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vendredi 27 février 2009

L'Evêque négationniste "demande pardon"...

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Michel Garroté – Vendredi 27 février 2009
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http://monde-info.blogspot.com
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On me dit que Mgr Williamson aurait paraît-il « demandé pardon » pour ses propos négationnistes tenus à la télévision suédoise en novembre 2008. Les lectrices et les lecteurs trouveront le texte de cette « demande de pardon » ci-dessous (sous forme de lettre). Ainsi qu’un certain nombre de réactions à cette soi-disant « demande de pardon ».
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Mais pour commencer, je signale que le porte-parole officiel de la Salle de Presse du Vatican, le père Federico Lombardi informe – vendredi 27 février 2009 en milieu d’après-midi – que la lettre de regrets de Mgr Williamson « ne semble pas respecter les conditions » formulées le 4 février par le Vatican, conditions selon lesquelles l'évêque « devra prendre de façon absolument sans équivoque et publique ses distances avec ses positions concernant la Shoah ». La lettre regrets, diffusée jeudi par l'agence de presse catholique Zenit, « n'est pas adressée au Saint Père ni à la commission Ecclesia Dei » chargée par le Vatican de négocier avec les traditionalistes, précise le père Lombardi. L'agence Zenit, présumée proche du mouvement catholique des Légionnaires du Christ, avait affirmé jeudi 26 février avoir paraît-il reçu cette lettre de la commission Ecclesia Dei.
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Ainsi, depuis Rome, le jeudi 26 février 2009, l’agence catholique
ZENIT.org, informe, à propos de la déclaration faite le même jour à Londres par Mgr Williamson : « Dans cette déclaration, Mgr Richard Williamson, membre de la Société Saint-Pie X, ordonné évêque par Mgr Marcel Lefebvre en 1988 demande pardon pour le mal qu'ont fait ses propos - négationnistes - à la télévision suédoise ». La formulation mal à propos de Zenit me laisse perplexe, mais il ne s’agit pas de la Salle de Presse du Vatican ; il s’agit de Zenit, et par conséquent, je ne vais pas m’énerver, puisque cette formulation de Zenit, et non pas de la Salle de Presse du Vatican, n’engage pas le Saint-Siège… Si vous avez de la peine à suivre, lisez mon article sur ce thème, article paru tout récemment sur ce blog.
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Je reproduis donc ci-dessous - pour commencer - le texte intégral de la déclaration de Mgr Williamson, déclaration qu’il a faite en anglais le jeudi 26 février 2009 depuis Londres et qui a été traduite en français par Zenit. Plus concrètement, Mgr Williamson a formulé sa déclaration par écrit dans une lettre adressée à on ne sait qui, mais pas à la Commission Ecclesia Dei, Commission présidée par le cardinal Dario Castrillon Hoyos, et Commission chargée par le Vatican des négociations avec les divers mouvements catholiques traditionalistes.
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C’est cette Commission qui avait soi-disant transmis la déclaration de Mgr Williamson à Zenit (selon cette dernière), ce que dément le père Lombardi, tout ceci témoignant d’un léger chaos à Rome comme à chaque fois que Mgr Williamson prend une « initiative » et comme à chaque fois que Zenit et Consorts « se manifestent » avant que la Salle de Presse du Vatican ait eu le temps de prendre position…
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(Début de la déclaration de Mgr Williamson) : « Le Saint-Père et mon supérieur, Mgr Bernard Fellay, m'ont demandé de reconsidérer les remarques que j'ai faites à la télévision suédoise il y a quatre mois, en raison de leurs si lourdes conséquences. En examinant ces conséquences, je peux dire sincèrement que je regrette d'avoir fait ces remarques, et que si j'avais su à l'avance tout le mal et les blessures qu'elles allaient susciter, spécialement pour l'Eglise, mais aussi pour les survivants et les familles des victimes de l'injustice sous le Troisième Reich, je ne les aurais pas faites ».
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« A la télévision suédoise - poursuit Mgr Williamson - j'ai seulement exprimé une opinion (... « je crois »... « je crois »...) de quelqu'un qui n'est pas un historien, (opinion) formée il y a 20 ans, sur la base des évidences alors disponibles, et rarement exprimées depuis lors en public. Cependant, les événements de ces dernières semaines et les conseils de membres plus anciens de la Société Saint-Pie X, m'ont persuadé de ma responsabilité pour la grande détresse causée. A tous ceux qui ont été honnêtement scandalisés par ce que j'ai dit, devant Dieu, je demande pardon. Comme l'a dit le Saint-Père, chaque acte de violence injuste contre un homme blesse toute l'humanité. + Richard Williamson, Londres, 26 février 2009 » (fin de la déclaration de Mgr Williamson).
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Les réactions à la déclaration de Mgr Williamson fusent déjà. Divers hauts dignitaires juifs et catholiques allemands estiment dès le vendredi 27 février que les regrets de l'évêque traditionaliste Richard Williamson ne changent rien à ses idées négationnistes. « Williamson n'a en aucun cas retiré ses thèses mensongères sur l'Holocauste, il a juste regretté que ses paroles aient eu des conséquences dommageables », souligne Dieter Graumann, Vice-président du Conseil Central des Juifs d'Allemagne, dans une déclaration reprise sur le site Internet du journal allemand Handelsblatt. Dieter Graumann ajoute : « L'évêque, qui a nié l'existence des chambres à gaz et déclaré que pas un seul juif n'y a péri, explique maintenant s'être basé sur des preuves datant d'il y a 20 ans (...) comme si on avait mis en doute l'existence de l'Holocauste il y a 20 ans ! ». « Non, ces explications complètement tordues de Williamson ne retirent rien » à ses propos antérieurs, estime Dieter Graumann.
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De son côté, Hans Joachim Meyer, Président du Comité Central des Catholiques Allemands, estime que les excuses de Williamson ne sont « en aucun cas satisfaisantes. Une telle personne n'a pas le droit d'assumer des responsabilités » au sein de l'Eglise. Pour Hans Joachim Meyer, même si Mgr Williamson, par hypothèse, reniait de manière claire ses propos négationnistes, il faut de toute façon se demander comment une personne adulte peut s'exprimer autant à la légère sur une question aussi fondamentale que l'existence des chambres à gaz à Auschwitz.
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Pour mémoire, les incroyables déclarations négationnistes de Mgr Williamson, qui ont déclenché l’indignation générale, ont été recueillies, en novembre 2008, en Allemagne, par une chaîne de télévision suédoise. Ces déclarations ont en suite été diffusées, en janvier 2009, un jour après la signature, par le cardinal ad hoc, de la levée d’excommunication de quatre évêques, dont Mgr Williamson ; et trois jours avant la publication de cette même levée d'excommunication. Il est fort probable que le petit groupe de cardinaux gauchisants - qui font tout pour déstabiliser Benoît XVI depuis son élection - aient informé la chaîne de télévision suédoise que la levée d’excommunication venait d’être signée à l’instant par le cardinal ad hoc et que cette levée allait être publiée incessamment, quelques jours plus tard.
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La rapidité avec laquelle le Site du Nouvel Observateur a fait circuler la fameuse phrase erronée - « un évêque négationniste réhabilité » - cette rapidité demeure encore aujourd’hui pour le moins suspecte. Ce d’autant que depuis lors, l’AFP et Le Monde continuent de parler de « l’évêque négationniste réhabilité », malgré tous les articles ayant démontré l’anachronisme de cette formule (voir mes précédents articles sur le même thème ainsi que les références correspondantes).
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Un fait cependant demeure important : Mgr Williamson a tenu ses propos négationnistes à une chaîne de télévision certes suédoise ; mais l’interview a eu lieu en novembre 2008 en Allemagne, concrètement à Ratisbonne. Or, cela signifie que Mgr Williamson est passible de poursuites judiciaires, car l’Allemagne fait partie des Etats qui poursuivent pénalement les négationnistes. Et comme Mgr Williamson réside actuellement, non pas en Argentine qu’il vient de quitter, mais dans son pays d’origine, le Royaume Uni, il peut donc faire l’objet d’une extradition vers l’Allemagne, puisque les deux pays sont membres de l’Union européenne.
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Ce d’autant que Mgr Williamson a confirmé récemment ses propos négationnistes à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Entre la première salve de Mgr Williamson à Ratisbonne (où Benoît XVI fit sur un autre sujet une déclaration non pas négationniste mais réaliste) et la deuxième salve de Mgr Williamson dans Der Spiegel, l’évêque négationniste a volontairement choisi la provocation. Car en effet, à deux reprises, Mgr Williamson s’est exprimé dans le pays d’où est partie la mise en route minutieuse de la Shoah. A défaut d’un diocèse, d’une prélature ou d’une cellule monastique, Mgr Williamson finira-t-il, comme jadis certains nationaux-socialistes, retiré dans une cellule carcérale en Allemagne, par exemple à la prison de Spandau, à la place de feu Rudolf Hess ? D’une certaine façon, ce ne serait qu’un juste retour des choses.
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© 2009 Michel Garroté
http://monde-info.blogspot.com
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jeudi 26 février 2009

Sarkozy le Cubain

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Michel Garroté - Jeudi 26 février 2009. Jack Lang est à Cuba. En effet, Sarkozy a nommé Jack Lang chargé de mission pour se rendre à Cuba (lire La Croix). Jack Lang est l'émissaire spécial (lire Le Figaro) de Sarkozy pour explorer avec le régime communiste cubain une reprise du dialogue politique (de Sarkozy avec une dictature communiste ?) et de la coopération (business ?) entre la France et Cuba. Depuis le temps que Lang fait des courbettes pour que Sarkozy lui refile un job, le voilà servi. C’est vraiment glorieux la France en ce moment.
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Bagnole à 1500 balles

Le groupe automobile indien Tata Motors (c’est bien son nom) lance très bientôt la voiture la moins chère du monde : la Nano. La Nano est proposée en Europe pour 5.000 euros. Contre 1.500 euros dans sa version vendue en Inde. La Nano a été présentée une première fois en janvier 2008 à New Delhi. Elle doit être présentée une deuxième fois, en mars, au Salon de l'Automobile à Genève, dans une version européenne. Le marché indien devrait absorber entre 500.000 et un million de véhicules par an. Baptisée « voiture du peuple », la Nano, est équipée d'un moteur de 624 centimètres cubes, la cylindrée d'une moto. Pour se procurer la version indienne à 1.500 euros, il faudra se rendre en Inde et payer la taxe sur le chemin du retour.

