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jeudi 30 avril 2009

LIBAN - Sur le général Aoun avais-je raison ?

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Michel Garroté – Jeudi 30 avril 2009 – Comme c’est amusant. Cela fait deux ans que je traite le général libanais Aoun de traître (1), de cas psychiatrique (2) et même de « syrien » (3). Pire, j’ai pris position en faveur de son « rival », Samir Geagea (4). Or, voici que maintenant, soit deux ans plus tard, concrètement en avril 2009, la vérité sur Aoun semble (enfin) voir le jour grâce à
Mediarabe.info avec une accablante vidéo (voir ci-dessous). Et ainsi, une fois de plus, nous, les affreux de la droite, nous avons annoncé et énoncé quelques vérités avec une légère avance (entre deux semaines et deux ans, cela dépend de quel sujet nous traitons) sur les autres. Et quand je dis les autres, je ne jette pas la pierre à nos amis de Mediarabe.info qui font un travail remarquable. Je note simplement que vous, lectrices et lecteurs, apprenez certaines choses plus rapidement qu’autrui lorsque vous consultez :
rebelles.info,
drzz.info,
monde-info,
upjf.org,
juif.org ,
la pensée néoconservatrice,
et autres sites et blogues politiquement incorrects.
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Pour voir la vidéo susmentionnée
cliquez ici
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Liban : A six semaines des élections législatives, un documentaire peut tout changer (vidéo)
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Toute la vérité sur Michel Aoun, par Michel Aoun lui-même
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Par
Mediarabe.info : Une vidéo particulièrement intéressante, qui retrace l’histoire du général Michel Aoun et qui passe au peigne fin son parcours, ses agissements et sa politique suicidaire, vient d’être réalisée et mise en ligne sur Youtube. A quelques semaines des législatives du 7 juin, ce documentaire constituerait une pièce à conviction pour envoyer le général Aoun en prison, pour haute trahison, ou du moins pour le sortir définitivement du paysage politique.
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Copyright Michel Garroté
http://monde-info.blogspot.com et Mediarabe.info
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(1)
Liban: Aoun est un traître
(2) LIBAN : le cas psychiatrique Aoun
(3) Le Libanais Aoun est Syrien
(4) LIBAN : le mystère des Forces Libanaises.
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A. Lieberman ou quand l'AFP nous conte Israël

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Michel Garroté – Jeudi 30 avril 2009 – LEXPRESS.fr (avec le gang de l’Agence France Presse) publie aujourd’hui jeudi 30 avril 2009 à 08:59 une dépêche intitulée « Le chef ultranationaliste de la diplomatie israélienne prépare sa 1e tournée européenne », dépêche que voici (début de la dépêche AFP publiée sur LEXPRESS.fr) : « Jérusalem - Le chef de la diplomatie israélienne, l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, doit effectuer la semaine prochaine sa première tournée européenne en se rendant en Italie, en Allemagne, en France et en République tchèque, ont indiqué jeudi des sources dans son bureau (Note de Michel Garroté : ici « ultranationaliste » est le terme utilisé par l’AFP pour parler d’un simple patriote anodin) ».
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« Les dates exactes de chaque étape n'ont pas été précisées. M. Lieberman ‘s'entretiendra avec les dirigeants des pays visités’, selon son bureau. Chef du parti ultranationaliste Israël Beiteinou (Note de Michel Garroté : ici « ultranationaliste » est le terme utilisé par l’AFP pour parler d’un parti simplement patriote), M. Lieberman a pris ses fonctions le 1er avril au sein du gouvernement de droite dirigé par Benyamin Netanyahu (Note de Michel Garroté : lapsus ou coquille ; l’AFP voulait en fait écrire « gouvernement d’extrême droite ») ».
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« Accusé d'être un ‘raciste’ par la minorité arabe d'Israël dont il a mis en cause la loyauté à l'Etat (Note de Michel Garroté : la « minorité arabe » d'Israël, c’est à dire les palestiniens qui vivent, qui ont le droit de vote et qui ont le droit d’éligibilité en Israël ; et qui cependant manquent totalement de « loyauté » car ils sont sous la coupe et sous la menace du Hamas, du Fatah, de la Ligue arabe et de l’Organisation de la conférence islamique dite OCI), M. Lieberman s'est notamment illustré ces derniers amènes (Note de Michel Garroté : LEXPRESS.fr avec l’Agence France Presse voulaient écrire « années » et non pas « amènes », mais ils étaient pressés d’écrire « peu amènes » à la vitesse express) par des déclarations peu amènes (Note de Michel Garroté : cette fois LEXPRESS.fr avec l’Agence France Presse écrivent « amènes » à bon escient ; encore que la formule « des déclarations peu amènes », en elle-même, ne signifie pas grand chose…) à l'égard de l'Egypte et son président Hosni Moubarak ».
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« M. Lieberman a aussi affirmé que son pays n'était pas lié par le processus lancé à Annapolis (Etats-Unis) qui a relancé fin 2007 les négociations de paix avec les Palestiniens avec l'objectif de parvenir à un accord sur un Etat palestinien » (Note de Michel Garroté : « le processus lancé…qui a relancé les négociations », raconte ainsi un correspondant de l’AFP à Jérusalem pour le compte de LEXPRESS.fr ; je suppose que la dépêche lancée par ce correspondant est la traduction française d’un article relancé par le Fatah, article qui a été lu au correspondant de l’AFP par un confrère palestinien ; nous voilà donc dûment « informés » par l’AFP sur la 1e tournée de Lieberman en Europe ; purée…). (fin de la dépêche AFP publiée sur LEXPRESS.fr).
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Copyright Michel Garroté
http://monde-info.blogspot.com avec le gang de l’AFP
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mercredi 29 avril 2009

Débat cochon sur la grippe porcine

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Michel Garroté – Mercredi 29 avril 2009 – Je lis sur Guysen International News, à propos de la grippe porcine (début de citation) : « En marge des bilans de la maladie, le débat fait rage sur son appellation. Le terme de grippe porcine est combattu par le lobby agro-alimentaire, de peur d'une chute dans la vente des produits à base de porc. En Israël le vice-ministre de la Santé a proposé le terme de fièvre mexicaine, pour raisons religieuses. Les alternatives : fièvre mexicaine ou encore fièvre nord-américaine. L'Organisation mondiale de la santé continue à se servir de l'appellation grippe porcine » (fin de citation).
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Je suppose que la colossale formule « lobby agro-alimentaire » qualifie les quelques bougres qui essayent encore de vendre du porc. Proposer le terme de fièvre mexicaine pour des raisons religieuses en revanche me semble intéressant. Fièvre nord-américaine eut été la formule sous (et contre) Bush, mais l’on ne peut commettre un tel affront à l’encontre d’Hussein Obamateur, sauf, bien sûr, pour des raisons religieuses. Que l’ Organisation mondiale de la santé et son personnel asiatique continue à se servir de l'appellation grippe porcine, cela relève de l’habituelle lenteur des organisations internationales.
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Le fait est que, comme l’écrit Guysen International News, « le débat fait rage sur l’appellation » de cette satanée grippe. Encore que le mot « rage » risque d’accroître la confusion sur cette maladie de chien. Grippe cochonne éviterait et remplacerait le mot « porcine », mais les lobbies gays vont hurler à l’homophobie. C’est pourquoi je propose un concours avec vote - voir le blog drzz.info - pour trouver la meilleure appellation. Personnellement, je suis tenté par l’appellation grippe chamelle.
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Copyright Michel Garroté
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Sarkozy - Pour quelques 20 milliards de plus

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Michel Garroté – Mercredi 29 avril 2009 – La crise ? Quelle crise ? Je lis dans le quotidien Le Monde (une fois n’est pas coutume) que « Georges Pompidou a laissé le centre Beaubourg, François Mitterrand a inauguré la Pyramide du Louvre, Jacques Chirac a voulu le Musée des Arts premiers. Dans la lignée de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy tient son grand chantier présidentiel : un métro automatique de 130 kilomètres qui sertirait la capitale et fonctionnerait jour et nuit. "C'est tout de même bien pour laisser sa marque dans l'histoire de Paris", fait-on remarquer à l'Elysée. Ce grand projet coûtera plus de 20 milliards d'euros. Il sera lancé en 2012 et achevé en douze ans. Il nécessitera une loi pour raccourcir les délais de réalisation actuels des grandes infrastructures. Nicolas Sarkozy se fixe trois objectifs chiffrés dans son projet de Grand Paris : 70 000 logements de plus par an, soit le double de l'effort actuel, grâce à l'assouplissement des règles d'urbanisme et à une meilleure utilisation de réserves foncières existantes. En outre, un million d'emplois supplémentaires devraient être créés en vingt ans. A cela s'ajoute une "dizaine de territoires économiques" dont le développement est jugé prioritaire. Parmi ceux-ci, figurent le plateau de Saclay, la future "vallée des biotechnologies" à cheval entre le sud de Paris et Ivry-sur-Seine et le quartier de la Défense.
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Le chef de l'Etat devait dévoiler son grand dessein, mercredi 29 avril, lors de l'inauguration de l'exposition consacrée aux travaux des dix équipes d'architectes de renom qui ont participé à la consultation initiée par M. Sarkozy sur le "grand pari de l'agglomération parisienne". Pour réaliser le Grand Paris qu'il appelle de ses voeux, M. Sarkozy a abandonné - à ce stade - l'idée d'une réforme institutionnelle. Sans passer par une refonte administrative qui risque de heurter les élus, il n'a pas renoncé, en revanche, à unifier Paris et les villes qui l'entourent. Pour que les habitants de l'agglomération parisienne se sentent appartenir à un même territoire, "il faut que les citoyens soient égaux en terme d'accès à Paris quel que soit l'endroit où ils habitent dans la métropole", explique-t-on à l'Elysée. Après l'aventure du métro dans la première moitié du XXe siècle, la réalisation du RER lancée par le général de Gaulle en 1965 et inaugurée en 1977, Nicolas Sarkozy justifie ainsi sa volonté de lancer une troisième "révolution" des transports des Franciliens. M. Sarkozy devait annoncer, mercredi, un plan d'investissement global de 35 milliards d'euros sur 12 ans. Soit 20 milliards de plus que ce que la Région et l'Etat ont d'ores et déjà prévu de dépenser dans les 15 ans qui viennent. Cet effort financier supplémentaire devrait être financé par un emprunt sur une durée de cinquante ans. Jusqu'à présent, l'Etat et la région se gardaient de recourir aux banques. Les investissements ont été uniquement fonction des recettes tirées de l'exploitation du réseau et des subventions de l'Etat à la SNCF et à la RATP. Pour rembourser le futur emprunt - qui pourrait être souscrit par un opérateur public ou privé - il faudra dégager chaque année 1,4 milliard d'euros.
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"Toutes les pistes vont être explorées", indique l'Elysée. Sont ainsi envisagées l'augmentation du prix des tickets de transport, la remise en question de certaines exonérations, la hausse des taxes que versent les entreprises au Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF), la réévaluation de la redevance sur les bureaux. Enfin l'Elysée évoque l'idée de soumettre les promoteurs qui construiront le long de la future rocade de métro à une taxe sur la plus-value foncière qu'ils retireront de la bonne desserte des nouveaux immeubles. Une mission devrait être confiée à un groupe de parlementaires piloté par le député Gilles Carrez (UMP, Val-de-Marne) pour réfléchir aux modalités de financement du plan transports. Elle devrait rendre ses conclusions d'ici deux mois.
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Pour lancer son projet pharaonique, M. Sarkozy a besoin de l'accord des élus. S'il entend les brusquer, il ne veut pas les braquer. Le chef de l'Etat devait donc préciser, mercredi, que le grand projet de rocade de métro autour de Paris n'absorbera pas les moyens financiers prévus pour améliorer le réseau existant et lancer les projets "déjà dans les tuyaux" (prolongation des lignes de métro, amélioration du réseau RER). En plaçant les transports au coeur de son projet de Grand Paris, M. Sarkozy tente aussi de faire la synthèse entre les travaux des dix équipes d'architectes qui ont toutes insisté sur la nécessité d'améliorer les déplacements pour faire de Paris une métropole de rang mondial. Le chef de l'Etat tient compte surtout de la "vision" de Christian Blanc, le secrétaire d'Etat chargé de la région-capitale. Ancien patron de la RATP, celui-ci a convaincu M. Sarkozy de réaliser une rocade automatique qui relierait les principaux pôles de développement économiques de la Région. Ce futur mode de déplacement est considéré par M. Blanc comme stratégique pour améliorer l'attractivité économique de l'Ile-de-France. Reste encore à préciser le tracé du futur métro. En se montrant soucieux d'apporter un remède aux difficultés des Franciliens pour se déplacer, M. Sarkozy espère ainsi se prévaloir de trouver les solutions que les élus, majoritairement à gauche en Ile-de-France n'ont pas réussi à fournir. Le premier coup de pioche de la future rocade est prévu pour 2012. Année d'élection présidentielle ».
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Persécutions - la force de lutter ?

