amman ne signifie pas grand chose face aux réels enjeux actuels.
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Copyright Miguel Garroté 2009
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L'Eglise catholique et la Shoah

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Janvier 2009,
ZENIT.org, ANSA et Miguel Garroté - Pour le Grand Rabbin de Rome, Riccardo di Segni, la déclaration de solidarité de Benoît XVI avec les Juifs et sa condamnation de la négation de la Shoah, au terme de l'audience générale, mercredi 28 janvier, était « nécessaire et bienvenue » : elle clarifie les positions quant au « négationnisme » et quant au « respect de Vatican II ». Le président de l'Union des communautés juives italiennes, Renzo Gattegna, a accueilli pour sa part comme « un signal positif » le discours du président de la conférence épiscopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, le 27 janvier, qui a « condamné les paroles de Williamson ».
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Evêque négationniste - Salir Benoît XVI ?

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Qui avait intérêt à salir la réputation du Pape Benoît XVI ?
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Miguel Garroté, vendredi 30 janvier 2009 - La haine médiatique contre Benoît XVI, qui aurait soi-disant "réintégré" quatre évêques intégristes, dont un négationniste avéré, ne relève pas de la critique, mais de la bouffonerie et de la désinformation. Je l'ai écrit et encore écrit. A ce propos, je publie ci-après la Lettre ouverte de Mgr Hippolyte Simon, vice-président de la Conférence des évêques de France.
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Lettre ouverte de Mgr Simon : Je ne sais pas si je suis en colère ou si je suis malheureux : la vérité tient sans doute des deux. Mais trop, c’est trop, alors je dis : ça suffit ! Le déchaînement médiatique contre le Pape Benoît XVI, qui aurait réintégré quatre évêques intégristes, dont un négationniste avéré, ne relève pas de la critique, mais de la calomnie et de la désinformation. Car, quoi que l’on pense des décisions du Pape, il faut dire, répéter et souligner que ces quatre évêques n’ont pas été réintégrés (1). Et donc, Mgr Williamson, dont les propos tenus à la télévision suédoise sont effectivement intolérables, n’est toujours pas revenu au sein de l’Église catholique et il ne relève toujours pas de l’autorité du Pape. Les informations qui parlent de réintégration reposent sur une confusion grave entre levée des excommunications et réintégration à part entière. J’accorde volontiers mon indulgence à tous les journalistes et à tous les commentateurs qui ont pu confondre, de bonne foi, la levée de l’excommunication et la réintégration pure et simple. Les catégories utilisées par l’Église peuvent prêter à équivoque pour le grand public. Mais la vérité oblige à dire que, selon le Droit de l’Église, ce n’est pas du tout la même chose. Si on confond les plans on devient victime de simplifications qui ne profitent qu’à ceux qui veulent faire de la provocation. Et on se fait complice, involontairement, de ces derniers. De façon habituelle, le grand public est en droit d’exiger d’un journaliste sportif qu’il sache distinguer, par exemple, entre un corner et un essai. Pourquoi l’Église n’aurait-elle pas le droit d’avoir aussi son vocabulaire « technique » et pourquoi devrait-on tolérer des approximations aussi graves simplement sous prétexte qu’il s’agit de religion ? Reprenons donc exactement ce qui s’est passé. Suite à l’élection du Pape Benoît XVI, en Avril 2005, les évêques de la Fraternité Saint-Pie-X, fondée il y a plus de trente ans par Mgr Lefebvre, ont demandé à reprendre le dialogue avec Rome, mais ils avaient mis deux préalables: premièrement, la libéralisation du Missel de 1962, ce qui a été fait par le motu proprio
Summorum Pontificum, en juillet 2007 et, deuxièmement, la levée des excommunications. Que signifie la levée des excommunications ? Pour prendre une comparaison familière, je dirai ceci : quand Mgr Lefebvre est sorti, c’est-à-dire quand il a désobéi en ordonnant quatre évêques malgré l’avis formel du Pape, c’est comme s’il y avait eu, automatiquement, une barrière qui était tombée et un feu qui s’était mis au rouge pour dire qu’il était sorti. Cela voulait dire que si, un jour, il voulait rentrer, il faudrait qu’il fasse d’abord amende honorable. Mgr Lefebvre est mort. Paix à son âme ! Aujourd’hui, ses successeurs, vingt ans après, disent au Pape : « Nous sommes prêts à reprendre le dialogue, mais il faut un geste symbolique de votre part. Levez la barrière et mettez le feu au clignotant orange ! » Le Pape, pour mettre toutes les chances du côté du dialogue, a donc levé la barrière et a mis le feu au clignotant orange. Reste à savoir maintenant si ceux qui demandent à rentrer vont le faire. Est-ce qu’ils vont rentrer tous ? Quand ? Dans quelles conditions ? On ne sait pas. Comme le dit le cardinal Giovanni Battista Re (préfet de la Congrégation des évêques), dans son décret officiel : « il s’agit de stabiliser les conditions du dialogue ». Peut-être que le Pape, dans un délai que nous ne connaissons pas, leur donnera un statut canonique. Mais pour l’instant, ce n’est pas fait. Le préalable au dialogue est levé, mais le dialogue n’a pas encore commencé. Nous ne pouvons donc pas juger les résultats du dialogue avant qu’il n’ait eu lieu. Là-dessus, la veille du jour où devait être publié le décret du Cardinal RE, voici qu’une télévision suédoise publie ou republie les propos clairement négationnistes de l’un des quatre évêques concernés, Mgr Williamson. Le Pape, quand il a donné son feu vert à la signature du décret par le Cardinal pouvait-il connaître les discours de Mgr Williamson ? Très honnêtement, je crois pouvoir dire que non. Et c’est en un sens plutôt rassurant : c’est le signe que le Vatican n’a vraiment pas les moyens de faire surveiller tous les évêques et toutes les chaînes de télévision du monde ! C’est donc ici qu’il ne faut pas se tromper d’interprétation : que signifie cette coïncidence entre la signature d’un décret, prévue pour le 21 Janvier, et donc connue de Mgr Williamson, et la diffusion des propos télévisés du même personnage ? Que chacun se demande : à qui profite le crime ? A qui profite le scandale provoqué par des propos d’une telle obscénité ? La réponse me semble limpide : à celui ou à ceux qui voulaient torpiller le processus inauguré par la signature du décret ! Or, pour peu que l’on suive un peu ces questions et les différentes interventions de Mgr Williamson depuis quelques années, il est clair que lui ne veut à aucun prix de la réconciliation avec Rome ! Cet évêque, dont je répète, qu’il n’a encore aujourd’hui aucun lien de subordination canonique vis-à-vis de Rome, a tout simplement utilisé la méthode des terroristes : il fait exploser une bombe (intellectuelle) en espérant que tout le processus de réconciliation va dérailler. Il fait comme tous les ultras de tous les temps : il préfère laisser un champ de ruines plutôt que de se réconcilier avec ceux qu’il considère comme des ennemis. Alors je le dis avec tristesse à tous ceux qui ont relayé, - avec gourmandise ou avec douleur-, l’amalgame entre Benoît XVI et Mgr Williamson : vous avez fait le jeu, inconsciemment, d’un provocateur cynique ! Et, en prime, si j’ose dire, vous lui avez offert un second objectif qui ne pouvait que le ravir : salir de la pire des manières la réputation du Pape. Un pape dont il se méfie plus que de tout autre, car il voit bien que ce Pape ruine absolument tout l’argumentaire échafaudé jadis par Mgr Lefebvre. Je ne peux pas développer ici ce point. Je ne fais que renvoyer à un article que j’avais publié dans les colonnes du journal Le Monde, l’an dernier, au moment de la publication du Motu Proprio : « Quand je lis, un peu partout, que le Pape accorde tout aux intégristes et qu’il n’exige rien en contrepartie, je ne suis pas d’accord : il leur accorde tout sur la forme des rites, mais il ruine totalement leur argumentaire sur le fond. Tout l’argumentaire de Mgr Lefebvre reposait sur une prétendue différence substantielle entre le rite dit de Saint Pie V et le rite dit de Paul VI. Or, réaffirme Benoît XVI, il n’y a pas de sens à parler de deux rites. On pouvait, à la rigueur, légitimer une résistance au Concile si l’on pensait, en conscience, qu’il existait une différence substantielle entre deux rites. Peut-on légitimer cette résistance, et a fortiori un schisme, à partir d’une différence de formes ? » (2). Pour un fondamentaliste, et qui plus est, pour un négationniste forcené comme Mgr Williamson, Benoît XVI est infiniment plus redoutable que tous ceux qui font l’apologie de la « rupture » introduite par le Concile Vatican II. Car s’il y a rupture, alors il est conforté dans son opposition à la « nouveauté ». Mais celui qui démontre paisiblement que le Missel de Paul VI, la liberté religieuse et l’œcuménisme font partie intégrante de l’authentique Tradition Catholique, celui-là lui enlève toute justification. J’ai bien conscience qu’il faudrait développer mon argumentation. Que chacun veuille bien me pardonner de renvoyer aux sites internet où tout ceci est visible. Mais je souhaite surtout que chacun veuille bien se méfier des provocations trop bien montées. Quant à ceux qui s’obstinent à répéter que Joseph Ratzinger a servi dans les Jeunesses hitlériennes, qu’ils veuillent bien relire le témoignage qu’il a donné à Caen, le 6 Juin 2004, pour le soixantième anniversaire du Débarquement en Normandie, et qu’ils se demandent ensuite ce qu’ils auraient fait à sa place. ..Quand on hurle un peu trop fort avec les loups d’aujourd’hui, on ne fait pas bien la preuve que l’on eût été capable de se démarquer des loups de l’époque… Reste un point qui est second mais cependant très grave : il faudra tout de même s’interroger sur la communication des instances romaines lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles. Après la polémique de Ratisbonne (qui mériterait elle aussi d’être démontée attentivement..), j’espère – mais je me réserve d’en parler plutôt en interne - que les responsables de la Curie vont procéder à un sérieux débriefing sur les ratés de leur communication. Pour le dire d’un mot, voici comment j’ai vécu les choses : Mercredi 21 janvier, les milieux intégristes italiens, qui croyaient triompher, « organisent une fuite » dans « Il Giornale ». Aussitôt le tam-tam médiatique, se met en route. Mais nous, membres des conférences épiscopales, nous ne savons absolument rien ! Et pendant trois jours les nouvelles – erronées, qui parlent à longueur de journée de réintégration – prolifèrent dans tous les sens comme un feu de brousse. Tout y passe. Arrive alors la « bombe » de Mgr Williamson… Et c’est seulement samedi matin, - trois jours trop tard ! -, que nous recevons le communiqué officiel du Cardinal RE. Comment voulez-vous que nous puissions remettre le débat sur des bases correctes ? Le Cardinal Ricard s’y est employé, de très bonne façon, mais le feu était parti, et plus personne ne pouvait alors entendre une parole raisonnable. Maintenant que la poussière commence à retomber, essayons de reprendre calmement nos esprits. Comme disait ma Grand-mère : d’un mal Dieu peut faire sortir du bien. Le mal c’est que le Pape Benoît XVI a une nouvelle fois été traîné dans la boue par une majorité de grands médias, excepté, Dieu Merci, La Croix et quelques autres. Beaucoup de catholiques, et beaucoup de gens de bonne volonté, sont dans l’incompréhension et la souffrance. Mais le bien, c’est que les masques sont tombés ! Si le dialogue continue malgré tout avec les évêques de la Fraternité Saint Pie X, - sous réserve, bien sûr, qu’ils passent la barrière maintenant levée- , le discernement pourra se faire, car tout le monde sait un peu mieux ce qu’ils pensent les uns et les autres. Pour conclure, j’ai envie de m’adresser aux fidèles catholiques qui peuvent, non sans raison, avoir le sentiment d’être un peu trahis, pour ne pas dire méprisés, en cette affaire : méditez la parabole du Fils prodigue, et prolongez-la. Si le Fils aîné, qui avait d’abord refusé d’entrer dans la fête, dit qu’il veut rentrer, allez-vous le refuser ??? Ayez suffisamment confiance en vous-mêmes et en l’Esprit qui conduit l’Église, et qui a aussi guidé le Concile de Vatican II, pour penser que la seule présence de ce fils aîné ne suffira pas à étouffer la fête. Donnez à ce dernier venu un peu de temps pour s’habituer à la lumière de l’Assemblée où vous vous tenez…
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+ Hippolyte Simon, Archevêque de Clermont, Vice-président de la Conférence des évêques de France.
