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lundi 31 mars 2008

FARC : la pieuvre perd des tentacules


FARC : la pieuvre perd des tentacules

Le Panama et le Pérou se sont engagés à aider les autorités colombiennes à démanteler les tentacules des FARC hors de Colombie. Grâce à la saisie de l’ordinateur de feu Reyes, farciste planqué en Equateur, à 1,5 km seulement de la frontière colombienne, les réseaux des FARC à l’étranger sont en partie identifiés. En outre, le Brésil, l’Argentine, le Chili, divers pays européens, le Canada et les USA veulent maintenir les FARC sur la liste des organisations terroristes. La police du Costa Rica a saisi 480,000 $ appartenant aux FARC dans une résidence près de San José. Les FARC n’ont plus accès au trafiquant d’armes russe Viktor Bout pour la simple et bonne raison qu’il vient d’être arrêté en Thaïlande. La police péruvienne a arrêté deux membres des FARC. L’armée colombienne repousse actuellement les FARC vers le sud du pays et les troupes péruviennes sont déployées à la frontière colombienne pour réceptionner ceux des FARC qui tenteraient une fuite en territoire péruvien. Tandis que le Vénézuéla et l’Equateur, avec l’aide précieuse de nos médias, font passer le président colombien Urribe pour responsable de la captivité de Madame Betancourt, le même Urribe remporte en ce moment même de sacrées victoires sur le terrain, y compris à l’étranger. Hors de Colombie, la pieuvre des FARC perd des tentacules.

Miguel Garroté

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LIGUE ARABE : Sommet à Damas


LIGUE ARABE : Sommet annuel à Damas ce week-end.

Radioscopie d’une bouffonnerie.

Avec les correspondants et les agences.

Le sommet annuel de la Ligue arabe s’est tenu ce week-end à Damas, capitale de la Syrie. Le choix de la très controversée Syrie pour accueillir le sommet annuel de la Ligue arabe a déclenché de virulentes discussions au sein du monde arabo-musulman. Le Roi d’Arabie saoudite, le Roi de Jordanie, le Président égyptien et l’Emir du Bahreïn ont boycotté le sommet annuel de la Ligue arabe.

Les trois chefs d’Etat se sont fait remplacer par des représentants sans pouvoir de décision. L’Arabie saoudite était représentée par son ambassadeur auprès de la Ligue arabe ; et l’Egypte par son ministre des affaires étrangères. Quant au Liban, pour la première fois dans l’histoire des sommets annuels de la Ligue arabe, il était tout simplement absent. Une situation d’autant plus grotesque et bouffonne que les deux thèmes du sommet étaient la crise libanaise et le conflit israélo-palestinien.

Rappelons qu’au Liban, l’élection présidentielle a été reportée 17 fois à cause des ingérences de la Syrie ; et que cette élection est supposée avoir lieu le 22 avril prochain, ce qui fait sourire beaucoup de monde. Le gouvernement libanais est soutenu par l’Arabie saoudite et par l’Egypte. Les empêcheurs de tourner en rond libanais, menés par le Hezbollah, sont soutenus par l’Iran et la Syrie.

Pendant toute la durée du sommet annuel de la Ligue arabe, l’aéroport de Damas est resté fermé pour les voyageurs ordinaires ; et tous les vols réguliers ont été reportés. Le chef d’Etat libyen Kadhafi était accompagné de deux cents personnes pour lesquelles autant de limousines de grand luxe ont été réquisitionnées. Tous les hôtels de Damas ont été réservés aux participants du sommet. Dans les hôtels cinq étoiles de la capitale syrienne, 1500 lits ont été occupés par les membres des différentes délégations participant au sommet annuel.

En définitive, ce sommet du blues fut essentiellement l’occasion pour le président syrien Assad, dont le parti Baas reste d’inspiration nationale staliniste et nationale socialiste, de se montrer aux caméras, de face, auquel cas il ressemble, un peu, à Hitler ; et de profil, auquel cas il ressemble, un peu, à de Gaulle.

Miguel Garroté

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vendredi 28 mars 2008

FRANCE : de l'utopie à l'économie


FRANCE : de l’utopie à l’économie.


Aujourd’hui vendredi 28 mars, à 09:04, Véronique Tison, de l’agence Reuters, publie sur lexpress.fr quelques chiffres fort intéressants : « Le déficit public de la France a représenté 2,7% du produit intérieur brut (PIB) en 2007 (...) selon les premiers résultats (...) publiés par l'Insee. Le déficit public s'élève à 50,3 milliards d'euros, soit une dégradation de 7,7 milliards, en raison d'une progression des dépenses ».

« La dette publique s'est pour sa part montée à 64,2% du PIB (...) avec un montant total (...) à 1.209,5 milliards d'euros (...) le président Nicolas Sarkozy s'était engagé, le 9 juillet dernier devant les ministres des Finances de la zone euro, sur un montant de 2,4% en 2007 (ndlr or le déficit public est de 2,7% du PIB) (...) Le déficit public englobe le déficit de l'Etat (...) et ceux de la Sécurité sociale et des administrations publiques (...) Les chiffres du déficit et de la dette (...) seront notifiés dans la foulée à Eurostat, l'agence de statistique de l'Union européenne ».

Fort bien. Les deux chiffres à retenir dans toutes ces statistiques sont un déficit public de plus de 50 milliards d’euros et un endettement public de plus de 1.200 milliards d’euros. Dans Les échos de ce matin, vendredi 28 mars, Jacques Docquiert et Jean-Francis Pécresse précisent, à propos des autorités européennes : « à Bruxelles, la crainte est maintenant de voir le déficit français approcher les 3 %, quand l'Allemagne, elle, est déjà à l'équilibre ».

Nous y voilà. L’Allemagne, elle, est déjà à l’équilibre. Et ce malgré les milliards qu’elle a dépensé pour absorber la défunte Allemagne de l’Est, véritable cimetière soviéto-prussien. En clair, les 50 milliards de déficit français et les 1.200 milliards de dette française sont une anomalie au sein de l’Union européenne et au sein de la zone euro. A moins qu’on veuille se retrouver, un jour, non pas au même niveau que l’Allemagne, mais au même niveau que la Roumanie. Auquel cas on ne figure pas parmi les grands de l’UE, tel par exemple l’Allemagne, mais parmi les petits, tels la Roumanie et la Bulgarie.

Ceci nous amène à distinguer l’utopie de l’économie. Imaginons un père de famille autrefois patron d’une société multinationale et désormais à la tête d’une entreprise familiale de quatre personnes. Imaginons que cette entreprise familiale cumule un déficit de 3.000 euros et une dette de 80.000 euros. Ce père de famille va-t-il travailler plus et gagner moins jusqu’à ce que le déficit et la dette soient épongés ? Ou va-t-il fréquenter les PDG de grandes multinationales et leur prodiguer des conseils ? En terme d’économie, le père de famille choisira la première solution. En terme d’utopie, en revanche, ce père de famille choisira la deuxième solution.

Revenons à la France prise dans son ensemble. Son déficit 2007 s'élève à plus de 50 milliards d'euros, soit 7,7 milliards de plus qu’en 2006, en raison d'une augmentation des dépenses. Ce déficit, causé par un excès de dépenses, englobe le déficit de l'Etat, de la Sécurité sociale et des administrations publiques. Quant à l’endettement de la France, il atteint, on l’a vu, plus de 1.200 milliards d’euros. L’Etat français est un Etat de droit et en ce sens le mot « Etat » signifie « l’ensemble des citoyennes et des citoyens ».

C’est ici que commence l’utopie. Les Françaises et les Français donnent l’impression de croire que « l’Etat », c’est l’appareil de l’Etat, le gouvernement de l’Etat, l’administration de l’Etat. Or, l’Etat, c’est l’ensemble des citoyennes et des citoyens et non pas l’appareil de l’Etat. Concrètement, cela signifie que 60 millions de Françaises et de Français se partagent 50 milliards d’euros de pertes et 1.200 milliards de dettes.

C’est ce que j’ai essayé d’expliquer plus haut avec le père de famille à la tête d’une entreprise familiale. Si les Françaises et les Français ont déjà des déficits, des pertes et des dettes à titre personnel, il faut y ajouter les 50 milliards d’euros de pertes et 1.200 milliards de dettes de l’Etat. De l’Etat au sens « l’ensemble des citoyennes et des citoyens ».

Que finit-il par arriver aux Etats qui ne parviennent plus à éponger leurs déficits et leurs dettes ? Il leur arrive la même chose qu’à un simple citoyen : tribunal de commerce, office des poursuites, faillite, mise sous tutelle, etc. En clair, si un Etat membre de la zone euro ne respecte pas les règles, il quittera la zone euro et reviendra à sa monnaie d’origine. Les Françaises et les Français ont déboursé 6,56 FF pour un euro. Dans le climat monétaire actuel, on leur rendra 4 FF pour un euro. Perte : 39%.

Les Etats en faillite perdent leur autonomie financière. Ils finissent sous la tutelle du Fond monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Jusqu’à ce que les comptes soient rétablis. Dans l’intervalle, les citoyennes et les citoyens de l’Etat sous tutelle du FMI et de la BM doivent travailler plus et gagner moins. Autrement dit, ils doivent passer de l’utopie à l’économie. Mais en France, ce sujet est un sujet tabou. En France, on parle de l’augmentation du pouvoir d’achat et de la pénibilité du travail. Bienvenus au Botswana.

Miguel Garroté

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jeudi 27 mars 2008

Jean Ziegler : imposture droitdelommesque


Jean Ziegler : imposture droitdelhommesque


Jeudi 27 mars, desinfos.com, avec les agences, informe que le néo-communiste suisse Jean Ziegler a été élu au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Le sociologue crypto-marxiste a reçu 40 voix parmi les 47 pays membres de l’organisation. La parlementaire américaine Ileana Ros-Lehtinen avait du reste écrit à Madame Micheline Calmy-Rey, conseillère fédérale socialiste et ministre suisse des affaires étrangères, pour lui demander de retirer la candidature de Jean Ziegler. La parlementaire américaine Ileana Ros-Lehtinen reproche à juste titre à Jean Ziegler son antisémitisme, ses relations vicieuses avec des dictateurs, son passé troublant à l’ONU et le fait qu’il ne possède pas du tout les critères d’impartialité et de rectitude morale pour ce genre de poste. Mme Ros-Lehtinen reproche notamment à Jean Ziegler d’avoir comparé en 2005 la bande de Gaza à ‘un énorme camp de concentration’. La parlementaire américaine Ileana Ros-Lehtinen est également vice-présidente de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Le chef de la délégation du parlement européen pour les relations avec l’ONU Alexander Graf Lambsdorff avait également envoyé une lettre de protestation à l’ambassadeur de Suisse à Bruxelles, en regrettant le soutien de la Suisse à Jean Ziegler. En Suisse, le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) a soutenu la candidature de Jean Ziegler depuis l’an dernier en publiant aux frais du contribuable une brochure vantant ses soi-disant compétences. La Suisse, dans un communiqué de presse, probablement rédigé par le service de presse de la très socialiste Micheline Calmy-Rey a déclaré, le mercredi 26 mars, que « Le Suisse Jean Ziegler a été élu aujourd’hui au Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. La Suisse (…) se félicite particulièrement de l’élection du candidat suisse ». Tu parles…

Jean Ziegler est surtout connu en raison de son parcours de professeur de sociologie à l’université de Genève et de député au Conseil national à Berne, capitale de la Suisse. Régulièrement absent et au Conseil national et à l’université, Jean Ziegler a surtout utilisé son temps et son salaire de professeur et de député pour rester chez lui et écrire des pamphlets tiers-mondistes, après avoir effectué des voyages payés dans des pays sous-développés gouvernés par des dictateurs marxistes. Son verbiage anti-impérialiste a autrefois séduit les étudiants d’extrême-gauche. Aujourd’hui, ce vieux chantre des droits de l’homme à géométrie variable fait partie du reliquat gauchiste. Sa présence au Conseil des droits de l’homme de l’ONU n’est absolument pas représentative de la Suisse, contrairement aux allégations mensongères de ses copains et copines au Département fédéral des Affaires étrangères.

Miguel Garroté

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PEROU : un ex-président traduit en justice. Les dessous d'un étrange procès.


PÉROU : un ex-président traduit en justice.

Les dessous d’un étrange procès.


