L'Ère du cannibalisme sarcophage
Michel Garroté
Mercredi 16 décembre 2009 - 29 Kislev 5770
Le présent article est inhabituellement long et comporte plusieurs citations, longues elles aussi. La première partie du présent article mentionne d'une part, le récent test d'un missile de 2'000 km de portée en Iran ; et d'autre part, l'inquiétude que l'Iran chiite suscite dans six pays sunnites du Golfe. La deuxième partie du présent article cite le Figaro (et à travers lui le Times de Londres) à propos de l'hydrure d'uranium iranien. Une fois de plus, de graves soupçons pèsent d'une part, sur le programme nucléaire iranien ; et d'autre part, sur les ayatollahs intégristes iraniens qui ne cessent de répéter qu'ils veulent rayer le peuple israélien de la carte du Proche Orient et effacer Israël de la page du temps. La troisième partie cite une dépêche de l'Associated Press sur le nouveau « procès » de deux Suisses en Libye, « procès » dénoncé par Amnesty International (qui pour une fois prend la défense de non musulmans en terre d'islam).
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La quatrième partie cite 7sur7.be à propos d'une mosquée belge qui va lancer des appels à la prière avec des hauts parleurs sur ses minarets. Ce qui élargit le débat sur l'identité belge. Hormis les Bruxellois, les Wallons et les Flamands, la Belgique comporte aussi des enclaves mahométanes. En cas de scission, la Belgique devra en tenir compte. La cinquième partie cite riposte laïque à propos de la milice islamique de la mosquée Polonceau en France. Je note que la presse ne s'intéresse pas à cet aspect de l'islam français. Alors que cette même presse, ces dernières années, nous a plusieurs fois prit la tête avec ses théories sur la Ligue de Défense Juive, le Betar et Consorts.
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Pour ce qui me concerne, on ne peut pas et on ne doit pas dissocier, d'une part, ce qui se trame actuellement au Maghreb, au Proche et au Moyen Orient, notamment en Iran et en Libye ; et d'autre part, ce qui se passe en France et en Belgique. Quant au vote suisse contre les minarets, il a, sans le vouloir, initié, sur Internet, un débat sans précédent à propos de l'islam. L'idée du référendum tel qu'il se pratique en Suisse fait peur aux politiciens européens, mais il fait envie aux citoyens européens. Ainsi, un large fossé se creuse, toujours plus, entre d'une part, les élus politiques qui dénoncent « l'islamophobie » ; et d'autre part, une majorité - incontestable et grandissante - de citoyens qui en ont assez qu'on les accuse d'être xénophobes et intolérants, alors qu'actuellement, le seul extrémisme réellement dangereux, se situe du côté mahométan, aussi bien en terre d'islam qu'ici en Europe. On me dit que tout cela s'explique par notre addiction aux hydrocarbures.
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L'argument me convainc, mais il me convainc qu'à moitié. D'abord, car nous avons également une addiction à d'autres matières premières. Et dans ce cadre, ce n'est pas parce que nous importons, par exemple, du café et du cacao que nous cédons sur toutes les revendications - au demeurant inexistantes - animistes, fétichistes et maraboutistes. La seule religion qui comporte actuellement une dimension politique et qui - de ce fait - prend des allures de revanche et de conquête, c'est la religion mahométane. On veut nous interdire de mettre cela par écrit tel que je le fais ici et maintenant. Alors que nous n'avons strictement aucune animosité personnelle envers tel ou tel mahométan en sa qualité de personne humaine. Nous avons longtemps dénoncé le communisme soviétique. Et l'on nous a bêtement taxés d'anticommunistes primaires, systématiques et viscéraux. Mais l'on ne nous a jamais dit pour autant que nous étions « russophobes » ou que nous étions « intolérants » envers la culture slave.
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En revanche, le simple fait de relater, par écrit, ce qui se passe à Téhéran, à Tripoli, aux mosquées de Limbourg, de Genk et de Polonceau, ce simple fait nous transforme, comme par magie, en « islamophobes ». La qualité du débat est devenue franchement médiocre. Les conséquences pourraient en être catastrophiques sur tous les plans et pas seulement sur le plan intellectuel.
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l'Iran a testé avec succès un missile de longue portée, une version améliorée du Sejil 2, capable d'atteindre une cible à 2'000 km de distance. Concrètement, ce missile à deux étages, propulsé au combustible solide, peut donc atteindre Israël et les bases de l'armée américaine dans le Golfe. Et à propos de défense et d'attaque justement, le Conseil de Coopération du Golfe (CCG), qui s'était réuni hier mardi au Koweït, veut créer une force d'intervention d'urgence pour pouvoir parer rapidement à une agression étrangère. Le CCG regroupe Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui réunissent à eux six 45% des réserves pétrolières mondiales.
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Dans le Figaro du 15 décembre on peut notamment lire (extraits) : "Le Times a publié lundi des documents qui prouveraient que l'Iran est en train de finaliser sa bombe atomique. Washington prend l'affaire au sérieux. Que cache vraiment le programme nucléaire iranien ? Au moment où les menaces de sanctions à l'ONU se font plus pressantes, les États-Unis ont annoncé mardi une enquête après un article du Times affirmant que l'Iran étudiait un composant de bombe nucléaire. Un signe que Washington prend au sérieux cette information démentie par Téhéran. Le quotidien britannique s'est procuré un document technique iranien qui pourrait dater de 2007, décrivant un programme sur quatre ans ayant pour objet l'hydrure d'uranium. Selon des experts consultés par le journal, aucun usage civil ou militaire ne justifierait une telle démarche, hormis la fabrication d'une arme nucléaire. Physicien et président de l'Institute for Science and International Security (Isis) basé à Washington, David Albright, cité par le Times, le confirme : «Il n'y a pas d'application civile possible (…) c'est une indication très solide de recherche sur des armements». Selon le Times, l'hydrure d'uranium est également l'élément dont s'est servi le Pakistan pour fabriquer «sa» bombe. Plusieurs agences de renseignement occidentales disposeraient de ce document, qui a également été transmis à l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique.
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S'il était authentifié (la date du document n'est pas confirmée), il serait la preuve que Téhéran a continué de mener un programme pour se doter de l'arme atomique après 2003, malgré ses engagements auprès de la communauté internationale. Le quotidien a également publié un «mémo» daté de décembre 2005 qui identifierait le responsable iranien de l'agence soupçonnée de concevoir ce programme nucléaire clandestin, un certain Mohsen Fakhrizadeh. Dans une lettre aux douze départements de son agence, il s'interroge à mots couverts sur la manière dont doivent être menées des recherches : «La manière la plus appropriée pour obtenir le personnel adéquat est d'employer les personnes travaillant sur les recherches correspondantes dans le passé.» Selon le Times, ce mémo ferait référence aux travaux entrepris par l'Iran pour se doter de la bombe dans les années 90, officiellement interrompus en 2003. «On peut dire avec une grande certitude que les États-Unis vont enquêter sur ces informations», a déclaré mardi le porte-parole du département d'État américain, Philip Crowley, qui n'a pas voulu en dire plus, soulignant que l'administration ne discutait pas avec la presse des «sujets relevant du renseignement». (...) Si ces informations se confirmaient, elles pourraient fournir des arguments à ceux qui estiment qu'il faut durcir le ton face à l'Iran sans tarder. Déjà visée par cinq résolutions du Conseil de sécurité, la République Islamique a annoncé son intention de construire dix sites d'enrichissement supplémentaires" (Le Figaro).
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Associated Press écrit : "Au lendemain de la publication du vote de 57,5% des Suisses contre les minarets, le dictateur libyen menaçait la Suisse et un "nouveau procès" était annoncé contre deux otages suisses innocents retenus en Libye. A ce propos, Associated Press écrit notamment (extraits) : "A quelques jours de leur deuxième procès, les deux Suisses retenus en Libye et leur avocat n'avaient pas encore reçu mardi d'acte d'accusation. Amnesty International a dénoncé de son côté les conditions de ce nouveau procès "inéquitable" qui doit finalement se tenir les 19 et 20 décembre à Tripoli. Max Göldi et Rachid Hamdani "n'avaient pas eu droit à un premier procès équitable, mais à un procès politique", a répété l'organisation de défense des droits de l'homme. Or, le deuxième procès ne se présente pas sous des auspices plus favorables. Sa date vient d'être avancée, alors qu'il devait avoir lieu mardi prochain. En outre, aucune accusation concrète n'a encore été formulée et les deux Suisses ignorent encore ce qui va leur être reproché. Dans un tel cas, ils devraient être immédiatement autorisés à rentrer au pays, a souligné Amnesty".
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"Le droit à un procès équitable figure à l'article 14 du Pacte international sur les droits civils et politiques, dont la Libye est signataire, a rappelé l'ONG. Selon elle, le report de la première procédure judiciaire, qui a eu lieu le 16 novembre dernier, violait déjà les principes inscrits à cet article. Les droits de la défense avaient été entravés de manière inadmissible. Le Pacte précise que l'accusé doit disposer de suffisamment de temps pour préparer sa défense et avoir des contacts avec son avocat. Or, le 16 novembre, Rachid Hamdani et Max Göldi ont été amenés à une audience de tribunal après 50 jours de détention passés à l'isolement et n'ont pas pu être assistés sur place d'un avocat. Leur demande d'avocat avait été refusée. Parallèlement, l'avocat des deux hommes d'affaires n'avait reçu les accusations que quelques jours avant cette audience. Le 30 novembre, il n'avait pas pu présenter les arguments de la défense. Le tribunal avait ensuite condamné les deux hommes à une peine de 16 mois de prison et à une amende".
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"Un recours ayant été déposé, une audience avait été fixée au 22 décembre. Selon Amnesty, des peines de prison ne doivent pas être prononcées lorsque des personnes violent les prescriptions sur le séjour dans un pays. L'organisation demande donc aux autorités libyennes d'annuler les peines de prison prononcées et de classer la deuxième procédure si aucune accusation substantielle n'est apportée. Dans ce cas, les deux Suisses devraient pouvoir retourner immédiatement dans leur pays. Max Göldi, responsable d'ABB en Libye, et Rachid Hamdani, employé par une entreprise de construction, sont retenus à Tripoli depuis le 19 juillet 2008. Ils ont passé dix jours en détention en juillet 2008 et ont été séquestrés durant sept semaines dans un lieu tenu secret en septembre dernier. Leurs déboires ont commencé quatre jours après l'arrestation provisoire pour maltraitance d'Hannibal Kadhafi et de son épouse, qui se trouvaient dans un palace de Genève. Leur séjour prolongé, depuis plus de 500 jours, fait partie des mesures de rétorsion prises par le régime libyen à la suite de l'arrestation du fils Kadhafi" (Associated Press).