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Sources : (
E.S.M.) A paraître sur la Croix.
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(1) Il suffit de lire le communiqué officiel du Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux , qui suit ces questions pour notre Conférence : « La levée de l’excommunication n’est pas une fin mais le début d’un processus de dialogue. Elle ne règle pas deux questions fondamentales : la structure juridique de la Fraternité Saint Pie X dans l’Église et un accord sur les questions dogmatiques et ecclésiologiques. Mais elle ouvre un chemin à parcourir ensemble. Ce chemin sera sans doute long. Il demandera meilleure connaissance mutuelle et estime. » Cf. Site Internet du diocèse de Clermont.
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(2) Pourquoi j’obéis au Pape, Le Monde, 13 Juillet 2007.
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jeudi 29 janvier 2009

Shoah - commémorations et témoignages

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Cité du Vatican, jeudi 29 janvier 2009 (1) - En ces jours où nous commémorons la Shoah, le pape Benoît XVI s'est souvenu hier mercredi au cours de l'Audience générale de ce qu'il a vu lors de ses fréquentes visites à Auschwitz, l’un des camps où s’est produit le massacre effréné de millions de Juifs, victimes innocentes d’une haine raciale et religieuse aveugle. Le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques entrèrent à Auschwitz, y découvrant le camp de concentration ; ils en abattirent les murs et libérèrent les survivants qui y étaient resté, environ 7.000. Cette date a aujourd’hui été adoptée pour célébrer le ‘Jour de la mémoire’ pour rappeler la fin de la Shoah – c’est-à-dire l’extermination du peuple juif, qui a fait 6 millions de victimes en plus des hommes torturés et persécutés – et par la suite, la fin des lois raciales. Pour cette journée, parmi les multiples initiatives organisées dans le monde, le livre « J’ai peur de mes rêves » de Wanda Poltawska, polonaise, médecin, membre de l’Académie pontificale pour la vie et du Conseil pontifical pour la famille, a été présenté à Rome. Wanda Poltawska, qui pour raison de santé a été remplacée à la présentation par sa fille Ania, fut déportée dans le camp de concentration de Ravensbruck à l’âge de 20 ans, à cause de ses activités dans la résistance polonaise. Son livre est le récit d’une personne mature, dont les souvenirs sont brouillés : Wanda, en effet, commença à écrire ses mémoires, à peine sortie du camp de concentration où elle resta quatre ans. Une nécessité pressante, celle d’écrire, parce que le souvenir du camp, le soir et pendant son sommeil, ne la laissait pas en paix. Elle ne réussit finalement à dormir sans cauchemar qu’une fois son journal (« J’ai peur de mes rêves ») terminé. En quatre ans, Wanda, comme les autres femmes qui étaient avec elle dans ce camp, furent soumises à des traitements et des expérimentations pseudo médicales, qui visaient à mutiler les personnes. « D’une manière ou d’une autre, seule la mort nous attendait », écrit Wanda Poltawska, qui raconte comment la poésie, la beauté du paysage – le ciel qu’elles pouvaient observer durant l’appel quotidien – et la solidarité entre les déportées, étaient les seules moyens valables pour réussir à survivre à l’horreur. Elle finit par arriver à décrire le ‘camp’ comme une école de vie. Selon Wanda, c’est justement dans des conditions inhumaines comme la sienne que l’on arrive à comprendre qui l’on veut devenir et quelle route on veut suivre. « Puisque nous avions désormais la certitude de ne plus revenir, nous écrivîmes un testament légal » : dans ce testament, on prévoyait la fondation d’un centre, qui existe aujourd’hui à Ravensbruck, où les jeunes ont la possibilité de se rencontrer et de ne pas oublier. Comme le rappelle sa fille Ania (qui a lu à cette occasion certains passages du livre choisis par sa mère) « jusqu’à la rédaction du livre, ma mère n’a jamais parlé de l’expérience du camp ; j’ai réussi à connaître de nombreux détails à la lecture du livre et à m’approcher de cette expérience ». Et elle a ajouté : « Aujourd’hui, ma mère en parle avec plus de sérénité, même si beaucoup de choses continuent encore à l’inquiéter, comme les chants de Noël qui lui rappellent ces moments malheureux ». La conscience de ces atrocités ne doit pas s’éteindre, et pour que cette horreur ne soit pas oubliée ou scandaleusement niée, il faut en transmettre la mémoire aux jeunes générations. C’est l’objectif de cet ouvrage déjà traduit en anglais et en allemand. En ces jours où nous commémorons la Shoah, le pape Benoît XVI s'est souvenu hier au cours de l'Audience générale de ce qu'il a vu lors de ses fréquentes visites à Auschwitz, l’un des camps où s’est produit le massacre effréné de millions de Juifs, victimes innocentes d’une haine raciale et religieuse aveugle. « Tandis que je renouvelle avec sympathie à nos frères destinataires de la première alliance, l’expression de ma pleine et incontestable solidarité, je souhaite que la mémoire de la Shoah conduise l’humanité à réfléchir sur la puissance imprévisible du mal lorsqu’il s’empare du cœur de l’homme. Que la Shoah soit pour tous un avertissement contre l’oubli, la négation et le réductionnisme car la violence perpétrée contre un seul être humain est violence contre tous. Aucun homme n’est une île, a écrit un célèbre poète. Que la Shoah enseigne à la fois aux vieilles et aux nouvelles générations que seul le dur chemin de l’écoute et du dialogue, de l’amour et du pardon conduit les peuples, les cultures et les religions du monde à la fraternité et à la paix dans la vérité, tant souhaitées. Que jamais plus la dignité de l’homme ne soit humiliée par la violence ».
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(1) Sources :
http://www.vatican.va , http://eucharistiemisericor.free.fr et http://www.la-croix.com .
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La question juive est de retour

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Miguel Garroté, jeudi 29 janvier 2009 - Aujourd’hui, encore plus que de coutume, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout d’humeur, à mâcher mes mots, ou à faire semblant de rester poli, au prétexte fallacieux, qu’un journaliste, serait soi-disant tenu, à un langage châtié, sous peine de voir son article disqualifié, par tel ou tel lecteur mondain. Mais que se passe-t-il ? Il se passe que nous revenons - lentement mais sûrement - à la pratique du pogrom (1). La question juive est de retour. Et lorsque la question juive est de retour, les premiers à en souffrir sont les Juifs ; et les deuxièmes à en souffrir sont les Chrétiens. Hitler a exterminé six millions de Juifs. Et Hitler a aussi écrit que l’on ne peut pas être Allemand et Chrétien, que c’est l’un ou l’autre. Idem en terre dite d’islam : là où les Juifs ont fait l’objet de pogroms, les Chrétiens font l’objet de persécutions. Je m’explique. Il s’agit, pour l’instant, de pogrom verbal.
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A propos de pogrom verbal et pour mémoire, le lundi 1er septembre 2008 j’ai publié
L'antisémitisme, l'antisionisme et la judéophobie moderne . Le 7 mai 2008, soit quatre mois auparavant, j’ai publié « Antisémitisme : Des livres qui tuent encore aujourd'hui ». Le mercredi 19 décembre 2007, soit neuf mois auparavant, j’ai publié L'ANTISÉMITISME EST TRÈS RÉPANDU. Voilà ce qui se passe et ce n’est pas terminé. Toujours à propos de pogrom verbal, le mardi 20 janvier 2009 j’ai publié ONU, Hamas, médias, même combat ?, article dans lequel j’ai notamment écrit : « Le fait qu’une fois de plus, l’ONU et les médias se soient rangés du côté palestinien, quitte à disculper et même à légitimer le Hamas – un des groupes les plus répugnants de la mouvance islamiste radicale – ce fait en dit long sur l’état de putréfaction avancée de la conscience occidentale » (voir Hitler est de retour. Et le monde s'en fiche. ; ainsi que Hitler est de retour (2e partie) ; et également National-socialisme, cuvée 2008.).
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En fait, du 2 au 23 janvier 2009, chaque jour, j’ai publié des informations sur l’opération israélienne dans la bande de Gaza. Dans ce cadre, j’ai souligné que l’attitude hamassophile des gouvernants, des médias, des organisations internationales et non gouvernementales, cette attitude hamassophile était pire concernant l’opération israélienne dans la bande de Gaza que ne fut l’attitude crypto-soviétique durant la Guerre froide. Toujours dans ce cadre, j’ai tiré la sonnette d’alarme, concernant la montée de la judéophobie, notamment dans les « manifestations pro-palestiniennes » qui ont eu lieu ces dernières semaines en Europe, notamment en France (arborer des drapeaux du Hamas et du Hezbollah tout en brûlant des drapeaux d’Israël fait donc désormais partie de la légalité républicaine).
