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vendredi 29 août 2008

La réalité dépasse (encore une fois) la fiction (2e partie).

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La réalité dépasse (encore une fois) la fiction (2e partie).
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Mon article intitulé « La réalité dépasse la fiction », article paru jeudi 28 août 2008 sur leblogdrzz, sur monde-info et sur juif.org, reprenait simplement les faits s’étant produits ces derniers jours. Malgré cela, cet article pourtant factuel essentiellement, a provoqué une crise aiguë de trollisme. Je reviens brièvement sur ce phénomène de société dans le dernier paragraphe du présent article ; présent article qui, pour commencer par l’essentiel, reprend, lui aussi et comme de coutume, simplement les faits s’étant produits ces derniers jours avec, éventuellement, mon appréciation libre et personnelle de ces mêmes faits.
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USA. L’Obambi show d’hier soir est dans la lignée des grands rassemblements de masse mussoliniens, hitlériens et staliniens. Certes, le style et le décor en carton pâte kitch du show, nous ont fait sourire. Cela dit, c’est très mauvais signe. Car ce style d’électrisation des foules sur fond de mensonge ressemble plus à Göring qu’à un démocrate américain. Le décor du show est hollywoodien jusqu’à l’excès, c’est vrai, mais la mise en scène d’Obambi, elle, n’est pas hollywoodienne. Elle s’appuie sur une manipulation psychologique des adeptes, sur fond de misère matérielle peut-être, mais misère surtout intellectuelle. Hier soir, j’ai regardé sur la chaîne Planète un documentaire à propos de Göring, documentaire relatant son diabolique parcours, depuis son pinacle aux côtés de Hitler, jusqu’à ses abysses au procès de Nuremberg. Dans ce documentaire britannique réalisé en 2006, les réalisateurs retracent l’incroyable période du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, période durant laquelle les Alliés jugent à Nuremberg les plus hauts dignitaires nazis du IIIe Reich. Un procès qui a pour but de mettre fin au régime hitlérien. Avec le risque de voir le national-socialisme renaître, si les accusés utilisent le procès comme la tribune de leur mensonge et s’ils sont déclarés innocents. A propos de tribune et de mensonge, avec Obambi hier soir, c’était le mensonge et la manipulation. Le mensonge et la manipulation, c’est l’inverse de la transparence. L’inverse de la transparence, c’est l’autocratie sectaire. Et l’autocratie sectaire, c’est, à terme, le chaos, la guerre et l’extermination verbale - et parfois physique - de ceux qu’on n’aime pas.
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IRAN. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Raza Attar, déclare que son pays possède 4.000 centrifugeuses actives sur le site nucléaire de Natanz et qu’il va en installer 3.000 autres.
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IRAN – USA. 63% des Américains sont favorables à une offensive israélienne contre les installations nucléaires iraniennes, si les efforts visant à freiner le nucléaire de Téhéran n'aboutissent pas. 87% des Américains estiment qu'un Iran nucléarisé représente une menace pour les Etats-Unis. 96% pensent que cette menace serait imminente à l'égard d'Israël.
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IVAN RIOUFOL écrit aujourd’hui vendredi 29 août 2008 : «…nombreux sont ceux qui, en France, ont justifié l’invasion, par l’impériale Russie, de la Géorgie coupable d’avoir choisi le monde libre. (…) Les mensonges du politiquement correct ajoutent au sentiment d’étouffement. C’est sur ce terreau que s’épanouit, singulièrement en France, un discours de haine de l’Occident judéo-chrétien, remarquablement décortiqué par l’historien Pierre-André Taguieff (La Judéophobie des Modernes, Odile Jacob). Partagé par l’extrême gauche et les islamistes, ce rejet des démocraties s’exprime dans un antisémitisme décomplexé. « La haine des Juifs va sans conteste de pair avec celle de l’Occident », soutient Taguieff. (…) …un retour possible à la tentation totalitaire, qui trouve des échos, par exemple, auprès du futur Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) du gentil facteur Besancenot. L’islam révolutionnaire, qui dénonce, comme lui et les altermondialistes, la ‘marchandisation du monde’, est prêt à pactiser sur le dos de l’Occident (…) Oui, les démocraties sont en danger. Leur faiblesse, qui s’observe aussi à travers de petites lâchetés récurrentes pour prix d’approvisionnements en pétrole et en gaz, en fait désormais des proies ».
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GUY SENBEL écrit aujourd’hui vendredi 29 août 2008 sur Guysen International News : « La Russie ne renoncera pas à contrôler le Caucase, et ne se privera pas d’un accès, via le Bosphore, à la Méditerranée. (…) l’enjeu géopolitique reste le même depuis la guerre expansionniste qu’avait menée le Tsar Nicolas 1er en 1854 : l’accès aux mers chaudes, pour mieux contrôler les frontières de l’Europe de l’Est, et celles du Moyen-Orient. De ce point de vue, le rapprochement entre Moscou et Damas, et la récente rencontre entre le Président russe et son homologue iranien, montrent un intérêt relativement soudain de la diplomatie russe pour cette région du monde. Encouragée vivement par l’Union européenne et les Etats-Unis, la question de la paix au Moyen-Orient n’est pas une priorité de la politique étrangère du Kremlin, qui souhaite désormais montrer sa capacité à intervenir, à jouer un rôle. (…) Dans son discours annuel prononcé devant le corps diplomatique français, le Président Sarkozy a réitéré sa formule choc, sa mise en garde contre ‘l’alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran’, ajoutant que c’est aux côtés de la Russie, avec laquelle il faut ‘éviter toute confrontation stérile’, que les Occidentaux traitent de ce problème ». Je note avec une certaine joie que mes réflexions d’hier jeudi 28 août sont partagées aujourd’hui vendredi 29 août par I. Rioufol, G. Senbel et, si vous lisez attentivement la citation d’I. Rioufol, par P.-A. Taguieff. Mettez-vous ceci dans la tête : vous n’êtes pas seul devant votre ordinateur. Nous sommes une communauté de pensée.
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FRANCE – VISITE DU PAPE. Les adeptes de la laïcité absolutiste défileront contre la venue du Pape le 13 septembre à Paris. Ils ne défilent pourtant jamais lorsque l'Etat finance les mosquées. Ils n'en veulent qu'à deux religions : le judaïsme et le christianisme. Sachez qu’il y a un portail Internet événementiel sur la visite du Pape en France :
www.pape-france.org . Ce portail permet de suivre les préparatifs de la visite, de découvrir la mobilisation en cours, de suivre les temps forts du voyage du Saint-Père, de retrouver l'essentiel de l'actualité sur la visite du Pape et d’accéder aux informations mises à jour en temps réel.
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RUSSIE – PÉTROLE. Le gouvernement russe a demandé à l'une de ses compagnies pétrolières, Loukoil, de se préparer à réduire les livraisons à l'Europe en cas de sanctions de l'UE. Face aux tensions géopolitiques, le ministre de l'Economie allemand envisage la constitution de réserves de gaz pour garantir l'approvisionnement. Loukoil, deuxième producteur pétrolier russe, annonce aujourd’hui vendredi 29 août 2008 un bénéfice net de 8,168 milliards de dollars pour le premier semestre 2008, en hausse de 103,5% par rapport à la même période de 2007. Son chiffre d'affaires sur la même période s'établit à 56,89 milliards de dollars, en hausse de 59% par rapport au premier semestre 2007. Bons baisers de Russie.
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IRAK – USA. Les derniers chiffres de Rasmussen Reports révèlent que 54% des Américains considèrent que les USA et leurs alliés sont en train de gagner la guerre en Irak.
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RUSSIE – AMÉRIQUE DU NORD. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, fait de la défense de la souveraineté canadienne dans l'Arctique une priorité de son gouvernement. Les ressources énergétiques de la région, riche en hydrocarbure et en gaz naturel, sont convoitées par la Russie. Il existe également d'importantes réserves gazières et pétrolières autour du Groenland. De plus, la base américaine de Thulé, au Groenland, sera une pièce du dispositif anti-missile américain. Enfin, les pourtours canadiens et russes de l'océan Arctique sont riches en minerais. Les pays qui bordent la région, le Canada, les USA avec l'Alaska, le Danemark avec le Groenland, la Norvège et la Russie ont des intérêts sur place. La bataille du pôle nord vient ainsi s’ajouter à la bataille du Caucase.
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CAUCASE. Un accord sur la présence de bases militaires russes en Ossétie du Sud sera signé le 2 septembre, annonce sur Interfax le président du Parlement de ce territoire séparatiste géorgien que la Russie vient de reconnaître.
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LE TROLLISME. Mon article « la réalité dépasse la fiction » du 28 août paru sur leblogdrzz, sur monde-info et sur juif.org, article qui reprenait simplement les faits s’étant produits ces derniers jours, a provoqué une crise aiguë de trollisme. Les trolleurs et trolleuses en tant que tels, ne comportent - c’est évident - aucun intérêt. En revanche, le trollisme, comme phénomène de société, mérite peut-être que - pour une fois - on s’y attarde brièvement. Dans le cas qui nous intéresse, deux informations essentiellement ont déclenché un trollisme. La première information portait sur une soi-disant tentative d’assassinat d’Obambi. La deuxième information portait sur une tentative d’infanticide dans la jungle colombienne. La première information a été diffusée par les agences et reprise notamment sur le site d’un hebdomadaire français. La deuxième information a été confirmée notamment par Ingrid Betancourt à Larry King sur CNN. Je n’ai évidemment pas cité ces sources sans quoi chacun de mes articles deviendrait une encyclopédie truffée de références fastidieuses. Et puis nos lecteurs me connaissent et je n’ai donc pas à prouver chaque mot que j’écris. Dans le cas qui nous occupe - et c’est là que le phénomène de société devient intéressant - le trollisme s’est résumé d’une part au négationnisme de ma qualité de journaliste ; et d’autre part, au négationnisme de l’existence réelle des médias pour lesquels j’ai travaillé dans le passé. Reconnaissez que la méthode est inquiétante, puisqu’elle s’inspire directement des systèmes totalitaires, qui dans un premier temps exterminent ceux qui leur déplaisent ; et qui dans un deuxième temps nient avoir été les auteurs de cette même extermination. Le trollisme susmentionné ne m’a pas exterminé physiquement, c’est vrai. Mais il m’a exterminé verbalement, sous la forme d’un négationnisme verbalisé, négationnisme de ma qualité de journaliste et négationnisme de l’existence réelle des médias pour lesquels j’ai travaillé dans le passé. Hitler et les hitlériens firent de même : négation verbale (du droit à l’existence des Juifs) dans Mein Kampf ; puis, négation active et agissante du droit à l’existence des Juifs ( avec la shoah) ; et enfin, au tribunal de Nuremberg, puis dans les milieux révisionnistes, négation verbale de la shoah (« il n’y a pas eu six millions de morts »). Je suis journaliste depuis 1983. J’ai aussi travaillé - un temps - au service de presse d’une importante société multinationale. J’ai travaillé, il y a de nombreuses années, pour l’agence de presse internationale Voxmundi et pour le mensuel francophone l’Impact. Depuis lors, ces deux médias ont été repris par des groupes de presse. J’ignore - et je me moque de savoir - ce qu’ils sont advenus entre temps puisque tout ceci remonte à 20 ans en arrière et puisque j’ai pour habitude de travailler dans le présent. Depuis 1997, je travaille pour des newsletters ; et depuis 2007, plus spécifiquement - quoi que pas exclusivement – je travaille comme journaliste internaute. Entendons-nous bien, en réalité, ce n’est pas ma personne en tant que telle que le trollisme nie. C’est la communauté de pensée à laquelle j’appartiens que le trollisme nie. J’en ai pleinement conscience. Et c’est pour cette raison-là que j’ai pris quelques minutes, afin de rédiger la présente - et petite - mise au point, en guise de conclusion. Excellent week-end à toutes et à tous.
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Miguel Garroté
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jeudi 28 août 2008

La réalité dépasse la fiction.

