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lundi 28 décembre 2009

En 2010 devenez actionnaire du Hamas & Co

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Michel Garroté

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Lundi 28 décembre 2009 – 11 Tevet 5770

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Je lis dans Le Monde, édition du 27 décembre (extraits avec mes commentaires entre parenthèses) : « Un an après le début de l'offensive militaire israélienne contre le bastion du Hamas, le calme trompeur qui règne à la "frontière" entre la bande de Gaza et Israël suscite une interrogation récurrente : à quand la prochaine confrontation ? Les trois semaines de l'opération "Plomb durci" (27 décembre 2008 -18 janvier 2009) ont provoqué une catastrophe humanitaire pour le 1,4 million de Gazaouis enfermés par le blocus israélien, porté un coup à la force militaire du Hamas, terni l'image internationale de l'Etat juif, sans affaiblir la détermination des deux parties d'en découdre à nouveau » (Note de Michel Garroté : primo, la catastrophe humanitaire est imputable au mouvement terroriste Hamas qui a utilisé sa propre population civile comme bouclier humain, y compris dans les écoles et dans les hôpitaux ; secundo, le blocus israélien était partiel et non pas total ; de plus, ce blocus était légitime puisque les terroristes maffieux du Hamas ont utilisé certains convois humanitaires pour s’approvisionner clandestinement en armes ; tertio, l'opération "Plomb durci" n’a pas porté un coup à la force militaire du Hamas, car Monsieur Olmert et Madame Livni, à l’époque au pouvoir, n’ont pas eu le courage de laisser Tsahal faire le travail jusqu’au bout ; quarto, l’image internationale de l’Etat juif, cela ne veut rien dire ; l’image internationale, c’est le point de vue pro-palestinien des fonctionnaires internationaux et des correspondants de presse ; quinto, il est exact, en revanche, que l’opération "Plomb durci" n’a pas affaibli la détermination des deux parties d'en découdre à nouveau ; mais la raison en est que Monsieur Olmert et Madame Livni n’ont pas eu le courage de laisser Tsahal faire le travail jusqu’au bout ; la raison en est, aussi, que la vocation du Hamas est d’anéantir le peuple israélien en collaboration avec le mouvement terroriste libanais Hezbollah et avec les ayatollahs intégristes iraniens).

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« ‘Cet hiver, pas un seul soldat ou civil israélien n'a été tué par des terroristes, un phénomène sans précédent depuis des décennies’, s'est félicité le général Amos Yadlin, chef du renseignement militaire israélien. Ce long répit a profité aux localités israéliennes de l'ouest du Néguev situées en lisière de la bande de Gaza : elles jouissent d'une embellie économique attestée par l'envolée des prix de l'immobilier. Quelque 280 roquettes et obus de mortier "seulement" ont été tirés de Gaza en 2009, contre 1’750 l'année précédente. Ces tirs n'ont pas eu pour effet de rompre le cessez-le-feu de fait qui s'est instauré entre Israël et le Hamas, du moins si l'on exclut les bombardements de l'aviation israélienne contre l'"industrie des tunnels" creusés sous la frontière avec l'Egypte » (Note de Michel Garroté : primo, c’est toute la moitié Sud d’Israël, y compris des villes comme Sderot et Ashkelon, qui ont subi une véritable pluie de plusieurs milliers de roquettes et d’obus de mortier depuis que l’Etat juif a donné la bande de Gaza aux Palestiniens ; secundo, le long répit dont parle Le Monde a surtout permis au Hamas de reconstituer son arsenal militaire et cette fois se sont des missiles capables d’atteindre Tel Aviv qui viennent s’ajouter aux traditionnels obus de mortier et roquettes ; tertio,les tunnels creusés sous la frontière avec l'Egypte servent précisément à introduire roquettes, obus et missiles dans la Bande de Gaza ; à cet égard il faut noter que l’Egypte a tout récemment décidé de construire une barrière souterraine pour mettre fin au trafic des tunnels à sa frontière avec la bande de Gaza).

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« Ceux-ci (les tunnels creusés sous la frontière avec l'Egypte) permettent à la population gazaouie de survivre, et au Hamas de se réarmer » (Note de Michel Garroté : ce qui permet à la population gazaouie de survivre et même de vivre, c’est le combustible fourni par Israël et la nourriture qu’Israël laisse passer aux points de contrôle avec Gaza ; il est tout de même surprenant que l’on fasse systématiquement croire à l’opinion publique que les Israéliens laissent mourir de faim les Gazaouis).

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« Les militaires israéliens estiment que les tirs sporadiques de roquettes n'émanent pas du Hamas, mais de mouvements comme le Djihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), voire de groupuscules radicaux d'obédience salafiste. Cette quasi-trêve permet au Hamas de reconstituer son potentiel militaire, et de laisser souffler une population durement éprouvée. Mais elle constitue un terreau politique pour la surenchère extrémiste : l'idée selon laquelle, en abandonnant provisoirement la lutte armée, le Hamas "collabore" avec l'"ennemi sioniste", fait son chemin dans les esprits. Le Hamas n'hésite pas à déclencher une féroce répression lorsque ces groupuscules remettent en cause son autorité, mais, d'un autre côté, il les ménage en leur laissant un espace de liberté » (Note de Michel Garroté : dans ce cas, inutile de se lancer dans des circonlocutions alambiquées ; ce sont les potentats claniques affiliés au Hamas qui contrôlent la bande de Gaza ; les tirs de roquettes émanent d’une kyrielle de mouvements aux noms divers et variés ; mais d’une façon ou d’une autre, en tirant des roquettes sur les populations civiles d’Israël, ces mouvements rendent service au Hamas qui n’a pas renoncé à sa volonté d’anéantir le peuple israélien).

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« D'autant qu'une menace nouvelle se profile à l'horizon. Israël poursuit une stratégie d'isolement croissant de la bande de Gaza, tant sur le plan politique qu'économique. Le nombre des malades et des étudiants qui peuvent sortir est réduit à la portion congrue, et, depuis l'opération "Plomb durci", les hauts diplomates étrangers se voient refuser l'entrée dans le territoire palestinien : les ministres des affaires étrangères canadien, français et turc en ont fait l'expérience. Israël autorise l'aide humanitaire, mais interdit l'importation de matériaux de construction : cet étranglement rend encore plus vital pour le Hamas le lien stratégique avec l'Egypte » (Note de Michel Garroté : Le Monde a mentionné, plus haut, la détermination des deux parties d'en découdre à nouveau ; dès lors, l’on ne comprend pas pourquoi Le Monde déplore qu’Israël empêche la construction de places fortes et de bunkers à Gaza ; et l’on ne comprend pas pourquoi Le Monde déplore qu’Israël veuille décourager des diplomates toujours complaisants envers les terroristes du Hamas venir jeter de l’huile sur le feu et ajouter leur grain de sel en se rendant dans la bande de Gaza ; quant à la situation humanitaire des gazaouis, si Le Monde disait vrai, les gazaouis seraient tous morts de faim et de maladie depuis des lustres, vu que le blocus tant décrié dure depuis des années).

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« Or Le Caire change d'attitude, poursuit Le Monde. Avec l'aide de techniciens américains, les autorités égyptiennes ont entrepris la construction d'une barrière d'acier souterraine, censée asphyxier l'"économie des tunnels" » (Note de Michel Garroté : notez l’objectivité du Monde ; d’abord, c’est avec l’aide de techniciens américains, qui comme chacun sait, sont tous d’affreux sionistes ; ensuite, c’est pour asphyxier, donc tuer, l’économie gazaouie ; alors qu’il s’agit de mettre fin une fois pour toutes au satané trafic d’armes qui fait de Gaza un Emirat maffieux, un Califat terroriste : le Hamastan).

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« Le Hamas a protesté contre une telle décision, peu compatible avec la solidarité arabe officiellement affichée face à l'Etat juif : plusieurs centaines de Palestiniens ont manifesté, et des militants du Hamas ont ouvert le feu sur des gardes-frontières égyptiens » (Note de Michel Garroté : plusieurs centaines de Palestiniens ont manifesté ? Ce n’est rien ; car ils sont 1,4 millions dans la bande de Gaza).

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« L'Egypte affirme qu'elle se doit de faire face aux "menaces pour sa sécurité nationale", une façon d'indiquer que les liens de plus en plus étroits entre le Hamas et les Frères musulmans égyptiens (dont le Hamas est, historiquement, un avatar) représentent une menace de contagion islamique dangereuse pour le régime du président Hosni Moubarak. Celui-ci doit cependant agir avec mesure : une confrontation ouverte renforcerait l'impression que Le Caire se fait l'allié d'Israël contre le Hamas » (Note de Michel Garroté : autrement dit, les musulmans présumés modérés ne peuvent se distancer des musulmans certifiés allumés, sous peine de passer pour un allié de l’Etat pestiféré par excellence : Israël).

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« Le 14 décembre, le Mouvement de la résistance islamique a célébré son vingt-deuxième anniversaire par une mobilisation impressionnante de quelque 100’000 personnes dans les rues de Gaza City » (Note de Michel Garroté : autrement dit le Hamas et le Mouvement de la résistance islamique, c’est kif kif bourricot).

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« Si Khaled Meschaal, son chef politique, est reçu avec égards par le président iranien, l'aide militaire et financière de l'Iran et de la Syrie dont bénéficie le Hamas pourrait se tarir si la frontière avec l'Egypte devenait infranchissable » (Note de Michel Garroté : phrase incompréhensible ; le terroriste Khaled Meschaal ne pourrait plus opérer normalement si la frontière avec l'Egypte devenait « infranchissable » pour les armes iraniennes ; et alors ? Où est le problème ?).