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Michel Garroté – Mercredi 29 avril 2009 – Je lis ça et là sur Internet que l’écrivain Raphaël Delpard (1) a récemment affirmé : « Les chrétiens sont en danger. Cela n’a rien d’un effet d’annonce. En 2009, c’est une insupportable réalité ». Raphaël Delpard vient de publier chez Michel Lafon une enquête intitulée : « La persécution des chrétiens aujourd’hui dans le monde ». Qu’ils soient catholiques, protestants, coptes ou de tout autre communauté, les chrétiens sont désormais pourchassés, privés de travail, emprisonnés, torturés, assassinés. Irak, Iran, Algérie, Palestine, Egypte. Ces drames, occultés « par le silence des nations », se déroulent très majoritairement sous le joug de l’islam.
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Pour l’auteur, sans a priori religieux (il est athée), « on ne peut pas faire comme si le problème n’existait pas et détourner les yeux ». L’heure n’est plus à la compassion ou à la discrétion mais à l’action. Raphaël Delpard cite la phrase de Monseigneur Velasio de Paolis, valable pour bien d’autres combats : « Si tendre l’autre joue signifie renoncer à être soi-même, il y a un danger ! L’autodéfense est un devoir ». Une ligne de conduite qui ne semble pas être celle des évêques français. « Qu’attend donc l’Eglise catholique française pour agir, saisir les médias et entreprendre des actions d’information ? Ce n’est pas lorsque la machine meurtrière sera en marche qu’il faudra se réveiller ; nous savons tous qu’il sera alors trop tard », tempête l’auteur. Une inertie qui renverrait à un mal plus profond selon Raphaël Delpard : « Les Français, et tous les Européens avec eux, ont-ils encore l’envie et la force de lutter ? ».
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(1)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapha%C3%ABl_Delpard
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La Corée communiste se fiche du monde

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Michel Garroté – Mercredi 29 avril 2009 – On peu lire sur le wire et sur le net que la Corée du Nord, récemment sanctionnée par le Conseil de sécurité de l'ONU pour un tir de fusée, menace aujourd’hui mercredi 29 avril 2009 de procéder à un nouvel essai nucléaire après celui de 2006 et de prendre d'autres mesures "d'autodéfense" si l'ONU ne s'excuse pas, a rapporté l'agence de propagande officielle nord-coréenne KCNA. "A moins que l'ONU ne présente des excuses immédiatement, nous serons contraints de prendre des mesures supplémentaires d'autodéfense pour protéger les intérêts suprêmes de notre République", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par KCNA.
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Ces mesures "comprendront un essai nucléaire et des tests de missile balistique", a-t-il ajouté. Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné le 13 avril le tir de fusée effectué le 5 avril par la Corée du Nord et renforcé le régime de sanctions mis en place à son encontre en 2006. En réponse à cette condamnation, la Corée du Nord a annoncé le 14 avril son retrait des négociations à Six (Russie, Corée du Nord et Corée du Sud, Etats-Unis, Japon et la Chine), l'arrêt de sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et la réactivation de ses installations nucléaires. De plus, samedi, Pyongyang a annoncé avoir repris le retraitement de barres de combustible nucléaire provenant d'un réacteur expérimental.
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Le régime totalitaire communiste de Corée du nord était entré le 9 octobre 2006 dans le cercle restreint des puissances atomiques en procédant à un test nucléaire, bafouant un engagement pris en septembre 2005 avec ses partenaires de négociation par lequel elle acceptait d'abandonner ses ambitions nucléaires. Après d'âpres pourparlers, un accord avait été arraché le 13 février 2007 pour que la Corée du nord désactive puis démantèle ses installations nucléaires en échange d'une aide d'un million de tonnes équivalent pétrole, vitale pour ce pays de 23 millions d'habitants souffrant de pénuries chroniques. Pyongyang s'était alors engagé à fermer à Yongbyon (ou quelque chose comme ça) ses installations produisant du plutonium susceptible de servir à la fabrication d'une bombe. Mais les négociations à Six sur la mise en oeuvre de l'accord piétinaient ces derniers mois en raison de désaccords sur la vérification du démantèlement…
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Dieu donne la dignité humaine

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Michel Garroté – Mercredi 29 avril 2009 – C’est Dieu qui donne sa source à la dignité humaine. Non, cette affirmation n’est pas de Benoît XVI ou du Grand Rabbin d’Israël. Ce sont d’une part, l’ancien secrétaire général adjoint des Nations Unies, le Suisse Nicolas Michel ; et d’autre part, le président israélien Shimon Peres qui ont affirmé cela. Vincent Pellegrini, dans Le Nouvelliste, résume. Lisez ci-dessous (extraits).
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http://religions.blog.lenouvelliste.ch
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C’est Dieu qui donne sa source à la dignité humaine, disent un ancien secrétaire général adjoint de l’ONU et le président israélien
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Vincent Pellegrini
(extraits) – « L’ancien secrétaire général adjoint des Nations Unies, le Suisse Nicolas Michel (il a travaillé avec Kofi Annan et Ban Ki-moon), a parlé lundi dernier avec franchise du système international aux collégiens du lycée de la Planta, à Sion. Il leur a délivré un message optimiste, même si bien des choses restent à améliorer à l’ONU. Pour lui, il faut en effet compter sur les hommes et les femmes de bonne volonté pour faire triompher ‘un humanisme fondé sur la dignité de la personne humaine’. Devant les collégiens du lycée de la Planta, il n’a pas hésité à se dévoiler et à livrer ce témoignage personnel sur les valeurs qui sont les siennes : ‘La source de la dignité humaine, c’est le fait d’être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu’. Non sans lancer à l’adresse des jeunes : ‘Les acteurs et actrices de la communauté internationale, c’est vous. Faites partie de la solution et vous y trouverez votre joie’. Eh bien, un autre dirigeant, le président israélien Shimon Peres, cité par CSI, a déclaré (…) : ‘La foi religieuse exige que nous reconnaissions un message éternel : tous les êtres humains ont été créés à l’image de Dieu. Infliger des souffrances à un être humain signifie infliger des souffrances à Dieu’. Shimon Peres n’est pas n’importe qui. (…) On a tendance à l’oublier, mais sans la longue marche du christianisme à travers les étapes de l’Histoire, nous n’aurions même pas aujourd’hui l’affirmation quasi universelle des droits de l’Homme. Même le siècle dit des Lumières a hérité de certains fondamentaux du message chrétien. Saint-Thomas d’Aquin avait d’ailleurs résumé ainsi la dignité intrinsèque et éminente de toute existence humaine: ‘Une seule âme est plus précieuse que tous les mondes créés’ ».
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Israël ou Terre Sainte ?

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Michel Garroté – Mercredi 29 avril 2009 – J’ai publié hier mardi (entre autre n’est-ce pas…) un article intitulé
Le « sionisme » chrétien, article que certains feraient mieux de lire (ou de relire), plutôt que d’analyser au microscope chaque virgule (inopportune) dans ce que les autres (ceux qui travaillent) écrivent. Et dans la série, je publie sur le même sujet un nouvel article ci-dessous.
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Le Père David Neuhaus SJ, Vicaire patriarcal chargé des catholiques d’expression hébraïque, au Patriarcat Latin de Jérusalem, publie sur
custodia l’article intitulé « Le Pape Benoît XVI vers la Terre Sainte – Espoirs et rêves », article que voici : « Ce n’est pas un secret que de nombreux chrétiens de Terre Sainte sont anxieux à propos de la prochaine visite du Saint Père en Terre Sainte, prévue du 8 au 15 mai 2009. Il semble que cela ne soit pas le meilleur moment pour l’accomplir. Des tensions font rage au niveau politique. Par ailleurs, de nombreux catholiques sont très préoccupés par le statut de l’Eglise et de ses institutions en Israël, à la lumière des négociations en cours et non encore portées à terme entre le Saint Siège et l’Etat d’Israël. De plus, les relations du Saint Père tant avec les Juifs qu’avec les Musulmans ont été marquées par des incompréhensions et par des récriminations. Cependant, la visite suscite également des espoirs et des rêves. Les catholiques attendent la visite de leur pasteur, le seul à être responsable du soin de leurs âmes. Nous l’attendons en tant que témoin du Christ Ressuscité. Nous attendons de lui des paroles de consolation et d’espoir au sein de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons. Nous espérons que le Saint Père parle à nos jeunes qui cherchent à comprendre ce que leur foi peut signifier dans cette situation de guerre et de crise constantes, où les chrétiens vivent comme un tout petit troupeau. Quelle est la signification de notre témoignage non seulement pour eux mais pour l’Eglise Universelle ? Quelles sont les raisons pour lesquelles nous devrions rester ici, en Terre Sainte, plutôt que d’émigrer dans des pays où la vie pourrait être plus facile ? Quel est notre rôle dans la création d’une société fondée, ici, sur les valeurs qui sont chères aux chrétiens ? Comment pouvons-nous ne pas être seulement témoins de justice, de paix et de réconciliation mais également de pardon, cette valeur profondément évangélique qui semble souvent absente de notre pays, défiguré par la guerre ? Sans doute, nous attendons tous la visite d’un porteur de bonnes nouvelles pour tous les peuples de cette terre. Le Saint Père a annoncé qu’il vient pour prier dans les Lieux Saints pour l’unité et pour la paix. Il vient sûrement en tant que messager de dialogue et sa visite peut contribuer aux différents niveaux de dialogue qui font défaut et qui sont si nécessaires ici et maintenant. Dans une perspective œcuménique, le dialogue entre orthodoxes et catholiques n’est pas très prospère au niveau des chefs de l’Eglise en Terre Sainte. Des chrétiens au sein des communautés locales réalisent cependant que le dialogue œcuménique est essentiel en ce que la survie chrétienne dépend de l’unité. Il existe d’une part le dialogue entre chrétiens et juifs et, d’autre part, le dialogue entre chrétiens et musulmans. Le Pape peut-il être un pont entre ces deux mondes trop souvent séparés par des animosités largement politiques ? La visite du Pape peut-elle également promouvoir le dialogue entre israéliens et palestiniens, se mouvant entre les deux parties avec un profond respect de leurs histoires nationales et, dans le même temps, en conservant une distance permettant de ne pas être utilisé afin de tenter de justifier les aspects les plus problématiques de leurs histoires respectives ? Les israéliens tout comme les palestiniens attendent des avantages politiques de cette visite au travers de la légitimation papale de certaines positions politiques. En tant que catholiques d’expression hébraïque, nous attendons avec impatience nous aussi la visite du Saint Père. Nous avons confiance dans le fait qu’il trouvera les gestes et les mots qui conviennent partout où il se rendra. Nous prions en particulier afin que, lors de sa rencontre avec les leaders tant religieux que politiques de la société dont nous faisons partie, la société juive israélienne, le Saint Père présente le visage d’une Eglise qui est compatissante dans son écoute et passionnée par le dialogue avec le peuple juif, le peuple de Notre Seigneur Jésus Christ et le peuple qui nous a donné nos Saintes Ecritures. La visite accomplie en l’an 2000 par le Pape Jean Paul II représente un exemple qui peut servir de référence sur ce que la visite pourrait réaliser. La délicate chorégraphie de cette visite, qui voit le Saint Père se déplacer au milieu de nombreux champs de mines potentiels – religieux, politique, national, ethnique et œcuménique – en laisse beaucoup avec le souffle coupé et rêvant de possibilités peut-être jamais imaginées auparavant. Cette visite (de Jean Paul II) représente un précédent que cette autre visite peut renforcer voire plus. Le Saint Père peut encore émerger comme une figure emblématique de l’humilité, du pardon, du dialogue, de la réconciliation et, ce qui est plus important encore, de la prière chrétiens. Il peut jouer un rôle prophétique ici avec l’aide de l’Esprit Saint, grande sagesse et grâce à une très attentive préparation et nous prions dans ce sens ».
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Copyright Michel Garroté
http://monde-info.blogspot.com et custodia
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mardi 28 avril 2009

