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jeudi 31 janvier 2008

L'Ancien Testament ou Voltaire ?


L’Ancien Testament ou Voltaire ?

(De la France totalitaire)


Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


C’est amusant. Ces dernières semaines, je réfléchissais, séparément, d’une part, à l’importance de l’Ancien Testament pour les Juifs et les Catholiques ; et d’autre part, à cette France, devenue totalitaire, face toute idée non conforme au politiquement correct. Je réfléchissais, ces dernières semaines, aux deux questions séparément. Or, voici qu’un médiocre écrivassier, m’interpelle et me fait la leçon, alors que je ne lui ai rien demandé. Et ce faisant, il me donne, sans le savoir et sans le vouloir, l’occasion de revenir, ensemble, sur mes deux réflexions, à l’origine séparées : l’importance de l’Ancien Testament pour les Juifs et pour les Catholiques ; et cette France, devenue totalitaire. Ci-dessous, la missive du moralisateur de service en premier ; et ma petite réflexion en second.


Cher Miguel Garroté, Avez-vous lu l'Ancien Testament ? Votre référence à Isaïe le laisse penser. Quand pensez-vous ? J'ai volontairement écrit ‘quand’. Car lire l'AT sans le rejeter, cela veut dire que vous n'avez pas analysé ce que vous avez lu. En le comparant au Coran qui est de la même eau, j'avais trouvé plus de 100 passages où cette ‘œuvre’ conseillait des assassinats. Avec une telle lecture, je comprends votre ‘sionisme’ et je plains l'humanité. Redescendez sur terre. Lisez Voltaire. Abandonnez ces écrits infâmes. Soyez un homme libre, pas un sujet des clergés quels qu'ils soient. Amicalement. G.
ghagerard@wanadoo.fr



Cher Monsieur Gérard Gha (?)

J’ignore, Monsieur Gha (?), qui vous êtes et d’où vous sortez, ce qui, d’ailleurs, n’a aucune importance. Mais votre style, me laisse supposer, que vous zonez, quelque part, du côté de la France. Ou tout au moins, qu’une certaine France, a une influence, manifeste et néfaste, sur votre mental. Vous commencez par me demander, comme ça, sans plus : « Avez-vous lu l'Ancien Testament ? ». Je devrais vous répondre : « Qu’est que ça peut vous foutre ? ». Mais puisque je m’adresse, en réalité, à mes amis lectrices et lecteurs, je réponds que, oui, j’ai lu, et que, oui, je relis, encore, l’Ancien Testament.

Vous précisez, vous, Gha : « Votre référence à Isaïe le laisse penser ». En effet, le sous-titre de mon blog, monde-info, un blog catholique, néoconservateur et philo-sioniste, mentionne Isaïe : « Pour l'amour de Sion je ne me tairai pas » (Isaïe, 60, 1). Et cela laisse penser, à juste titre, même vous l’avez compris, que j’ai lu l’Ancien Testament. Mais vous enchaînez, vous, Gha : « lire l'AT (l’Ancien Testament) sans le rejeter, cela veut dire que vous n'avez pas analysé ce que vous avez lu ». Ce qui me donne l’occasion de rappeler l’importance de l’Ancien Testament pour les Juifs et pour les Catholiques. Et ce qui me donne l’occasion de revenir à cette France, devenue totalitaire face toute idée non conforme au politiquement correct.

L’Ancien Testament est important pour les Juifs et aussi pour nous Catholiques. Nous Catholiques le savons ou nous devrions le savoir depuis longtemps. Nous le savons ou nous devrions le savoir depuis Frère Ephraïm (« Jésus, Juif pratiquant », Fayard, 1987). Depuis le Père Etienne Richer (« Aimer Israël: pourquoi ? », Pneumathèque, Éditions des Béatitudes, 1995). Depuis Jean-Paul II (l’Eglise catholique reconnaît que les prémices de la foi catholique se trouvent dans les patriarches, Moïse et les prophètes dans « Nostra Aetate »). Depuis Jacques Maritain et même depuis saint Bernard (« les branches ne doivent pas être ingrates envers la racine, les branches ne disputeront pas à la racine la sève qu’elles tiennent d’elle ») ou, encore, bien avant, depuis saint Jean l’évangéliste (Jn 4, 22 : « Le salut vient des Juifs »).

La liturgie catholique de la messe inclut, souvent, en première lecture, des passages de l’Ancien testament. Dans les monastères, les Psaumes de David, sont priés, trois à six fois par vingt-quatre heures. Ainsi, l’Ancien Testament et les Psaumes font partie intégrante de la foi catholique et de la vie catholique. Et c’est pourquoi Saint Jean l’évangéliste, Saint Bernard et Jean-Paul II ont clairement écrit que le peuple juif et donc l’Ancien Testament sont nos racines et nos prémices.

Par conséquent, votre l’allégation, à vous, Gha, allégation selon laquelle « lire l'AT (l’Ancien Testament) sans le rejeter, cela veut dire que vous n'avez pas analysé ce que vous avez lu », cette allégation est une allégation mensongère. Une allégation mensongère qui me permet de revenir à cette France, devenue totalitaire face toute idée non conforme au politiquement correct.

Une France devenue totalitaire face toute idée non conforme au politiquement correct, car vous, Gha, et d’autres que vous-même, vous ajoutez, pour conclure votre ‘morceau d’anthologie’ : « Avec une telle lecture, je comprends votre ‘sionisme’ et je plains l'humanité. Redescendez sur terre. Lisez Voltaire. Abandonnez ces écrits infâmes. Soyez un homme libre, pas un sujet des clergés quels qu'ils soient ». Je dis maintenant « vous » au pluriel, car à vous, Gérard Gha, viennent s’ajouter d’autres pauvres Gha, tirant le même genre de ‘conclusions’, tels par exemple Eric Gaillot et Boris Le Lay.

Donc vous et les sbires de votre acabit vous concluez : « Avec une telle lecture, je comprends votre ‘sionisme’ et je plains l'humanité. Redescendez sur terre. Lisez Voltaire. Abandonnez ces écrits infâmes. Soyez un homme libre, pas un sujet des clergés quels qu'ils soient ». A peu de mots près, cette conclusion à un arrière-goût de déjà lu. Vous êtes, les Gha, plusieurs cynocéphales de la même déveine, à écrire, en gros, les mêmes stupidités. Une « …telle lecture… » (je reprends la terminologie ghanéenne) qualifie en réalité les Saintes Ecritures qui forment un tout. Ces Saintes Ecritures traversent 5768 années d’histoire pour le peuple juif ; et pour le peuple chrétien aussi, même si en tant que chrétiens, nous avons seulement 2008 ans d’histoire.

La terminologie ghanéenne poursuit : « …je comprends votre ‘sionisme’ et je plains l’humanité… ». Non, vous ne comprenez rien et vous ne plaignez personne, vous, les Gha, les Gaillot et les Lay. Vous ne comprenez pas que le sionisme vient de Sion et que Sion c’est Jérusalem. Vous ne comprenez pas que s’il y a des Etats chrétiens, des Etats musulmans et mêmes des Etats islamiques, il y a, aussi, un seul petit Etat juif. Vous ne comprenez pas qu’il y a un seul petit Etat juif et vous ne plaignez pas l’humanité parce que vous mélangez tout. Et parce que vous voulez inventer quelque chose qui n’existe pas : votre philosophie personnelle sur des réalités naturelles et surnaturelles qui vous sont étrangères et qui vous dépassent.

Enfin, la terminologie ghanéenne, s’achève (et nous achève), en apothéose et en toute modestie, avec cette envolée pseudo lyrique : « Redescendez sur terre. Lisez Voltaire. Abandonnez ces écrits infâmes. Soyez un homme libre, pas un sujet des clergés quels qu'ils soient ». Fin de la missive de Gha. Cocorico. Vive la France.

Reprenons. « Redescendez sur terre. Lisez Voltaire ». J’ai 51 ans et pour l’instant j’ai toutes mes dents. On m’a imposé Voltaire dans ma jeunesse. Le siècle des Lumières nous a donné la séparation de la dimension laïque et de la dimension théocratique. C’est un bien. Mais personne, pas même Voltaire, n’a aboli la culture et l’héritage judéo-chrétiens vécus aujourd’hui dans une société libre. Lorsque la laïcité devient un absolu, la société libre devient une société absolutiste. Et une société absolutiste est une société totalitaire. A la différence de la plupart des démocraties, la démocratie française ne connaît plus la vraie diversité d’opinions. Il n’y a pas de débat d’idées. Il n’y a que des délations, des antagonismes, des affrontements, toujours faussés, délirants, autodestructeurs : le scorpion, assis sur le dos d’un chien qui traverse le fleuve, pique le chien. Et les deux se noient.