L'Iran et l'Apocalypse

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Bien que je sois partisan de frappes ciblées contre le nucléaire offensif iranien, je publie ci-dessous l'avis, un peu différent, de Reza Pahlavi.
Michel Garroté
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« Ahmadinejad est un cavalier de l'Apocalypse »
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Copyright L’Express du 20 février 2009
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Il a vécu la révolution islamique et fut emporté par les événements. En exil depuis trente ans, Reza Pahlavi, fils du dernier chah d'Iran, aurait pu tirer un trait sur son passé et choisir de changer de destin. Il a préféré le risque et un combat improbable. Régulièrement menacé de mort, il poursuit sa difficile résistance et publie Iran, l'heure du choix (Denoël), un livre d'entretiens avec Michel Taubman dans lequel il entend dissocier le peuple iranien du régime qui le tyrannise. Bien que les "experts", ainsi que tous les séides de la République islamique, ne voient guère d'avenir politique à Reza Pahlavi, l'homme persiste à croire à une stratégie d'alternance pacifique. Sur la nature fanatique du régime de Téhéran, les projets nucléaires d'Ahmadinejad, l'arc chiite à travers le Moyen-Orient, son analyse apporte un éclairage aux complexités iraniennes.
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La République islamique d'Iran vient de
fêter ses 30 ans. Quel regard portez-vous sur ces trois décennies?
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Je ne peux m'empêcher de comparer ce qu'est devenu l'Iran à ce qu'il aurait dû être. Au lieu d'aller de l'avant, on n'a fait que reculer. Il y a trente ans, il y avait certes des problèmes, comme l'absence de libertés politiques, que je condamne sans réserves, mais nous étions un pays en plein développement, une société en cours de modernisation, dont le niveau de vie s'élevait. Aujourd'hui, un tiers de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, la fuite des cerveaux a produit une hémorragie, les tensions interethniques divisent la société, les minorités sont persécutées, et la drogue, la prostitution, la corruption ne cessent de se répandre. Sans parler d'une répression touchant toute la société et de l'absence totale de liberté. L'Iran aurait pu être la Corée du Sud ; il est devenu la Corée du Nord. Le plus dramatique, c'est que deux générations ont été sacrifiées. A quelle fin ?
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Etes-vous amer?
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Pas du tout. D'abord, il y a l'humour iranien, comme le prouve ce dicton populaire : "Hier, on buvait en ville et on priait à la maison ; aujourd'hui, on prie à l'extérieur et on boit à l'intérieur." Et puis, je crois qu'il faut envisager la révolution islamique comme une expérience supplémentaire dans un pays qui est déjà passé par des phases historiques extrêmement difficiles. Ce n'est pas la première fois que l'Iran est à l'épreuve. Nous avons été maintes fois envahis, agressés, occupés. Certes, la crise est désormais intérieure. Mais, si l'on ose une comparaison avec l'Europe, souvenez-vous que vous avez également connu, il y a quelques siècles, une période où la religion étouffait la société. Cela a précédé l'avènement des Lumières et l'éclosion des droits de l'homme.
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Vous n'êtes donc pas totalement pessimiste?
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Au contraire. J'entends souvent les Occidentaux se demander si le facteur religieux propre aux sociétés islamiques n'est pas en soi un frein durable au développement. Je leur réponds que, s'il était naguère impensable de discuter de la religion en Iran, c'est maintenant devenu un sujet de débat. Il y a trente ans, l'une des raisons pour lesquelles les Iraniens ont accepté si facilement l'ayatollah Khomeini, c'était que la religion apparaissait irréfutable. Aujourd'hui, si vous vous rendez dans la ville sainte de Qom, vous pouvez assister à des discussions incroyablement ouvertes et animées, y compris sur la question de la laïcité. Cela n'aurait pas pu se produire auparavant. Il existe de nombreuses voix qui s'interrogent sur la séparation de la religion et de l'Etat. La question n'est plus taboue.
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On a beaucoup reproché à votre père d'avoir voulu l'occidentalisation à tout prix. Est-ce la raison de sa chute?
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A l'origine, ce sont certains religieux qui ont répandu ce rejet de l'occidentalisation parce qu'ils étaient farouchement opposés à la réforme agraire et à l'émancipation des femmes, deux réformes majeures que mon père avait promues. Peut-être y a-t-il eu un choc culturel parce que nous sommes allés trop vite. Mais je ne crois pas que les gens refusaient la modernité.
Je crois davantage aux facteurs politiques internes.
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C'est-à-dire?
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Il y a eu progressivement une alliance entre les différentes tendances marxistes, qui étaient très en vogue parmi les intellectuels, et le clergé. Pour autant, personne ne se posait de question au sujet de Khomeini, personnage qui ne disposait, au départ, d'aucune aura particulière. Très peu d'Iraniens avaient lu son livre, Velayat-e Faghi, dans lequel il exposait ses théories théocratiques. La gauche antioccidentale cherchait un leader porteur d'un concept simple parce que le message marxiste était trop difficile à expliquer dans une société aussi traditionnelle que l'Iran. C'est pourquoi le slogan "Allahu Akbar" ("Dieu est le plus grand") a fini par l'emporter sur le reste, dans la mesure où le facteur religieux offrait une apparence de stabilité et de crédibilité dans une période d'agitation et de bouleversements extrêmes. Au départ, les marxistes ont cru pouvoir utiliser Khomeini et pensaient qu'il allait se retirer, comme il l'avait prétendu. Tout le monde pensait que ce scénario allait se produire, y compris le président américain, Jimmy Carter.
Khomeini les a tous dupés.
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Le chah, Khomeini, Ahmadinejad... La croyance en un homme providentiel n'est-elle pas une constante?
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Il est vrai que, tout au long de notre histoire, nous avons cherché l'homme providentiel. Cela reste encore vrai aujourd'hui, mais je me réjouis de voir qu'une nouvelle culture politique se développe parmi les jeunes générations, ou l'idée de la responsabilité individuelle a de l'importance.
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Que pensez-vous d'Ahmadinejad?
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Il est exactement ce qu'il dit de lui-même. C'est un cavalier de l'Apocalypse qui ne songe qu'au retour du douzième imam [ndlr : selon la foi chiite duodécimaine, le douzième imam reviendra à la fin des temps pour établir le seul règne juste]. Il croit vraiment à cette perspective eschatologique et, autour de lui, gravite un cercle de dangereux illuminés qui partagent cette conviction. Ce n'est pas du tout un positionnement médiatique, et c'est bien ce qui est inquiétant. Il est terrifiant d'imaginer ce qui pourrait arriver si un jour un tel individu avait
accès à l'arme atomique. Dans un de ses passages aux Nations unies, Ahmadinejad a raconté qu'il s'était un jour trouvé enveloppé d'un halo de lumière. Mais n'oubliez pas qu'Ahmadinejad n'est que le représentant d'un régime de nature totalitaire, qui ne peut se réformer et évoluer, quelle que soit la personne qui le représente.
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Comment expliquer qu'il puisse entraîner dans son sillage des scientifiques, rationnels?
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Ont-ils vraiment le choix? D'une manière générale, il ne faut pas confondre le droit de notre peuple au nucléaire civil et les intentions réelles du régime dans ce domaine. Mes compatriotes défendent naturellement ce droit, mais, en même temps, d'après de récentes études, une écrasante majorité s'inquiète de plus en plus des conséquences graves de cette politique irresponsable. Le slogan du régime est : "L'énergie nucléaire est notre droit indéniable." Je lui réponds: ce droit, nous l'avions, c'est vous et les vôtres qui nous en avez privés.
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Comment cela?
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Mon père avait une vision à très long terme. Il considérait le pétrole comme une matière noble qu'il ne voulait pas voir gaspiller. Il a décidé, dès les années 1970, de lancer un programme de
production d'énergie nucléaire à des fins exclusivement civiles. C'est pourquoi nous avons signé le traité de non-prolifération, ce qui a permis à l'Iran de devenir actionnaire à 10 % de la société Eurodif. Aujourd'hui, le problème ne vient pas de l'idée de se doter de l'énergie nucléaire ; il provient de la nature du régime islamique. La preuve, les pays qui se faisaient hier concurrence à qui vendrait le premier cette technologie à l'Iran sont ceux qui, aujourd'hui, réclament des sanctions contre Téhéran. C'est le cas des Etats-Unis, de la France, de l'Allemagne... Ce n'est donc pas le principe qui est en cause, c'est le doigt qui est posé sur la gâchette. Or le régime iranien a suffisamment montré qu'il n'offrait aucune garantie internationale et ne respectait pas ses engagements internationaux. Qu'est-ce qui a mis l'Iran hors la loi? Ce n'est pas le nucléaire, c'est la République islamique et ce qu'elle veut en faire.
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Craignez-vous l'escalade fatale?
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Le régime iranien ne demande pas mieux qu'un conflit militaire. Il l'exploiterait à fond. C'est le piège à éviter, le scénario perdant-perdant ; nous Iraniens percevrons une action armée comme une frappe contre le pays tout entier et non contre le régime seulement. Il ne faut absolument pas en arriver là. De l'autre côté, je ne crois pas que les mollahs soient assez fous pour penser un jour utiliser la bombe contre Israël: ils savent très bien qu'ils seraient aussitôt anéantis. Ce qu'ils veulent, c'est disposer de la bombe pour pouvoir s'institutionnaliser une fois pour toutes dans la région et
étendre leurs zones d'influence. Ils rêvent de créer un califat chiite du XXIe siècle et entendent l'imposer par la bombe atomique.
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Que vous inspire l'axe Téhéran-Damas-Hezbollah-Hamas?
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A l'époque de l'Union soviétique, du point de vue de ses dirigeants, la politique étrangère était également perçue comme un succès en termes d'extension tentaculaire. On sait ce qu'il en est advenu. Dans le cas de l'Iran, il est manifeste qu'un gouvernement paranoïaque crée des crises un peu partout pour tenter de regagner à l'extérieur la légitimité qu'il a perdue à l'intérieur. Les dérives du clan au pouvoir ne se limitent pas au soutien au Hamas, elles vont jusqu'à l'Amérique latine de Chavez. Il ne s'agit en rien d'une vision qui vise à défendre notre intérêt national. Si le régime veut survivre, il doit absolument mettre en échec le monde libre, combattre ses valeurs. La République islamique ne peut pas perdurer dans un monde où l'on parle des droits de l'homme ou de la démocratie. Tous ces principes sont du cyanure pour les islamistes. Comment voulez-vous que les successeurs de Khomeini, dont le but reste l'exportation de la révolution, puissent s'asseoir un jour à la même table que le président Sarkozy ou le président Obama?
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Pourtant, il en est question...
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Je peux comprendre
les intentions du président américain à l'égard de l'Iran. Mais n'oubliez pas que sur le dossier nucléaire la crise n'oppose pas la République islamique aux Etats-Unis seulement mais à l'ONU. Dans les mois à venir, un jeu diplomatique peut s'engager, mais, au final, il ne faut pas se faire d'illusion. Même si Khatami revenait au pouvoir, le comportement du régime resterait identique, car le vrai décideur c'est Khamenei. Je ne vois aucune raison pour laquelle le régime islamiste accepterait un changement de comportement. Cela provoquerait, de manière certaine, sa chute. Il ne peut plus revenir en arrière. J'ai bien peur que la diplomatie ne tourne en rond une nouvelle fois et que la course à la bombe ne continue pendant ce temps.
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Selon vous, quelle est la solution?
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Si l'on veut avoir une chance de réussir, il faut d'abord tracer une ligne rouge définitive sur la question nucléaire, car, jusqu'ici, cette ligne n'a cessé de bouger. Ensuite, il faut accepter l'idée que, si le régime doit changer un jour, ce devra être le fait du peuple iranien lui-même et non par une intervention extérieure. La majorité de mes concitoyens n'en peuvent plus de ce système ; toutes les informations qui me parviennent prouvent qu'il existe un profond désir de démocratie parlementaire laïque. Si on veut forcer le régime à changer d'attitude, ce n'est pas par la pression extérieure que l'on y arrivera, mais par la pression intérieure. Or, depuis trente ans, je n'ai presque pas vu de dialogue entre le monde libre et notre peuple. Il n'y a eu presque aucun échange avec les forces d'opposition démocratiques.
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Comment voyez-vous votre rôle dans l'avenir?
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J'ai beaucoup réfléchi aux campagnes de désobéissance civile en Afrique du Sud ou à l'exemple des dissidents dans l'ancien bloc de l'Est. Je veux m'inscrire dans un scénario de changement en proposant une voie qui soit légitime et la moins coûteuse pour la société iranienne. On ne bâtira pas notre avenir sur un règlement de comptes. Ma mission est de fédérer les forces démocratiques afin d'instaurer une démocratie laïque parlementaire et d'assurer la réconciliation nationale.