Le "sionisme" chrétien

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Michel Garroté – Mardi 28 avril 2009 – Je reproduis ci-dessous un article de l’ Abbé Alain René Arbez paru sur upjf.org sous le titre « La contribution historique des chrétiens à la renaissance d'Israël ».
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© Abbé Alain René Arbez, Genève
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Délégué aux relations avec le judaïsme
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paru sur
http://upjf.org le mardi 28 avril 2009
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A la manière d’Ahmadinejad, certains cherchent à faire croire à l’opinion désinformée que l’Etat d’Israël, apparu en 1948 sur la scène des nations modernes, ne serait qu’une arbitraire compensation coloniale de la Shoah. Or, si l’on observe les faits, la renaissance nationale d'Israël est la conséquence logique d'un processus qui vient de loin dans l'extraordinaire histoire du peuple juif, mais c’est un événement dans lequel les chrétiens sont aussi impliqués.
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Le cardinal Christophe Schönborn, archevêque de Vienne, écrivait en 1998 : « C'est un fait, aussi bien pour la foi juive que pour la foi chrétienne, qu'il y a eu, une fois et une seule, dans l'histoire de l'humanité, un pays bien déterminé, dont Dieu a pris possession pour toujours comme étant Son héritage (1 S 26, 19), Son pays (Jr 2, 7), et qu'Il a confié au peuple élu par Lui, Israël, comme étant Son propre peuple (Dt 1, 36). On ne peut guère mettre en doute que la fondation de l'Etat d'Israël soit liée à la promesse biblique de la terre. »
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Des chrétiens de toutes les Eglises ont effectivement joué un rôle majeur dans l'affirmation publique de la légitimité d'Israël. La Bible hébraïque étant aussi Ecriture sainte chez les chrétiens, il est assez logique que ceux-ci aient pris au sérieux ce qu'ils lisaient dans leur texte sacré. Depuis St Irénée de Lyon, ou Méliton de Sardes, des courants spirituels espérant la restauration d’Israël se sont exprimés à travers les siècles au sein du christianisme.
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Les espoirs chrétiens de la réappropriation d'Eretz Israel par les juifs se sont clairement manifestés dans les différentes dénominations ecclésiales. On peut dire que le sionisme chrétien, à mi-chemin entre les fondements spirituels et leurs conséquences politiques, a préparé et relayé une part significative du sionisme juif. L’exemple de l’évêque tchèque Comenius en est une illustration parmi bien d’autres.
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Au XIXe siècle, en France, on retrouve ces idées dans la très académique Revue Biblique (catholique), ainsi que dans le renouveau évangélique en Angleterre, qui, avec John Darby, donne une place importante au retour du peuple juif en terre d'Israël. Henri Dunant, fondateur de la Convention de Genève et de la Croix-Rouge, constitue la Société Nationale Universelle pour le renouvellement de l'Orient. C'est ce climat consensuel chez des chrétiens influents que rencontre Theodore Herzl lorsqu'il entame sa campagne finale en faveur de l’aboutissement d'un Etat juif.
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En 1917, c'est la Déclaration Balfour. D'où cette affirmation du Révérend Norman Maclean : « Le sionisme réclame de nombreux juifs nobles comme organisateurs. Mais peu réalisent que les trois hommes qui rendirent possible cette politique étaient chrétiens : Wilson, Balfour et Lloyd George ». A Rome, en 1926, est lancée une association catholique des Amis d'Israël, fondée par le général des chanoines de Sainte-Croix. Elle compte bientôt dans ses rangs 19 cardinaux, 278 évêques et 3000 prêtres du monde entier. En 1947, l’archevêque catholique de Beyrouth, Mgr Ignace Moubarak, écrit à l’ONU : « Historiquement, il est indéniable que la Palestine a été la patrie des juifs et des premiers chrétiens ».
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En 1948, comme Claudel, Maritain réaffirme avec force la légitimité d’Israël : « Ce que Dieu a donné une fois est donné pour toujours. Ce don de la terre de Canaan aux tribus d'Israël est matière de foi pour les chrétiens comme pour les juifs! ». Après la tragédie de la Shoah, la rencontre de Seelisberg, en Suisse, a été décisive. Elle prépare directement les prises de position du concile Vatican II, avec Nostra Aetate, ainsi que les futures déclarations protestantes.
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Comme le rappelait le pape Jean-Paul II à Mayence en 1980 : « l’alliance avec Israël n’a jamais été abolie ! » Et lors de sa visite à la synagogue de Rome en 1986 : « les juifs sont les frères aînés des chrétiens, et le lien entre judaïsme et christianisme est intrinsèque ».
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Benoît XVI Versus le Vatican