Reprenons la fin de la missive ghanéenne pour terminer. « Abandonnez ces écrits infâmes. Soyez un homme libre, pas un sujet des clergés quels qu'ils soient ». Ecrits infâmes ? Voltaire, précisément Voltaire, a écrit : « Descartes avait épuisé son génie à rassembler les preuves de la divinité, et à en chercher de nouvelles ; ses infâmes ennemis le comparèrent à Vanini dans un écrit public ».

« Abandonnez ces écrits infâmes » ? Non, Gha, Gaillot, Lay et consorts. Non. Je n’abandonnerai pas. Le camp auquel j’appartiens n’abandonnera pas. Pour l’amour de Sion je ne me tairai pas (Isaïe, 60,1). N’attendez pas de moi d'infâmes repentirs. Cela n’est pas de moi. « N’attendez pas de moi d'infâmes repentirs », c’est de Pierre Corneille, dans ‘Cinna’, Acte V, Scène 1. Allez vous rhabiller au vestiaire et foutez-nous la paix. Cela, en revanche, c’est bien de moi.

mercredi 30 janvier 2008

JUSQU'OÙ IRA CHAVEZ


Amérique latine :
jusqu’où ira Chavez ?


Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


Le 18 janvier, Gonzalo Guillen sur
http://elnuevoherald.com et Jim Mannion sur http://newsinfo.inquirer.net puis, le 21 janvier, Matthew Walter sur http://bloomberg.com et Bill Weinberg sur http://4report.com confirment, tous les quatre, deux informations qui, apparemment, ont « échappé », aux médias européens farcophiles et chaveziaques.

Premièrement, l’Amiral américain Michael Mullen, Président du Joint Chiefs of Staff, a confirmé, le 18 janvier, que le Président vénézuélien Hugo Chávez, compte acheter, cinq sous-marins, à la Russie.

Deuxièmement, les services de renseignement colombiens ont saisi, lors de la capture de terroristes des FARC et de l’ELN, des balles de 7,62 mm utilisées pour les AK-47. Or, en Amérique latine, les balles de 7,62 mm pour AK-47 sont fabriquées, au Vénézuéla, par la Compania Anonima Venezolana de Industrias Militares (CAVIM), une société d’armements contrôlée par l’Etat vénézuélien et donc par Chavez.

Ce n’est pas tout. De son côté, la journaliste américaine Mona Charen, sur
http://townhall.com revient sur un certain nombre de faits qui, eux aussi, ont « échappé », aux médias européens farcophiles et chaveziaques. Primo, lors d’une visite à Washington, Gustavo Aristegui, porte-parole de la commission des affaires extérieures du Parti Populaire espagnol, a révélé, au Hudson Institute, que le Hamas et le Hezbollah ont toute liberté d’action au Vénézuéla.

Secundo, des publications du ministère de la culture du gouvernement vénézuélien affichent des titres comme ‘La Question Juive’, avec, en couverture, une étoile de David superposée à une croix gammée. Un article, paru dans El Diario, demandait s’il n’allait pas falloir expulser les Juifs du pays. Récemment, Chavez s’est servi de la chaîne de télévision gouvernementale pour divaguer sur la soi-disant présence du Mossad au Vénézuéla afin de le renverser, lui, Chavez. Au début du régime de Chavez, la communauté juive du Vénézuéla comptait environ 30.000 membres. La plupart des estimations, à ce jour, évaluent ce nombre entre 8.000 et 15.000.

Tertio, Marc Perelman, le 16 janvier, sur
http://foward.com, a révélé que l’homme à qui Chavez confie la sécurité intérieure du pays est un certain Tarek al Assaimi, fils du jadis représentant du parti Baath de Saddam Hussein au Vénézuéla. L’information a été confirmée par le Vénézuélien Simon Sultan, Président de Hebraica. Aux Etats-Unis, Avi Weiss et Shmuel Herzfeld, de la Coalition for Jewish Concerns pressent les membres du Congrès d’organiser des auditions sur ce problème. Le membre du Congrès américain Elliott Engel (New York) voulait procéder à une telle audition.

L’ESISC (
http://www.esisc.org/) informait, le 28 janvier, que « le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé les pays membres de l’Alternative bolivarienne pour les peuples d'Amérique (ALBA) à la création d’une force militaire dans le but de renforcer leur défense contre une éventuelle ‘agression militaire’ des Etats-Unis. Le président nicaraguayen Daniel Ortega a assuré que les membres de l’ALBA mettront en place une commission qui aura pour mission de travailler sur ce projet. Il a précisé que les Etats-Unis menaçaient, à travers la Colombie, pas seulement le Venezuela, mais également la totalité de l'Amérique latine. Hugo Chavez a accusé, vendredi, Washington et Bogota de vouloir intervenir militairement contre son pays. Les responsables américains et colombiens n'ont pas fait de commentaires sur cette déclaration faite par le président vénézuélien alors que la tension entre Bogota et Caracas est à son comble. L’ALBA réunit la Bolivie, le Nicaragua, la République Dominicaine, Cuba et le Venezuela ».

Guy Millière, écrit, aujourd’hui 30 janvier (
http://www.les4verites.com) : « En Amérique latine, la vague gauchiste semble s’essouffler, ce qui est une excellente nouvelle, même si la région reste en proie à une confiance délétère en des solutions étatistes qui la condamnent à un moindre développement. Le ‘chavisme’, semble, en tout cas, appartenir au passé bien davantage qu’au futur ».

Personnellement, je ne suis pas si optimiste. Certes, le ‘chavisme’ s’essouffle et appartient d’avantage au passé. Certes, en Amérique latine, les coups de gueule, même grotesques et bouffons, peuvent flatter, des esprits complexés, par le moindre développement, auquel semble se condamner, cette région du globe.

Mais quelque chose différencie Chavez des autres caudillos granguignolesques. Chavez est à la tête d’un Etat pétrolier. Chavez fréquente amoureusement des individus comme Ahmadinejad. Chavez entretien des liens avec les FARC, l’ELN, le Hamas et le Hezbollah. Chavez, avec l’argent du pétrole, s’offre des sous-marins russes. Chavez consomme des feuilles et de la pâte de coca. Il le dit lui-même et il en est fier. Cela fait tout de même beaucoup de délires pour un seul président. Le cocktail ‘gauchisme, islamisme et narcotiques’ me semble un peu trop Molotov sur les bords.

Quand bien même Chavez ne serait-il qu’un clown complètement à la masse, l’Iran et le terrorisme islamique, eux, peuvent parfaitement se servir, du trampoline vénézuélien, pour ficher le bazar, là où personne ne les attend. Du Vénézuéla à la Floride, la distance n’est pas si grande que ça. Et sans la communauté juive de Caracas, nous ne serions même pas informés de ce qui se trame déjà.

mardi 29 janvier 2008

VOUS AVEZ DIT SIONISME ?


On dit tout et n’importe quoi sur le sionisme et sur le philosionisme. Mais sait-on au moins de quoi on parle ?

http://webresistant.over-blog.com/article-16061523.html

http://www.zionism-israel.com/sionisme_definitions.htm

SOCIETE GENERALE : L'ETAT FRANCAIS MOQUE SES CITOYENS


Société Générale :
L’Etat français moque ses citoyens.


Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


Le Président Directeur trop Général, de la Société dite Générale, fournit, des explications très générales, sur une affaire, qui mérite, des mesures, non pas générales, mais radicales. Il se trouve que j’ai travaillé, quelques années, d’une part, pour le Service de Presse du PDG de Nestlé International et, d’autre part, pour la European Round Table (ERT). L’ERT rassemble les PDG d’une quarantaine de multinationales, notamment européennes. Dans ce cadre, j’ai fréquenté des patrons, des analystes financiers, des juristes et des journalistes économiques.

De ce fait, je peux attester, qu’en Allemagne ou en Suisse par exemple, une perte de 4,9 milliards d’euros, de la part d’une société privée, aurait entraîné les conséquences suivantes : primo, une conférence de presse internationale (presse nationale et correspondants étrangers) avec la présence du PDG, du Directeur Général Finance, Contrôle et Administration, du Directeur Finance, du Directeur Juridique, du Porte-parole et du Chargé des Relations avec les Analystes financiers, les Actionnaires et les Investisseurs ; secundo, la démission, avec effet immédiat, du PDG, du Directeur Général Finance, Contrôle et Administration et du Directeur Finance au minimum.