Obama demande 200 milliards $ pour la guerre

Obama demande 200 milliards de dollars pour financer la guerre contre la terreur islamique en Afghanistan et en Irak notamment. La demande de Obama comprend 75 milliards de dollars pour envoyer des renforts américains en Afghanistan. Les dépenses consacrées aux guerres contre le terrorisme en Irak et en Afghanistan font partie du budget que Obama présente aujourd’hui jeudi 26 février 2009, le premier budget de son mandat.

mercredi 25 février 2009

Evêque négationniste en cavale

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Michel Garroté – Mercredi 25 février 2009
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http://monde-info.blogspot.com
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C’est l’histoire d’une cavale épiscopale. L'évêque traditionaliste et négationniste britannique Mgr Williamson nie la Shoah, en novembre 2008, dans une interview, diffusée, en janvier 2009, par la télévision suédoise. Il est démis au début de ce mois de février 2009 de ses fonctions - de directeur du séminaire argentin de la Reja - par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à laquelle il appartient. L'évêque traditionaliste quitte l'Argentine le mercredi 25 février 2009 Greenwich Meridien Time (mardi heure de Buenos Aires). Il quitte l’Argentine parce que le ministre argentin de l'Intérieur, Florencio Randazzo, l'a sommé, jeudi 19 février, de quitter le pays, où il réside depuis six ans, dans un délai de dix jours, sous peine d'être expulsé, en raison de ses propos négationnistes sur la Shoah. Le supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X en Amérique latine, l'abbé Christian Bouchacourt, allègue de son côté que les responsables de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X « ont opportunément décidé que Mgr Richard Williamson devait sortir de la juridiction du territoire de la nation argentine »…
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Cette nuit, en Argentine, Mgr Williamson arrive - accompagné de deux hommes - à l’aéroport international d’Ezeiza et traverse le hall rapidement afin d’éviter la presse, flanqué de lunettes noires et d’une casquette noire, comme le montrent les images de la chaîne d’informations en continu TN. L'évêque traditionaliste et négationniste britannique arrive ainsi le mercredi 25 février 2009 au matin à l'aéroport londonien de Heathrow. Mgr Williamson arrive très exactement à 06:58 Greenwich Meridien Time, sur le vol 246 de la British Airways au terminal 5 de l’aéroport d’Heathrow à Londres. L’évêque négationniste fait surface - plus d'une heure après son arrivée - dans le hall de sortie où - pas de chance ! - l'attendaient de nombreux journalistes. Affublé d'une simple soutane, l’apparence plutôt calme et presque souriante, Mgr Williamson est escorté par des policiers vers la sortie de l’aéroport. Il n’adresse aucune déclaration à la presse qui faisait le pied de grue.
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On apprend par ailleurs que Mgr Williamson pourrait être exclu de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. L’exclusion serait effective à la fin de ce mois de février, s'il ne se rétracte pas à propos de ses déclarations négationnistes, selon l'abbé Gaudron, de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, interrogé par la télévision allemande ZDF.
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On le voit, la cavale de l’évêque négationniste est loin d’être terminée… Du reste, cet évêque, n'a pas - à ce stade - de mission au sens du droit canon. Il est encore en situation d'irrégularité. Lui et les trois autres évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, évêques dont l’excommunication a été levée, sont toujours restreints dans leur droits ce qui implique notamment qu’ils ne peuvent toujours pas exercer leur fonction d'évêques. Les quatre évêques, en terme d'enseignement de l'Église et de magistère de l’Eglise, ne sont pas encore en communion avec le Pape. Et rien ne prouve - à ce stade - qu’ils le seront un jour. Ainsi, interrogé lundi 16 février par le quotidien Le
Nouvelliste sur la question de savoir si un accord doctrinal aboutirait avec Benoît XVI, Mgr Fellay, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X a estimé - en toute modestie bien sûr - que « cela semble difficile »…
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L'Église condamne - évidemment - la négation de la Shoah, mais l’Eglise n'en fait pas un article de foi, un article de droit canon ou un dogme, comme elle le fait par exemple pour le « Je crois en Dieu », c’est à dire le Credo. Cela dit, le canon 754 permet de condamner une opinion fausse. Mais le canon 754 ne permet pas d’obliger un clerc à adopter une opinion. Le canon 754, qui garantit le droit de conscience, a en quelque sorte déjà été appliqué à Mgr Williamson par son supérieur hiérarchique, Mgr Fellay, qui lui a demandé de revenir sur ses déclarations négationnistes.
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Mais Mgr Williamson n'a pas obéi à son supérieur hiérarchique puisqu’il a à nouveau confirmé publiquement - cette fois dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel - ses propos négationnistes tenus une première fois déjà à la télévision suédoise. Concrètement, Mgr Williamson refuse de s'exécuter dans l'immédiat et réclame du temps pour soi-disant réexaminer les preuves susceptibles de le faire changer d'avis. Monseigneur ne se prend pas pour rien.
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A noter tout de même, dans ce contexte sulfureux, que l’on doit attribuer au Saint-Siège uniquement les Déclarations Officielles publiées par la Salle de Presse du Saint-Siège. En clair, la Salle de Presse est le Cabinet de Presse du Gouvernement de l’Eglise, Gouvernement appelé « Saint-Siège ».
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Ainsi par exemple, le journal L’Osservatore Romano et l’agence de presse Internet Zenit ne sont pas des organes qui engagent le Saint-Siège. Un prêtre, un évêque ou un cardinal peuvent donc exprimer une opinion - même reprise par L’Osservatore Romano et par Zenit - sans que cela n’engage le Saint-Siège. Et contrairement à une idée fausse très répandue, le Saint-Siège ne passe pas son temps - ne peut pas passer son temps - à donner ou à refuser l’imprimatur et le nihil obstat à chaque mot prononcé par tel cardinal, tel évêque ou tel prêtre. Il ne faudrait pas non plus prendre le Saint-Siège pour le Kremlin ou même pour l’ex-KGB.
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A cet égard, les médias ont bel et bien fichu le bazar. Shmuel Trigano, en ce mois de février 2009, dans un article intitulé «
Un scandale qui tombe à pic », donne un point de vue juif sur la question qui mérite d’être lu. Les médias, par ignorance ou par malveillance, attribuent au Vatican, l’Etat qui en quelque sorte héberge l’Eglise, et par Vatican les médias entendent à tors le Saint-Siège, le Gouvernement de l’Eglise, les médias attribuent au Vatican et au Saint-Siège des déclarations qui, précisément, ne peuvent pas être systématiquement attribuées au Saint-Siège. Les médias attribuent au Saint-Siège des déclarations qui ne sont que des déclarations de personnes appartenant à la Curie romaine, c’est à dire le personnel, les « employés » du Vatican ; ou les médias attribuent au Saint-Siège des déclarations qui ne sont que des déclarations d’un membre de l’Eglise quelque part dans le monde.
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Quand Mgr Gaillot, évêque en communion avec l’Eglise, signait les pétitions du Parti Communiste Français, à l’époque soviétique, il n’engageait pas pour autant le Saint-Siège ou encore, il n’engageait pas les Russes catholiques envoyés au Goulag… Le total des cardinaux, des évêques et des prêtres de l’Eglise, ce total représente des milliers de personnes. Aucun organe de l’Eglise n’est en mesure de surveiller en temps réel chacune de leurs déclarations et ce n’est d’ailleurs pas là la vocation de l’Eglise.
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Cela étant dit, le fond du problème ne remonte pas à la récente levée de l’excommunication de quatre évêques, dont Mgr Williamson. Le fond du problème est que Mgr Williamson fut et demeure négationniste. En effet, déjà le 5 mars 2008, Mgr Williamson déclarait, au Catholic Herald, que « Les Protocoles des Sages de Sion » (ce document est à la fois un faux et un plagiat, comme l’on démontré Victor Loupan et Pierre-André Taguieff), « Protocoles » censés révéler un complot juif pour dominer le monde, Mgr Williamson déclarait au Catholic Herald en mars 2008 que ces « Protocoles » seraient soi-disant authentiques. Pour Mgr Williamson, les Juifs luttaient et lutteraient encore pour la domination du monde « afin de préparer l’avènement de l’Antéchrist à Jérusalem ».
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L'abbé Laguérie, ancien membre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, qui a bien connu Mgr Williamson, écrit, le vendredi 13 février 2009, à propos de l’évêque négationniste et à propos de la Shoah : « …le fait reste là, massif et incontournable, qu'il (ndmg : Hitler) s'en est pris massivement aux juifs en tant que tels, ce qui ne fut pas le cas des autres. Qu'un chrétien, un prêtre ou encore un évêque cautionne cela ou semble vouloir en atténuer l'horreur est scandaleux, oui, et inadmissible. Et il devra en rendre des comptes devant Dieu, dans la proportion de sa responsabilité terrestre. On ne se moque pas de Dieu et ce qu'on sème, on le récoltera. Les juifs auraient tendance à se faire passer pour les seules victimes ? Il faut bien reconnaître qu’ils ont été exterminés pour le seul fait d’être nés juifs (…) mon ancienne amitié avec Mgr Williamson n'a plus rien à voir là dedans. Seulement, je mesure à présent combien son apparitionisme constant (fustigé, en son temps, par Mgr Lefebvre), son trop facile marketing "apocalypse now" et sa fréquentation sélective des sedevacantistes l’ont peu à peu détourné du service du bien commun de l’Eglise auquel un évêque se doit tout entier ».
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L’Abbé Guillaume de Tanoüarn, un traditionaliste, le 7 février 2009, écrit sur cette affaire : « J'avais souligné que, pour Mgr Williamson, la double casquette d'évêque catholique d'une part, de prédicant mythologico-politique du négationnisme d'autre part n'était pas possible. "Il faudra qu'il choisisse". Il me semble qu'il a choisi, en envoyant à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, par mail depuis l'Argentine, une interview vérifiée par ses avocats, dans laquelle il confirme tenir ces thèses négationnistes depuis les années 80. Il demande "du temps pour travailler" (…) Bref il est mûr pour un stage de perfectionnement de quelques mois à Téhéran ! (…) Il dit au Spiegel que son problème est la vérité. Mais la vérité, pour un évêque catholique, c'est le Christ, qui efface et qui périme toute autre vérité. Prétendre chercher la vérité, tout en se rendant incapable de prêcher le Christ, comme il est en train de le faire, en soutenant l'insoutenable, c'est simplement absurde ».
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L’Abbé Guillaume de Tanoüarn ajoute : « Son objectif immédiat est d'empêcher le "ralliement" de toute la Fraternité Saint Pie X à Rome et avec le pape Benoît XVI (…) La tentation à laquelle il succombe ? Après avoir été si longtemps mis de côté par Mgr Fellay, prendre à 68 ans la tête d'un combat planétaire, qui lui permettrait enfin d'accéder à une notoriété, sans doute diabolisée mais éclatante. Je ne lis pas dans les cœurs, mais le choix prémédité du Spiegel me paraît particulièrement révélateur d'une démarche qui n'est plus celle d'un évêque catholique attentif au bien des âmes, mais celle d'un chef de Parti (le Parti de la négation), décidé à faire le maximum de scandale, dans le pays où cette histoire est forcément encore pour les goïm, la plus douloureuse du monde. Juste pour faire avancer son combat. Quel mépris des âmes, pour un Pasteur ! Je disais le 28 janvier : Mgr Williamson doit choisir. Il a choisi le Spiegel. Il a choisi le scandale. Il doit renoncer à son épiscopat. Le scandale est un motif canonique pour cela ».
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Une investigation concernant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, investigation réalisée par une équipe de journalistes de Joods Actueel, révèle la présence, sur divers sites Internet de (et/ou proches de) cette Fraternité, une série d’articles antisémites en pas moins de cinq langues… A vrai dire, nombre de sites Internet traditionalistes, notamment les sites sedevacantistes, ne sont pas liés à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X qu’ils critiquent vertement d’ailleurs. L’investigation de Joods Actueel est révélatrice. Cela mis à part, disons-le franchement, le grand public n’a aucune idée de l’invraisemblable pagaille qui règne dans les milieux traditionalistes qui - par sites Internet interposés - s’excommunient d’ailleurs joyeusement les uns les autres.
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Ces milieux traditionalistes, à coup de bulletins, de lettres d’information, de sites et de blogues, attirent - et parfois nourrissent - une multitude d’opportunistes et de fous qui se construisent une notoriété avec force prophéties et révélations plus hallucinantes les unes que les autres. Ainsi donc, l’Eglise catholique, elle aussi, compte son lot de fêlés complets. Et même si Benoît XVI le voulait, il ne parviendrait pas à faire taire tous les malades mentaux, tous les antichrist, qui se prennent pour l’Eglise et qui parfois se prennent même pour Dieu. A cet égard, la cavale de l’évêque négationniste Williamson risque de durer encore quelques temps. Affaire à suivre…
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© 2009 Michel Garroté
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mardi 24 février 2009