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« Les militaires israéliens affirment que le mouvement palestinien a reconstitué son potentiel militaire, qui inclurait désormais des roquettes capables d'atteindre Tel-Aviv » (Note de Michel Garroté : ça y est, Le Monde aborde enfin le seul vrai problème ; que de blabla avant d’en arriver là…). « Tout se passe comme si le gouvernement du Premier ministre Benyamin Nétanyahou voulait convaincre la population israélienne de l'inéluctabilité d'une nouvelle guerre avec le Hamas » (Note de Michel Garroté : comme s’il voulait convaincre ? Mais les Israéliens sont déjà convaincus depuis belle lurette ! Le Hamas veut anéantir le peuple israélien en collaboration avec le Hezbollah et les ayatollahs intégristes iraniens. L’immense majorité des Israéliens en est consciente depuis des années).

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« Tzipi Livni, chef de file de l'opposition, soulignait récemment que le conflit de l'hiver dernier, qui a provoqué la mort de 1’400 Palestiniens et de 13 Israéliens, a permis à Israël de restaurer sa capacité de dissuasion, mise à mal lors de la guerre du Liban de l'été 2006 » (Note de Michel Garroté : Tzipi Livni, chef de file de l'opposition, était membre du gouvernement qui a initié l’opération "Plomb durci" sans pour autant "finir le job" de cette même opération ; dès lors, son avis n’est guère crédible ; quant au nombre de morts, Le Monde parle de « 1’400 Palestiniens » ; c’est le chiffre avancé par les terroristes maffieux du Hamas…).

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« M. Nétanyahou paraît déterminé à ne pas lever la punition collective infligée à la population de Gaza, avec le calcul, sans doute vain, de provoquer un sursaut hostile à la direction du mouvement islamiste » (Note de Michel Garroté : encore une formule biscornue ; il n’y a pas de « punition collective » et l’utilisation de cette formule à mauvais escient me dégoûte car elle sous-entend que les civils juifs israéliens n’avaient qu’à continuer de recevoir des roquettes sur la tête sans broncher ; quant au « sursaut hostile à la direction du mouvement islamiste », sursaut palestinien s’entend, désolé, mais à part la liquidation totale du terrorisme hamassoïde par les forces de défense israéliennes, je ne vois pas d’autre méthode).

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« Officiellement, Israël se refuse à discuter avec une "organisation terroriste" » (Note de Michel Garroté : que viennent faire ici ces guillemets ? Le Monde n’a-t-il toujours pas lu la Charte du Hamas ? Un mouvement qui veut anéantir le peuple israélien n’est-il pas terroriste par excellence ?).

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« Cette profession de foi a perdu toute crédibilité avec les négociations en cours pour la libération du soldat Gilat Shalit » (Note de Michel Garroté : ah oui, Israël négocie la libération de Gilat Shalit et donc le Hamas n’est plus terroriste). « Rien ne s'opposerait donc à l'ouverture de pourparlers politiques, et à la levée du blocus » (Note de Michel Garroté : décidément c’est une obsession, cette fixette sur des négociations avec le Hamas et cette lubie à propos d’un blocus qui - faut-il le répéter cent fois ? - n’est que partiel, sans quoi les Gazaouis serait tous morts de faim depuis des années).

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« Rien, sinon la volonté d'Israël d'anéantir la menace que constitue pour lui le Hamas » (Note de Michel Garroté : ils sont quand même marrants les gars du Monde ; la volonté d’Israël d’anéantir le groupe terroriste Hamas qui veut anéantir le peuple israélien, devrait-on plutôt écrire, pour être précis ; est-il donc illicite d’anéantir des terroristes psychopathes qui veulent anéantir tout un peuple ?). « Un accord pour la libération du jeune militaire se traduirait par celle de centaines de prisonniers palestiniens » (Note de Michel Garroté : prisonniers injustement détenus pour avoir lancé des pois chiches sur Israël je suppose), « et le renforcement politique du Hamas » (Note de Michel Garroté : ah bon ? Mais alors, ce ne sont pas de simples lanceurs de pois chiches, les prisonniers ?).

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« Un bon prétexte » (Note de Michel Garroté : « bon prétexte » ; non mais qu’est-ce que ça peut être agaçant de lire Le Monde ; allez, je vous dis le fond de ma pensée : que Tsahal réduise en miettes les infrastructures du Hamas et qu’il en profite pour libérer Shalit ; puisque de toute façon Le Monde et Consorts considèrent les hammassoïdes comme des victimes et les Israéliens comme des machiavéliques, à quoi bon perdre du temps) « pour "finir le job" de l'opération "Plomb durci" » (Fin des extraits de l’article du Monde et par conséquent fin de mes commentaires entre parenthèses).

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samedi 26 décembre 2009

L'Octave de Noël en Terre d'Islam

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Michel Garroté
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Samedi 26 décembre 2009 – 9 Tevet 5770
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Très bon dossier dans Le Figaro sur les chrétiens persécutés dans le monde (extraits) : Plus de cent millions de chrétiens (…) vont vivre en effet un Noël sous contraintes. Sans oublier que ce calcul ne retient que les pays où la restriction de liberté est visible avec son cortège de brimades publiques, d'emprisonnements ou de violences, à cause de la foi chrétienne. Il n'intègre pas des pays comme l'Arabie saoudite où toute célébration chrétienne est purement et simplement interdite et où bon nombre d'expatriés, philippins notamment, célèbre un Noël clandestin (fin des extraits du dossier du Figaro).
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Autrement dit le nombre de chrétiens persécutés dépasse largement les cent millions susmentionnés. La situation des chrétiens est particulièrement dure dans les pays musulmans où elle ne cesse d’ailleurs de se dégrader tandis que nos dirigeants occidentaux se montrent toujours plus complaisants à l’égard des revendications mahométanes en Europe.
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Une triste réalité rappelée dans l’excellent hebdomadaire Valeurs Actuelles (extraits) : Au Soudan, si les habitants des régions du Nord sont soumis à la charia, ceux du Sud, chrétiens ou animistes, bénéficient en principe de la liberté religieuse. Mais ils subissent des persécutions dont le récit suscite la stupeur : Le 13 août, des rebelles sont entrés dans l’église de ma paroisse pour prendre plusieurs fidèles en otages. Au cours de leur fuite dans la forêt, ils ont tué sept d’entre eux. Ils les ont crucifiés à des arbres, a raconté sur Radio Vatican Mgr Kussala, évêque du diocèse de Tombura Yambio. (...) Quant à la Syrie, poursuit Mgr Brizard, c’est une dictature qui tient comme un couvercle sur la Cocotte-Minute. Mais au moins, les chrétiens n’y sont pas victimes d’ostracisme.
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Ce qui n’est pas le cas ailleurs, en Irak bien sûr, mais aussi en Égypte, un pays qui m’inquiète beaucoup. (...) en Égypte, nous nous sommes presque habitués à voir nos églises brûler, nos femmes être forcées à se convertir à l’islam, a déclaré le père Athanasios Henein. (...) Force est de constater que la situation des chrétiens en terre d’islam se détériore rapidement, y compris dans les États prétendument laïcs comme la Turquie. Ils (les chrétiens) représentaient près du quart de la population turque au début du XXe siècle, ils seraient aujourd’hui moins de 100’000, en bute à d’incessantes tracasseries. (...) En Algérie, dont la Constitution garantit théoriquement le respect des croyances, les musulmans convertis au christianisme sont exclus des emplois publics. Le gouvernement s’inquiète du nombre croissant de conversions.
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(...) Même en Indonésie, souvent présentée comme un modèle de tolérance, la situation peut tourner à l’affrontement (Note de Michel Garroté : l’Indonésie est le principal pays musulman de la planète avec plus de 200 millions d’habitants). (...) Au Pakistan (…) les chrétiens appartiennent pour la plupart à la caste des intouchables, ce qui accroît l’ostracisme dont ils souffrent (Note de Michel Garroté : et dans les zones contrôlées par les talibans les chrétiens sont livrés aux massacres). Au Soudan (Note de Michel Garroté : qui avant de génocider le Darfour avait déjà génocidé les chrétiens du Sud dans l’indifférence générale), les affrontements recouvrent des différends ethniques séculaires entre le Nord, arabo-musulman, et le Sud, où vivent des populations noires, animistes ou chrétiennes, qui ont longtemps été réduites en esclavage par celles du Nord (fin des extraits de l’article de Valeurs Actuelles).
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mercredi 23 décembre 2009

Pie XII - Le Saint-Siège tente une explication

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Pie XII – Le Saint-Siège tente une explication

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Michel Garroté

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Mercredi 23 décembre 2009 – 6 Tevet 5770

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Comme c’est amusant. Avant-hier, je me suis permis de signaler - par écrit - qu’il serait bon de pouvoir étudier l’ensemble des archives, avant d’ouvrir le procès en béatification de Pie XII. Or, le Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, le Père Federico Lombardi, fait part, aujourd’hui, d’une note, réactive, concernant la signature du décret sur les vertus héroïques de Pie XII ; et concernant, aussi, à la fin de la dite note, les archives ad hoc. Il eut été judicieux de faire ces précisions avant et non pas après les réactions - pourtant prévisibles - au décret.

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Une fois de plus, la bureaucratie vaticane révèle son manque de coordination interne et son incapacité à anticiper les réactions. Depuis l’affaire Williamson, rien de concret et de sérieux n’a été fait pour améliorer réellement la communication vaticane en dépit des promesses en la matière. Et par conséquent, je me permets de réitérer ce que j’ai déjà écrit récemment - de façon plus détaillée - dans un autre article : il faut au Vatican un responsable de la communication qui, au plan fonctionnel, dépende directement du Pape, tout en étant, au plan administratif, intégré dans une Congrégation romaine.