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La réalité dépasse la fiction.
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Madame, Monsieur, bonsoir. Depuis le début de la campagne présidentielle américaine, les journaleux gauchos prophétisent un possible assassinat du candidat démocrate Obambi. Cela fait partie de leur stratégie d’intimidation envers ceux qui soutiennent le candidat républicain McCain. Et comme par hasard, le possible assassinat d’Obambi devient plus que possible au moment crucial des événements de Denver. Seulement voilà, les autorités judiciaires américaines indiquent mardi 26 août 2008 qu’il n’y a pas de preuves suffisantes attestant que les trois hommes arrêtés à Denver, dans le Colorado, préparaient un assassinat d’Obambi.
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La rumeur lancée dimanche 24 août voulait que la police arrêtât un automobiliste « soupçonné » de conduire en « état d'ivresse ». La police aurait alors découvert « deux fusils ainsi qu'une lunette de visée, un gilet pare-balles, un talkie-walkie, des munitions et des méthamphétamines ». Cette piste aurait conduit à deux autres arrestations dont celle « d'un repris de justice connu pour ses sympathies pronazies ». Et hop, le tour est joué.
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La manœuvre - qui en fait a échoué - est un grand classique du genre. Avec le spectre de Kennedy assassiné en guise de décor, la farce met en scène un « repris de justice connu pour ses sympathies pronazies ». En clair, c’est l’Amérique profonde, celle du Ku Klux Klan, qui ourdit la mise à mort du candidat de couleur et de gauche Obambi. Parce que ce candidat veut le changement. Et que - forcément - l’Amérique profonde ne peut qu’être réactionnaire, raciste et donc allergique au changement.
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Cet été, la Mairie delanoïque de Paris verse des subventions à l’Association pour la Reconnaissance des Droits de personnes Homosexuelles et Transsexuelles à l’Immigration et au Séjour (2.000 euros). A l’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (6.000 euros). A la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives (10.000 euros). La Mairie de Paris justifie ces subventions en déclarant : « Paris compte plus de 20% de Parisiens étrangers et immigrés. Ces derniers, nés étrangers à l’étranger, vivent en France et ont, pour plus d’un tiers, acquis la nationalité française. Il faut savoir que la région parisienne accueille à elle seule 40% des étrangers de France ». La France a également - ça c’est moi qui l’ajoute - un endettement public pour 2007 supérieur à 1.200 milliards d’euros. Le président de la Court des Comptes précise - à ce propos - que l’endettement public signifie - concrètement - que chaque Français ayant une activité rémunérée devra verser 48.000 euros pour effacer la dette susmentionnée.
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Les
réflexions d'Eric Zemmour prononcées sur itélé ont une tonalité autre que celle de la Mairie de Paris. Voyez plutôt : « Sarkozy révèle au grand jour le secret le mieux gardé de la république française depuis 30 ans, c'est-à-dire l’alliance objective entre : les patrons qui veulent de la main d’œuvre moins chère, et surtout, grâce à l’immigration, peser sur les salaires des ouvriers locaux, qu’ils soient français ou étrangers en situation régulière ; et les gauchistes et les droits de l’hommistes bien pensants qui sont les idiots utiles du capitalisme, et qui poussent à la régularisation massive et à l’abandon des frontières. Ces deux-là sont alliés depuis 30 ans. C'est eux qui dirigent la politique française depuis 30 ans en matière d'immigration ».
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Ingrid Betancourt est brouillée avec son amie écologiste Clara Rojas, qui fut sa directrice de campagne puis sa compagne de captivité. Il faut ici préciser qu’en captivité, Clara Rojas a eu des rapports intimes avec un narcoterroriste farciste, rapports intimes dont est né un garçon, Emmanuel. Emmanuel qui a failli ne pas vivre au-delà d’un jour. Aussitôt après l’accouchement, sa maman, Clara Rojas, a essayé de noyer Emmanuel dans une rivière. Le nouveau-né a survécu grâce à l’intervention d’Ingrid Betancourt qui a empêché l’infanticide. Priée par Larry King, dans une émission sur CNN, de confirmer ou infirmer ces faits, Ingrid Betancourt a répondu : « Il faut laisser dans la jungle bien des choses arrivées dans la jungle ».
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La confrontation entre la Russie et les Occidentaux se concrétise en mer Noire, où la Russie, avec culot, accuse la très passive OTAN de « concentrer » des forces navales, sous couvert d'exercices et d'aide humanitaire à la Géorgie. Hier mercredi 27 août 2008, un bateau des gardes-côtes américains décharge du matériel humanitaire à Batoumi, dans le sud-ouest de la Géorgie, alors qu’il est supposé le décharger à Poti, militairement occupé par l’envahisseur russe. Le croiseur Moskva, vaisseau amiral de la flotte russe de la mer Noire et d'autres vaisseaux russes, accostent, toujours en mer Noire, à Soukhoumi, port et capitale de l'Abkhazie. Ils « remplissent des missions de contrôle des eaux territoriales afin d'empêcher le trafic d'armes » ainsi qu'une « mission humanitaire », assure sans rire la marine russe qui décidément choisit de se moquer de nous en grandes pompes. Et malgré cela, on nous raconte que les Occidentaux provoquent les Russes…. Alors que l’OTAN ne concentre rien du tout, excepté des paroles creuses, et certainement pas des forces navales, contrairement aux Russes qui, eux, mettent le paquet.
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La bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran. C'est ce que déclare mercredi 27 août 2008 Sarkozy, après avoir menacé Téhéran d'augmenter les sanctions dans tous les domaines. « Il est impensable que l'Iran dispose de l'arme nucléaire » raconte Sarkozy. Ce qui ne l’empêchera pas de se rendre en Syrie début septembre. Il serait temps de faire le tri entre les paroles de Sarkozy et les actes de Sarkozy. Fanfaronner contre l’Iran tout en se rendant en Syrie, ce n’est pas sérieux.
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Les têtes de bois du Conseil fédéral suisse recommandent le rejet de l’initiative « contre la construction de minarets ». Elles adoptent mercredi 27 août 2008 un message à l'intention du Parlement. Pour les têtes de bois du Conseil fédéral suisse, l'initiative viole soi-disant les droits de l'homme et va paraît-il à l'encontre des valeurs essentielles de la Constitution suisse. L'interdiction des minarets met soi-disant en péril la paix religieuse. « L'initiative n'enfreint toutefois pas les règles impératives du droit international et est donc valable » ajoutent - incohérentes - les têtes de bois du Conseil fédéral suisse. On cherche d’urgence un psychiatre pour thérapie de groupe. En effet, les sept têtes de bois du Conseil fédéral suisse sont atteintes de calamytie aiguë.
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Rappelons dans ce cadre que l'Union démocratique du centre (UDC) avait réuni plus de 100.000 signatures pour réclamer l'organisation d'un vote contre la construction de minarets. Le comité à l'origine de cette initiative fait valoir que les minarets ne sont pas des constructions à caractère religieux mais le symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux. Celui qui, comme c'est le cas dans l'islam, place la religion au-dessus de l'Etat, se trouve en contradiction totale avec la constitution fédérale.
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S’il est vrai que l’UDC est parfois considérée trop à droite, il n’en demeure pas moins que plus de 100.000 Helvètes ont signé l’initiative, et ce dans un pays, rappelons-le, qui compte 200.000 musulmans albanophones, dits Kosovars, pour une population totale de 7 millions d’habitants. Quant à l’antisémitisme présumé de l’UDC, j’accueillerai, pour ce qui me concerne, avec bienveillance, toute preuve tangible à ce sujet.
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Hillary Clinton a donné mercredi 27 août toute liberté à ses délégués pour voter en faveur de Barack Obama pour l'investiture démocrate à la Maison-Blanche. « Je suis ici aujourd'hui pour vous rendre votre liberté », a déclaré Hillary Clinton à ses délégués, avant la procédure de vote à Denver.
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La Chine se déclare préoccupée après la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l’Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Rappelons dans ce contexte que l'Organisation de Coopération de Shanghai - qui reste vague dans ses déclaration sur le conflit russo-géorgien - elle réunit la Chine, la Russie et quatre des cinq ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, à savoir le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. La lune de miel entre la Russie et la Chine semble ternie par la nouvelle situation dans le Caucase. Et les USA s'inquiètent d'une extension de la crise géorgienne à l'Ukraine et à l'Azerbaïdjan. Mais le président russe Dmitri Medvedev, lui, veut un « retour des troupes géorgiennes dans leurs casernes » avant de retirer les siennes, ou plutôt celles de son maître.
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Au Pakistan, dix morts dans un attentat-suicide au nord-ouest du pays : un terroriste se fait exploser à proximité d'un véhicule transportant des policiers.
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Pas d’eau dans le gaz : le groupe gazier russe Gazprom promet de maintenir ses livraisons vers l'Allemagne malgré les tensions entre la Russie et l’Allemagne à propos de la Géorgie. L'Allemagne achète 40% de son gaz à la Russie. Depuis que la Russie reconnaît l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, la chancelière allemande Angela Merkel qualifie cette décision de contraire au droit international. Sauf qu’à Moscou, ils n’en ont plus rien à cirer de notre droit international. A ce propos, après avoir recruté l’ancien Premier ministre socialiste allemand Gerhard Schröder, pour présider le conseil de surveillance, Gazprom met un second Premier ministre socialiste dans son panier : le Finlandais Paavo Lipponen accepte un poste élevé à responsabilité dans le consortium.
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Le Hezbollah continue de se servir du Venezuela comme d’une base militaire à partir de laquelle plusieurs de ses opérations sont planifiées. Le Hezbollah exploite les bonnes relations qu’entretient le président autocrate cynocéphale vénézuélien Hugo Chavez avec le président génocidaire négationniste iranien Mahmoud Adolfinejad. Il y a une volonté commune de Hassan Nassrallah, Secrétaire général du Hezbollah terré dans son trou en béton et du chef du régime des mollahs intégristes, Mahmoud Adolfinejad, de frapper Israël - même hors du Moyen Orient - car ils accusent Israël, à tort ou à raison, d’avoir liquidé Imad Moughnieh, le stratège du Hezbollah éliminé en février en Syrie. Des instructeurs militaires (eux-mêmes instruits par les Pasdaran iranien) et des guides religieux (prosélytes en milieu amérindien) opèrent au Venezuela depuis de nombreuses années.
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La décision russe de reconnaître l'indépendance des provinces géorgiennes séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud réveille des indépendantistes en Russie : effet boomerang. La Russie combat des rébellions en Tchétchénie et dans le nord du Caucase. La Tchétchénie n'est pas l’unique région qui veut l'indépendance. En Ingouchie et au Daguestan, des séparatistes musulmans se livrent à des attentats à la bombe. En Ossétie du Nord, située en Russie, on évoque la réunification avec l’Ossétie du Sud et la création d'un Etat : « l’Iriston ». Ben voyons. Autre risque : dans les régions de Karatchaïevo-Tcherkessie, de Kabardino-Balkarie et d’Adigie - à vos souhaits - les minorités ont les mêmes origines que les Abkhazes. On n’est pas sorti de l’auberge. Je dirais même plus, on n’y est pas encore entré. Ce soir, tournée kosovare pour tout le monde.
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Miguel Garroté
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mercredi 27 août 2008

Kosovo, Ossétie, Abkhazie : je ne comprends toujours pas cette comparaison.