Le mercredi 26 mars 2008, à 17:01, Guy Bérengère, sur lexpress.fr, informe : « Alors que l’ex-président du Pérou, âgé de 69 ans, assistait à son propre procès (ndlr le mercredi 26 mars), il s'est endormi, en plein tribunal, où il est poursuivi pour violations des droits de l'homme et corruption. (…) Il est notamment accusé d'avoir ordonné des massacres de civils par des escadrons de la mort, alors qu'il était président du Pérou, de 1990 à 2000. En novembre 2000, Alberto Fujimori, accablé par des révélations sur la corruption de son gouvernement, profite d'un Congrès de coopération à Brunei pour quitter son pays. Quelques jours plus tard, il se réfugie au Japon, dont il est originaire ».

« Toutes les tentatives pour extrader l’ancien président ont échoué par la suite, Fujimori étant protégé par la loi de son pays d'origine (ndlr le Japon). (…) En novembre 2005, il surprend tout le monde en débarquant au Chili, pays voisin du Pérou, pour préparer son retour au pays… et présenter sa candidature aux élections présidentielles de 2006. À la demande de Lima (ndlr capitale du Pérou), Alberto Fujimori est placé en détention. (…) Il est finalement
extradé en septembre 2007 par le Chili pour être jugé au Pérou. Son procès devrait se poursuivre tout au long de l’année 2008 ».

Le jeudi 27 mars à 8:47 le matin, l’AFP informe : « L'ex-militaire (ndlr le major Santiago Martin Rivas), accusé d'être le chef de l'escadron de la mort qui avait commis plusieurs massacres au Pérou dans les années 1990, a nié mercredi (ndlr 26 mars) tout en bloc, y compris l'existence de l'escadron, au cours du procès à Lima de l'ancien président péruvien Alberto Fujimori (1990-2000). Le major Santiago Martin Rivas accusé d'avoir dirigé le groupe Colina, qui a exécuté des dizaines de personnes innocentes sous la présidence de M. Fujimori, a aussi affirmé qu'il n'avait jamais reçu d'instructions de la part de l'ancien président lui enjoignant de violer les droits de l'homme ».

« L'ex-président Alberto Fujimori (69 ans), dont le procès pour violations des droits de l'homme a commencé le 10 décembre dernier à Lima, est accusé notamment par la justice péruvienne d'avoir été l'instigateur ou le cerveau des massacres du groupe Colina. Le procureur a réclamé une peine de trente ans de prison pour M. Fujimori. (…) Le major Santiago Martin Rivas, considéré par la presse et la justice comme le chef de l'escadron de la mort, a soutenu que ce dernier n'existait pas et qu'il s'agissait d'une attaque ‘contre l'armée qui avait vaincu le terrorisme du Sentier Lumineux’ (SL), la guérilla maoïste qui sévissait au Pérou dans les années 90 ».

Le Sentier lumineux ? En réalité le Partido Comunista del Peru Sendero Luminoso a été fondé par
Abimael Guzman Reynoso, un professeur de philosophie. En 1989, 240 paysans de la province d'Ayacucho sont massacrés par le Sentier lumineux. Dans les années qui suivent, le Sentier lumineux plonge le Pérou dans le chaos à coup d’attentats, d’enlèvements et de massacres.

En
1992, l'armée péruvienne capture Abimael Guzmán, alias camarade Gonzalo, le chef de l'organisation terroriste qui aura exterminé des milliers de paysans, dans un style qui rappelle les massacres de Pol Pot au Cambodge. Cette arrestation entraîna rapidement une nette diminution des actions du Sentier lumineux. Le coût économique des activités terroristes menées par le Sentier lumineux a été évalué à 16 milliards de dollars.

Actuellement, le Pérou est dirigé par le socialiste Alan Garcia qui avait déjà présidé aux destinées de ce pays dans les années quatre-vingt. Lui aussi jadis accusé de corruption, y compris dans le narcotrafic, il s’était exilé en Colombie d’abord (tiens ?), à Paris ensuite (classique…), de 1992 à 2000, année où Fujimori, lui, s’était enfui au Japon.

En 1986, Garcia, alors président, avait failli nationaliser Perulac, la filiale péruvienne de Nestlé. Les éleveurs péruviens s’y étaient violemment opposés, sachant pertinemment que l’Etat péruvien corrompu ne paierait pas le lait au même prix que le faisait le groupe suisse, présent au Pérou depuis 1948 !

Après sa fuite en Colombie et son séjour à Paris, García est donc revenu au Pérou, malgré l’image de corrompu qui le poursuit encore, telle une casserole attachée aux basques. ‘Il s’est abrité derrière la prescription’, dira de lui Pedro Coronado, ancien directeur de la Banque centrale du Pérou. Ni jugé, ni condamné, ni innocenté, Garcia tente actuellement de développer l’économie péruvienne à coup d’investissements en provenance de la Chine communiste. Le Pérou n’est pas sorti de l’auberge. Les affamés diront qu’il n’y est même pas encore entré.

Miguel Garroté

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mercredi 26 mars 2008

IRAN - VENEZUELA : terrorisme bancaire


IRAN – VENEZUELA : terrorisme bancaire.


Le Département américain du Trésor vient d’ajouter la succursale vénézuélienne d’une banque iranienne sur la liste des institutions financières iraniennes liées au financement d’activités terroristes et de prolifération nucléaire. Selon le dernier rapport de la FINCEN américaine, le Banco Internacional de Desarrollo, un organisme bancaire iranien actif au Vénézuéla depuis septembre 2007, est lié au financement d’activités terroristes et de prolifération nucléaire. Rappelons qu’en 2006 l’Iran et le Vénézuéla ont conclu des projets conjoints pour un montant de 200 millions de dollars. Le rapport de la FINCEN américaine demande l’application de la résolution 1803 du Conseil de Sécurité de l’ONU qui a été votée le 3 mars dernier. La FINCEN américaine a répertorié 50 institutions financières iraniennes actives dans une douzaine de pays y compris le Vénézuéla. La congressiste américaine Ileana Ros-Lehtinen avait déjà demandé au Département d’Etat et au Département du Trésor d’enquêter sur les liens entre l’Iran et le Vénézuéla. Apparemment la congressiste a vu juste. Le Vénézuéla finira-t-il sur la même liste que l’Iran, la Syrie et autres Etats terroristes ?

Miguel Garroté

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Les nouveaux gardiens d'Israël


Les nouveaux gardiens d’Israël

Ma consoeur Caroline Glick, dans le Jerusalem Post du 25 mars, publie un texte magnifique intitulé « Les nouveaux gardiens d’Israël » (adaptation française de Sentinelle 5768 ©). J’en publie ci-dessous les principaux extraits. Ce texte de Caroline Glick restera parmi les documents contemporains les plus poignants concernant la destinée d’Israël. Je savais Caroline Glick experte en géostratégie. Mais jusqu’à aujourd’hui, j’ignorais que cette stratège hors pair a aussi un talent littéraire pour la prose qui vient directement du cœur. « Les nouveaux gardiens d’Israël » en témoigne. Fasse le Très Haut que cette prose de Caroline Glick soit lue abondamment au sein de la diaspora. MG.

(Début de l’article de Caroline Glick) « Le moshav (ferme collective où chacun reste propriétaire de son lopin et de son logement) de Tzipori, en basse Galilée, est un microcosme de l’histoire de la terre d’Israël. Capitale régionale sous le roi Hérode, Tzipori était le siège de l’enseignement juif et de la préservation de la Torah pendant l’une des périodes les plus tumultueuses de l’histoire juive.

Après la destruction du Second Temple de Jérusalem par les Romains en 70 après JC, des réfugiés de Jérusalem s’enfuirent vers la ville galiléenne. Rabbi Yehuda Hanassi, qui présida la rédaction de la Mishna, ou loi orale, partit à Tzipori depuis Beit Shearim, et c’est là qu’il codifia les six livres de la Mishna et mourut.

Les Juifs de Tzipori se révoltèrent contre l’empereur romain Constantin, refusant d’accepter la conversion au christianisme, et la ville fut détruite. Les Juifs y retournèrent plus tard pendant la période islamique. Avec des hauts et des bas, pendant le millénaire suivant, les Juifs s’installèrent, furent expulsés et se réinstallèrent dans la ville plusieurs fois sous divers conquérants d’Israël. Pendant la guerre d’indépendance de 1948, la cité antique fut le siège d’une bataille majeure entre les nouvelles Forces de Défense d’Israël et les villages arabes voisins assistés par des forces d’invasion de Syrie et du Liban. Les Arabes furent mis en déroute. En 1949, le moshav Tzipori fut fondé.

Vendredi dernier, dans l’après-midi, la lutte pour le contrôle juif de Tzipori, la Galilée et la terre d’Israël dans son ensemble ont continué sur le sol antique. En cette calme après-midi de Pourim, sous un soleil torride, trois chevaux broutaient heureusement dans un champ d’arbustes et d’herbages. Le seul problème dans cette scène par ailleurs bucolique est que les chevaux appartenaient à des squatters arabes du clan Kablawi. Au cours des années récentes, les Kablawi ont construit eux-mêmes un village illégal de quelques 20 maisons en les faisant passer pour des conteneurs de stockage sur la terre volée au Fond National Juif adjacent aux champs de Tzipori. Les chevaux, qui étaient entrés par un orifice découpé dans la barrière du champ, caracolaient et mangeaient, détruisant le champ qui était cultivé minutieusement pour les troupeaux de bovins du moshav.

Les fermiers et les propriétaires de ranch en Galilée, comme leurs homologues dans le Negev, ne savent plus quoi faire. Craignant des émeutes arabes ou une condamnation politique par la Gauche israélienne ou les chefs arabes, et le mouvement islamiste et leurs alliés à l’étranger, la police et les procureurs de l’Etat ont simplement cessé d’appliquer les lois contre les Arabes de Galilée et du Negev. Entourés par des villages arabes et bédouins de plus en plus hostiles et hors la loi, le bétail et les récoltes des Juifs locaux sont continuellement pillés.

Vendredi, le champ en question appartenait à un propriétaire de ranch et d’un troupeau, Haïm Z. Au cours des années passées, Haïm a déposé plus de 250 plaintes à la police contre des Arabes du coin de la famille Kablawi, et de villages arabes voisins, comme la place forte islamiste de Mashad. Aucune n’est jamais allée nulle part. L’année dernière, un officier de police obligeant recommanda à Haïm de commencer à monnayer une protection.

L’an dernier, Haïm dit à son fils qu’il en avait assez. En tant que fils de la génération fondatrice du moshav, Haïm dit qu’il ne pouvait pas continuer davantage. Le refus de l’Etat de protéger les droits de la propriété juive l’avait obligé à consacrer toute son énergie à jouer au chat et à la souris avec des braconniers arabes. Il ne pouvait plus s’occuper de son troupeau. Il ne pouvait plus développer sa terre. Tout ce qu’il pouvait faire était de rester assis et d’observer, d’une année sur l’autre, ses terres pillées, son bétail volé, et le travail de sa vie et celle de son père détruit.

Son fils, un soldat de 23 ans, membre d’une unité des commandos d’élite de Tsahal, décida qu’il lui appartenait non seulement de sauver la ferme de son père, mais d’arrêter la marée de violations arabes sur la terre et les droits de propriété juifs. De par sa position dans Tsahal, son nom est tenu secret. Nous l’appellerons J pour Juif.
En réponse au désespoir de son père, J. installa un conteneur de stockage au sommet de la colline qui domine les champs de Tzipori, les villages arabes environnants, et l’accès des routes aux champs du moshav. Il y plaça un sofa, une étagère emplie de livres d’histoire juive, de textes religieux et de classiques philosophiques, y stocka de la nourriture, et s’y installa pendant ses permissions à l’armée. Plutôt que de traîner avec ses amis, il commença à monter la garde. Il faisait face à chaque Arabe qu’il attrapait à s’infiltrer dans les champs du moshav, et avec son père, ils déposaient plainte à la police et les chassaient.

Du fait de son emploi du temps très chargé, J. enrôla ses amis pour l’aider. Les fils d’autres fermiers désespérés, qui servaient aussi dans des unités combattantes, se joignirent à lui avec enthousiasme. En quelques mois, J. avait monté une organisation de plus de cent jeunes volontaires - soldats, étudiants issus de son moshav, et d’autres moshavim de basse Galilée et des communautés environnantes non agricoles.