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Michel Garroté – Mardi 28 avril 2009 – Comme c’est amusant. Parfois, les événements se télescopent. Ainsi, je publiais le vendredi 24 avril un article intitulé
La liberté (virtuelle) d’expression, article aussitôt repris par une demi douzaine de sites et de blogues sans que je ne bouge le petit doigt. Lundi 27 avril, Ivan Rioufol publiait dans le Figaro La France touchée par la révolution néoconservatrice?, article très vite repris par divers blogues sans qu’Ivan Rioufol ne bouge le petit doigt. Et récemment, George Weigel a écris une analyse fort intéressante sur Benoît XVI et le Vatican. Analyse traduite et reprise sur la blogosphère francophone. Weigel, Rioufol et moi-même aurions-nous vu juste ?
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Il y a belle lurette que je ne lis plus et que je ne me charge plus des trolls. Et d’autres responsables se chargent de ces trolls, à ma place et beaucoup mieux que moi. Concrètement, d’autres responsables se chargent de balancer ces trolls à la corbeille. Je note toutefois - car j’ai exceptionnellement jeté un coup d’œil sur les urinoirs virtuels - que
La liberté (virtuelle) d’expression a suscité 110 trolls en 48 heures sur drzz.info, 110 trolls que je n’ai évidemment pas lus, mais dont j’ai vérifié le nombre dans la rubrique « corbeille » de drzz.info sur over-blog.
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110 trolls en 48 heures : voilà où en est le travail des idées, une bien grande formule pour finalement pas grand chose, et ce en France, le pays qui prétend réinventer la liberté (dans une version inédite, celle de la culture pipi-caca). Je comprends mieux, maintenant, pourquoi la plupart des blogues ont recours à la modération, donc la « censure » légitime, des commentaires avant publication, et non pas après publication. La modération reste une « censure » légitime dans les deux cas de figure, à la seule différence près que dans le premier cas il n’y a pas de trolls ; et que dans le deuxième cas les trolls ont une (dérisoire) espérance de vie de quelques heures, à la seule satisfaction (émasculée) de quelques trolleurs malades, oisifs et complexés, trolleurs que nous n’invitons pas sur nos blogues, mais qui s’invitent eux-mêmes, tant ils sont mal élevés et mal polis… Voilà donc où en est le travail des idées chez mes compatriotes français et chez les francophones en général (aux dernières nouvelles, il semblerait qu’en Suisse francophone aussi, quelques cas de verve porcine se soient propagés). Dois-je ici préciser qu’en revanche, le vrai débat a bel et bien lieu sur les blogues hispanophones, germanophones et anglophones ?
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Et puisque j’ai à nouveau abordé - ci-dessus - les deux thèmes de la liberté et du néoconservatisme, j’aimerais maintenant entrer dans le vif du sujet en revenant sur l’analyse récente écrite par le catholique néoconservateur George Weigel, analyse sur Benoît XVI et sur le Vatican. George Weigel demeure, avec Norman Podhoretz, un des piliers du néoconservatisme judéochrétien. George Weigel est en outre un des meilleurs biographes de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Je publie ci-après la 1e partie, en français, de l’analyse de George Weigel, dans une traduction effectuée par
benoit-et-moi - en une version adaptée avec mes annotations personnelles (Michel Garroté), version adaptée qui figure notamment sur http://monde-info.blogspot.com. L’analyse de George Weigel a initialement été publiée par le Catholic Educator Resource Center sous le titre The Pope Versus the Vatican.
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(Début de la 1e partie de l’analyse de George Weigel) « Jean-Paul II fut enterré le 8 avril 2005. Durant les 9 jours qui séparent ses funérailles de l’ouverture du conclave chargé d’élire son successeur, critiques et ennemis du cardinal Ratzinger s’activèrent fiévreusement pour empêcher son élection. Le Sunday Times qui jouait les trolls, publiait des histoires opposant « Joseph Ratzinger-membre-des-jeunesses hitlériennes » et Karol Wojtila, « héroïque résistant contre le nazisme et le communisme ». Le quotidien La Reppublica, fleuron de la gauche italienne, tricotait des récits fantaisistes sur une coalition germano-américaine qui, en lançant un appel aux diocèses du Tiers Monde dépendant du soutien financier allemand, pourrait bloquer l’élection de Ratzinger. Ce n’était pas là le moindre de leurs arguments. Les activistes progressistes catholiques, intellectuels et prélats pour qui l’idée du rottweiler de Dieu comme pape était un cauchemar sans nom, soutenaient tacitement et, dans certains cas, encourageaient ces essais d’anticipation parfois risibles des médias (Note de Michel Garroté : le 12 mars dernier j’écrivais que les « maladresses » de l’évêque Sobrinho et du cardinal Re étaient pour le moins suspectes. Et j’écrivais qu’à ces « maladresses » hautement suspectes, venaient s’ajouter, tantôt les déconcertantes manigances, tantôt les déclarations - parfois - hallucinantes, du père Lombardi, du cardinal Renato Martino, du cardinal Walter Kasper, du cardinal Achille Silvestrini, du cardinal Tarcisio Bertone et de Mgr Franco).
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Ironie de l’histoire, en parallèle, Joseph Ratzinger déployait tous ses efforts pour entraver sa propre élection. Tout humble qu’il fût, il savait qu’il avait brillamment accompli sa tâche de Doyen du Collège des cardinaux, menant leurs délibérations après la mort de Jean-Paul et dirigeant la prière aux funérailles de Jean-Paul II. Cela faisait de lui le candidat idéal pour être le nouveau successeur de saint Pierre. Il n’en voulait à aucun prix ! Il avait prévu de soumettre sa démission au futur pape et de requérir son acceptation. Auparavant, à trois reprises il avait présenté sa démission, mais Jean-Paul II lui avait demandé de rester. À présent, il était décidé à retourner dans sa Bavière natale et d’habiter avec son frère, prêtre lui aussi et maître de chapelle distingué. Il allait avoir 78 ans deux jours avant le conclave. Il était temps de revenir chez lui et de reprendre le fil de sa vie de chercheur qu’il avait sacrifiée en devenant évêque de Munich et Freising en 1977.
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Comment un candidat, en tête pour l’élection au siège pontifical, s’y prend-il pour travailler contre lui-même, d’autant qu’il en a l’intention ferme et qu’il ne s’agit pas d’une vaine et fausse démonstration d’humilité et de réserve ? L’affaire Ratzinger contre Ratzinger se résumait très simplement : « Je ne suis pas un homme de gouvernement » avait-il déclaré dans la demi douzaine de langues qu’il parle couramment. Ne me faites pas cela. Ne vous faites pas cela. Ceux qui appuyaient sa candidature – comme George Pell de Sidney, Christophe Schönborn de Vienne et Angelo Scola de Venise, trois jeunes dirigeants parmi les plus remarquables de l’Église catholique – répondirent en substance : « Pourquoi ne laissez-vous pas Dieu dire ce qu’il a à dire ? Ne préjugez pas du travail de l’Esprit Saint ».
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Vu la tournure que prit la situation, le vote ne fut plus qu’une simple formalité : Ratzinger fut élu au 4e tour dans un des conclaves les plus courts de l’Histoire de l’Église. Mais bien des questions restaient en suspens tant chez ses opposants que chez ses partisans : accepterait-il la charge qu’il avait essayé d’éviter ? À leur conférence de presse après le conclave, les cardinaux allemands (parmi lesquels il y avait des opposants et des partisans) déclarèrent aux journalistes qu’il y eut un énorme soupir collectif de soulagement lorsque le cardinal Ratzinger accepta. Le matin après son élection, on vit clairement et sans équivoque que le nouvel élu, Benoît XVI, avait une conscience aiguë de ses propres limites. Célébrant la messe avec le collège des cardinaux dans la Chapelle Sixtine, il dit dans son homélie : « Ne me refusez pas votre conseil » (Note de Michel Garroté : un cardinal m’a confié que lors du conclave, le cardinal Ratzinger se prenait toujours davantage la tête entre les mains, au fur et à mesure que le vote tournait en sa faveur).
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Au cours des 4 années écoulées depuis que Benoît XVI est apparu à la loggia de Saint Pierre pour être présenté urbi et orbi, à la cité et au monde, le pape Benoît XVI a systématiquement fait mentir l’image caricaturale de « rottweiler de Dieu » que les media brossaient de lui depuis des lustres. Quelques mois après son élection, alors qu’il était en vacances à la villa d’été de Castel Gandolfo, il invita son vieil adversaire en théologie, le dissident suisse Hans Küng, pour une conversation amicale autour d’une bière. Les critiques affirmaient que jamais ce pape ne pourrait rivaliser avec Jean-Paul II Superstar dans le cœur des jeunes ; Benoît XVI les confondit en présidant deux JMJ réussies, à
Cologne et à Sydney. Lors de la réunion à Washington en mai 2008 avec les victimes des prêtres pédophiles, il manifesta une sensibilité pastorale pleine de tact, tout comme après sa prière silencieuse sur les ruines des Tours jumelles de New York, lorsqu’il eut affaire aux familles des morts du 11 septembre 2001.
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Des journalistes qui manquent d’intelligence et de soi-disant vaticanistes déplorent encore sa causerie à
Ratisbonne, en septembre 2006, sur la foi et la raison et y voient une gaffe diplomatique. Or la vérité est que Benoît XVI a envoyé une onde de choc si salutaire à travers les mondes de l’Islam que des modèles de dialogue interreligieux plus solides se font lentement jour. Grâce à l’insistance du pape, la liberté religieuse conçue comme un droit humain que la raison peut connaître, et la nécessaire séparation de l’autorité religieuse et de l’autorité politique dans un État juste – tous sujets naguère interdits – sont passés au premier plan du dialogue entre le Catholicisme et l’Islam (Note de Michel Garroté : je partage sur ce point l’analyse de Laurent Murawieck, de Metula News Agency, qui voit en Benoît XVI l’une des rares grandes figures de notre temps à avoir compris l’islam tel qu’il est).
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En avril 2008, son
Allocution à l’Assemblée générale des Nations Unies, présentait un argument fort et irréfutable selon lequel l’exercice de la liberté doit être guidé par des vérités morales, et que ces vérités morales sont accessibles aux hommes et aux femmes de bonne volonté qui osent penser sérieusement. Les audiences hebdomadaires de Benoît XVI à Rome continuent à attirer des foules nombreuses, souvent plus importantes que celles qu’attirait Jean-Paul II. Le pape défie ainsi régulièrement les sceptiques qui estimaient que Ratzinger ne ferait pas bonne figure en public.
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Dans ses deux premières encycliques,
Deus Caritas est et Spe Salvi, il montre d’une manière éclatante qu’il sait expliquer les fondements de la foi chrétienne en tenant compte du scepticisme post-moderne. Dans ces lettres, le gardien de l’orthodoxie, naguère redouté, répond à l’absence de foi ou à sa faiblesse dans un esprit de conversation et non point de condamnation. Son livre Jésus de Nazareth qui fut une meilleure vente internationale analyse avec sympathie l’entretien imaginaire d’un rabbin américain avec Jésus et rappelle à tous les Chrétiens la dette qu’ils ont envers leur aîné, le Judaïsme (Note de Michel Garroté : la plupart des gestes de rapprochement effectués par Benoît XVI durant ces quatre dernières années en direction du Judaïsme ont été soigneusement occultés par les media).
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Malgré ces réalisations impressionnantes, la 5e année de son pontificat commença sous des nuées d’orage. En janvier, ses efforts de réconciliation avec les ultra-traditionalistes, disciples de feu l’archevêque Marcel Lefebvre, déclencha un tollé mondial. L’un des 4 évêques lefebvristes dont l’excommunication avait été levée, un ci-devant anglican nommé Richard Williamson, était un négationniste de la Shoah. Sur Internet, tous les blogueurs et autres surfeurs avertis, des antipodes jusqu’au Zimbabwe, connaissaient cette sale histoire, mais le pape et ses conseillers n’étaient au courant de rien. Le fiasco lefebvriste et le chaos qu’il provoqua dans les relations entre Juifs et Chrétiens commençait à peine à s’apaiser que ce fut au tour de l’Autriche de s’embraser. La cause ? La
nomination du nouvel évêque auxiliaire de Linz, lequel avait des idées curieuses sur les rapports de la Providence et de la météorologie. Selon lui, l’ouragan Katrina qui avait ravagé la Nouvelle Orléans était le châtiment de Dieu qui punissait ainsi la ville pour ses longues années de débauche. Finalement, l’évêque élu demanda au pape de revenir sur sa nomination, ce que Benoît XVI accepta (Note de Michel Garroté : sur Benoît XVI et Pie XII ; sur Benoît XVI et les catholiques traditionalistes ; et sur le catholicisme judéophile dans le sillage de Jacques Maritain, j’ai déjà pris position, entre autre dans Pie XII : ma petite idée sur cette affaire. ; dans Evêque négationniste – Salir Benoît XVI ?; et dans Nous sommes catholiques. Cela dérange certains (version actualisée).).
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Certains se demandèrent si l’Autriche n’était pas repartie pour un nouveau tour de joséphisme, à savoir la résistance à l’autorité papale pour la nomination des évêques, au siècle des Lumières. Alors que ce séisme ecclésiastique grondait en Europe, la Curie romaine démontra son incapacité à traiter avec célérité et franchise une autre catastrophe: l’affaire du père
Marcial Maciel, fondateur de l’ordre ecclésiastique de la Légion du Christ et du mouvement laïque Regnum Christi. On apprenait qu’il avait mené une existence dissolue et commis des malhonnêtetés financières. Et pourtant la Légion du Christ et le mouvement Regnum Christi avaient formé certains des jeunes prêtres et laïcs engagés les plus enthousiastes.
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Alors que ce train déraillait doucement vers l’abîme, le meilleur des vaticanistes, Sandro Magister de l’hebdomadaire L’Espresso, relatait que le secrétariat d’état du Vatican avait mal jugé le caractère et les qualifications de Joseph Li Shan, nouvel évêque de Pékin. Selon Magister, ce dernier avait trop sympathisé avec le régime communiste chinois et l’Association catholique patriotique que soutient le gouvernement (Note de Michel Garroté : je partage l’avis de George Weigel sur Sandro Magister, le meilleur des vaticanistes ; on trouve des traductions françaises des analyses de Sandro Magister notamment sur
http://eucharistiemisericor.free.fr ).
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En février,
Nancy Pelosi, porte-parole catholique de la Chambre des représentants aux États-Unis, et partisane de l’avortement rencontra le pape qui profita de cette occasion pour rappeler avec fermeté une des vérités morales que peut connaître la raison : dans toute société juste, la vie innocente a droit à la protection de la loi. Pelosi avait terriblement envie d’être photographiée en compagnie du pape, mais elle se le vit refuser– signe que le Vatican n’avait pas complètement perdu sa capacité de maîtriser son programme et le rôle du pape dans ce programme. Mais pour les supporters de Benoît XVI, la remontrance adressée à Pelosi ne fut qu’une brève éclaircie au milieu de sombres nuages. Benoît XVI avait-il eu raison en 2005 ? N’était-il vraiment pas un homme de gouvernement ? Et qu’est-ce que cela présageait pour l’avenir de son pontificat lequel, malgré son âge, pouvait fort bien s’étendre sur la prochaine décennie ? (Fin de la 1e partie de l’analyse de George Weigel ; 2e partie à suivre).
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Or donc, George Weigel nous apprend que le livre de Benoît XVI intitulé
Jésus de Nazareth fut une meilleure vente internationale et que ce livre reste un rappel à tous les Chrétiens de la dette qu’ils ont envers leur aîné, le Judaïsme. Par ce temps un brin maussade, et alors que Benoît XVI prépare son pèlerinage en Israël (1), le rayon de soleil de George Weigel demeure plutôt salutaire. On ne saurait que trop l’en remercier.
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© Michel Garroté
http://monde-info.blogspot.com
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(1) Le Ministère israélien des Affaires étrangères a créé un site Internet sur la visite de Benoît XVI en Israël :
http://www.holyland-pilgrimage.org. A lire le nom du site, le terme « Terre sainte » ne semble pas traumatiser Israël. J’ajoute qu’une série spéciale de timbres doit être émise à l'occasion du pèlerinage de Benoît XVI en Terre sainte, ont indiqué lundi 27 avril les services postaux israéliens.
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lundi 27 avril 2009