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Kosovo, Ossétie, Abkhazie :
je ne comprends toujours pas cette comparaison.
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On me dit que le président géorgien Mikheil Saakashvili a commis la folie de provoquer la Russie - le jeudi 7 août 2008 - en envoyant des troupes géorgiennes dans le district géorgien d’Ossétie du Sud. Or, selon mes sources, c’est la milice sud-ossète qui a déclenché les hostilité - la veille, mercredi 6 août - lorsque ses miliciens ont tiré sur des troupes géorgiennes de maintien de la paix et sur des villages géorgiens avec des armements interdits par l’accord conclu entre les deux camps en 1994, accord - juridiquement parlant - toujours valide. Au moment précis des hostilités déclenchées par la milice sud-ossète, la Russie a envoyé son armée d’invasion en Géorgie, en passant par le tunnel de Roki. Cela s’est produit avant que le président géorgien Mikheil Saakashvili n’envoie des troupes additionnelles en Ossétie du Sud.
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Fait intéressant, le président russe Dmitri Medvedev, dans une tribune libre, publiée aujourd’hui, mercredi 27 août 2008, dans le quotidien britannique Financial Times, écrit notamment : « Sans tenir compte des avertissements de la Russie, les pays occidentaux se sont précipités pour reconnaître la proclamation illégale d'indépendance du Kosovo à l'égard de la Serbie. (…) Nous avons dit régulièrement qu'il serait impossible, après cela, de dire aux Abkhazes et aux Ossètes (et à des dizaines d'autres communautés dans le monde entier) que ce qui a été bon pour les Albanais du Kosovo ne l'est pas pour eux ». Abkhazes, Ossètes et des dizaines d'autres communautés dans le monde entier, peut-on lire. Intéressant, vraiment.
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Reprenons maintenant les principaux faits survenus entre hier et aujourd’hui. Hier mardi 26 août 2008 le président russe Dmitri Medvedev déclare que si les Européens « veulent une dégradation, ils l'obtiendront ». John McCain dénonce la politique d'annexion de facto de la Russie. L'épouse de McCain rend visite aux réfugiés en Géorgie. Obambi condamne la décision russe et veut isoler la Russie. Aujourd’hui mercredi 27 août 2007 les USA renoncent à envoyer une cargaison d'aide humanitaire à Poti, en Géorgie. Le port géorgien de Poti - nous dit-on - a été sérieusement endommagé par les combats et les forces russes continuent d'y patrouiller en violation du cessez-le-feu.
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Encore aujourd’hui mercredi 27 août, on apprend que le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré que « la Russie est en-dehors du droit international » (Europe 1). Que Kouchner accuse Moscou de préparer un nettoyage ethnique (France 2). Que Kouchner a déclaré : « On a peur d'une guerre » (TF1). Que Kouchner a déclaré : « Nous ne pouvons pas accepter ces violations de tout le droit international et la prise d'un territoire par une armée d'un pays voisin » (Europe 1). Kouchner a également déclaré - sur Europe 1 - que la Russie pourrait avoir, après l'Ossétie du sud et l'Abkhazie, d'autres objectifs dont la Crimée (sud de l'Ukraine), l'Ukraine, la Moldavie. « C'est très dangereux », a déclaré Kouchner sur Europe 1. Intéressant, encore une fois. Abkhazes, Ossètes et des dizaines d'autres communautés dans le monde entier, écrit justement le président russe Dmitri Medvedev, aujourd’hui, mercredi 27 août 2008, dans le Financial Times.
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A propos, voici ce que j’écrivais le mardi 19 août : « Supposons que l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud obtiennent leur indépendance sous la férule russe. Combien de minis pays - pays réels ou pays présumés - risquent-ils, dans le région, de revendiquer la même chose ? Sans remonter à plus de 500 ans en arrière et en me limitant à la Géorgie et à ses voisins pas trop lointains, je dénombre les « pays » suivants : Daghestan, Vainakh, Noghastan, Kabardian, Imereti, Kartli, Kakheti, Samtskhe, Trebizond, Mamlyuk, Kara-Koyunloo, Vaspurakan, Sasun, Bahrevand, Shirvan, Karabakh, Syunio, et, sans pinailler, un peu plus loin, les Kurdes, les Azéris et pourquoi pas - plus il y a de monde plus on rigole - les Druzes, les Tatares, les Corses, les Valaisans, les Burgondes et les Martiens ».
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Et le lundi 25 août j’écrivais : « Avec l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie en Géorgie, la Transnistrie en Moldavie et la Crimée en Ukraine, les prétextes ne manquent pas à Poutine pour reprendre les bonnes vielles habitudes soviétiques ; y compris sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, mais à disposer sous domination russe, bien entendu, et en fonction des pipelines, avant tout ».
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Il est maintenant question de tracer une ligne rouge en déployant des troupes occidentales dans la partie de la Géorgie encore sous contrôle du président géorgien Mikheil Saakashvili. Et il est en même temps question de sacrifier l'intégrité territoriale de la Géorgie en acceptant l’entrée de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie dans l’orbite russe. Tout ceci afin d’éviter la guerre avec la Russie. A ce propos, le président russe Dmitri Medvedev, dans une interview sur CNN a déclaré : « Quant aux rapports autour du conflit osséto-géorgien et du conflit précédent avec l'Abkhazie, tout est entre les mains de l'Occident, à condition de pas inventer de nouveau conflit. Si le pragmatisme prédomine, tout se passera bien. Nous avons des différends, mais ils ne sont pas insolubles ». Ce tracé d’une ligne rouge - avec un déploiement de troupes occidentales dans la partie de la Géorgie encore sous contrôle du président géorgien Mikheil Saakashvili - n’a pas l’air de prendre forme, à ce stade tout au moins. Je rappelle - encore une fois - qu’aujourd’hui mercredi 27 août 2007, les USA renoncent à envoyer une cargaison d'aide humanitaire à Poti, en Géorgie. Alors que les navires américains contenant cette aide humanitaire sont au large des côtes géorgiennes. On est en mer Noire mais loin de la ligne rouge.
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Je lis, ça et là, que face à l’approbation par la Russie de l'indépendance des deux provinces séparatistes ossète et abkhaze de Géorgie, les USA ne disposent pas de véritable option, parce qu’ils ne peuvent pas se passer du soutien russe pour contenir le programme nucléaire offensif iranien. Voilà. Du Kosovo à l’Iran, le dossier géorgien prend une dimension surprenante et inattendue. « Un pays (ndlr : la Russie) qui s'est senti suffisamment sûr de lui pour écraser la Géorgie et arracher une partie de son territoire ne se laissera pas effrayer par l'OMC ou le G8. Les Russes sont désormais au-delà de cela », affirme Janusz Bugajski, du Centre des études stratégiques et internationales. A lire les journalistes et les analystes, ce matin mercredi 27 août, une intervention militaire occidentale et donc le tracé d’une ligne rouge serait - pour le moment - impensable. Je note en passant que les mises en garde verbales des occidentaux n'ont pas empêché le président russe Dmitri Medvedev de reconnaître mardi l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. La difficulté, selon Dimitri Simes, du Nixon Center de Washington, tient à la nécessité d'un soutien de la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, dans le dossier du nucléaire iranien. Décidément, il en prend de la place, ce sempiternel dossier nucléaire iranien. Il doit bien rigoler, Mahmoud Adolfinejad. On voit mal - paraît-il - la Russie accepter d'être sanctionnée pour son offensive militaire dans le Caucase et cette même Russie apporter dans le même temps son soutien à une nouvelle séries de sanctions contre l’Iran. « Si les Russes ont le sentiment qu'un rapprochement avec l'Ouest n'est plus une option, ils se tourneront vers d'autres alliés potentiels, à commencer par Téhéran et Caracas », renchérit Dimitri Simes du Nixon Center. Bon, c’est le Nixon Center… Janusz Bugajski, du Centre des études stratégiques et internationales, opte pour une stratégie plus ferme, soulignant que les USA pourraient s'engager pour une adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine à l'OTAN, voire soutenir des mouvements sécessionnistes à l'intérieur de la Russie, comme la Tchétchénie. Vous je ne sais pas, mais moi, ces journalistes et analystes me font rire avec leurs pronostics.
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A propos de journalistes et d’analystes justement, il est intéressant de se pencher - aussi - sur la presse russe : « La Russie risque de se retrouver dans une position d'isolement très dangereuse si aucun autre Etat ne soutient l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie. (…) De nombreuses régions de Russie disposent à présent d'un nouvel argument en faveur de leur indépendance et il faut être clair là-dessus. Ainsi la stabilisation du Caucase pourrait à présent prendre une toute autre tournure » (Rossïskaïa Gazeta). « La décision de Moscou est une preuve de détermination, mais cette satisfaction risque d'être suivie d'une réaction bien différente. La posture de Moscou risque aussi de peser sur son économie, car elle se traduira par l'obligation de soutenir financièrement ces républiques, en particulier si personne d'autre ne les reconnaît » (Vremia Novosteï). « Le choix d'une stratégie (...) de confrontation avec le monde extérieur (…) provoque l'arrêt de toutes les réformes à l'intérieur du pays. (…) La reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud est une bombe placée sous les relations Russie-Occident. L’Occident va mettre en place des barrières au business russe, compliquer l'obtention de visas » (Vedomosti). « L'absence de soutien international risque de priver de sens l'initiative de la Russie : lorsqu'ils ont soutenu le Kosovo, les Etats-Unis s'étaient assurés du soutien d'une série de pays. Sans soutien international, toute prétention à l'indépendance est incomplète » (Izvestia). Heureusement que nous avons la presse russe, question de pouvoir lire des articles, un tant soit peu critiques, sur l’aventurisme de l’oligarchie poutinienne.
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Parce que chez nous, ce n’est pas brillant, côté esprit critique. La reconnaissance, par la Russie, des républiques rebelles abkhaze et ossète de Georgie n’est pourtant rien d’autre que l’antichambre de leur rattachement à cette même Russie. Les journalistes et analystes, pour la plupart d’entre eux, continuent, par racisme anti-américain, à excuser ou même à défendre la Russie. Quand les Géorgiens frappent, c'est une purification ethnique. Quand les Russes frappent, c'est une force de maintient de la paix. On ne parle guère de réaction démesurée de la Russie, comme on le fait à chaque fois qu’Israël éternue en direction d’un terroriste palestinien. Le président géorgien aurait semble-t-il commis un péché mortel en sous-estimant la Russie et surestimant les USA. On ne se bouscule pas pour dénoncer la grande Russie qui envahit la petite Georgie, déployant ses chars blindés du Caucase à la mer Noire hors de ses propres frontières. Certains, à gauche comme à droite, fêtent avec un grand sourire, le retour de la Russie, pourtant dirigée par une maffia kagébiste. Le top du top, ce sont ceux qui déclarent doctement - par oral et par écrit - qu’on ne peut pas contrarier la Russie car elle détient de gigantesques réserves de gaz et de pétrole.
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Je vous le dit : tout ça, c’est à cause du Kosovo, qui a été envahi par les chars américains, puis annexé par les dirigeants MAFIA CIA qui gouvernent les USA. Le Kosovo est le dernier Etat membre de l’Union. D’ailleurs, le Pentagone compte y construire une immense base militaire. La Russie peut tranquillement continuer à annexer, la Transnistrie (en Moldavie), la Crimée (en Ukraine) et autres entités. Car nous voulons le pétrole et pas la guerre. Faites le plein et pas la guerre, telle est notre devise. Quant à moi, je vous quitte et je vais créer une enclave de droit pontifical. Dans la bande de Gaza. J’aurais des relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël. Et les autres, je les emmerde.
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Miguel Garroté
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mardi 26 août 2008

Le réchauffement islamo-poutinique de la Planète.

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Le réchauffement islamo-poutinique de la Planète.
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Mardi 26 août 2008. Le président russe poutinien Dmitri Medvedev annonce que la Russie « reconnaît » l'indépendance des deux régions séparatistes géorgiennes, l'Abkhazie et l'Ossétie du sud. En outre la Russie suspend sa coopération avec l'Otan pour sis mois à la suite des « tensions croissantes entre Moscou et l'Occident sur fond de crise en Géorgie ». La ministre suisse (gauchiste) des Affaires (qui lui sont) étrangères Micheline Calmy-Rey - alias Calamity Rey - appelle à dialoguer avec Ben Laden, le Hezbollah et le Hamas, à Berne, lors de l’ouverture de la conférence annuelle des ambassadeurs suisses qui doit durer trois jours. La journée commence bien.
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Je lis un article publié sur novopress.info citant des soldats français blessés et rescapés qui racontent la récente embuscade en Afghanistan : « La région de l’embuscade, située au nord de Kaboul, a longtemps été sous l’emprise du mouvement islamiste Hezb-e-Islami du chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar. (…) C’est cette coalition d’insurgés, taliban afghans et combattants d’Hekmatyar, alliés aux taliban pakistanais et à Al-Qaïda qui a tendu un piège mortel aux soldats français ». « Qui est Gulbuddin Heykmatyar ? » demande novopress.info. « Un responsable sunnite islamo-terroriste réputé. Parmi ses admirateurs, l’actuel Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, à qui certains voudraient donner la clef pour entrer dans l’Europe ». Puis novopress mentionne une photo où l’on voit « Recept Tayyip Erdogan agenouillé en signe d’allégeance devant Gulbuddin Hekmatyar. Dans son livre, ‘La Turquie dans l’Europe, un cheval de Troie islamiste ?’, le géopoliticien Alexandre del Valle rappelait que ledit Hekmatyar était ‘un des chefs terroristes (…) les plus recherchés par les polices du monde’. A l‘époque, cette photo prise à Istanbul, dans le quartier du Fatih (la victoire) avait scandalisé les milieux turcs laïques de Turquie. Elle n’avait pas soulevé la moindre émotion chez les membres de l’Union européenne », ajoute novopress.info.
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Encore aujourd’hui mardi 26 août j’apprends, dans un tout autre registre, sur tf1.Ici qui souligne cette info en rouge - à 8:57 - je cite en substance, que Bertra Delanoë confirme qu'elle sera candidate au poste de première secrétaire du Parti Socialiste français lors du congrès de novembre prochain (en plus à Reims…), une information hautement stratégique qui est détaillée dans le quotidien français de gauche Le Monde de ce jour.
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L’Agence Télégraphique Suisse (je délaisse la noë et je reviens à des infos anodines) - à 10:28 - informe que la Corée du Nord communiste a interrompu le démantèlement de ses installations nucléaires militaires depuis le 14 août sous un prétexte fallacieux, officiellement à cause des USA, évidemment. La dictature délirostalinienne de Corée du Nord envisage aussi de réactiver le réacteur de Yongbyon. « Yongbyon » est l'épine dorsale du programme nucléaire militaire nord-coréen précise l’Agence Télégraphique Suisse (qui pourrait éventuellement changer de nom vu que le télégraphe au 21e siècle ça fait franchement plouc). Intéressante coïncidence en tous les cas - ça c’est moi qui l’écrit et non le télégraphe - puisque la réactivation du nucléaire offensif nord-coréen fait suite à la réactivation par la Russie d’une politique impérialiste crypto soviétique.
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L’Agence France Presse - à 10:40 - confirme que le destroyer américain USS Mc Faul et le garde-côte américain Dallas sont attendus demain mercredi 27 août dans le port géorgien de Poti où sont toujours stationnés illégalement des troupes russes d’occupation. Les deux navires apportent de l'aide humanitaire aux Géorgiens. Des forces militaires russes et américaines pourraient ainsi se retrouver face à face en Géorgie pour la première fois depuis le début du conflit russo-géorgien. L'USS Mc Faul était arrivé dimanche 24 août à Batoumi, dans le sud-ouest de la Géorgie, où il a déjà déchargé de l'aide. Le garde-côtes Dallas a franchi dimanche les détroits des Dardanelles et du Bosphore en direction de la Géorgie. Rendez-vous demain à Poti les enfants.
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Toujours aujourd’hui mardi 26 août 2008 - au Pakistan - des terroristes ouvrent le feu en direction du véhicule du consul américain en poste à Islamabad sans réussir à l’atteindre. Et - toujours au Pakistan - une explosion en marge d'une manifestation fait 20 blessés au Baloutchistan, au centre du Pakistan. Les participants à cette manifestation revendiquent - paraît-il - « l'indépendance » du Baloutchistan. Décidément, la liste des provinces de tout poil atteinte d’indépendantite aiguë s’allonge : Ossétie du Sud et Abkhazie en Géorgie, Transnistrie en Moldavie, Crimée en Ukraine, Baloutchistan et Waziristan au Pakistan, sans compter les entités qui pourraient s’y mettre aussi (sans remonter à plus de 500 ans en arrière et en me limitant à la Géorgie et à ses voisins pas trop lointains) entités telles que : Daghestan, Vainakh, Noghastan, Kabardian, Imereti, Kartli, Kakheti, Samtskhe, Trebizond, Mamlyuk, Kara-Koyunloo, Vaspurakan, Sasun, Bahrevand, Shirvan, Karabakh, Syunio, et, sans pinailler, un peu plus loin, les Kurdes, les Azéris et d’autres encore. Tout ceci étant - évidemment - la faute du Kosovo indépendant et, surtout, la faute des USA. Non, désolé, la liberté, c’est aussi la liberté de commettre parfois des erreurs. Et Ceci étant dit, une première erreur présumée côté USA, ne va tout de même pas nous inciter à accepter, 10 ou 100 erreurs, côté russe et côté islamique. Ou alors nous avons perdu tout bon sens.
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Toujours aujourd’hui mardi 26 août on nous raconte sur le wire que le Premier ministre israélien corrompu et démissionnaire Ehoud Olmert et la Cheffe de la politique étrangère américaine à géométrie variable Condoleezza Rice - cette dernière est en Israël depuis hier lundi 25 août - sont paraît-il convaincus qu'un accord de paix peut être signé avant fin 2008. Puis on nous raconte - toujours aujourd’hui sur le wire - que Rice a affirmé au cours d’un entretien accordé à des journalistes israéliens avoir apparemment échoué dans sa mission. Enfin on nous raconte - encore et toujours aujourd’hui sur le wire - que la rencontre agendée hier entre Rice et Olmert a été ajournée à aujourd’hui mardi 26 août après avoir été annulée par Olmert pour raison de santé. Cela ne s’arrange vraiment pas côté diplomatie. Vivement l’entrée en fonction du futur président américain en janvier 2009. Quel que soit l’élu nous en aurons au moins terminé avec ces mascarades diplomatiques commencées l’an dernier à Annapolis et depuis lors en croissance exponentielle.
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Au registre du soi-disant réchauffement climatique (changeons de sujet pour nous détendre un peu) je lis aujourd’hui que la canicule n'a pas (encore) sévi en France cet été. Ni au pôle Nord : selon les derniers relevés cartographiques, la calotte glaciaire de l’Arctique a augmenté de 30% en un an. Au pôle Sud la calotte glaciaire s'est étendue en un an d'un million de kilomètres carrés. Cela tombe bien. On va enfin pouvoir se concentrer sur le réchauffement islamo-poutinique de la planète.
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J’apprends avec tristesse que Mgr Jia Zhiguo - évêque de Zhengding dans le nord de la Chine - a été arrêté et conduit dans un lieu secret dimanche 24 août peu avant la clôture des Jeux olympiques. L’évêque célébrait la messe dans la cathédrale de Wuqiu quand il a été arrêté sans motif et sur le champ par la police politique chinoise. Allez, une « médaille d’or olympique de la liberté » pour Mgr Jia Zhiguo.
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J’apprends avec toujours autant de tristesse qu’en Inde des intégristes hindous soutenus par le parti politique officiel Vishwa Hindu Parishad attaquent depuis deux jours les églises, les couvents et les orphelinats en hurlant : « Tuez les Chrétiens ! ». Ont notamment été détruites une église à Kandhamal et une chapelle à Sundergarh. Une religieuse catholique a été brûlée vive - informe asianews.it - par des intégristes hindous qui ont ravagé l’orphelinat qu’elle tenait à Bargarh. Un prêtre a été violenté et est hospitalisé pour brûlures. Une sœur à Bubaneswar a été violée. À Phulbani une église a été incendiée.
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Sachez pour conclure que dimanche 24 août 2008, à propos de la situation en Géorgie notamment, Benoît XVI a déploré la situation internationale qui manifeste des tensions croissantes et une détérioration progressive du climat de confiance et de collaboration entre les Nations. Benoît XVI a concrètement et explicitement déploré les contrapositions nationalistes actuelles qui ont eu des conséquences tragiques en d'autres périodes de l'histoire. Les évènements récents - a précisé Benoît XVI - rappellent des expériences que l’on croyait définitivement attribuées au passé.
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Croyez-moi, lorsqu’un pape sort de sa réserve pour parler ainsi, c’est en général parce que les temps se durcissent. Je suis catholique sans être papolâtre et je crois bon de citer Benoît XVI, le pape qui, à Ratisbonne, osa parler de l’islam radical, vous vous souvenez ?
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Miguel Garroté
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lundi 25 août 2008