En France, en revanche, il semblerait qu’en pareil cas, à savoir la perte de près de 5 milliards d’euros, on incrimine un jeune homme de 31 ans et rien de plus. Mais reprenons tout cela.

Thierry Lévêque, dimanche 27 janvier, pour le service français de l’agence Reuters, écrit : « La garde à vue de Jérôme Kerviel, trader accusé par la Société Générale d'une mise hors du commun de 50 milliards d'euros ayant entraîné une perte de 4,9 milliards, a été prolongée dimanche (…) ‘Ça progresse bien et dans de bonnes conditions’, a déclaré aux journalistes Jean-Michel Aldebert, chef de la section financière du parquet » (ndlr je suppose qu’Aldebert plaisante).

« Son avocat (ndlr de Kerviel) Christian Charrière-Bournazel a déclaré dimanche soir à Reuters qu'il (ndlr Kerviel) n'avait commis aucun délit : ‘Il n'a commis aucune malversation, n'a pris aucun centime pour lui-même, il n'a fait que son travail en essayant de le faire bien. Personne ne l'a désavoué. Il prenait quelques risques mais c'est pour ça qu'il était payé. La banque a liquidé ses positions dans des conditions atroces, c'est donc elle qui est responsable de la perte de 4,9 milliards d'euros’, a-t-il (ndlr maître Christian Charrière-Bournazel) ajouté » (ndlr il faut en effet une sacrée dose d’incompétence ou d’autre chose pour bazarder une mise hors du commun de 50 milliards d'euros sur des produits liés à des indices boursiers au mauvais moment).

« ‘Les positions prises par Jérôme Kerviel avaient permis au 31 décembre 2007 de faire gagner potentiellement à la Société Générale 1,5 milliard d'euros, et la responsabilité de la perte incombe à la banque’, selon lui. Dans une note explicative (ndlr une note un dimanche, quel courage !) envoyée à la presse dimanche, la Société Générale indique que c'est une mise astronomique de l'ordre de 50 milliards d'euros - soit davantage que le PIB du Maroc - sur des produits liés à des indices boursiers qui a provoqué la perte » (fin de la dépêche Reuters).

Toujours dimanche 27 janvier, l’AFP écrit : « Henri Guaino, conseiller du président Nicolas Sarkozy, a affirmé dimanche qu'il fallait réfléchir à ‘la manière de corriger les règles’ d'un système bancaire ‘devenu fou’, lors du grand jury RTL/Le Figaro/LCI (ndlr Guaino veut ‘réfléchir’ car le système est ‘fou’ ; et quid de l’agir ?). ‘C'est un système de fraude visiblement qui a été découvert par la Société Générale’, a déclaré sur France 5 le ministre délégué au budget Eric Woerth. ‘J'imagine qu'on pointe du doigt ce trader d'une façon précise parce que c'est le cas’, a-t-il poursuivi. ‘Mais je pense que la Société Générale a dû faire le tour du sujet et met en cause l'un de ses employés à juste titre’, a dit le ministre » (ndlr c’est donc tout ce que trouve à dire Woerth sur France 5 et c’est un ministre qui parle : ‘j’imagine qu’on pointe du doigt’ dit-il…).

« Les avocats de M. Kerviel ont déclaré par téléphone que leur client n'avait ‘commis aucune malhonnêteté’, accusant la banque de vouloir ‘élever un écran de fumée’ pour masquer ses pertes (…) Un dirigeant de la banque a réaffirmé que ‘rien à ce stade ne (permettait) de penser’ que le trader mis en cause avait ‘bénéficié de complicités tant internes qu'externes’, même s'il ne pouvait pas ‘l'assurer à 100%’ (ndlr s’il ne peut ‘l’assurer à 100%’, pourquoi ouvre-t-il sa grande bouche ?) (…) Les avocats de Jérôme Kerviel ont contre-attaqué dimanche soir. Maîtres Elisabeth Meyer et Christian Charrière-Bournazel ont dénoncé ‘les conditions volontairement précipitées et tout à fait anormales’ dans lesquelles la banque ‘a liquidé des positions qui auraient pu se redresser avec le temps’ » (ndlr c’est juste et je note, qu’en France, les avocats, s’y connaissent mieux, que les PDG bancaires, en questions boursières et financières…).

« ‘En s'acharnant sur Jérôme Kerviel, la banque croit pouvoir élever un écran de fumée qui détournerait l'attention du public de pertes beaucoup plus substantielles qu'elle a accumulées ces derniers mois, notamment dans l'invraisemblable équipée des subprimes’. Une porte-parole de la banque n'a pas souhaité commenter les déclarations des avocats de M. Kerviel (ndlr alors qu’elle démissionne !) » (fin de la dépêche AFP).

Lundi 28 janvier, l’AFP écrit, dans une nouvelle dépêche : « …le chef de la section financière du parquet de Paris a souligné que l'enquête progressait de manière ‘extrêmement fructueuse’ (ndlr je suppose qu’Aldebert plaisante à nouveau ou alors ils se fiche de notre pomme). Le magistrat a précisé que Jérôme Kerviel avait apporté ‘des éléments très intéressants’ aux enquêteurs qui tentent d'y voir clair sur la manière dont il aurait contourné les multiples protections de la banque (ndlr Aldebert parvient à dire cela sans éclater de rire, une prouesse). Les enquêteurs cherchent aussi à savoir s'il a agi seul et à connaître sur ses motivations (ndlr ah, quand même…) » (fin de la dépêche AFP).

Guy Sorman, vendredi 25 janvier, soit avant l’AFP et le service français de Reuters, avait déjà résumé l’essentiel, dans l’article intitulé
Bouton démission que voici : « Le PDG de la Société Générale est au choix, un escroc ou un nul incompétent : dans les deux cas, il aurait déjà dû démissionner ou être viré par son Conseil. Le Gouverneur de la Banque de France qui supervise les banques françaises, devrait logiquement présenter ses excuses à la nation et se retirer. Ce serait déjà fait en Allemagne ou au Japon, des pays sérieux ».

« Après le scandale du Crédit Lyonnais, poursuit Guy Sorman, on espérait que les banques étaient gérées comme des entreprises : ce n'est pas le cas. Pour l'économie française, c'est dramatique. Il ne peut y avoir de croissance sans institutions financières fiables, auprès des épargnants français et mondiaux. Voilà qui illustre combien le rapport rétro futuriste d'Attali passe à côté de l'essentiel : l'économie dépend des institutions, banques, justice, Etat de droit, fiscalité et pas de sornettes, sur les coiffeurs et pharmaciens. L'affaire de la Société Générale nous renvoie malheureusement au vrai Mal français : des institutions économiques corrompues » (fin de l’article de Guy Sorman).

Avec le foutoir de la Société Générale, l’Etat français, une fois de plus, moque ses citoyens. Merci à Guy Sorman, de l’avoir écrit, sur son blog, quarante-huit heures avant les timides élucubrations, de l’AFP et du service français de Reuters. Une fois de plus, les « petits » blogues, devancent, en temps et en indépendance, les « grandes » agences de presse et les médias qui les relayent. A noter que plus récemment, Nicolas Sarkozy et Rachida Dati ont sous-entendu que la Société Générale doit assumer. Ah oui ?

lundi 28 janvier 2008

GEORGES HABACHE : UN CRIMINEL EST MORT


Georges Habache :
un criminel est mort.


Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


Le fondateur du mouvement communiste et terroriste ‘Front populaire de libération de la Palestine’ (FPLP), Georges Habache, est décédé, d’une attaque cardiaque, à l’âge de 82 ans, samedi 26 janvier, à Amman, capitale de la Jordanie, annonce l’agence de presse palestinienne Maan (1). Le chef de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a décrété trois jours de ‘deuil national’ pour ‘honorer’ le terroriste Habache, qualifié par Abbas de ‘dirigeant historique de la révolution palestinienne’. Une fois de plus, Abbas démontre sa capacité de tenir un double langage. Modéré dans la presse occidentale. Pro-terroriste dans la presse palestinienne.

Habache est né dans la ville israélienne de Lod, en 1925, dans une famille de grecs orthodoxes. Il obtint son titre de médecin à l’Université Américaine de Beyrouth en 1951. Habache voulait que les palestiniens adoptent la révolution marxiste-léniniste. De ce fait, Habache fut un acteur clé de la transformation de la ‘cause palestinienne’ en ‘révolution palestinienne’, transformation voulue et orchestrée, à l’époque, par l’URSS. Ainsi, Habache fonda le mouvement communiste et terroriste FPLP en 1967.