Il appela l’organisation ‘Hashomer Hayisraeli Hahadash’ (‘les Nouveaux Gardiens Israéliens’). L’organisation ‘Hashomer’ originelle, ou ‘les Gardiens’, s’était établie en Galilée en 1909 dans le même objectif - protéger les fermes communautaires juives des maraudeurs arabes qui exigeaient des fermiers de monnayer leur protection. C’est l’origine de la ‘Haganah’, qui à son tour devint la ‘Force de Défense d’Israël’ ou ‘Tsahal’ (Tsahal est l’acronyme de ‘Forces de Défense d’Israël’ en hébreu).

Comme J. l’a formulé : ‘Nous ne sommes pas seulement un service de sécurité. Nous nous considérons comme un mouvement. Nos activités reposent sur trois fondements : sécuriser le territoire, étendre nos opérations à travers la Galilée et le Negev, et enseigner les valeurs sionistes et juives à nos membres, à nos communautés, et au grand public’.

Tzipori est l’un des confluents des chemins de randonnées traversant Israël ; c’est une destination renommée pour les groupes scolaires, les groupes de jeunesse et les simples randonneurs réguliers. J. a organisé des visites à son poste de garde pour des milliers de randonneurs au cours de l’année passée. Pendant leur visite, les randonneurs écoutent des conférences sur les Nouveaux Gardes, sur l’histoire juive de la Galilée et le développement de l’agriculture dans la région, et des sujets d’intérêt général délivrés par des résidents locaux, des politiciens et des professeurs.

Vendredi après-midi, après avoir remarqué une nouvelle intrusion dans le champ de son père, J. appela la police au poste de Nazareth. Accompagné de deux de ses camarades gardiens, également des fils de fermiers et soldats d’unités commandos, ils attendirent sous le soleil pendant plus d’une heure que la police arrive, en prévoyant ses mouvements. Ils s’approchèrent des chevaux avec des rênes et des mors.

‘Nous saisirons les chevaux et les ramènerons dans notre étable. Si les Kablawi paient les dommages, alors je leur rendrai ; sinon, je les vendrai’ expliqua J. Alors que les jeunes gens s’approchaient des chevaux, Yasser Kablawi, le chef du clan, fit son apparition. Selon Haïm, au cours de l’année écoulée, les animaux des Kablawi avaient piétiné leurs champs plus de 20 fois. Haim, qui arriva sur les lieux quelques 10 minutes avant que la police n’ait fait sa grande apparition, se tourna vers Kablawi et lui demanda : ‘pourquoi faites-vous cela ?’ ‘Cette terre appartient au FNJ (Fonds National Juif ou ‘Keren Kayemet L- Israël’ qui est propriétaire de nombreuses terres et forêts en Israël), pas à vous’ répondit Kablawi. ‘Pourquoi mentez-vous ? J’étais assis chez vous avec l’inspecteur du FNJ il y a des mois, et il vous a dit sans détour que ceci est ma terre. Vous savez que vous me volez, et vous faites cela alors que vous squattez déjà illégalement une terre du FNJ. Vous m’avez causé des dizaines de milliers de shekels (shekel : monnaie israélienne ; 1 $ vaut environ 3,5 shekels) de dommage en piétinant mes champs aujourd’hui seulement, et vous le savez’.

Au moment où la police arriva, J. et ses amis avaient pris au lasso l’un des chevaux. Kablawi avait été rejoint par trois de ses petits-fils et quatre fils. J. fut rejoint par sept autres gardiens. C’était une impasse. La police, qui était informée de la présence d’une journaliste à la scène, agit avec quelque résolution. Après avoir parlé à l’inspecteur du FNJ, ils expliquèrent à Kablawi qu’il pouvait soit signer une déclaration reconnaissant que ce terrain appartient à Haïm, et qu’il serait arrêté s’il y pénétrait encore illégalement ou bien ils autoriseraient Haïm à saisir ses chevaux. Kablawi signa.

L’activisme de J. n’est pas une quête personnelle pour préserver son père de la ruine. ‘Si c’était seulement pour moi et ma famille, mon frère et moi pourrions nous charger des voleurs. Ils nous laisseraient tranquilles. Mais alors ils iraient chez nos voisins. Ce n’est pas seulement pour une famille. Il s’agit du contrôle sur la terre d’Israël. L’Etat est faible. Nous devons être forts si nous voulons rester ici’.

Le mois dernier, J. enregistra les Gardiens en tant qu’organisation non lucrative. Il a une grande vision pour l’avenir. ‘En l’espace de seulement quelques mois, j’y ai introduit des milliers de gens, en leur exposant notre mission. J’ai rassemblé plus de 100 gardes volontaires. Nous avons réduit les vols de 80 %. Je veux recueillir des fonds pour acheter des jumelles de vision nocturne et quelques véhicules tous-terrains pour faire les patrouilles nécessaires. Je voudrais être en mesure de donner des bourses d’études à des étudiants pour qu’ils puissent monter la garde et étudier en même temps. J’ai été en contact avec des fermiers et des propriétaires de ranchs du Negev, et ils attendent avec impatience notre expansion dans le Sud. Je crois que d’ici cinq ans, les Gardiens pourront mettre fin aux rackets de protection’.

Quels que soient les désordres qu’Olmert (ndlr actuel Premier ministre israélien) et ses collègues du gouvernement continuent d’opérer avant d’être rejetés de leurs postes, il est parfaitement clair que ces jeunes gens et des millions comme eux veulent et peuvent s’en débarrasser pour eux-mêmes, pour leurs compatriotes, et pour la prochaine génération de Juifs sur la terre d’Israël » (fin de l’article de Caroline Glick).


Miguel Garroté

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ISRAEL : un diplomate israélien parle


ISRAEL : un diplomate israélien parle.

En Suisse comme ailleurs, il est rare que les journalistes aillent interviewer un diplomate israélien. Ceci est d’autant plus regrettable que ces mêmes journalistes citent régulièrement et sans problèmes de conscience les propos de dirigeants du Hamas, du Hezbollah et autres organisations terroristes dont la seule vocation affichée est la destruction pure et simple d’Israël.

Andrea Vonlanthen a interviewé l’ambassadeur d’Israël en Suisse, Ilan Elgar, pour le magazine germanophone Spektrum, édition du 12 mars (1). Dans cette interview, Ilan Elgar commence par rappeler que le Hamas, le Hezbollah et l’Iran continuent de vouloir anéantir Israël et continuent de tout faire pour y parvenir. Ilan Elgar souligne que deux pays arabes seulement vivent en paix avec l’Etat d’Israël créé il y a soixante ans, à savoir l’Egypte depuis la fin des années soixante-dix et la Jordanie depuis le début des années quatre-vingt-dix.

Concernant la bande de Gaza, Ilan Elgar confirme que les terroristes du Hamas utilisent les civils palestiniens comme boucliers humains et tirent des roquettes sur Israël depuis les toits des maisons (ndlr 3500 roquettes ces 30 derniers mois). Concernant la Suisse, Ilan Elgar regrette les contacts que ce pays entretient avec le Hamas. Pour Ilan Elgar, ces contacts renforcent le Hamas et l’encouragent à ne pas changer sa politique d’anéantissement. Toujours à propos de la Suisse, Ilan Elgar regrette que ce pays ne se joigne pas aux autres pays occidentaux qui s’inquiètent face au nucléaire iranien (ndlr Ilan Elgar a tenu ces propos avant que la ministre suisse des affaires étrangères, vêtue d’un large voile islamique, signe en Iran un contrat gazier).

Concernant la presse suisse, Ilan Elgar déplore que beaucoup de reporters aient une idéologie bien établie et que l’objectivité soit si difficile. Ilan Elgar a récemment accueilli la confidence d’un reporter de la télévision suisse à qui on avait accordé 90 secondes de tournage seulement et avec l’obligation de produire des hard news sur Israël (ndlr il existe d’autres confidences du même acabit et la télévision suisse est encore plus tendancieuse que ses consoeurs françaises, ce qui n’est pas peu dire…). A propos du futur d’Israël qui fête cette année soixante ans d’existence, Ilan Elgar conclut avec cette maxime : « Celui qui chez nous ne croit pas aux miracles n’est pas un réaliste ».

Ilan Elgar, né à Tel Aviv en 1947, a effectué des études en sociologie et en anthropologie. Avant d’être nommé ambassadeur d’Israël en Suisse, Ilan Elgar a servi la diplomatie israélienne au Ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, puis en Afrique, aux USA, en Scandinavie et en Allemagne.

Miguel Garroté

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(1) traduction et adaptation : Miguel Garroté, monde-info.

mardi 25 mars 2008

JO de Pékin : aï, aï, dalaï


JO de Pékin : aïe, aïe, dalaï

Lundi 24 mars, l’Agence France Presse (AFP) informe qu’à Olympie (Grèce), le dirigeant de Reporters sans Frontières Robert Ménard a « perturbé la cérémonie d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin ». L'AFP ajoute que Robert Ménard mènera des actions jusqu'au 8 août, date de l'ouverture des Jeux. Robert Ménard a été emmené par la police grecque de Pyrgos, à 80 km d'Olympie et a été interrogé, résume l’AFP.

Robert Ménard s'était approché de la tribune officielle pendant le discours du responsable communiste chinois du Comité d'organisation des jeux. « Ce que l'on veut c'est que les chefs d'Etats étrangers boycottent la cérémonie d'ouverture des jeux. Nous n'avons rien contre les JO, rien contre les athlètes. Nous alertons les Etats sur le fait que la Chine est la plus grande prison du monde », a déclaré Robert Ménard.

Le même lundi 24 mars, l’AFP informe que le président Nicolas Sarkozy a adressé au président communiste chinois Hu Jintao un message lui faisant part de sa profonde émotion à la suite des événements tragiques récents (ndlr la répression sanglante de manifestations pacifiques, répression qui a causé au moins 130 morts). La France était restée jusque-là très discrète sur la situation au Tibet, précise l’AFP. A l'inverse, la Grande Bretagne s'est déclarée prête à rencontrer le dalaï lama. Et l’Allemagne a cessé ses pourparlers avec la Chine en matière de développement économique.

Mardi 25 mars, lexpress.fr cite les propos du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner interviewé sur Europe 1 : « La première des exigences, avant de parler des Jeux olympiques qui se tiendront au mois d'août, ce serait l'accès au Tibet et dans les autres provinces pour que les journalistes puissent faire leur travail (…) Arrêtons de parler du boycott, personne ne réclame, surtout pas le dalaï-lama, le boycott des Jeux olympiques, ne soyons pas plus tibétains que le dalaï-lama (…) On a un absolu besoin d'être efficace, c'est-à-dire prendre en compte à la fois la position des Chinois et celle de nos amis tibétains ».

Et Kouchner de poursuivre : « Il faudrait trouver une façon de parler avec les Chinois, une façon d'exiger, de permettre que les Chinois parlent avec les Tibétains (…) Si la cérémonie d'ouverture ou si les Jeux olympiques permettent cela, de la façon la plus insistante, la plus douce et la plus têtue possible, eh bien ce sera bien ». Kouchner a émis l'espoir que les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l'Union européenne, qui se réuniront vendredi en Slovénie, adoptent une position commune parce que « cette répression n'est pas supportable », a conclu Kouchner, toujours cité par lexpress.fr.

Dans le Figaro du 21 mars, Ivan Rioufol notait : « Cinq mois avant les Jeux olympiques de Pékin, l’insurrection des jeunes moines tibétains. Ils reprochent aux Chinois de favoriser une immigration de substitution aboutissant à un ‘génocide culturel’. ‘La langue, les coutumes, les traditions du Tibet sont en train de disparaître’, se plaint le dalaï-lama. Le prix Nobel de la paix s’est toujours tenu à la non-violence. Comment ne pas l’aider dans son combat contre un totalitarisme qui a entrepris de nier l’existence d’un peuple ? Le boycott de cette grande foire aux dopés que sont devenus les JO reste un moyen ».

Si j’ai bien vu et entendu André Glucksmann sur FOG ce week-end – je n’étais pas très concentré et il y avait du brouillard – le philosophe français vient lui aussi d’appeler au boycott des JO de Pékin. Quant à moi, je n’ai pas, en matière de boycott, de leçons à donner. Ivan Rioufol écrit que le boycott « reste un moyen ». Il n’écrit pas que « c’est le moyen » ou que « c’est le seul moyen ». Je suis donc plutôt d’accord avec la formule selon laquelle le boycott « reste un moyen ».