La Russie rouge brune se fiche éperdument de nos kouchnodiplomates

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La Russie rouge brune se fiche éperdument de nos kouchnodiplomates.
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La semaine passée, la plupart de nos médias ont occulté le fait que le général Anatoli Nogovitsine, le chef d'état major adjoint de l'armée russe, se réfère à une carte de la Géorgie sur laquelle la zone d’occupation (dite « de sécurité »), d’une part s'étend jusqu'à l'autoroute est-ouest à hauteur de Gori et à Teklati; et d’autre part, inclut des barrages construits en travers de la route à cet endroit. Sur cette même carte apparaît également une très vaste zone d’occupation tout autour de l'Abkhazie et s’étendant jusqu'à Poti, port géorgien stratégique au bord de la mer Noire.
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A ce propos, j’aimerais écrire ici - encore une fois - que la difficulté de notre résistance armée à la guerre totalitaire islamique (au Moyen Orient et en Asie Centrale) et désormais à la guerre totalitaire putinique, la difficulté de notre résistance armée à tout cela, c'est que l'adversaire est extrêmement mobile (ce qui est vrai) et - selon nos services de renseignement incompétents - extrêmement imprévisible (ce qui est faux car l’adversaire est prévisible jusqu’à un certain point comme en témoignent les analyses de Metula, Rebelles.info, Leblogdrzz et Monde-Info entres autres). De tous ces faits-là, nous devons constamment réviser l'ordre de priorité de nos objectifs sans pour autant dévier de notre plan d'action.
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J’aimerais aussi rappeler l'ennemi numéro un - de 2001 à 2008 - fut successivement l'Afghanistan, l'Irak, l'Iran et maintenant la Russo-poutinie ainsi que le Pakistan, car le Pakistan détient déjà l'arme nucléaire et car le Pakistan glisse en ce moment même à la fois vers l'islam radical et vers le chaos empirique. Mais demain matin ou dans six mois, l'ennemi numéro un peut encore changer. L'avantage du néoconservatisme dans ce contexte, c'est qu’il reste un courant de pensée à la fois très solide sur ses valeurs et très souple dans sa stratégie. L'interview de Kristol menée par drzz sur Leblogdrzz est à cet égard très éclairante.
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Le fait est que la coalition occidentale a des troupes au Moyen Orient (elles peuvent un jour quitter l'Irak sans pour autant quitter le Moyen Orient) et en Asie Centrale (elle peuvent un jour quitter l'Afghanistan sans pour autant quitter l'Asie Centrale). C'est - aussi - cette réalité-là qui rend hystériques nos cousins lointains islamistes, gauchistes et poutinistes.
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Et puisque j’ai mentionné ci-dessus le problème que nous pose le Pakistan, j’aimerais citer quelques extraits (adaptation de ces extraits par
http://monde-info.blogspot.com ) d’un article de mon excellente consoeur Caroline Glick paru dans le Jerusalem Post du vendredi 22 août 2008 (adaptation française de l’article intégral par Sentinelle 5768), Caroline Glick dont je rappelle qu’elle est également experte au Center for Security Policy (début de citation) : « Les USA ont échoué à noter que les partis pakistanais à contenu soi-disant démocratique haïssent tous l’Amérique et s’opposent à des mesures contre les Talibans et contre al-Qaïda », poursuit Caroline Glick.
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« Maintenant que les forces ‘démocratiques’ antioccidentales ont chassé Musharraf du pouvoir - ajoute Caroline Glick - les USA ne disposent d’aucun allié dans les structures du pouvoir politique et du renseignement militaire au Pakistan, avec lesquelles collaborer pour combattre les Taliban et pour combattre al-Qaïda. Les USA n’ont personne en qui faire confiance pour assurer que les forces djihadistes ne gagnent pas un accès à l’arsenal nucléaire pakistanais. Ce dernier point a été clairement démontré mardi 19 août quand le New York Times a cité un officiel de haut rang de l’administration Bush qui notait que les agents djihadistes avaient fait des ‘efforts constants’ pour infiltrer les laboratoires nucléaires du Pakistan. Les USA ne disposent pas d’options aisées pour empêcher que l’effondrement rapide des appareils de gouvernement pakistanais actuel qui dispose des armes nucléaires ne fasse passer ces armes nucléaires sous l’influence des Taliban et d’al-Qaïda » (fin de citation de l’article de Caroline Glick).
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Dois-je rappeler en toute immodestie que drzz et moi-même mettons en garde contre ce danger pakistanais depuis 2007 ? Voyons maintenant les nouvelles du jour.
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Aujourd’hui lundi 25 août 2008, je lis l’extrait - reproduit ci-dessous - d’un article de David B. Rivkin et Lee A. Casey, avocats à Washington (entre 2004 et 2007 ils étaient membres de la Sous-commission des Nations Unies pour la Promotion et la Protection des Droits de l'Homme), article qu’ils ont écrit dans le Wall Street Journal du 15 août 20008 (début de l’extrait condensé) : « Tout en réfutant les affirmations de Moscou pour les événements actuels (ndlr : l’occupation russe de la Géorgie), les USA doivent également pousser à une révision des comptes de l'histoire. Nous devons rappeler au monde que la Russie refuse de reconnaître ses crimes passés, dont les moindres ne sont pas les invasions et les annexions forcées de la Géorgie, en 1803 et 1923 ; le dépeçage de la Pologne avec l'Allemagne nazie en 1939 ; et le massacre de Katyn qui a coûté la vie à des dizaines de milliers d'officiers polonais prisonniers et dont Moscou continue faussement d’imputer la responsabilité à l'Allemagne », poursuivent David B. Rivkin et Lee A. Casey.
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« La Russie - ajoutent David B. Rivkin et Lee A. Casey - poursuivent David B. Rivkin et Lee A. Casey refuse d'accepter la responsabilité de l’oppression qu’elle a fait subir à ses nombreux peuples captifs dont bien entendu, les Géorgiens. Nul doute que la crédibilité des USA soit en jeu dans cette affaire. Si un véritable ami de l'Amérique – un État millénaire (ndlr : la Géorgie) déjà annexé à deux reprises par Moscou au cours des deux derniers siècles, une démocratie qui s'est engagée avec enthousiasme pour l'OTAN et l'Union Européenne et qui a même envoyé des troupes combattre en Irak – si un tel Etat pouvait être écrasé sans aucune action concrète de la part de Washington, l'amitié des USA perdrait rapidement sa valeur. Les répercussions se feraient sentir dans le monde entier depuis les capitales de la Nouvelle Europe et jusqu’à Jérusalem, Kaboul et Bagdad » (fin de l’extrait condensé de l’article de David B. Rivkin et Lee A. Casey).
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Toujours aujourd’hui lundi 25 août 2008, le Sénat russe « approuve à l’unanimité » (c’est la poutinodémocratie…) la demande « de reconnaissance » exprimée par les républiques géorgiennes rebelles d’Ossétie du Sud et d'Abkhazie (en clair reconnaître l'indépendance). Un vote similaire a lieu peu après « à l’unanimité » à la Chambre des députés russes. Bref, la Russie autocratique proclame l’indépendance de deux provinces géorgiennes… Le président géorgien Mikhaïl Saakashvili a d’ailleurs mis en garde contre les résultats désastreux - y compris pour la Russie - qu’aurait la reconnaissance des deux républiques géorgiennes rebelles. Une telle initiative serait une « tentative de changer les frontières de l'Europe par la force », a déclaré le président géorgien Mikhaïl Saakashvili dans une interview avec Libération.
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J’ajoute quant à moi que l’occupation militaire russe de la Géorgie démocratique - occupation vigoureusement condamnée par Benoît XVI hier dimanche - ne permet plus à l’Europe de contourner la Russie poutinesque pour s'approvisionner en gaz et en pétrole. En effet, les oléoducs et les gazoducs de la Géorgie sont situés entre l'Azerbaïdjan et la Turquie, évitant la Russie poutinesque au nord et l'Iran génocidaire au sud. Concrètement, des pipelines partent de la mer Caspienne, à Bakou, et traversent la Géorgie. Un pipeline aboutit dans le port géorgien de Soupsa sur la mer Noire. D’autres aboutissent en Turquie. A ce propos, aujourd’hui lundi 25 août le pétrole st à la hausse à New York et les marchés pétroliers redoutent une interruption de l'acheminement du pétrole brut via l'oléoduc Bakou (Azerbaïdjan) – Tbilissi (Géorgie) – Ceyhan (Turquie) par lequel transitent 1,2 million de barils par jour depuis les champs pétrolifères azerbaïdjanais de la mer Caspienne vers le port turc de Ceyhan sur la Méditerranée.
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J’ajoute encore que l'Union européenne s'était fixée de réduire ses importations de pétrole et de gaz russes en se tournant vers les ressources de la mer Caspienne et de l'Asie Centrale. La Russie étant de retour dans ces régions - y compris et en premier lieu en Géorgie - s’en est terminé de l’Union Européenne et des USA ayant accès - sans passer par la Russie - aux ressources énergétiques la mer Caspienne et de l'Asie Centrale. L’occupation militaire russe de ports géorgiens - pas seulement celui de Poti - ports abritant des terminaux pétroliers situés loin du conflit d'Ossétie du Sud et n’ayant donc rien à voir avec ce conflit, cette occupation des ports démontre que la Russie a largement profité et abusé de la situation pour des motifs ni ossétiques ni abkhaziques.
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La déclaration de ce matin du président russe Dmitri Medvedev qui voit de bonnes chances de règlement du conflit autour de la Transnistrie – région présumée séparatiste de Moldavie - donne le ton pour la suite. « On a toutes les raisons de parler aujourd'hui du problème transniestre, je vois de bonnes chances de le régler. Les derniers évènements dans la république séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud ont démontré combien les soi-disant conflits gelés peuvent être dangereux lorsque les dirigeants géorgiens ont, comme on dit, perdu la tête », a joyeusement asséné Dmitri Medvedev.
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Autre région en danger : la Crimée, en Ukraine. Car le conflit entre la Russie et la Géorgie déstabilise également l'Ukraine. A Sébastopol, en Crimée présumée russophone, on célèbre le retour au port des navires russes, théoriquement autorisés à y demeurer jusqu’en 2017. Retour au port de navire russes ayant attaqué ces dernier jours la Géorgie, précisons-le tout de même.
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Avec l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie en Géorgie, la Transnistrie en Moldavie et la Crimée en Ukraine, les prétextes ne manquent pas à Poutine pour reprendre les bonnes vielles habitudes soviétiques ; y compris sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, mais à disposer sous domination russe, bien entendu, et en fonction des pipelines, avant tout….
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Le vice-président américain Dick Cheney se rendra la semaine prochaine en Géorgie, en Ukraine et en Azerbaïdjan. Gates et Rice diront très probablement qu’il faut recourir à la diplomatie. Cheney n’imposera pas son point de vue. Bush, sur le départ, n’osera pas bouger. L’Union européenne sera priée d’agir elle-même. Elle envoie et elle enverra encore ses supers diplomates, Eurokouchner en tête, of course. Mais de toute façon, la Russie rouge brune se fiche déjà et se fichera encore, éperdument, de tous nos kouchnodiplomates. Hier dimanche 24 août 2008 dans un article intitulé « fixer des lignes rouges » David Bescond - sur rebelles.info - ose une proposition plus concrète : « les Européens doivent faire comprendre aux Russes qu'ils ne sauront transiger sur l'intégrité territoriale de la Géorgie. Si l'armée russe veut rester à Poti, les Européens doivent faire savoir à la Russie qu'ils enverront à leur tour des troupes en Géorgie afin de protéger les territoires restés sous le contrôle des autorités géorgiennes ». Espérons que Sarkozy lise rebelles info.
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Miguel Garroté
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dimanche 24 août 2008