SUISSE - Antisionisme et antisémitisme

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Michel Garroté – Mardi 24 février 2009
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Après la France et la Belgique, est-ce la Suisse qui désormais ferme les yeux sur l’antisionisme, sur l’antisémitisme et sur les inévitables dérives haineuses que ces deux idéologies ne manquent pas de charrier avec elles partout où elles passent ? Il semblerait que oui. La Suisse a capitulé face aux comportements outranciers de certains Libyens sur son sol. La Suisse a fermé les yeux et jeté un voile pudique sur le foulard islamique de sa ministre des Affaires étrangères lors du rendez-vous de celle-ci avec le président génocidaire et négationniste iranien Mahmoud Ahmadinejad, médaille olympique du secret non pas bancaire mais nucléaire.
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La Suisse refuse de reconnaître la recrudescence d’actes antisémites sur son territoire (cf. 1er article ci-dessous). La Suisse s’apprête à tolérer sur son sol la présence du néonazi négationniste Vincent Reynouard (cf. 2e article ci-dessous). La Suisse est devenu un pays où il est permis de soutenir les groupes terroristes du Hamas et du Hezbollah, mais où il est devenu difficile de soutenir les Israéliens victimes de roquettes, d’obus et de missiles ; et un pays où il est devenu difficile de soutenir des Israéliens qui défendent leur pays contre le terrorisme, je veux parler de l’Armée de Défense d’Israël, plus exactement des vétérans handicapés (cf. 3e article ci-dessous).
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Pour aggraver son cas, la Suisse s’apprête à accueillir à Genève, en dépit de sa neutralité, la Conférence dite Durban II, c’est à dire une sinistre mascarade téléguidée par le monde islamique contre les Juifs en général et contre les Israéliens en particulier. Cerise sur le gâteau, les Suisses vont bientôt voter pour ou contre les minarets en Suisse, ce qui en soi est un signe de démocratie ; mais les médias s’apprêtent à lancer une vaste campagne d’auto-culpabilisation afin d’infléchir le vote des Suisses en faveur des minarets, ce qui en soi est un signe de déchéance. Welcome to Switzerland….
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La Coordination Intercommunautaire Contre l’Antisémitisme et la Diffamation informe dans un article (Début de l’article de la CICAD) que « interviewé par une chaîne de télévision suisse, Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de la Coordination Intercommunautaire Contre l’Antisémitisme et la Diffamation, CICAD (ndmg : dont le siège est à Genève), déplore le manque de réaction des autorités par rapport à la recrudescence d’actes antisémites en Suisse (extrait) : « Depuis janvier 2009, nous avons découvert des dizaines et des dizaines de graffitis antisémites. […] Nous collectons des informations relatives à ces graffitis, ainsi qu’à d’autres actes antisémites afin, en premier lieu, de prendre connaissance de la situation sur le terrain et de déterminer si, effectivement, nous sommes confrontés à une problématique antisémite.
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Nous publions chaque année un rapport sur la situation de l’antisémitisme, dans lequel nous reprenons systématiquement l’ensemble des informations concernant l’année concernée. […] Pour l’année 2008, ainsi que pour le début de 2009, il se trouve que les chiffres ont sont en nette augmentation, en raison notamment d’évènements extérieurs, liés à la politique internationale, mais qui ont encouragé certains à déployer de nombreux efforts afin d’exprimer leur hostilité à l’égard des Juifs. Pour l’instant, nous constatons une très grande discrétion des autorités par rapport au phénomène antisémite. Des dispositions ont-elles été prises ? Nous n’en avons pas connaissance. Ce que nous attendons, c’est d’être assurés et que l’ensemble des citoyens juifs de ce pays soient également rassurés par rapport à ce problème antisémite ». (Fin de l’article de la CICAD).
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La Coordination Intercommunautaire Contre l’Antisémitisme et la Diffamation, CICAD, la
Tribune de Genève et 24 Heures informent par ailleurs que le néonazi négationniste Vincent Reynouard (Début des l’articles de la CICAD, de la Tribune de Genève et de 24 Heures du samedi 21 février 2009) « a été condamné à un an de prison ferme et à 25 000 euros d’amende par le Tribunal correctionnel de Bruxelles en juin 2008 pour avoir diffusé des tracts niant l’existence de la Shoah. Il était poursuivi aux côtés de Siegfried Verbeke, le «pape» belge du révisionnisme. Le juge avait demandé d’écrouer Vincent Reynouard le jour du verdict. Mais l’accusé était absent et avait fait appel de la décision, avant de disparaître dans la nature. Il est censé être rejugé en septembre prochain en appel. Vincent Reynouard est apprécié dans le milieu néonazi pour ses idées.
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Autrefois militant du Parti nationaliste français et européen (PNFE), il a toujours revendiqué sa filiation nazie et son attachement à Adolf Hitler, auquel il a consacré un ouvrage. Professeur de mathématiques en France, il a été révoqué de sa chaire par l’Education nationale française après avoir proposé des exercices de statistiques fondés sur la mortalité des juifs dans le camp d’Auschwitz. Réfugié en Belgique depuis de nombreuses années, il sévit à travers la mouvance flamande nostalgique du IIIe Reich nommée Blood and Honour Vlaanderen (VHO), dont il a fondé la branche francophone. De Bruxelles, il anime aussi le Mouvement de combat Saint-Michel, ouvertement nazi. Incognito, il se cachait à son domicile à Ixelles, une commune de l’agglomération bruxelloise, à quelques kilomètres du tribunal qui l’a fait condamner pour propos négationnistes.
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Vincent Reynouard, chef de file du négationnisme franco-belge, se prépare à rejoindre Berne. «J’ai certains contacts avec des sympathisants qui veulent garder l’anonymat et qui ne souhaitent pas être ennuyés. Quelqu’un m’accueillera en toute discrétion», raconte-t-il, interrogé par courrier électronique, alors qu’il est une nouvelle fois en cavale. Cet ingénieur chimiste de 39 ans indique avoir quitté la Belgique mais refuse de dévoiler où il se cache en ce moment. Sous le coup d’une «ordonnance de capture» en Belgique, il est aussi recherché en France pour le même type de délits. Que compte-il faire à Berne ? «Tout cela dépendra des événements. J’ai déjà donné une conférence privée en Suisse en 2007», se contente-t-il de dire.
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Il y a quelques semaines, Vincent Reynouard parlait déjà de rejoindre la Suisse dans un entretien accordé à l’édition belge de Paris-Match. Deux journalistes l’avaient retrouvé à Bruxelles, réfugié dans un obscur Sanctuaire de Notre-Dame des Sept Douleurs, tenu par un catholique. Tentait-il de brouiller les pistes pour mieux cacher sa fuite ? Son refuge se situait à l’avenue Louise, une des grandes artères animées de Bruxelles : l’endroit avait déjà servi de cachette à Olivier Mathieu, un autre négationniste français. Personne n’y a vu le fugitif, même pas sa femme, avec qui il est en instance de divorce. «La police est venue plusieurs fois ici, sans le trouver. Je ne sais pas où il est», explique-t-elle, dépitée. Elle vit ici avec les sept enfants nés de leur union. Ils sont inscrits à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, le courant catholique fondamentaliste qui défraie la chronique depuis les propos négationnistes de l’évêque intégriste britannique Richard Williamson.
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Vincent Reynouard a toujours nié des liens avec cette fraternité implantée en Belgique mais aussi en Suisse, notamment à Ecône (VS). Par contre, il sait que certains évêques lisent ses écrits. L’an dernier, un comité de soutien s’est formé autour de lui. Il a
son blog sur Internet et une case postale à Montreux, inconnue des autorités et des habitants. C’est par ce biais que Vincent Reynouard fait circuler ses écrits en Belgique. «Je peux vous assurer qu’il se réfugiera à Berne. Nous serons là pour le soutenir financièrement», déclare un membre du comité, sous le couvert de l’anonymat. Cette information est appuyée par une autre source proche du milieu. La police suisse compte-t-elle l’arrêter ? «Quelqu’un qui commet un délit à l’étranger ne peut pas être arrêté.
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Il faut qu’un mandat d’arrêt soit lancé par un autre pays ou que la personne soit frappée d’une interdiction de séjour sur le territoire», note Guido Balmer, porte-parole de l’Office fédéral de police (fedpol). Le fugitif n’est concerné par aucun de ces cas de figure. Du côté belge, on est sceptique. «Pour une peine aussi courte (ndlr: un an de prison), lancer un mandat d’arrêt est peu probable. Ce genre de fuite est fréquent», explique t-on au Parquet général de Bruxelles. Le fuyard serait donc tranquille à Berne. Tous les indices semblent par ailleurs confirmer cette destination. Vincent Reynouard est-il conscient des faibles risques qu’il encourt en Suisse ou continue-t-il sciemment de brouiller les pistes ? ‘Où que je sois, il y a toujours possibilité de me faire arrêter’, conclut-il, pragmatique ». (Fin des l’articles de la CICAD, de la