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7sur7.be écrit : "Une mosquée belge va lancer des appels à la prière avec des hauts parleurs sur les minarets. L’autorisation va être donnée par un échevin (adjoint au maire) musulman. La mosquée de Beringen veut se munir de haut-parleurs. La mosquée Fatih de Beringen, dans le Limbourg, a demandé l'autorisation aux autorités locales de lancer l'appel à la prière avec des haut-parleurs fixés sur les minarets. Si cette requête suscite la polémique, elle a déjà été acceptée par la ville de Genk, où cette pratique existe depuis plusieurs années. Il y a deux semaines, les citoyens suisses s'étaient prononcés à 57% pour une interdiction des minarets. Selon une enquête, plus de 6 Flamands sur 10 abonderaient en ce sens. La mosquée Fatih à Beringen est l'un des rares lieux de culte islamique en Belgique munie de minarets. Le président de la mosquée Yilmaz Centurk a confirmé que la requête avait bel et bien été introduite. Quant aux autorités communales de Beringen, elles se penchent actuellement sur la demande. "J'espère que le collège échevinal pourra rendre sa décision de manière collégiale encore cette semaine. Jusque-là, j'aimerais ne plus faire de déclaration, bien que vous vous doutiez de ma position", a commenté Selahattin Koçak (sp.a), échevin à Beringen" (lu sur : 7sur7.be).
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Riposte laïque écrit (extraits) : "Comme nous l’avons déjà mentionné, il est dangereux de vouloir exercer ses droits de citoyen français dans l’enclave musulmane de Barbès, dont les rues, chaque vendredi à midi, sont occupées illégalement par des musulmans pour leur prière. Les agressions, verbales voire physiques, de passants par des musulmans des mosquées Myrha et Polonceau ne se comptent plus : parmi les victimes, un journaliste du Parisien, des touristes canadiens, des passants qui essayaient d’emprunter la rue Myrha, d’autres passants qui prenaient des photographies et dont des musulmans ont cassé ou menacé de casser les appareils photos (rue Myrha et Polonceau), et des femmes expulsées sans ménagement pour la simple raison qu’elles étaient en train de regarder les « fidèles » musulmans en train de prier (rue Myrha). Un de nos informateurs nous a indiqué qu’un homme blanc a été interpellé, vendredi 20 novembre 2009, rue des Poissonniers, par des membres de la milice islamique de la mosquée Polonceau, qui croyaient qu’il était en train de filmer : « Vous avez une caméra, là ? On veut pas de photos ici ! »".
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"La semaine suivante, vendredi 27 novembre, sur le boulevard Barbès, au commencement de la rue des Poissonniers, c’est un cameraman, qui tenait à la main, à son côté, une grosse caméra professionnelle, qui a été refoulé manu militari par les miliciens de la mosquée Polonceau : « Vous filmez pas ! On veut pas de ça ici ! ». Ces miliciens islamistes ne se doutaient pas que Maxime Lépante rôdait dans la foule, invisible mais présent, et a pu prendre une photographie de ce cameraman, juste avant qu’il ne soit expulsé : Ce cameraman se trouvait, vendredi 27 novembre 2009, sur le boulevard Barbès, au commencement de la rue des Poissonniers, où il regardait paisiblement les musulmans priant dans la rue. A droite, un membre de la milice musulmane de la mosquée Polonceau, qui vient de remarquer la camera du cameraman, et qui va, dans quelques instants, expulser ce dernier manu militari. La semaine dernière, vendredi 11 décembre, c’est un adhérent parisien de Debout La République (DLR) qui a été agressé rue des Poissonniers, par les miliciens de la mosquée Polonceau, alors qu’il se contentait de filmer les musulmans assis sur leurs tapis de prière".
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"L’auteur de cet article était malheureusement à Clichy, en ce vendredi 11 décembre, pour y filmer des prières musulmanes illégales en pleine rue, et n’a pu être témoin de l’agression contre le courageux membre de Debout La République. Mais celui-ci a réussi à filmer la plus grande partie de l’agression dont il a été victime, et à la mettre en ligne. Les propos que l’on entend dans cette vidéo sont ceux de délinquants qui s’imaginent pouvoir donner des ordres aux citoyens français et plus largement à tous les passants ; qui veulent édicter leur propre loi, au mépris des lois de la République française – des propos comme ceux-ci :« On ne veut pas que vous filmiez ! Point final ! C’est tout ! » – ou encore : « Moi j’vous dis la vérité, [dès que] la prière est finie, j’vous prends votre caméra sans pitié avec de la violence ! ». La nature des propos tenus par les miliciens de la mosquée Polonceau, leur violence, leur répétition, prouve à quel point ces sinistres personnages représentent un danger pour les passants qui s’aventurent dans cette zone que la police nationale leur livre, sur ordre des autorités, chaque vendredi".
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"Après cette agression en règle contre un citoyen qui ne faisait qu’exercer ses droits, l’on ne peut qu’exiger des autorités françaises qu’elles cessent de tolérer ces comportement intolérables, et qu’elles mettent fin, le plus rapidement possible, au comportement criminel des nervis qui ont pris le contrôle de la place publique, qui y font régner leur loi, et qui agressent les passants – et qu’elles mettent fin aux occupations illégales de rues entières du quartier Barbès par des musulmans. Quant à lui, Maxime Lépante continuera à filmer dans les rues du quartier Barbès, malgré les agissements criminels de la milice fasciste de la mosquée Polonceau et des employés de la mosquée Myrha, afin de continuer à informer les lecteurs, et le plus vaste public possible, de ce qui se passe dans l’enclave musulmane de Barbès (lu sur ripostelaique.com).
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mercredi 16 décembre 2009
L'Ere du cannibalisme sarcophage
mardi 15 décembre 2009
Le Londonistan persécute une Juive
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Le Londonistan persécute une Juive
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Michel Garroté
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Mardi 15 décembre 2009 - 28 Kislev 5770
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Ce matin, en arrivant au bureau, je lis avec stupéfaction, sur Guysen News International (1) que le Ministère israélien des Affaires étrangères a été contraint de qualifier, à juste titre d'ailleurs, de procédure juridique cynique, l'aberrant mandat d'arrêt émis par Londres contre l'ex-ministre et cheffe de l'opposition israélienne Tsipi Livni : « Israël appelle le gouvernement britannique à réaliser ses promesses une fois pour toutes et à empêcher l'exploitation à mauvais escient de l'appareil juridique contre Israël et ses ressortissants par des éléments anti-israéliens », indique un communiqué publié à Jérusalem.
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L'ambassadeur israélien à Londres, Ron Prossor, a demandé à s'entretenir, aujourd'hui mardi 15 décembre 2009, avec le Ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, pour obtenir des clarifications sur le mandat d'arrêt émis contre Tsipi Livni pour « crimes de guerre » présumés à Gaza en janvier dernier. Ron Prossor compte souligner la gravité du dossier à David Miliband.
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La justice britannique a bien émis un mandat d'arrêt contre la cheffe de l'opposition israélienne Tsipi Livni pour « crimes de guerre » présumés à Gaza lors de l'opération Plomb durci. Mais cette même justice aurait annulé le mandat d'arrêt en question « après qu'il se fut avéré qu'elle (Tsipi Livni) ne réside pas en Grande-Bretagne » (???). Le Ministère britannique des Affaires étrangères a indiqué, hier lundi, qu'il examine en urgence les répercussions de cet incident. Concrètement, le Ministère britannique des Affaires étrangères a indiqué « qu’il enquêtait sur les raisons qui ont conduit la dirigeante d’opposition israélienne, Tzipi Livni, à annuler un voyage prévu en Grande-Bretagne ».
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Entre les déclarations de la justice britannique sur le fait que Tsipi Livni « ne réside pas en Grande-Bretagne » et celles du Ministère britannique des Affaires étrangères sur « les raisons qui ont conduit la dirigeante d’opposition israélienne Tzipi Livni à annuler un voyage prévu en Grande-Bretagne », on se demande vraiment qui est le plus dingo dans cette mauvaise farce. Quelqu'un aurait-il versé de l'amphétamine dans le traditionnel earl grey ?
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Selon des médias de langue arabe, des « groupes palestiniens » (?) auraient demandé « son arrestation pour sa participation supposée à des crimes de guerre » (?!), au nom du principe de juridiction « universelle » (mdr) applicable en Grande-Bretagne. Je suppose qu'à ce stade de la mauvaise farce, nous sommes sensés rire.
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Quelques précisions sont données à cet égard par JSS News (2) : Étrangement, c’est la chaîne Al-Jazeera qui la première publia l’information hier. Puis certains sites tunisiens et marocains. Quand j’ai lu cette nouvelle, précise JSS, je n’y ai pas cru d’autant que personne n’en parlait encore. Pour moi, le fait que Livni annule son discours pour une association juive de Londres était une possibilité non-négligeable mais voilà que la nouvelle est finalement confirmée.
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La propagande d’Al-Jazeera n’était donc pas fausse et je me demande toujours comment aucun média occidental n’en a parlé avant, ajoute JSS. En attendant, l’ambassadeur d’Israël en Grande-Bretagne a critiqué la décision du tribunal britannique d’émettre un mandat d’arrêt contre l’ancienne Ministre des Affaires étrangères israélienne Tzipi Livni, qui souhaitait se rendre à Londres.
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« La situation actuelle est devenue intolérable, il est temps que cela change », a déclaré l’ambassadeur israélien en Grande-Bretagne, Ron Prosor : « Je suis convaincu que le gouvernement britannique comprendra qu’il est temps d’agir et qu’il ne se contentera pas seulement de déclarations », a ajouté le diplomate. (...) Le bureau de Livni (...) a pour sa part fait savoir qu’elle avait annulé une visite à Londres prévue à la fin de la semaine « pour des raisons de calendrier ».