L'Axe Moscou-Téhéran-AFP

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L’Axe Moscou-Téhéran-AFP
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Dimanche 24 août 2008 en Iran un nouveau billet d’une valeur astronomique de 500.000 (cinq cent mille) rials entre en circulation. Billet équivalent à 34 euros, il est le plus important émis en Iran depuis l’an dernier. Il s'explique par l'inflation dramatique. Pendant ce temps le Guide Suprême d’Iran - l’Ayatollah Ali Khamenei - félicite le président génocidaire halluciné Mahmoud Ahmadinejad parce ce même président ressuscite les « valeurs » de la révolution islamique. Le Guide suprême Khamenei déclare - sans rire - que des pays « barbares » veulent imposer leur volonté à l'Iran, mais que le président Ahmadinejad leur « barre la route », entendez par là avec le programme nucléaire offensif iranien. Pour tout arranger le réacteur nucléaire iranien de Bushehr sera opérationnel d'ici début 2009, selon l'ambassadeur russe à Téhéran, Alexandre Sadovnikov, cité dans une interview avec l'agence de presse iranienne Irna.
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Mais la palme de l’abomination délirante revient - comme d’habitude - au nabot président iranien Adolfmadinejad. En effet, celui-ci assène qu’Israël plonge le monde dans le désordre et le président iranien en rajoute même une couche avec la désormais classique thèse conspirationniste : « Quelque 2.000 sionistes organisés et 7.000 à 8.000 agents du sionisme ont entraîné le monde dans le désordre. Si l’Occident ne contient pas le sionisme, les nations nettoieront de la face de la terre ces sources de corruption ». Une terminologie qui n’avait plus été utilisée publiquement depuis l’édition de « Mein Kampf » au début des années 1920 et durant les années qui suivirent.
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Avec l’occupation partielle de la Géorgie par la Russie putinienne, occupation russe qui s’étend bien au-delà de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, avec les déclarations de l'ambassadeur russe Alexandre Sadovnikov (le nom lui va bien vu ses déclarations) à Téhéran et avec les délires psychopathes de Khamenei et Adolfmadinejad, l’axe rouge-brun-vert d’une part et nos médias collabo-capitulards qui relaient allègrement tout cela d’autre part sont en plaine euphorie. Du reste l’AFP continue de parler de « forces de maintien de la paix » à propos de l’armée russo-fasciste d’occupation en Géorgie. Il serait peut-être temps de bouger quelques-unes de nos troupes ça et là. Par exemple dans la zone libre de la Géorgie occupée. Il serait peut-être temps - aussi - d’écrire au Chef de l’Etat Nicolas Sarkozy pour lui signaler les déviances de langage de l’AFP, officine journaleuse financée à 40% par l’Etat et donc par les contribuables.
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Miguel Garroté
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samedi 23 août 2008

Mon billet d'humeur

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Miguel Garroté - Mon billet d’humeur sur quelques salopards.
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Israël - Russie : les deux poids et les deux mesures de quelques salopards.
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L'armée russe d’occupation continue de stationner dans la ville géorgienne de Poti sur les bords de la mer Noire, ville où la dite armée russe n’a pourtant rien à faire, vu que Poti se situe à plus de 200 km de la zone dite de conflit, en clair zone d’occupation.
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Le déploiement d'une soi-disant « force de maintien de la paix » - en clair d’une armée rouge brune d’occupation avec ses chenilles de la paix, celles de ses chars - dans une zone dite « tampon » située en territoire géorgien démontre l’intention russe - du moins à ce stade - de vouloir annexer une partie de la Géorgie. En effet, la Russie instaure en ce moment des postes militaires de contrôle au sein de cette zone dite « tampon ».
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Concrètement, la Russie prétend maintenir ses soldats dans une vaste zone - zone d’occupation sans tampon - qui mine de rien relie l’Ossétie du Sud géorgienne, la première région rebelle de Géorgie, à l'Abkhazie géorgienne, la deuxième région rebelle de Géorgie. Avec d’une part l’occupation de Poti sur la mer Noire ; et d’autre part l’occupation de l’Ossétie du Sud, de l'Abkhazie et de la zone « tampon » reliant ces deux provinces, la Russie opère une tentative non seulement d’occupation mais d’annexion comme on n’en avait plus connue depuis la fin présumée de la guerre dite froide.
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Je note avec dégoût que nos fonctionnaires journaleux parlent de force de maintient de la paix et de zone tampon - tant qu’à faire de tampax - quand il s’agit de la Russie putinienne. Alors que ces mêmes fonctionnaires journaleux ne parlent, ni de force de maintient de la paix, ni de zone tampon, lorsque l’armée de défense d’Israël - en raison des kamikazes palestiniens, des voitures piégées palestiniennes et des roquettes palestiniennes - se voit contrainte de dépêcher des forces de maintient de la paix et se voit contrainte d’établir des zones tampons, dans des territoires disputés, territoires dont les milices terroristes, les dirigeants et une partie de la population se consacrent - depuis 60 ans - essentiellement à la destruction pure et simple de l’Etat hébreux tout entier. Il est vrai que dans ce contexte, on nous montre, depuis des décennies, uniquement des enfants jetant des pierres, ce qui, évidemment, fait passer le Juif pour un agresseur et tous les autres, y compris les assassins, pour des « opprimés ».
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La caste des écrivassiers d’agences était déjà abjecte au temps de la guerre dite froide. Elle est tout aussi abjecte - maintenant - au temps de la résistance légitime au fascisme rouge vert brun. Pour Israël et la Russie, c’est encore et toujours deux poids et deux mesures. Je souligne que tout récemment une association palestinienne en Europe, d’une part s’est réjouie de la mort de dix soldats occidentaux en Asie centrale ; et d’autre part, a encouragé la poursuite des attentats talibans et autres.
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Je demande aux associations palestiniennes – si généreusement hébergées chez nous en Europe - de diffuser un communiqué de presse, primo, pour condamner l’armée d’occupation israélienne, non, pardon, russe, dans les territoires occupés de Cisjordanie, non, pardon, d’Ossétie Abkhazie et Tampon ; secundo, pour exiger la libération de Jérusalem, non, pardon, de Poti.
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Enfin bref, en résumé, que les Arabes de Palestine remplacent leurs noms et mots habituels - par les noms et mots que je viens de leur proposer - dans leur communiqué de presse habituel, communiqué stocké dans leurs ordinateurs et régulièrement diffusé depuis 1967. Un petit copier coller, ce n’est pas au-dessus de leurs forces tout de même.
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La prise de position criminelle de l’association euro-palestine-truc-much suite à la mort de dix soldats français en Afghanistan m’etait restée en travers de la gorge. C’est pourquoi il me faillait écrire ce billet d’humeur. Maintenant je me sens beaucoup mieux. Pas vous ? Shalom.
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Miguel Garroté
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vendredi 22 août 2008

Vol 1968-2008 pour Tbilissi : attachez vos ceintures.

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Vol 1968-2008 pour Tbilissi : attachez vos ceintures.
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Ce matin vendredi 22 août 2008 je tombe en premier lieu sur un article d’Ivan Rioufol - blog.lefigaro.fr/rioufol jeudi 21 août - dans lequel je lis notamment (début de citation) : « En ces temps troublés, il est urgent de regarder les réalités en face. Or, ce n’est pas ce que fait Nicolas Sarkozy, quand il refuse de prononcer le mot ‘guerre’, pour expliquer le maintien de la présence militaire française en Afghanistan (…) à quoi bon taire que l’Occident mène, depuis le 11 septembre 2001, une guerre contre le totalitarisme islamiste ? (…) Cette même exigence de lucidité oblige également à regarder le vrai visage de la Russie de Vladimir Poutine (…) En réalité, c’est un régime corrompu et violent, qui cherche ses alliances auprès de l’Iran et de la Syrie contre l’Occident (…) Dans Le Monde daté de ce jeudi, l’historienne Françoise Thom déplore la ‘pusillanimité occidentale face à la Russie’. Je ne dis pas autre chose. (…) si un bilan (…) devait être dressé, il se ferait en suivant ce fil rouge de la nécessité de parler clair, qui m’a amené aussi à qualifier d’antisémites des propos tenus par Siné ».
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« Ayant lu, depuis - poursuit Ivan Rioufol - le remarquable livre de Pierre-André Taguieff qui sort ces jours-ci (La judéophobie des Modernes, Odile Jacob), je mesure la justesse des craintes de l’historien, qui juge cette ‘nouvelle judéophobie inséparable d’un nouvel anti-occidentalisme’ (…) J’ai été de ceux (peu nombreux) qui ont critiqué la politique américaine contre les Serbes au Kosovo. Je m’oppose à l’entrée de la Turquie en Europe, souhaitée par les Etats-Unis. Je crois la démocratie possible dans les pays musulmans » (fin de citation). Dois-je ajouter - quant à moi - que je souscris pleinement aux propos d’Ivan Rioufol et de Pierre-André Taguieff ? Dois-je encore une fois rappeler ici que les mails antisémites et judéophobes - je ne suis pas Juif - que je reçois régulièrement ne font que renforcer ma conviction intime ?
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Encore ce matin vendredi 22 août je tombe en second lieu sur un article de Menahem Macina - upjf.org jeudi 21 août - dans lequel je lis notamment (début de citation) : «
Le 21 août 1968, il y a très exactement quarante ans, l'Union soviétique envahissait Prague et prenait le contrôle de la Tchécoslovaquie qui avait cru pouvoir compter sur l'appui des démocraties occidentales dans sa tentative de s'arracher à l'étreinte de l'Ours soviétique (…) Les récents événements de Géorgie, même s'il convient d'être prudent en matière de comparaison, ont donc un air de déjà vu (…) les gesticulations occidentales et - une fois n'est pas coutume - européennes ne semblent pas avoir impressionné l'Ours. Croisons les doigts et espérons que les choses ne dégénéreront pas » (fin de citation). Les événements de Géorgie ont un air de déjà vu et les gesticulations occidentales n’impressionnent pas la Russie. Je souscris pleinement à ce constat.
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Toujours ce matin vendredi 22 août 2008 je tombe en troisième lieu sur un article de David Bescond - rebelles.info - dans lequel je lis notamment (début de citation) : « Les récents attentats au Pakistan m'ont valu quelques mails qui dans l'ensemble peuvent se résumer ainsi : ‘Votre analyse qui veut que le président pakistanais a du démissionner à cause d'une alliance entre le clan Bhutto, les radicaux de l'ISI (les services secrets) et les islamistes n'est pas juste puisque les talibans et les islamistes continuent de frapper le Pakistan’. J'affirme que cela n'est absolument pas contradictoire. Le gouvernement et l'armée pakistanais sont soumis à de très fortes pressions de la part de Washington, et des Occidentaux d'une manière générale, afin d'intervenir dans les zones tribales pour combattre les talibans et les terroristes qui y trouvent refuge après leurs actions en Afghanistan », poursuit David Bescond.
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« Or ni le gouvernement, ni l'armée et encore moins l'ISI ne veulent vraiment combattre dans les zones tribales (…) Mais il faut bien donner des gages aux Occidentaux (…) Alors l'armée intervient. Modérément. Quelques talibans et terroristes sont éliminés. De l'autre côté les islamistes frappent par des attentats, avec moins de modération puisque c'est leur façon d'agir. (…) tout cela se finira par un nouvel accord entre les parties concernées. (…) L'armée pakistanaise ne sera finalement pas intervenue et les pertes de l'OTAN vont continuer à s'aggraver », ajoute David Bescond. Je signale quant à moi dans ce contexte qu’à la suite de la démission du président pakistanais Pervez Musharraf, la Commission électorale pakistanaise a annoncé que les élections présidentielles se tiendront le 6 septembre prochain.
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« Selon des journalistes sur place (ndlr : en Géorgie), les forces russes ont pris position jeudi à l'entrée de Poti, principal port géorgien sur la mer Noire, creusant des tranchées et installant des mortiers face à la ville en dépit de la promesse de Moscou de retirer ses troupes. Plusieurs transports de troupes blindés ainsi que des camions bloquaient le pont qui représente la seule voie d'accès terrestre à Poti tandis que d'autres véhicules russes étaient stationnés dans une région boisée située à proximité. Le port de Poti est un site stratégique puisque c'est là que débouche un terminal pétrolier important pour l'économie de la Géorgie. C'est aussi par ce port que doit débarquer une partie de l'aide humanitaire transportée par les navires de guerre américain qui font actuellement route en mer Noire » (fin de citation).
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Voyons maintenant les faits du jour. A 07:33 on apprend sur Guysen.International.News que « le chef des troupes américaines en Europe reproche à la Russie de retirer ses troupes de Géorgie '’au rythme d'un escargot'’. Le général John Craddock juge le retrait russe de Géorgie ‘bien trop lent et bien trop restreint’ ».
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A 08:37 sur tsr.ch on peut lire notamment que « malgré la promesse du Kremlin d'un retrait vendredi, les forces russes ont avancé profondément en Géorgie et ne donnent pas l'impression de vouloir faire machine arrière. (…) Un général russe commandant les forces terrestres a ainsi affirmé qu'il faudrait dix jours pour que les troupes refluent vers la Russie en bon ordre, alors que la Russie avait promis un retrait complet pour vendredi (ndlr : aujourd’hui 22 août). (…) Les troupes russes contrôlent toujours Gori, et la principale route est-ouest de Géorgie, ainsi que le village de Igoeti à 48 kilomètres de Tbilissi. Sur la route entre Gori et Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud, les soldats russes confortent leur positions avec des talus de terre et en dévidant des barbelés ».
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Stéphane Juffa sur Metula News Agency écrit, notamment à propos de la Russie (début de citation) : « Même avec les chars de la 58e armée à trente kilomètres de Tbilissi, les Etats-Unis et l’Europe étaient prêts à passer l’éponge pour assurer la paix du monde. En d’autres termes, ils étaient prêts à sacrifier l’intégrité géographique de la petite république caucasienne (ndlr : la Géorgie) afin de préserver leurs relations avec Moscou. (…) le nouveau Tsar (ndlr : Poutine) entend appuyer son doigt sur les endroits qui font le plus mal aux Occidentaux. Réarmer Cuba, y disposer à nouveau des missiles stratégiques dans l’arrière-cour de l’Amérique, au risque de provoquer une crise majeure, comme celle qu’eut à gérer, en 1962, un certain John F. Kennedy ».
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« Et puis, beaucoup plus près de nous, Poutine envisage d’établir une méga-base stratégique russe en Syrie. Qui comprendrait un port pour ses navires, un aéroport pour ses avions, et un nid de missiles nucléaires, sous notre nez et à quelques encablures des camps des forces alliées en Irak. Je ne parle pas d’un projet en l’air, puisque Ehoud Olmert a appelé Poutine, il y a deux jours, pour s’en entretenir longuement (…) Pour Israël, la résurrection de la Russie en tant que grande puissance, aux côtés des ex-alliés traditionnels de l’URSS, pourrait avoir des conséquences cataclysmiques. (…) La menace iranienne y perd sa centralité internationale et c’est à peine si les media du monde ont repris les propos tenus hier par Ahmadinejad, selon lesquels nous serions ‘des bacilles corrupteurs, qu’on allait bientôt éliminer’ (…) Personne, hors de Judée, ne paraît saisir que le Shihab-5, d’une portée de 7.000 kilomètres, ne participe pas d’une menace pour Israël - qui se trouve à 1.000km de la Perse - mais contre l’Europe et les Etats-Unis » (fin de citation).
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Je n’ai - quant à moi - rien à ajouter. Je suis légèrement fatigué, vu l’intensité de travail depuis le lundi 11 août dernier très exactement. Maintenant, je m’absente du bureau. Je vais m’acheter un chien. Et profiter de mes montagnes.
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Miguel Garroté
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jeudi 21 août 2008