Pierre Haski, sur Rue89 (2) rappelle qu’avec la mort de Habache, c'est une page d'histoire palestinienne qui s'est tournée mais aussi une page de l'histoire politique française, « avec le scandale qui avait accompagné l'accueil du chef palestinien dans un hôpital parisien en 1992, faisant valser quelques têtes au sommet de l'Etat ».

« En 1992 », poursuit Pierre Haski, « victime d'une attaque cérébrale, Georges Habache avait été accueilli et soigné en urgence en France, ce qui avait provoqué un tollé. Israël avait protesté contre l'accueil d'un chef terroriste aussi cruel, et la droite française s'en était prise à Roland Dumas, alors ministre des Affaires étrangères, qui avait organisé l'accueil de Georges Habache sans prévenir François Mitterrand alors en déplacement à l'étranger. Le chef de la diplomatie, un proche de Mitterrand, avait sauvé sa tête, mais avait sacrifié le Secrétaire général du Quai d'Orsay, François Scheer, et plusieurs autres hauts fonctionnaires, tandis que Georgina Dufoix, directrice de la Croix Rouge française qui avait organisé le transfert sanitaire, démissionnait, elle aussi, dans la foulée » ajoute
Pierre Haski.

« Il (ndlr Habache) se fait connaître en lançant (…) la stratégie des détournements d'avion, notamment du vol d'Air France détourné en 1976 sur Entebbe, en Ouganda, épisode célèbre de la guerre larvée israélo-palestinienne (…) Longtemps, les palestiniens des territoires se partageaient entre cette ‘gauche’ incarnée par Habache, portant le keffieh (écharpe) rouge, et le Fatah de Yasser Arafat, au keffieh à damier noir et blanc. L'éventail politique palestinien très morcelé comptait alors de nombreuses autres ‘chapelles’, comme le FDPLP, lui aussi marxiste (…) ou le FPLP-Commandement Général d'Ahmed Jibril, scission du mouvement de Georges Habache » conclut
Pierre Haski.

J’aimerais, quant à moi, résumer ici l’histoire incroyable du vol d'Air France détourné en 1976 sur Entebbe, en Ouganda. En 1976, un vol Air France, en provenance de Tel-Aviv, transportant 244 passagers, décolle d’Athènes, pour rejoindre Paris. Peu après le décollage, le vol est détourné par des terroristes, notamment palestiniens. Les preneurs d'otages, notamment deux palestiniens du Front populaire de Libération de la Palestine de Georges Habache et deux Allemands de la Fraction armée rouge (Bande à Baader), prennent le commandement de l'avion et le détournent vers Benghazi en Libye, puis font décoller l’avion qui arrive à l'aéroport d'Entebbe en Ouganda.

Le gouvernement israélien décide d'entreprendre une opération de secours pour libérer les otages. Quatre avions de transport Hercules C-130 de l'armée de l'air israélienne décollent d'Israël et atterrissent à l'aéroport d'Entebbe sans être repérés par le contrôle aérien ougandais. Une centaine de soldats israéliens sont ainsi envoyés à Entebbe. Une Mercedes noire et une Land Rover, des modèles identiques à celles utilisés par le président ougandais Amin Dada et ses gardes du corps lorsqu'ils venaient rendre visite aux otages sont employées pour détourner les soupçons. Les responsables ougandais de la tour de contrôle sont confondus par ce stratagème, si bien qu'ils laissent la Mercedes et la Land Rover approcher du terminal. Les otages sont assis dans le hall principal du bâtiment.

Les Israéliens sautent alors de leurs véhicules et jaillissent brusquement dans le terminal. Trois pirates de l'air dans le bâtiment visent les troupes israéliennes avec leurs armes et sont abattus. Les soldats israéliens dégoupillent leurs grenades à main, défoncent la porte et lancent les grenades à l'intérieur de la pièce. Après les explosions, des soldats israéliens entrent dans la pièce et tuent les trois autres preneurs d'otages, assommés par l'explosion. Les Israéliens retournent à leurs avions et embarquent les otages à bord. Le monde entier découvre ce que cela veut dire, ne pas céder au terrorisme, à la terreur meurtrière. Samedi 26 janvier, un ‘dirigeant historique de la révolution palestinienne’, un criminel, est mort. Et les détournements d’avion révolutionnaires cèdent aujourd’hui la place aux kamikazes islamiques…

(1)
www.maannews.net/en/index.php?opr=ShowDetails&ID=27448

(2)
http://www.rue89.com/2008/01/26/la-mort-en-exil-de-georges-habache-eternel-rival-darafat

vendredi 25 janvier 2008

L'HISTOIRE SECRETE DE SABRA ET CHATILA


L’HISTOIRE SECRETE

DE SABRA ET CHATILA


Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


Avertissement : le présent texte, se subdivise, en deux parties. Dans la première partie, je cite, un article récent, de L’Arche (1), sur le massacre de Sabra et Chatila. Pour ceux qui connaissent déjà ce thème, et qui par conséquent, ne souhaitent pas forcément lire cette première partie, j’ai ajouté, dans la deuxième partie du présent texte, un complément d’informations et, aussi, de révélations, sur ce thème très délicat. Je recommande, toutefois, la lecture, des deux parties, du présent texte.

Première partie. Lundi 21 janvier 2008, les prétendues «responsabilités israéliennes», dans le massacre de Sabra et Chatila, en 1982, ont été analysées, par la rédaction de L’Arche (1). Vingt-six ans après les faits, la légende, de Sabra et Chatila, persiste. L’Arche tente de mettre en pièces, cette légende en morceaux de Playmobile, qui a servi et qui sert encore, la propagande palestinienne, le Pallywood et les trémolos de la gôche palestinïaque. Que s’est-il réellement passé ?

(Début de l’article de l’Arche) « Entre le jeudi 16 septembre 1982 et le samedi 18 septembre 1982 », écrit l’Arche, « des membres des Phalanges chrétiennes libanaises massacrèrent des Palestiniens et des Libanais musulmans dans les quartiers de Sabra et Chatila, à Beyrouth. Les Phalangistes entendaient se venger ainsi de l’assassinat de leur chef, Bachir Gemayel, qui venait d’être élu président du Liban. Le massacre de Sabra et Chatila (les estimations du nombre des victimes varient, selon les sources, entre 700 et 1500 morts) s’inscrivait dans le cadre d’une guerre civile libanaise qui, en quinze années de combats, fit environ 150 000 morts, des atrocités étant commises par toutes les parties ».

« Très vite, toutes les informations – de source israélienne, libanaise ou palestinienne – indiquèrent que le responsable du massacre était l’officier phalangiste Élie Hobeïka. Mais ce dernier ne fut jamais inquiété. Au contraire: entré en politique dans la mouvance pro-syrienne, Élie Hobeïka fut par la suite élu au Parlement libanais, et devint ministre dans un gouvernement dirigé par Rafic Hariri. Si les auteurs du massacre étaient clairement identifiés, une question se posait quant au comportement de l’armée israélienne. En effet, l’armée israélienne, qui était entrée au Liban trois mois auparavant, contrôlait Beyrouth-Ouest au moment du massacre ».

« L’affaire suscita donc une vive émotion en Israël. Le gouvernement israélien dut créer une commission d’enquête publique dont les membres étaient, conformément à la loi, nommés par le président de la Cour suprême. La commission Kahane remit le 8 février 1983 un rapport, long et détaillé, qui décrivait les événements de septembre 1982. Sur le massacre lui-même, le rapport est sans ambiguïté: il a été commis par les Phalangistes, et eux seuls : ‘Nous n’avons aucun doute sur le fait qu’il n’y a pas eu de complot ni de conspiration entre qui que ce soit de la direction civile d’Israël, ou de la direction de Tsahal, et les Phalangistes’ ».

« Cependant, la commission Kahane ne s’en tient pas là. Elle introduit dans le débat un concept de ‘responsabilité indirecte’, qui est plus moral que juridique. Et elle met en cause des dirigeants israéliens (parmi lesquels le ministre de la défense Ariel Sharon, qui devra quitter ses fonctions) dont la faute est de n’avoir pas prévu ce qui résulterait de l’entrée des Phalangistes dans Sabra et Chatila ou de n’avoir pas eu suffisamment de présence d’esprit, lorsque les premières rumeurs sur le massacre commencèrent à circuler, pour ordonner à Tsahal d’intervenir à Sabra et Chatila et d’en faire sortir les Phalangistes ».