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Extraits de la note susmentionnée : La signature par le Pape du décret sur les vertus héroïques de Pie XII a suscité diverses réactions dans le monde juif, probablement car il s'agit d'une signature dont le sens est clair pour l'Eglise catholique et les experts en la matière, mais qui mérite quelque explication pour un public plus large, en particulier les juifs, très sensibles, de façon compréhensible, à cette période historique de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste. Lorsqu'un Pape signe un décret sur les vertus héroïques d'un Serviteur de Dieu il confirme l'évaluation positive que la Congrégation pour les causes des saints a déjà votée.

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Naturellement, dans cette évaluation, les circonstances dans lesquelles la personne a vécu sont prises en compte. Un examen attentif d'un point de vue historique est ensuite nécessaire, mais l'évaluation se réfère essentiellement au témoignage de vie chrétienne donnée par cette personne (sa relation intense avec Dieu et sa recherche perpétuelle de la perfection évangélique) et non à l'évaluation de la portée historique de toutes ses décisions (Note de Michel Garroté : cette allégation me semble maladroite et j’y reviendrai un autre jour). (…) Ainsi, elle n'entend donc pas limiter au minimum la discussion autour des choix concrets faits par Pie XII dans la situation dans laquelle il se trouvait (Note de Michel Garroté : cette deuxième allégation, elle aussi, me semble maladroite et j’y reviendrai un autre jour). Pour sa part, l'Eglise affirme qu'ils ont été pris dans la seule intention d'accomplir au mieux le service de très haute et importante responsabilité du Pape (Note de Michel Garroté : cette allégation contredit partiellement les deux allégations précédentes et j’y reviendrai un autre jour).

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Ainsi, l'attention et la préoccupation de Pie XII pour le sort des juifs, qui ont certainement été prises en compte pour l'évaluation de ses vertus, ont été largement témoignées et reconnues même par de nombreux juifs.-C'est pourquoi, la recherche et l'évaluation des historiens dans leur domaine spécifique, reste ouverte. Et dans le cas présent, on comprend la demande d'ouverture de toutes les possibilités de recherches sur les documents. Pour l'ouverture complète des archives, comme il a été dit plusieurs fois déjà, il faut d'abord procéder à la mise en ordre et au classement d'une masse énorme de documents qui demande techniquement un délai de quelques années encore (Note de Michel Garroté : ce qui, sauf votre respect, confirme ce que j’ai écrit avant-hier, à savoir qu’une fois classés, d’ici cinq ans peut-être, il faudra étudier ces documents, ce qui prendra encore cinq ans au minimum).

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mardi 22 décembre 2009

Pourquoi je défends Israël

Pourquoi je défends Israël


Michel Garroté


Mercredi 23 décembre 2009 – 6 Tevet 5770


Si j’ai bien compris, nous sortons à peine de la Hanukka et nous entrons tout bientôt dans la Nativité. A cet égard, je suis parfois surpris de constater que certains chrétiens se concentrent sur leur propre calendrier liturgique sans réaliser pour autant que la notion chrétienne du temps est une notion juive devenue notion judéo-chrétienne. Pour les chrétiens, qu’ils le veuillent ou non, le temps (en hébreu : sman) en général et le millénaire en particulier sont des notions d’origine juive. 2'000 ans avant la Thora. 2'000 ans pour la Thora. 2'000 ans après la destruction. 1'000 ans de Royaume de la Paix de Dieu (cf. Ludwig Schneider, Israël Heute, décembre 2009, p. 17). La Hannuka dure huit jours. L’octave de la Nativité, comme son nom l’indique, dure aussi huit jours. On peut toujours me rétorquer qu’il y a le calendrier du temps d’Alexandre le Grand et le calendrier de Saint Grégoire. Cela ne change rien au fait que le calendrier liturgique chrétien s’inspire de la notion juive du temps. Ainsi, la description du temps de la venue du Messie figure certes dans Matthieu 24, 37-38 et dans la Première Lettre de Saint Paul à Timothée 1. 4,3. Mais cette description figure aussi dans Sanh. 97a (cf. Ludwig Schneider, Israël Heute, décembre 2009, p. 29).


Et quand j'écris ici sur la venue du Messie décrite par Saint Matthieu et Saint Paul, il s'agit bien entendu de sa venue en gloire à la fin des temps, et non pas, des 33 ans qu'il a passé sur terre il y a deux milles ans. C'est donc dans ce sens là que je mets les deux évangélistes en concordance avec Sanh. 97a. Le temps de la venue du Messie est un temps eschatologique au sens judéo-chrétien du terme et il s'agit là d'une anthropologie qui concerne et les Juifs, et les peuples des Nations, et donc l'humanité entière. Dans cette perspective eschatologique et anthropologique, il ne nous appartient pas de juger par anticipation qui sera prêt et qui ne le sera la pas, qui sera converti et qui ne le sera pas. Abraham et Moïse sont déjà dans la demeure du Père aux côtés des saintes et des saints, chose dont l'Eglise catholique n'a jamais douté.


Pour relier tout cela à Israël – c’est le sujet énoncé dans le titre du présent article – je suis souvent surpris de constater que nombre de chrétiens ne voient pas, dans le temps d’Israël qui s’écoule, un signe évident de la présence de Dieu. Lors de la guerre d’indépendance, les Juifs Israéliens ont remporté la victoire alors qu’ils combattaient les forces mahométanes à 1 contre 310. En 1967, ils ont mis seulement six jours, face aux forces mahométanes venues anéantir Israël et son peuple, pour récupérer les terres bibliques de Judée et de Samarie, la vieille ville de Jérusalem et la place du Temple. Après avoir prié chaque année pendant 2'000 ans, les Juifs sont retournés à Sion.


La négation du temps favorable aux Juifs va de pair avec la négation de l’espace dévolu aux Juifs. Cet automne, nous avons eu une preuve supplémentaire que les mahométans ne veulent accorder aucune place, aucun centimètre carré, aux Juifs Israéliens. Cette preuve, c’est le cargo Francop. Battant pavillon de Antigua dans les Caraïbes, propriété de la société allemande Gerd Bartels, à Neu Wulmstorf, près de Hambourg, charté par la société United Feeder Services, à Limassol, à Chypre, ce cargo transportait 36 containers d’armements prorpiétés de la société iranienne Islamic Republic of Iran Shipping Lines Group. Cachés derrière des sacs de farine, la cargo transportait, à destination du grouipe terroriste libanais Hezbollah 500 tonnes d’armement, concrètement, 3’000 roquettes Katiucha 122 millimètres, des obus de mortier 60 millimètres et des quantités de munitions pour Kalachnikov.


Mais les démocraties occidentales ne se sont pas alarmées du chargement du cargo Francop. Elles étaient trop occupées avec le rapport Goldstone sur Gaza, une initiative venue du monde mahométan. A l’ONU, 144 pays ont soutenu le rapport, 18 pays ont voté contre (dont cinq sont membres de l’Union européenne), 44 pays se sont abstenus et 17 pays n’ont pas participé au vote.


Même cirque à propos des communautés israéliennes de Judée, de Samarie et de Jérusalem. Même cirque à propos de ce que l’on surnomme des « colonies juives », tandis que l’Autorité Palestinienne délivre des permis de construire à Jérusalem dans sa partie orientale. Partie orientale dont les habitants mahométans bénéficient des prestations sociales de l’Etat d’Israël et enseignants mahométans rémunérés par le Ministère israélien de l’Education. Cerise sur la gâteau, des palestiniens de Jérusalem adhèrent à des cellules du mouvement terroriste Hamas dans l’indifférence générale du côté des démocraties occidentales.


A propos des archives du pontificat de Pie XII, sujet qui vient de refaire surface et sur lequel je me suis déjà exprimé, je tombe aujourd’hui mardi 22 décembre 2009 sur une photo prise au « Nürenberger Reichstag » de l’année 1933. Et j’y aperçois très distinctement Adolf Hitler serrant la main de Mgr Müller et du Père Abt Schachleitner. Quand je vous disais que les archives ne sont pas encore toutes disponibles…

lundi 21 décembre 2009

Le spectre de Pie XII va-t-il hanter les Fêtes ?

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Michel Garroté

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Lundi 21 décembre 2009

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Benoît XVI a autorisé samedi 19 décembre 2009 la publication de décrets reconnaissant les vertus héroïques de Jean-Paul II, pape (1920 - 2005), Pie XII, pape (1876 - 1958), Louis Brisson, prêtre (1817 - 1908), Giuseppe Quadrio, prêtre (1921 - 1963), Mary Ward, religieuse (1585 - 1645), Antonia Maria Verna, religieuse (1773 - 1838), Maria Chiara Serafina di Gesù Farolfi, religieuse (1853 - 1917), Enrica Alfieri, religieuse (1891 - 1951), Giunio Tinarelli, laïc membre de l'Union des Ouvriers de la Croix (1912 - 1956). L’éventualité de l’ouverture d’un procès en béatification est ainsi devenue une chose possible pour deux papes, Jean-Paul II et Pie XII.

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A cet égard, Jean-Marie Guénois, dans le Figaro du Lundi 21 décembre 2009, écrit notamment (extraits commentés par mes soins) : « Avant d'être élu pape (…) il signe en 1933 un concordat avec l'Allemagne avec un certain Adolf Hitler. Il proteste d'ailleurs à 55 reprises entre 1933 et 1939 contre la non application par Hitler du concordat et participera à la rédaction de l'encyclique ‘Mit brennender Sorge’ qui condamne le nazisme en 1937 (…) une fois élu pape, il (…) dénonce (…) sur Radio Vatican la ‘destination à la mort’ de centaine de milliers de personnes en raison ‘de leur lignage’ (déclaration faite à Noël 1942). Mais n'intervient pas, en 1943, lors des déportations de juifs romains. Il tentera toutefois d'aider la communauté juive à Rome et facilitera des filières vers l'Amérique Latine ou des pays neutres. Golda Meïr (…) saluera son action en 1958 mais une pièce de théâtre, ‘Le Vicaire’ en 1963, lance la polémique sur les «silences de Pie XII» (Note de Michel Garroté : soi-disant pièce de théâtre concoctée par les services secrets d’Europe de l’Est et abondamment véhiculée par les idiots utiles de gauche et d’extrême gauche en Europe de l’Ouest, y compris par le réalisateur gauchiste de films de science fiction Costa Gravas). « Créant ainsi une légende noire autour de ce diplomate devenu pape à une heure complexe de l'histoire. (…) ».