Car le boycott ou le non boycott ne se réduit pas à un choix entre le bien absolu ou mal absolu. Si le boycott est un moyen, il faut définir les objectifs et l’ordre de priorité de ces objectifs. Une fois ceux-là fixés, on peut alors redéfinir les moyens. De même, on ne peut pas maintenir des objectifs et des priorités que l’on n’a pas les moyens d’atteindre. Un boycott n’est pas un concert amateur et bénévole. Bien sûr, tout cela n’est que bon sens. Cela va de soi, n’est-ce pas ? Mais le bon sens va d’autant plus de soi quand on le rappelle…

Or justement, sur les objectifs du boycott et sur l’ordre de priorité de ces objectifs, je n’ai pas lu, vu et entendu grand chose, excepté la simple et seule formule « droits de l’homme ». Au-delà de la formule, j’aurais aimé connaître les objectifs très précis et très concrets du boycott par rapport à l’avancée des droits de l’homme. Sans quoi, on risque de faire avec le dalaï tibétain la même erreur qu’avec la dame au cursus franco-colombien. Les stars plus ou moins ridées des droits de l’homme seront alors une fois de plus exposées à la lumière gratifiante (quoi que…) des spots médiatiques. Mais les opprimés resteront des opprimés. Et les droits de l’homme n’avanceront guère.

Je soutiendrai fermement le boycott des JO de Pékin sur les sites et les blogues qui accueillent mes articles lorsqu’on m’aura convaincu de l’efficacité et de l’honnêteté de ce moyen qu’est le boycott. Dans l’intervalle, je dirai, comme Ivan Rioufol, que le boycott « reste un moyen ».

Miguel Garroté

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vendredi 21 mars 2008

LIBAN : UN CHEF CHRETIEN PARLE


LIBAN : un chef chrétien parle


Dans une interview (1) menée par Sylviane Zehil avec le chef du comité exécutif du parti chrétien des Forces Libanaises (FL), Samir Geagea, pour le quotidien libanais L’Orient-Le Jour, interview menée à New York le 20 mars, le chef chrétien fait quelques commentaires intéressants sur le Liban. L’Orient-Le Jour signale que Samir Geagea « a profité de son passage à New York pour rencontrer des personnalités internationales et américaines d’origine libanaise afin de leur exposer le point de vue des FL (ndlr parti chrétien) et du 14 Mars (ndlr mouvement pour l’indépendance du Liban) sur la situation politique ».

« Lors de deux dîners donnés en son honneur à New York et à Brooklyn, il s’est adressé à la diaspora libanaise, affirmant que ‘la crise actuelle risque de se prolonger. Il y a une grande bataille qui se déroule en ce moment au Liban. C’est le destin du Liban qui se joue ; un pays aux frontières reconnues (…) Nous avons un gouvernement légitime et légal, mais il marche au ralenti puisqu’on attend toujours les élections présidentielles’. Si les efforts en cours pour élire le général Michel Sleimane échouaient, Samir Geagea a répondu : ‘Au cas où nous devrions élire un président à la majorité absolue, nous choisirons, bien sûr, l’un des deux candidats principaux, qui sont Boutros Harb ou Nassib Lahoud. Quant à moi, je ne suis pas candidat’ ».

Accusant l’opposition (ndlr le Hezbollah et ses alliés) de paralyser le Parlement et de bloquer la présidentielle, il a poursuivi : ‘C’est la stratégie du chaos. Ils pensent qu’il faut passer par le chaos pour revenir à la situation antérieure, c’est-à-dire une apparence d’État alors que les décisions stratégiques seraient prises ailleurs, entre le Hezbollah, la Syrie et l’Iran’ ».

« Pour M. Geagea, si la crise se prolonge, il y aura alors deux projets pour le Liban. ‘Le résultat final est clair. Le premier, celui du 14 Mars (ndlr mouvement pour l’indépendance du Liban), est l’établissement d’un État libanais fort, libre et vraiment souverain. Le gouvernement Siniora (ndlr gouvernement actuel) en est l’échantillon. Le second projet, qui est celui de l’opposition (ndlr le Hezbollah et ses alliés), c’est l’établissement d’un simulacre d’État (…) sous contrôle syrien et iranien. La décision stratégique reviendrait au Hezbollah, à la Syrie et à l’Iran, sans toutefois aboutir à un État dans le vrai sens du terme’ ».

« Au sujet de sa rencontre avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, M. Geagea a souligné : ‘Il est clair que la Syrie est en train de bafouer les résolutions du Conseil de sécurité 1559, 1680, 1757, 1701 ; il faut que l’ONU fasse quelque chose dans ce sens car il y va de sa crédibilité’. Une nouvelle Administration américaine en 2009 risque-t-elle de changer la donne au Liban ? Samir Geagea : ‘À mon avis, les choses vont continuer de la même manière. Même si les démocrates viennent au pouvoir, les grandes stratégies de l’Amérique ne changeront pas. C’est une continuité politique avec différentes approches’ ».


Miguel Garroté

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(1)
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=367694

Sarkozy : sépulture d'une ouverture ?


Sarkozy : sépulture d’une ouverture ?

Dans un article intitulé “Requiem pour une ouverture défunte”, paru le 20 mars,
Laurent Dandrieu, Rédacteur en chef adjoint de Valeurs actuelles, écrit : “Ce devait être (ndlr l’ouverture à gauche de Sarkozy) l’arme absolue, l’engin de destruction massive qui devait réduire l’opposition à néant. Troublé, divisé, l’herbe fraîchement coupée sous son pied flageolant, privé d’arguments, de ses ténors (Kouchner au quai d’Orsay, DSK à Washington), de ses penseurs (Attali au rapport) et de ses commères (Benhamou au cabinet), le Parti socialiste, et derrière lui la gauche tout entière, allait être condamné à la zizanie et au silence. Résultat : neuf mois plus tard, l’ouverture accouche d’une magistrale claque électorale, le PS est la principale force politique municipale et départementale, la LCR continue sa montée en puissance, et il n’y a pas jusqu’au PCF qui ne retrouve ses couleurs, le rouge lui étant redescendu du front jusqu’aux joues. Pourtant, au lendemain de ce brillant succès stratégique, l’ouverture à gauche n’a été corrigée par aucune ouverture à droite, Kouchner continue de faire entendre son son de cloche libertaire et humanitariste, et Fadela Amara de ‘débloquer à donf’… Jusqu’à quand ?” (fin de citation).

Ce n’est pas complètement faux. Mais bon, invitons Sarko à virer de cap. La France déficitaire et endettée ne peut pas se permettre le luxe d’une gauche hollandoyale au pouvoir. Monsieur le président, à droite toute, s’il vous plaît. Sans quoi les conservateurs et les néoconservateurs qui vous ont élus se sentiront trahis et le Parti socialiste emportera les présidentielles en 2012.

jeudi 20 mars 2008

NICOLAS SARKOZY ET NICOLAS PRINCEN


NICOLAS SARKOZY ET NICOLAS PRINCEN :

AU SERVICE DU PRÉSIDENT, L’ESPION VENU DU NET


« Le ‘cyber espion’ de l'Elysée », écrit Samuel Laurent sur lefigaro.fr du 18 mars. De quel cyber espion s’agit-il ? Il s’agit de Nicolas Princen, jeune normalien HEC, 24 ans et toutes ses dents qui – explique Samuel Laurent – « a été chargé de la veille Internet de l'Elysée », en clair, de « surveiller la diffusion d'informations sur le chef de l'Etat sur la Toile ». La mission du cyber espion Nicolas Princen, d’après l’Elysée, interrogé par
LePost.fr, c’est « être une sorte de veille sur Internet, en surveillant tout ce qui fait buzz au sujet du président de la République ». Pour quoi faire ? « Pour alerter au plus vite les conseillers du président et préparer la réponse » précise Samuel Laurent.

Il faut dire, comme le rappelle d’ailleurs Samuel Laurent, qu’Internet a amplifié les bourdes de Sarkozy. De la prise de bec bégayante de Sarkozy avec un pêcheur breton au ‘casse-toi pauvre con’ de Sarkozy au Salon de l'Agriculture, les attitudes peu présidentielles de Sarkozy ont fait leur tour de France à la vitesse non du vélo mais du web.

« Cette nomination passe mal auprès de nombre d'acteurs du web, échaudés par l'aspect ‘shérif’ ou ‘œil de Moscou’ de ce nouveau poste. Notamment dans le pôle de blogs anti-Sarkozy constitué depuis l'élection de ce dernier à la tête de l'Etat (…) A peine nommé, Nicolas Princen est donc directement mis au travail... sur son image personnelle », conclut Samuel Laurent.

Donc, la mission ni secrète ni discrète de l’espion Princen, c’est d’être une veille sur Internet, pour surveiller tout ce qui fait buzz au sujet de Sarkozy ; et pour alerter très vite les conseillers de Sarkozy et préparer la réponse.

En termes de communication justement, l’Elysée, avec le sous-marin Princen a déjà commis deux erreurs. Première erreur : ne pas avoir diffusé un communiqué de presse pour annoncer sans cachotteries vaines et inutiles le renforcement de l’équipe de communication de Sarkozy avec un chargé de veille technologique.

Deuxième erreur : avoir réagi aux critiques soulevées par cette nomination en déclarant que celle-ci visait à alerter très vite les conseillers de Sarkozy et à préparer les réponses. Au lieu de déclarer que le mandat de Prince s’inscrit dans le cadre de la politique globale de communication de l’Elysée. Et au lieu de déclarer que l’objectif n’est pas seulement de « préparer des réponses », mais aussi et surtout d’aider Sarkozy, à communiquer, avec un style qui corresponde mieux à sa fonction présidentielle et à ce que les Français qui l’ont élu (et les autres aussi) attendent de lui.

Nommer un responsable de la veille technologique du web, en soi, n’est pas un acte d’espionnage. Ou alors tout le web n’est plus qu’une affaire d’espionnage (sans compter les fichiers de police constitués par la presse écrite de gauche ces 60 dernières années…ce qui est tout de même un Monde). En revanche, la façon réactive, de présenter et d’envisager, cette mission est un premier et double échec pour Nicolas Princen. Et surtout, un nouvel échec pour Nicolas Sarkozy. L’Etat français a encore des progrès à accomplir en matière d’affaires publiques.


Miguel Garroté

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mardi 18 mars 2008

Ministre suisse islamique


LA MINISTRE SUISSE DES AFFAIRES ETRANGERES PORTE LE VOILE ISLAMIQUE

Regardez la photo du siècle sur :

http://www.blogdebg.over-blog.com


Le journaliste suisse Vincent Pellegrini écrit sur son blog : « Le quotidien La Liberté, dans son édition d’aujourd’hui, se fait l’écho d’une polémique autour de la ministre suisse des affaires étrangères suisse Micheline Calmy-Rey en visite à Téhéran: ‘A gauche, Micheline Calmy-Rey, chantre des droits humains, un voile blanc qui lui recouvre toute la tête comme une musulmane, l’air perdu. A droite, Mahmoud Ahmadinejad, président iranien, décontracté,tout sourire même’, décrit le journal pour dépeindre la scène. Les féministes iraniennes se sont étranglées en voyant à la TV cette image de notre ministre socialiste jouant les soumises devant leur président ultraconservateur. Et La Liberté de citer: ‘Votre ministre n’était pas obligée de se voiler complètement’, tonne Shirine, étudiante à l’université de Téhéran. ‘Surtout pas dans le bureau du président. L’Islam n’exige un tissu pour cacher les cheveux que dans une mosquée. En portant le foulard ainsi, Micheline Calmy- Rey ne nous rend pas service, à nous les femmes iraniennes qui nous battons chaque jour pour libérer nos têtes de ces symboles de domination’. Eh oui, ajoute Vincent Pellegrini, madame la ministre, même le multiculturalisme a ses limites, surtout quand ont est ministre socialiste et qu’on défend à journée faite l’égalité homme-femme.

http://religions.blog.lenouvelliste.ch/2008/03/18/micheline-calmy-rey-porte-le-voile-integral-a-teheran-et-fait-hontes-aux-feministes-iraniennes/

ISRAEL : DIEU EST DE RETOUR


ISRAEL : DIEU EST DE RETOUR.


Dieu est de retour en Israël. Les Israéliens redécouvrent que sans confiance absolue en Dieu rien n’est possible. Peu après la publication du jugement de la Commission Winograd, jugement sur les erreurs commises lors de la riposte israélienne à la déclaration de guerre du Hezbollah, l’été 2006, peu après cette publication écrivais-je, la lecture de la Thora, qui tombait sur ‘Mischpatim’, rappelait que rien n’est possible sans la confiance absolue en Dieu.