Tribune de Genève et de 24 Heures du samedi 21 février 2009).
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Dans un article intitulé « Suisse : une polémique autour d’une soirée de gala en faveur de l’armée israélienne », article publié par
Mediarabe.info le lundi 23 février 2009, on peut lire (Début de l’article de Mediarabe.info) : « Prévue le 2 mars prochain, cette soirée animée par l’humoriste Anne Roumanoff suscite une polémique entre un collectif pro-palestinien, et les organisateurs (ndmg : j'apprends à la minute que Anne Roumanoff renonce au spectacle...). Le « Collectif Urgence Palestine - Genève » multiplie les manifestations et les sit-in en Suisse, pour soutenir les Palestiniens à Gaza, et prévoit une manifestation devant le Théâtre du Léman (anciennement Grand Casino) pour empêcher la tenue de la soirée en faveur de l’armée israélienne.
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Sur son
site internet, le Collectif invite les autorités fédérales suisses à ‘suspendre la collaboration militaire et à résilier l’accord de libre échange économique entre la Suisse et Israël pour obtenir d’Israël le respect des obligations qui lient un pays occupant envers la population occupée avec l’application du droit humanitaire international et en particulier de la quatrième Convention de Genève dans les Territoires Occupés’. Le Collectif appelle également à créer une base de données des entreprises qui, à travers leurs investissements, soutiennent l’occupation, et appelle à les boycotter... Claude Proz, le directeur du théâtre du Léman, n’a pas tardé à réagir aux nombreux courriers adressés par le Collectif aux internautes et aux médias.
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Il affirme avoir ‘pris connaissance de ces divers mails et messages de doléances’, avant d’ajouter : ‘Je tiens tout de même à vous informer qu’en m’attaquant sur ce terrain d’une part vous vous tromper de cible, je dirige un théâtre entièrement privé qui peut se vanter d’accueillir toutes sortes de spectacles et ceci de toutes les tendances politiques et religieuses, pour autant qu’il ne s’agisse pas de meeting de propagande. Dans ce cas particulier, non seulement pour votre information les options avaient été prises par cette organisation bien avant mon arrivée à la direction de ce théâtre et donc bien avant les malheureux événements des derniers mois, mais en plus c’est pour accueillir uniquement un spectacle de Anne Roumanoff, artiste de grand talent, seul critère réel pour comptant pour accepter une location du théâtre’.
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Dans sa réponse, Claude Proz précise : ‘De plus, ce gala est une soirée entièrement privée et je n’ai pas, en tant que simple directeur et loueur de salle, à connaître pour qui vont les bénéfices des soirées caritatives et privées. Également pour votre information je suis Suisse né à Genève, Catholique et n’appartiens à aucun parti politique, et en tant que directeur du théâtre je n’ai pas à prendre position pour telle ou telle cause aussi louable soit elle. Dites vous bien que si pour une raison qui m’échappe j’aurais du annuler cette date on m’aurait immédiatement taxé d’antisémite, alors que faire... subir des pressions à chaque spectacle, il est organisé bientôt une nuit des musiques Arabes, une artiste Pakistanaise, des danse Chinoises, des ballets Turcs, etc., etc. Il faut que vous compreniez que ce n’est pas moi, petit travailleur de l’ombre, qui vais m’ériger en senseur ou juge de quoi que se soit’.
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Et de conclure, le directeur du Théâtre du Léman rappelle : ‘Je prône régulièrement la liberté et j’essaye tant faire ce peut de l’appliquer tous les jours. Mais en est il vraiment de même avec ceux qui veulent donner des leçons et imposer leurs vouloir ? je me pose la question’. La polémique ne fait de débuter, et les détracteurs de la soirée s’adressent directement à Anne Roumanoff. Dans une lettre intitulée ‘On ne vous dit pas tout !’, les signataires de la pétition contre la soirée de gala écrivent : ‘Madame, Vous nous avez habitués, grâce à votre talent et votre impertinence, à repérer entre les lignes ce que l’on cherche à nous cacher ou tout au moins à passer sous silence. Ainsi de votre venue prochaine, le 2 mars 2009 au Grand Casino de Genève.
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A ce propos, faut-il le croire, on ne vous dit pas tout ! Car comment supposer que vous auriez honoré de votre présence un gala de soutien au profit des soldats de Tsahal et des victimes des attentats ? Non certainement, on ne vous dit pas tout car vous n’auriez jamais accepté de figurer sur une publicité, au-dessous de l’emblème de l’armée israélienne. On ne vous dit pas non plus que vous vous produiriez devant un parterre de supporters de cette même armée – 4e puissance militaire – qui, durant 3 semaines a bombardé, assassiné, affamé une population sans défense. On ne vous dit pas, mais vous le saviez déjà, qu’à Genève – comme dans le reste du monde, des milliers de manifestants, horrifiés par cette barbarie, ont réclamé que les crimes de guerre de l’armée israélienne soient punis, qu’un tribunal international juge et condamne de tels actes.
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On ne vous dit pas, mais vous l’auriez pressenti, que votre prestation à cet évènement serait interprétée comme une offense aux victimes et à ceux et celles qui considèrent que la justice ne peut être dévoyée au profit d’aspects mercantiles. Et puisqu’on vous le dit, n’y allez pas !’. Cet appel est déjà signé par : Groupe Suisse sans Armée, Droit pour Tous, Femmes en Noir-Genève, Générations Palestine, Association Parrainages d’enfants de Palestine, Collectif Urgence Palestine/Vaud, Collectif Urgence Palestine/Nyon-La Côte, Centrale Sanitaire Suisse, CETIM, SolidaritéS, Association Meyrin-Palestine, Association Droit au Retour (ndmg : ce qui nous permet de découvrir l’ampleur que prennent en Suisse les groupes d’extrême-gauche antisionistes et israélophobes). Le conflit israélo-palestinien touche ainsi la Suisse, après avoir fait escale en France et en Belgique, entre autres pays européens ». (Fin de l’article de
Mediarabe.info).
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Or donc, la Suisse s’apprête à accueillir à Genève, en dépit de sa neutralité, la Conférence dite Durban II, c’est à dire une sinistre mascarade téléguidée par le monde islamique contre les Juifs en général et contre les Israéliens en particulier. Et les Suisses vont bientôt voter pour ou contre les minarets en Helvétie. Ne restez pas indifférents. Faites savoir aux élus suisses que vous refusez Durban II. Et faites savoir aux élus suisses que les Suisses doivent demeurer entièrement libres de voter pour ou contre les minarets.
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vendredi 20 février 2009

Binyamin Netanyahu Premier ministre

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Michel Garroté – Vendredi 20 février 2009
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Le président israélien Shimon Peres charge le leader du parti de droite Likoud, Binyamin Netanyahu de former le nouveau gouvernement à l’issue des élections législatives du 10 février dernier. Binyamin Netanyahu exhorte la ministre des Affaires étrangères sortante, Tzipi Livni, qui briguait également le poste de Premier ministre avec son parti du centre Kadima, de rejoindre le gouvernement de coalition qu’il va mettre sur pied. Binyamin Netanyahu souhaite la formation d'un gouvernement élargi, ouvert au parti du centre Kadima et au parti de gauche travailliste. Binyamin Netanyahu déclare ainsi : « J'en appelle à la présidente de Kadima Tzipi Livni et au président du parti travailliste Ehud Barak et je leur dis : unissons-nous pour assurer l'avenir de l'Etat d'Israël ». Binyamin Netanyahu dispose de 28 jours, prolongeables de 14 jours supplémentaires, pour obtenir l'aval de la Knesset (Parlement israélien) à son nouveau gouvernement. Binyamin Netanyahu a le soutien du parti patriotique Yisrael Beiteinu qui a obtenu 15 députés, sur un total de 120, à la Knesset nouvellement élue le 10 février dernier. Binyamin Netanyahu place l'Iran en tête des priorités auxquelles Israël est confronté et déclare aujourd’hui vendredi à ce propos : « Israël traverse une période cruciale et doit faire face à des défis colossaux. L'Iran cherche à se doter de l'arme nucléaire et constitue la menace la plus grave pour notre existence depuis la guerre d'indépendance » de 1948.
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Adolf Eichmann, le Hezbollah et l'évêque négationniste