« Vingt ans après les faits, en septembre 2002, le mensuel Le Monde diplomatique publie un article signé Pierre Péan, intitulé ‘Sabra et Chatila, retour sur un massacre’. Cet article, qui se présente comme une ‘enquête’ sur les circonstances du massacre et ses instigateurs, défend explicitement la thèse selon laquelle le massacre a été ordonné par les Israéliens, qui auraient même pris part à son exécution. On y lit notamment : ‘Amir Oren, à partir de documents officiels, a, dans Davar du 1er juillet 1994, affirmé que les massacres faisaient partie d’un plan décidé entre M. Ariel Sharon et Bachir Gemayel, qui utilisèrent les services secrets israéliens, dirigés alors par Abraham Shalom, qui avait reçu l’ordre d’exterminer tous les terroristes. Les milices libanaises n’étaient rien moins que des agents dans la ligne de commandement qui conduisait, via les services, aux autorités israéliennes’. Alain Gresh, qui est à l’époque de la parution de l’article de Pierre Péan le rédacteur en chef du Monde diplomatique, et Dominique Vidal, qui est alors rédacteur en chef adjoint, reprendront à leur compte les affirmations de M. Péan dans un livre, ‘Les 100 clés du Proche-Orient’, qui sera ensuite traduit et réédité ».

« La légende d’une machination israélienne visant à organiser un massacre de civils a été ainsi largement diffusée, y compris en France où elle fait partie d’un discours diabolisant qui vise les Israéliens et les Juifs en général. Or nous avons consulté l’original de l’article de Davar qui a été ‘cité’ par Pierre Péan et, après lui, par Alain Gresh et Dominique Vidal. À la lecture, aucun doute n’est possible: non seulement cet article ne dit pas ce que les trois journalistes français lui font dire, mais il dit exactement le contraire. Interrogé à ce sujet par L’Arche, Amir Oren déclare: ‘La citation de moi faite par Péan est fausse. Et s’il a fait cela délibérément, c’est un menteur. Je n’ai jamais écrit les mots que Péan m’attribue’. Cette falsification n’est pas la seule. L’article contient d’autres éléments qui, ainsi qu’il ressort de l’enquête de L’Arche, sont matériellement faux et contribuent à induire le public en erreur ».

« Cependant, l’article de septembre 2002 est toujours en ligne sur le site Internet du Monde diplomatique. Le Monde diplomatique a également décidé de mettre en permanence à la disposition du public, dans le cadre des ‘Documents’ présentés gratuitement sur son site Internet, le chapitre du livre ‘Les 100 clés du Proche-Orient’ intitulé ‘Sabra et Chatila (massacres de)’, contenant la longue citation de Pierre Péan, avec en complément un ‘lien’ dirigeant le lecteur vers l’article de Pierre Péan. Cette insistance sur la légende d’une machination israélienne ayant directement causé le massacre de Sabra et Chatila appelle plusieurs questions. D’où Pierre Péan tenait-il ses (fausses) ‘informations’ sur le contenu de l’article d’Amir Oren? Qui lui avait communiqué ces données, et dans quelle intention? Pourquoi Pierre Péan n’a-t-il pas vérifié la véracité de ces données? Pourquoi la rédaction du Monde diplomatique a-t-elle publié cet article, sans rien vérifier elle-même? Et pourquoi MM. Gresh et Vidal se sont-ils obstinés, des années plus tard, à reproduire ces accusations infondées qu’ils avaient diffusées dans leur journal ? » (Fin de l’article de l’Arche).


Deuxième partie. Commençons par revenir à 1982. Elie Hobeïka, en ce temps-là, était le chef du « Deuxième bureau » (service de renseignement) des Forces libanaises chrétiennes, dirigées par Bachir Gemayel, qui lui, venait d’être élu président du Liban et aussitôt assassiné. Dès le début des événements de Sabra et Chatila, toutes les informations indiquaient que le responsable du massacre était Élie Hobeïka, à l’époque pro-israélien. Hobeïka ne fut pas inquiété. En 1990, il retourna sa veste et entra, sans remords ni scrupules, dans le camp pro-syrien, qu’il avait, autrefois, combattu. Comme le « chrétien » Michel Aoun aujourd’hui. Hobeïka fut élu député pro-syrien au Parlement libanais. Enfin, Hobeïka devint ministre dans le gouvernement de Rafic Hariri, libanais sunnite d’origine saoudienne.

En juillet 2001, Hobeïka, sorti de politique et reconverti dans les affaires, avait déclaré à la presse qu’il s’apprêtait, soi-disant, à fournir des preuves sur ce qui s’était, selon lui, réellement passé dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila. Sorti de politique et devenu homme d’affaires, Hobeïka est alors une énigme, puisqu’il fut simultanément pro-israélien puis pro-syrien. En sa nouvelle qualité de businessman, pourquoi Hobeïka prétend-il, vouloir fournir des preuves, sur ce qui s’était, selon lui, réellement passé dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila ? En quoi un homme issu des services du renseignement en temps de guerre, devenu successivement pro-israélien, pro-syrien puis businessman pro-argent, les trois fois par pur opportunisme, en quoi les révélations d’un tel homme, auraient-elles eu une quelconque valeur ?

Le 24 janvier 2002, à 9h40, la carrière en dents de scie d’Hobeïka, se termine, avec fracas. Sa voiture est pulvérisée, par une bombe télécommandée, placée dans une Mercedes, stationnée dans une rue du quartier de Hazmiéh, à Beyrouth. La bombe explose au moment où Hobeïka, et ses trois assistants, Fares Suweïdan, Mitri Ajram et Walid Zein passent, à bord de leur Range Rover, au niveau de la Mercedes. Les quatre passagers de la Range Rover meurent sur le coup. Bons baisers de Damas.

Le fait est que certains vont développer, à partir de 2005, toutes sortes de thèses, plus fumeuses les unes que les autres, sur ce qui se serait, soi-disant, réellement passé à Sabra et Chatila en 1982. Et sur ce que Hobeïka avait, soi-disant à révéler. En 2005, dans certaines mouvances américaines pro-arabes du renseignement et de la presse, quelques fêlés font circuler la légende, selon laquelle Israël aurait, soi-disant, acheminé, par avion, des membres de l’Armée du Sud Liban, l’ASL (une milice chrétienne sous le commandement du major Saad Haddad) ; des membres de l’ASL déposés à l'aéroport de Beyrouth, à bord d'un avion de transport de l'armée de l'air israélienne ; des membres de l’ASL qui auraient alors investit, selon cette nouvelle légende, Sabra et Chatila. Exit la responsabilité des Forces libanaises et d’Elie Hobeïka.

Toujours en 2005, dans certaines mouvances américaines pro-arabes du renseignement et de la presse, quelques fêlés font circuler la légende, selon laquelle les Sayeret Matkal, une unité secrète de l’armée israélienne, seraient soi-disant entrés les premiers, dans Sabra et Chatila, donc avant les membres de l’Armée du Sud Liban dirigée par le major Saad Haddad.

L’avantage de toutes ces légendes, créées, autour d’Hobeïka et autour de Sabra et Chatila, c’est qu’elles blanchissent Hobeïka (dans le massacre de Sabra et Chatila, à l'époque où Hobeïka se disait pro-israélien) et blanchissent la Syrie (dans l'assassinat de Hobeïka à l'époque où celui-ci roulait pour l'argent et en savait trop sur tout le monde, surtout sur les Syriens). A contrario, ces mêmes légendes permettent d’incriminer, à tors et à travers, Israël. Le problème, c’est que ces légendes se contredisent les unes les autres. En 1983, à Beyrouth, un collaborateur direct d’Hobeïka, collaborateur que je connais depuis 1976, m’a certifié, qu’Hobeïka et les Forces libanaises furent les responsables des événements de Sabra et Chatila.

Le seul reproche à l’égard d’Israël, semblerait être la responsabilité indirecte, plus morale que juridique, qui mettrait en cause des dirigeants israéliens. Qui mettrait en cause des dirigeants israéliens dont l’erreur serait de n’avoir pas prévu ce qui résulterait de l’entrée des Forces libanaises d’Hobeïka dans Sabra et Chatila. Ou de n’avoir pas eu suffisamment la présence d’esprit, lorsque les premières rumeurs sur le massacre commencèrent à circuler, d’ordonner à Tsahal, d’intervenir, à Sabra et Chatila ; et d’en faire sortir les Forces libanaises. Tout ceci reste assez surréaliste.

J’ai visité Sabra et Chatila, lorsque je me trouvais à Beyrouth, en 1983. Sabra et Chatila n’étaient pas des camps de réfugiés palestiniens. Sabra et Chatila était un quartier de Beyrouth. Plus exactement, Sabra et Chatila était une ville dans la ville ; un Etat dans l’Etat. Dans les sous-sols ou plutôt, les galeries souterraines de Sabra et Chatila, l’OLP avait caché, une quantité inouïe, d’armes lourdes et légères. Un aspect de Sabra et Chatila qui n’a jamais intéressé mes confrères.