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Or, voici que je tombe, ce matin, sur un article qui confirme - quasiment mot pour mot - ce que j’essaye de décrire, jour après jour, sur Internet, depuis avril 2007, soit depuis bientôt deux ans. Le fait que l’article lu ce matin confirme ce que j’écris depuis avril 2007 ne me réjouit pas. Cela me conforte certes dans mes analyses, mais cela surtout m’inquiète. Cela m’inquiète car l’auteur de cet article n’est pas un quelconque quidam halluciné. L’auteur de ce texte n’est autre que Shmuel Trigano (2). La question juive est de retour. Et il n’y a pas de quoi rire. Lisez seulement.
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Ainsi donc, sur
http://www.controverses.fr/blog/blog_trigano.htm, dans un article publié le mardi 27 janvier 2009, article intitulé « Le concept de ‘pogrom médiatique’ », Shmuel Trigano écrit (début de l’article de Shmuel Trigano) : « Le concept de ‘pogrom médiatique’, malgré sa tonalité critique virulente, pourrait bien avoir une valeur heuristique intéressante pour comprendre certains des effets de la guerre de Gaza sur les pays d’Europe de l’Ouest et tout spécialement la société française. Il ne faudrait bien sûr pas l’entendre dans sa portée idéologique mais sociologique. A quoi a-t-on assisté en effet avec la guerre de Gaza, comme avec la précédente guerre du Liban, ou la deuxième Intifada, sinon à un épisode d’extrême violence symbolique envers Israël, particulièrement effervescent par son émotionnalité, la virulence radicale de la condamnation, la stigmatisation, l’unanimité étrange d’un bout à l’autre du spectre politique ? ».
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« Le pogrom était un bref embrasement d’une population qui dévastait le quartier juif et tuait les Juifs. Point n’est le cas, heureusement mais, de fait, les Juifs se sentent déshonorés, méprisés, abandonnés, exclus, isolés dans leur environnement. Comme s’ils avaient été roués de coups réels. Ils le sont, certes, d’une certaine façon, par les agressions dont ils ont été la cible. Le passage du symbole à l’acte s’est produit à travers de grandes et violentes manifestations, répétitives, organisées selon un plan manifestement prémédité d’envergure nationale, visant à créer une atmosphère d’émeutes. Des actes d’agression ont été perpétrés contre des Juifs mais c’est surtout leur personne symbolique qui a reçu des coups. La dignité et l’image de soi font aussi partie de la personne humaine qui n’est pas seulement corporelle. C’est elle qui a été la cible du pogrom médiatique. Et les traits qui l’ont frappée sont d’un genre unique. La morale et l’humanitarisme ont été fourbis comme des armes. Propres. Morales. Totales ».
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« Le discours de la cruauté d’Israël, mis en scène par le Hamas et les télévisions arabes, a été asséné soir et matin en crescendo de l’appel fébrile à sauver un peuple d’un génocide. A Gaza il n’y avait qu’une armée d’enfants, des hôpitaux, des réserves de vivres, des centrales électriques... Nous touchons là à l’essence de la violence perpétrée sur la personne d’Israël. Elle est vertueuse ! Plus le souci des « enfants » et des « civils » est « disproportionné », plus fort et radical est le coup (symbolique) porté. Plus Israël est stigmatisé et diabolisé. Pour des motifs humanitaires ! Le coup est ainsi moral et « clean » car il frappe « à côté »… L’iconisation quasi religieuse des enfants victimes vise à la déshumanisation des Juifs. Les téléspectateurs savent tout de telle ou telle famille palestinienne dont on leur raconte l’histoire humaine, très humaine. Ils savent tout des blessés, des enfants. Mais rien des individus israéliens, de leurs enfants, de leurs femmes, de leurs blessés. On ne voit sur les écrans que des tanks, des soldats, une armée ».
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« La société israélienne n’existe pas dans le regard des médias. Ce souci « humanitaire » s’inscrit très bien dans la perspective idéologique plus vaste qui sacralise la mémoire des Juifs morts au moment où l’on accable les Juifs vivants. On aura remarqué qu’au moment même où ils traînaient dans la boue Israël, sa cruauté, son racisme, les journalistes ont dûment condamné le pape pour avoir reconnu un évêque négationniste... Israël est sur la sellette mais il est clair que le traitement « disproportionné » dont il est l’objet concerne le Juif que l’on cible en lui, de façon détournée. Quel pays au monde s’attire en effet cette furie planétaire ? C’est une guerre de religion qui est ici à l’oeuvre et l’Europe s’y inscrit ouvrant la boite de Pandore de bouleversements qui la submergeront. La question juive est de retour, de façon inédite. Les événements consécutifs à Gaza, notamment en France, rééditent les troubles qui ont accompagné la deuxième Intifada ».
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« La récurrence du même phénomène confirme que la crise d’alors n’était point passagère. Cependant, aujourd’hui, on est en droit de se poser la question de savoir où elle conduit. Un pogrom symbolique est en soi sans grande gravité concrète, si ce n’est la déstabilisation et l’égarement des Juifs d’Europe. Il n’y a pas mort d’homme (sauf qu’il peut donner lieu à la tragédie d’un Ilan Halimi ou d’un Sébastien Sellam) mais mort d’images. Le pogrom symbolique recèle en lui la potentialité de développements graves. Il peut être la première étape de voies de fait, elles, bien réelles. Un mouvement social (et l’antisémitisme en est un) commence par une fiction (la cause palestinienne), qui substitue un objectif imaginaire à une réalité insupportable (les problèmes du monde arabe et des musulmans d’Europe) ».
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« Puis cette fiction donne naissance à une mentalité qui prend le but substitué pour slogan, pour devenir un emblème autour duquel un nouvel ordre se structure et une organisation qui lui est dévouée apparaît. Aujourd’hui, la porte est ouverte à la troisième étape, celle de la cristallisation, avec la constitution d’une organisation quelconque qui pourra partir à l’assaut de sa cible. Nous entrons dans une phase dangereuse. La question est très concrète : à quand la prochaine explosion collective contre Israël ? Le prochain pogrom médiatique ? Et avec quelles conséquences concrètes sur la personne physique des Juifs ou d’Israël, dans l’arène planétaire ? » (fin de l’article de Shmuel Trigano).
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Que conclure après tout cela ? Sur le plan intellectuel et spirituel, notre société européenne en général et française en particulier, ne diffère guère, de la société européenne et française de 1929, avec la crise, et de la société européenne et française de 1939, avec la guerre. Je m’explique. Le vide intellectuel et spirituel de 2009, ne diffère guère de ceux de 1929 et de 1939. Comme en 1929 et comme en 1939, il se trouve qu’en 2009, presque personne ne défend et ne valorise la société libre de culture judéochrétienne.
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Aujourd’hui, si quelqu’un souhaite lire - en français - les analyses de Daniel Pipes, Walid Pharès ou Caroline Glick, il est contraint de se détourner des médias, et de se rabattre sur la blogosphère néoconservatrice francophone. Aujourd’hui, si quelqu’un veut s’enquérir - sans perdre des heures - des derniers livres de Pierre-André Taguieff, Guy Millière ou François Célier, il a tout avantage à effectuer ses recherches sur Internet plutôt que dans les médias.
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Et puisqu’en tant que catholique - justement - je défends la société libre de culture judéochrétienne, j’aimerais conclure, avec la question des catholiques (d’hier et d’aujourd’hui) face à la crise et face à la guerre. Dans les heures les plus noires du 20e siècle, nombre de catholiques - pas tous, certes, il y a eu quelques Justes, - ont préféré Charles Maurras (dont le mouvement Action française fut excommunié par l’Eglise de l’époque) à Jacques Maritain. Léon Degrelle - certes je sais il était Belge - est allé jusqu’à inventer une bouillie national-catho-socialiste appelée le « rexisme » sous prétexte de mieux combattre ainsi Staline.
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On ne refait pas l’histoire, j’en suis parfaitement conscient. En revanche, on peut éviter de répéter les mêmes erreurs historiques. Aujourd’hui, des catholiques (des catholiques, pas les catholiques) mettent les attentats du 11 septembre 2001 sur le dos des Américains et des Juifs : c’est la thèse du complot inventée en terre dite d’islam et accréditée par la gauche européenne. Le problème, c’est qu’il n’y pas qu’un ou deux catholiques pour débiter ce genre de sottises, sottises mises à nus dans le dernier livre de P.A. Taguieff (La Judéophobie des Modernes paru chez Odile Jacob en 2008), livre que certains catholiques (ceux qui croient qu’ils savent…) feraient bien de lire.
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Pour le philosophe catholique Jacques Maritain, lorsque l’antisémitisme se répand parmi ceux qui se disent les disciples de Jésus-Christ, il apparaît comme un phénomène pathologique, qui révèle une altération de la conscience chrétienne, quand elle devient incapable de prendre ses propres responsabilités dans l’histoire et incapable de rester existentiellement fidèle aux hautes exigences de la vérité chrétienne. Alors, au lieu de reconnaître, dans les épreuves et les épouvantes de l’histoire, la visitation de Dieu, et d’entreprendre les tâches de justice et de charité requises par cela même, la conscience chrétienne se rabat sur des fantômes de substitution concernant un peuple entier. Voilà le message que nous devons répandre autour de nous si nous voulons éviter de répéter les mêmes erreurs historiques. Et n’oublions jamais ceci : lorsque la question juive est de retour, les premiers à en souffrir sont les Juifs ; et les deuxièmes à en souffrir sont les Chrétiens. Ce fut le cas avec Staline. Ce fut le cas avec Hitler. Ce fut et c’est le cas en terre dite d’islam.
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Copyright Miguel Garroté 2009
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(1) « Pogrom » est un mot d'origine russe. Il désigne les pillages et les meurtres, d'une population contre une autre population. « Pogrom » est devenu le mot pour qualifier les massacres de Juifs en Russie. Il qualifie des actes à la fois violents et prémédités, menés autrefois, à l'initiative des tsars de Russie notamment, par la police, avec l'aide des populations locales, contre les communautés juives d’Europe Orientale. Ces actes s'accompagnent de pillages, de destructions de biens et de meurtres. De façon plus large, le pogrom est une brève explosion de violence sociale contre la communauté juive. Il y a eu également des pogroms au Proche et au Moyen Orient ainsi qu’ailleurs dans le monde. Shmuel Trigano donne la définition suivante : « Le pogrom était un bref embrasement d’une population qui dévastait le quartier juif et tuait les Juifs ».