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Michel Garroté – Vendredi 20 février 2009
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L’Argentine a un passé entaché par la présence jadis sur son sol de nombreux criminels nazis, dont Adolf Eichmann. L’Argentine a également un passé entaché par le meurtre de 85 Juifs perpétré en 1994 sur son sol par le Hezbollah pour le compte de l’Iran. Mais maintenant, le temps se gâte, non pas pour Aribert Heim, le dernier criminel nazi encore et toujours caché en Argentine, non pas pour l’Iran et son Hezbollah. Non. Le temps se gâte pour l’évêque négationniste Williamson. De facto et de jure, Mgr Williamson est désormais « persona non grata » dans le pays où il réside : l’Argentine.
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La formule « persona non grata », du latin « personne n’étant pas la bienvenue », est une formule utilisée en Droit international public et donc en diplomatie. Concrètement, l’article 9 de la Convention de Vienne définit qu’un membre du corps diplomatique en mission, ou tout citoyen ordinaire, peut être jugé – sans justification, sans motivation et immédiatement – persona non grata. S’il s’agit d’un diplomate, cela implique son rappel par le pays qui l’accrédite ou la fin de ses fonctions au sein de son ambassade, de sa mission ou de son consulat. Dans le cas de Mgr Williamson, il s’agit d’une expulsion de facto et de jure fondée sur le droit et donc parfaitement légale, légitime et licite.
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Mgr Williamson doit quitter l’Argentine dans les dix jours. Le ministère argentin de l'Intérieur annonce en effet que Mgr Williamson doit quitter le pays. L'Argentine donne dix jours à Mgr Williamson, citoyen britannique, pour quitter le pays, invoquant, pour motiver cette décision, que les thèses négationnistes de Mgr Williamson heurtent profondément la société argentine, le peuple juif et l'humanité. Le ministre de l'Intérieur Florencio Randazzo annonce que la Direction nationale des Migrations somme Mgr Williamson de quitter le pays dans les dix jours sous peine d'être expulsé.
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L'Argentine, où Mgr Williamson réside depuis 2003, justifie en outre sa décision par le fait que Mgr Williamson a falsifié plusieurs fois la raison de sa résidence dans ce pays, déclarant être employé de « l'Association civile La Tradition », alors qu'il est clerc, et que jusqu’à peu, il était aussi directeur du séminaire argentin de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, séminaire chargé de former les futurs prêtres de cette fraternité sacerdotale dans la localité de Moreno à 40 km de Buenos Aires. Le ministère argentin de l'Intérieur rappelle que « l'évêque Williamson est devenu connu après avoir fait des déclarations antisémites à un média suédois, dans lesquelles il a mis en doute l'Holocauste dont a été victime le peuple juif ».
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De son côté, le Secrétaire argentin au Culte, Guillermo Oliveri, précise que Mgr Williamson « pouvait évidemment faire appel » de cette décision. Toutefois, Guillermo Oliveri reste on ne peut plus clair en déclarant que le gouvernement argentin a décidé qu'il ne doit plus résider dans le pays. La communauté juive d'Argentine, la plus importante d’Amérique Latine, salue la décision du gouvernement : « Nous estimons juste de le déclarer persona non grata et d'aller jusqu'à l'expulsion », déclare le président de la Délégation d'Associations Israélites, Aldo Donzis. Et le secrétaire général de l'AMIA, la mutuelle juive, dit que les déclarations de Williamson portent « atteinte à la paix sociale dont a tant besoin ce pays ».
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Il est vrai que l’Argentine n’a vraiment pas besoin d’un évêque négationniste étant donné le nombre de criminels nazis qui ont trouvé refuge dans ce pays, notamment sous Peron, adulé par notre gauche, bien qu’il fut admirateur de Hitler et de Mussolini. Le criminel nazi caché en Argentine plus « connu » était bien sûr Adolf Eichmann. Pour mémoire, en juillet 2008, des indices laissaient supposer que le criminel de guerre Aribert Heim, alias docteur la mort, était en vie, peut-être à Bariloche, en Argentine, selon le chasseur de nazis et directeur du Centre Simon Wiesenthal Efraim Zuroff.
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La fille de Aribert Heim, Waltraud Diharce, est venue 50 fois en un an à Bariloche (Argentine) depuis Puerto Montt (Chili), où elle réside, à seulement 350 km de Bariloche. « Toute l'information que nous avons reçue indique que Heim pourrait être dans la région, dans un endroit entre Puerto Montt (Chili) et Bariloche (Argentine), avait déclaré Efraim Zuroff en juillet 2008. Autrichien, Heim était « médecin » dans les camps de Sachsenhausen, Buchenwald et Mauthausen.
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Egalement pour mémoire, en 2006, soit douze ans après l'attentat du 18 juillet 1994 qui fit à Buenos Aires, en Argentine, 85 morts au siège d'une Association Juive, l'Iran s’est retrouvé au banc des accusés : la justice argentine réclamait l'arrestation de l'ex-président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, de quatre de ses ministres et de plusieurs membres de l'ambassade d'Iran à Buenos Aires. Depuis 2003, l'Iran était dans le collimateur de la justice argentine à travers son bras armé chiite libanais, le groupe terroriste Hezbollah. Mais en 2006, la justice argentine alla plus loin en accusant l’Iran d'être « l’auteur intellectuel » de l'attentat du 18 juillet 1994.
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© 2009 Michel Garroté
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mercredi 18 février 2009

Deux tentatives d'attentat contre Jean-Paul II

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Michel Garroté – mercredi 18 février 2009
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Il y a eu l’attentat contre Jean-Paul II à Rome. Mais ce n’est pas tout. Deux tentatives d'attentat contre Jean Paul II ont été déjouées lors des visites du pape en Pologne en 1983 et en 1987. Le père Krol, à l’époque chancelier de l'archevêché de Varsovie, a tout récemment témoigné qu'une femme était venue le voir avant l'arrivée de Jean-Paul II, en 1987, pour lui parler d'un possible d'attentat. Le mari de cette femme, un Bulgare qui travaillait comme serveur dans un restaurant d'hôtel, était d’une part, en possession des plans de l’itinéraire de Jean Paul II à Czestochowa ; et d’autre part, en possession de billets de train. Après la conversation avec cette femme, le père Krol a prévenu la police qui a arrêté le serveur bulgare. Le père Krol a aussi indiqué avoir été informé d'un projet d'attentat contre le pape polonais en 1983, attentat prévu pendant une messe célébrée par Jean Paul II dans un stade de Varsovie. Le père Krol a été contacté à l'époque par une personne de l'ambassade d'Autriche affirmant que trois fugitifs d'une prison en Allemagne, liés à l'organisation terroriste italienne les Brigades Rouges, avaient réussi à pénétrer en Pologne et pouvaient préparer un attentat. Saurons-nous un jour toute la vérité sur la partie d’échec entre le pape polonais et le KGB soviétique ?
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© 2009 Michel Garroté
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Sources :
http://www.kipa-apic.ch/index.php?PHPSESSID=oi39ee0hsgfpsiff1qfc4ac6f5&pw=&na=0,0,0,0,f&ki=191961
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/697891/2009/02/16/Attentats-contre-Jean-Paul-II-dejoues-en-1983-et-1987.dhtml
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Génocide cambodgien

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Michel Garroté – mercredi 18 février 2009
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Le premier procès d’un haut cadre du régime cambodgien, procès du régime génocidaire et communiste des khmers rouges s’est ouvert - enfin - à Phnom Penh, capitale du Cambodge. Trente ans après la chute du régime communiste des khmers rouges, le procès de l'ancien commandant du principal centre de torture a débuté devant un tribunal spécial encadré par l'ONU. Entre 1975 et 1979, les khmers rouges, dirigés par des intellectuels marxistes ayant étudié en France, ont perpétré un génocide contre la population cambodgienne, exterminant près de deux millions de cambodgiens, pour une population totale de sept millions d'habitants à l’époque.
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Dans les années 1970, les khmers rouges étaient vénérés - dans nos universités - par des idiots utiles, qui étaient toujours zélés d’une part, pour soutenir les régimes totalitaires génocidaires ; et d’autre part, pour concentrer l’attention sur des régimes certes autoritaires, mais infiniment moins exterminateurs que les régimes totalitaires communistes.
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Du reste, le monde n’a guère changé, puisque aujourd’hui, des idiots utiles, encore eux, d’une part, concentrent l’attention sur les opérations – pourtant légitimes – menées par Israël, une démocratie ; et d’autre part, occultent les opérations criminelles à grande échelle perpétrées contre des non-musulmans en terre dite d’islam, par exemple contre les chrétiens dans la bande de Gaza, au Nigeria et en Indonésie, ainsi que contre les animistes au Soudan. Faudra-t-il attendre trente ans (2039) pour qu’un tribunal spécial encadré par l'ONU juge les criminels hamassoïdes, nigérians, indonésiens et soudanais ?
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© 2009 Michel Garroté
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Sources :
1.
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2365269&rubId=1094
2.
http://www.lefigaro.fr/international/2009/02/17/01003-20090217ARTFIG00004-douch-premier-khmer-rouge-juge-au-cambodge-.php
3. http://www.diploweb.com/p9yath01.htm
4. http://www.un.org/apps/newsFr/storyFAr.asp?NewsID=12590&Cr=Cambodge&Cr1=
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mardi 17 février 2009

Benoît XVI en Israël - Les sous-entendus commencent

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Miguel Garroté – mardi 17 février 2009
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Je publie ci-dessous intégralement un article de Andrea Tornielli paru dans Il Giornale, article qui fournit les détails du programme de la visite de Benoît XVI en Israël. Je précise cependant que certains éléments de l’article sont - à mon goût - plutôt agaçants, parce que typiques d’un (e) journaliste qui profite de l’occasion pour souligner en filigrane les difficultés d’un tel voyage, ce qui en soi ne me gêne pas, mais pour souligner par sous-entendus plus ou moins subtils que s’il y a des difficultés, c’est plutôt la faute des Juifs et la faute d’Israël (je me suis permis d’insérer quelques petites notes personnelles entre parenthèses dans l’article de Madame Tornielli). Je ne me formalise pas pour autant. Car ce genre de discours - certes lassant - m’est, hélas, trop familier pour m’irriter. Et je reproduirai, au fur et à mesure de leur parution, des articles un peu plus lucides sur le sujet (le père Allafort et le père Arbez écriront certainement des articles de bon sens le moment venu).
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Or donc, Andrea Tornielli, dans Il Giornale du lundi 16 février 2009, écrit (début de l’article de Andrea Tornielli) : « Le premier ministre israélien Ehud Olmert a confirmé hier officiellement le voyage du Pape en Israël à la mi-mai : ‘Ce sera une visite importante. Le président Shimon Peres l'accompagnera pendant tout son séjour, qui sera organisé par les bureaux du premier ministre’. Les étapes de la visite, qui commencera le 8 mai à Amman, en Jordanie, et se conclura avec le départ d'Israël le 15 mai, ont été anticipées par Il Giornale, il y a une semaine.
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La seconde visite du Pontife à une mosquée, après celle d'Istanbul est confirmée : Benoît XVI, après avoir visité le musée de la famille royale hachémite, entrera dans la mosquée New King Hussein. Alors que dans l'après-midi du 11 mai, à peine arrivé en Israël, le pape se rendra à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah (Note de Miguel Garroté : « à peine arrivé » ; c’est bien la moindre des choses après avoir été à la mosquée New King Hussein). Le 12 mai, la rencontre avec le Grand Mufti de Jérusalem, la visite au Mur occidental du temple, le Kotel (Note de Miguel Garroté : et non pas « Mur des Lamentations », comme l’écrit l’experte Andrea Tornielli), et au Cénacle, la rencontre avec le Grand Rabin, la messe en plein air dans la Vallée de Josaphat, sous le Jardin des Oliviers, seront des moments saillants du voyage.
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Le 13 mai sera dédié à Bethléem, et donc à la rencontre avec la population palestinienne : le pape célébrera la messe sur la Place de la Mangeoire, priera dans la grotte de la Nativité et dans l'après-midi il visitera un camp de réfugiés. Le matin du 14 mai, il est prévu la messe au Mont du Précipice, à deux kilomètres de Nazareth, à laquelle devraient participer 50.000 fidèles. Il semble que le gouvernement israélien demande au Saint siège (Note de Miguel Garroté : ce qui vous semble n’a pas d’importance Madame Tornielli ; écrivez ce que vous savez et non pas ce qui vous semble) de célébrer la messe non pas à Nazareth, mais plutôt au Mont Carmel de Haïfa, limitant la présence du Pontife dans la ville où Jésus vécut la plus grande partie de sa vie (Note de Miguel Garroté : la plus grande partie de sa vie cachée, Madame Tornielli, si déjà vous insistez, soyez au moins précise) à la seule visite à la basilique de l'Annonciation, prévue à 16:30, et à la bénédiction de la première pierre du centre pour la famille.
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Le matin du 15 mai, dernier jour du voyage, après la rencontre œcuménique au patriarcat, il y aura la visite au Saint Sépulcre. Ensuite, en début d'après-midi, le départ pour Rome. En ce moment, parmi les chrétiens de Terre Sainte, une certaine inquiétude commence à s'insinuer sur la gestion de la visite du Pontife. En effet, en raison des récentes polémiques sur la révocation de l'excommunication de l'évêque lefebvriste négationniste Richard Williamson, et des dures prises de position des rabbins et de quelques représentants politiques israéliens, on redoute que le voyage de Ratzinger ne soit construit pour récupérer pleinement le rapport avec le monde juif (Note de Miguel Garroté : Ma chère Madame Tornielli, vous croyez sérieusement que les chrétiens de Terre Sainte redoutent que le voyage du Pape ne soit construit pour « récupérer » le rapport avec le monde juif ? C’est plutôt vous qui semblez tout mélanger et qui jouez la « récupération », ce qui en l’espèce est légèrement abject, non ?).
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Les chrétiens de Gaza ont invité le pape à leur rendre visite : le programme ne le prévoit pas (Note de Miguel Garroté : si déjà, précisez au moins, Madame, que ce sont les terroristes antichrétiens et antijuifs du Hamas - et non pas la démocratie israélienne - qui en sont entièrement responsables), et donc ils demandent la possibilité de pouvoir participer à un des rendez-vous de la visite, qui pose le problème des passages (Note de Miguel Garroté : voir ci-dessus ma note précédente…) et de la possibilité de déplacements dans un moment où la trêve paraît très fragile » (fin de l’article de Andrea Tornielli).
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© 2009 Miguel Garroté
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Renoncer à la moitié de la Terre d'Israël ?