Le fait est que les laïcs israéliens, les séculiers israéliens, se tournent à nouveau vers Dieu. Cette nouvelle tendance a notamment été soulignée sur Ynet, par le journaliste Uri Urbach. En marge du salon du livre à Paris, dont Israël fut l’invité d’honneur, on signalera, parmi les best-sellers israéliens, des livres invoquant Dieu, tels par exemple ‘La femme du samedi’ de Naomi Ragen, ‘Vient, Esprit !’ de Rabbi Haim Sabto et ‘Dieu ne permet pas’ de Hanoch Daum.

Idem côté musique : les chanteurs rock Barry Saharof et Sharon Rotter chantent désormais des textes bibliques. Le dernier tube à la mode, ‘Ana Be’Koach’, de Ovadia Hamama, est une prière juive. Dans un concert pop à Tel Aviv, Jonathan Razel et Aviatar Banai se sont lancés dans des prières chantées et des chants de louange devant un public séculier et néanmoins enthousiaste. Le chanteur Ronen Schalom se déclare impressionné par le changement spirituel en Israël.

L’actrice israélienne Noa Yaron est revenue à Dieu, en a même témoigné dans un livre et a déclaré que le temps est mûr pour Dieu. Il faut dire qu’à vue purement humaine, la situation des Israéliens n’est guère réjouissante. En quelque deux ans, plus de 3000 roquettes palestiniennes ont été lancées sur des civils israéliens. Les Israéliens travaillent très dur et ne vivent en moyenne qu’avec 2600 euros mensuels par famille de quatre membres ou plus.

Le retour à Dieu qui se déroule en Israël est en partie comparable à ce qui se passe chez nous. D’ailleurs, Juifs et chrétiens tentent de vivre cela ensemble. Le 10 mars dernier, le rapport culturel entre le judaïsme et le christianisme était au centre d’une rencontre au Vatican organisée par le Conseil pontifical de la culture et l’ambassade d’Israël près le Saint-Siège. La rencontre était basée sur l'exégèse de textes bibliques.

Et en premier sur la conception théologique du monothéisme, avec le chapitre 3 de l'Exode où est écrit ‘je suis celui qui suis', une phrase essentielle pour comprendre la vision de la transcendance en occident. En second, la rencontre reposait sur une vision anthropologique commune, avec l’homme de la Bible et son unité psychophysique.

L’ambassadeur d’Israël, Oded Ben-Hur, a souligné que si les chrétiens veulent mieux comprendre l’Israël d’aujourd'hui, ils doivent découvrir une nouvelle culture, une politique, une poésie, une littérature, une langue, ce mélange fascinant de communautés, de provenances mixtes, de connexions sociales jusqu’ici jamais expérimentées dans l’histoire et qui constituent aujourd'hui le monde culturel israélien.

Selon l’ambassadeur israélien Oded Ben-Hur, la culture israélienne est moins éloignée de la culture chrétienne que l’on croit. Les juifs ont apporté en Israël beaucoup de valeurs et de coutumes absorbées dans l’Europe chrétienne. L’Etat moderne d’Israël et sa culture particulière, qui est encore aujourd’hui en évolution, sont en substance la renaissance d’une culture et d’une tradition qui existaient en Israël il y a deux mille ans et qui ont donné naissance à la culture chrétienne.

Le peuple juif a développé sa capacité d’assimiler certaines caractéristiques de la culture locale, une culture principalement chrétienne. La culture israélienne est un creuset de rencontre, intéressant et unique, entre les valeurs, les coutumes, les idéaux et les concepts mixtes qui puisent dans la culture juive et dans la culture chrétienne, a encore relevé l'ambassadeur Oded Ben-Hur.

La question pour moi n’est pas de savoir si mes frères aînés dans la foi reconnaissent le Messie. Ce n’est pas mon affaire. La question pour moi est de savoir si Dieu a une place dans les cœurs. Or, Dieu est de retour en Israël. Be-Scha’ah tova ! A la bonne heure !


Miguel Garroté

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lundi 17 mars 2008

UNE PLATEFORME COMMUNE (SUITE & FIN)


UNE PLATEFORME COMMUNE (SUITE & FIN)


Le 14 mars, j’ai publié, un premier article, intitulé « Une plateforme commune sur l’essentiel ». L’article, téléchargé sur monde-info et sur leblogdrzz, a été repris – c’est une agréable surprise – par rebelles.info et par juif.org notamment. L’article – c’était son but – a également suscité des commentaires, en particulier sur leblogdrzz et dans ma boîte e-mail. C’est pourquoi, on trouvera, ci-après, la deuxième et dernière partie, de l’article, ébauchant une plateforme commune sur l’essentiel. Dans cette deuxième et dernière partie, je reprends les arguments de l’article précédent ; et je précise ma proposition qui, bien entendu, reste ouverte à toute suggestion constructive.

J’ai écrit que la droite française, notamment l’aile droite de l’UMP, a besoin d’une plateforme commune sur l’essentiel. J’ai entre autre cité le professeur de science politique Guy Millière, lorsqu’il écrit que « la France est un pays où ceux qui font le travail des idées et qui ne sont ni socialistes ni étatistes ont le plus grand mal à se faire entendre ». J’ai également cité le journaliste Yvan Rioufol, du Figaro, lorsqu’il écrit, à propos des troubles dans les banlieues que « La République doit reprendre pied dans ces lieux surarmés, laissés aux trafiquants et aux prêcheurs radicaux ».

En clair, une plateforme commune, c’est déjà admettre qu’il y a une alternative, conservatrice et néoconservatrice, au socialisme et à l’étatisme ; et c’est aussi admettre que la République doit reprendre pied dans les banlieues. Parce que la France est un Etat de droit doté d’une Constitution. Et parce que l’islam ne pratique pas la réciprocité. Les non musulmans en terre dite d’islam n’ont souvent droit ni à leurs églises, ni à leurs synagogues. Les musulmans n’ont donc pas droit chez nous à des lieux surarmés, laissés aux trafiquants et aux prêcheurs radicaux.

J’ai ajouté dans mon premier article qu’une plateforme commune sur l’essentiel, c’est, aussi, la prise de conscience, que nous vivons la quatrième guerre mondiale, celle menée par des Etats terroristes et des réseaux terroristes, islamiques et non islamiques, contre la société libre de culture judéo-chrétienne. J’ai conclu, sur ce dernier point, que la plateforme commune doit rester attachée à l’idéal d’une société libre de culture judéo-chrétienne, idéal qui demande, au moins, le respect de ces valeurs judéo-chrétiennes ; j’ai souligné la nécessité d’une économie libre de marché ; d’une société libre et démocratique ; de l’amitié avec les USA ; et du soutient à Israël. Dans le même article, j’ai précisé que la plateforme commune, c’est l’aile droite de l’UMP, mais que ce n’est pas le Front National.

J’aimerais, à ce stade, préciser quelques points. Premier point. La société libre de culture judéo-chrétienne ne se limite pas aux catholiques pratiquants et aux Juifs pratiquants. La société libre de culture judéo-chrétienne englobe tous les Juifs et tous les chrétiens, pratiquants et non pratiquants, mais qui ont au moins conscience que les saintes écritures vécues, consciemment ou inconsciemment, dans le cadre de la laïcité sont un mode vie radicalement différent du mode de vie basé sur la charia.

Deuxième point. L’aile droite de l’UMP, ce n’est pas le Front National. La plateforme commune peut interpeller d’anciens électeurs du Front national, autrefois illusionnés par le prestidigitateur Jean-Marie de la trinité sur mer. Mais la plateforme commune ne peut pas inclure le Front national. La plateforme commune ne peut pas inclure l’extrême droite car la plateforme commune inclut l’amitié avec les USA et le soutient à Israël. Or, la lecture des textes, mêmes récents qui circulent au sein de l’extrême-droite sont clairs : se seraient les USA et Israël qui seraient responsables de ce qui se passe en Afghanistan, au Proche et au Moyen Orient y inclus en « Palestine ».

En outre, les dirigeants de l’extrême droite, dans leur très grande majorité, sont non seulement anti-américains et anti-israéliens, mais également hostiles à notre héritage judéo-chrétien. Le seul chrétien affiché du Front national, Bernard Antony, pourtant lui aussi anti-américain et anti-israélien comme la plupart des frontistes, s’est fait jeter du parti comme un malpropre, stalinisme d’extrême-droite oblige, après plus de 25 ans de loyaux services. Bref, il ne doit pas y avoir de négociations avec ce milieu en déroute qui de toute façon ne nous aime pas et que nous-mêmes n’aimons pas non plus.
Dans la dernière partie du premier article, j’ai souligné que la façon, dont se déroulent en France, la politique et les élections révèle, le désordre, que vis ce pays, en termes d’anthropologie judéo-chrétienne. J’ai rappelé qu’au fil de l’histoire, cette anthropologie jaillit – la liste est non exhaustive – des Psaumes du Roi David, des Appels des Prophètes, tels Isaïe et Jérémie, des Paroles de saint Paul, saint Irénée, saint Augustin et saint Thomas d’Aquin. J’aimerais préciser ce point. Soyons clairs. Il ne s’agit pas d’imposer une quelconque anthropologie.

J’aimerais ici citer encore une fois Guy Millière : « Je suis, sans concession, du côté de ceux qui affirment la liberté de parole et d’entreprise, la liberté d’aller et venir, et même de se tromper. L’idée de ‘droits naturels’ de l’être humain telle qu’elle a avancé dans la réflexion occidentale depuis le temps de Thomas d’Aquin, et l’idée de ‘rule of Law’ définie par John Locke sont des remparts essentiels et indispensables contre toute forme de barbarie » (« Ce que je crois tient à la dignité de l’être humain »,
www.les4verites.com 27 février 2008).

Encore une fois, il ne s’agit pas d’imposer une quelconque anthropologie. Il s’agit néanmoins de rappeler que le contraire de la barbarie, ce n’est pas la simple absence de barbarie. A cet égard, la citation de Guy Millière complète avantageusement mes propos sur l’anthropologie judéo-chrétienne. Pratiquant ou non pratiquant, croyant ou non croyant, Juif ou chrétien, nous ne pouvons pas, face au socialisme et à l’islamisme, ériger des remparts en carton pâte. L’anthropologie judéo-chrétienne, c’est la personne humaine dans l’unité de son corps, de son âme et de son esprit, c’est à dire, en deux mots, l’homme debout.

Dans la conclusion du premier article, publié le 14 mars, j’ai écrit que quelques signes récents et concrets permettent de supposer que le processus d’une plateforme commune sur l’essentiel est en cours. Sur ces signes récents et concrets, je n’en dirai pas davantage aujourd’hui. Simplement je confirme : depuis peu, il se passe quelque chose de vraiment nouveau en France.


Miguel Garroté

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vendredi 14 mars 2008

UNE PLATEFORME COMMUNE SUR L'ESSENTIEL


UNE PLATEFORME COMMUNE SUR L’ESSENTIEL


La droite française, notamment l’aile droite de l’UMP, a besoin d’une plateforme commune sur l’essentiel. Le professeur de science politique Guy Millière, sur Les 4 vérités hebdo, le 27 novembre 2007, écrivait, à propos du débat d’idée : « Pour qu’il y ait eu Thatcher au Royaume-Uni, puis Reagan aux États-Unis, il a fallu qu’il y ait auparavant le travail des idées, celui des Think Tanks. La France est un pays où ceux qui font le travail des idées et qui ne sont ni socialistes ni étatistes ont le plus grand mal à se faire entendre. Il en résulte des débats souvent hémiplégiques et une incompréhension du monde et de l’économie ». C’est un euphémisme poli.

Le journaliste Yvan Rioufol, dans le Figaro du 30 novembre 2007, écrivait, à propos des troubles dans les banlieues : « La République doit reprendre pied dans ces lieux surarmés, laissés aux trafiquants et aux prêcheurs radicaux. Il est ahurissant de voir que même les journalistes y courent des risques réservés jusqu’alors aux grands reporters dans des zones de combats. La police doit y avoir sa place, voire l’armée (…) L’apparition de fusils de chasse et de pistolets à grenailles lors de ces derniers affrontements est d’autant plus préoccupante que nombre de cités recèlent des armes de combat. Les utiliser demain serait un acte de guerre civile ». Là ça reste poli, mais ce n’est plus un euphémisme.