Assassinats christianophobes en Irak

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Michel Garroté – Des chrétiens ont à nouveau été assassinés hier dimanche 26 avril au soir par des inconnus à Kirkuk, ville située dans le nord de l’Irak. Les assassins sont entrés au domicile privé de Youssef Chaba, employé de la Compagnie pétrolière du Nord et ont tiré, tuant Youssef Chaba et blessant ses deux fils, Bassel et Samer. D'autres hommes armés ont assassiné - toujours dans la maison de Youssef Chaba – une chrétienne, Mouna Latif Daoud et blessé sa fille. Ils ont d’abord utilisé des armes automatiques puis ils ont poignardé les deux femmes. L'évêque catholique chaldéen de Kirkuk, Mgr Louis Sako, a condamné « ces crimes terroristes et lâches », affirmant : « les chrétiens sont les bâtisseurs de ce pays et nous demandons que la justice soit faite contre ces meurtriers ». Il y a trois semaines, un chrétien avait été égorgé à son domicile, également dans la vile de Kirkuk. Avant les attentats suicides en série, perpétrés par Al-Qaïda de 2003 à 2006 (en 2007 et 2008 la nouvelle stratégie américaine avait mis fin aux attentats suicides perpétrés par Al-Qaïda), 50.000 chrétiens vivaient dans la ville de Kirkuk, capitale de la province Kurde du nord de l’Irak, une province riche en pétrole et où cohabitent Kurdes, Turcomans, Chaldéens, Arabes, etc.
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© Michel Garroté
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Les deux Mahmoud sont antisémites

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Michel Garroté – Aujourd’hui lundi 27 avril 2009 sur l’express.fr, Renaud Revel, dans un article intitulé « Oui, Mahmoud Ahmadinejad est antisémite ! », écrit notamment (début des extraits de l’article de Renaud Revel) : « Il suffit pour cela (Note de Michel Garroté : pour prouver que Mahmoud Ahmadinejad est antisémite) d’exhumer les multiples propos et déclarations insupportables du numéro un iranien (Mahmoud Ahmadinejad), depuis son accession au pouvoir, pour s’en convaincre, propos dont je me refuse même à faire l’exégèse, tant ils me heurtent. Lors de la conférence sur le racisme ‘Durban II’, organisée par l'ONU à Genève en Suisse, on l’a entendu de nouveau marteler sa haine à l’égard d’Israël.
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Souvenons-nous, poursuit Renaud Revel (Note de Michel Garroté : des propos de Mahmoud Ahmadinejad lors de la conférence sur le racisme ‘Durban II’) : ‘Après la fin de la seconde guerre mondiale, ils (les Alliés) ont eu recours à l'agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive’, a-t-il expliqué à la tribune. ‘Ils ont envoyé des migrants d'Europe, des Etats-Unis et du monde de l'Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée (...) Des efforts doivent être faits pour mettre un terme aux abus des sionistes et de (leurs) partisans’, poursuivait (…) le président iranien. Toute la sémantique de ce dernier n’est que haine. Et elle est à vomir (Note de Michel Garroté : depuis qu’il est président de l’Iran, Ahmadinejad organise à Téhéran des congrès révisionnistes avec la participation de négationnistes de la Shoah poursuivis en justice dans leurs pays d’origines ; depuis qu’il est président de l’Iran, Ahmadinejad dit et répète qu’il faut rayer Israël de la carte et effacer Israël de la page du temps ; depuis qu’il est président de l’Iran, Ahmadinejad poursuit la construction de centrales nucléaires secrètes enfouies sous des mètres cubes de béton, et la première bombe atomique iranienne sera prête d’ici fin 2009 ; depuis qu’il est président de l’Iran, Ahmadinejad finance et contrôle toujours d’avantage le Liban via le groupe terroriste Hezbollah et la bande de Gaza via le groupe terroriste Hamas).
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Il faut rappeler, ajoute Renaud Revel, que refusant toujours de croire à l’holocauste, Mahmoud Ahmadinejad n’a jamais dans le passé accepté l’existence d’Israël et toujours tenu sur cette question une intolérable ligne révisionniste. Allant jusqu’à expliquer, en février 2008, que si par référendum les Palestiniens optaient pour « l’éradication » de l’état d’Israël, le reste du monde devrait l’accepter ! ‘Eradication’…Que la presse française prenne, aujourd'hui, peu de gants à l’égard d’un dirigeant politique à l’antisémitisme revendiqué publiquement et capable d’employer un terme de ce genre, ne me heurte pas. C’est tout le contraire, même » (fin des extraits de l’article de Renaud Revel).
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Il est donc parfaitement juste, en effet, d’écrire que le chef iranien Mahmoud Ahmadinejad est antisémite. Il est également juste d’écrire que l’autre Mahmoud (le chef palestinien Mahmoud Abbas) est antisémite. En effet, le chef palestinien Mahmoud Abbas répète, aujourd’hui lundi 27 avril 2009, qu'il refuse de reconnaître Israël en tant qu'Etat juif. Donc Abbas refuse de reconnaître Israël en tant qu’Etat du peuple juif. Mais alors pourquoi parler d’un Etat palestinien ce qui revient à reconnaître ce même Etat palestinien en tant qu’Etat du peuple palestinien ?
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« Etat juif, c'est quoi ça ? Vous pouvez vous faire appeler comme ça vous plaît, mais moi je ne l'accepte pas et je le dis publiquement », déclare ainsi Abbas à Ramallah, en Judée Samarie. Abbas affirme que la reconnaissance du caractère juif de l’Etat hébreu aurait été rejetée par les palestiniens lors de la conférence d'Annapolis aux USA en novembre 2007. « Vous pouvez-vous faire appeler la République sioniste hébraïque nationale socialiste si ça vous plaît, ça ne me regarde pas. Moi je sais qu'il existe un Etat d'Israël sur les frontières de 1967 et pas un centimètre de plus ou de moins », ajoute Abbas, alors même que son mouvement, le Fatah, négocie au Caire (Egypte) une alliance avec le groupe terroriste Hamas. C’est sans doute la raison pour laquelle Mahmoud (le palestinien, pas l’autre) fait de la surenchère. Mahmoud (le palestinien, pas l’autre) ne veut pas sembler moins ferme que le Hamas sur la non reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat du peuple juif (« République sioniste hébraïque nationale socialiste » dit Mahmoud le palestinien, en singeant, dans l’excès, Mahmoud l’iranien).
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Reconnaître Israël en tant qu’Etat du peuple juif, comme préalable aux pourparlers de paix, est une chose élémentaire et naturelle. La France n’est-elle pas l’Etat du peuple français ? Pourtant, sur cette élémentaire et naturelle reconnaissance, les palestiniens expriment un refus catégorique. L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et le groupe terroriste Hamas rejètent, avec la même rage, cette demande, pourtant élémentaire et naturelle. Le Premier ministre israélien démocratiquement élu Netanyahou aurait présenté cette demande. En réalité, Benjamin Netanyahu n'a pas imposé la reconnaissance - par les palestiniens - du caractère juif d'Israël (donc en tant qu’Etat du peuple juif) comme une condition préalable à une reprise des négociations de paix, même si Netanyahou en a fait la demande, ce qui est parfaitement légitime, puisque Israël, est un Etat, non pas tatar, mongol ou maori, mais juif.
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Nos médias, du reste, écrivent « L’Etat hébreu », et cela ne choque personne, car cela n’a rien de choquant tout simplement. Or, si l’AFP écrit « L’Etat hébreu », pourquoi les Israéliens n’ont-ils pas le droit de demander que l’on dise « L’Etat juif » ? Est-il permis, selon les palestiniens, aux Israéliens, d’être Hébreux, mais interdit d’être Juifs ?
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Pour le négociateur en chef palestinien, Saeb Erekat, la demande de Netanyahou « prouve » (une simple demande ne prouve rien du tout) que le Premier ministre israélien « est incapable de faire la paix » (ce qui a son tour prouve que Saeb Erekat n’a rien de nouveau ou d’intelligent à dire ; et ce qui a son tour prouve que sur le fond les dirigeants palestiniens du Fatah et du Hamas ne veulent d’aucune paix). De son côté, Azzam al-Ahmed, qui est un haut dignitaire du Fatah et un proche d’Abbas, pour sa part, affirme (samedi 18 avril) : « Nous rejetons la demande de Netanyahou de reconnaître Israël comme un Etat juif » (alors pourquoi parler d’un Etat palestinien ce qui revient à reconnaître ce même Etat palestinien en tant qu’Etat du peuple palestinien ?). « Cette demande illustre la nature raciste d’Israël et la politique extrémiste de son gouvernement. Elle montre aussi qu’Israël n’est pas sérieux lorsqu’il parle de faire la paix avec ses voisins ». Faux. C’est au contraire Azzam al-Ahmed qui est raciste. Car il veut un Etat palestinien sans Juifs. Tandis qu’Israël est un Etat juif, un Etat hébreu, où vivent et votent des Palestiniens, dits Arabes Israéliens.
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Azzam al-Ahmed explique en outre que l’Autorité Palestinienne ne reprendrait pas les pourparlers tant qu’Israël ne mettrait pas fin aux implantations en Judée-Samarie et à Jérusalem Est. Mais si les communautés israéliennes sont interdites en Judée-Samarie, dans ce cas pourquoi Israël n’expulserait-il pas de son territoire les Palestiniens, dits Arabes Israéliens ? Azzam al-Ahmed, haut dignitaire du Fatah et proche d’Abbas, est donc un raciste qui veut un Etat palestinien épuré de toute présence juive et un raciste pratiquant le négationnisme de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat du peuple juif. Azzam al-Ahmed appelle parallèlement la communauté internationale (c’est à dire la presse de gauche et les fonctionnaires de l’ONU) à mettre la pression (encore, décidément c’est une manie) sur le gouvernement israélien pour « poursuivre la voie de la paix au lieu d’évoquer uniquement le renfort de l’économie ». Donc la « paix » version Fatah, la « paix » sans renfort de l’économie palestinienne et avec détournement des fonds de l’ONU au bénéfice des potentats du Fatah comme jusqu’à présent.
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Et pour Hafez Barghouti, rédacteur en chef du journal de l’Autorité Palestinienne Al-Hayat Al-Jadeeba : « Netanyahou veut remplacer le keffieh palestinien par la kippa juive. C’est une requête irrationnelle et absurde. Aucun pays au monde n’a jamais demandé d’être reconnu sur la base de sa religion et non comme une entité politique ». En écrivant cela, Hafez Barghouti se livre à une inversion du bien et du mal ; et il se livre donc ainsi à un mensonge éhonté. Le peuple d’Israël demande aux palestiniens de reconnaître l’Etat d’Israël en tant qu’Etat du peuple juif. Jamais le peuple d’Israël n’a demandé aux palestiniens de reconnaître Israël comme pays « de religion exclusivement juive réservé exclusivement aux Juifs ». C’est au Hamas - et non à Israël - que Hafez Barghouti devrait adresser ce genre de commentaire. Le groupe terroriste Hamas qui aujourd’hui même négocie au Caire (Egypte) avec le Fatah de Hafez Barghouti.
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Or justement, pour le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, accepter la demande de Netanyahou revient à légitimer « l’entité sioniste radicale terroriste » (rien que ça et c’est un terroriste qui parle…). Les Palestiniens et les Arabes - ajoute Fawzi Barhoum, porte-parole du groupe terroriste Hamas - doivent répondre en suspendant toute forme de contact avec le gouvernement israélien, y compris la coordination sécuritaire entre l’Autorité Palestinienne et Israël. Y compris la coordination sécuritaire ? Tiens ! Donc Fawzi Barhoum, en plus d’être un hamassoïde raciste anti-juif, est aussi et surtout un terroriste, puisqu’en écrivant cela (« …en suspendant toute forme de contact avec le gouvernement israélien, y compris la coordination sécuritaire… »), Fawzi Barhoum invite les palestiniens à reprendre la guerre de la terreur contre les civils israéliens, guerre de la terreur surnommée tantôt « Jihad » (pour le public en terre d’islam), tantôt « Intifada » (pour le public en terre d’infidèles).
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Les deux Mahmoud (ainsi que le Hamas et le Hezbollah) modulent leur langage selon leurs intérêts tactiques et diplomatiques à court terme. Mais sur le moyen et sur le long terme, les deux Mahmoud (ainsi que le Hamas et le Hezbollah) n’ont pas changé dans le passé, ne changent toujours pas dans le présent et ne changeront jamais dans le futur. Ils sont et ils restent anti-israéliens, anti-juifs et antisémites. Vu sous cet angle, la « paix » au Proche Orient n’est de loin pas aussi « urgente » que le prétendent Sarkozy et Consorts, qui feraient mieux de balayer devant leurs portes respectives.
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© Michel Garroté
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vendredi 24 avril 2009