Les grands conflits s'étendent de la mer Noire à l'Océan Indien.

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Les grands conflits s’étendent de la mer Noire à l’Océan Indien.
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Rien ne vaut une carte du monde. Regardez où se situe la mer Noire. Regardez où se trouve l’Océan Indien, notamment dans sa partie occidentale le Golfe d’Aden et le Golfe d’Oman. Puis, regardez où se situent la Géorgie et le Pakistan. Enfin, localisez encore une fois le Golfe d’Aden et repérez le Détroit du Bosphore. Tirez un premier trait de la Géorgie au Pakistan et un deuxième trait du Détroit du Bosphore au Golfe d’Aden. Tirez un troisième trait du Golfe d’Aden au Pakistan et un quatrième trait de la mer Noire au Détroit du Bosphore. Vous avez désormais - en gros - le nouveau Théâtre des Opérations. Maintenant, voyons les faits de ces derniers jours.
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Aujourd’hui jeudi 21 août 2008, tf1Ici.fr informe - à 06:50 - que l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif menace de retirer son parti de la coalition au pouvoir. A 12:26, tf1Ici.fr informe que, toujours au Pakistan, 45 personnes ont été tuées dans un double attentat perpétré devant une usine militaire d'armement non loin d'Islamabad. J’ajoute quant à moi que l’opposition pakistanaise veut le retour de quelques juges limogés alors que le président pakistanais a démissionné de sa propre initiative. En clair, malgré le départ du président pakistanais, le Pakistan glisse doucement mais sûrement du statut de pays allié au monde libre au statut de république islamo-chaotique, détentrice de la bombe atomique et infestée - dans sa partie nord-ouest notamment - par al-Qaïda et par les taliban. Dans ce nouveau contexte un seul pays peut devenir notre allié : l’Inde.
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Encore ce jeudi 21 août 2008 - à 08:20 - jdd.fr informe que la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni - favorite de la primaire au sein du parti centriste Kadima - et le dirigeant du parti conservateur Likoud - Benjamin Netanyahou - seraient au coude à coude si des élections législatives avaient lieu aujourd'hui en Israël. Si Tzipi Livni succède à l'actuel Premier ministre Ehoud Olmert, à la tête de Kadima, ce parti et le Likoud obtiendraient tous deux 28 élus au parlement israélien. L'élection primaire à la tête de Kadima aura lieu le 17 septembre. Autrement dit, primo il ne se passera rien avant les élections primaires le 17 septembre (à l’intérieur du parti Kadima actuellement au pouvoir) et secundo rien ne permet d’envisager avec certitude des élections générales anticipées, qui elles seules permettraient la victoire du Likoud, à travers un processus véritablement démocratique. De fait, la caste gauchisante israélienne fait tout pour que les centristes l’emportent (sans élections) et non les conservateurs (avec des élections). La démocratie israélienne est devenue à la fois gauchiste et corrompue et ce en période de guerre. C’est très mauvais signe.
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A 09:50 l’ESISC informe que trois policiers ont été tués dans l’explosion d’une voiture piégée ce jeudi matin à Izmir dans l’ouest de la Turquie. L’explosion n’a pas été revendiquée mais les autorités turques soupçonnent le Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK, ou des militants islamistes. J’ajoute qu’Izmir est une ville très touristique et que par conséquent l’attentat est un coup particulièrement dur pour la Turquie, dont nous ne savons plus très bien d’ailleurs si elle est alliée de l’Occident ou de l’Iran, suite à la récente visite du président iranien dans ce pays d’Asie mineure qui contrôle le Détroit du Bosphore.
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L’AFP - à 09.52 - informe que les territoires séparatistes géorgiens d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud demandent à la Russie de reconnaître leur indépendance alors que le lent retrait des troupes russes de Géorgie est jugé - à juste titre - trop peu significatif par les USA. Sur le terrain aucun retrait massif des forces russes. En Géorgie, le « parlement » abkhaze a voté à l'unanimité une résolution demandant à la Russie la reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et le maintien de la présence militaire russe. Toujours en Géorgie, le « président » de l'Ossétie du Sud, Edouard Kokoïty, kokoriko, présentera une requête similaire dans les prochains jours. Le président américain George W. Bush a répété hier mercredi que les deux territoires séparatistes font partie de la Géorgie et il a indiqué que les USA allaient travailler avec leurs alliés afin de s'assurer de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de la Géorgie (ndlr : comment concrètement ?). Des troupes russes ont pris position près de Poti dans l'ouest de la Géorgie. La Turquie a approuvé le passage par la mer Noire de deux navires de américains transportant du matériel humanitaire destiné à la Géorgie (ndlr : tiens !).
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tf1.Ici.fr confirme - à 10:06 - que les soldats russes sont toujours postés aux abords de la ville géorgienne de Gori. Six minutes plus tard, à 10:12 l’agence britannique Reuters révèle que l’agence de presse russe Interfax a retiré une dépêche sur le début d'un retrait militaire russe de la ville géorgienne de Gori. Interfax avait annoncé dans la matinée que des unités déployées dans la zone de conflit étaient en train d'être retirées de cette ville stratégique. Dans une nouvelle dépêche l'agence Interfax a abandonné toute référence à la ville de Gori (ndlr : zenzurskaya !).
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Toujours ce jeudi 21 août 2008 David Bescond sur rebelles.info écrit (début de citation) : «…Quant au président américain George W. Bush, il a répété mercredi que les deux territoires séparatistes ‘font partie de la Géorgie’ et a indiqué que les Etats-Unis allaient ‘travailler avec leurs alliés afin de s'assurer de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de la Géorgie’. (…) Je m'interroge - poursuit David Bescond - sur la seconde partie de sa déclaration. Etant donné que les Etats-Unis et l'OTAN ont affirmé qu'il n'était pas question d'intervenir militairement en Géorgie, on ne comprend pas très bien ce que tout cela veut dire. (…) on apprend que la Turquie a approuvé le passage par la mer Noire de deux navires de guerre américains transportant du matériel humanitaire destiné à la Géorgie. Afghanistan, Géorgie, Iran, Pakistan... la planète a tendance à se transformer en une vaste marmite en ébullition. En 1939 la planète était beaucoup moins sous tension qu'aujourd'hui. Et pourtant cela a explosé... » (fin de citation). Je profite de l’occasion pour saluer l’intégrité de David Bescond qui a repris plusieurs de mes articles sur la Géorgie alors qu’il n’en partageait pas forcément toujours le contenu.
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Je lis depuis deux jours - avec amusement - que le candidat démocrate Obambi est confronté à des sondages qui le placent derrière son adversaire républicain John McCain. Un sondage Zogby accorde 46% d'intentions de vote à McCain contre 41% à Obambi. Une étude publiée par l'université George Washington place McCain en tête avec 47% contre 46% pour Obambi. Les sondages quotidiens de Gallup et Rasmussen confirment un tassement d’Obambi. Ces sondages ont été réalisés depuis le début du conflit entre la Russie et la Géorgie. Obambi se trouvait en vacances - à Hawaï - tandis que McCain occupait seul la scène politique en se montrant offensif contre la Russie. Oui je sais, la course présidentielle est loin d'être jouée. Cela dit McCain s'est positionné sur la question de l'énergie, primordiale pour les électeurs. En trois mois McCain a gagné 9 points sur ce sujet et Obambi en a perdu 13.
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J’ai appris récemment que la chaîne de télévision Al Manar appartenant au groupe terroriste chiite libanais Hezbollah a signé un contrat avec une compagnie satellite en Indonésie - premier pays musulman de la planète avec 200 millions d’habitants - afin de diffuser sa propagande islamique dans les pays du sud-est asiatique. A propos de Hezbollah, Samir Kuntar - l’assassin psychopathe libanais ayant tué une fillette juive à coups de crosse - a récemment déclaré que « le Hezbollah ne laissera pas la nation iranienne seule et lui prêtera assistance ». Samir Kuntar qui - bien que druze - est candidat sur la liste du Hezbollah - chiite - au Parlement libanais. Et puisque je mentionne la nation iranienne, comme disait l’autre, il faut noter que les USA ont donné leur accord de principe pour fournir à Israël un système de défense anti-missiles avancé. Ce système pourrait être déployé dès 2011. Si ce système était déployé, il serait capable d’intercepter jusqu’à 90 % des têtes nucléaires iraniennes. « Jusqu’à 90% » et pas avant « 2011 » ? Le premier engin nucléaire iranien est prévu d’ici 2009…
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Il y a quelques jours Caroline Glick écrivait dans le Jerusalem Post - en substance - que la posture stratégique des USA est en ruines après l’invasion de la Géorgie. Que la Russie a été capable d’envahir la Géorgie sans l’anticipation des USA et des agences américaines de renseignement. Que l’échec des agences américaines de renseignement est aussi un échec partagé par Gates et Rice, deux secrétaires de cabinet au plus haut niveau. Intéressant. Kristol aborde le même sujet cette semaine sur leblogdrzz.
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Pour revenir au Hezbollah, la semaine passée Jonathan Halevi et Ashley Perry, respectivement chercheur et rédacteur en chef du JCPA écrivaient que « l’on trouve les traces du Hezbollah iranien dans divers pays d’Afrique et d’Amérique latine. Au Nigeria le Hezbollah opère parmi des chiites libanais expatriés. Le chef chiite au Nigeria - Sheikh Zakzaky ou sac à qui je ne sais plus - a réussi à faire idolâtrer dans son pays le mollah libanais Hassan Nasrallah et les ayatollahs iraniens. Au Vénézuéla et autres pays d’Amérique latine, le Hezbollah mène campagne pour convertir les Indiens à l’Islam Shiite. Teodoro Rafael Darnott - connu comme le Commandant Teodoro - a récemment déclaré : ‘Si les USA attaquent l’Iran, le seul pays gouverné par Dieu, nous riposterons en Amérique latine et même à l’intérieur des USA. Nous en avons les moyens. Nous saboterons l’acheminement du pétrole vers les USA’. Le 29 juin, le quotidien koweïtien al Syassa a rapporté que le Hezbollah entraîne de jeunes Vénézuéliens dans des camps militaires au Sud du Liban afin de les préparer à attaquer des cibles américaines. Le Hezbollah et l’Iran ont installé des cellules pour mener des attaques terroristes à l’image de celles qui ont détruit l’ambassade d’Israël à Buenos Aires et le siège de l’association juive Amia au début des années 1990 et à l’image de celles qui ont eu lieu au Koweït, en Arabie saoudite et en Thaïlande ». Je note juste en passant - c’est de l’impertinence - que leblogdrzz et monde-info publient des articles sur la connexion Hezbollah-Iran-Vénézuéla depuis un an ou deux. Et qu’au début - mais au début seulement - certains se moquaient de nous.
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Dimanche 17 août le Jérusalem Post confirmait qu’au Liban le Hezbollah contrôle le gouvernement qui l'autorise à attaquer Israël. Cette autorisation peut garantir au Hezbollah l'accès au matériel de l'armée libanaise qui inclut un équipement américain sophistiqué. Le nouveau président du Liban et ancien chef de l’armée Michel Suleiman a annoncé qu'il soutenait ‘tous les moyens’ pour récupérer ‘les territoires libanais occupés’. J’ai déjà mentionné tout ceci preuves à l’appui il y a quelques semaines. Aujourd’hui j’ai écrit que les grands conflits s’étendent de la Mer Noire à l’Océan Indien. Avec le Hezbollah, l’Iran et Señor Chavez vous pouvez ajouter à la liste du Théâtre des Opérations : l’Amérique latine, le Nigeria, le sud-est asiatique, etc. Il va falloir fixer des priorités. On en est loin. What a wonderfull world.
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Miguel Garroté
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mercredi 20 août 2008