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(2) Shmuel Trigano est né en 1948 à Blida (Algérie) qu’il a quittée en 1962. Après des études classiques (latin-grec-philosophie) au Lycée Buffon (Paris), il a suivi le cursus du Bachelor of Arts de l’Université Hébraïque de Jérusalem (en Science politique, Relations Internationales et Philosophie juive). Le doctorat de sociologie politique qu’il a soutenu à l’Université de Paris a été publié sous le titre « La demeure oubliée, genèse religieuse du politique » (Lieu Commun, 1984, puis Tel-Gallimard, 1994 ). Son premier livre « Le Récit de la disparue, essai sur l’identité juive » a été publié en 1977 (Gallimard, « Les Essais », puis Folio- Gallimard 2001). Professeur à l’Université de Paris X-Nanterre, il est aussi le fondateur du
Collège des Etudes juives de l’Alliance Israélite Universelle (fondé en 1986) et titulaire de la Chaire européenne d’études sépharades au nom d’Elie Benamozegh de la ville de Livourne (Italie). En 1985, il co-fonde une revue d’études juives Pardès, toujours active (Editions In Press). En 2000, il fonde l’Observatoire du monde juif pour analyser le phénomène du nouvel antisémitisme, dont les travaux et publications ont constitué un moment important de la lutte contre la discrimination. En 2006, il crée une revue d’idées Controverses (Editions de l’Eclat), consacrée aux grands problèmes de notre temps.
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La question juive est de retour

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Miguel Garroté, jeudi 29 janvier 2009 - Aujourd’hui, encore plus que de coutume, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout d’humeur, à mâcher mes mots, ou à faire semblant de rester poli, au prétexte fallacieux, qu’un journaliste, serait soi-disant tenu, à un langage châtié, sous peine de voir son article disqualifié, par tel ou tel lecteur mondain. Mais que se passe-t-il ? Il se passe que nous revenons - lentement mais sûrement - à la pratique du pogrom (1). La question juive est de retour. Et lorsque la question juive est de retour, les premiers à en souffrir sont les Juifs ; et les deuxièmes à en souffrir sont les Chrétiens. Hitler a exterminé six millions de Juifs. Et Hitler a aussi écrit que l’on ne peut pas être Allemand et Chrétien, que c’est l’un ou l’autre. Idem en terre dite d’islam : là où les Juifs ont fait l’objet de pogroms, les Chrétiens font l’objet de persécutions. Je m’explique. Il s’agit, pour l’instant, de pogrom verbal.
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A propos de pogrom verbal et pour mémoire, le lundi 1er septembre 2008 j’ai publié
L'antisémitisme, l'antisionisme et la judéophobie moderne . Le 7 mai 2008, soit quatre mois auparavant, j’ai publié « Antisémitisme : Des livres qui tuent encore aujourd'hui ». Le mercredi 19 décembre 2007, soit neuf mois auparavant, j’ai publié L'ANTISÉMITISME EST TRÈS RÉPANDU. Voilà ce qui se passe et ce n’est pas terminé. Toujours à propos de pogrom verbal, le mardi 20 janvier 2009 j’ai publié ONU, Hamas, médias, même combat ?, article dans lequel j’ai notamment écrit : « Le fait qu’une fois de plus, l’ONU et les médias se soient rangés du côté palestinien, quitte à disculper et même à légitimer le Hamas – un des groupes les plus répugnants de la mouvance islamiste radicale – ce fait en dit long sur l’état de putréfaction avancée de la conscience occidentale » (voir Hitler est de retour. Et le monde s'en fiche. ; ainsi que Hitler est de retour (2e partie) ; et également National-socialisme, cuvée 2008.).
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En fait, du 2 au 23 janvier 2009, chaque jour, j’ai publié des informations sur l’opération israélienne dans la bande de Gaza. Dans ce cadre, j’ai souligné que l’attitude hamassophile des gouvernants, des médias, des organisations internationales et non gouvernementales, cette attitude hamassophile était pire concernant l’opération israélienne dans la bande de Gaza que ne fut l’attitude crypto-soviétique durant la Guerre froide. Toujours dans ce cadre, j’ai tiré la sonnette d’alarme, concernant la montée de la judéophobie, notamment dans les « manifestations pro-palestiniennes » qui ont eu lieu ces dernières semaines en Europe, notamment en France (arborer des drapeaux du Hamas et du Hezbollah tout en brûlant des drapeaux d’Israël fait donc désormais partie de la légalité républicaine).
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Or, voici que je tombe, ce matin, sur un article qui confirme - quasiment mot pour mot - ce que j’essaye de décrire, jour après jour, sur Internet, depuis avril 2007, soit depuis bientôt deux ans. Le fait que l’article lu ce matin confirme ce que j’écris depuis avril 2007 ne me réjouit pas. Cela me conforte certes dans mes analyses, mais cela surtout m’inquiète. Cela m’inquiète car l’auteur de cet article n’est pas un quelconque quidam halluciné. L’auteur de ce texte n’est autre que Shmuel Trigano (2). La question juive est de retour. Et il n’y a pas de quoi rire. Lisez seulement.
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Ainsi donc, sur
http://www.controverses.fr/blog/blog_trigano.htm, dans un article publié le mardi 27 janvier 2009, article intitulé « Le concept de ‘pogrom médiatique’ », Shmuel Trigano écrit (début de l’article de Shmuel Trigano) : « Le concept de ‘pogrom médiatique’, malgré sa tonalité critique virulente, pourrait bien avoir une valeur heuristique intéressante pour comprendre certains des effets de la guerre de Gaza sur les pays d’Europe de l’Ouest et tout spécialement la société française. Il ne faudrait bien sûr pas l’entendre dans sa portée idéologique mais sociologique. A quoi a-t-on assisté en effet avec la guerre de Gaza, comme avec la précédente guerre du Liban, ou la deuxième Intifada, sinon à un épisode d’extrême violence symbolique envers Israël, particulièrement effervescent par son émotionnalité, la virulence radicale de la condamnation, la stigmatisation, l’unanimité étrange d’un bout à l’autre du spectre politique ? ».
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« Le pogrom était un bref embrasement d’une population qui dévastait le quartier juif et tuait les Juifs. Point n’est le cas, heureusement mais, de fait, les Juifs se sentent déshonorés, méprisés, abandonnés, exclus, isolés dans leur environnement. Comme s’ils avaient été roués de coups réels. Ils le sont, certes, d’une certaine façon, par les agressions dont ils ont été la cible. Le passage du symbole à l’acte s’est produit à travers de grandes et violentes manifestations, répétitives, organisées selon un plan manifestement prémédité d’envergure nationale, visant à créer une atmosphère d’émeutes. Des actes d’agression ont été perpétrés contre des Juifs mais c’est surtout leur personne symbolique qui a reçu des coups. La dignité et l’image de soi font aussi partie de la personne humaine qui n’est pas seulement corporelle. C’est elle qui a été la cible du pogrom médiatique. Et les traits qui l’ont frappée sont d’un genre unique. La morale et l’humanitarisme ont été fourbis comme des armes. Propres. Morales. Totales ».
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« Le discours de la cruauté d’Israël, mis en scène par le Hamas et les télévisions arabes, a été asséné soir et matin en crescendo de l’appel fébrile à sauver un peuple d’un génocide. A Gaza il n’y avait qu’une armée d’enfants, des hôpitaux, des réserves de vivres, des centrales électriques... Nous touchons là à l’essence de la violence perpétrée sur la personne d’Israël. Elle est vertueuse ! Plus le souci des « enfants » et des « civils » est « disproportionné », plus fort et radical est le coup (symbolique) porté. Plus Israël est stigmatisé et diabolisé. Pour des motifs humanitaires ! Le coup est ainsi moral et « clean » car il frappe « à côté »… L’iconisation quasi religieuse des enfants victimes vise à la déshumanisation des Juifs. Les téléspectateurs savent tout de telle ou telle famille palestinienne dont on leur raconte l’histoire humaine, très humaine. Ils savent tout des blessés, des enfants. Mais rien des individus israéliens, de leurs enfants, de leurs femmes, de leurs blessés. On ne voit sur les écrans que des tanks, des soldats, une armée ».
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« La société israélienne n’existe pas dans le regard des médias. Ce souci « humanitaire » s’inscrit très bien dans la perspective idéologique plus vaste qui sacralise la mémoire des Juifs morts au moment où l’on accable les Juifs vivants. On aura remarqué qu’au moment même où ils traînaient dans la boue Israël, sa cruauté, son racisme, les journalistes ont dûment condamné le pape pour avoir reconnu un évêque négationniste... Israël est sur la sellette mais il est clair que le traitement « disproportionné » dont il est l’objet concerne le Juif que l’on cible en lui, de façon détournée. Quel pays au monde s’attire en effet cette furie planétaire ? C’est une guerre de religion qui est ici à l’oeuvre et l’Europe s’y inscrit ouvrant la boite de Pandore de bouleversements qui la submergeront. La question juive est de retour, de façon inédite. Les événements consécutifs à Gaza, notamment en France, rééditent les troubles qui ont accompagné la deuxième Intifada ».
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« La récurrence du même phénomène confirme que la crise d’alors n’était point passagère. Cependant, aujourd’hui, on est en droit de se poser la question de savoir où elle conduit. Un pogrom symbolique est en soi sans grande gravité concrète, si ce n’est la déstabilisation et l’égarement des Juifs d’Europe. Il n’y a pas mort d’homme (sauf qu’il peut donner lieu à la tragédie d’un Ilan Halimi ou d’un Sébastien Sellam) mais mort d’images. Le pogrom symbolique recèle en lui la potentialité de développements graves. Il peut être la première étape de voies de fait, elles, bien réelles. Un mouvement social (et l’antisémitisme en est un) commence par une fiction (la cause palestinienne), qui substitue un objectif imaginaire à une réalité insupportable (les problèmes du monde arabe et des musulmans d’Europe) ».
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« Puis cette fiction donne naissance à une mentalité qui prend le but substitué pour slogan, pour devenir un emblème autour duquel un nouvel ordre se structure et une organisation qui lui est dévouée apparaît. Aujourd’hui, la porte est ouverte à la troisième étape, celle de la cristallisation, avec la constitution d’une organisation quelconque qui pourra partir à l’assaut de sa cible. Nous entrons dans une phase dangereuse. La question est très concrète : à quand la prochaine explosion collective contre Israël ? Le prochain pogrom médiatique ? Et avec quelles conséquences concrètes sur la personne physique des Juifs ou d’Israël, dans l’arène planétaire ? » (fin de l’article de Shmuel Trigano).