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Mais apparemment, Livni a pris cette décision après qu’elle eut été informée qu’un tribunal britannique avait émis un mandat d’arrêt à son encontre en raison de ses fonctions durant l’opération Plomb durci menée par l’armée israélienne il y a un an dans la bande de Gaza. Cette conte-offensive contre le terrorisme du Hamas, qui avait comme objectif déclaré de neutraliser les tirs de roquettes palestiniennes contre Israël et qui à rendu le région israélienne du Néguev bien plus paisible, conclut JSS.
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J'irais quant à moi plus loin que JSS. C'est toute la population civile de toute la moitié Sud d'Israël qui a été soumise au feu de plusieurs milliers de roquettes et d'obus de mortier après qu'Israël ait donné la bande de Gaza (égyptienne d'origine) aux Palestiniens. Qui eux l'ont donnée, par leur vote, aux terroristes maffieux du Hamas. Qui lui a transformé cette même bande de Gaza en Califat intégriste et en base militaire avec, pour seule vocation, d'anéantir le peuple israélien avec l'aide du Hezbollah, du Fatah et de l'Iran.
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Pour ce qui me concerne, cet imbroglio juridico-diplomatique a quelque chose de surréaliste. Primo, la justice britannique agit de la sorte sur pression d'un quelconque lobby palestinien, lobby qui réclame, ni plus ni moins, que l'arrestation de l'ex-ministre israélienne Tsipi Livni. Secundo, la justice britannique agit de la sorte au nom du principe de juridiction « universelle », applicable en Grande-Bretagne, certes ; mais ce principe est ici mis en avant, non pas par une entité juridique britannique, mais par un quelconque lobby palestinien.
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Autrement dit, des entités juives et chrétiennes pourraient donc, de la même façon, réclamer, l'arrestation, de fauteurs de guerres (des vrais cette fois) de passage en Grande-Bretagne, fauteurs de guerres pakistanais, afghans, soudanais, congolais, nigerians, somaliens, algériens, cubains, nord-coréens, vietnamiens, saoudiens, yéménites, libanais, gazaouïs, cisjordaniens, syriens, libyens, chinois, tchétchènes, russes, abkhazes, ossètes, daghestanais, indiens, etc. Avec, dans tous ces cas de figure, énumérés ci-dessus, une différence notoire par rapport à Tsipi Livni ; à savoir que celle-ci est ressortissante d'un pays démocratique ; tandis que tous les autres, sans exception, sont issus de pays semi-démocratiques, pseudo-démocratiques, dictatoriaux ou totalitaires. Les vrais génocidaires courent toujours. Et pendant ce temps, le Londonistan persécute une Juive.
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(2) http://jssnews.com/
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lundi 14 décembre 2009
Sarkozy - 7,5 millions pour casser un miroir
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Michel Garroté
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Lundi 14 décembre 2009 - 27 Kislev 5770
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Avec un article intitulé "7,5 millions d’euros pour la communication du président", Émeline Cazi et Nathalie Schuck, dans Le Parisien d'aujourd'hui lundi, écrivent notamment (extraits) : "...loin d’imiter ses prédécesseurs, Sarkozy a révolutionné la communication présidentielle en en faisant 'le pilier' de son action politique. L’époque n’est plus aux 'gourous' et 'sorciers' venant conseiller les princes, comme le fit Jacques Pilhan avec François Mitterrand puis Jacques Chirac. L’heure est encore moins à la rareté de la parole présidentielle, théorisée par le même Pilhan.
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Aujourd’hui, le président de la République investit massivement sur la télévision, les sondages et Internet, saturant l’espace médiatique de ses interventions. Pour quel résultat ? 'Aujourd’hui en France' a enquêté sur la communication politique du chef de l'État, recensant le nombre de personnes qui se consacrent à cette tâche et le coût que cela représente. Selon nos calculs, confirmés par l'Élysée, en 2009, plus de 7,5 millions d’euros d’argent public ont été déboursés pour valoriser la seule image de Sarkozy. Des chiffres que la Cour des comptes épluchera début 2010, après avoir épinglé les largesses de l'Élysée sur les sondages dans son rapport 2008.
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A cela il convient d’ajouter la facture dédiée au SIG (service d’information du gouvernement), rattaché à Matignon, qui assure le service après-vente des réformes. Son patron, Thierry Saussez, a demandé 21,9 millions d’euros pour 2010. Sept millions et demi d’euros, donc, pour la seule image de Sarkozy. Mais pour quel résultat ? Depuis la rentrée, sa communication semble grippée, débordée par des polémiques à répétition, démunie face à sa chute dans les sondages. Mezzo vocce, certains se demandent même à l'Élysée si, à trop parler, le président n’a pas totalement brouillé son message…" (Fin des extraits de l'article du Parisien).
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Pour ce qui me concerne, je garde quelques souvenirs du temps où je faisais partie de l'équipe chargée de la communication de Helmut Maucher, PDG de Nestlé international. Je me souviens de mes contacts, au sein du groupe Publicis, à l'Étoile, sur les Champs Elysées. Je me souviens des relations amicales entre Helmut Maucher et Maurice Lévy. Le PDG de Nestlé de l'époque a fait la 'Une' de prestigieux magazines français, britanniques, américains, japonais, allemands, etc. Helmut Maucher s'est personnellement investi dans la communication en première ligne. On pourrait presque dire que par rapport à Sarkozy, il était un précurseur de la communication comme pilier de l'action.
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Alors pourquoi Maucher a-t-il brillamment réussi il y a 15 ans là où Sarkozy semble échouer lamentablement aujourd'hui ? On peut toujours arguer du fait que l'un était PDG et que l'autre est Président. Mais ce n'est pas, à mon sens, l'explication la plus probante. Durant son mandat à la tête de Nestlé, Maucher a transformé un groupe suisse relativement diversifié en une multinationale présente dans la plupart des pays du monde et dans la plupart des groupes de produits alimentaires. Les salaires chez Nestlé étaient et restent imbattables. La rentabilité du groupe fait pâlir de jalousie nombre de multinationales. En matière de communication, ce sont les rédacteurs en chefs de prestigieux magazines qui ont demandé à interviewer le PDG de Nestlé et non pas l'inverse.
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A cet égard, le cas de Sarkozy est totalement différent. L'actuel président français fait tout pour que les médias, notamment audiovisuels, parlent de lui ; et chaque jour, si c'est possible. Mais cette communication est une communication de demandeur et par dessus le marché (sans jeu de mots) elle est le pilier d'une action totalement insatisfaisante aux yeux de la majorité des Françaises et des Français. L'endettement et le déficit de la France se creuse toujours d'avantage. Et pour la seule année 2009, les contribuables français ont été délestés de 7,5 millions d'euros au bénéfice de l'image de Sarkozy. Je suis donc assez d'accord avec l'article paru dans Le Parisien. Je dirais même qu'au vu des réalités, l'article aurait pu se montrer infiniment plus carnassier.
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Post Scriptum : la toute récente prestation de la première dame de France sur une chaîne de télévision privée fut également un chef d'œuvre du genre. Issue d'une richissime famille italienne, la dame en question est millionnaire en euros et elle peut donc se permettre cette attitude vaporeuse et gauchisante totalement étrangère aux réalités françaises du temps présent.
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L'urgence c'est Téhéran et non pas Copenhague
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Michel Garroté
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Lundi 14 décembre 2009 - 27 Kislev 5770
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Le journal britannique Times publie des documents démontrant que l’Iran prévoit de tester du deutérium d’uranium, un matériau utilisé pour déclencher l'explosion d'une bombe nucléaire. Ces documents confidentiels obtenus et publiés par le Times révèlent un plan pour tester l'initiateur du matériau d’une bombe nucléaire qui permet de déclencher son explosion. Selon ces documents, le deutérium d’uranium - un matériau ayant pour seule utilité militaire de servir pour déclencher l'explosion d'une bombe nucléaire – est donc utilisé par l’Iran.
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Il s'agit du même matériau que celui utilisé pour la bombe nucléaire pakistanaise dont l’Iran détient les plans. David Albright, physicien et président de l’Institut pour les Sciences et la Sécurité Internationale de Washington précise : « bien que l’Iran puisse déclarer que ce développement sert à des fins civiles, il n’y a tout simplement aucune application civile ». Diverses Agences de Renseignement occidentales ainsi que l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, une filiale de l'ONU, ont consulté ces documents. Le fait est qu'Israël est de plus en plus préoccupé par l’avancée du programme nucléaire iranien et les véritables intentions qui se cachent derrière ce programme.
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Mark Fitzpatrick, de l’Institut international d'Etudes stratégiques de Londres, déclare : « la conclusion la plus effrayante est que si on parle de travaux qui ont débuté en 2007 (les documents en question révèlent un plan initié en 2007), il pourrait s’agir d’un casus belli. Si l’Iran travaille sur les armes nucléaires, cela veut dire qu’il n’y a pas de solution diplomatique ». Ces documents sont les plus flagrants indices d’un programme de développement d’armement nucléaire secret en Iran depuis des années.
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La télévision publique iranienne - contrôlée par les mollahs intégristes du régime iranien - diffuse en boucle des images où l'on peut voir des mains (non-identifiées...) brûler des photos de feu l'Ayatollah Khomeini, fondateur de la république islamique iranienne. De toute évidence, il s'agit d'un montage concocté par les services du régime pour discréditer les manifestants et les opposants iraniens. Les manifestations du 7 décembre dernier ont été l'occasion d'attaques ouvertes contre le Guide suprême actuel, l'Ayatollah Khamenei (c'est cela qui dérange le régime iranien et non pas le fait que l'on aurait soi-disant brûlé des photos de Khomeini).
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Les Gardiens de la Révolution islamique, appelés Pasdaran, ont réclamé hier dimanche des sanctions contre les manifestants ayant soi-disant brûlé des photographies de feu l'ayatollah Khomeini. Les Pasdaran, corps d'élite fondé par feu l'ayatollah Khomeini en 1979 sont en quelque sorte les SS, les miliciens nazislamistes du pouvoir intégriste iranien et de son Guide suprême, l'Ayatollah Khamenei.