Avec ces deux citations, de Guy Millière et d’Yvan Rioufol, nous avons déjà quelques éléments de la plateforme commune sur l’essentiel. Pour continuer et approfondir cette plateforme, pour continuer et approfondir la résistance au « totalitarisme occulte » et à la « la censure consensuelle », selon les deux excellentes formules de Guy Millière, nous devons lire et citer des personnalités telles que Daniel Pipes, Yvan Rioufol (Le Figaro), Guy Millière (Les 4 vérités hebdo),
John Bolton, Patrick Clawson, Valerie Lincy, Gary Milhollin, Caroline Glick, Claudia Rossett, Michael Rubin, Gerald Steinberg, David Bescond (rebelles.info), Claude Moniquet (ESISC), Alexandre del Valle, Laurent Murawiec (MENA), Michel Gurfinkiel, William Goldnadel et d’autres encore.

La plateforme commune sur l’essentiel, c’est, entre autre, la prise de conscience, que nous vivons la quatrième Guerre mondiale, celle menée par des Etats et des réseaux terroristes, islamiques et non islamiques, contre la société libre, de culture judéo-chrétienne ; et que la société libre, de culture judéo-chrétienne, a le droit et le devoir, de résister, à cette guerre mondiale, que poursuivent, contre elle, des Etats et des réseaux terroristes, islamiques et non islamiques.

La plateforme commune sur l’essentiel doit de ce fait rester attachée à un idéal, ne transigeant pas, sur les valeurs judéo-chrétiennes ; un idéal qui demande, au moins, le respect de ces valeurs, dans une économie libre de marché ; dans une société libre et démocratique ; dans l’amitié avec les USA ; et dans le soutient à Israël. Parce qu’il ne faut pas, que les générations futures, se retrouvent, un jour, dans une société protectionniste, nationaliste, fermée et policée. Le patriotisme oui. Le nationalisme craintif non. Il se trouve qu’en termes politiques, on nomme cela le conservatisme ou le néoconservatisme. C’est l’aile droite de l’UMP, mais ce n’est pas le Front National. Il est vrai qu’en Europe en général et en France en particulier, c’est politiquement très incorrect, de s’afficher conservateur ou néoconservateur. Raison de plus pour persévérer dans la création d’une plateforme commune sur l’essentiel pour la droite française, notamment l’aile droite de l’UMP.

La façon, dont se déroulent en France, la politique en général et les élections en particulier – présidentielles, législatives, municipales – révèle, le désordre, que vis ce pays, en termes d’anthropologie judéo-chrétienne. Entendons-nous bien. Il ne s’agit pas de juger. L’anthropologie judéo-chrétienne, n’est pas un jugement, exercé par et pour une élite, bien au contraire. L’anthropologie judéo-chrétienne, c’est tout simplement l’étude, à la fois théologique et philosophique, de la personne humaine, sous le regard de Dieu. Le philosophe français Jean-Marie Meyer, enseigne cela, à des jeunes de 16 ans. Beaucoup de ces jeunes, n’iront pas, jusqu’au baccalauréat. Au fil de l’histoire, cette anthropologie jaillit des Psaumes du Roi David, des Appels des Prophètes, tels Isaïe et Jérémie, des Paroles de Saint Paul, Saint Irénée, Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin.

Nicolas Sarkozy a tenté, peut-être sans même s’en rendre compte, de réintroduire, un peu de cette anthropologie, dans la pensée française moderne. Il serait souhaitable qu’il revienne à cette tentative dont il s’est éloigné. Dans son livre, intitulé La République, la religion, l’espérance, Nicolas Sarkozy, a écrit, que les chrétiens ne doivent pas avoir honte de leur foi ; et ne doivent pas avoir de complexe d’infériorité. Intéressante, aussi, la définition de la laïcité selon Sarkozy, qui figure, également, dans ce livre : « Je crois dans une laïcité positive, c’est-à-dire dans une laïcité qui garantit le droit de vivre sa propre religion comme un droit fondamental de la personne. La laïcité n’est pas l’ennemie des religions, au contraire, la laïcité est la garantie pour chacun de nous de croire et de vivre sa propre foi ».

Nicolas Sarkozy, avait conquis, la majorité, des voix des catholiques et des juifs ; du moins les voix des catholiques et des juifs, qui ont, le courage, de s’afficher comme tels. Sarkozy, s’était déclaré, ouvertement, pour l’ordre et le respect de l’autorité. Il a rappelé, que les citoyens, ont des droits, mais aussi des devoirs ; les catholiques et les juifs français, se sont montrés, particulièrement sensibles, à ces deux points. Aujourd’hui, ils sont partiellement déçus.

En quoi, la France moderne et son sens politique, se sont-ils coupés, de cette anthropologie judéo-chrétienne ? La gauche française, a collaboré et gouverné, avec le Parti communiste français ; qui lui, on le sait aujourd’hui, a collaboré avec Parti communiste de l’Union soviétique ; qui lui, à son tour, fut l’acteur d’un système, cela aussi on le sait aujourd’hui, ayant tué dans le monde, à l’échelle de la Révolution bolchévique puis de la troisième Guerre mondiale, dite Guerre froide, directement ou indirectement, 120 millions de personnes, entre 1917 et 1992. La gauche française, n’a pas fait, de déclaration publique de repentance, à ce sujet. Et elle souffre, de ce fait, d’un complexe inavoué d’infériorité et de culpabilité.

La droite française, elle aussi, garde, un sentiment inavoué, d’infériorité et de culpabilité. Il n’y a pas eu, à ce jour, la moindre tentative, de demande de pardon et de réconciliation, entre la droite issue de la capitulation, pendant la deuxième Guerre mondiale ; et la droite issue de la libération, à la fin de la deuxième Guerre mondiale. Or, on sait aujourd’hui, que des personnes, présentées comme des résistants, avaient en réalité, exercé, diverses formes de non-résistance et même de collaboration. On sait aujourd’hui également, à quel point, l’attitude du général de Gaulle, à l’égard des USA et de la Grande Bretagne, pendant et après la deuxième Guerre mondiale, a compliqué, la lutte, contre Hitler, puis contre Staline et ses successeurs. De plus, la droite française actuelle, se veut, encore, héritière de la Révolution française de 1789 et d’une forme de laïcité qui n’est pas ouverte et qui frise l’absolutisme.

Tout ceci, est d’autant plus affligeant, que nous n’en sommes, ni à la Révolution française de 1789 ; ni à la Révolution bolchévique de 1917 ; ni à la deuxième Guerre mondiale ; ni à la troisième Guerre mondiale, appelée Guerre froide ; nous en sommes à la quatrième guerre mondiale, celle menée par des Etats et des réseaux terroristes, islamiques et non islamiques, contre la société libre de culture judéo-chrétienne.

Il y a, aujourd’hui, en France, des courants conservateurs et néo-conservateur. Ces courants, amis des Républicains américains et amis d’Israël, avec – un journaliste parmi d’autres – Michel Gurfinkiel, font le constat suivant : la France souffre de l’hiver démographique ; du choc de l’immigration ; du chaos social ; et de la banqueroute publique. J’ajoute quant à moi que la France, plus encore que ses voisins, est la patrie de l’antagonisme qui divise ; de l’opposition qui s’enferme ; de l’affrontement qui demeure stérile ; des rancunes qui fixent le passé ; des ambitions courtes et individuelles. La France a besoin de prophètes qui se donnent au service de l’unité. Et pour commencer, la France a besoin d’une plateforme commune sur l’essentiel. Quelques signes récents et concrets permettent de supposer que ce processus est en cours.


Miguel Garroté

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ERIC GAILLOT

PAUVRE TYPE...
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Eric Gaillot, illustre inconnu hors de sa sphère d’influence personnelle, médiocre écrivassier sur "Rassemblement Nation Française", alias "cacaou" (sic), navigateur à vue de l’extrême droite déboussolée ; Eric Gillot, écrivais-je, continue d'écrire, encore et toujours, tout et n'importe quoi à propos de ceux qui ne pensent pas comme lui. A propos de nous, par exemple. C'est sa vocation: embêter les autres pour tuer le temps. Et surtout, lire à toute vitese, avec bêtise et mauvaise foi, ce que nous écrivons. Eric Gaillot donc, s’improvise, en toute modestie franco-franchouillarde, Docteur ès Géopolitique contemporaine, Docteur ès Psychiatrie avancée, Prophète authentique et Docteur ès Théolo(ma)gie. Nous défendons et valorisons une pensée réelle, concrète, incarnée. Lui, seul avec lui-même, se contente de vouloir nous pèter au nez de façon virtuelle.
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Tout ça, pour pondre, sur les conservateurs, les néoconservateurs et les philosémites, des bafouilles comme, par exemple, celle-ci : « la défaillance psychologique qui caractérise les faux prophètes (...) relève d’une amputation spirituelle de la figure incarnée du saint homme, la charité, alors rétrécie à une intelligence obscure de démocrate que la logique relativiste de fraternité universelle conduit à une alliance objective et intéressés avec la barbarie de la mondialisation anti-judéo-chrétienne, la destruction des nations issues de l’Histoire moderne ». Récemment, il a récidivé, avec son désordre anthropologique habituel. Je vous épargne donc sa récente prose névrotique. Elle est encore pire que la prose citée ci-dessus.Je savais une certaine pensée française malade d’elle-même. J’ignorais qu’elle fut malade à ce point. Les illisibles morceaux d’anthologie gaillotesque en témoignent.
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Je ne peux – évidemment – contre argumenter la prose gaillotique. Car j’ai beau la lire et pour la première fois depuis longtemps, je ne comprends rien. Je ne comprends rien, car il n’y a rien à comprendre. Sous des apparences pseudo intellectuelles, le coq morveux aligne des mots qu’il ne comprend pas lui-même. J’invite, encore une fois, notre Don-qui-chote à potasser l’anthropologie judéo-chrétienne. L’Institut de Philosophie Comparée, à Paris, pourrait peut-être fournir à Gaillot un Digest, un Que sais-je, bref, un résumé très simplifié, de la philosophie judéo-chrétienne. En guise d'ultime thérapie.

mardi 11 mars 2008

Shimon Peres à Paris : Sarkozy un ami ?


Shimon Peres à Paris : Sarkozy un ami ?


Si vous êtes fatigués d’exister, passez directement au dernier paragraphe, intitulé Résumons et concluons. Le lundi 10 mars, à 13h17, l’European Strategic Intelligence and Security Center (ESISC) écrit : « Le président israélien Shimon Peres a quitté ce lundi Israël pour la France (…) pour une visite d'Etat de cinq jours, au cours de laquelle Il sera reçu par le président français Nicolas Sarkozy (…) La France soutient que la meilleure réponse à l’attentat terroriste perpétré jeudi à Jérusalem (ndlr huit élèves d’une école de Jérusalem abattus jeudi 6 mars) est de ‘relancer les négociations de paix afin de parvenir le plus rapidement possible à la création d’un Etat palestinien viable’ (…) Un communiqué de la présidence israélienne a précisé que le dossier iranien et les négociations de paix engagées avec l’Autorité palestinienne seraient au centre des entretiens politiques entre les deux dirigeants. Avant son départ de Jérusalem pour Paris, Shimon Peres a par ailleurs ‘exprimé sa reconnaissance envers le peuple français pour l’aide qu’il a fournie à Israël à des moments difficiles pour le doter d’une capacité dissuasive’ (ndlr la France avait fourni dès 1956 à Israël un réacteur et de l’uranium ; l’imprévisible de Gaulle avait fait marche arrière ; mais l’armée française avait néanmoins tenu ses engagements ; il y a des hommes qui tiennent paroles et d’autres pas). Par ailleurs, le président israélien inaugurera jeudi prochain le Salon du livre de Paris, dont Israël est cette année l’invité d’honneur. L’Arabie saoudite, l’Iran, l’Algérie, le Yémen, le Liban, l'Union des éditeurs tunisiens et l'ISESCO (Organisation islamique de l'éducation des sciences et de la culture), qui représente 50 pays membres, ont déjà annoncé qu’ils boycotteraient cette manifestation culturelle ».