La liberté (virtuelle) d'expression

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Michel Garroté – Vendredi 24 avril 2009 – Notre société virtuelle, avec ses médias et avec son Internet, nous accorde certes la liberté d’expression ; mais à condition que nous nous taisions. C’est du reste - peut-être - ainsi que les historiens définiront ce curieux début de 21e siècle, début décidemment très virtuel, que nous expérimentons, jour après jour. Après avoir passé un mois en Amérique du Sud, je dois avouer que la dimension virtuelle de notre société me laisse songeur. J’en avais bien entendu conscience auparavant, mais depuis mon retour en Europe, le virtuel m’inquiète encore davantage.
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Les commentaires de presse sur la conférence soi-disant antiraciste de « Durban II » à Genève, conférence qui a débuté le jour où j’ai repris le travail, ces commentaires de presse ont témoigné - une fois de plus - de cette absurde liberté virtuelle d’expression. Ainsi, personne ou presque n’a relevé que si la France et l'Angleterre ont refusé de se joindre au légitime boycott de cette abjecte conférence, c’est parce que la France et l'Angleterre ont la trouille de leurs banlieues islamiques ; et parce que la France et l'Angleterre ont d’abord songé à leur business dans le monde arabo-pétrolier. Personne ou presque n’a relevé que les délégations jordanienne et marocaine ont quitté la salle avec les pays européens lorsque Ahmadinejad a prononcé ses versets sataniques. Personne ou presque n’a relevé que cette conférence est l’oeuvre de violeurs systématiques des droits de l'homme, tels l'Iran et la Libye. Personne ou presque n’a relevé que les musulmans (et leurs alliés, notamment cubain et vénézuélien) ont chaudement applaudi les versets sataniques d’Ahmadinejad.
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Mais qu’est ce que le virtuel au fond ? Le virtuel qualifie ce qui est certes en puissance, mais souvent sans effet réel. Le virtuel qualifie ce qui est possible, mais sans être forcément réel. Dans le domaine de la liberté d’expression, on doit distinguer l'intention virtuelle de l'intention réelle. L’intention virtuelle ne suffit pas pour accomplir l’intention réelle. Parce que ce que dit quelqu’un virtuellement est indépendant de ce qu'il pense et de ce qu’il fait réellement, à chaque fois qu'il ouvre la bouche. Vu sous cet angle, le virtuel a toujours existé. Mais de nos jours le virtuel a une fâcheuse tendance à envahir tout l’espace, à remplacer toute action réelle. Et il en résulte que nous sommes libres de nous exprimer, mais à condition de nous taire. Car quiconque ouvre la bouche est instantanément et automatiquement jugé pour ce qu’il a dit, pour ce qu’il a virtuellement dit.
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D’un côté, il est vrai, être jugé pour ce qu’on a dit, c’est une bonne chose. Par exemple, lorsque l’actuel président de la République française assène, chaque jour, son idée virtuelle du jour, il est sain et il est bon que l’on puisse qualifier cela, chaque jour, de fanfaronnade. D’un autre côté, c’est aussi une mauvaise chose. Car si quiconque osant ouvrir la bouche, est instantanément et automatiquement jugé pour ce qu’il dit, alors il n’y a plus de valeurs réelles, seulement des valeurs virtuelles. Il n’y a plus que le jugement et la condamnation, par les uns, de tout ce que disent, les autres. De ce fait, hélas, nombre d’intervenants publics parlent - uniquement - en fonction de ce que les autres ont dit hier, et en fonction de ce que les autres vont dire demain. C’est ce qu’accomplit notamment l’actuel président de la République française. Et c’est ce qui fait de lui un président virtuel. Un président que les médias - hors de France – taxent régulièrement de fanfaron.
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Or, si le virtuel remplace tout le reste, et si au nom de ce virtuel, quiconque ose ouvrir la bouche de façon atypique est instantanément et automatiquement jugé (à tors ou à raison) pour ce qu’il a dit, alors il n’y a plus de liberté d’expression. Et, à part Sarkozy bien sûr, plus personne ne va vouloir continuer à ouvrir la bouche indéfiniment ou à écrire indéfiniment. Seul sera libre de s’exprimer celui qui se taira (à part le continu Sarkozy qu’on n’a toujours pas débranché). Il est naturel que celui qui parle chaque jour (par exemple Sarkozy) soit tourné - chaque jour - en dérision. Il n’est, en revanche, pas naturel du tout, que n’importe quel malade noctambule et oisif, se sente appelé, à commenter, tout ce que les autres disent et écrivent.
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Quiconque, par son comportement, vit dans le mensonge, dans la contradiction ou dans l’imposture, s’expose, à ce qu’un jour, son comportement rentre dans le domaine public. Cela fait partie de la liberté d’expression et de la liberté tout court. Mais commenter ce qu’un tel a commenté, à propos de tel commentaire, effectué par tel autre, cela n’est pas de la liberté d’expression.
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Cela n’est plus qu’un cirque virtuel, où n’importe qui peut dire et écrire tout et n’importe quoi, sans aucune compétence, et dans des proportions obsessionnelles et conspirasionnistes hallucinantes (avec les ridicules thèses du « complot »). Proportions obsessionnelles et conspirasionnistes hallucinantes qui relèvent, non pas du travail des idées, mais d’une pathologie neuropsychiatrique aiguë ; une pathologie qui a pris ses quartiers notamment sur les alter-blogues ; et aussi dans certains trolls (trolls postés la nuit, mais supprimés par les webmasters dès le lendemain matin, et donc trolls lus par personne, excepté leurs tristes « auteurs »).
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Je note, pour conclure sur une note positive, que rebelles.info, drzz.info, monde-info, upjf.org, juif.org et quelques autres, donnent la parole, à celles et ceux qui savent distinguer liberté d’expression et liberté virtuelle d’expression, tels Guy Millière, François Celier et Ivan Rioufol entre autres. Il est vrai que généralement sur Internet le débat reste au niveau des cloaques. Il n’en demeure pas moins que les blogues cités plus haut transmettent une forme de pensée et d’expression qui participe - encore et pour l’instant - d’une certaine culture. C’est là un antidote salutaire contre « la virtuelle dictature de la réelle médiocrité ».
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© Michel Garroté
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jeudi 23 avril 2009

Catholiques hébraïques et Benoît XVI

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Michel Garroté – Jeudi 23 avril 2009 – Les catholiques israéliens que l’on nomme aussi catholiques d’expression hébraïque souhaitent la bienvenue en Israël à Benoît XVI.
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En tant que membres des quatre communautés catholiques d’expression hébraïque (catholiques israéliens) présentes en Israël, nous désirons souhaiter la bienvenue de manière une chaleureuse et affectueuse à notre Pape Benoît XVI alors qu’il se prépare à se rendre en Israël en mai prochain. Nous sommes encouragés par le constant appel du Pape à l’unité et à la paix dans tous les coins du monde. Représentant une communauté de catholiques israéliens de petite taille mais très vivante, nous tentons de servir de pont en vue de la réconciliation, de l’unité et de la paix, en particulier entre les juifs et les chrétiens. Vivant en Israël, nombre d’entre nous ont des racines juives et des parents juifs. Nous sommes heureux de la bénédiction qui nous a été donnée qui consiste à nous faire vivre au milieu de nos frères et sœurs, desquels nous avons reçu l’Ancien Testament, le Messie et la sagesse ancestrale. Nous avons entendu le Pape dire récemment, à l’occasion de sa visite en Afrique, que l’Eglise « est engagée à porter la paix et à promouvoir l’exercice de la charité fraternelle d’une manière qui est acceptable par tous, dans le respect des idées et de la sensibilité de chaque personne ». Vivant en Israël, nous cherchons à construire la solidarité, à offrir notre compréhension et notre compassion, à participer pleinement à la construction d’une société libre et juste et à aimer nos voisins. Les catholiques d’expression hébraïque écoutent la voix de l’Eglise et la sagesse de son pasteur, le Pape Benoît. Nous sommes bien conscients des souffrances endurées tant par la population juive que par la population arabe de notre région. Lorsqu’il se trouvait en Afrique, le mois dernier, le Souverain Pontife a indiqué que « les chemins du véritable développement et du vrai progrès », spécialement dans des zones où les conditions de guerre et de pauvreté abondent, sont possibles au travers « de relations commerciales et politiques qui aident le développement… inspirées par l’équité, la justice et l’honnêteté qui ne nourrissent pas des intérêts privés ou la corruption ». En tant que membres de l’Eglise catholique et descendants d’Abraham en Israël, nous cherchons à respecter et à tenir le plus grand compte de la vie de toutes les personnes avec lesquelles nous vivons. Avec l’Eglise, nous croyons en la dignité de tout être humain, en l’importance d’apporter de l’aide au pauvre et à ceux qui souffrent à cause de l’injustice ainsi qu’en notre rôle de porteurs de l’amour de Dieu à nos voisins. Notre contribution à l’unité et à la paix en Israël consiste d’abord et avant tout en un effort visant à vivre nos vies en tant que personnes qui apportent l’amour et la réconciliation, que ce soit à titre individuel ou comme communauté. Avec le Pape Benoît, nous affirmons que « Dieu nous appelle à reconnaître le pouvoir de Sa présence en nous », pour offrir « le don de Son amour et de Son pardon et pour devenir les messagers de cet amour miséricordieux à l’intérieur de nos familles et de nos communautés, à l’école et sur nos lieux de travail, dans tous les secteurs de la vie sociale et politique ». Nous vivons dans l’espoir d’être témoins du véritable message de notre foi au travers de notre exemple personnel et de celui de nos communautés catholiques d’expression hébraïque. Avec notre enseignant, le Pape Benoît XVI, nous ouvrons nos cœurs afin de partager une vie pacifique et respectueuse tant avec les juifs qu’avec les arabes et avec nos différents frères et sœurs chrétiens. Nous avons entendu notre Pape enseigner que l’unité peut être construite au travers de la réconciliation et que « la vraie réconciliation peut seulement être le fruit d’un changement du cœur, d’une nouvelle manière de penser ». Cherchant à convertir nos propres cœurs et à laisser nos consciences être formées par Dieu, nous croyons que « seule la puissance de l’amour de Dieu peut changer nos cœurs et nous faire triompher du pouvoir du péché et de la division… Dieu seul peut faire toute chose nouvelle ! ». Ce message est un message d’espoir et, en tant que catholiques israéliens, nous sommes bénis par cette visite de notre Pape, qui nous soutient et nous confirme dans notre recherche d’une vie d’unité et de paix dans cette Terre Sainte.
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© Michel Garroté
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Terreur islamique - De Gibraltar à Bombay