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« Les Gardiens ne toléreront aucun silence ni aucune hésitation dans l'identification, le procès et la punition immédiats de ceux qui se sont livrés à cette odieuse insulte (avoir soi-disant brûlé des photos de Khomeini), et des agents (maussades) qui se cachent derrière eux », ont écrit les Pasdaran dans un communiqué publié sur leur site Internet. En outre, deux jours de « manifestation » - orchestrés par le pouvoir intégriste - ont été organisés. Désormais, la dictature théocratique iranienne a un motif supplémentaire de provoquer Israël par tous les moyens. Ce motif, c'est de neutraliser l'opposition interne iranienne et de rassembler un maximum d'Iraniens autour d'une guerre « antisioniste ».
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vendredi 11 décembre 2009
Quand la guerre est juste
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Michel Garroté
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Ci-après, un peu de lecture méditative (et provocative) pour le week-end. Saint Thomas d'Aquin définissait la guerre juste par trois critères. Auctoritas principis : la guerre ne peut relever que de la puissance publique. Causa justa : la cause juste. Intentio recta : l'intention ne doit pas être entachée de causes cachées mais uniquement dans le but de faire triompher le bien commun.
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Michael Walzer a énuméré les critères d'un conflit juste : "La guerre pour être juste, doit être engagée en dernier ressort. Toutes les possibilités non violentes doivent au préalable avoir été examinées. La question de l'autorité légitime se pose lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies est bloqué par la volonté d'une partie d'exercer son droit de veto" (Note de Michel Garroté : j'ignore à qui pense Walzer en écrivant cela...et chacun peut interpréter à sa guise...cela dit, pour ce qui me concerne, les vetos russes et chinois dans le cas de l'Iran sont, ou étaient, fatigants...en revanche, le veto américain dans le cas d'Israël a évité et évite encore que l'État hébreu ne disparaisse sous le poids des résolutions proposées par l'Organisation de la Conférence Islamique...).
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La Doctrine Sociale de l'Église précise : "Une guerre d'agression est intrinsèquement immorale. Dans le cas tragique où elle éclate, les responsables d'un État agressé ont le droit et le devoir d'organiser leur défense en utilisant notamment la force des armes. Pour être licite, l'usage de la force doit répondre à certaines conditions rigoureuses : que le dommage infligé par l'agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain ; que tous les autres moyens d'y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces ; que soient réunies les conditions sérieuses de succès ; que l'emploi des armes n'entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer. La puissance des moyens modernes de destruction pèse très lourdement dans l'appréciation de cette condition" (Note de Michel Garroté : ce qui selon moi, en terme de bon sens au service du bien commun, impliquerait que l'on en finisse avec le nucléaire offensif des mollahs intégristes iraniens, mais bon, chacun son avis pas vrai ? Je sens déjà qu'on va m'en vouloir. Salut. Et à bientôt).
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Sources :
http://lesalonbeige.blogs.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_de_la_guerre_juste
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace
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L'Iran cherche la guerre. Il finira par l'avoir.
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L'Iran cherche la guerre. Il finira par l'avoir.
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Michel Garroté
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Vendredi 11 décembre 2009 - 24 Kislev 5770
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Dans un article intitulé "Sommes-nous prêts à la guerre ?", Yaacov Lappin, pour le Jerusalem Post d'aujourd'hui vendredi 11 décembre 2009, écrit notamment : "Tout le monde est d’accord : dans l’éventualité d’une nouvelle série de conflits dans la région, les civils (ndmg : civils israéliens) seront la cible privilégiée du Hezbollah, du Hamas et de l’Iran".
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Dans un article intitulé "Iran, la guerre inéluctable", Guy Senbel, rédacteur en chef de l'agence de presse Guysen International News, aujourd'hui vendredi, écrit notamment : "Téhéran sera sans doute une nouvelle fois sanctionné dans les prochains jours. Son refus obstiné d’abandonner son programme nucléaire et de se plier au droit international alimentent des peurs légitimes, confirmées par des experts occidentaux qui répètent que plus rien n’empêche l’Iran de se doter d’une bombe atomique".
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Le Secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, informe, aujourd'hui vendredi, depuis Kirkouk (Irak) où il est en tournée, qu'il y aura bientôt des sanctions additionnelles et significatives de la communauté internationale contre l'Iran. "Je pense que vous allez bientôt assister à des sanctions additionnelles et significatives imposées par la communauté internationale dans la mesure où les Iraniens ne changent pas d'optique et ne font pas ce à quoi ils s'étaient engagés début octobre", précise Robert Gates.
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"L'Iran se moque de la communauté internationale concernant certaines des propositions qu'il avait approuvées début octobre. Cela a rassemblé la communauté internationale, y compris la Russie et la Chine, comme jamais" auparavant, indique Robert Gates. "Aucune option n'est écartée", toute option militaire ne permettrait que de gagner du temps, peut être deux à trois ans", insiste Robert Gates. Les pays occidentaux avaient déjà augmenté la pression sur l'Iran hier jeudi en prévoyant d'engager début 2010 de nouvelles sanctions au Conseil de Sécurité de l'ONU.
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Pour mémoire, le mardi 24 novembre dernier, l'Iran indique ne pas être opposé à la dernière proposition faite par les pays occidentaux. Mais cinq jours plus tard, l'Iran annonce qu'il construira dix nouvelles usines d'enrichissement d'uranium, une provocation sans précédent qui réduit en miettes, à elle seule, des années de négociations. Et Le mercredi 2 décembre, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, torpillant ainsi définitivement le processus de négociations, confirme que l'Iran considère le dossier nucléaire comme "clos" (???) et que l'Iran produira lui-même l'uranium enrichi à 20% dans dix nouvelles usines (!!!), ce qui revient à annoncer l'imminence de la première bombe atomique iranienne...
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Les cinq États membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU – la Chine, les USA, la Russie, la France, la Grande Bretagne – et l'Allemagne envisagent de se réunir la semaine prochaine pour discuter d'un éventuel renforcement des sanctions internationales contre l'Iran, apprend-on à Bruxelles. Les ambassadeurs des USA, de la Grande-Bretagne et de la France auprès de l'Organisation des Nations unies ont annoncé l'éventualité, hier jeudi à New York, de nouvelles sanctions contre l'Iran.
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Autrement dit, entre hier jeudi et aujourd'hui vendredi, de Jérusalem à Kirkouk, de Bruxelles à New York, les déclarations et les analyses vont toutes dans le même sens : la théocratie nazislamiste iranienne – et ses forces externes du Hezbollah et du Hamas – ne s'étaient jamais montrées aussi désinvoltes et arrogantes, que ce soit à Téhéran (avec le nucléaire offensif iranien), à Beyrouth (avec les préparatifs de guerre du Hezbollah) ou à Gaza (avec le sempiternel report de la libération de Guilad Shalit et avec le réapprovisionnement en armes du Hamas), envers les efforts diplomatiques des démocraties occidentales.
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A moins d'être complètement sourd et totalement aveugle, tout un chacun devrait être désormais en mesure de discerner que l'Iran et ses légions étrangères ne veulent plus qu'une seule chose : la guerre. Du reste, le Ministre de la Défense de Monsieur Obama vient de le dire, en filigrane, comme déjà mentionné plus haut dans le présent article : « L'Iran se moque de la communauté internationale ». « Aucune option n'est écartée », « toute option militaire ne permettrait que de gagner du temps, peut être deux à trois ans ».
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Or justement, face à l'imminence de la première bombe atomique iranienne – ouvertement destinée à génocider le peuple israélien – gagner deux à trois ans, c'est aussi, et surtout, continuer à vivre, continuer à exister, deux à trois ans (2010, 2011 et 2012). En attendant d'aviser pour la suite (2013 etc.). Les Occidentaux ne sont que « concernés ». Mais les Israéliens, eux, sont « impliqués ». « Impliqués » au sens imminent – et surtout existentiel – du terme.
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jeudi 10 décembre 2009
La mauvaise farce de Copenhague
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Michel Garroté
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Jeudi 10 décembre 2009 - 23 Kislev 5770
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Depuis quelques jours, nous avons le privilège de voir, à Copenhague, sur notre petit écran, l'ineffable dégaine de ces fonctionnaires climatiques gris-verts, sans parler de la dégaine, elle aussi ineffable, de ces écolo-contestataires rouge-verts. Plus la peine d'aller au cirque. Il passe à la télé tous les soirs.
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Fort opportunément, le quotidien britannique Daily Telegraph, sous la plume de Andrew Gilligan publie un article intitulé « Sommet sur le climat de Copenhague : 1200 limousines, 140 jets privés et des toasts de caviar ». Grâce à Andrew Gilligan, on découvre notamment que les déplacements des participants lors du Sommet vont produire 41'000 tonnes d'équivalent CO2, soit la quantité produite - au cours de la même période que la durée du Sommet - par la ville britannique de Middlesbrough et ses 140.000 habitants. A cela est déjà venu s'ajouter le scandale du Climategate qui concerne la publication sur Internet, en novembre dernier, de milliers de courriers électroniques de chercheurs du Centre de Recherches sur le Climat de l'Université d'East Anglia.
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En effet, plusieurs courriers électroniques, dont certains provenant du directeur du Centre, Phil Jones, révélaient que la communauté scientifique manipule les données sur le climat pour imposer la thèse d'un réchauffement dû aux activités de l'homme. En outre, et c'est une première, les médias audiovisuels, depuis quelques jours, donnent la parole aux climat-sceptiques qui, rappelons-le, incluent d'éminents scientifiques, systématiquement tenus à l'écart du débat climatologique. Quant au Sommet lui-même, il a surtout révélé le fossé - et le conflit - entre pays riches et pays émergents. Enfin, le Sommet, en dépit du battage politico-médiatique, est en partie relégué au second plan par d'autres sujets d'actualité.
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Ainsi, la récente décision du Prix Nobel de la Paix Obama d'envoyer 30'000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, auxquels viendront s'ajouter 7'000 soldats supplémentaires issus de pays membres de l'Otan. Ainsi, la quasi banqueroute de Dubaï et maintenant celle de la Grèce. Ainsi, le débat, à l'échelle européenne et cette fois sans tabou, sur l'islam, suite au vote de 57,5% des Suisses contre les minarets sur sol helvétique. Tous ces sujets d'actualité ont démontré, surtout ces jours derniers, que dans l'opinion publique, le réchauffement islamique et le refroidissement économique devancent le réchauffement climatique.