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Jean-Marie Guénois poursuit : « Tout le monde pensait dans les milieux les mieux informés que Benoît XVI avait reporté sine die, il y a un an , le projet de béatifier Pie XII. La controverse historique était telle sur l'attitude de ce pape face à la Shoah que Benoît XVI avait demandé un examen complémentaire avant de se prononcer sur cette cause. Ce qui est dans son droit souverain de Pape. Il n'est pas lié par le vote - unanime dans le cas de Pie XII - de la commission de cardinaux chargée d'évaluer les dossiers de béatification. C'est, de fait, après une année de réflexion que Benoît XVI a autorisé, samedi, la publication du ‘décret des vertus héroïques’ de Pie XII qui ouvre la voie à la béatification. Pourquoi une annonce commune avec la béatification de Jean-Paul II ? Jean-Paul II figure, comme prévu, dans la liste publiée samedi par le Vatican, mais les noms d'Eugenio Pacelli, futur Pie XII, et de Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II, se succèdent parmi vingt et un autres. Ce qui laisse penser que la béatification de Jean-Paul II qui, elle, fait l'objet d'un consensus pourrait servir à ‘faire passer’ celle, controversée, de Pie XII. Cette méthode avait été utilisée par le Vatican en septembre 2000 pour Pie IX, pape réputé ‘antimoderniste’ béatifié le même jour que Jean XXIII, pape qualifié de ‘moderniste’ pour avoir convoqué le Concile Vatican II ».

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Jean-Marie Guénois ajoute : « Interrogé, dimanche, par Le Figaro, le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, affirme ‘qu'aucun élément ne permet de penser que les béatifications de Jean-Paul II et de Pie XII se feront ensemble. Chacune doit suivre une procédure particulière’. L'attitude de l'ancien pape face au nazisme et à la Shoah est critiquée par les juifs et débattue par les historiens » (Note de Michel Garroté : il serait plus exact et plus correct de dire que la béatification de Pie XII est soutenue par certains Juifs et par certains historiens ; mais critiquée par d’autres Juifs et par d’autres historiens ; autrement dit, le débat contradictoire à lieu, aussi, entre Juifs ; j’en donne des exemples plus loin dans le présent texte). « (…) Il est vrai qu'après les vertus héroïques, l'étape nécessaire avant la béatification est celle de la reconnaissance d'un miracle. On laisse entendre, au Vatican, que la procédure visant Jean-Paul II est, de ce point de vue, plus avancée que celle de Pie XII. Certains s'étonnent toutefois de cette annonce commune, d'autant que le procès de béatification de Pie XII - ouvert sous le pontificat de Paul VI - avait été littéralement ‘gelé’ pendant les vingt-six années et demie du pontificat de Jean-Paul II. Ce dossier est réapparu dans les mois qui ont suivi l'élection de Benoît XVI en avril 2005 ».

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Jean-Marie Guénois continue : « Les historiens de tous bords ont dépassé un double simplisme : celui du ‘silence’ de Pie XII face à la Shoah (…) et celui, opposé, de la protection effectivement apportée par Pie XII à des réfugiés juifs à Rome et publiquement saluée par des personnalités juives après la guerre. Mais le dossier, fort instruit aujourd'hui, reste d'une complexité rare. Dès 1963, Paul VI avait demandé à une commission de jésuites de publier les archives de la période de la guerre (onze volumes) pour tenter d'y voir clair. Beaucoup d'historiens attendent encore l'ouverture des archives de tout le pontificat de Pie XII (mars 1939 - octobre 1958, soit 6 millions de documents) qui devrait être effective dans moins de cinq ans pour répondre avec la précision scientifique requise à la question de l'attitude de ce pape pendant la guerre ».

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Jean-Marie Guénois conclut : « Le contexte de cette annonce de béatification reste de toute façon polémique. Elle arrive, pour ne citer qu'un exemple, après l'affaire Williamson, l'évêque intégriste et négationniste de la Shoah, dont Benoît XVI a levé l'excommunication en janvier 2009. Depuis un demi-siècle, la question de Pie XII est sans doute le dossier le plus sensible des relations entre l'Église catholique et le judaïsme. Loin d'être un sujet de connaissance historique, il a acquis le statut - et le poids - d'un symbole ». (Fin des extraits, commentés par mes soins, de l’article de Jean-Marie Guénois paru dans le Figaro).

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Quant à moi, j’aimerais ajouter ci-après, en guise de conclusion, quelques commentaires personnels. Les archives vaticanes de la période de la seconde Guerre mondiale comportent onze volumes et les archives vaticanes du pontificat de Pieu XII, de mars 1939 à octobre 1958, comportent, quant à elles, 6 millions de documents qui devraient tous être dûment triés et classés par thèmes dans cinq ans. Jean-Marie Guénois dans le Figaro écrit que l'ouverture des archives devrait être effective dans moins de cinq ans pour répondre avec la précision scientifique requise à la question de l'attitude de ce pape pendant la guerre.

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Je ne suis pas de cet avis. Je suis d’avis que les six millions de documents du pontificat et les onze volumes de la guerre seront triés, classés, et donc accessibles, au plus tôt dans cinq ans, soit en 2014. C’est à ce moment là et pas avant que les historiens pourront étudier les six millions de documents et les onze volumes susmentionnés. Ce travail d’étude, même en mobilisant beaucoup d’historiens à plein temps, prendrait, lui aussi, cinq ans au minimum, ce qui nous mène à 2019. En clair, d’un point de vue historique et non pas théologique, j’aurais donc préféré que l’on publie d’abord un ouvrage fondé et documenté, en 2019. Et ensuite seulement, soit à partir de 2019, un décret (ou pas de décret) sur les vertus héroïques de Pie XII, vertus confirmées (ou infirmées, auquel cas, pas de décret…) par l’ouvrage historique.

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Il est un fait que Pie XII a contribué à la rédaction des encycliques de Pie XI condamnant le communisme (Divini Redemptoris) et condamnant le nazisme (Mit brennender Sorge). Il est un fait que Pie II protégea la communauté juive de Rome et aida par la même occasion le Grand Rabbin Eugenio Zolli. Il est un fait que hommage a été rendu à Pie XII par le Premier ministre d’Israël Golda Meïr. Il est un fait que le Rabbin américain David Dalin a défendu et défend encore la mémoire de Pie XII. Il est un fait que l’association américaine de dialogue interreligieux Pave the Way a produit des documents et des témoignages favorables à Pie XII. Hier dimanche 20 décembre, deux personnalités juives, Charles Dalger et Alexandre Luszczanowski ont déploré les réactions hostiles (du CRIF) à la récente décision de Benoît XVI.

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Cela dit, pour ce qui me concerne, je persiste et je signe : d’abord et avant toute chose les historiens doivent pouvoir étudier à fond toutes les archives. J’espère que l’ouverture du procès en béatification de Pie XII débutera le plus tard possible et que le procès lui-même durera le plus longtemps possible, disons, rien de définitif avant 2019…

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Michel Garroté

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vendredi 18 décembre 2009

La Shoah volée par un collectionneur ?

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Michel Garroté

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Aujourd’hui vendredi 18 décembre 2009, à propos de l'inscription métallique "Arbeit macht frei" ornant le portail d'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz, Reuters, dans une dépêche, écrit : « Des inconnus ont dérobé vendredi l'inscription métallique "Arbeit macht frei" (Le travail rend libre) ornant le portail d'entrée de l'ancien camp nazi d'extermination d'Auschwitz, dans le sud de la Pologne. "En tout début de matinée, les vigiles chargés de surveiller le site ont remarqué l'absence du panneau", a raconté à Reuters Jaroslaw Mensfelt, porte-parole de l'ancien camp transformé aujourd'hui en musée », poursuit Reuters.

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Je ne suis pas expert en Shoah. Mais je suis étonné de lire sur Reuters que « l’ancien camp » a été transformé en « musée ». Et je compte sur les lectrices et les lecteurs mieux informés que moi pour nous éclairer sur cette formulation minimaliste. Du reste, j’ai lu dans une dépêche AFP que la piste du collectionneur est privilégiée, une allégation qui - elle aussi - va dans le sens minimaliste du « musée ».

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Reuters ajoute : « "Nous avons immédiatement prévenu la police". Cette dernière est en train d'analyser les images des nombreuses caméras de surveillance installées sur le site. Yad Vashem, le mémorial de la Shoah installé à Jérusalem, a qualifié ce vol, dont on ignore tout des auteurs et de leurs mobiles, d'"attaque contre la mémoire de l'Holocauste". "Ce n'est pas seulement un vol, mais un acte de profanation abominable dans un lieu où plus d'un million de personnes ont été assassinées (...). C'est vraiment un acte révoltant", a ajouté Jaroslaw Mensfelt. A Jérusalem, Avner Shalev, président de Yad Vashem, a déclaré : "Bien que nous ignorions l'identité des voleurs, le vol d'un objet aussi symbolique constitue une agression contre la mémoire de la Shoah ainsi qu'une escalade de la part de ces éléments qui souhaiteraient revenir à des jours sombres pour nous". Des centaines de milliers de visiteurs se recueillent chaque année à Auschwitz, qui symbolise la persécution nazie des juifs et des tsiganes », conclut Reuters.