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Michel Garroté – Jeudi 23 avril 2009 – Prenez une carte du monde. Reliez le détroit de Gibraltar au détroit du Bosphore. Le détroit du Bosphore à la mer Caspienne. La mer Caspienne à Bombay et à l’océan indien. Bombay et l’océan indien au golfe d’Aden. Et le golfe d’Aden au détroit de Gibraltar. Ainsi, vous obtiendrez, en gros, le théâtre des opérations, de la guerre de résistance, à la guerre terroriste islamique.
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A cet égard, deux réalités s’imposent : premièrement, le théâtre des opérations n’a pas diminué mais augmenté ; deuxièmement, le centre nerveux de la guerre terroriste islamique se déplace avec une facilité déconcertante. Ces deux réalités sont la conséquence, d’une part, de l’expansionnisme de l’islamisme radical ; et d’autre part, de la réticence en Europe à participer de façon substantielle à l’effort de guerre (de résistance) face à la guerre terroriste islamique. L’impérialisme islamique radical progresse, parce que les sociétés libres de culture judéochrétienne utilisent des moyens insuffisants pour contenir ce même impérialisme islamique radical.
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Quant au fait que le centre nerveux de la guerre terroriste islamique se déplace avec une facilité déconcertante, il découle certes de l’extraordinaire souplesse des réseaux islamo-terroristes ; mais il découle aussi de l’incapacité - ou du refus ? - des démocraties occidentales à anticiper cette capacité de déplacement.
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Dans le cas du trio infernal sunnite « Talibans – Al Qaïda – ISI pakistanaise », le centre nerveux s’est successivement déplacé de l’Afghanistan vers l’Irak ; puis en sens inverse, de l’Irak vers l’Afghanistan, en raison du succès de la stratégie Petraeus en Irak ; puis de l’Afghanistan à la province pakistanaise du Waziristan située à la frontière afghane, en raison du succès de la stratégie de l’ISAF en Afghanistan ; et maintenant, depuis la province pakistanaise du Waziristan située à la frontière afghane, vers la province pakistanaise de Buner et même vers la capitale du Pakistan, Islamabad, à travers la vallée pakistanaise du Swat. Ce qui change fondamentalement la situation, c’est que le Pakistan détient - déjà - la bombe atomique.
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Dans le cas du trio infernal chiite, le trio « Iran – Hezbollah – Hamas », le théâtre des opérations a augmenté, englobant désormais la bande de Gaza, pratiquement tout le Liban et certaines localités palestiniennes de Judée Samarie. En revanche, le centre nerveux de ce trio était, demeure et restera à Téhéran. Ce qui change fondamentalement la situation, c’est que l’Iran détiendra la bombe atomique avant fin 2009. Les informations reproduites ci-dessous donnent un aperçu de la complexité de la situation. Par ailleurs, ces informations nous orientent sur les alliances et sur les rapprochements qui peuvent se conclure face à la guerre terroriste islamique.
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Pakistan --- Au sein même du Pakistan, des soldats pakistanais sont déployés dans les régions vers lesquelles convergent les talibans. L'armée pakistanaise a envoyé des centaines d'hommes dans la province de Buner, pour protéger les administrations et les ponts principaux, à une centaine de kilomètres seulement d'Islamabad, la capitale. Venus de la vallée de Swat où ils ont été autorisés par les autorités pakistanaises à imposer la charia, les talibans étendent progressivement l'instauration de la loi islamique dans l’ensemble du Pakistan.
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Irak --- En Irak, quatre enfants kamikazes formés par Al-Qaïda ont été arrêtés près de Kirkuk. Les quatre enfants âgés de 9 à 14 ans, font partie d'une cellule connue sous le nom ‘d’Oiseaux du paradis’. La cellule a été créée en 2005 par Al Qaïda. Elle utilise les enfants afin de déjouer les détentions de kamikazes lors des attaques suicides.
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Egypte --- Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a été invité en Egypte. Le chef des renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane a transmis - lors d'une rencontre hier mercredi 22 avril 2009 à Jérusalem - une invitation à se rendre prochainement en Egypte au ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Durant la rencontre avec le général Omar Souleimane, Avigdor Lieberman a exprimé son respect pour le rôle de l'Egypte dans la région et son respect personnel pour le président égyptien Hosni Moubarak.
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Egypte (suite) --- Avigdor Lieberman a en outre déclaré - aujourd’hui jeudi 23 avril à la radio publique israélienne - qu'il y a une large identité d'intérêts entre Israël et l'Egypte, ce qui constitue une occasion de coopération entre les deux pays qui font face aux mêmes dangers, Lieberman faisant ainsi allusion à l'Iran, au Hezbollah et au Hamas notamment. Lors de sa visite à Jérusalem, le général égyptien Omar Souleimane a également invité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre israélien de la Défense Ehud Barak à se rendre en Egypte.
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Durban II --- L'écrivain d’origine égyptienne Magdi Khalil avait déjà critiqué, le 19 avril dernier, l'invitation d'Ahmadinejad à Durban II en déplorant qu’un président raciste soit invité à participer à une conférence contre le racisme : « Tout d'abord, il me semble évident que les délibérations se focalisent sur Israël, sur la base de ce qui s'est passé en Afrique du Sud en 2001. La deuxième chose qui est très claire est la présence du président iranien. Ce président raciste va participer [à une conférence] contre le racisme. (…) Mais nombreux sont ceux dans le monde qui estiment que la loi religieuse islamique telle qu'elle est appliquée en Somalie, en Afghanistan, au Soudan et en Arabie saoudite, est pire que le racisme ».
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Islam réformé --- Le 29 mars dernier, dans un article intitulé « La menace de l'islam politique », la journaliste et auteur indienne musulmane Sadia Dehlvi analysait le phénomène de la propagation de l'islam politique et affirmait la nécessité d'une approche réformiste de l'islam au sein des sociétés musulmanes : « L'incapacité de présenter l'islam comme une religion pacifique est un échec collectif des communautés musulmanes dans le monde. Parlons plus fort que les voix radicales qui prétendent nous représenter ».
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Monde arabe --- L'écrivain musulman algérien Anwar Malek, dans un entretien diffusé le 3 mars dernier, critiquait les Arabes en déclarant notamment : « Je ne me base pas sur l'histoire, mais sur ce qu'ils accomplissent aujourd'hui. Les Arabes ont perdu leur valeur, leur humanité, leur culture…tout. Rien ne permet de croire qu'on puisse compter sur les Arabes pour produire quoi que ce soit. Cet orgueil mal placé est profondément enraciné chez les Arabes, à un point qu'on n'imagine pas. En toute honnêteté, les Arabes sont rétrogrades, et pas du tout adaptés à la civilisation. Je ne parle pas d'histoire, mais des Arabes d'aujourd'hui ».
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Musulmans d’Europe --- Dans le même registre, des auteurs musulmans du Golfe persique ont dénoncé les groupes musulmans d'Europe qui exploitent l'ouverture d'esprit des Européens. Ainsi, deux articles parus dans la presse du Golfe ont évoqué l'attitude des musulmans européens à l’égard de l’Europe. Le 2 décembre 2008, Dhiya Al-Mousawi, un religieux chiite du Bahreïn, publiait un article sur les attentats de Bombay dont certains des auteurs étaient des musulmans naturalisés britanniques. Le deuxième article, écrit par Khalil ’Ali Haidar, journaliste koweïtien, a été publié le 5 octobre 2008 dans Al-’Ittihad, un quotidien des Emirats Arabes Unis (UAE). Les deux auteurs, Dhiya Al-Mousawi et Khalil ’Ali Haidar ont critiqué les groupes musulmans d’Europe pour le mal qu’ils font à l’Occident tout en profitant de ses libertés et services.
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Conclusion --- Face au trio infernal chiite, le trio « Iran – Hezbollah – Hamas », seule une intervention militaire israélienne contre l’Iran d’ici la fin de l’année 2009 peut encore inverser le cours de l’histoire. Les démocraties occidentales condamneront l’opération israélienne sur la scène publique tout en se réjouissant de cette opération dans les coulisses avec les Egyptiens et avec les Saoudiens. En revanche, face au trio infernal sunnite, le trio « Talibans – Al Qaïda – ISI pakistanaise », la situation est beaucoup plus complexe. A court terme, les démocraties occidentales semblent, tout au plus, disposées à contenir les Talibans là où ils se trouvent actuellement et à les empêcher de progresser, dans le meilleur des cas. Mais à moyen et à long terme, les démocraties occidentales n’ont absolument aucune stratégie face à l’expansion radicale sunnite. Et face à la progression de l’islamisme radical en Europe, les démocraties occidentales n’ont apparemment pas non plus de stratégie. En somme, le seul point sur lequel on s’accorde pour le moment – et sans se l’avouer – c’est qu’il faudrait d’abord en finir avec la théocratie génocidaire des mollahs intégristes iraniens.
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© Michel Garroté
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mercredi 22 avril 2009

Faillite et suicide

D. Kellermann, un responsable de l'organisme para-étatique de financement hypothécaire américain Freddie Mac, l'une des institutions responsables de la crise du crédit, a été retrouvé mort ce mercredi 22 avril 2009 à son domicile près de Washington après s'être suicidé. D. Kellermann, directeur financier et vice-président de l’organisme para-étatique Freddie Mac (fruit d’une politique de gauche irresponsable, initiée sous le président Carter et poursuivie sous le président Clinton) a été découvert par son épouse. L’actuel PDG de Freddie Mac, John Koskinen, a qualifié la mort de David Kellermann de terrible tragédie personnelle. David Kellermann était âgé de 41 ans et travaillait depuis 16 ans pour Freddie Mac, l'un des deux géants para-étatiques (avec Fannie Mae) du financement obligatoire de l’immobilier pour les pauvres aux USA. Kellermann avait été nommé directeur financier en septembre 2008, lorsque les deux organismes ont été repris en main pour leur éviter la faillite. Freddie Mac et Fannie Mae ont été renfloués à hauteur de 200 milliards de dollars chacun par le département américain du Trésor.