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Depuis une dizaine de jours, le travail des idées amorce un virage intéressant. Cela dit, il est encore un peu tôt pour vraiment s'en réjouir. Car quelque chose me laisse penser que les deux castes néo-gauchistes, subventionnées, assistées et entretenues par les mannes de la réchauffilie et de l'islamophilie n'ont pas dit leur dernier mot. Ces deux castes ne renonceront pas - sans braillements assourdissants - à leurs juteux gagnes pains fournis par les contribuables.
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Contribuables que l'on se garde bien de consulter, sur ces points-là, comme sur d'autres points d'ailleurs. Il est vrai que si le référendum - pratiqué en Suisse - était étendu aux pays membres de l'UE, des dizaines de milliers de contestataires subventionnés se retrouveraient, tant qu'il existe, au RMI. Autrement dit, ils se retrouveraient dans l'obligation de devoir chercher, un jour, un vrai travail. Un cas de figure absolument scandaleux.
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mercredi 9 décembre 2009
Obama du pinacle aux abysses ?
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Michel Garroté
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Mercredi 9 décembre 2009 - 22 Kislev 5770
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Les Américains ne sont plus qu'une minorité, 46% exactement, à approuver l'action de Obama, selon un sondage de l'Université de Quinnipiac. La cote de popularité de Obama était déjà passée sous la barre des 50% dans un précédent sondage de l'Université de Quinnipiac publié le mercredi 18 novembre dernier, avec seulement 48% d'opinions favorables. La nouvelle baisse de la cote de Obama est notamment le résultat du mécontentement des Américains concernant les questions intérieures, selon un chercheur de l'Institut de sondage de l'Université de Quinnipiac. Actuellement, 54% des Américains désapprouvent la manière dont Obama gère l'économie. Le sondage a été réalisé du 1er au 6 décembre auprès de 2.313 personnes inscrites sur les listes électorales, avec une marge d'erreur de plus ou moins 1 point.
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Un minaret peut en cacher un autre
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Michel Garroté
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Mercredi 9 décembre 2009 - 22 Kislev 5770
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Je publie ci-dessous les extraits adaptés d'un document sur les minarets rédigé par le Frère Édouard Divry, dominicain. Pour une fois, nous avons là un document qui prend en compte la culture judéo-chrétienne dans son ensemble, et non pas uniquement la religion catholique, ce qui est tout à l'honneur du frère dominicain susmentionné.
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Le Frère Édouard Divry, du couvent dominicain de Montpellier écrit (extraits adaptés) : à la base, la notion de tolérance qui permet de comprendre son contraire, l’intolérance, est mal comprise. Le tolérant est celui qui accepte un mal qu’il pourrait réellement réfréner en vue d’un bien supérieur. Le minaret devient un mal plénier quand s’exerce la raison de sa finalité : non seulement le chant régulier du muezzin, cinq fois par jour au minimum, mais davantage au Moyen-Orient où des sourates surérogatoires ne cessent d’être chantées comme à Jérusalem (ndmg : le Frère Édouard Divry ne condamne pas la tolérance en tant que telle ; il condamne la fausse tolérance, celle qui finit par entraîner un mal ; un mal contraire au bon sens et contraire au bien commun ; les sourates surérogatoires chantées cinq fois par jour au minimum incluent des paroles intolérantes et violentes à l'égard des non-musulmans). (...) Il ne faut pas être naïf : « Tout agent agit en fonction d’une fin », écrivait St Thomas d’Aquin (ndmg : « fin » au sens finalité, but).
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Un jour le minaret, demain le muezzin, après le Coran chanté, puis la charia revendiquée. La mosquée, loin d’être comparable à une église ou une synagogue, tend par nature à être un lieu politico-religieux. Dans cette revendication d’origine islamiste, il n’y a pas de bien supérieur à espérer (...) du point de vue du bien commun forgé par des siècles de tradition judéo-chrétienne (culture et droit), laquelle ne peut accepter qu’on chante n’importe quoi publiquement. Or c’est ce qui risque d’être possible du haut des minarets, à travers telle sourate comme celle déclarant l’infériorité de la femme par rapport à l’homme, ou l’appel à la guerre sainte djihadique. A l’inverse les cloches de nos églises, en plus d’être un rappel signifiant la prière chrétienne, ont su, par leur son aérien, sans qualité signifiée objective, toucher le cœur des hommes de toutes confessions (...).
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La liberté religieuse, en tant que droit-exigence (droit à), relevant des droits fondamentaux (les droits de l’homme étant intégrés à ceux-ci), est déjà pleinement respectée par les mosquées sans minaret (salles de prière, ou musalla ou jamat khana) qui offrent la possibilité aux musulmans de se réunir librement pour prier. La liberté religieuse consiste en fait à ne pas être contraint ou à ne pas être empêché, dans de justes limites (celles du bien commun), à pratiquer une religion. Même s’il faut en tenir compte, le bien commun n’est pas qu’esthétique, il intègre la culture et donc le culte du plus grand nombre. Il convient donc de ne pas céder plus qu’il ne faut par une compassion sine veritate, par un droit permissif (droit de) décalé par rapport à la vox populi, alors qu’on n’a pas commencé à mettre en œuvre le juste et sain principe de réciprocité : aux populations chrétiennes minoritaires, qu’on accorde donc la construction d’églises (peut-être sans les clochers, ni les cloches là où cela nuirait aux habitudes ancestrales) en Arabie et ailleurs dans le monde musulman (Fin des extraits adaptés du document du Frère Édouard Divry).
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http://www.libertepolitique.com/liberte-religieuse/5718-le-faux-dilemme-minarets-ou-pas-
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mardi 8 décembre 2009
80% des persécutions frappent les Chrétiens
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Michel Garroté
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Mardi 8 décembre 2009 - 21 Kislev 5770
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80% des persécutions religieuses dans le monde frappent les Chrétiens. C'est ce que note un rapport publié par l'Aide à l'Église en Détresse (AED). L'AED souligne qu'encore aujourd'hui un grand nombre de Chrétiens ne peuvent pas pratiquer librement leur religion. Les persécutions contre les Chrétiens, persécutions fondées sur les idéologies athéistes comme le communisme diminuent (elles augmentent toutefois dans certains pays tel le Venezuela par exemple). Mais il y a de nouvelles idéologies qui disent oui à la religion mais seulement à une seule religion, écrit un des auteurs du rapport de l'AED, Berthold Pelster, faisant directement allusion à l'islam et aux pays mahométans. Berthold Pelster écrit que de nombreuses violences contre les Chrétiens ont eu lieu cette année 2009 au Pakistan, en Égypte et au Nigeria, trois pays mahométans.
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De manière moins violente, la situation en Amérique Latine est également préoccupante, avec des gouvernements néo-socialistes qui agissent surtout contre l'Église catholique. Il est vrai que l'autocrate caudillo vénézuelien Hugo Chavez, d'une part, persécute les Juifs et les Chrétiens dans son pays. Et que d'autre part, il développe actuellement une alliance néo-socialiste incluant la Bolivie, Cuba, l'Équateur et le Nicaragua. Sans compter les excellentes relations que Chavez entretient avec les nazislamistes nucléarisés au pouvoir en Iran. Qui eux-mêmes entretiennent d'excellentes relations avec la Corée du Nord communiste, un pays lui aussi très versé dans les persécutions antichrétiennes.
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lundi 7 décembre 2009
La Secte climatologique lessivée par le fric
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Michel Garroté
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Lundi 7 décembre 2009 - 20 Kislev 5770
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Or donc, la Secte mondiale des milliers d'Adeptes naturalistes de l'Ecologisme climatologique sont actuellement réunis à Copenhague pour rendre culte à la déesse Nature. Au-delà de son aspect grotesque et bouffon, ce culte para-religieux et néo-païen révèle d'une part, des inexactitudes flagrantes au plan scientifique ; et d'autre part, une addiction vorace envers l'argent.
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A cet égard, Bret Stephens, jeudi 3 décembre 2009, dans le Wall Street Journal, écrivait notamment (extraits adaptés) : « Le Climategate (ndmg : le scandale de la climatologie et de son argent sale) implique certains des climatologues les plus renommés du monde et nous les dévoile en train de bloquer des demandes d’accès à l’information, d’évincer des scientifiques dissidents, de corrompre le processus de révision par les pairs et de dissimuler, détruire ou manipuler des données dérangeantes sur les températures. Tous ces faits ont été mis au jour par la diffusion la semaine dernière de milliers de courriels de l’Unité de recherche climatique (CRU) de l’Université d’East Anglia. (..) Il est utile d’appliquer aux alarmistes eux-mêmes la méthode qu’ils ont souvent utilisée, c’est-à-dire de suivre l’argent à la trace. Penchons-nous d’abord sur le cas de Phil Jones, le directeur du CRU et l’homme au centre du Climategate.
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Selon l’un des documents piratés en provenance de son centre, M. Jones a été le récipiendaire (ou le co-récipiendaire) de quelque 19 millions $ en subventions à la recherche de 2000 à 2006, soit une multiplication par six des sommes qu’il a reçues dans les années 1990. Pourquoi l’argent a-t-il afflué si rapidement ? Parce que l’alarme climatique continuait de sonner fort : plus elle sonnait fort, plus les sommes étaient élevées. Et qui était mieux placé pour la sonner fort que des gens comme M. Jones, l’un des bénéficiaires les plus probables ? Les plus récents crédits budgétaires adoptés par la Commission européenne pour financer la recherche sur le climat s’élèvent à près de 3 milliards $, et c’est sans compter les fonds en provenance des gouvernements membres de l’Union.
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Aux États-Unis, la Chambre des représentants prévoit dépenser 1,3 milliard $ sur les travaux de la NASA dans le domaine du climat, 400 millions sur la National Oceanic and Atmospheric Administration et un autre 300 millions $ pour la National Science Foundation. Les États apportent aussi de l’eau au moulin, la Californie – qui n’est apparemment pas en faillite lorsqu’il s’agit de ces questions – consacrant 600 millions $ à son propre programme de lutte contre les changements climatiques. Et, selon les estimations de la Banque HSBC, tout ceci n’est qu’une fraction des 94 milliards $ dépensés à travers le monde sur ce qu’elle appelle 'le plan de relance vert', c’est-à-dire principalement sur la production d’éthanol et d’autres projets de développement d’énergies alternatives, des projets dont Al Gore et ses partenaires chez Kleiner Perkins espèrent tirer de généreux bénéfices.