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Que conclure après tout cela ? Sur le plan intellectuel et spirituel, notre société européenne en général et française en particulier, ne diffère guère, de la société européenne et française de 1929, avec la crise, et de la société européenne et française de 1939, avec la guerre. Je m’explique. Le vide intellectuel et spirituel de 2009, ne diffère guère de ceux de 1929 et de 1939. Comme en 1929 et comme en 1939, il se trouve qu’en 2009, presque personne ne défend et ne valorise la société libre de culture judéochrétienne.
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Aujourd’hui, si quelqu’un souhaite lire - en français - les analyses de Daniel Pipes, Walid Pharès ou Caroline Glick, il est contraint de se détourner des médias, et de se rabattre sur la blogosphère néoconservatrice francophone. Aujourd’hui, si quelqu’un veut s’enquérir - sans perdre des heures - des derniers livres de Pierre-André Taguieff, Guy Millière ou François Célier, il a tout avantage à effectuer ses recherches sur Internet plutôt que dans les médias.
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Et puisqu’en tant que catholique - justement - je défends la société libre de culture judéochrétienne, j’aimerais conclure, avec la question des catholiques (d’hier et d’aujourd’hui) face à la crise et face à la guerre. Dans les heures les plus noires du 20e siècle, nombre de catholiques - pas tous, certes, il y a eu quelques Justes, - ont préféré Charles Maurras (dont le mouvement Action française fut excommunié par l’Eglise de l’époque) à Jacques Maritain. Léon Degrelle - certes je sais il était Belge - est allé jusqu’à inventer une bouillie national-catho-socialiste appelée le « rexisme » sous prétexte de mieux combattre ainsi Staline.
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On ne refait pas l’histoire, j’en suis parfaitement conscient. En revanche, on peut éviter de répéter les mêmes erreurs historiques. Aujourd’hui, des catholiques (des catholiques, pas les catholiques) mettent les attentats du 11 septembre 2001 sur le dos des Américains et des Juifs : c’est la thèse du complot inventée en terre dite d’islam et accréditée par la gauche européenne. Le problème, c’est qu’il n’y pas qu’un ou deux catholiques pour débiter ce genre de sottises, sottises mises à nus dans le dernier livre de P.A. Taguieff (La Judéophobie des Modernes paru chez Odile Jacob en 2008), livre que certains catholiques (ceux qui croient qu’ils savent…) feraient bien de lire.
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Pour le philosophe catholique Jacques Maritain, lorsque l’antisémitisme se répand parmi ceux qui se disent les disciples de Jésus-Christ, il apparaît comme un phénomène pathologique, qui révèle une altération de la conscience chrétienne, quand elle devient incapable de prendre ses propres responsabilités dans l’histoire et incapable de rester existentiellement fidèle aux hautes exigences de la vérité chrétienne. Alors, au lieu de reconnaître, dans les épreuves et les épouvantes de l’histoire, la visitation de Dieu, et d’entreprendre les tâches de justice et de charité requises par cela même, la conscience chrétienne se rabat sur des fantômes de substitution concernant un peuple entier. Voilà le message que nous devons répandre autour de nous si nous voulons éviter de répéter les mêmes erreurs historiques. Et n’oublions jamais ceci : lorsque la question juive est de retour, les premiers à en souffrir sont les Juifs ; et les deuxièmes à en souffrir sont les Chrétiens. Ce fut le cas avec Staline. Ce fut le cas avec Hitler. Ce fut et c’est le cas en terre dite d’islam.
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Copyright Miguel Garroté 2009
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(1) « Pogrom » est un mot d'origine russe. Il désigne les pillages et les meurtres, d'une population contre une autre population. « Pogrom » est devenu le mot pour qualifier les massacres de Juifs en Russie. Il qualifie des actes à la fois violents et prémédités, menés autrefois, à l'initiative des tsars de Russie notamment, par la police, avec l'aide des populations locales, contre les communautés juives d’Europe Orientale. Ces actes s'accompagnent de pillages, de destructions de biens et de meurtres. De façon plus large, le pogrom est une brève explosion de violence sociale contre la communauté juive. Il y a eu également des pogroms au Proche et au Moyen Orient ainsi qu’ailleurs dans le monde. Shmuel Trigano donne la définition suivante : « Le pogrom était un bref embrasement d’une population qui dévastait le quartier juif et tuait les Juifs ».
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(2) Shmuel Trigano est né en 1948 à Blida (Algérie) qu’il a quittée en 1962. Après des études classiques (latin-grec-philosophie) au Lycée Buffon (Paris), il a suivi le cursus du Bachelor of Arts de l’Université Hébraïque de Jérusalem (en Science politique, Relations Internationales et Philosophie juive). Le doctorat de sociologie politique qu’il a soutenu à l’Université de Paris a été publié sous le titre « La demeure oubliée, genèse religieuse du politique » (Lieu Commun, 1984, puis Tel-Gallimard, 1994 ). Son premier livre « Le Récit de la disparue, essai sur l’identité juive » a été publié en 1977 (Gallimard, « Les Essais », puis Folio- Gallimard 2001). Professeur à l’Université de Paris X-Nanterre, il est aussi le fondateur du
Collège des Etudes juives de l’Alliance Israélite Universelle (fondé en 1986) et titulaire de la Chaire européenne d’études sépharades au nom d’Elie Benamozegh de la ville de Livourne (Italie). En 1985, il co-fonde une revue d’études juives Pardès, toujours active (Editions In Press). En 2000, il fonde l’Observatoire du monde juif pour analyser le phénomène du nouvel antisémitisme, dont les travaux et publications ont constitué un moment important de la lutte contre la discrimination. En 2006, il crée une revue d’idées Controverses (Editions de l’Eclat), consacrée aux grands problèmes de notre temps.
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mercredi 28 janvier 2009

A vue humaine l'islamisme radical a gagné

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Miguel Garroté mercredi 28 janvier 2008 - Je pense que, à vue humaine, l’islamisme radical, a déjà gagné la bataille. Oui, je sais, c’est un peu tristounet d’écrire cela en début d’année. Mais les faits les plus récents de l’actualité vont - hélas - bel et bien dans cette direction. Par exemple, la manière dont nos politiciens et nos médias ont présenté et présentent encore l’opération israélienne à Gaza est « criminelle » car elle correspond à 99% à la propagande criminelle du criminel Hamas. Ce n’est pas - je tiens à le préciser - l’islamisme radical en lui-même qui a déjà gagné la bataille. Car l’islamisme radical - en, par et pour lui-même - n’est qu’une criminelle bouffonnerie, que l’on aurait pu anéantir depuis longtemps, si l’on avais pris les moyens. Très concrètement, il eut été relativement facile de pulvériser à coup de missiles les arsenaux du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran, si l’on avait agit il y a quelques années. En fait, l’islamisme radical semble avoir gagné en raison de l’accueil complaisant que lui réservent la classe politique et la classe médiatique. Et en raison de la malveillance - et la haine - de cette même classe politique et de cette même classe médiatique, envers elles-mêmes d’abord, envers Israël et l’Eglise catholique en suite, et, en réalité, envers la société libre de culture judéochrétienne. Cette attitude anachronique et suicidaire s’appelle « la haine de soi » tout simplement. J’ignore à partir de quel moment de l’histoire, un certain nombre de Juifs alterjuifs et un certain nombre de Chrétiens alterchrétiens, ont commencé à jouer stupidement avec le poison de la haine de soi. Je note qu’il y a chez les Juifs un certain nombre de personnalités qui réagissent aux alterjuifs, et qui en cela utilisent leur cerveau, tels Michel Gurfinkiel, Gilles William Goldnadel, Menahem Macina, Philippe Karsenty, Caroline Glick et d’autres encore. Je note - aussi - qu’en revanche, chez les Chrétiens en général, et chez nous autres Catholiques en particulier, le nombre de personnalités qui réagissent aux alterchrétiens, et qui en cela utilisent leur cerveau, reste extrêmement limité. Pourquoi ? Je me souviens d’une émission télévisée dans laquelle Michel Gurfinkiel tenta d’expliquer à Franz Olivier Gisbert, je cite en substance et de mémoire, que l’on ne peut pas comprendre la France, si l’on ne prend pas en compte son héritage catholique. Je fus stupéfait que ce soit non pas un Catholique mais un Juif qui dise cela à un autre Juif. Je fus tout aussi stupéfait le jour ou une personnalité non pas chrétienne mais juive - en l’occurrence Caroline Glick - écrivit dans le Jerusalem Post, je cite en substance et de mémoire, que depuis la Deuxième Guerre mondiale, les Européens font un complexe par rapport au concept de Nation. Pourquoi, ais-je demandé, chez nous autres Catholiques, le nombre de personnalités qui utilisent leur cerveau, reste extrêmement limité ? Pour les causes historiques, je préfère que les historiens répondent un jour à cette question. En revanche, pour les raisons politiques présentes, j’ose avancer un petit bout de commencement de réponse. Je crois que le monde catholique francophone - avec ses divers courants - n’a pas encore intégré le concept contemporain de société libre de culture judéochrétienne (
Nous sommes catholiques. Cela dérange certains (version actualisée).). Je suis Catholique, et cependant, je m’arrache régulièrement les cheveux, la barbe et la moustache, lorsque je consulte des médias, des sites et des blogues catholiques francophones (Des catholiques français m'énervent). C’est en consultant des médias, des sites et des blogues catholiques américanophones et hispanophones, que je cesse de m’arracher les cheveux, la barbe et la moustache, et c’est grâce à cela, que je ne suis pas encore totalement chauve et imberbe. Récemment, j’ai raillé vigoureusement quelques scribouillards cathos péteux traditionalistes qui imputent à Israël la montée de l’islamisme radical, alors que l’Etat-major de l’armée israélienne met en garde les politiciens israéliens contre l’islamisme radical surarmé depuis 1999 (Des catholiques convertis au Hamas). Plus récemment, j’ai grimpé au plafond et mordu mon beau chapeau parce que l’interview (d’un électron libre épiscopal négationniste) datant de novembre 2008 (Un évêque négationniste fiche le bazar) a été diffusée - par hasard ? – le 21 janvier 2009 au soir… Entre-temps (en fait hier 27 janvier), le supérieur hiérarchique de l’électron libre épiscopal négationniste, a demandé pardon par écrit ( http://www.zenit.org/article-19992?l=french ), pour les inepties de son déficient subordonné (1). Encore plus récemment, j’ai interpellé dans un article trois cardinaux de l’Eglise catholique (Israël, le Hamas et les trois cardinaux) dont les deux dénominateurs communs semblent être, d’une part, de mettre des peaux de bananes sous les pieds de Benoît XVI ; et d’autre part, d’aborder la question israélo-arabe sous l’angle de vue des médias et des politiciens, qui eux-mêmes, avalent toutes crues, les mises en scènes pallywoodiennes, où des enfants du Hamastan débitent par cœur les inepties que leur ont dictés les chefs islamo-maffieux du coin. A cet égard, il devient urgent que certains clercs de l’Eglise catholique – certains prêtres, évêques et cardinaux, tous flattés dans leur vanité et dans leur vaine gloire - cessent une bonne fois pour toutes et en toute bonne foi de sans arrêt écrire des articles et de sans arrêt répondre aux questions des médias à propos du conflit israélo-arabe. Car ils n’y connaissent rien ; car ils n’y comprennent rien ; car même lorsqu’ils se rendent en Israël, ils demeurent anesthésiés par nos médias, par les entités palestiniennes et ils se comportent comme s’ils appartenaient non pas à l’Eglise mais à une vulgaire ONG palophile ; et aussi car, qu’ils soient plutôt « progressistes » ou plutôt « conservateurs » (Hitler est de retour. Et le monde s'en fiche. ; Hitler est de retour (2e partie) ; National-socialisme, cuvée 2008.), dans les deux cas, ils fichent le bazar ils et compliquent inutilement ce qui est déjà complexe (Israël, le Hamas et les trois cardinaux).