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Je ne voudrais surtout pas passer pour un pinailleur, mais écrire, comme le fait Reuters, « Auschwitz, qui symbolise la persécution nazie des juifs et des tsiganes », cela réduit Auschwitz au « symbole » d’une « persécution ». Or, il ne s’agit pas d’un symbole ou d’un lieu symbolique. Et il ne s’agit pas d’une persécution, mais d’une extermination. Là aussi, je laisse les lectrices et les lecteurs mieux informés que moi nous éclairer sur cette formulation. Enfin, pour conclure, je m’étonne que le jour même du vol, l’AFP, sans précision aucune, affirme que la piste du collectionneur est privilégiée. On voudrait minimiser tout cela qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Si moi qui ne suis ni Juif ni fils de déporté je réagis ainsi, alors je suppose que ceux qui sont directement victimes ou fils de victimes de la Shoah ont dû ressentir le même malaise que moi en beaucoup plus fort. Ou alors c’est moi qui pinaille et si tel est le cas je m’en excuse. Nous sommes vendredi après-midi. Shabbat Shalom aux uns et bon Dimanche aux autres.

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Roumanie - Il y a 20 ans, la chute du communisme

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Michel Garroté
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Avec le KGB soviétique et la Stasi est-allemande, la Securitate roumaine faisait partie des trois organes de répression les plus féroces du bloc communiste. Et ces jours-ci, l’on fait mémoire de la chute du régime totalitaire roumain il y a vingt ans. En effet, en décembre 1989, les héros et martyrs de la révolution anticommuniste roumaine versaient le sang et faisaient chuter Helena et Nicolae Ceausescu. S’il est exact que le procès et l’exécution du couple Ceausescu furent sommaires, il n’en demeure pas moins que ce couple fut monstrueux jusqu’au bout, allant jusqu’à enfermer des enfants handicapés dans d’horribles prisons. En ces journées de mémorial, notre blog ce joint de tout cœur à toutes celles et tous ceux qui célèbrent les justes d’il y a vingt ans et à leurs familles qui, à ce jour, n’ont toujours pas obtenu réparation. L’on peut peut-être pardonner, mais oublier, jamais.
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A cet égard, Alison Mutler, dans Canadian Press, écrit notamment, avec un article intitulé « La Roumanie marque le 20e anniversaire de la révolution anticommuniste » (extraits adaptés) : « Au son de chants de Noël et de musique populaire, les Roumains ont rendu hommage mercredi (16 décembre 2009) aux habitants qui descendirent dans les rues de Timisoara il y a tout juste 20 ans et lancèrent la révolution qui renversa la dictature la plus répressive d'Europe. L'insurrection commença le 16 décembre 1989 lorsque les autorités tentèrent de déménager par la force le pasteur Laszlo Toekes d'origine hongroise, vers une paroisse rurale éloignée. En signe de défense, des habitants se rassemblèrent devant sa maison, déclenchant rapidement des affrontements avec les forces de police. Le lendemain, des unités de la police, de l'armée et des services secrets commencèrent à tirer sur les protestataires ».
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« Ce fut le début de six jours d'affrontements qui s'étendirent à Bucarest et conduisirent à la chute du dirigeant communiste Nicolae Ceausescu. Plus de 1’000 personnes furent tuées en Roumanie, dont 118 à Timisoara, dans l'unique soulèvement violent des révolutions qui chassèrent le communisme du pouvoir en Europe de l'Est il y a 20 ans. Mercredi (16 décembre 2009), le maire de Timisoara Gheorghe Ciuhandru a estimé devant un groupe d'anciens révolutionnaires (insurgés contre la dictature communiste) que sa ville située en Transylvanie, près de la frontière avec la Hongrie et la Serbie, devait être fière d'avoir été le point de départ de la révolte. "A ceux qui sont nés libres, je dis que cette révolution a changé les choses", a-t-il lancé. "Nous avons la liberté d'expression, la liberté de mouvement, le droit à la propriété privée". Vingt ans après la chute de Ceausescu et son exécution, la Roumanie demeure cependant marquée par les "mensonges, la manipulation, la haine et une pauvreté généralisée", a déploré M. Ciuhandru, en référence à une profonde récession et à une élection présidentielle contestée. (…) ».
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« L'ancien président Emil Constantinescu, au pouvoir de 1996 à 2000 : "Je suis ici pour ceux qui ont combattu et sont morts pour les idéaux qui ont changé des vies en Roumanie et ont écrit une page d'héroïsme dans l'histoire" du pays, a déclaré M. Constantinescu. "A Timisoara, il y a eu une révolution (anticommuniste) complète et je demeurerai fidèle à ces principes pour le restant de ma vie". L'ambassadeur des Etats-Unis en Roumanie Mark H. Gitenstein a de son côté comparé le pasteur Laszlo Toekes aux héros américains de la défense des droits civiques - Martin Luther King Jr. et Rosa Parks - exhortant les Roumains à mettre en oeuvre de nouvelles réformes en faveur de la démocratie et de l'économie de marché ».
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« Nicolae Ceausescu et son épouse Elena furent exécutés après un procès sommaire le jour de Noël. Le règne du dictateur fut soutenu par la Securitate, forte d'une armée de quelque 700’000 informateurs, soit environ un Roumain sur 20, chargés de réprimer la dissidence au cours de 25 années de régime. Vers la fin de l'ère Ceaucescu, les Roumains subirent un rationnement sévère (…) alors que le dictateur tentait de régler la dette étrangère du pays. Aujourd'hui, la Roumanie croule encore sous la dette, avec des obligations étrangères s'élevant à quasiment 78 milliards d'euros. Bien qu'il ait rejoint les rangs de l'Union européenne en 2007, le pays demeure profondément marqué par la corruption, englué dans une récession, et paralysé par des affrontements politiques » (Copyright Canadian Press 2009).
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mercredi 16 décembre 2009