Je n’oublierai jamais ce que j’ai vu au Liban en 1983. J’ai parcouru le pays dans presque tous les sens. Au vu du nombre invraisemblable de milices armées de toutes sortes et malgré la tentative de Bachir Gemayel d’unifier les éléments armés chrétiens sous le commandement des Forces libanaises, je ne vois pas comment, l’armée israélienne, aurait pu, dans ce chaos généralisé, maîtriser toutes les situations, y compris celle de Sabra et Chatila.

Et même quant à supposer, qu’Israël, avec ou sans ses Sayeret Matkal, serait impliqué dans quelque chose, ici ou là, la seule opération qui me paraîtrait imaginable, serait la saisie, des principaux terroristes cachés. Aujourd’hui, les Sayeret Matkal sont intégrés dans la YAMAM, une unité spéciale anti-terroriste sans laquelle des milliers de civils israéliens seraient morts suite à des actes terroristes palestiniens et islamiques. De nos jours, toutes les démocraties occidentales ont leur YAMAM, ce que personne, hormis la gôche alqaïdique et hezbollïaque, ne conteste.

Il y a eu, au Liban, des massacres, avant et après Sabra et Chatila. En assassinant le président libanais Bachir Gemayel, le camp arabo-musulman a plongé le Liban dans un tunnel sanglant dont il n’est toujours pas sorti. C’est cela, le seul vrai grand massacre.


http://arche-infos.blogspot.com/2008/01/les-fausses-accusations-du-monde.html

jeudi 24 janvier 2008

IRAK : 935 mensonges démocrates


935 mensonges démocrates
en période électorale

Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


Deux organisations soi-disant indépendantes, ont « passé au crible », nous disent les médias, les déclarations publiques du président Bush et de ses proches collaborateurs, entre 2001 et 2003. Les deux organisations dénoncent 935 « mensonges », selon eux énoncés « volontairement » pour, paraît-il, « justifier » l'intervention américaine en l'Irak depuis 2003. Leur pseudo-étude est intitulée « Faux prétextes ». Et comme par hasard, leur pseudo-étude, est surmédiatisée, en pleine campagne électorale américaine.

Certains des auteurs de cette pseudo-étude sont membres du Center for public integrity et souvent issus de la presse de gauche, New York Times, Washington Post et de diverses institutions de tendance démocrate et progressiste.

D’autres auteurs de cette pseudo-étude sont membres du Fund for independence in journalism et eux aussi, souvent issus de la presse de gauche, New York Times, Washington Post et de diverses institutions de tendance démocrate et progressiste.


Si vraiment les auteurs de cette propagande électorale veulent pondre des études sérieuses, et bien qu’ils consultent :

les travaux de David Gaubatz, ancien agent fédéral de l'OSI, police de l'armée de l'air américaine, spécialiste en contre-terrorisme et contre-espionnage, qui a mené plusieurs missions d'infiltration en Irak et a également travaillé pour le compte de l'ISG, la commission chargée par le Congrès de trouver les Armes de Destruction Massives du régime de Saddam Hussein ;

les travaux de Ryan Mauro, analyste de renseignement au Tactical Defense Concepts, avec accréditation auprès du Département de la Sûreté du Territoire, du Département de la Défense américain et de l'ONU, analyste auprès du Northern Intelligence Network, une société d'analyse des risques liés au terrorisme ;

les travaux de Laurie Mylroie, docteur en sciences politiques de l'Université de Harvard, avec spécialisation sur le Moyen Orient, aujourd'hui, adjunct fellow à l'American Enterprise Institute de Washington DC ;

et les travaux de John Loftus, ancien membre des services secrets de l'armée américaine, procureur spécialiste des affaires d'espionnage national et international.

IRAN : UN SEUL RAID OU DES MILLIONS DE MORTS ?


IRAN : UN SEUL RAID OU
DES MILLIONS DE MORTS ?

Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


Dans la revue Commentary, édition à paraître en février, Norman Podhoretz, journaliste, écrivain et philosophe, revient, sur l’option militaire, face à la bombe atomique iranienne : « Quand j’avais prédit il y a environ un an que Monsieur Bush bombarderait les sites nucléaires iraniens, une fois qu’il aurait épuisé toutes les futiles tentatives de la diplomatie, les obstacles qui se dressaient devant lui n’étaient pas insurmontables. Aujourd’hui, à cause, en grande partie, d’un nouveau rapport du NIE (communauté des services secrets américains), ces obstacles sont devenus énormes ».

Norman Podhoretz poursuit : « …je m’en tiens à ma ‘prédiction’ concernant Bush, avec une confiance ‘faible à moyenne’. Monsieur Bush a raison de comparer 2008 à 1938. En 1938, comme l’a dit plus tard Winston Churchill, on aurait pu arrêter Hitler à bas prix et on aurait pu sauver de la mort des dizaines de millions de vies, si seulement l’Angleterre et la France ne s’étaient pas fait des illusions à propos de la réalité de leur situation. Mutatis mutandis, en 2008, c’est pareil, alors que l’Iran peut être arrêté dans sa course à la bombe nucléaire ».

Et Norman Podhoretz conclut : « Des vies humaines peuvent encore être sauvées, à condition que nous ayons le courage de voir la réalité en face et d’agir en conséquence. Sinon, les forces en marche vont inéluctablement et aveuglément laisser l’Iran obtenir sa bombe et ses forces finiront par avoir raison de la détermination clairvoyante de Georges W. Bush ; de la même façon que les forces d’apaisement ont eu raison de W. Churchill en 1938. Et dans cette alternative, nous devrions tous prier afin que le prochain président ait assez de temps pour assumer la responsabilité que Georges W. Bush a été forcé d’abandonner et afin que ce successeur ait le courage et la vision de l’assumer. Dans le cas contraire – que Dieu nous vienne en aide à nous tous ! – la scène aura été montée pour le déploiement d’une guerre nucléaire, de laquelle on n’échappera pas, alors qu’aujourd'hui on peut l’éviter ». Traduction : Albert Soued. Adaptations : Miguel Garroté. Texte original : Norman Podhoretz, editor-at-large, Commentary, February issue, « Stopping Iran : why the case for military action still stands ».

Il y a dix jours, le Journal du Dimanche, confirmait, que le « Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a déclaré que l’Etat hébreu n’écartait ‘aucune alternative’ pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Il s’agit de la déclaration la plus explicite du dirigeant israélien de son intention d’user éventuellement de la force militaire si la République islamique venait à se doter de la bombe. ‘Il est hors de question qu’Israël se résigne à avoir un Iran nucléarisé’, a déclaré le Premier ministre israélien devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, ajoutant que toutes les options étaient ‘légitimes’ », concluait le Journal du Dimanche.

Le même jour, selon une dépêche Reuters, « le président américain George Bush a déclaré depuis Abou Dhabi que l’Iran menaçait la sécurité partout dans le monde en soutenant les extrémistes et il a exhorté les pays du Golfe à affronter ce danger avant qu’il ne soit trop tard. Le chef de la Maison blanche a aussi accusé Téhéran d’être le premier soutien du terrorisme et de chercher à saper la paix en appuyant le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien ou les activistes chiites en Irak ». Or depuis, les pays du Golfe ont résolument tourné le dos à l’exhortation de Bush.

Je note que Norman Podhoretz, tout en écrivant qu’il avait prédit que Bush bombarderait les sites nucléaires iraniens et qu’il s’en tient à sa prédiction avec une confiance faible à moyenne, tout en écrivant cela, Norman Podhoretz écrit, un peu plus loin, dans le même texte, que nous devrions tous prier afin que le prochain président ait assez de temps pour assumer la responsabilité que Georges W. Bush a été forcé d’abandonner. J’en déduis que pour Podhoretz, une frappe américaine contre l’Iran, si elle devait se réaliser, n’aurait pas lieu avant 2009.

Je note, aussi, que le Premier ministre israélien Ehud Olmert a déclaré, devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset (Parlement israélien), qu’il est hors de question, qu’Israël se résigne, à avoir un Iran nucléarisé. Enfin, je note que le Président américain Georges W. Bush a exhorté les pays du Golfe à affronter le danger (notamment nucléaire) iranien avant qu’il ne soit trop tard. Or depuis, les pays du Golfe ont résolument tourné le dos à l’exhortation de Bush.