Nos dirigeants occidentaux : lâches, traîtres et minus.

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Nos dirigeants occidentaux : lâches, traîtres et minus.
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Depuis le lundi 11 août 2008, je vous fatigue les nerfs avec, chaque jour, un article sur la Géorgie. Or, il se trouve que je ne compte aucunement lâcher le morceau. Car la Géorgie, pays chrétien ami d’Israël et ami des USA, nous ouvre la voie depuis la Mer Noire, à travers les montagnes du Caucase ainsi que jusqu’à la Mer Caspienne. Car la Géorgie nous épargne la tâche fastidieuse de négocier - avec les rouges bruns maffieux de Moscou - la construction d’oléoducs et de gazoducs. Car la Géorgie est un pays libre et démocratique, tout simplement.
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Stuart Koehl dans le Weekly Standard du jeudi 14 août 2008 écrit à propos de l’invasion et de l’occupation de la Géorgie par l’armée russe rouge brune : «…La plupart des gens ont grossièrement exagéré la capacité militaire et l'efficacité de l'armée russe dans cet exercice, évidemment planifié depuis longtemps et impliquant en fait des forces relativement peu nombreuses. D'après tous les rapports, la ‘58e armée’ russe a envahi le territoire de la Géorgie avec quelques 500 chars et un nombre égal de Véhicules de Combat d'Infanterie. (…) Or, le District Militaire du Caucase est une espèce de trou perdu, où logent des divisions de Catégories II et III, dont la plupart restent en sous-capacité et sont équipées d'anciens systèmes tels que le char T-72. (…) pour le gouvernement de Russie, une guerre prolongée et sanglante nécessitera un accroissement massif du budget militaire russe, réduit au minimum pendant la plus grande partie de l'ère Poutine. (…) Deux choses sont nécessaires (…) : de la part des États-Unis, la volonté politique de fournir à l'armée géorgienne l'équipement et la formation nécessaires (nos Forces Spéciales ont déjà une relation étroite avec l'armée de Géorgie), et, plus important, une volonté politique de la part du gouvernement géorgien de continuer le combat jusqu'à ce que les Russes aient quitté leur sol », précise Stuart Koehl.
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Toujours Stuart Koehl dans le Weekly Standard d’hier mardi 19 août 2008 écrit à propos de l’invasion et de l’occupation de la Géorgie par l’armée russe rouge brune : «…La Russie (…) souffre d'une crise démographique sérieuse (…) et une espérance de vie pour les hommes de seulement 59 ans. (…) Son gouvernement est de plus en plus autocratique, réprimant la liberté d'expression, chassant l'investissement étranger direct et les transferts de technologie nécessaires pour entretenir le développement économique. L'économie russe est elle-même de plus en plus dépendante de transferts militaires à haute technologie d'un côté, et de l'extraction des matières premières -principalement le pétrole et le gaz naturel - de l'autre. (…) En réalité, ladite armée russe craquera à la première occasion, et ses menaces militaires sont fondamentalement vaines si ce n'est contre les plus faibles de ses adversaires. Nous ne devons pas nous laisser intimider par les rodomontades de la Russie. La position russe sous le Poutinisme est un énorme bluff, une martingale désespérée, de la part d'un gouvernement qui se sent glisser vers l'insignifiance internationale, pour s'accrocher aussi longtemps que possible à une place sur la scène mondiale. Il est temps pour nous d'exposer ce bluff, et d'arrêter ce jeu-là une bonne fois pour toutes », conclut Stuart Koehl.
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Entre cette nuit et aujourd’hui - mercredi 20 août 2008 - les nouvelles concernant la Géorgie continuent de fuser notamment sur Guysen International News : à 01:21 on apprend que l'ambassadeur russe à l'ONU - Vitaly Churkin - déclare que son pays ne votera pas la résolution onusienne proposée par la France réclamant un départ immédiat des troupes russes de Géorgie. 02:41, les soldats russes font prisonnier 20 soldats géorgiens dans la ville portuaire géorgienne de Poti. 10:45, le Sénat russe est prêt à reconnaître le statut d'indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud (ndlr : concrètement le Sénat se réunira à cet effet lundi prochain 25 août). Les séparatistes abkhazes envisagent un statut de territoire « associé » à la Russie. Quant à l'Ossétie du Sud, elle a déjà réclamé son « rattachement » à la Russie. 11:11, des témoins affirment que « plusieurs convois » de camions russes quittent la province géorgienne sécessionniste d'Ossétie du Sud (ndlr : une quarantaine de camions pour être précis…). Le président russe Dimitri Medvedev affirme que « d'ici vendredi 22 août toutes les forces armées russes déployées en Géorgie seraient rapatriées ». Les Occidentaux ne cachent pas leur scepticisme, conclut Guysen International News.
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Encore aujourd’hui mercredi 20 août 2008 à 11:44 l’agence de presse britannique Reuters informe : «…Un journaliste de Reuters a vu un premier convoi d'une dizaine de camions bâchés franchir le tunnel de Roki, principal point de passage entre la Russie et l'Ossétie du Sud, province séparatiste de Géorgie ou les forces russes sont intervenues. (…) La plupart (…) semblait vide, à en juger de leur suspension. Et il n'y a eu aucun signe (ndlr : de départ) de véhicules blindés ou de pièces d'artillerie. Près du village d'Igoeti, ou se trouve le poste russe le plus proche de la capitale géorgienne, Tbilissi, distante de 45 km, des soldats russes ont consolidé leurs positions en creusant des tranchées et aucun mouvement de convoi n'était visible. (…) Dmitri Medvedev a déclaré mardi que d'ici au 22 août, une partie des soldats de « maintien de la paix » aura été retirée vers la zone de sécurité temporaire. Le contingent restant (…) sera retiré vers le territoire d'Ossétie du Sud et de Russie. (…) mardi, Washington indiquait ne voir aucun signe tangible d'un tel repli des troupes et accusait la Russie de s'en prendre à ces civils et de chercher à étrangler la Géorgie. La Russie ‘devient de plus en plus le hors-la-loi dans ce conflit’ a déclaré la secrétaire américaine d'Etat Condoleezza Rice. ‘Ils avaient l'intention et ont probablement toujours l'intention d'étrangler la Géorgie et son économie’ a-t-elle ajouté », précise Reuters.
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Toujours aujourd’hui mercredi 20 août 2008 à 11:53 depuis Soukhoumi (Géorgie) l’Agence France Presse informe : «…Sur le terrain, un journaliste de l'AFP a vu mercredi une vingtaine de camions militaires quittant l'Ossétie du Sud en direction de la Russie, mais autant de véhicules allaient en sens inverse et aucun retrait massif ne semblait mis en oeuvre. (…) après le Vénézuélien Hugo Chavez et le Bélarusse Alexandre Loukachenko, c'est le président syrien Bachar al-Assad, attendu en Russie mercredi, qui a dénoncé dans un entretien publié à Moscou les ‘tentatives’ des pays occidentaux ‘d'isoler la Russie’ sur la scène internationale ». L’AFP à 12:14 précise : « l'armée russe a accusé mercredi la Géorgie de ‘redéployer’ des forces militaires en direction de la région séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud ». Ndlr : « En direction de », martèle l’armée rouge brune. De quoi je me mêle…
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Guysen International News informe à 12:58 que « plusieurs députés israéliens vont se rendre sur place (ndlr : en Géorgie) pour contribuer à l'issue de la crise avec la Russie. La présidente de la Knesset Dalia Itzik l'a annoncé lors d'un débat extraordinaire à l'Assemblée. ‘Nous avons revu des images terrifiantes. Je vois des dizaines de milliers de personnes pour qui tout s'est écroulé, et je vois les horreurs de la désolation. Nous allons envoyer une délégation de parlementaires pour aider à régler le conflit. Nous le ferons car nous sommes les amis de la Géorgie’, a-t-elle expliqué ».
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Depuis Moscou à 14:42 l’AFP informe : « ‘La partie géorgienne continue de prendre des mesures de redéploiement et de rétablissement de la capacité de combat de ses forces’, aux abords de la région séparatiste d'Ossétie du Sud, a déclaré le chef-adjoint d'état major de l'armée russe Anatoli Nogovitsyne à Moscou (ndlr : « aux abords de » martèle encore l’armée rouge brune. A nouveau, de quoi je me mêle….) (...) Un journaliste de l'AFP a constaté que Gori était toujours contrôlé par les forces russes qui allaient et venaient en nombre sur la route reliant cette ville stratégique proche de l'Ossétie du Sud à la capitale géorgienne Tbilissi. (…) Le président de la chambre (ndlr: le sénat russe), Sergueï Mironov, a indiqué que ses collègues étaient ‘prêts à reconnaître’ les indépendances abkhaze et sud-ossète, tout en conditionnant ce geste à une décision du président russe. Ce dernier avait promis la semaine dernière de soutenir ‘toute décision’ des séparatistes. (…) Sur le front de l'aide humanitaire, la Commission européenne a jugé que l'accès aux victimes en Géorgie s'améliorait, mais que la situation restait ‘compliquée’ en Ossétie du Sud ».
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Guysen International News informe à 14:56 que Thomas Steg, porte-parole du gouvernement allemand, a déclaré qu'il n'existait à ce jour « aucun signe clair permettant d'affirmer que la Russie avait commencé à se retirer de Géorgie. C'est une situation très insatisfaisante ».
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Je l’ai cité plus haut, « La position russe sous le Poutinisme est un énorme bluff, une martingale désespérée. (…) Il est temps pour nous d'exposer ce bluff, et d'arrêter ce jeu-là une bonne fois pour toutes », écrit donc Stuart Koehl dans le Weekly Standard d’hier mardi 19 août 2008. Or, l'ambassadeur russe à l'ONU - Vitaly Churkin - déclare, je l’ai mentionné plus haut, que son pays ne votera pas la résolution onusienne réclamant un départ immédiat des troupes russes de Géorgie (Guysen). Or, près du village d'Igoeti ou se trouve le poste russe le plus proche de la capitale géorgienne distante de 45 km des soldats russes ont consolidé leurs positions en creusant des tranchées (Reuters). Or, Gori est toujours contrôlé par les forces russes qui vont et viennent en nombre (AFP à 14:42). Autrement dit, l’énorme bluff russe - décrit par Stuart Koehl dans le Weekly Standard - continue en paroles et en actions. Des troufions, des soudards et quelques mercenaires, accompagnés des chars antédiluviens, le tout commandé depuis Moscou par une hiérarchie maffieuse, arrogante et kagébiste, tout ce misérable fatras de moujiks souvent alcoolisés fiche la trouille à l’Otan (les armées de plus de 20 pays libres…), l’Otan qui hier mardi se limitait à vouloir « étudier » la situation et créer pour se faire une « Commission ». La société libre de culture judéo-chrétienne est aussi lucide et courageuse qu’elle l’était en 1938. Depuis ce matin, pour amplifier encore un peu plus la baudruche du bluff russe, des caudillos bas de gamme genre Chavez, Loukachenko et Assad ouvrent leur grande bouche de babouin autocrate, de dinosaure soviétique et de führer levantin moustachu pour défendre la Poutinie expansionniste. Dans le futur, les livres d’histoire, à propos de nos dirigeants occidentaux, parleront de lâches, de traîtres et de minus.
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Miguel Garroté
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mardi 19 août 2008