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A propos du conflit israélo-arabe justement, le cabinet israélien restreint de sécurité se réunit aujourd’hui mercredi 28 janvier 2009 sous la direction du Premier ministre israélien Ehoud Olmert pour définir une éventuelle riposte aux violations du cessez-le-feu dans la bande de Gaza par le Hamas. Une première riposte a déjà été menée cette nuit. En effet, Des avions israéliens ont bombardé dans la nuit de hier mardi à ce matin mercredi plusieurs tunnels souterrains de l’organisation terroriste Hamas le long de « l’axe Philadelphie », tunnels de contrebande d’armes et de munitions reconstruits par le Hamas sous la frontière entre le sud de la bande de Gaza et l’Egypte. Une roquette Qassam tirée par des terroristes palestiniens depuis le nord de la Bande de gaza a explosé en Israël ce matin mercredi 28 janvier dans la région du Néguev occidental. Beaucoup plus grave, un officier de tsahal a été tué et trois soldats blessés hier mardi 27 janvier dans l’explosion d’une bombe détonée au moment du passage d’un véhicule de l’armée israélienne près du point de passage de Kissoufim, à la frontière israélienne du sud de la bande de Gaza contrôlée par huit milices terroristes palestiniennes, notamment celle du Hamas. Il s'agissait hier du premier Israélien tué depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Les premiers affrontements entre soldats de tsahal et terroristes palestiniens se sont produits avant-hier lundi 26 janvier à la frontière entre Israël et la bande de Gaza. Dans ce contexte tendu, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a déclaré lors d’une conférence de presse au Département d’Etat : « Nous soutenons le droit d’Israël à l’autodéfense. Les salves de roquettes qui se rapprochent de plus en plus des régions fortement peuplées d’Israël ne peuvent pas rester sans réponse ». Par ailleurs, et pour tout arranger, il se confirme aujourd’hui mercredi 28 janvier - nous l’avions déjà dit et répété sur ce blog… - que l'Iran se trouve à deux doigts du seuil technologique lui permettant de fabriquer la bombe atomique, selon l’édition de ce mercredi du très sérieux quotidien britannique The Daily Telegraph, qui cite un rapport de l'Institut International de Recherches Stratégiques.
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A propos des soi-disant « crimes » soi-disant « perpétrés » par des soldats israéliens, Menahem Macina, dans un résumé - en français - d’un récent article de Caroline Glick, écrit (2) : « Toujours brave, toujours sur le pont, Caroline Glick s'insurge, dans l'article qui suit, contre les risques d'inculpation pour crimes de guerre d’officiers supérieurs de Tsahal. Elle estime que les mesures prises jusqu'ici, telles, entre autres, que le floutage des visages des 'candidats' à ce type de poursuites pénales, l’interdiction de la mention de leurs noms dans la presse, etc., sont insuffisantes. Elle cite le cas exemplaire du député hollandais, Wilders, accusé d'incitation à la haine contre les musulmans, pour avoir réalisé un film de 15 minutes, intitulé ‘Fitna’, qui met en lumière les exactions et les actes de barbarie commis au nom de l'islam et du Coran, et condamné à mort par les islamistes, pour cette raison. Elle rappelle l'assassinat, en 2004, du réalisateur cinématographique hollandais, Theo Van Gogh, auteur du film ‘Submission’ décrivant la misogynie du monde islamiste et l'intimidation systématique des femmes dans les sociétés islamistes. Glick remarque mélancoliquement que les musulmans hollandais, filmés en train d'appeler au renversement de la loi constitutionnelle hollandaise et de menacer des homosexuels, n'ont pas été arrêtés pour incitation à la haine. Pire, s'insurge-t-elle, Lord Ahmed, qui a fait interdire la projection de ‘Fitna’ par le Parlement britannique, a été élevé à la distinction de pair du royaume, alors qu'il a soutenu la condamnation à mort lancée par le défunt Ayatollah Khomeiny, en 1989 à l'encontre du romancier britannique Salman Rushdie. De ce constat des violences islamistes impunies à l'encontre des détracteurs de l'islam intégriste, Glick passe à celui des intimidations et violences islamiques contre des Juifs dans toute l'Europe. Elle fait remarquer que ces faits, quand ils sont rapportés par la presse, sont minimisés, voire indirectement justifiés, et que les noms des perpétrateurs sont le plus souvent omis. Plus grave, note-t-elle, on fait croire au public israélien que les anciens combattants de Tsahal qui encourraient, en Europe, des poursuites pour crimes de guerre, seront défendus par des avocats commis par Israël. Se basant sur le cas Wilders, Glick prévient que cela ne servira à rien, car, affirme-t-elle, il ne s’agit pas de délits de droit commun, mais de procès politiques, dont le but est de donner satisfaction aux populations musulmanes du pays européen où ils seront jugés. Et de préciser : ‘Ils ne seront pas poursuivis sur base de faits, mais pour promouvoir le but des procureurs et des juges, qui est de ‘calmer’ (appease) leurs nationaux musulmans qui militent pour la destruction d’Israël et qui attaquent violemment quiconque est perçu comme étant un partisan d’Israël’. Elle affirme sans ambages que ce ne sont pas des mesures d’ordre juridique, qu’Israël doit prendre, mais des mesures diplomatiques, telles que la publication de listes des pays qui permettent ces procès-spectacle, voire la rupture des liens diplomatiques avec tout Etat qui poursuit en justice des soldats israéliens. Et elle conclut en ces termes : ‘Ce n’est qu’en reconnaissant et en mettant en lumière ce qui se passe réellement, qu’Israël a quelque chance de protéger ceux qui défendent notre liberté contre des Européens qui ont résolu de céder à l’intimidation islamique plutôt que de protéger leur propre liberté’ ».
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A propos du vrai visage du Hamas, la sociologue d'origine syrienne Wafa Sultan écrit, dans un article que je vous invite à lire, et à diffuser massivement, article repris - en version française - sur MediArabe.info (3) : « Puisqu'il m'importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d'éviter la colère des troisièmes, je peux dire que le Hamas n'est qu'une sécrétion islamique terroriste dont le comportement irresponsable à l'égard de sa population l'empêche de se hisser au niveau d'une responsabilité gouvernementale. Mais ceci est conforme à l'habitude, puisque, à travers l'histoire de l'islam, jamais une bande de criminels islamistes n'a respecté ses administrés. (...) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque les Juifs ne m'ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise. S'ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés, de quitter la région et de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c'est contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle… Avant la création de l'Etat d'Israël, l'histoire n'a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs, ni qu'un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. Mais les musulmans sont des combattants, des conquérants et leur histoire ne manque pas d'exemples et de récits de conquêtes, de morts, de tueries, de razzias… Pour les musulmans, tuer est un loisir. Et s'ils ne trouvent pas un ennemi à tuer, ils s'entretuent entre eux. Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants sur la mort et le martyre, pour plaire à son créateur, d'enseigner en même temps l'amour de la vie. La vie a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à ses enfants qu'ils doivent tuer ou être tués pour aller au Paradis ? Depuis le début de l'opération israélienne contre Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques venant de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis pas concernée par ce qui s'y passe, mais je suis intéressée par les motivations qui animent ceux qui m'écrivent. Je suis convaincue que ce qui les motive n'est pas la condamnation de l'horreur, ni la condamnation de la mort qui sévit à Gaza. Car, si la motivation était réellement la condamnation de la mort, ces mêmes lecteurs se seraient manifestés à d'autres occasions où la vie était menacée. Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent m'interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie-valeur était menacée. Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d'autres musulmans Algériens ces quinze dernières années, sans qu'aucun musulman ne s'en émeuve. Des femmes Algériennes violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient son Prophète avant qu'ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m'a demandé mon avis. Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en 1983) sans qu'aucun musulman ne réagisse et sans qu'aucun ne me demande mon avis sur ces massacres étatiques. Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui célébraient des mariages, symboles de la vie-valeur, sans qu'aucune manifestation ne soit organisée à travers le monde, et sans qu'on ne me demande mon avis. En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans, sans qu'un seul musulman ne dénonce ce crime. Saddam Hussein a enterré vivants plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus, sans qu'un seul musulman n'ose réagir et dénonce ces crimes. Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s'est fait exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d'innocents, sans que les médias ou les musulmans ne s'en émeuvent. Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d'une même famille palestinienne, accusés d'appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans le monde arabe, et sans qu'aucun lecteur ne m'écrive et ne m'envoie ses protestations. Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu'en soit la victime. Les Palestiniens et leurs soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer l'identité des tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune manifestation n'aurait eu lieu. CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant une femme palestinienne qui se lamente et crie : mais qu'ont fait nos enfants pour être tués comme ça ? Qui sait. Peut-être s'agit-il de la même palestinienne qui se réjouissait il y a deux ans quand l'un de ses fils s'était fait exploser dans un restaurant de Tel-Aviv et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent le même exemple et deviennent martyrs ? Mais quand l'idéologie et l'endoctrinement sont d'une telle bassesse, il devient normal que cette palestinienne perde toute notion de la valeur de la vie. Sinon, elle pleurerait ses enfants de la même façon, qu'ils se tuent dans un attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes. Car, la mort est la même, qu'elle qu'en soient les circonstances, et elle doit être rejetée. Au contraire, la vie mérite d'être vécue et pleurée. Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance quand l'un de ses enfants se fait exploser contre les juifs, alors qu'elle pleure quand les juifs tuent ses autres enfants ? Mais l'idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou être tué permet au fidèle de gagner le paradis. Dans ce cas, pourquoi pleurer les Gaza ouïs alors qu'ils n'ont pas bougé le petit doigt pour les Irakiens, les Algériens, les Egyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ? Borane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu il y a une dizaine d'années ses bras, ses jambes et la vue dans l'explosion d'une mine en Cisjordanie. La communauté palestinienne aux Etats-Unis s'est mobilisée pour lui venir en aide et financer son hospitalisation dans l'espoir de sauver ce qui pouvait l'être. Lors d'un dîner de bienfaisance organisé à son profit en Californie, la plus riche palestinienne des Etats-Unis s'est présentée en grande fourrure, et a qualifié Borane de héros. Elle s'est adressée à ce bout de chair immobile et inerte : Borane, tu es notre héros. Le pays a besoin de toi. Tu dois retourner dans le pays pour empêcher les Sionistes de le confisquer… L'hypocrisie de la palestinienne la plus riche des Etats-Unis l'empêche d'envoyer ses propres enfants défendre la Palestine contre les Sionistes. Exactement à l'image des chefs du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent à l'abri à Damas et à Beyrouth. La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie inégalée dans l'histoire récente de l'humanité. Une hypocrisie qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent abandonner leurs activités d'opposition, pour resserrer les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans ont-ils le droit d'oublier les crimes du régime commis contre les leurs à Hama, Homs et Alep ? Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie) en Algérie et en Irak ? Ont-ils dénoncé la mort de centaines de milliers de chiites en Irak sur le pont des oulémas à Bagdad, pulvérisé par l'un des vôtres conformément aux enseignements de votre religion de la paix et de la miséricorde ? Avez-vous une seule fois dénoncé les exactions contre les chrétiens en Irak ? Ou contre les coptes en Egypte ? Votre hypocrisie nous empêche de croire vos sentiments à l'égard des enfants de Gaza, puisque vous êtes responsables du pire. Essayons d'imaginer ce que le Hamas aurait fait du Fatah, et des autres, s'il possédait la technologie et les armes d'Israël ? Essayons d'imaginer ce que l'Iran aurait fait des sunnites de la région, s'il détenait les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans doute le massacre garanti. J'ai récemment rencontré un religieux hindou en marge d'une conférence consacrée à la guerre contre le terrorisme. Il m'a dit : « Toutes les guerres se sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf la prochaine, elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N'ayant pas compris ses propos, je lui ai demandé des explications. Il m'a dit : « Je suis contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan. Si les Etats-Unis veulent gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent se retirer et laisser les deux pôles du mal s'entretuer. Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine, vont se battre et se neutraliser ». Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse, on peut dire qu'Israël contribue aujourd'hui, inconsciemment, au succès de l'islam. En s'attaquant à Gaza, Israël pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser leurs divergences. Et septembre noir en Jordanie est encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont sont capables les arabes et les musulmans dépassent toute imagination. Un char jordanien avait écrasé un palestinien, puis le conducteur du char est descendu de son blindé et a bourré la bouche de sa victime avec un journal… Un comportement qu'aucun militaire israélien n'a eu à Gaza. Pendant les massacres de Hama en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient leurs mains dans le sang des victimes pour écrire sur les murs :"Allah Akbar, gloire à l'islam". Je n'ai jamais entendu qu'un juif ait écrit avec le sang d'un autre juif des slogans à la gloire du judaïsme. Je le dis avec un pincement au coeur : pour sauver l'humanité du terrorisme, il faut que le monde libre se retire et qu'il laisse les musulmans s'entretuer. Je me souviens quand j'étais étudiante à l'université d'Alep, et quand l'ancien ministre syrien de la Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d'hypocrisie, Tlass nous avait dit qu'« Israël craint la mort et la perte d'un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons beaucoup d'hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les deux conceptions et les deux camps. Le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du Hamas aujourd'hui. Ainsi, l'extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du Hamas, la vie n'ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques soldats israéliens. Pour les islamistes, l'objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner le paradis. La vie n'a donc aucune valeur. Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait voler un jour à bord des F-16, il n'aurait pas commandé à ses disciples de tuer les juifs jusqu'au jour dernier. Mais ses disciples doivent modifier cette idéologie par pitié pour les générations futures, et pour sauver leur descendance et lui préparer une vie meilleure, loin de l'idéologisation de la mort. Ils doivent rejeter la culture de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres. C'est seulement quand ils y parviendront qu'ils n'auront plus d'ennemis. Car, celui qui apprend à aimer son fils plus qu'à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Jamais la terre ne vaut la vie des personnes, et les Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre. Mais paradoxalement, c'est le peuple qui déteste le plus la vie. Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils cette équation ? Quand commenceront-ils à aimer la vie ? ».
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J’ai commencé le présent article, en écrivant, qu’à vue humaine, l’islamisme radical, a déjà gagné la bataille. Ce que je n’ai pas encore écrit, et que j’écris maintenant, c’est qu’en définitive, la vue humaine, je m’en tape. Je préfère lire et relire Jacques Maritain (la revue Sens N° 8, août 2004, pp. 419-440 - Yves Chevalier). Pour Maritain lorsque l’antisémitisme se répand parmi ceux qui se disent les disciples de Jésus-Christ il apparaît comme un phénomène pathologique qui révèle une altération de la conscience chrétienne quand elle devient incapable de prendre ses propres responsabilités dans l’histoire et de rester existentiellement fidèle aux hautes exigences de la vérité chrétienne. Alors, au lieu de reconnaître, dans les épreuves et les épouvantes de l’histoire, la visitation de Dieu, et d’entreprendre les tâches de justice et de charité requises par cela même, elle se rabat sur des fantômes de substitution concernant une race entière. L’antisémitisme reste, pour Maritain, la négation même du Message du Christ, ce qui explique que, puisque spirituellement le chrétien est un sémite, il ne peut concevoir un chrétien antisémite. Maritain épouse un Juive et écrit : Je voudrais être Juif par adoption, puisque aussi bien, j’ai été introduit par le baptême dans la dignité des enfants d’Israël (…) je suis des vôtres, oui, - juif par amour, je ne dis pas seulement spirituellement sémite, comme l'est tout chrétien, mais ethniquement juif, lié dans ma chair et ma sensibilité aux tribus d’Israël et à leur destinée ici-bas. Maritain écrit qu’il y a une relation supra-humaine d’Israël au monde, comme de l’Église au monde. Aux yeux d’un Chrétien qui se souvient que les promesses de Dieu sont sans repentance, Israël continue sa mission sacrée. Israël, comme l’Église, est dans le monde et n’est pas du monde. Ce face à face entre Israël et le monde, et le conflit qui y est inscrit, expliquent l’antisémitisme ; mais le double face à face commun entre Église-Israël et le monde, interdit au Chrétien d’être antisémite.
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© Miguel Garroté 2009
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(1)
http://religions.blog.lenouvelliste.ch/files/2009/01/mgr-williamson.pdf
(2)
http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-15584-145-7-defendre-defenseurs-liberte-caroline-glick.html
(3)
http://www.mediarabe.info/spip.php?article1644
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mardi 27 janvier 2009

Bush, Obama, Gates, même combat ?

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Miguel Garroté - Alors que Obama gouverne par décret présidentiel sans passer par le Congrès et chute - en quelques jours - de 83% à 68% de popularité, le secrétaire à la Défense américain démocrate Robert Gates - avec un style plutôt bushiste et républicain - déclare aujourd’hui mardi 27 janvier 2009, à propos de l’Afghanistan et de l’Irak, que « l'Afghanistan représente aujourd'hui notre plus grand défi militaire. (…) Ce sera sans aucun doute une bataille longue et difficile. (…) Les USA envisagent d'augmenter leur présence militaire en Afghanistan avec jusqu'à 30.000 soldats supplémentaires. (…) Comme en Irak, il n'existe pas de solution purement militaire en Afghanistan (…) mais il est également clair que nous n'avons pas eu assez de troupes pour fournir un niveau de sécurité minimum dans certaines des zones les plus dangereuses, un vide progressivement rempli par les talibans ». Robert Gates estime en outre qu'il existe un risque potentiel de revers en Irak malgré les progrès sur le front de la sécurité et il juge que les USA doivent s'attendre à y maintenir une présence militaire « pendant de nombreuses années ». « Même si le niveau de violences demeure bas, il existe toujours un risque potentiel de revers et nos troupes risquent de connaître des jours difficiles », déclare Robert Gates. « Même si notre présence militaire se réduit au fil du temps, nous devrions néanmoins nous attendre à être impliqués en Irak à un certain niveau pendant de nombreuses années à condition qu'un Irak souverain continue de souhaiter un partenariat avec nous », ajoute Robert Gates. Les chantres de l’Obamania vont-ils protester ?
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© Miguel Garroté 2009
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Négationnisme - contraire à l'enseignement de l'Eglise

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Les déclarations négationnistes de l'évêque intégriste Richard Williamson, dont l'excommunication vient d'être levée par le pape « contredisent l'enseignement de l'Eglise » catholique et sont « inacceptables », a souligné lundi le journal du Vatican, L'Osservatore Romano. La condamnation de l'antisémitisme « ne peut faire l'objet de discussion » pour un catholique, souligne L'Osservatore Romano. Il ajoute que la déclaration "Nostra Aetate", adoptée en 1965 par le concile Vatican II, « a marqué un tournant décisif » dans les relations de l'Eglise catholique avec le judaïsme. « Les récentes déclarations négationnistes contredisent son enseignement et sont donc gravissimes, regrettables » et « inacceptables », souligne l'éditorial. Selon le journal du Vatican, l'annulation de l'excommunication des quatre évêques intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSSPX), annoncée samedi, est conforme aux enseignements de ce concile car elle préfère « la médecine de la miséricorde à la condamnation ». L'Osservatore Romano relève cependant que « la révocation de l'excommunication n'est pas encore la pleine communion », et que « le chemin de la réconciliation avec les traditionalistes » ne met pas un point final à « l'événement douloureux qu'a été le schisme lefebvriste ». L'annulation de l'excommunication de Richard Williamson coïncidant avec la publication de ses déclarations niant l'existence des chambres à gaz, a provoqué une vive émotion à travers le monde et notamment parmi les associations juives.