ONU - La Conférence POUR le racisme

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Michel Garroté – Mercredi 22 avril 2009 – La lutte contre le racisme d’une part, et la défense des Droits de l’Homme d’autre part, vont ensemble. On ne peut pas les séparer, car les deux garantissent la dignité de la personne humaine, telle que celle-ci a évolué et grandi, au fil des siècles, pour devenir la société libre de culture judéochrétienne (évolution de la dignité humaine aboutissant, entre autre, à la déclaration universelle d’origine française ; même si la Révolution dite française a un brin violé cette déclaration avec quelques coups de guillotine et aussi quelques massacres). C’est donc en défendant les Droits de l’Homme qu’on lutte efficacement contre tous les racismes : ethnique, religieux, social, etc. Et c’est - de même - en luttant contre tous les racismes qu’on applique efficacement - et réellement - les Droits de l’Homme. Or, avec Durban II, nous assistons à une Conférence de Genève non pas contre mais POUR le racisme (comme je l’ai exposé hier mardi sur :
Diabodurban II - La partie invisible).
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Hier mardi 21 avril au soir Euronews alléguait : Israël « diabolise » Ahmadinejad en le comparant à Hitler (ndmg : Israël ne diabolise personne ; Israël prend acte du fait que l’Iran fabrique la bombe atomique ; Israël prend acte du fait que l’Iran déclare vouloir rayer Israël de la carte ; Israël prend acte du fait que l’Iran invite à ses « conférences » des orateurs poursuivis, dans leurs pays d’origine, en justice, pour leurs thèses négationnistes sur la Shoah). Le même mardi, à son retour (de Genève) à Téhéran, Ahmadinejad récitait un nouveau verset satanique en qualifiant Israël « d'Etat criminel qui réalise une purification ethnique et un génocide à Gaza » (ndmg : ce qui confirme qu’Israël ne « diabolise » pas Ahmadinejad ; il n’y a plus de Juifs à Gaza depuis longtemps ; et par conséquent, il ne peut pas y avoir, de la part d’Israël, de purification ethnique à Gaza, devenue entièrement palestinienne ; en revanche, le Hamas, lui, se livre bel et bien à la purification ethnique, et même au génocide, à Gaza, contre les chrétiens palestiniens ; du reste, on attend toujours les indignations de la « communauté internationale » sur ce point). Aujourd’hui mercredi 22 avril, L'ONG de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) appelle la dizaine de pays, dont les Etats-Unis, qui boycottent la Conférence Durban II, à se rallier à la Déclaration finale adoptée hier mardi à Genève. Etant donné la nature de l’exercice Durban II, cet appel de HRW laisse songeur.
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Et tandis que l'annonce est faite de la
sortie de la suite du Da Vinci Code (Da Vinci flop), film-fiction christianophobe (en pleine conférence de Durban) l'Eglise orthodoxe russe communique via Interfax que l'archiprêtre Georges Riabykh, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, souhaite que la Conférence Durban II introduise la notion de christianophobie dans le droit international (ndmg : et donc introduire la notion de christianophobie, non pas uniquement dans le dernier document de Durban II, mais aussi, de façon explicite, dans le Droit International Public auquel sont soumis tous les Etats membres de l’ONU). Côté Vatican, concernant le dernier document issu des négociations de Durban II, un cardinal rappelle que le document réaffirme la nécessité de « combattre toute forme d'antisémitisme, d'islamophobie et de christianophobie ». Le cardinal souligne que dans ce document figurent « une mention explicite de l'holocauste qui ne saurait être oubliée, de même qu'une reformulation très claire du droit à la liberté d'expression qui dit que l'exercice de ce droit doit être soutenu et préservé ». Le Vatican a choisi de participer à Durban II pour des motifs que je ne partage pas mais que j’ai néanmoins exposés (hier mardi sur Le Vatican et Durban II).
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Christophe Barbier, sur lexpress.fr, hier mardi 21 avril au soir, écrivait cet article remarquable que je vous invite à lire en entier (début de l’article de Christophe Barbier sur lexpress.fr) : « Durban était un imprévisible guet-apens ; Genève, un traquenard à ciel ouvert. A la stupéfaction qui suivit la précédente Conférence de l'ONU contre le racisme, en septembre 2001, en Afrique du Sud, auraient dû succéder circonspection, méfiance et mises en garde, en vue de l'édition suivante, tenue cette semaine en Suisse. Au lieu de cette salutaire prophylaxie, on vit les interminables circonvolutions de la couleuvre diplomatique, animal à sang froid et à échine élastique, à la recherche d'un texte acceptable et d'une réunion fréquentable. Résultat : le texte présenté avant le colloque était creux et le symposium vira au scandale. Désigné volontaire pour assister au discours du président iranien, l'ambassadeur français s'est retrouvé piégé quand Mahmoud Ahmadinejad a traité Israël de « gouvernement raciste » ; espérant sans doute sauver l'honneur de son pays, l'envoyé du Quai d'Orsay a pris la tête du peloton des outrés qui quittèrent la salle, abandonnée au sermon antisémite de l'orateur et aux applaudissements de ses thuriféraires.
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On croyait la Suisse pays de coucous ; on la découvre nid de pigeons - et le français n'est pas le moins gros. « Les absents ont toujours tort », expliquaient nos diplomates pour justifier cette présence tricolore, en pleine cacophonie européenne. C'était oublier que les présents sont toujours perdants quand ils se jettent dans les souricières géopolitiques. Or cette conférence contre le racisme ne pouvait et ne pourra jamais être qu'une chausse-trape pour Occidentaux, puisqu'il s'agit en fait d'une conférence sur le racisme, vouée à le redéfinir au désavantage des démocraties laïques ! Les pays qui ont inspiré ces palabres sont non seulement des régimes d'oppression, mais surtout des idéologies où l'individu ne compte pas vraiment, soumis à un ordre politique ou religieux. Comment défendre les droits de l'homme si l'homme est nié ? Car ce n'est pas de la vaisselle que l'on a cassé lors de la pantalonnade de Genève : c'est le trésor offert au monde par la France, il y a deux cent vingt ans - les droits de l'homme - qui a été souillé.
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On ne pouvait mieux illustrer le choc des civilisations qu'avec ce défilé d'Occidentaux gagnant la sortie d'une salle de conférence, dignes mais humiliés, et abandonnant la place à ceux qui nient l'essentiel de nos valeurs. A Genève, lundi, ce monde qu'on nous dit multipolaire apparut violemment bipolaire. Il fallait être dans ou hors de la salle, et nulle posture liminaire n'était possible. Se croyant habile comme Talleyrand et n'étant qu'ondoyante comme Norpois, la France, à être dedans puis dehors, a fait un mauvais choix. Il n'est pas surprenant que le « machin » ONU fabrique des machines, en l'occurrence infernales. Mais il est stupéfiant que la France s'y laisse prendre. Elle se doit de désamorcer la prochaine sans se brûler les doigts. Est-ce à la portée de nos diplomates ?
» (fin de l’article de Christophe Barbier sur lexpress.fr).
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Non, ce n’est pas à la portée de nos diplomates. Car depuis 50 ans, nos fonctionnaires diplomatiques et pneumatiques du Quai d’Orsay défendent et valorisent une soi-disant « politique arabe de la France ». Car depuis 50 ans, les fonctionnaires diplomatiques et pneumatiques du Quai d’Orsay mettent la diplomatie au service de la diplomatie. Alors que la diplomatie - la vraie - n’est qu’un outil, parmi d’autres outils, au service du bon sens et au service du bien commun. A Genève comme ailleurs, la France a voulu – fidèle en cela à son habitude – ménager les pays musulmans auxquels elle achète son gaz et son pétrole, ménager les insurgés palophiles des banlieues françaises, tout en évitant de passer pour une France antisémite. Ceci explique, chez Bernard Kouchner et ses services d’urgences, les ridicules gesticulations, verbales et physiques, notamment les entrez ou sortez, mais cessez ce va-et-vient ridicule, et, pour reprendre la formule de Christophe Barbier, « les interminables circonvolutions de la couleuvre diplomatique, animal à sang froid et à échine élastique ».
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Et
pas facile de condamner, non plus, dans ce contexte des Droits de l’Homme et du racisme, l'idéologie aux 100 millions de morts (ici : vidéo), à savoir l’idéologie communiste et son « racisme de classes », son racisme exterminateur contre les « non ouvriers », contre les paysans en Ukraine, contre les « intellectuels » au Cambodge, etc.. La présidence (tchèque) de l'Union Européenne a invité - à Bruxelles - plusieurs institutions d'Europe de l'Est qui effectuent un travail de mémoire sur le passé communiste. L'objectif est d’aboutir (enfin !) à une condamnation du communisme au niveau européen. La revue Revista 22 écrit à ce sujet : « Dès qu'elle sera présentée au Parlement (européen), cette déclaration entraînera très probablement des résistances de la part de nombreux eurodéputés, de l'Ouest comme de l'Est ». Et l'eurodéputé hongrois George Schöpflin déclare : « la condamnation du communisme continue de diviser les deux Europes ».
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Sans oublier le communisme totalitaire actuel, toujours vivant en Chine, en Corée du Nord, au Vietnam et à Cuba, communisme totalitaire qui pratique le racisme de classes et la persécution contre les non communistes, contre les minorités (ethniques ou autres), contre les dissidents, contre les chrétiens, etc.. Encore une fois, la lutte contre le racisme d’une part, et la défense des Droits de l’Homme d’autre part, vont ensemble. Mais alors, à quoi riment ces pseudo-négociations et ces pseudo-dialogues entre, d’une part, les pays à la fois libres et démocratiques ; et d’autre part, les pires dictateurs laïcs et théocratiques de la planète ? Le monde en 2009 dit regretter qu’il y ait eu dialogue avec Hitler. Si ce regret était vraiment sincère, alors ce monde de 2009 ne dialoguerait pas avec les pires dictateurs laïcs et théocratiques de la planète, aujourd’hui, à Genève. Le « plus jamais ça » est en train de devenir un « encore une fois ça ». Et l’« encore une fois ça », qui pourrait l’empêcher cette fois ? Aujourd’hui mercredi 22 avril 2009 je tourne mon regard vers l’Orient, vers Jérusalem, vers les Psaumes.
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© Michel Garroté
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