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Miguel Garroté – mardi 17 février 2009
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« Nous devons renoncer à des parties de la Terre d’Israël » (« we need to give up parts of the Land of Israel », ce que les agences francophones ont déformé en écrivant « Nous devons renoncer à la moitié de la Terre d'Israël »), a déclaré Tzipi Livni, leader du parti centriste Kadima, en référence aux terres bibliques comprenant l’actuel territoire de l’Etat d’Israël, la Judée Samarie dite aussi « Cisjordanie » et la bande de Gaza. Tzipi Livni a expliqué à la Convention de leaders juifs américains (« convention of American Jewish leaders » selon les termes de la version originale américaine diffusée par Associated Press et mal traduite par ses équivalents francophones, y compris le service francophone de Associated Press, qui écrivent « conférence des présidents de grandes organisations américaines ») qu'une telle concession serait dans l'intérêt d'Israël en permettant de préserver son existence en tant qu'Etat juif.
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En clair, et pour reprendre ces déclarations, Tzipi Livni a déclaré à la Convention de leaders juifs américains : « Nous devons renoncer à des parties de la Terre d’Israël ». Et les médias francophones, en traduisant comme des ploucs et sans vérifier le texte original transforment et déforment tout cela en écrivant : « Tzipi Livni a déclaré à la conférence des présidents de grandes organisations américaines : ‘Nous devons renoncer à la moitié de la Terre d'Israël’ ». Cette version déformée circule actuellement partout, avec le relais du service francophone de Associated Press - et aussi, pour ne pas dire surtout - avec le relais du Nouvel Observateur via tempsreel.nouvelobs.com.
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La version déformée que fait circuler en ce moment le Nouvel Observateur via tempsreel.nouvelobs.com donne la fausse impression que Tsipi Livni donnerait la moitié de la Terre biblique d’Israël aux Palestiniens alors que Binyamin Netanyahu ne leur donnerait rien ou presque rien. Récemment, tempsreel.nouvelobs.com s’est livré à exactement la même technique en écrivant : « Evêque négationniste réhabilité » au lieu de « Levée de l’excommunication de quatre évêques ». On connaît la suite et - du reste - la suite est loin d’être terminée... Je me tue a vous dire depuis des années que la gauche politico-médiatique veut torpiller tout ce qui vient de la droite israélienne et tout ce qui vient de l’aile conservatrice de l’Eglise catholique.
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Récemment, le philosophe juif Shmuel Trigano (1) ainsi que le rabbin Yehuda Levin (2) (on pourrait encore ajouter, au moins sur la poursuite de l’amitié judéo-catholique, le rabbin Arthur Shneier de la Park East Synagogue de New York, Richard Prasquier, président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, Ronald S. Lauder et Maram Stern du Congrès Juif Mondial, le rabbin Guigui) ont eu le courage de déclarer que l’histoire de l’ évêque négationniste soi-disant « réhabilité » était une histoire qui fait le jeu de l’islamisme radical et qui est ourdie par des ecclésiastiques progressistes qui cherchent à démolir les relations entre Benoît XVI et les Juifs.
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Ces mêmes ecclésiastiques progressistes - et ça c’est moi qui l’ajoute - qui veulent torpiller le voyage de Benoît XVI en Israël et qui comparent la bande de Gaza à un « camp de concentration » (cf. l’ Abbé Claude Barthe, dans L’Homme Nouveau N° 143, « L’opposition au Pape Benoît XVI dans les allées du pouvoir »). Il y a une forte probabilité que vous ayez appris par la presse de ce matin et que vous appreniez ce soir à la télévision que Tsipi Livni aurait déclaré : « Nous devons renoncer à la moitié de la Terre d'Israël ». Bien que je soutienne Netanyahu et non pas Livni, je tenais à vous dire que cette soi-disant déclaration de Madame Livni est un montage médiatique, un de plus. Peut-être Madame Livni pense-t-elle cela. Mais elle ne l’a en tout cas pas dit hier lundi 16 février 2009 à la Convention de leaders juifs américains.
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© 2009 Miguel Garroté
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(1) «
Un scandale qui tombe à pic » sur controverses.fr
(2) «
Prominent Orthodox rabbi backs Pope over lifting SSPX excommunications » sur blogs.telegraph.co.uk
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lundi 16 février 2009

Asie - Enjeu stratégique

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Miguel Garroté – lundi 16 février 2009
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L’Agence France Presse raconte - je formule quant à moi les choses différemment - que la Corée du Nord communiste, soupçonnée avec raison de préparer un tir de missile de longue portée, célèbre aujourd’hui lundi 16 février 2009 le 67e anniversaire de son dictateur, le très paranoïaque et très stalinien Kim Jong-il. Mise en scène stalino-grotesque oblige, son entourage salue en l’occasion un « grand homme sans égal », bien que Kim Jong-il mesure à peine un mètre cinquante et soit officiellement pour l’égalité entre tous. Rues, ponts et immeubles sont « décorés et ornés notamment de la fleur nationale, la kimjongilia », nous raconte l’AFP, comme si nous étions intéressés à ce genre de détail bouffon.
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Le régime communiste a une fois de plus fait honneur à son cher leader, dont l'état de santé est sujet à cautions, après, « selon les services de renseignement sud-coréen et américain », une attaque cérébrale en août (si l’AFP précise « selon les services de renseignement sud-coréen et américain », c’est sans doute pour relativiser la rumeur et mettre celle-ci sur le compte de la propagande capitaliste). Au pouvoir depuis 1994, à la mort de son père Kim Il-sung, Kim a été célébré par de nombreuses festivités, dont un grand spectacle de natation synchronisée. Une date anniversaire dont la Corée du Nord a profité pour affirmer qu'elle entend poursuivre son projet de tests de missiles, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA.
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Les pays asiatiques tablent sur un tir nord-coréen de missile à longue portée, alors que la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est arrivée aujourd’hui lundi 16 février 2009 au Japon pour son premier déplacement à l'étranger depuis sa prise de fonctions. Hillary Clinton a préféré l'Extrême-Orient pour sa première tournée à l'étranger. Contrairement à ses prédécesseurs, qui optaient traditionnellement pour l'Europe et le Moyen-Orient, Hillary Clinton entame lundi 16 février sa première tournée outre-atlantique par le continent asiatique : Japon, Chine, Indonésie et Corée du Sud. Demain mardi, Hillary Clinton aura des entretiens avec le Premier ministre japonais Taro Aso, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense et Ichiro Ozawa, chef de l'opposition.
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Après le Japon, Hillary Clinton se rendra en Indonésie, en Corée du Sud et en Chine. Il faut ici rappeler que le PIB du Japon, deuxième économie mondiale, a chuté de plus de 12% au dernier trimestre 2008. Le gouvernement japonais estime qu'il s'agit de la plus grave crise depuis 1945. « Ceci est la pire crise depuis la fin de la guerre ; il n'y a aucun doute à ce sujet », affirme le ministre de la Politique économique et budgétaire, Kaoru Yosano. Longtemps soutenue par la demande - aux USA - d'automobiles, d'appareils électroniques et d'autres biens japonais à haute valeur ajoutée, l'économie japonaise avait connu, jusqu'à la crise financière de fin 2008, une phase d'expansion depuis 1945.
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Profitons que l’Asie est à l’ordre du jour pour signaler que le budget de la Défense de l’Inde atteindra près de 29 milliards de dollars durant la période 2009/2010, en hausse de plus de 23%. « Nous traversons des temps difficiles. Les attentats terroristes de Bombay ont donné une dimension entièrement nouvelle au terrorisme transfrontalier », déclare le ministre des Finances, Pranab Mukherjee, aujourd’hui lundi 16 février 2009. « Un seuil a été franchi. Notre environnement en matière de sécurité s'est considérablement détérioré », précise Pranab Mukherjee, qui est aussi ministre des Affaires étrangères.
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Pour revenir à la santé du dictateur nord-coréen (il va mieux, c’est un fait), rappelons que le 28 octobre 2008, soit il y a moins de quatre mois, l’hebdomadaire français Le Point publiait l’investigation que voici : « Depuis quelques jours, François-Xavier Roux, chef du service de neurochirurgie de l'hôpital Sainte-Anne à Paris, est invisible (…) une opération montée dans le plus grand secret. Car le professeur Roux est actuellement au chevet du président nord-coréen, Kim Jong-Il. En fin de semaine dernière, ce médecin français de 57 ans est parti de l'aéroport parisien Charles-de-Gaulle, comme l'a révélé la chaîne de télévision japonaise Fuji TV. Destination Pyongyang, la capitale nord-coréenne, pour un séjour d'une dizaine de jours. (…) La Corée du Nord, un pays que le spécialiste (ndmg : le professeur Roux) connaît déjà : il s'y serait déjà rendu au mois d'août, à la demande des autorités locales.
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‘Le Quai d'Orsay ne dément, ni ne confirme cette information’, explique au Point un porte-parole du ministère des affaires étrangères (ndmg : ce qui dans ce genre de cas signifie ‘oui’ en jargon de porte-parole, croyez-moi….). (…) Un déplacement qui aurait été minutieusement préparé. (…) Kim Jong-Nam, le fils aîné du dictateur coréen, aurait effectué deux visites en France ces derniers mois. Objectif : trouver un spécialiste en mesure de prendre en charge son dirigeant de père, Kim Jong Il. Pour traverser les frontières, il aurait bénéficié d'un visa Schengen délivré par l'ambassade de Suède en Corée du Nord. Le Professeur Roux est l'un des neurochirurgiens français les plus connus. (…) En outre, son profil ‘colle’ parfaitement à cette mission aussi confidentielle que délicate.
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En effet, François-Xavier Roux est un ami intime de Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères. Ils se sont connus dans les années 1980 au sein de l'association humanitaire Médecins du Monde, avant de fonder, avec le chirurgien cardiaque Alain Deloche, la Chaîne de l'espoir, une autre organisation non gouvernementale (ONG) d'assistance médicale et chirurgicale qui intervient beaucoup en Asie. Dans le passé, le Professeur Roux a beaucoup travaillé au Cambodge, au Vietnam, en Chine, ainsi qu'en Afghanistan. Son expertise pourrait être fort utile à l'homme fort de Pyongyang. (…) Sa santé est l'un des secrets les mieux gardés de ce pays coupé du monde, détenteur de l'arme atomique et objet d'un très intense conflit diplomatique avec la communauté internationale… ». Le président Sarkozy, par l’intermédiaire des french doctors - Roux et Kouchner - a-t-il prolongé la vie du despote le plus cruel et le plus disjoncté de la planète ?
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vendredi 13 février 2009