"Nous sommes tous Géorgiens"

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« Nous sommes tous Géorgiens »
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Il fallait s’y attendre. Excepté ouvrir leur grande bouche afin de parloter, les occidentaux ne font rien de concret pour le moment. A cet égard, le billet d’Ivan Rioufol - résumé ci-dessous - illustre le fond de ma pensée. En substance, l’antiaméricanisme - dissimulé sous la critique des néoconservateurs - sert de prétexte pur ne rien faire. Et puis il y a le manque de convictions de nos démocraties dépressives et pusillanimes, fascinées pour partie par les puissances impériales chinoise et russe. Lisez Ivan Rioufol ci-dessous. Sa synthèse m’épargne la corvée d’écrire la même chose que lui de façon moins précise.
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Or donc, Ivan Rioufol écrit hier lundi 18 août 2008 sur
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/ : «…ces derniers jours ont montré la troublante fascination d’une partie de l’opinion et des médias pour l’autocratie russe, présentée comme l’agressée alors que son armée se préparait à l’invasion de la Géorgie depuis avril. L’immuable antiaméricanisme - dissimulé sous la critique des néoconservateurs - aura été prétexte à justifier les arguments d’un régime (ndlr : la Russie) se présentant comme humilié et en état de légitime défense face à ses anciens alliés (ndlr : notamment la Géorgie) ayant choisi d’adhérer au monde libre. Dans cette guerre contre les démocraties de l’Est, déclenchée par une Russie se comportant comme un Etat voyou, il s’est trouvé de nombreux commentateurs pour donner raison à la loi du plus brutal et à sa désinformation (ndlr : la Russie). (…) cette grave crise a déjà révélé le manque de convictions de nos démocraties dépressives et pusillanimes, fascinées pour partie par les puissances impériales chinoise et russe. Même les Etats-Unis n’ont pas été à la hauteur de la provocation qui leur a été adressée avec l’invasion de la Géorgie. (…) ‘Nous sommes tous Géorgiens’, a déclaré John McCain, le candidat républicain. Pour le moment, il reste seul à le dire » conclut Ivan Rioufol. Je pense que dans 20 ans les historiens parleront de 2008 en ces termes. Voyons maintenant les faits d’hier et d’aujourd’hui.
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Lexpress.fr informe hier soir lundi 18 août - à 19:21 - : « Des correspondants de l'AFP ont constaté que les troupes russes ne quittaient pas leurs positions dans plusieurs endroits dans l'ouest de la Géorgie ainsi qu'à Gori, près du territoire séparatiste d'Ossétie du Nord ». « Le président russe Dmitri Medvedev » a déclaré : « ‘Nos forces armées ont surmonté la crise des années 1990 et sont aptes au combat’ ». « Quant à la Flotte russe de la mer Noire, pour laquelle Moscou est contrainte depuis la fin de l'URSS en 1991 de louer à l'Ukraine la base de Sebastopol, ‘que personne ne nous dicte notre comportement’, a dit M. Medvedev. ‘Nous ne voulons pas aggraver la situation internationale, mais nous souhaitons que l'on nous respecte, notre Etat, notre nation, nos valeurs’, a encore affirmé le chef de l'Etat russe » conclut lexpress.fr.
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Toujours hier lundi 18 août - à 18h47 - LSB reprend une analyse historique de la situation : Pour mieux comprendre que (...) les Russes ne lâcheront jamais la Géorgie (…) on lira avec intérêt le dernier livre de Salomé Zourabichvili (…) ministre géorgienne des Affaires étrangères de 2004 à 2005. (…) Dans ‘
Les Cicatrices des nations’ (...) l’auteur y poursuit une réflexion très pointue et argumentée sur la notion de frontière en Europe qui éclaire d’un jour nouveau ce qui se passe actuellement en Géorgie que l’Union européenne a toujours voulu garder à sa porte pour ne pas indisposer Moscou. (...) Salomé Zourabichvili rappelle que ‘l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie n’ont jamais fait partie de la Géorgie en tant que pays indépendant (mais) de l’Union soviétique’. Salomé Zourabichvili estime que ‘devraient alors cesser tous les jeux autour des frontières russo-géorgiennes qui sont en même temps les frontières qui séparent la Russie et les deux régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud’.
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Pour Salomé Zourabichvili ‘reconnaître cette frontière (ndlr : qui sépare la Russie et les deux régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud) signifierait enterrer tous les projets séparatistes ou de rattachement de la façon la plus formelle qui soit. C’est ce pas que la Russie ne franchit pas, reconnaissant d’un côté la souveraineté géorgienne sur l’intégralité de se son territoire, notamment à travers les nombreuses résolutions des Nations unies, mais de l’autre côté évitant de reconnaître cette frontière par un acte juridique bilatéral et donc l’inclusion des territoires séparatistes (ndlr : d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud) dans le territoire géorgien. (...) Comme en témoigne l’aveu du vice-Premier ministre russe (et ancien ministre de la Défense) Sergueï Ivanov : ‘Nous reconnaissons la souveraineté et l’indépendance de la Géorgie (…) mais l’intégrité territoriale c’est une autre affaire. Car l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie n’ont jamais fait partie de la Géorgie en tant que pays indépendant. Elles faisaient partie de l’Union soviétique et elles faisaient partie de la République socialiste de Géorgie’ conclut le vice-Premier ministre russe.
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Ce matin mardi 19 août 2008 - à 09:50 - sur tf1.lci.fr on apprend que « les ministres des Affaires étrangères des 26 pays membres de l'Alliance atlantique (ndlr : Otan) se retrouvent ce mardi à Bruxelles pour réaffirmer leur soutien à la
Géorgie face à la Russie, alors que le retrait des troupes russes de Géorgie, promis par Moscou, tarde à se concrétiser sur le terrain. Car même si la Russie clame que ce retrait a commencé (…) les observateurs étrangers affirment le contraire et un journaliste sur place assure même avoir vu des troupes russes se diriger vers l'Abkhazie, autre région séparatiste de la Géorgie. Plusieurs hauts responsables américains ont d'ores et déjà suggéré que la participation russe à plusieurs organisations internationales pourrait être menacée ».
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« Condoleezza Rice veut aussi que les pays de l'Otan réaffirment les perspectives d'adhésion à l'Alliance de la
Géorgie et de l'Ukraine, afin d'empêcher Moscou d'atteindre son ‘objectif stratégique’ : stopper l'élargissement de l'Otan dans ce qu'elle considère comme sa zone d'influence. Dans les colonnes du Times, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a abondé dans son sens. (…) Mais au-delà des déclarations de fermeté vis-à-vis de Moscou, les Occidentaux restent divisés sur la ligne à suivre. Les partisans d'une position dure envers Moscou (Etats-Unis, Royaume-Uni, Pologne, pays baltes) (…) se heurtent à des pays comme la France et l'Allemagne, soucieux de ménager la Russie ». Six minutes après - à 09:56 - toujours sur tf1.lci.fr on peut lire : « l'Otan aura des ‘problèmes’ avec la Russie si elle défend la Géorgie, menace Moscou ».
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De son côté l’AFP également ce mardi 19 août - à 11:51 - depuis Bruxelles informe que les pays de l'Otan sont d'accord pour un durcissement du langage face à la Russie qui n'a pas respecté jusqu'ici son engagement à retirer ses forces de Géorgie. Puis l’AFP - à 11:56 - toujours depuis Bruxelles informe que l’OSCE a obtenu l'accord de la Russie pour l'envoi immédiat de 20 observateurs militaires en Géorgie.
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Encore ce mardi 19 août - à 11:58 - depuis Igoïeti (Géorgie) l’AFP informe : « Sur la route d'Igoïeti à Gori, ville stratégique reliant l'est et l'ouest de la Géorgie, les militaires russes semblaient renforcer leurs positions en posant des blocs de béton autour des points de contrôles, a constaté un journaliste de l'AFP qui a vu des dizaines de blindés et camions. (…) Une dizaine de soldats en tenue de camouflage bloquent l'accès à Gori ainsi que quatre blindés et un camion. En Géorgie occidentale, un journaliste de l'AFP a observé des mouvements de convois militaires venant de la base géorgienne occupée de Teklati (ouest) vers le territoire séparatiste d'Abkhazie ».
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« Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a appelé mardi la Russie à retirer ses troupes ‘au moins du noyau de la Géorgie’ afin de parvenir à un cessez-le-feu ‘durable’ dans la région. Il y aura des ‘problèmes’ dans la coopération entre la Russie et l'Otan si celle-ci tente de ‘protéger’ la Géorgie, a mis en garde le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, dans un entretien publié mardi par le quotidien russe Vremia Novosteï. Cette coopération porte sur l'aide russe en Afghanistan, les possibilités de transit aérien, ainsi que la lutte contre le terrorisme et la non-prolifération, a rappelé M. Grouchko », conclut l’AFP.
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Toujours ce mardi 19 août - à 12:02 - Reuters informe : «…Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, David Miliband, a déclaré (…) : ‘Nous affirmons clairement que l'établissement de nouvelles lignes de démarcation autour de la Russie ne saurait se faire par la force’.
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Reuters - à 15:03 - informe que « Les alliés de l'Otan font savoir qu'ils étudient sérieusement les implications des opérations de la Russie en Géorgie et que des contacts réguliers seront impossibles avec Moscou tant que ses troupes n'auront pas été entièrement évacuées. ‘Nous avons décidé que nous ne pouvions pas continuer comme si de rien n'était’, indiquent les 26 pays membres de l'Alliance dans une déclaration conjointe diffusée à l'issue d'une réunion extraordinaire à Bruxelles sur le conflit d'Ossétie du Sud. Les alliés ont convenu par ailleurs de créer une Commission Otan-Géorgie afin de resserrer leurs liens avec Tbilissi. Lors d'une conférence de presse, le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer a précisé qu'elle fonctionnerait de façon analogue à un dispositif mis en place il y a onze ans avec l'Ukraine, sans préjuger des perspectives d'adhésion de la Géorgie à l'Alliance atlantique ».
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L’AFP - à 15:36 - informe que « la Russie annule sa participation à des manoeuvres prévues en Baltique dans le cadre du partenariat avec l'Otan et a signifié qu'elle ne pourrait accueillir comme prévu une frégate américaine en septembre en Extrême-Orient, a déclaré mardi le porte-parole de la Marine, Igor Dygalo, cité par Ria Novosti ».
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Je conclus. Les troupes russes ne quittent pas leurs positions (lexpress.fr et l’AFP aujourd’hui). Le président russe Dmitri Medvedev déclare : « Nos forces armées ont surmonté la crise des années 1990 et sont aptes au combat. Nous souhaitons que l'on nous respecte, notre Etat, notre nation, nos valeurs » (lexpress.fr et l’AFP aujourd’hui). Les ministres des Affaires étrangères des 26 pays membres de l'Otan se retrouvent ce mardi à Bruxelles (tf1.lci.fr aujourd’hui). Les alliés de l'Otan font savoir qu'ils étudient sérieusement les implications des opérations de la Russie en Géorgie (Reuters aujourd’hui). Les alliés ont convenu par ailleurs de créer une Commission Otan-Géorgie (Reuters aujourd’hui).
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Je note la différence de ton entre les ministres des Affaires étrangères de l’Otan à Bruxelles et le président russe à Moscou. A Bruxelles on se réunit pour étudier les implications et dans la foulée pour créer une Commission. Quant une puissante entité fait savoir qu’elle étudie et qu’elle crée une commission cela veut tout simplement dire qu’elle décide de ne rien décider et de ne rien faire de concret sur le terrain. A Moscou la tonalité est tout autre. A Moscou on nous signifie que les forces armées russes sont aptes au combat. A Moscou on nous signifie que nous sommes priés de respecter les Russes, leur Etat actuel, leur nation actuelle et leurs valeurs actuelles.
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Or concrètement cela signifie que nous sommes priés de respecter la Russie dirigée par des dictateurs maffieux et incultes issus de l’ancien KGB. Et cela signifie que si nous ne respectons pas tout cela, les forces armées russes sont aptes au combat. Je n’invente rien. Ce sont les propos de ce jour du président russe Dmitri Medvedev à l’heure même où les ministres des Affaires étrangères de l’Otan parlent d’études et de Commission.
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Supposons que l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud obtiennent leur indépendance sous la férule russe. Combien de minis pays - pays réels ou pays présumés - risquent-ils, dans le région, de revendiquer la même chose ? Sans remonter à plus de 500 ans en arrière et en me limitant à la Géorgie et à ses voisins pas trop lointains, je dénombre les « pays » suivants : Daghestan, Vainakh, Noghastan, Kabardian, Imereti, Kartli, Kakheti, Samtskhe, Trebizond, Mamlyuk, Kara-Koyunloo, Vaspurakan, Sasun, Bahrevand, Shirvan, Karabakh, Syunio, et, sans pinailler, un peu plus loin, les Kurdes, les Azéris et pourquoi pas - plus il y a de monde plus on rigole - les Druzes, les Tatares, les Corses, les Valaisans, les Burgondes et les Martiens. Aucun doute, une Commission d’Etude de l’Otan s’impose de toute urgence. J’entends d’ici - depuis ma Valaisanie indépendante - les Russes hurler de rire.
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Miguel Garroté
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