Si je relie entre elles, les déclarations de Norman Podhoretz, de Ehud Olmert et de Georges W. Bush, déclarations qui ne sont tout de même pas fortuites et décousues ; et si j’en tire une conclusion de bon sens, cela donne, à peu près, ceci : « Bush a été forcé d’abandonner », dixit Podhoretz. « Il faut affronter le danger iranien avant qu'il ne soit trop tard », dixit Bush. « Il est hors de question qu’Israël se résigne à avoir un Iran nucléarisé », dixit Olmert. Fort bien. En clair, cela signifie donc, que Bush a été forcé d’abandonner ; qu’il faut affronter le danger iranien avant qu’il ne soit trop tard ; et qu’il est hors de question qu’Israël se résigne à avoir un Iran nucléarisé. Je n’invente rien. Je tire une conclusion de bon sens.

Mais alors, si je décrypte encore un peu plus, tout cela signifie qu’il faut affronter l’Iran, avant qu’il ne soit trop tard, car il est hors de question, que l’Iran soit nucléarisé. Or, Bush a été forcé d’abandonner cet affrontement. Et les pays du Golfe ont tourné le dos à l’option de cet affrontement. Par conséquent, Bush et les pays du Golfe, volontairement ou involontairement, poussent Israël, à affronter le nucléaire iranien, avant qu’il ne soit trop tard. C’est à dire en 2008. Nous ne ferons donc pas de reportages, cette année, dans les régions désertiques de Busher et de Natanz. Dommage. C’est beau, le désert persan. Par temps calme.

mercredi 23 janvier 2008

IRAN : CE QUE NOUS SAVIONS DEJA


IRAN : CE QUE NOUS SAVIONS DÉJÀ

Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


Le site iranien Tabnak, affilié à Mohsen Rezai, secrétaire du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime et ancien commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique, écrit que dans l’éventualité d’un conflit avec Israël, l’Iran se servirait de son alliance stratégique avec la Syrie pour lancer des missiles vers Israël à partir du territoire syrien. Le site iranien Tabnak sous-entend aussi qu’en plus de l’assistance de la Syrie, toute attaque israélienne provoquerait des réactions du Hamas, du Djihad islamique et du Hezbollah. (
http://www.tabnak.eu/ )

Tout cela, nous le savions déjà. Mais il est bon que tout cela nous soit confirmé par le site iranien Tabnak. Depuis Annapolis et la tournée moyen-orientale de Bush, le Hamas, le Djihad islamique, les milices claniques palestiniennes de Cisjordanie, le Hezbollah, la Syrie, l’Iran etc. sont devenu des problèmes que tout le monde laisse entre les mains d’Israël. Le site iranien Tabnak en est visiblement très conscient. La question est donc : Israël doit-il, oui ou non, frapper. Si oui, alors, le plus censé serait de frapper le serpent à la tête. A cet égard, le Massachusetts Institute of Technologie a démontré que techniquement, Israël serait en mesure de frapper les deux principales centrales nucléaires iraniennes.

Dans ce cas de figure, Israël devrait simultanément boucler, pour un temps limité, la bande de Gaza et la Cisjordanie ; user de sa protection civile pour mettre à l’abri sa population ; recourir à des hélicoptères, pour neutraliser, les rampes de lancement de mortiers, de roquettes et de missiles, du Hamas et du Hezbollah notamment. L’utilisation d’avions rendrait la chose plus compliquée. Une intervention terrestre simultanée à Gaza, en Cisjordanie et au Liban serait trop hasardeuse. A noter que si les menaces iraniennes sont inquiétantes, il n’en demeure pas moins qu’Israël bénéficie d’une supériorité technologique dans un rayon de 1'500 km.

MOYEN ORIENT : LES NON-DITS


MOYEN ORIENT : LES NON-DITS

Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


Je suis frappé, une fois de plus, par la façon très sélective, dont nos médias européens, relatent, la situation au Moyen Orient en général ; et la situation dans la bande de Gaza en particulier. Pourtant, la seule journée d’hier, mardi 22 janvier, fut riche en événements.

En effet, mardi 22 janvier, le Commissaire européen pour la Justice, la Paix et la Sécurité, Frano Frattini, a déclaré, que les mesures prises par Israël, à l’égard de la bande de Gaza, ne peuvent pas être assimilées, à des « crimes de guerre ». Frano Frattini a critiqué, le lancement incessant de roquettes Qassam, depuis la bande de Gaza, sur la population civile israélienne.

« Pendant trop longtemps, l’Europe a blâmé Israël pour le manque de paix avec les palestiniens (…) Nous vous avons demandé de prendre des risques ; et souvent, nous ne vous avons pas fourni les assurances, que vous ne seriez pas seuls, si les choses tournaient mal (…) Aujourd’hui, l’Europe comprend mieux la complexité du Moyen Orient », a déclaré Frano Frattini, s’adressant aux Israéliens.

De son côté, l’ancien ambassadeur américain auprès de l’ONU, John Bolton, a vertement critiqué, ce même mardi 22 janvier, la nouvelle politique iranienne des USA. John Bolton a entre autre déclaré : « La question se pose maintenant pour Israël de savoir s’il va utiliser la force militaire pour stopper l’Iran ».

Encore ce mardi 22 janvier, le chef terroriste du Hamas, terré en Syrie, Khaled Meshal, a relancé sa propagande en déclarant : « Qu’Israël cesse ses ‘agressions’ et ‘l’occupation’ de ‘la terre de Palestine’ ! Et la ‘résistance’, y compris les roquettes, cesseront ». Le même jour, quinze roquettes ont été lancées sur le Néguev, en Israël, depuis la bande de Gaza ; et des snipers palestiniens ont ouvert le feu près de la localité israélienne de Ein Hashlosha.

Pendant ce temps, le directeur palestinien, de la centrale électrique de la ville de Gaza, Monsieur Derar Abu Sissi, reconnaissait, que grâce aux 700'000 litres de fuel, fournis par Israël, depuis Nahal Oz, une turbine était à nouveau opérationnelle ; et l’électricité rétablie dans divers secteurs de Gaza. C’est intéressant. Les dirigeants de la bande de Gaza veulent détruire Israël et exterminer sa population. Et néanmoins, Israël fournit l’électricité à Gaza. Imagine-t-on la situation inverse ? Des palestiniens, fournir de l’électricité, à des Israéliens, qui pilonneraient, tous les jours, aveuglément, les civils palestiniens, à coup de roquettes, avec, en plus, la volonté d’exterminer tout ce qui est palestinien ?

Toujours ce mardi 22 janvier, le Général israélien Moshe Ya'alon, a établi, un constat accablant, sur les relations israélo-palestiniennes, passées et présentes.

Le Général Moshe Ya'alon a notamment déclaré : « Les dirigeants palestiniens ont conduit à des destructions dans chaque pays où ils sont parvenus à s’imposer (Jordanie, Liban, Israël). Les dirigeants palestiniens n’ont respecté ni engagements ni accords. Les dirigeants palestiniens n’ont manifesté aucun intérêt pour la croissance économique. L’aide financière n’a pas été utilisée pour construire une économie. Les dirigeants palestiniens ont mis hors service leurs propres zones industrielles. La corruption a fait fuir les investisseurs ».

« Rien ne fonctionnera si les palestiniens voient qu’il y a une possibilité de vaincre Israël (…) encore plus de concessions de la part d’Israël, cela donne encore plus d’espoir aux palestiniens qu’Israël peut être vaincu. Cela n’aide pas le processus de paix. Israël a besoin de changer sa stratégie », a conclu le Général Moshe Ya'alon.

Concluons, justement. Le mardi 22 janvier, le Commissaire européen pour la Justice, la Paix et la Sécurité, Frano Frattini, l’ancien ambassadeur américain auprès de l’ONU, John Bolton, le chef terroriste du Hamas, terré en Syrie, Khaled Meshal, le directeur palestinien, de la centrale électrique de la ville de Gaza, Monsieur Derar Abu Sissi et le Général israélien Moshe Ya'alon ont effectués, tous les cinq, le même jour, d’importantes déclarations. Résultat ? Pas un mot dans les téléjournaux du mardi 22 janvier le soir. Pas une ligne dans les quotidiens le mercredi 23 janvier le matin.

En revanche, les télévisions et la presse, nous brisent les nerfs, je pèse mes mots, tous les jours, du matin au soir, avec les mêmes informations, très sélectives et très orientées, sur ce qui, selon elles, se passe, dans la bande de Gaza. Pourquoi ? Parce que la presse écrite et audiovisuelle européenne hait Israël. Et que du fait de cette haine, la presse écrite et audiovisuelle européenne est tout naturellement antisémite. Car personne ne peut dire : « Je hais Israël, mais je ne suis pas antisémite ».