Le même lundi 10 mars, à 21h54, soit huit heures après l’ESISC, Emmanuel Jarry, du bureau parisien de l’agence de presse britannique Reuters, dans une dépêche reprise par lexpress.fr, écrit : « Nicolas Sarkozy a de nouveau souhaité lundi la création d’un Etat palestinien d’ici la fin de 2008 (…) ‘En tant qu’ami, je vous dis que la sécurité d’Israël passe par l’arrêt de la colonisation’, a-t-il ajouté (…) Les autorités israéliennes ont annoncé dimanche un projet de construction de 750 nouveaux logements dans une colonie juive en Cisjordanie (…) Shimon Peres a pour sa part célébré l’amitié entre la France et Israël. Il a prononcé un éloge appuyé de Nicolas Sarkozy, qui ‘se considère comme un ami véritable du peuple juif (...) et ami honnête et vrai de l’Etat d’Israël (...) sans aucune ambiguïté. J'ai rencontré un président plein d’énergie, plein de jeunesse. C’est un nouveau vent qui souffle sur l’Europe, un homme qui dit ce qu’il a sur le coeur de façon claire et nette, sans détours’, a-t-il déclaré devant la presse. Il a souligné que cette rencontre le ramenait à ‘l'âge d’or’ des relations franco-israéliennes, aux débuts d’Israël. Lors du dîner, Shimon Peres a rappelé qu’il était venu en France lors de la première guerre israélo-arabe, en 1947-48, chercher des armes, alors que les appels à l’aide du nouvel Etat se heurtait au refus des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. La France, a-t-il rappelé, avait alors fourni à Israël des avions, des canons et des missiles. Les deux chefs d’Etat ont évoqué lors de leur entretien la lutte contre le terrorisme, quatre jours après l’attentat commis par un Palestinien dans une école talmudique de Jérusalem, et la crise du nucléaire iranien. ‘Lui (Nicolas Sarkozy) comme nous sommes d’accord pour voir en l’Iran le plus grand danger aujourd’hui’, a dit Shimon Peres. ‘L’Iran est aujourd’hui un centre du terrorisme’».

Le lendemain, mardi 11 mars, à 07h03, l’Agence France Presse, dans une dépêche reprise sur lexpress.fr, écrit : « Le président israélien Shimon Peres a entamé lundi une visite d’Etat en France en se félicitant du resserrement des liens franco-israéliens, malgré des divergences sur la poursuite de la colonisation dont son homologue Nicolas Sarkozy a demandé ‘l'arrêt’. M. Peres a également affirmé, à sa sortie d’un entretien avec M. Sarkozy que les deux pays étaient d’accord pour voir dans un Iran qui possèderait l’arme atomique ‘le plus grand danger qui menace aujourd'hui’ la sécurité du monde (…) Le président français a assuré lundi soir à son homologue israélien que ‘la France sera toujours aux côtés d’Israël quand son existence sera mise en cause. Ceux qui appellent de manière scandaleuse à sa destruction trouveront toujours la France face à eux, pour leur barrer la route’, a-t-il prévenu (…) Le président israélien doit rencontrer mardi le Premier ministre François Fillon, ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer et du Sénat Christian Poncelet (…) M. Peres, dont le pays célèbre le 60e anniversaire de sa création, sera également l’hôte jeudi du Salon du Livre de Paris (…) où 39 auteurs israéliens sont attendus ».

Le même mardi 11 mars, à 07h08, 20 Minutes, écrit : « Pascale Andréani, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, avait (…) condamné la poursuite de ‘l’expansionnisme qui porte atteinte à la viabilité du futur Etat palestinien’, appelant les autorités israéliennes à ‘s’abstenir de toute action unilatérale qui pourrait préjuger du statut final des territoires palestiniens, et remettre en cause le processus de paix’. Cette condamnation intervient d’ailleurs au moment où le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a donné son feu vert à la construction de centaines de nouveaux logements dans la banlieue de Guivat Zeev, au Nord de Jérusalem. Interrogé sur cette décision, au cours d’un bref point de presse, Shimon Peres a nié qu’il s’agisse d’une ‘nouvelle colonie juive’, en précisant : ‘Je ne pense pas qu’Israël crée de nouvelles implantations, et nous n’avons pas l’intention de modifier cette politique’».

Résumons et concluons. D’abord, résumons. Selon Sarkozy, la meilleure réponse à l’attentat terroriste perpétré jeudi à Jérusalem qui a tué huit élèves est de relancer les négociations de paix afin de parvenir le plus rapidement possible à la création d’un Etat palestinien viable. En tant qu’ami d’Israël, Sarkozy dit que la sécurité d’Israël passe par l’arrêt de la colonisation. Pascale Andréani, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, condamne la poursuite de l’expansionnisme israélien en Cisjordanie qui porte atteinte à la viabilité du futur Etat palestinien, appelant les autorités israéliennes à s’abstenir de toute action unilatérale en la matière. Sarkozy ajoute par ailleurs que la France sera toujours aux côtés d’Israël quand son existence sera mise en cause. Ceux qui appellent de manière scandaleuse à sa destruction trouveront toujours la France face à eux, pour leur barrer la route, renchérit Sarkozy. Le président israélien Shimon Peres parle de convergence sur l’Iran entre Israël et la France. Mais Sarkozy ne parle pas de convergence sur l’Iran entre la France et Israël. Et lorsque Sarkozy se déclare ami d’Israël, c’est essentiellement pour réclamer l’arrêt de la colonisation en Cisjordanie.

Maintenant, concluons. Shimon Peres, dont tout observateur du Moyen Orient connaît l’habileté politique et diplomatique, a insisté, avant même son arrivée en France, d’une part, sur le dossier iranien ; et d’autre part, sur l’amitié franco-israélienne. Depuis son arrivée en France, Shimon Peres insiste, d’une part, sur la convergence à propos de l’Iran entre Israël et la France ; et d’autre part sur l’âge d’or retrouvé dans les relations franco-israéliennes. Sarkozy en revanche ne semble piper mot sur la convergence à propos de l’Iran.

Et Sarkozy évoque son amitié envers Israël essentiellement pour attaquer dans la foulée les colonies juives de Cisjordanie. Qui plus est, Sarkozy parle au futur et non pas au présent lorsqu’il s’agit de barrer la route à ceux qui appellent à la destruction d’Israël : « la France sera toujours aux côtés d’Israël quand son existence sera mise en cause. Ceux qui appellent de manière scandaleuse à sa destruction trouveront toujours la France face à eux, pour leur barrer la route ». Or, l’existence d’Israël est déjà mise en cause dans le présent. Par conséquent, selon les maximes de Sarkozy, la France devrait être déjà maintenant aux côtés d’Israël. Et toujours selon les maximes de Sarkozy, ceux qui appellent à la destruction d’Israël devraient déjà maintenant retrouver la France face à eux pour leur barrer la route, par exemple pour barrer la route à l’Arabie saoudite. Les mots sont émouvants mais décalés dans le réel. Cela fait 60 ans que le monde musulman veut détruire Israël.

C’est surtout dans les actes et non pas tant dans les paroles qu’on évalue le véritable degré d’amitié. Force est de constater que déjà les paroles, sans parler des actes au demeurant quasi-inexistants à ce jour, déjà les paroles sont moins amicales qu’elles n’en ont l’air en première lecture. Par exemple, la France de Sarkozy parle de colonies juives dans les territoires occupés. En ami d’Israël, on ne parle pas ainsi. En ami d’Israël, on parle de communautés israéliennes dans les territoires disputés de Judée Samarie. En ami d’Israël, on ne déclare pas que la seule réponse au meurtre d’élèves israéliens à Jérusalem, c’est la création d’un Etat palestinien dès cette année. Shimon Peres oserait-il dire que si un terroriste corse assassine huit élèves à Paris on devra accorder un Etat indépendant aux Corses dès cette année ? L’autre jour à la télévision française, le porte-parole des étudiants palestiniens à Paris a refusé de condamner le meurtre de huit élèves commis par un terroriste à Jérusalem. Il y a peu, Mahmoud Abbas, président de l’autorité palestinienne, a déclaré à un journal jordanien, que c’est seulement pour l’instant, qu’une guerre palestinienne contre Israël, est inopportune. Pascale Andréani, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, vient de condamner la poursuite de « l’expansionnisme » israélien, appelant les autorités israéliennes à « s’abstenir » de toute action « unilatérale ». Pourquoi Nicolas Sarkozy et Pascale Andréani ne condamnent-ils pas les 6500 roquettes palestiniennes lancées sur des civils israéliens ces dernières années ? Pourquoi ne condamnent-ils pas les propos récemment tenus par Abbas dans un journal jordanien ? Pourquoi la dame du Quai d’Orsay n’appelle-t-elle pas le gouvernement terroriste Hamas à « s’abstenir » de toute action « unilatérale », je veux parler des 6500 roquettes. Si vraiment Sarkozy est l’ami d’Israël, un effort supplémentaire serait le bienvenu. En attendant, Seigneur, préservez-nous de nos amis ; nos ennemis, nous nous en chargeons.


Miguel Garroté

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mercredi 5 mars 2008

SHOAH : les Justes suisses


Shoah : les Justes suisses.


L’ouvrage « Les Justes suisses. Des actes de courage méconnus au temps de la Shoah », de François Wisard, editions CICAD (1), est désormais disponible en librairie, au prix de 25 francs suisses (environ 16 euros).

Le 28 janvier dernier, la CICAD (1) organisait une cérémonie en hommage aux Justes de Suisse. Cette soirée fut l’occasion d’annoncer la sortie du livre « Les Justes suisses. Des actes de courage méconnus au temps de la Shoah ».

Cet ouvrage, édité par la CICAD, a été écrit par François Wisard, Chef du service historique du Département Fédéral des Affaires Etrangères (Ministère suisse des Affaires étrangères). L’ouvrage est déjà proposé gracieusement aux établissements scolaires suisses. Les lecteurs y découvriront le parcours admirable de celles et ceux qui refusèrent de se plier à la fatalité de la volonté exterminatrice nationale-socialiste.

L'histoire des Justes suisses constitue une des pages les moins connues de la Shoah. En ayant sauvé des Juifs au péril de leur vie, ces Justes de Suisse ont maintenu la flamme de l'espérance et de l'humanité au milieu d'une Europe en proie à la folie destructrice des nationaux-socialistes et de ceux qui les soutenaient.

(1) Coordination Intercommunautaire Contre l’Antisémitisme et la Diffamation (CICAD). Tél. 00-41-22-321 48 78.

Source : CICAD. Adaptation : monde-info.


Miguel Garroté

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BATAILLE NAVALE EN MEDITERRANEE ORIENTALE ?


BATAILLE NAVALE EN MÉDITERRANÉE ORIENTALE ?


Le léger et discret déploiement naval américain (deux bâtiments de guerre, le croiseur USS Philippine Sea et le destroyer USS Ross qui viennent remplacer le destroyer USS Cole), en Méditerranée orientale, sert de prétexte, à une tempête dans un verre d’eau. Alors que ce déploiement reste, pour l’instant, une affaire plutôt bénigne. Notamment en comparaison de l’occupation du Liban, par la milice légionnaire et mercenaire du mouvement terroriste Hezbollah ; milice au service des mollahs intégristes génocidaires iraniens ; et de leur grimaçante marionnette, l’ineffable président iranien négationniste Ahmedinejad.

Et alors que ce déploiement américain reste, pour l’instant, une affaire tout aussi bénigne, en comparaison de la politique impérialiste et terroriste menée au Liban par la Syrie ; plus précisément par son président totalitaire et moustachu (de père en fils) Bachar al-Assad, acheteur de matériel balistique et nucléaire offensif chez son client préféré, le très stalinien et légèrement trisomique président (lui aussi de père en fils) de la Corée du Nord, l’inimitable Kim Jong Il.

C’est sûr que les petits navires de Bush en Méditerranée orientale, c’est beaucoup, mais alors vraiment beaucoup plus dangereux, que les joujoux du quartette infernal Hezbollah+Ahmadinejad+Assad+Kim Jong II. Sans oublier que le tsar rouge brun Poutine et son valet de président nommé plus qu’élu renforcent leur flotte militaire dans les ports de Syrie, question de renouer avec les bonnes vielles habitudes de la guerre froide. Et face à tout cela : deux navires américains, un croiseur et un destroyer ; même pas un porte-avions.

Cela dit, les deux bâtiments de guerre américains présents en méditerranée orientale, constituent un déploiement bénin certes, mais bénin pour l’instant. Ils ne compensent pas, en tant que tels et pour l’instant, l’hégémonisme de l’Iran, de son allié la Syrie, de sa milice Hezbollah et de leur fournisseur secret et néanmoins démasqué, la Corée du Nord. Le croiseur USS Philippine Sea et le destroyer USS Ross sont venus remplacer le destroyer USS Cole. Bien.