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Comme on le sait, l’offre crée sa propre demande. Ainsi, pour chaque milliard additionnel de subventions gouvernementales à la recherche (ou les dizaines de millions fournis par des fondations telles que Pew Charitable Trusts), des universités, des instituts de recherche, des groupes de pression et leurs diverses filiales et organisations dérivées sont soudainement apparus pour les recevoir. Ces groupes forment aujourd’hui leur propre écosystème. Ils comprennent non seulement les mouvements bien établis tels le Sierra Club ou Greenpeace, mais également Ozone Action, Clean Air Cool Planet, Americans for Equitable Climate Change Solutions, Alternative Energy Resources Association, California Climate Action Registry, etc. Tous ont reçu du financement relié aux changements climatiques, et tous doivent donc croire en la réalité du réchauffement climatique (et d’une catastrophe imminente), tout comme un prêtre doit croire dans l’existence de Dieu. (...) Ces organisations (...) s’appuient toutes sur une position corruptrice, c’est-à-dire que l’hypothèse dont dépend leur gagne-pain a en fait été démontrée.
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Sans cette preuve, tout ce qu’elles représentent – y compris les milliers d’emplois qu’elles fournissent à leurs militants – disparaît. C’est ce qu’on appelle avoir un intérêt direct à ce qu’une position soit celle qui domine, et de tels intérêts sont l’ennemi d’un processus scientifique sain » (fin des extraits adaptés de l'article de Bret Stephens paru dans le WSJ).
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D'autre part, un article de 'France catholique', livre quelques réflexions assez éclairantes sur la supercherie climalcoolique (extraits) : « La controverse scientifique sur les causes du réchauffement climatique bat son plein. La taxe carbone est-t-elle une nécessité ? Aura-t-elle une influence sur le réchauffement du climat ? Les thèses alarmistes de certains scientifiques sont aujourd’hui mises en question. Au cours d’une série de conférences, un grand scientifique français, toujours en activité, Vincent Courtillot, chercheur au CNRS, président de l’Institut de physique du globe, exprime publiquement des doutes sur les conclusions du GIEC et sur les modèles du réchauffement climatique. Selon lui, et (selon) un certain nombre de scientifiques de différents pays, c’est l’action du soleil combinée avec des variations de l’exposition de la Terre, qui engendrerait des refroidissements ou des réchauffements du climat.
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Et de donner pour exemple le réchauffement du Moyen âge, à cette époque on a cultivé le blé au Groënland (...) Il semble en tout cas que depuis 1998 le réchauffement n’augmenterait pas. Quant aux glaces des pôles, les informations les plus contradictoires sont mises en circulation ; il semble cependant à peu près sûr que la température moyenne de l’Antarctique baisse, et que la surface de la banquise de l’arctique augmente depuis deux ans (...) Les médias français dans l’ensemble ont tendance à rouler dans le sens du 'réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine', sans aucune question, sans aucune nuance ».
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De son côté, Benoît XVI a rappelé hier dimanche quel aurait dû être le rôle du sommet de Copenhague (extraits) : « Je souhaite que les travaux aident à identifier des actions respectueuses de la création et en faveur d'un développement solidaire, fondé sur la dignité de la personne humaine et orienté vers le bien de tous (...) La sauvegarde de la création demande l'adoption de styles de vie sobres et responsables (...) Pour garantir le plein succès de la conférence, j'invite toutes les personnes de bonne volonté à respecter les lois de Dieu sur la nature et à redécouvrir la dimension morale de la vie humaine ».
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En clair, Benoît XVI rappelle ici « l'anthropologie judéo-chrétienne de la personne humaine », autrement dit un concept philosophique plusieurs fois millénaire qui va bien au-delà de la « nature » au sens - réducteur - où l'entendent les adeptes de « l'écologisme climatologique », cette religion naturaliste accessoirement très portée sur l'argent.
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Je note, quant à moi, que le réchauffement climatique de la planète, constitue un formidable détournement des esprit, à l'heure où le réchauffement islamique de la planète prend une allure alarmante du côté de l'Iran. Avec une catastrophe écologique sans précédent en perspective : la Shoah radioactive contre les six millions de Juifs qui vivent en Israël.
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A lire, également aujourd'hui, (sur drzz.info) :
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La fraude du réchauffement climatique s'offre une conférence
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Scandale à la veille de la Conférence de Copenhague
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vendredi 4 décembre 2009
Le train à vapeur de retour en France
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Michel Garroté
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Vendredi 4 décembre 2009 - 17 Kislev 5770
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Les syndicats français CGT, Unsa, Sud-Rail et CFDT déposent un préavis de grève des conducteurs et des contrôleurs de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF), grève reconductible (c'est donc bien la grève et non les chemins de fer qui sont reconductibles) à partir du samedi 12 décembre à 20:00, pour « protester contre les projets de réorganisation de la direction ». Une « manifestation nationale des cheminots actifs et retraités » précèdera ces grèves mardi 8 décembre pour « protester notamment contre la restructuration du fret ». « L'accélération et le contenu des réorganisations du système ferroviaire français, à terme, mettent en péril l'entreprise publique SNCF et fragilisent le service public », racontent, dans un communiqué, les chefs de la CGT, l'Unsa et la CFDT.
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Sauf que les « manifestations nationales » mobilisent à peine un tiers des cheminots intéressés. Et sauf que les usagers, eux, en ont justement raz le bol de ce service dit public, mais qui empoisonne la vie du public à chaque fois qu'il se met publiquement en grève.
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Une réunion entre les chefs syndicalistes et la direction de la SNCF tenue mercredi 2 décembre dernier aurait, paraît-il, suscité cette « vague de mécontentements des fédérations » (c'est un peu flou comme affirmation). Les projets de la direction menaceraient « de nombreux emplois », allèguent les chefs syndicalistes.
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C'est sûr que ce serait vachement mieux de creuser encore plus la dette et le déficit français ; en améliorant davantage le train (de vie) des cheminots, aux frais du contribuable, contribuable qui est aussi usager SNCF, mais qui néanmoins, n'a toujours pas son mot à dire.
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Le secrétaire général de la CGT Cheminots, Didier Le Reste (nom prémonitoire ?), se dit « disponible pour engager des discussions sérieuses sur les revendications exprimées. Si tel n'était pas le cas, vous porteriez l'entière responsabilité d'un conflit majeur dans l'entreprise », conclut - et menace - Le Reste, à l'adresse de la direction de la SNCF.
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Pour mémoire, lors de la dernière grève nationale des cheminots, le 20 octobre dernier, le taux de participation était compris entre 23% et 30%. Faut-il en conclure que entre 70% et 77% des cheminots n'en ont plus rien à cirer de Le Reste et Consorts ? Je propose que l'avenir de la SNCF soit soumis à un référendum. Un peu comme les minarets chez les Suisses. Au train où vont les choses...
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Des dizaines de personnes tuées par un pneu
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Michel Garroté
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Vendredi 4 décembre 2009 - 17 Kislev 5770
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Je ne vous cache pas que j'ai été pris d'un fou rire lorsque j'ai lu, hier jeudi, une dépêche d'agence européenne qui reprenait, fidèlement, la grotesque version syrienne concernant l'attentat survenu hier à Damas. L'explosion était due, paraît-il, à un pneu d'autocar, un pneu trop gonflé qui aurait explosé, un pneu trop gonflé comme la version syrienne de cet attentat est trop gonflée. Il est vrai qu'en matière d'attentats, les Syriens sont en général initiateurs et non pas victimes. Dès lors, leur savoir faire en matière d'information lorsqu'ils sont eux-mêmes victimes d'attentats, ce savoir faire est proche de zéro, ou, si vous préférez, ce savoir faire est nul. Ci-dessous, je publie une version adaptée de l'analyse effectuée hier, sur cet attentat, par MediArabe.info.
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« Syrie : une explosion et des victimes à Damas »
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Entre une bouteille de gaz et un pneu d’autocar, le mensonge est grotesque
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Des Iraniens, en pèlerinage à Saïda Zeïnab, auraient été visés. Saïd Jalili annule une conférence de presse et se rend sur les lieux de l’attentat le jeudi 3 décembre 2009 à 9:53.
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MediArabe.info
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Adaptation : Michel Garroté
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Selon la télévision Al Arabiya, une explosion s’est produite hier, jeudi 3 décembre 2009, le matin, dans la banlieue de Damas. La déflagration s’est produite dans le quartier Saïda Zeïnab, très fréquenté par les pèlerins chiites. Selon des témoins, l’attaque a visé des pèlerins iraniens. Ci-après, la chronologie des faits telle qu'elle a été relatée, hier jeudi, par MediArabe.info (Adaptation : Michel Garroté)
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9:53. Aucun détail n’est encore disponible concernant le nombre des victimes et leur nationalité, bien que des témoins interrogés par la télévision Al Arabiya évoquent que plusieurs personnes ont été tuées, et d’autres blessés, notamment parmi les Iraniens. Selon les dernières informations diffusées par la télévision Al Arabiya, des dizaines de personnes auraient été tuées et blessés dans l’explosion. Celle-ci s’est produite à proximité de l’Hôpital Khomeïny situé dans le quartier de Saïda Zeïnab, très fréquenté par les pèlerins chiites. L’explosion a visé un car transportant des Iraniens. Le ballet incessant des ambulances atteste que le nombre des victimes est important.
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10:25. Selon le site libanais Now Lebanon, Saïd Jalili, le chef du Conseil national iranien de Sécurité nationale et principal négociateur iranien dans le dossier nucléaire, en visite à Damas, a annulé une conférence de presse prévue dans la capitale syrienne, et s’est rendu sur le lieu de l’attentat. Jalili est arrivé mercredi soir en Syrie pour une visite de deux jours, qui, selon le quotidien syrien Al Watan, vise à « renforcer l’alliance stratégique entre Damas et Téhéran, et à mettre les responsables syriens au courant des derniers développements du dossier nucléaire iranien ». L’explosion de Saïda Zeïnab contre des pèlerins iraniens est-elle une pure coïncidence avec la présence de Jalili à Damas ? Ou s’agit-il d’un message sanglant adressé à Damas pour le mettre en garde contre le renforcement de son alliance avec Téhéran ? En attendant une réponse à ces interrogations légitimes, certains observateurs rappellent que la Syrie, qui a longtemps exporté le terrorisme, déguste aujourd’hui les souffrances qu’elle a fait subir à ses voisins, notamment en Irak. S’agit-il alors d’un retour à l’expéditeur ?