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© AFP et La Croix
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Israël, le Hamas et les trois cardinaux

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Miguel Garroté, mardi 27 janvier 2009 – Un officier de tsahal a été tué et trois soldats blessés aujourd’hui mardi 27 janvier 2009 dans l’explosion d’une bombe détonée au moment du passage d’un véhicule de l’armée israélienne près du point de passage de Kissoufim, à la frontière israélienne du sud de la bande de Gaza, contrôlée par huit milices terroristes palestiniennes, notamment celle du Hamas. Il s'agit du premier Israélien tué depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Les premiers affrontements entre soldats de tsahal et terroristes palestiniens se sont produits lundi 26 janvier à la frontière entre Israël et la bande de Gaza. L'explosion qui a tué un officier israélien et blessé trois soldats israéliens a été provoquée par une bombe placée à l’endroit susmentionné. Par ailleurs, un obus de mortier a été tiré aujourd’hui mardi 27 janvier par des terroristes palestiniens depuis la bande de Gaza en direction de la région civile israélienne de Hevel Eshkol.
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Des tractations sont en cours entre Israël et le Hamas sous les auspices de l'Egypte en vue d'une trêve consolidant le fragile cessez-le-feu actuellement en vigueur. Depuis 2001, quelques 8000 missiles, roquettes et obus ont été tirés par les huit milices terroristes de la bande de Gaza, dont la milice armée du Hamas, sur des civils israéliens vivant autour de cette la bande, mettant ainsi un million d’Israéliens sous cette menace. Cela dit, quelques voix commencent à s’élever - enfin - pour définir le Hamas tel qu’il est et non pas tel qu’il prétend être, avec la bienveillante complicité de nombre de médias.
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En effet, le Hamas n’est qu’une secte politico-religieuse, extrémiste et mafieuse, qui sacrifie sa propre population civile, selon les dires des Palestiniens et des Egyptiens eux-mêmes, pour peu qu’ils aient la possibilité de s’exprimer sans encourir de menaces (voir à ce propos les articles publiés, par exemple, sur Politique Arabe de la France et sur Metula News Agency). Et de ce fait, l’actuelle tentative d’aboutir à une trêve n’est pas si simple.
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Car en admettant que le Hamas signe une trêve, rien n’empêche ce même Hamas de considérer la trêve signée comme un vulgaire bout de papier conclu avec des non musulmans, et donc sans valeur réelle au regard de l’islam à la sauce hammassoïde. En réalité, la seule urgence est de mettre en place les structures nécessaires pour stopper définitivement l’introduction d’armements et de munitions, notamment des missiles, des roquettes et des obus dans le bande de Gaza. En outre, il faut prendre en compte le contexte régional.
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A cet égard, lundi 26 janvier 2009, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Abou el-Gheit a déclaré que « Téhéran est en grande partie responsable de ce qui s'est passé dans la Bande de Gaza ». « L'Egypte a quant à elle adopté une position forte durant l'offensive israélienne et tous oeuvrent maintenant selon cette position », a ajouté Ahmed Abou el-Gheit.
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« Il ne fait aucun doute que l'Iran va tenter, et tente déjà, de fournir à nouveau des missiles au Hamas », a déclaré, de son côté, le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak, à l'ouverture du Congrès de Jérusalem, lundi 26 janvier. « Nous devons agir avec détermination envers Téhéran afin d'enrayer sa course à l'arme nucléaire », a-t-il ajouté. En visite à Jabaliya dans le nord de la bande de Gaza, le commissaire européen à l’aide humanitaire, Louis Michel, a affirmé, lundi 26 janvier que le Hamas avait une « responsabilité écrasante » dans la guerre qui a ravagé le territoire palestinien, parlant d’un « mouvement terroriste qu’il faut dénoncer comme tel ».
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Concernant l’éventuelle visite de Benoît XVI en Israël, le cardinal Walter Kasper, chargé - entre autres et en partie seulement - des relations avec le judaïsme, a déclaré, lundi 26 janvier 2009 que le voyage de Benoît XVI en Israël ne souffrira pas de la levée de l'excommunication des évêques de la Fraternité Saint-Pie X. Les déclarations de cet évêque (Mgr Williamson sur la Shoah) sont « inacceptables et stupides et n'ont rien à voir avec l'Eglise catholique », a précisé le cardinal Walter Jasper.
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Le projet de voyage du pape en Israël « ne dépend pas de ça », a ajouté le cardinal Kasper, précisant que « l'organisation de la visite est liée essentiellement à des questions politiques (...) compliquées (par) les évènements de Gaza. (...) De toute façon, aucune décision n'a encore été prise et le programme n'a pas encore été défini. Cela dépend de comment évoluera la situation sur le terrain ». Le cardinal Walter Jasper a souligné que pour concrétiser le projet de voyage, « la situation devra être calme » et Benoît XVI devra pouvoir « rencontrer son peuple » à Bethléem.
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Or, déjà le jeudi 8 janvier 2009, Le Point.fr reprenait quelques extraits des propos hallucinants d’un autre cardinal, le cardinal Renato Martino, président du Conseil du Vatican pour la justice et la paix (propos tenus par le cardinal Renato Martino au quotidien italien en ligne
Il Sussidiario.net la veille, mercredi 7 janvier), extraits des propos du cardinal Renato Martino que voici : « Regardons les conditions de vie à Gaza : cela ressemble de plus en plus à un grand camp de concentration » (Guardiamo le condizioni di Gaza: assomiglia sempre più ad un grande campo di concentramento). J’ai déjà écrit il y a quelques jours ce que j’avais à écrire sur ce sujet.
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Pour mémoire et pour revenir au cardinal Walter Kasper, rappelons que celui-ci a participé à une opération (à savoir un livre gauchisant écrit « courageusement » sous un pseudonyme par le cardinal Achille Silvestrini) opération imaginée et déclenchée par le cardinal Achille Silvestrini, chef de l’aile gauchisante du collège cardinalice. Le cardinal Achille Silvestrini fait en réalité tandem - notamment dans l’opération déclanchée à partir de son livre - avec le cardinal Walter Kasper, ancien évêque de Rottenburg-Stuttgart, et président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens. Le cardinal Walter Kasper, théologien un brin hérétique et donc très à la mode à gauche et dans les médias, s’est opposé à Benoît XVI (du temps où celui-ci s’appelait cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi) sur divers sujets théologiques et ecclésiologiques.
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Les convictions gauchisantes du cardinal Walter Kasper expliquent sans doute ses propos étranges, cités plus haut dans le présent article. Reprenons les propos du cardinal Walter Kasper : Le projet de voyage de Benoît XVI en Israël ne dépend pas de ça (la levée de l’excommunication des évêques de la Fraternité Saint-Pie X), a donc déclaré le cardinal Kasper, précisant que l'organisation de la visite est liée essentiellement à des questions politiques compliquées par les évènements de Gaza. De toute façon, aucune décision n'a encore été prise et le programme n'a pas encore été défini. Cela dépend de comment évoluera la situation sur le terrain. Et le cardinal Walter Jasper a souligné que pour concrétiser le projet de voyage, la situation devra être calme et Benoît XVI devra pouvoir rencontrer son peuple à Bethléem. Voilà donc - en substance - les propos du cardinal Walter Kasper. Propos qu’il a prononcés (le 26 janvier) peu de temps après que le cardinal Renato Martino nous ait assené son délire sur le camp de concentration de la bande de Gaza (le 7 janvier).
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Le cardinal Walter Kasper se trompe - et nous trompe - lorsqu’il allègue que la visite de Benoît XVI en Israël est liée « essentiellement à des questions politiques » et en plus « compliquées par les évènements de Gaza ». Premièrement, la visite de Benoît XVI en Israël n’est pas liée « essentiellement à des questions politiques ». Car si c’était essentiellement politique, un nonce apostolique suffirait amplement et il ne serait pas nécessaire de mobiliser le pape pour cela. Deuxièmement, la visite n’est pas liée à des questions politiques « compliquées par les évènements de Gaza », car la question qui mènerait Benoît XVI n’est pas politique et encore moins politique compliquée par ceci ou par cela.
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Si l’on ajoute le verbiage du cardinal Walter Kasper (« des questions politiques compliquées par les évènements de Gaza ») au délire du cardinal Renato Martino (« Regardons les conditions de vie à Gaza : cela ressemble de plus en plus à un grand camp de concentration »), force est de constater que les deux cardinaux ont une conception temporelle et militante de la papauté. A les lire, on croirait que Benoît XVI est un homme politique pro-palestinien point final. Et le cardinal Walter Kasper ajoute encore : « pour concrétiser le projet de voyage, la situation devra être calme et Benoît XVI devra pouvoir rencontrer son peuple à Bethléem ».
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Ah oui ? Premièrement, la situation sera calme, si le Hamas respecte le calme, ce qu’il n’a jamais fait à 100% et ce qu’il ne fait plus du tout depuis aujourd’hui. Deuxièmement, Bethléem ne se trouve pas dans la bande de Gaza et par conséquent on ne voit pas très bien le rapport entre, je cite le cardinal Walter Kasper, les « questions politiques compliquées par les évènements de Gaza » et, je cite encore le cardinal Walter Kasper, le fait que « Benoît XVI devra pouvoir rencontrer son peuple à Bethléem ».
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Et j’ajoute pour conclure sur ce point que si, je cite le cardinal Walter Kasper, « Benoît XVI devra pouvoir rencontrer son peuple à Bethléem », il eut été d’une courtoisie minimale de préciser que Benoît devra - aussi - pouvoir rencontrer les Juifs Israéliens. Imaginons que lors de la visite que fit Benoît XVI en Turquie, le cardinal Walter Kasper eut préalablement déclaré que Benoît XVI devra pouvoir rencontrer « son peuple » turc catholique dans les régions où celui-ci est établi.
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Laurent Murawiec, écrivait, jeudi 22 janvier 2009, sur Metula News Agency : « J’ai rompu des lances avec des amis sur diverses questions concernant l’Eglise catholique. Je me suis même enguirlandé avec certains d’entre eux. Je maintiens que Benoît XVI est l’unique dirigeant majeur au monde à comprendre la nature du projet de l’Islam djihadi, ce qui fait de lui un pivot de l’histoire contemporaine ».
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Je suggère à leurs éminences le cardinal Walter Kasper, le cardinal Renato Martino et le cardinal Achille Silvestrini de lire - dorénavant - les articles de Laurent Murawiec. Et de restreindre le rythme de leurs déclarations politiciennes à la presse. Car ces jours-ci, entre l’évêque négationniste d’extrême-droite et les cardinaux palophiles de gauche, nous avons tous eu notre dose… Kyrie Eleison. Ce n’est pas du latin. C’est du grec. Et ça veut dire Seigneur prends pitié.
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© Miguel Garroté 2009
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