Mais cela ne signifie pas que le USS Cole est parti se faire cuire un œuf sur la Planète Mars. En réalité, le croiseur USS Philippine Sea, le destroyer USS Ross et le destroyer USS Cole restent tous les trois, jusqu’à nouvel avis, en Méditerranée et non en Mer de Chine ou dans le Canal de la Manche. Ils complètent les porte-avions américains qui se promènent déjà quelque part entre le Golfe d’Aden, le Golfe d’Oman et le Golfe persique.

La présence du USS Philippine Sea et du USS Ross en Méditerranée orientale est perçue par la Syrie et le Hezbollah comme un soutient au gouvernement libanais. Pour un soutient, cela reste un peu léger. Disons que c’est un encouragement pour le Liban indépendant. Et un découragement pour les intrus hezbollïaques, syriens et iraniens dans les affaires internes du Liban.

Le président du comité exécutif des Forces libanaises, le chef chrétien Samir Geagea, a critiqué, le 4 mars (1), ceux qui poussent des « coassements de grenouille » au sujet de la présence du destroyer américain USS Cole (maintenant remplacé par les deux autres navires susmentionnés) à proximité des eaux territoriales libanaises. « Le Liban a été occupé trente ans durant par l’armée syrienne, militairement, c’est-à-dire à travers ses chars (…) Cependant, certains n’ont pas vu cette occupation, ne l’ont même pas remarquée (…) Quel est l’impact de ce destroyer sur le Liban ? Qu’a-t-il paralysé ? (…) Quels sont les dégâts occasionnés par un navire américain qui se trouve dans les eaux internationales entre Chypre et le Liban, dans le cadre du grand conflit qui se déroule actuellement au Moyen-Orient ? Nous devons remercier les États-Unis qui imposent à travers cette présence une sorte d’équilibre dans le cas où une partie étrangère déciderait de semer le chaos au Liban (…) Tout ce vacarme autour du destroyer américain est provoqué. (…) L’aide américaine à la révolution du Cèdre, sans laquelle le Liban ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. (…) Ceux qui sont venus portés sur le dos des gardiens de la révolution iranienne, les pasdaran, sont ceux-là mêmes qui s’en iront avec eux. Nous (les chrétiens) sommes venus au Liban avec saint Jean-Maron (fin du IVème siècle), et nous ne quitterons pas cette terre ».

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a évoqué (2) une deuxième fois la présence de navires américains en estimant qu’« il ne faudrait pas accorder une importance extrême à cette question, vu que les bâtiments américains sillonnent la Méditerranée depuis belle lurette. Ce développement est un message symbolique adressé à ceux qui envisageaient de mener une opération militaire dans la région (…) La présence (navale américaine) s’inscrit dans le cadre plus large du grand jeu qui se déroule entre le Golfe et Gibraltar ».

Cela dit, Washington avertit tout de même Damas en déployant ces deux bâtiments de guerre au large des côtes libanaises (3) : « Cette présence militaire américaine au large du Liban vise à affirmer le soutien de Washington au gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora, en pleine crise politique. Mardi, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a également déclaré au Caire que ce déploiement représentait un ‘avertissement à la Syrie’, accusée de bloquer l'élection présidentielle libanaise (…) Washington s’inquiète de la situation au Liban, pays sans président depuis le 23 novembre 2007 ». Bref, en résumé, on donne un coup de pouce au Liban indépendant, mais dans le cadre d’un jeu qui va du Golfe persique au détroit de Gibraltar. Pas bête, Samir Geagea. Il n’est pas candidat aux élections présidentielles libanaises. Dommage.

(1) L’Orient Le Jour, 4 mars.

(2) L’Orient Le Jour, 5 mars.

(3) ESISC, 5 mars.


Miguel Garroté

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LA TELE FRANCAISE DETESTE ISRAEL


LA TELE FRANCAISE DETESTE ISRAEL


L’intervention de tsahal à Gaza : les milliers de roquettes lancées sur des civils israéliens par les terroristes du Hamas n’émeuvent pas Monsieur Thierry Guerrier, journaliste agitateur sur France 5. En effet, l’ambassadeur d’Israël en France, Daniel Shek, a été interviewé, le 3 mars, sur « C à dire ?! », de France 5, par Thierry Guerrier. Le journaliste pose les questions et donne les réponses. Il ne laisse pas parler l’ambassadeur. Il s’agite. Et il débloque. France 5 se garde bien de donner une adresse e-mail pour les réactions des téléspectateurs. Certes, il y a une rubrique mail, mais il faut répondre à plein de questions avant de taper son texte sans pour autant connaître en retour l’adresse e-mail de France 5. Certes, il y a un téléphone, mais il est payant. Reste le Fax de France 5 : 01 56 22 95 21. Si votre ordinateur est équipé pour envoyer des fax, adressez trois lignes à France 5. Présentez vos compliments au chef de la Propagandastaffel Thierry Guerrier. Le FAX du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) 01 45 79 00 06.

Une âme charitable me communique le mail d’Yves Calvi.
Vous pouvez donc vous adresser à lui pour « féliciter » son collègue, le triste Sire Thierry Guerrier :

y.calvi@france2.fr

Pour voir l’interview de l’ambassadeur d’Israël en France, Daniel Shek, sur France 5, avec Thierry Guerrier (12 minutes) :

http://www.france5.fr/c-a-dire/index-fr.php?page=emission&id_article=285

Pour mieux comprendre l’intervention de tsahal à Gaza :

http://www.desinfos.com/article.php?id_article=9417

http://www.desinfos.com/article.php?id_article=9418


Miguel Garroté

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mardi 4 mars 2008

PUTAIN Y'EN A MARRE


Putain y’en a marre

Putain y’en a marre de traiter un sujet spécifique par jour ; et en plus, sous l’angle de la résistance judéo-chrétienne, face à la guerre mondiale de la terreur islamique. Dans la vie de journaliste, il faut parfois accepter d’écrire peu de chose sur tout et sur rien. Allons-y. Aviel Schneider, rédacteur en chef de Israël Heute (
www.israelheute.com) , un mensuel juif germanophone édité à Jérusalem, Aviel Schneider, écrivais-je, a interviewé, dans l’édition de février, quelques Palestiniens qui travaillent dans les communautés israéliennes (dites « colonies juives ») implantées dans les territoires disputés (dits « territoires occupés ») de Judée Samarie (dite « Cisjordanie »).

De fait, des milliers de Palestiniens sont heureux de travailler depuis de nombreuses années avec des Juifs Israéliens dans les « colonies juives ». Mais ils n’osent pas en parler car cela ne plaît ni aux diverses « autorités » palestiniennes et leurs « bras armés » (terroristes), ni aux nombreux journalistes « indépendants » qui couvrent l’actualité en Israël. Aviel Schneider s’est notamment entretenu avec Isham, un Palestinien de 33 ans, père de cinq enfants. Isham vit dans le village palestinien d’Abadiya et travaille depuis 13 ans dans la « colonie juive » de Maale Adumim. Parlant des Juifs Israéliens de Maale Adumim, Isham déclare à Aviel Schneider : « Nous sommes plus que des amis intimes, nous sommes une famille ».

Un autre Palestinien, Tareq Mohammed, 23 ans, de Bethléem, déclare à Aviel Schneider : « Ces territoires (la « Cisjordanie ») ne doivent en aucun cas tomber en mains palestiniennes. Une direction palestinienne ficherait tout en l’air ». Il faut dire que Tarek n’a que deux choix possibles : gagner 3,60 euros par jour dans un village palestinien ou gagner 27 euros par jour (sept fois plus) dans une « colonie juive ». Le cauchemar de Tarek (c’est lui qui le dit) serait que les 270'000 Juifs Israéliens de Judée Samarie quittent un jour ces territoires. Très lucide, Tarek. Pas comme Condi, Kouchner et consorts.

Changement de cap. Kosovo. Martin Woker, correspondant à Zagreb (Croatie) du quotidien germanophone Neue Zürcher Zeitung (
www.nzz.ch), signale, dans l’édition du 1er mars, qu’au Kosovo voisin, 700 policiers (sur un total de 7000) sont Serbes chrétiens orthodoxes et non pas Albanais musulmans. Ajoutez cela aux informations fournies par David Bescond et Alexandre del Valle sur www.rebelles.info et vous aurez une idée plus précise sur le GBB, le Grand Bazar Balkanique (ça c’est de moi par contre).

Retour à Jérusalem. Un ministre israélien, plus précisément Matan Vilnai, a parlé de « shoah », à propos de l’intervention israélienne et de la situation générale à Gaza. En hébreux, shoah veut aussi dire « désastre » et non pas uniquement « holocauste ». Heureusement, Inge Günther, correspondante à Jérusalem du quotidien germanophone Der Bund (
http://www.espace.ch) a eu la correction de faire cette précision, le 1er mars, concernant le mot shoah. Car nombre de ses confrères, ont choisi la traduction erronée ce qui, comme par hasard et comme d’habitude, nuit à Israël (il faut être tordu et stupide pour imaginer qu’un Israélien puisse prononcer le mot « shoah » de façon inopportune).

Encore un changement de cap. Pékin. Le sinologue Roger Faligot (1), dans un livre intitulé « Les services secrets chinois. De Mao aux JO », livre qui vient de paraître aux Editions Nouveau Monde, fait quelques piquantes révélations sur cette grande puissance mondiale qu’est devenue la Chine avec ses un milliard deux cents millions d’habitants. Le Guoanbu, équivalent chinois de la CIA et du FSB (alias KGB) compte deux millions d’agents secrets. Pour la sécurité des JO en août prochain, un crédit supplémentaire de 1,3 milliards de dollars a été alloué au Guoanbu. Des Ouïgours (Chinois de confession musulmane) ont infiltré Al-Qaïda. Leur mission : détecter et prévenir les projets d’attentats aux JO d’août prochain à Pékin.

Malgré les moyens mobilisés par la Chine communiste, rien ne prouve qu’il n’y aura pas d’athlètes dans la catégorie kamikaze aux prochains JO. Les contacts secrets entre communistes chinois et réseaux islamiques ne datent pas d’hier. A une époque, à l’ambassade de Chine à Islamabad, capitale du Pakistan, l’officier chinois « Kong Jining » était chargé des contacts avec les mouvances islamiques. En réalité « Kong Jining » est le petit-fils de Mao Zedong. Les contacts se poursuivent, aussi, avec les taliban d’Afghanistan.

Dernier changement de cap. Bogota (Colombie). Selon le journaliste québécois Ian James, de matinternet (2), des documents découverts sur l’ordinateur du Numéro 2 des FARC, Raul Reyes, tué samedi 1er mars, montrent que les terroristes des FARC ont à une époque envoyé 100 millions de pesos colombiens à l’actuel président Hugo Chavez. Actuellement, la situation empire en Amérique latine avec d’une part, la rupture des relations diplomatiques entre la Colombie et l’Equateur ; et d’autre part, l’expulsion de l’ambassadeur colombien en poste au Venezuela. De plus, la Colombie va envoyer à l'ONU les preuves sur les liens entre d’une part les FARC, et d’autre part, le président de l’Equateur, M. Correa et le président vénézuélien Hugo Chavez.

Autrefois soutenu dans le besoin par les FARC, Chavez a récemment apporté un financement de 300 millions de dollars aux terroristes narcotrafiquants des FARC colombiennes. Un juste retour des choses, je suppose. Les FARC auraient également acquis 50 kilos d'uranium (ndlr sans doute via les filières de l’Iran et du Hezbollah dont Chavez est familier). Les USA apportent leur soutien à la Colombie dans son combat contre les organisations terroristes. En revanche, le (nouveau) président cubain, le communiste Raul Castro, est solidaire du président équatorien, lui-même solidaire de Chavez et des FARC. Nos prévisions, formulées dès 2007, sur leblogdrzz et sur monde-info, concernant de possibles conflits en Amérique latine, se confirment. Hélas.

(1)
http://www.lematin.ch/pages/home/actu/monde/actu_monde__1?contenu=388630
(2)
http://www.matin.qc.ca/articles/20080303133711/chef_police_colombienne_affirme_que_les_farc_ont_envoye_largent_hugo_chavez.html

Miguel Garroté

http://www.monde-info.blogspot.com