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11:45. Plusieurs sources syriennes affirment que les forces de sécurité ont bouclé le quartier et interdit quiconque de s’en approcher. Après le bouclage de la zone, les médias iraniens et syriens ont tenté de minimiser l’importance de l’explosion. La télévision iranienne souligne en effet que « l’explosion de Damas serait accidentelle, due à une bouteille de gaz », et affirme que « l’autocar qui a été soufflé par l’explosion était vide ». « Son chauffeur s’était rendu à une station-service pour faire le plein ». Selon les médias syriens, l’explosion a fait trois morts, un ressortissant iranien et deux syriens employés de la station-service. D’autres sources affirment au contraire que le bilan est plus lourd, évoquant au moins six morts. Le ministre syrien de l’Intérieur écarte à l’instant l’éventualité d’un acte terroriste, précisant qu’il s’agit de « l’explosion du pneu de l’autocar », qui a quand même soufflé les vitres des immeubles voisins !
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La Syrie tente ainsi de minimiser l’importance de l’explosion. Généralement, les Syriens accusent, avec précipitation, Israël, les États-Unis ou les mouvements islamistes radicaux « qui ont proliféré en raison de la politique américaine et israélienne », selon la terminologie syrienne. Or, en attribuant l’explosion à une bouteille de gaz ou à un pneu, la Syrie semble avoir avalé une couleuvre. Dans ce cas de figure, deux hypothèses s’imposent : l’explosion pourrait avoir résulté de la lutte intestine qui oppose, au sein du régime syrien, d'une part, le courant dit modéré qui souhaite prendre ses distances avec Téhéran et s’ouvrir à l’Occident et aux pays arabes ; et d’autre part, l’aile radicale favorable à la poursuite et au renforcement de l’alliance avec la République islamique d’Iran. L’explosion serait l’œuvre de l’Iran, dans l’objectif de rappeler la Syrie à l’ordre. Téhéran craint en effet que le régime de Bachar Al-Assad, très courtisé notamment par la France, ne rompe l’alliance stratégique qui le lie à Téhéran depuis quatre décennies. Ces deux hypothèses confirment l’existence de divergences entre Damas et Téhéran et relancent les interrogations sur la destination (ndmg : Hamas ? Hezbollah ?) des armes iraniennes saisies par Israël, le 3 novembre dernier, à bord du cargo Francop.
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MediArabe.info
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jeudi 3 décembre 2009
Bien assis sur un Minaret
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Michel Garroté
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Jeudi 3 décembre 2009 - 16 Kislev 5770
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Or donc, la plupart des dignitaires religieux, tant juifs que chrétiens, se sont crus autorisés à condamner le vote suisse contre les minarets sur sol helvétique. Quant aux dignitaires religieux musulmans, ils se sont permis une ingérence - dans les affaires intérieures de la Suisse - en des termes insultants et menaçants. Côté chrétien, une exception toutefois, avec l'archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin qui - prenant position sur l'interdiction des minarets votée en Suisse - a estimé que l'important pour les musulmans était d'avoir leurs lieux de culte, à savoir les mosquées, et que la présence de minarets était seconde.
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Je suis personnellement enchanté des prises de positions - par des dignitaires religieux - sur les minarets en Suisse. D'abord, j'en suis enchanté car ces prises de position, côté juif et chrétien, à quelques rares exceptions près, démontrent, une fois encore, de façon éclatante, le fossé qui sépare les religieux des laïcs. Par souci de politiquement correct, la plupart des dignitaires religieux juifs et chrétiens ont en quelque sorte condamné 57,5% des Suisses. On peut donc être à la fois politiquement correct et démocratiquement incorrect. Je suis enchanté de tout cela, car j'ai désormais la conviction intime que le vrai combat est - et sera - mené par des laïcs, et non par des religieux.
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Ensuite, je suis enchanté par les prises de positions des dignitaires religieux musulmans. J'en suis enchanté, car ces prises de positions confirment que non seulement les juifs et les chrétiens sont - et resteront - en terre dite d'islam, des citoyens de seconde zone, dépouillés de leurs droits. Mais qu'en plus, les mêmes dignitaires musulmans qui ostracisent et persécutent les non musulmans en terre d'islam, se sentent libres de nous insulter et de nous menacer, chez nous, lorsque nous nous prononçons, chez nous, sur l'islam en général et sur les minarets en particulier.
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En résumé, toutes ces réactions - au récent vote suisse contre les minarets - ont le mérite de révéler au grand jour d'une part, où se situe le vrai combat ; et d'autre part, toutes ces réactions ont le mérite de révéler au grand jour, sur qui nous pouvons compter et sur qui nous ne pouvons pas compter.
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Le hasard faisant bien les choses, je lis aujourd'hui sur le wire qu'en Israël des fidèles venus se recueillir au mont des Oliviers ont découvert la tombe du mentor des hassidiques, Lelov, saccagée. Le ministre israélien des Cultes Yaacov Margui a déploré qu'Israël ait perdu la souveraineté sur le mont des Oliviers à cause de problèmes bureaucratiques. J'ai quant à moi toujours écrit que partout où la souveraineté israélienne disparaît les Juifs et les Chrétiens rencontrent des difficultés sur leur lieu de recueillements...
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Je lis aussi, toujours sur le wire, que les deux hommes d'affaires suisses otages en Libye ont été condamnés mardi à 16 mois de prison ferme et qu'ils vont être jugés une seconde fois en décembre à la lumière de soi-disant nouvelles accusations. Ils ont été condamnés mardi pour « fraude fiscale et non-respect de procédures de visa » (mdr). Les deux hommes d'affaires sont illégalement retenus en Libye depuis juillet 2008. On notera la coïncidence : la nouvelle sur le vote suisse contre les minarets est publiée dans la presse lundi. Et le lendemain mardi, les deux otages suisses sont condamnés à 16 mois de prison ferme.
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Mais visiblement la terre d'islam n'effraye pas tous les chrétiens. Ainsi, selon Le Parisien, Sarkozy et Carla passeront leurs vacances de Noël (une fête chrétienne) au Maroc. Ils seront logés dans l'un des palais du royaume chérifien.
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Pour finir en apothéose, voici une déclaration qui vaut son pesant de pistaches : « Il n'y a pas de Français de souche » a déclaré le ministre français Besson, 51 ans, né au Maroc, de mère libanaise, divorcé, et vivant actuellement avec étudiante tunisienne de 22 ans.
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C'est bien ce que je m'étais depuis toujours imaginé. L'islam, entre les palais chérifiens et les étudiantes de 22 ans, c'est quand même plus cool lorsqu'on est ministre ou président.
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mercredi 2 décembre 2009
"Scoop" - Les Israéliens ne sont pas idiots
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Michel Garroté
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Mercredi 2 décembre 2009 - 15 Kislev 5770
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Comme c'est amusant. L'Agence France Presse, Le Monde et le quotidien israélien Yediot Aharonot nous racontent, aujourd'hui, ce que nous avons déjà écrit, ici, bien avant eux. Ainsi, l'AFP découvre que l'Iran veut la bombe atomique. Quant au Monde et au Yediot Aharonot, ils découvrent qu'Israël possède la bombe atomique. Et qu'Israël ne se laissera pas rayer de la carte par l'Iran. C'est ce qu'on appelle des scoops à retardement. De plus, les médias précités entretiennent une certaine confusion entre primo, le fait qu'Israël possède la bombe atomique ; et secundo, le fait qu'Israël est en mesure de lancer des frappes préventives contre le nucléaire offensif iranien. Quant à l'implication de Shimon Pérès, on savait cela depuis belle lurette. Ne serait-ce que parce que primo, Shimon Pérès était aux côtés de Ben Gourion ; et parce que secundo, c'est la France qui a donné à Israël les moyens d'acquérir l'arme nucléaire.
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Ainsi donc, l'AFP, le 2 décembre 2009, informe : « Lors d'un discours prononcé à l'occasion d'une visite à Ispahan (centre de l'Iran), M. Ahmadinejad a affirmé que "la nation iranienne produira elle-même le combustible (nucléaire) enrichi à 20% ainsi que tout ce dont elle a besoin". "A nos yeux, la question nucléaire est close", a-t-il ajouté. "L'Iran ne fera de concessions à personne, et ne renoncera pas à ses droits". M. Ahmadinejad a également balayé, de façon allusive, l'éventualité d'une action militaire contre les sites nucléaires iraniens, que ni Israël ni les États-Unis n'ont formellement exclu. "Le régime sioniste n'est rien, même ses maîtres ne peuvent rien faire" contre le programme nucléaire iranien, a-t-il estimé dans une allusion aux pays occidentaux soutenant Israël. Le président iranien avait annoncé dimanche que son pays allait construire dix nouvelles usines d'enrichissement d'uranium et produire de l'uranium enrichi à 20% pour son réacteur de recherche médicale de Téhéran ».
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Et de son côté, Laurent Zecchini, dans Le Monde, le 2 décembre 2009, informe : « Si Israël était menacé de destruction, faudrait-il qu'il ait recours à l'"option Samson" ? A cette question, posée par Gil Kopatch et Shani Keinan, producteurs d'un film pas encore diffusé retraçant sa vie, le président israélien, Shimon Pérès, répond avec une surprenante franchise : "L'objectif de ces réacteurs [nucléaires] est d'empêcher la destruction [d'Israël], et jusqu'à maintenant, cela a bien fonctionné. J'espère que cela continuera à fonctionner à l'avenir." L'"option Samson" est un secret de Polichinelle jusque-là bien gardé : la capacité d'Israël à utiliser ses armes nucléaires. Dans la Bible, Samson fait s'écrouler les colonnes du temple philistin, dont le toit écrase ses ennemis et lui-même. L'État juif n'a jamais admis posséder l'arme atomique. Il a appliqué une doctrine dite d'"ambiguïté nucléaire".