Vénézuéla - La jeunesse contre Chavez

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Miguel Garroté, vendredi 13 février 2009
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http://monde-info.blogspot.com avec Reuters
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Le président socialiste vénézuélien Hugo Chavez (1) - tant adulé par nos étudiants gauchistes - a moins de succès auprès de la jeunesse étudiante de son propre pays. Chavez s’est distingué ces deux dernières années avec son amitié envers le président iranien génocidaire et nazislamiste Ahmadinejad. Avec l’accueil qu’il a réservé et qu’il réserve encore au groupe terroriste Hezbollah en territoire vénézuélien. Avec son soutien aux narcoterroristes des Farc. Avec son soutien aux terroristes maffieux du Hamas. Avec sa politique antisémite envers la communauté juive du Vénézuéla. Dans la plus pure tradition autocratique, Chavez pose maintenant les jalons d’une stratégie qui lui permettrait de rester indéfiniment président du Vénézuéla. Mais les Vénézuéliens ne l’entendent pas tous de cette oreille : certains en ont même assez du caudillo cynocéphale un brin halluciné.
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Ainsi, aujourd’hui vendredi 13 février 2009, une dépêche de l’agence de presse britannique Reuters informe que les partis de l'opposition vénézuélienne laissent les organisations étudiantes diriger la contestation des amendements constitutionnels qui seront soumis après-demain dimanche 15 février à référendum. L'opposition espère que ce mouvement étudiant et populaire inversera les tendances des sondages, qui donnent une courte avance au camp du président Chavez lors du référendum. Les étudiants pourraient entraîner un électorat acquis à Chavez mais sceptique face à sa volonté de se maintenir au pouvoir à vie. Le pari d’une association de l’opposition avec le mouvement étudiant redonne vigueur à cette même opposition, qui a opéré quelques prises lors des élections régionales et municipales de novembre dernier, dont la mairie de Caracas, la capitale du Vénézuéla.
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Les étudiants informent que leur campagne vise à protéger la démocratie en empêchant le président Chavez de se maintenir au pouvoir à vie. D'après l'Institut de sondage Datanalisis, leur cote de popularité auprès de l'opinion publique frôle les 80%. Mais les deux camps ne bénéficient pas des mêmes moyens. Chavez a derrière lui une machine politique puissante et parfaitement rodée. L'opposition et le mouvement étudiant ont pour leur part des ressources limitées. « Ce n'est un secret pour personne que le président bénéficie d'un avantage injuste, il dispose de tout l'argent du pays. Comment pouvons-nous le concurrencer alors qu'il nous faut demander l'obole de la population pour photocopier des tracts ? », souligne le leader étudiant Gabriel Osorio.
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© 2009 Miguel Garroté
http://monde-info.blogspot.com avec Reuters
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(1) Voir :
JUSQ'OÙ IRA CHAVEZ ?
FARC NARCOMEDIATIQUES
NOS MEDIAS VENERENT LES FARCS
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jeudi 12 février 2009

France - Etude comique sur la délinquance

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Miguel Garroté, jeudi 12 février 2009
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En France, depuis 70 ans ou plus, peut-être même depuis beaucoup plus longtemps, nous avons un problème anthropologique majeur : l’anachronisme. Entre Pétain qui lança une révolution nationale, mais sous occupation allemande ; et de Gaulle qui fit de la résistance, mais depuis Londres et en compliquant inutilement la tâche des Britanniques et des Américains ; entre celui-ci et celui-là, nous avons eu et nous avons encore notre lot quotidien d’anachronisme. Le dernier anachronisme, en date d’aujourd’hui jeudi, est une étude dont le seul et unique objectif est de nier que les zones islamiques de non-droit puissent produire une forme spécifique de délinquance. C’est la méthode Coué version comique. A ce propos, je reproduis ci-dessous une dépêche de l’AFP parue sur lexpress.fr, dépêche avec quelques petits commentaires de mon cru entre parenthèses.
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Ainsi donc, aujourd’hui jeudi 12 février 2009, l’Agence France Presse, sur lexpress.fr, raconte : « Une étude qualitative sur le phénomène des bandes à Paris, récemment remise au procureur de la République, souligne ‘un durcissement des affrontements’ entre des groupes ‘de plus en plus jeunes’, souvent armés, et s'identifiant à un quartier. Cette étude de 56 pages, commandée par le procureur Jean-Claude Marin, et que l'AFP a pu consulter, a été réalisée par la directrice de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) Françoise Duvignau et le commissaire François Michel Delécolle à partir de données extraites du traitement pénal de cette forme de délinquance à Paris entre 2006 et 2008 (Note de Miguel Garroté : deux phrases biscornues et interminables pour finir par admettre qu’il s’agit tout simplement de délinquance).
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‘La capitale n'est pas à l'abri d'un apport de violences par ses propres groupes de jeunes et la plupart des arrondissements sont concernés par des faits de plus ou moins grande importance’, préviennent les deux rapporteurs (Note de Miguel Garroté : « n'est pas à l'abri d'un apport de violences par ses propres groupes de jeunes », notez le vocable usité en l’espèce, on nous suggère que cet « apport » de violence est local, indigène et souchien).
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Quantitativement, le nombre d'affrontements entre bandes à Paris est resté stable (35 en 2008, selon le parquet, contre 37 en 2007, selon la préfecture de police) même si le phénomène a connu une accélération en fin d'année (Note de Miguel Garroté : on nous cite les chiffres du parquet pour 2008 mais les chiffres de la police pour 2007 ce qui sans doute permet de raconter que la délinquance aurait soi-disant diminué).
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‘Le phénomène semble s'être amplifié dans les quatre derniers mois de 2008 avec une vingtaine de faits dont certains se sont conclus par la mort de l'un des protagonistes’, précise l'étude (Note de Miguel Garroté : la mort de l'un des « protagonistes », quel tact dans les formules, comme s’il s’agissait d’un film et non d’un fait).
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‘Les événements les plus récents ont mis en évidence une augmentation des affrontements entre bandes implantées de part et d'autre du périphérique’, notent les rapporteurs qui constatent ‘un durcissement, marqué par l'usage fréquent d'armes en tous genres, entre des protagonistes de plus en plus jeunes’. ‘Les membres des groupes transportent systématiquement des armes (...) dont ils se servent de plus en plus souvent pour régler des différends proches des règlements de comptes : machettes, hachoirs, couteaux à cran d'arrêt, barres de fer, tessons de bouteille’, détaille l'étude. Sur la composition de ces bandes, les rapporteurs notent que l'intégration à un groupe ‘ne repose que très rarement sur des bases ethniques’. ‘Le multiculturalisme n'est pas un enjeu (...) l'identité qu'ils défendent semble être celui du quartier (Note de Miguel Garroté : l’identité…« semble être »…du quartier, formule à la fois mal orthographiée et prudente, mais formule surtout démentie par les mots utilisés deux phrases plus haut, notamment « machettes » et « hachoirs »).
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La dimension générationnelle et sociale domine sur la composante ethnique ou religieuse’, écrivent-ils (Note de Miguel Garroté : « générationnelle et sociale », c’est donc le terme sociologiquement et générationnellement correct pour parler de jeunes d’origine islamique). ‘Il est difficile de donner un nombre de participants, tant la bande parisienne est (...) une sorte de nébuleuse’ (Note de Miguel Garroté : « une sorte de nébuleuse », sauf que les images à la télévision et sur Internet révèlent une « nébuleuse » assez facile à identifier ; le nombre de Bretons armés de machettes reste somme toute assez restreint), note l'étude selon laquelle les adolescents peuvent être attirés par les bandes pour ‘satisfaire un besoin de protection (Note de Miguel Garroté : et les cibles de la délinquance, ont-elles droit à une quelconque protection ?) ou de sensations fortes, éprouver un sentiment de puissance, de confiance et de contrôle, réaliser des gains matériels, éprouver un sentiment d'appartenance et pour la majorité d'entre eux, être accepté’.
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Enumérant l'éventail des infractions perpétrées par ces bandes, dont le trafic de stupéfiants, les rapporteurs soulignent combien le groupe ‘a pour effet de diluer les responsabilités et à amener une conscience très partielle des conséquence des actions collectives’ » (Note de Miguel Garroté : l’AFP achève en apothéose sa dépêche sur cette fameuse et fumeuse étude ; les délinquants sont certes des trafiquants de stupéfiants ; mais c’est dans « l'éventail des infractions perpétrées » et les pauvres délinquants voient leur responsabilité individuelle diluée car il s’agit de délinquance collective ; j’ai eu ma dose d’idioties pour aujourd’hui ; je passe à autre chose ; sans quoi je pète une durite, à plus tard).
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© 2009 Miguel Garroté
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