L'Ere du cannibalisme sarcophage



L'Ère du cannibalisme sarcophage


Michel Garroté


Mercredi 16 décembre 2009 - 29 Kislev 5770


Le présent article est inhabituellement long et comporte plusieurs citations, longues elles aussi. La première partie du présent article mentionne d'une part, le récent test d'un missile de 2'000 km de portée en Iran ; et d'autre part, l'inquiétude que l'Iran chiite suscite dans six pays sunnites du Golfe. La deuxième partie du présent article cite le Figaro (et à travers lui le Times de Londres) à propos de l'hydrure d'uranium iranien. Une fois de plus, de graves soupçons pèsent d'une part, sur le programme nucléaire iranien ; et d'autre part, sur les ayatollahs intégristes iraniens qui ne cessent de répéter qu'ils veulent rayer le peuple israélien de la carte du Proche Orient et effacer Israël de la page du temps. La troisième partie cite une dépêche de l'Associated Press sur le nouveau « procès » de deux Suisses en Libye, « procès » dénoncé par Amnesty International (qui pour une fois prend la défense de non musulmans en terre d'islam).
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La quatrième partie cite 7sur7.be à propos d'une mosquée belge qui va lancer des appels à la prière avec des hauts parleurs sur ses minarets. Ce qui élargit le débat sur l'identité belge. Hormis les Bruxellois, les Wallons et les Flamands, la Belgique comporte aussi des enclaves mahométanes. En cas de scission, la Belgique devra en tenir compte. La cinquième partie cite riposte laïque à propos de la milice islamique de la mosquée Polonceau en France. Je note que la presse ne s'intéresse pas à cet aspect de l'islam français. Alors que cette même presse, ces dernières années, nous a plusieurs fois prit la tête avec ses théories sur la Ligue de Défense Juive, le Betar et Consorts.
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Pour ce qui me concerne, on ne peut pas et on ne doit pas dissocier, d'une part, ce qui se trame actuellement au Maghreb, au Proche et au Moyen Orient, notamment en Iran et en Libye ; et d'autre part, ce qui se passe en France et en Belgique. Quant au vote suisse contre les minarets, il a, sans le vouloir, initié, sur Internet, un débat sans précédent à propos de l'islam. L'idée du référendum tel qu'il se pratique en Suisse fait peur aux politiciens européens, mais il fait envie aux citoyens européens. Ainsi, un large fossé se creuse, toujours plus, entre d'une part, les élus politiques qui dénoncent « l'islamophobie » ; et d'autre part, une majorité - incontestable et grandissante - de citoyens qui en ont assez qu'on les accuse d'être xénophobes et intolérants, alors qu'actuellement, le seul extrémisme réellement dangereux, se situe du côté mahométan, aussi bien en terre d'islam qu'ici en Europe. On me dit que tout cela s'explique par notre addiction aux hydrocarbures.
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L'argument me convainc, mais il me convainc qu'à moitié. D'abord, car nous avons également une addiction à d'autres matières premières. Et dans ce cadre, ce n'est pas parce que nous importons, par exemple, du café et du cacao que nous cédons sur toutes les revendications - au demeurant inexistantes - animistes, fétichistes et maraboutistes. La seule religion qui comporte actuellement une dimension politique et qui - de ce fait - prend des allures de revanche et de conquête, c'est la religion mahométane. On veut nous interdire de mettre cela par écrit tel que je le fais ici et maintenant. Alors que nous n'avons strictement aucune animosité personnelle envers tel ou tel mahométan en sa qualité de personne humaine. Nous avons longtemps dénoncé le communisme soviétique. Et l'on nous a bêtement taxés d'anticommunistes primaires, systématiques et viscéraux. Mais l'on ne nous a jamais dit pour autant que nous étions « russophobes » ou que nous étions « intolérants » envers la culture slave.
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En revanche, le simple fait de relater, par écrit, ce qui se passe à Téhéran, à Tripoli, aux mosquées de Limbourg, de Genk et de Polonceau, ce simple fait nous transforme, comme par magie, en « islamophobes ». La qualité du débat est devenue franchement médiocre. Les conséquences pourraient en être catastrophiques sur tous les plans et pas seulement sur le plan intellectuel.
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l'Iran a testé avec succès un missile de longue portée, une version améliorée du Sejil 2, capable d'atteindre une cible à 2'000 km de distance. Concrètement, ce missile à deux étages, propulsé au combustible solide, peut donc atteindre Israël et les bases de l'armée américaine dans le Golfe. Et à propos de défense et d'attaque justement, le Conseil de Coopération du Golfe (CCG), qui s'était réuni hier mardi au Koweït, veut créer une force d'intervention d'urgence pour pouvoir parer rapidement à une agression étrangère. Le CCG regroupe Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui réunissent à eux six 45% des réserves pétrolières mondiales.
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Dans le Figaro du 15 décembre on peut notamment lire (extraits) : "Le Times a publié lundi des documents qui prouveraient que l'Iran est en train de finaliser sa bombe atomique. Washington prend l'affaire au sérieux. Que cache vraiment le programme nucléaire iranien ? Au moment où les menaces de sanctions à l'ONU se font plus pressantes, les États-Unis ont annoncé mardi une enquête après un article du Times affirmant que l'Iran étudiait un composant de bombe nucléaire. Un signe que Washington prend au sérieux cette information démentie par Téhéran. Le quotidien britannique s'est procuré un document technique iranien qui pourrait dater de 2007, décrivant un programme sur quatre ans ayant pour objet l'hydrure d'uranium. Selon des experts consultés par le journal, aucun usage civil ou militaire ne justifierait une telle démarche, hormis la fabrication d'une arme nucléaire. Physicien et président de l'Institute for Science and International Security (Isis) basé à Washington, David Albright, cité par le Times, le confirme : «Il n'y a pas d'application civile possible (…) c'est une indication très solide de recherche sur des armements». Selon le Times, l'hydrure d'uranium est également l'élément dont s'est servi le Pakistan pour fabriquer «sa» bombe. Plusieurs agences de renseignement occidentales disposeraient de ce document, qui a également été transmis à l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique.
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S'il était authentifié (la date du document n'est pas confirmée), il serait la preuve que Téhéran a continué de mener un programme pour se doter de l'arme atomique après 2003, malgré ses engagements auprès de la communauté internationale. Le quotidien a également publié un «mémo» daté de décembre 2005 qui identifierait le responsable iranien de l'agence soupçonnée de concevoir ce programme nucléaire clandestin, un certain Mohsen Fakhrizadeh. Dans une lettre aux douze départements de son agence, il s'interroge à mots couverts sur la manière dont doivent être menées des recherches : «La manière la plus appropriée pour obtenir le personnel adéquat est d'employer les personnes travaillant sur les recherches correspondantes dans le passé.» Selon le Times, ce mémo ferait référence aux travaux entrepris par l'Iran pour se doter de la bombe dans les années 90, officiellement interrompus en 2003. «On peut dire avec une grande certitude que les États-Unis vont enquêter sur ces informations», a déclaré mardi le porte-parole du département d'État américain, Philip Crowley, qui n'a pas voulu en dire plus, soulignant que l'administration ne discutait pas avec la presse des «sujets relevant du renseignement». (...) Si ces informations se confirmaient, elles pourraient fournir des arguments à ceux qui estiment qu'il faut durcir le ton face à l'Iran sans tarder. Déjà visée par cinq résolutions du Conseil de sécurité, la République Islamique a annoncé son intention de construire dix sites d'enrichissement supplémentaires" (Le Figaro).
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Associated Press écrit : "Au lendemain de la publication du vote de 57,5% des Suisses contre les minarets, le dictateur libyen menaçait la Suisse et un "nouveau procès" était annoncé contre deux otages suisses innocents retenus en Libye. A ce propos, Associated Press écrit notamment (extraits) : "A quelques jours de leur deuxième procès, les deux Suisses retenus en Libye et leur avocat n'avaient pas encore reçu mardi d'acte d'accusation. Amnesty International a dénoncé de son côté les conditions de ce nouveau procès "inéquitable" qui doit finalement se tenir les 19 et 20 décembre à Tripoli. Max Göldi et Rachid Hamdani "n'avaient pas eu droit à un premier procès équitable, mais à un procès politique", a répété l'organisation de défense des droits de l'homme. Or, le deuxième procès ne se présente pas sous des auspices plus favorables. Sa date vient d'être avancée, alors qu'il devait avoir lieu mardi prochain. En outre, aucune accusation concrète n'a encore été formulée et les deux Suisses ignorent encore ce qui va leur être reproché. Dans un tel cas, ils devraient être immédiatement autorisés à rentrer au pays, a souligné Amnesty".
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"Le droit à un procès équitable figure à l'article 14 du Pacte international sur les droits civils et politiques, dont la Libye est signataire, a rappelé l'ONG. Selon elle, le report de la première procédure judiciaire, qui a eu lieu le 16 novembre dernier, violait déjà les principes inscrits à cet article. Les droits de la défense avaient été entravés de manière inadmissible. Le Pacte précise que l'accusé doit disposer de suffisamment de temps pour préparer sa défense et avoir des contacts avec son avocat. Or, le 16 novembre, Rachid Hamdani et Max Göldi ont été amenés à une audience de tribunal après 50 jours de détention passés à l'isolement et n'ont pas pu être assistés sur place d'un avocat. Leur demande d'avocat avait été refusée. Parallèlement, l'avocat des deux hommes d'affaires n'avait reçu les accusations que quelques jours avant cette audience. Le 30 novembre, il n'avait pas pu présenter les arguments de la défense. Le tribunal avait ensuite condamné les deux hommes à une peine de 16 mois de prison et à une amende".
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"Un recours ayant été déposé, une audience avait été fixée au 22 décembre. Selon Amnesty, des peines de prison ne doivent pas être prononcées lorsque des personnes violent les prescriptions sur le séjour dans un pays. L'organisation demande donc aux autorités libyennes d'annuler les peines de prison prononcées et de classer la deuxième procédure si aucune accusation substantielle n'est apportée. Dans ce cas, les deux Suisses devraient pouvoir retourner immédiatement dans leur pays. Max Göldi, responsable d'ABB en Libye, et Rachid Hamdani, employé par une entreprise de construction, sont retenus à Tripoli depuis le 19 juillet 2008. Ils ont passé dix jours en détention en juillet 2008 et ont été séquestrés durant sept semaines dans un lieu tenu secret en septembre dernier. Leurs déboires ont commencé quatre jours après l'arrestation provisoire pour maltraitance d'Hannibal Kadhafi et de son épouse, qui se trouvaient dans un palace de Genève. Leur séjour prolongé, depuis plus de 500 jours, fait partie des mesures de rétorsion prises par le régime libyen à la suite de l'arrestation du fils Kadhafi" (Associated Press).
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7sur7.be écrit : "Une mosquée belge va lancer des appels à la prière avec des hauts parleurs sur les minarets. L’autorisation va être donnée par un échevin (adjoint au maire) musulman. La mosquée de Beringen veut se munir de haut-parleurs. La mosquée Fatih de Beringen, dans le Limbourg, a demandé l'autorisation aux autorités locales de lancer l'appel à la prière avec des haut-parleurs fixés sur les minarets. Si cette requête suscite la polémique, elle a déjà été acceptée par la ville de Genk, où cette pratique existe depuis plusieurs années. Il y a deux semaines, les citoyens suisses s'étaient prononcés à 57% pour une interdiction des minarets. Selon une enquête, plus de 6 Flamands sur 10 abonderaient en ce sens. La mosquée Fatih à Beringen est l'un des rares lieux de culte islamique en Belgique munie de minarets. Le président de la mosquée Yilmaz Centurk a confirmé que la requête avait bel et bien été introduite. Quant aux autorités communales de Beringen, elles se penchent actuellement sur la demande. "J'espère que le collège échevinal pourra rendre sa décision de manière collégiale encore cette semaine. Jusque-là, j'aimerais ne plus faire de déclaration, bien que vous vous doutiez de ma position", a commenté Selahattin Koçak (sp.a), échevin à Beringen" (lu sur : 7sur7.be).
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Riposte laïque écrit (extraits) : "Comme nous l’avons déjà mentionné, il est dangereux de vouloir exercer ses droits de citoyen français dans l’enclave musulmane de Barbès, dont les rues, chaque vendredi à midi, sont occupées illégalement par des musulmans pour leur prière. Les agressions, verbales voire physiques, de passants par des musulmans des mosquées Myrha et Polonceau ne se comptent plus : parmi les victimes, un journaliste du Parisien, des touristes canadiens, des passants qui essayaient d’emprunter la rue Myrha, d’autres passants qui prenaient des photographies et dont des musulmans ont cassé ou menacé de casser les appareils photos (rue Myrha et Polonceau), et des femmes expulsées sans ménagement pour la simple raison qu’elles étaient en train de regarder les « fidèles » musulmans en train de prier (rue Myrha). Un de nos informateurs nous a indiqué qu’un homme blanc a été interpellé, vendredi 20 novembre 2009, rue des Poissonniers, par des membres de la milice islamique de la mosquée Polonceau, qui croyaient qu’il était en train de filmer : « Vous avez une caméra, là ? On veut pas de photos ici ! »".
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"La semaine suivante, vendredi 27 novembre, sur le boulevard Barbès, au commencement de la rue des Poissonniers, c’est un cameraman, qui tenait à la main, à son côté, une grosse caméra professionnelle, qui a été refoulé manu militari par les miliciens de la mosquée Polonceau : « Vous filmez pas ! On veut pas de ça ici ! ». Ces miliciens islamistes ne se doutaient pas que Maxime Lépante rôdait dans la foule, invisible mais présent, et a pu prendre une photographie de ce cameraman, juste avant qu’il ne soit expulsé : Ce cameraman se trouvait, vendredi 27 novembre 2009, sur le boulevard Barbès, au commencement de la rue des Poissonniers, où il regardait paisiblement les musulmans priant dans la rue. A droite, un membre de la milice musulmane de la mosquée Polonceau, qui vient de remarquer la camera du cameraman, et qui va, dans quelques instants, expulser ce dernier manu militari. La semaine dernière, vendredi 11 décembre, c’est un adhérent parisien de Debout La République (DLR) qui a été agressé rue des Poissonniers, par les miliciens de la mosquée Polonceau, alors qu’il se contentait de filmer les musulmans assis sur leurs tapis de prière".
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"L’auteur de cet article était malheureusement à Clichy, en ce vendredi 11 décembre, pour y filmer des prières musulmanes illégales en pleine rue, et n’a pu être témoin de l’agression contre le courageux membre de Debout La République. Mais celui-ci a réussi à filmer la plus grande partie de l’agression dont il a été victime, et à la mettre en ligne. Les propos que l’on entend dans cette vidéo sont ceux de délinquants qui s’imaginent pouvoir donner des ordres aux citoyens français et plus largement à tous les passants ; qui veulent édicter leur propre loi, au mépris des lois de la République française – des propos comme ceux-ci :« On ne veut pas que vous filmiez ! Point final ! C’est tout ! » – ou encore : « Moi j’vous dis la vérité, [dès que] la prière est finie, j’vous prends votre caméra sans pitié avec de la violence ! ». La nature des propos tenus par les miliciens de la mosquée Polonceau, leur violence, leur répétition, prouve à quel point ces sinistres personnages représentent un danger pour les passants qui s’aventurent dans cette zone que la police nationale leur livre, sur ordre des autorités, chaque vendredi".
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"Après cette agression en règle contre un citoyen qui ne faisait qu’exercer ses droits, l’on ne peut qu’exiger des autorités françaises qu’elles cessent de tolérer ces comportement intolérables, et qu’elles mettent fin, le plus rapidement possible, au comportement criminel des nervis qui ont pris le contrôle de la place publique, qui y font régner leur loi, et qui agressent les passants – et qu’elles mettent fin aux occupations illégales de rues entières du quartier Barbès par des musulmans. Quant à lui, Maxime Lépante continuera à filmer dans les rues du quartier Barbès, malgré les agissements criminels de la milice fasciste de la mosquée Polonceau et des employés de la mosquée Myrha, afin de continuer à informer les lecteurs, et le plus vaste public possible, de ce qui se passe dans l’enclave musulmane de Barbès (lu sur ripostelaique.com).
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mardi 15 décembre 2009