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Les propos de M. Pérès, qui ont été publiés par le quotidien Yediot Aharonot, ne laissent pas grand-chose de cette "ambiguïté". Est-ce une indiscrétion calculée au moment où la perspective d'un Iran doté d'armes nucléaires se renforce ? Toujours est-il que, dans ce film, le président israélien raconte avec des détails inédits la genèse de l'aventure nucléaire dans laquelle s'est lancé l'État juif dans les années 1960. Shimon Pérès est l'un des architectes du programme nucléaire israélien, qui s'est développé avec deux centres de recherche nucléaires : celui de Sorek (près de la ville de Yavneh, au sud de Tel-Aviv), et celui de Dimona (dans le Néguev, au sud-est de Bersheba). C'est David Ben Gourion, le fondateur de l'État d'Israël, qui a pris la décision initiale. "Au début, explique Shimon Pérès, il pensait que ce pourrait être une source d'électricité, pour un usage civil.
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On lui a dit que nous avions des matériaux radioactifs dans les sources chaudes du lac de Tibériade." Tous les scientifiques de l'époque, sauf un, étaient contre, ainsi que les chefs du Mossad (le renseignement extérieur) et de l'armée. Ils pensaient que "le monde ne laisserait pas faire" Israël, et qu'un tel programme nucléaire assécherait les finances de l'État. Finalement, celui-ci a été lancé grâce à une souscription financière. "Au bout du compte, je crois que nous avons recueilli 100 millions de dollars pour construire les réacteurs, ce qui doit correspondre à plus de 1 milliard de dollars d'aujourd'hui", indique Shimon Pérès. Le président israélien explique que, à l'époque, il en était arrivé à la conclusion qu'Israël devait se lancer dans le nucléaire, parce que "cela pouvait être la seule compensation à la petite taille" du pays.
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"Ma conclusion, indique-t-il, était que nous ne pouvions pas changer la volonté d'attaquer, mais que nous pouvions changer la capacité d'attaquer. En d'autres termes, nous pouvions créer ce qu'on appelle la “dissuasion”." "Nous devions créer cette dissuasion que les autres n'avaient pas", ajoute-t-il. Sans jamais parler d'"arme nucléaire", Shimon Pérès précise qu'il a été décidé de construire le réacteur de Sorek dans la transparence, alors que celui de Dimona a été construit secrètement. Le président israélien répond enfin à la question de savoir ce qu'est exactement l'option nucléaire : "C'est le fait que la plupart de nos voisins, qui veulent nous détruire, croient qu'Israël a la capacité de les détruire. Leur doute est notre force." Selon l'organisme réputé Arms Control Association, Israël disposerait aujourd'hui d'un arsenal nucléaire compris entre 75 et 200 armes. Celles-ci, selon plusieurs experts, pourraient être utilisées avec trois vecteurs différents : les missiles balistiques israéliens Jéricho; des avions de combat à capacité nucléaire F16 et F15; enfin, des missiles tirés par les trois sous-marins de la classe Dolphin (de fabrication allemande) dont dispose l'État juif » (fin de l'article du Monde).
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mardi 1 décembre 2009
Guerre contre la Terreur en France ?
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Michel Garroté
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Mardi 1er décembre 2009 - 14 Kislev 5770
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Le Figaro nous affirme que la France serait désormais opérationnelle dans la Guerre contre la Terreur. La nouvelle tombe en décembre 2009, soit plus de huit ans après le 11 septembre 2001. Mieux vaut tard que jamais. Ci-après, des extraits de l'article du Figaro.
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Près de 500 «superflics» vont être mobilisés au sein d'une inédite Force d'intervention de la police nationale. Leurs missions ? Résoudre les prises d'otages complexes et déjouer les attaques kamikazes qui menacent la France. (...) Depuis les attentats de Bombay (26 novembre 2008), on étudie d'autres hypothèses, comme celle de commandos armés débarquant au Havre et remontant jusqu'à Paris par la Seine. Les analystes du Raid considèrent que le nombre de terroristes déterminés à mourir est devenu le critère primordial dans la gestion de crise, plus que celui des personnes retenues. Plutôt que de parler classiquement des prises d'otages massives (POM), ils préfèrent explorer le nouveau concept de prises d'otages complexes (POC) se traduisant par une multiplicité de kamikazes se séparant pour sévir sur un théâtre éclaté. Pour étreindre un tel spectre, l'union des forces s'impose comme unique planche de salut.
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Sous l'impulsion de Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, une inédite force d'intervention de la police nationale (FIPN) vient de voir le jour. Elle intègre pour la première fois sous une seule bannière, autour d'un pivot composé de 120 hommes du Raid, les quelque 270 athlètes, tireurs d'élites et logisticiens des brigades anticommandos de la préfecture de police de Paris dont ceux de l'antigang - ainsi que 200 policiers issus des dix groupes d'intervention de la police nationale disséminés en métropole et dans les Dom-Tom. Disposant de solides ancrages locaux, ces derniers seront les têtes de pont de cette force de frappe peu commune. Capable de mobiliser 500 «superflics» en cas de coups durs, la FIPN avait été scellée sur le papier par un protocole signé le 17 juillet dernier par Brice Hortefeux.
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Le ministre de l'Intérieur accomplissait là un de ses premiers actes comme locataire de la place Beauvau. Mardi matin, il se déplace à Bièvres pour inaugurer cette fois cette structure opérationnelle lors d'une démonstration hollywoodienne. Animée au quotidien par le commissaire Jean-Pierre Desprès, qui aura la charge de faire monter en puissance cette redoutable machine, la FIPN a trois missions : outre les prises d'otages complexes, elle sera mise en alerte lors de grands événements comme une visite du Pape, un sommet du G 20 ou l'Euro de football 2016. (...) Outre des drones furtifs et espions, les superflics seront dotés d'une nouvelle génération de radars, de détecteurs thermiques et de plusieurs postes de commandement mobiles, encombrés d'électroniques et prépositionnés à travers le pays.
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Enfin, la FIPN pourrait s'affranchir de l'actuel réseau de communication Acropole au profit d'un système crypté, inviolable et numérique. (...) Dès le premier semestre 2010, la FIPN travaillera sur une prise d'otages complexe dans des rames et les stations d'un nœud ferroviaire du RER et du métro, comme les Halles, par exemple. Ensuite, les policiers en noir s'entraîneront en province sur un schéma d'attaque par plusieurs commandos d'un gros centre commercial, puis d'une gare centrale. Au total, des dizaines de scénarios sont échafaudés, avec un maximum de réalisme, par une poignée de techniciens du Raid qui décortiquent chaque attaque kamikaze à travers le monde.
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«D'ici 2012, toutes les hypothèses feront l'objet d'un exercice de crise, révèle au Figaro Jean-Pierre Desprès. Nos hommes vont plancher sur la séquestration de touristes sur des bateaux-mouches sur la Seine, l'attaque kamikaze d'un immeuble de grande hauteur, et celles de palaces parisiens et de certaines représentations diplomatiques.» Dans un lieu tenu secret, le Raid dispose de 300 plans très détaillés d'ambassades, de musées, mais aussi sites classés «sensibles», comme le siège d'Areva, du Commissariat à l'énergie atomique ou encore de certains médias comme TF1. «Dans un futur proche, les accès, la structure ou encore toutes les données techniques de chaque bâtiment seront modélisés en trois dimensions avec l'aide d'ingénieurs de Dassault Systèmes afin de parfaire notre connaissance du milieu», confie un haut fonctionnaire.
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Le Raid a même créé en son sein un très discret «groupe tubulaire», qui expérimente d'originales techniques d'assaut dans les tunnels et les trains. Dès l'année prochaine, ces experts projettent de mener avec leurs homologues anglais une très épineuse simulation de prise d'otages sous la Manche, dans l'Eurostar. Au cours d'une saga déjà longue de vingt-cinq ans, émaillée de faits d'armes, comme la neutralisation de «Human Bomb» dans l'école maternelle Commandant-Charcot de Neuilly, ou encore la capture d'Yvan Colonna, le Raid a encore fait la une de l'actualité en débusquant Jean-Pierre Treiber au cinquième étage d'un immeuble de Melun. «L'assaut était programmé pour ne durer que quelques secondes, car on avait peur que le garde-chasse n'échappe à son procès en se défenestrant», note un chef opérationnel (...).
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La réalité rattrape Obama
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Michel Garroté
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Mardi 1er décembre 2009 - 14 Kislev 5770
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Les Gardiens iraniens de la Révolution islamique, les Pasdaran, confirment, aujourd'hui mardi 1er décembre 2009, qu'ils ont arrêté cinq marins britanniques dans les eaux du Golfe persique. Les cinq marins britanniques ont été arrêtés par les forces navales des Pasdaran. « Faire face aux forces étrangères et les arrêter font partie de la mission des Gardiens de la Révolution », raconte, aujourd'hui mardi, Ali Reza Tangsiri, Commandant des Forces navales des Pasdaran. Hier lundi, le Secrétaire britannique au Foreign Office (Affaires étrangères), David Milliband, avait annoncé que cinq ressortissants britanniques - qui devaient participer à une course au large dans l'Océan indien - étaient détenus en Iran.
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Leur voilier, le Kingdom of Bahreïn, qui faisait route de Bahreïn vers Dubaï, a été arraisonné par les Iraniens le mercredi 25 novembre dernier. Le Kingdom of Bahreïn devait participer à une course entre Dubaï et Mascate, dans le sultanat d'Oman. Les organisateurs de la course ont informé que l'équipage britannique avait signalé des problèmes d'hélice lorsqu'il faisait route entre Bahreïn et Dubaï.
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En outre, l'Iran, après avoir fait semblant de négocier, annonce qu'il projette dix nouveaux sites d'enrichissement d'uranium. Obama a déjà averti que le temps s'épuise pour que l'Iran se joigne aux négociations internationales autour de son programme nucléaire. Le Premier ministre britannique Gordon Brown à déclaré que la communauté internationale n'a plus d'autre choix que de fixer des limites aux ambitions nucléaires iraniennes.
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Obama prononcera demain mercredi le traditionnel Discours à la Nation, mais il n'attendra pas demain pour annoncer une nouvelle stratégie concernant l'Afghanistan. Obama doit annoncer aujourd'hui mardi le retrait des troupes US d'Afghanistan d'ici 2013. Mais avant cela, Obama veut d'une part, engager davantage l'armée afghane dans la résolution du conflit ; et d'autre part, augmenter temporairement le contingent sur place, avec 30'000 soldats US supplémentaires.
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