Le Londonistan persécute une Juive

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Le Londonistan persécute une Juive
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Michel Garroté

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Mardi 15 décembre 2009 - 28 Kislev 5770

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Ce matin, en arrivant au bureau, je lis avec stupéfaction, sur Guysen News International (1) que le Ministère israélien des Affaires étrangères a été contraint de qualifier, à juste titre d'ailleurs, de procédure juridique cynique, l'aberrant mandat d'arrêt émis par Londres contre l'ex-ministre et cheffe de l'opposition israélienne Tsipi Livni : « Israël appelle le gouvernement britannique à réaliser ses promesses une fois pour toutes et à empêcher l'exploitation à mauvais escient de l'appareil juridique contre Israël et ses ressortissants par des éléments anti-israéliens », indique un communiqué publié à Jérusalem.
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L'ambassadeur israélien à Londres, Ron Prossor, a demandé à s'entretenir, aujourd'hui mardi 15 décembre 2009, avec le Ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, pour obtenir des clarifications sur le mandat d'arrêt émis contre Tsipi Livni pour « crimes de guerre » présumés à Gaza en janvier dernier. Ron Prossor compte souligner la gravité du dossier à David Miliband.
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La justice britannique a bien émis un mandat d'arrêt contre la cheffe de l'opposition israélienne Tsipi Livni pour « crimes de guerre » présumés à Gaza lors de l'opération Plomb durci. Mais cette même justice aurait annulé le mandat d'arrêt en question « après qu'il se fut avéré qu'elle (Tsipi Livni) ne réside pas en Grande-Bretagne » (???). Le Ministère britannique des Affaires étrangères a indiqué, hier lundi, qu'il examine en urgence les répercussions de cet incident. Concrètement, le Ministère britannique des Affaires étrangères a indiqué « qu’il enquêtait sur les raisons qui ont conduit la dirigeante d’opposition israélienne, Tzipi Livni, à annuler un voyage prévu en Grande-Bretagne ».
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Entre les déclarations de la justice britannique sur le fait que Tsipi Livni « ne réside pas en Grande-Bretagne » et celles du Ministère britannique des Affaires étrangères sur « les raisons qui ont conduit la dirigeante d’opposition israélienne Tzipi Livni à annuler un voyage prévu en Grande-Bretagne », on se demande vraiment qui est le plus dingo dans cette mauvaise farce. Quelqu'un aurait-il versé de l'amphétamine dans le traditionnel earl grey ?
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Selon des médias de langue arabe, des « groupes palestiniens » (?) auraient demandé « son arrestation pour sa participation supposée à des crimes de guerre » (?!), au nom du principe de juridiction « universelle » (mdr) applicable en Grande-Bretagne. Je suppose qu'à ce stade de la mauvaise farce, nous sommes sensés rire.
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Quelques précisions sont données à cet égard par JSS News (2) : Étrangement, c’est la chaîne Al-Jazeera qui la première publia l’information hier. Puis certains sites tunisiens et marocains. Quand j’ai lu cette nouvelle, précise JSS, je n’y ai pas cru d’autant que personne n’en parlait encore. Pour moi, le fait que Livni annule son discours pour une association juive de Londres était une possibilité non-négligeable mais voilà que la nouvelle est finalement confirmée.
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La propagande d’Al-Jazeera n’était donc pas fausse et je me demande toujours comment aucun média occidental n’en a parlé avant, ajoute JSS. En attendant, l’ambassadeur d’Israël en Grande-Bretagne a critiqué la décision du tribunal britannique d’émettre un mandat d’arrêt contre l’ancienne Ministre des Affaires étrangères israélienne Tzipi Livni, qui souhaitait se rendre à Londres.
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« La situation actuelle est devenue intolérable, il est temps que cela change », a déclaré l’ambassadeur israélien en Grande-Bretagne, Ron Prosor : « Je suis convaincu que le gouvernement britannique comprendra qu’il est temps d’agir et qu’il ne se contentera pas seulement de déclarations », a ajouté le diplomate. (...) Le bureau de Livni (...) a pour sa part fait savoir qu’elle avait annulé une visite à Londres prévue à la fin de la semaine « pour des raisons de calendrier ».
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Mais apparemment, Livni a pris cette décision après qu’elle eut été informée qu’un tribunal britannique avait émis un mandat d’arrêt à son encontre en raison de ses fonctions durant l’opération Plomb durci menée par l’armée israélienne il y a un an dans la bande de Gaza. Cette conte-offensive contre le terrorisme du Hamas, qui avait comme objectif déclaré de neutraliser les tirs de roquettes palestiniennes contre Israël et qui à rendu le région israélienne du Néguev bien plus paisible, conclut JSS.
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J'irais quant à moi plus loin que JSS. C'est toute la population civile de toute la moitié Sud d'Israël qui a été soumise au feu de plusieurs milliers de roquettes et d'obus de mortier après qu'Israël ait donné la bande de Gaza (égyptienne d'origine) aux Palestiniens. Qui eux l'ont donnée, par leur vote, aux terroristes maffieux du Hamas. Qui lui a transformé cette même bande de Gaza en Califat intégriste et en base militaire avec, pour seule vocation, d'anéantir le peuple israélien avec l'aide du Hezbollah, du Fatah et de l'Iran.
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Pour ce qui me concerne, cet imbroglio juridico-diplomatique a quelque chose de surréaliste. Primo, la justice britannique agit de la sorte sur pression d'un quelconque lobby palestinien, lobby qui réclame, ni plus ni moins, que l'arrestation de l'ex-ministre israélienne Tsipi Livni. Secundo, la justice britannique agit de la sorte au nom du principe de juridiction « universelle », applicable en Grande-Bretagne, certes ; mais ce principe est ici mis en avant, non pas par une entité juridique britannique, mais par un quelconque lobby palestinien.
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Autrement dit, des entités juives et chrétiennes pourraient donc, de la même façon, réclamer, l'arrestation, de fauteurs de guerres (des vrais cette fois) de passage en Grande-Bretagne, fauteurs de guerres pakistanais, afghans, soudanais, congolais, nigerians, somaliens, algériens, cubains, nord-coréens, vietnamiens, saoudiens, yéménites, libanais, gazaouïs, cisjordaniens, syriens, libyens, chinois, tchétchènes, russes, abkhazes, ossètes, daghestanais, indiens, etc. Avec, dans tous ces cas de figure, énumérés ci-dessus, une différence notoire par rapport à Tsipi Livni ; à savoir que celle-ci est ressortissante d'un pays démocratique ; tandis que tous les autres, sans exception, sont issus de pays semi-démocratiques, pseudo-démocratiques, dictatoriaux ou totalitaires. Les vrais génocidaires courent toujours. Et pendant ce temps, le Londonistan persécute une Juive.

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(1) http://www.guysen.com/

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(2)
http://jssnews.com/

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lundi 14 décembre 2009

Sarkozy - 7,5 millions pour casser un miroir

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Michel Garroté
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Lundi 14 décembre 2009 - 27 Kislev 5770
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Avec un article intitulé "7,5 millions d’euros pour la communication du président", Émeline Cazi et Nathalie Schuck, dans Le Parisien d'aujourd'hui lundi, écrivent notamment (extraits) : "...loin d’imiter ses prédécesseurs, Sarkozy a révolutionné la communication présidentielle en en faisant 'le pilier' de son action politique. L’époque n’est plus aux 'gourous' et 'sorciers' venant conseiller les princes, comme le fit Jacques Pilhan avec François Mitterrand puis Jacques Chirac. L’heure est encore moins à la rareté de la parole présidentielle, théorisée par le même Pilhan.
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Aujourd’hui, le président de la République investit massivement sur la télévision, les sondages et Internet, saturant l’espace médiatique de ses interventions. Pour quel résultat ? 'Aujourd’hui en France' a enquêté sur la communication politique du chef de l'État, recensant le nombre de personnes qui se consacrent à cette tâche et le coût que cela représente. Selon nos calculs, confirmés par l'Élysée, en 2009, plus de 7,5 millions d’euros d’argent public ont été déboursés pour valoriser la seule image de Sarkozy. Des chiffres que la Cour des comptes épluchera début 2010, après avoir épinglé les largesses de l'Élysée sur les sondages dans son rapport 2008.
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A cela il convient d’ajouter la facture dédiée au SIG (service d’information du gouvernement), rattaché à Matignon, qui assure le service après-vente des réformes. Son patron, Thierry Saussez, a demandé 21,9 millions d’euros pour 2010. Sept millions et demi d’euros, donc, pour la seule image de Sarkozy. Mais pour quel résultat ? Depuis la rentrée, sa communication semble grippée, débordée par des polémiques à répétition, démunie face à sa chute dans les sondages. Mezzo vocce, certains se demandent même à l'Élysée si, à trop parler, le président n’a pas totalement brouillé son message…" (Fin des extraits de l'article du Parisien).
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Pour ce qui me concerne, je garde quelques souvenirs du temps où je faisais partie de l'équipe chargée de la communication de Helmut Maucher, PDG de Nestlé international. Je me souviens de mes contacts, au sein du groupe Publicis, à l'Étoile, sur les Champs Elysées. Je me souviens des relations amicales entre Helmut Maucher et Maurice Lévy. Le PDG de Nestlé de l'époque a fait la 'Une' de prestigieux magazines français, britanniques, américains, japonais, allemands, etc. Helmut Maucher s'est personnellement investi dans la communication en première ligne. On pourrait presque dire que par rapport à Sarkozy, il était un précurseur de la communication comme pilier de l'action.
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Alors pourquoi Maucher a-t-il brillamment réussi il y a 15 ans là où Sarkozy semble échouer lamentablement aujourd'hui ? On peut toujours arguer du fait que l'un était PDG et que l'autre est Président. Mais ce n'est pas, à mon sens, l'explication la plus probante. Durant son mandat à la tête de Nestlé, Maucher a transformé un groupe suisse relativement diversifié en une multinationale présente dans la plupart des pays du monde et dans la plupart des groupes de produits alimentaires. Les salaires chez Nestlé étaient et restent imbattables. La rentabilité du groupe fait pâlir de jalousie nombre de multinationales. En matière de communication, ce sont les rédacteurs en chefs de prestigieux magazines qui ont demandé à interviewer le PDG de Nestlé et non pas l'inverse.
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A cet égard, le cas de Sarkozy est totalement différent. L'actuel président français fait tout pour que les médias, notamment audiovisuels, parlent de lui ; et chaque jour, si c'est possible. Mais cette communication est une communication de demandeur et par dessus le marché (sans jeu de mots) elle est le pilier d'une action totalement insatisfaisante aux yeux de la majorité des Françaises et des Français. L'endettement et le déficit de la France se creuse toujours d'avantage. Et pour la seule année 2009, les contribuables français ont été délestés de 7,5 millions d'euros au bénéfice de l'image de Sarkozy. Je suis donc assez d'accord avec l'article paru dans Le Parisien. Je dirais même qu'au vu des réalités, l'article aurait pu se montrer infiniment plus carnassier.
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Post Scriptum : la toute récente prestation de la première dame de France sur une chaîne de télévision privée fut également un chef d'œuvre du genre. Issue d'une richissime famille italienne, la dame en question est millionnaire en euros et elle peut donc se permettre cette attitude vaporeuse et gauchisante totalement étrangère aux réalités françaises du temps présent.
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L'urgence c'est Téhéran et non pas Copenhague

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Michel Garroté
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Lundi 14 décembre 2009 - 27 Kislev 5770
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Le journal britannique Times publie des documents démontrant que l’Iran prévoit de tester du deutérium d’uranium, un matériau utilisé pour déclencher l'explosion d'une bombe nucléaire. Ces documents confidentiels obtenus et publiés par le Times révèlent un plan pour tester l'initiateur du matériau d’une bombe nucléaire qui permet de déclencher son explosion. Selon ces documents, le deutérium d’uranium - un matériau ayant pour seule utilité militaire de servir pour déclencher l'explosion d'une bombe nucléaire – est donc utilisé par l’Iran.
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Il s'agit du même matériau que celui utilisé pour la bombe nucléaire pakistanaise dont l’Iran détient les plans. David Albright, physicien et président de l’Institut pour les Sciences et la Sécurité Internationale de Washington précise : « bien que l’Iran puisse déclarer que ce développement sert à des fins civiles, il n’y a tout simplement aucune application civile ». Diverses Agences de Renseignement occidentales ainsi que l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, une filiale de l'ONU, ont consulté ces documents. Le fait est qu'Israël est de plus en plus préoccupé par l’avancée du programme nucléaire iranien et les véritables intentions qui se cachent derrière ce programme.
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Mark Fitzpatrick, de l’Institut international d'Etudes stratégiques de Londres, déclare : « la conclusion la plus effrayante est que si on parle de travaux qui ont débuté en 2007 (les documents en question révèlent un plan initié en 2007), il pourrait s’agir d’un casus belli. Si l’Iran travaille sur les armes nucléaires, cela veut dire qu’il n’y a pas de solution diplomatique ». Ces documents sont les plus flagrants indices d’un programme de développement d’armement nucléaire secret en Iran depuis des années.
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La télévision publique iranienne - contrôlée par les mollahs intégristes du régime iranien - diffuse en boucle des images où l'on peut voir des mains (non-identifiées...) brûler des photos de feu l'Ayatollah Khomeini, fondateur de la république islamique iranienne. De toute évidence, il s'agit d'un montage concocté par les services du régime pour discréditer les manifestants et les opposants iraniens. Les manifestations du 7 décembre dernier ont été l'occasion d'attaques ouvertes contre le Guide suprême actuel, l'Ayatollah Khamenei (c'est cela qui dérange le régime iranien et non pas le fait que l'on aurait soi-disant brûlé des photos de Khomeini).
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Les Gardiens de la Révolution islamique, appelés Pasdaran, ont réclamé hier dimanche des sanctions contre les manifestants ayant soi-disant brûlé des photographies de feu l'ayatollah Khomeini. Les Pasdaran, corps d'élite fondé par feu l'ayatollah Khomeini en 1979 sont en quelque sorte les SS, les miliciens nazislamistes du pouvoir intégriste iranien et de son Guide suprême, l'Ayatollah Khamenei.
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« Les Gardiens ne toléreront aucun silence ni aucune hésitation dans l'identification, le procès et la punition immédiats de ceux qui se sont livrés à cette odieuse insulte (avoir soi-disant brûlé des photos de Khomeini), et des agents (maussades) qui se cachent derrière eux », ont écrit les Pasdaran dans un communiqué publié sur leur site Internet. En outre, deux jours de « manifestation » - orchestrés par le pouvoir intégriste - ont été organisés. Désormais, la dictature théocratique iranienne a un motif supplémentaire de provoquer Israël par tous les moyens. Ce motif, c'est de neutraliser l'opposition interne iranienne et de rassembler un maximum d'Iraniens autour d'une guerre « antisioniste ».
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vendredi 11 décembre 2009

Quand la guerre est juste

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Michel Garroté
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Ci-après, un peu de lecture méditative (et provocative) pour le week-end. Saint Thomas d'Aquin définissait la guerre juste par trois critères. Auctoritas principis : la guerre ne peut relever que de la puissance publique. Causa justa : la cause juste. Intentio recta : l'intention ne doit pas être entachée de causes cachées mais uniquement dans le but de faire triompher le bien commun.
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Michael Walzer a énuméré les critères d'un conflit juste : "La guerre pour être juste, doit être engagée en dernier ressort. Toutes les possibilités non violentes doivent au préalable avoir été examinées. La question de l'autorité légitime se pose lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies est bloqué par la volonté d'une partie d'exercer son droit de veto" (Note de Michel Garroté : j'ignore à qui pense Walzer en écrivant cela...et chacun peut interpréter à sa guise...cela dit, pour ce qui me concerne, les vetos russes et chinois dans le cas de l'Iran sont, ou étaient, fatigants...en revanche, le veto américain dans le cas d'Israël a évité et évite encore que l'État hébreu ne disparaisse sous le poids des résolutions proposées par l'Organisation de la Conférence Islamique...).
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La Doctrine Sociale de l'Église précise : "Une guerre d'agression est intrinsèquement immorale. Dans le cas tragique où elle éclate, les responsables d'un État agressé ont le droit et le devoir d'organiser leur défense en utilisant notamment la force des armes. Pour être licite, l'usage de la force doit répondre à certaines conditions rigoureuses : que le dommage infligé par l'agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain ; que tous les autres moyens d'y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces ; que soient réunies les conditions sérieuses de succès ; que l'emploi des armes n'entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer. La puissance des moyens modernes de destruction pèse très lourdement dans l'appréciation de cette condition" (Note de Michel Garroté : ce qui selon moi, en terme de bon sens au service du bien commun, impliquerait que l'on en finisse avec le nucléaire offensif des mollahs intégristes iraniens, mais bon, chacun son avis pas vrai ? Je sens déjà qu'on va m'en vouloir. Salut. Et à bientôt).
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Sources :
http://lesalonbeige.blogs.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_de_la_guerre_juste
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace
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