Et dire que les « palestinoïaques à n’importe quel prix », y compris sur Internet, viennent encore nous emmerder, avec leur thèse, du soi-disant « lobby juif » dans les médias… Et merci à Frano Frattini. Il nous change des eurocrates ordinaires.

Nota Bene : concernant les informations condensées ci-dessus, on trouvera des informations plus détaillées, en anglais, notamment sur
http://www.imra.org.il/
Dernière minute : ce n’est pas la population civile de la bande de Gaza mais le Hamas qui a fait péter le mur qui sépare la bande de Gaza de l’Egypte. Cela fait des mois que le Hamas tranche le mur métallique à l’aide de coupe torches oxyacétyléniques. Bien équipés, les tarés du Hamas. Voir le Times :

mardi 22 janvier 2008

FARC NARCOMEDIATIQUES


FARC NARCOMEDIATIQUES

Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


Je note, avec intérêt, que nos médias, ont beaucoup de compassion et d’indulgence, pour le Hamas, le Fatah, les FARC et le président vénézuélien socialiste Hugo Chavez. Je note, avec le même intérêt, que nos médias, n’ont aucune compassion et aucune indulgence, pour Israël, Georges W. Bush et le président colombien catholique Alvaro Uribe. J’en conclus que la culture narco-socialiste a plus de succès médiatique que la culture libre judéo-chrétienne. Et j’en déduis que depuis quarante ans, 1968 – 2008, la classe médiatique installée privilégie les cultures de mort au détriment des cultures de vie.

Le fait que le choix des cultures de mort affaiblisse les sociétés libres de culture judéo-chrétienne, au profit de dictateurs russes, chinois et musulmans, ce fait, ne semble pas troubler, le moins du monde, cette même classe médiatique installée. Les cent millions de morts causés par le communisme n’empêchent pas la classe médiatique installée de dormir. La menace existentielle qui pèse actuellement sur le peuple d’Israël n’empêche pas non plus la classe médiatique installée de dormir. Enfin, la captivité, dans des conditions atroces, de milliers d’otages, aux mains des FARC, cela n’empêche pas non plus la classe médiatique installée de dormir.

De toute évidence, la bulle virtuelle dans laquelle s’enferme la classe politique installée, cette bulle virtuelle, exerce, un rôle anesthésiant et destructeur, sur les consciences de nos medium journalistiques. A part Internet et la rue, il semble ne plus y avoir d’espaces, où la société libre de culture judéo-chrétienne, puisse démocratiquement s’exprimer. C’est là le symptôme le plus visible de la pathologie dont est atteinte la classe médiatique installée. Cette pathologie se décompose en mensonge et aveuglement. L’antidote, c’est, je l’écris encore une fois, Internet et la rue.

A cet égard, j’apprends, sur Internet justement, que le lundi 4 février 2008, à partir de 13 heures, est organisé, à Paris, sur le parvis de l'Hôtel de Ville, comme dans le monde entier, un grand rassemblement international contre les FARC. Ci-après, un petit rappel des principaux événements farcophages et chaveziaques.

Deux femmes, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, sur plusieurs milliers d’otages, sont libérées, le jeudi 10 janvier, par « la guérilla » des FARC, autrement dit, par le groupe terroriste et narcotrafiquant appelé FARC (Foutoir Armé Réactionnaire et Cocaïnophile). L’événement fait l’objet d’un tintamarre tonitruant dans tous les journaux télévisés. Mais les FARC kidnappent six personnes, le dimanche 13 janvier, soit trois jours seulement après la libération des deux femmes. Six moins deux, cela fait quatre.

En clair, le nombre d’otages des FARC augmente au fur et à mesure que des otages sont libérés. Les six nouveaux otages ont été kidnappés à Nuqui, une petite ville du département du Choco, dans le centre ouest de la Colombie. Concrètement, deux enseignants, une biologiste, un étudiant et deux commerçants ont été kidnappés par les FARC le dimanche 13 janvier. Mais voici que les FARC se déclarent disposées à libérer, en plus de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez déjà libérées, 43 otages, y compris la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, en échange de 500 guérilleros emprisonnés. Cela nous fait donc environ 11 terroristes récupérés par les FARC pour chaque otage qu’ils libèrent.

Le dimanche 20 janvier, le président vénézuélien Hugo Chávez taxe le président colombien Alvaro Uribe de pion des États-Unis, de lâche et de menteur. Chavez excommunie le gouvernement indigne de Colombie. C’est lors de son interminable discours télévisé hebdomadaire que Chavez déclare, à propos d’Uribe : «Triste pion de l’empire, c’est ce que l’histoire retiendra de toi. Triste pion de l’empire. Tu ne mérites pas d’être le président de la Colombie. Lâche ! Menteur !».

Grâce à nos médias, nous savons presque tout sur Chavez. Et Uribe ? Son père, Alberto, un fermier, est tué en 1983 par les FARC. Le fils et actuel président, Alvaro Uribe, échappe à une quinzaine d’attentats des FARC. Après ses études, Alvaro Uribe devient avocat, maire, sénateur puis gouverneur de la région d’Antoquia. En 2002, il est massivement élu à la présidence. Uribe obtient le soutien de Bush qui finance le Plan Colombie de lutte contre le narcoterrorisme. Uribe réussit à faire baisser les violences. Cinq cent otages ont été libérés depuis 2002. La gauche européenne fulmine. La gauche européenne balance des allégations selon lesquelles Uribe serait derrière des escadrons de la mort qui seraient pire que les FARC. Bref, la gauche européenne farcophile délire.

Le lundi 21 janvier, on apprend, grâce à Mike Pechar du Miami Herald que Chavez, lors d’un discours de quatre heures devant l’Assemblée nationale vénézuélienne, discours disponible en vidéo, a déclaré, qu’il mâche des feuilles de coca tous les matins et que le président socialiste bolivien Evo Morales lui fournit de la pâte de coca. Par ailleurs, Chavez, à une autre occasion, a déclaré qu’il faut « désataniser » la cocaïne. Aníbal Romero, un scientifique de l’Université de Caracas constate que Chavez a complètement perdu le sens des limites et qu’il est totalement hors contrôle.

Le fait est qu’en ce moment même, le président colombien Alvaro Uribe négocie l’appui européen sur le dossier des otages. Uribe est arrivé dimanche 20 janvier en France pour une tournée qui se poursuit en Espagne, en Suisse et à Bruxelles. Dans ce contexte, n’oublions pas : lundi 4 février 2008, à partir de 13 heures, à Paris, sur le parvis de l'Hôtel de Ville, comme dans le monde entier, un grand rassemblement international contre les FARC.

lundi 21 janvier 2008

PROPOS ANTISEMITES

MISE AU POINT

Sous le pseudo de « vincent »
un certain Mouhamed Khatib
qui utilise les deux e-mails ci-dessous :

mouhamed.khatib@maktoub.com

vivian_sb@hotmail.com

a tenu sur
http://www.leblogdrzz.over-blog.com
des propos antisémites
qui violent les « conditions générales » de l’Internet
et qui violent les lois anti-racistes en vigueur.

Monsieur Mouhamed Khatib, dont l’IP est identifiable,
est désormais passible de poursuites pénales.
Peuvent se porter partie civile
les organisations qui le souhaitent.

HEZBOLLAH, LEGION IRANIENNE


HEZBOLLAH, LEGION IRANIENNE

Entretien de David Benhamou
http://hatikva.blog.20minutes.fr/
avec Miguel Garroté
http://www.monde-info.blogspot.com


David Benhamou – En quoi le Hezbollah représente-t-il une menace pour l’État d’Israël ?


Miguel Garroté – Au plan strictement militaire, le Hezbollah représente une menace pour la moitié nord de l’Etat d’Israël, peut-être même plus que le nord. Le Hezbollah représente une menace, parce qu’après le conflit de l’été 2006, il s’est réarmé, malgré la présence de la Finul dans le sud du Liban. Le Hezbollah n’est pas la seule menace qui plane sur Israël. Le Hamas, depuis la bande de Gaza, et une vingtaine de milices claniques palestiniennes, depuis la Judée-Samarie (dite « Cisjordanie »), menacent également Israël. Mais la menace la plus forte, en matériel et en organisation, au jour d’aujourd’hui, c’est le Hezbollah.


David Benhamou – Pensez-vous que le Hezbollah soit encore le bras séculier du régime syrien ?


Miguel Garroté – C’est, peut-être, l’impression que l’on a, parfois, en lisant certains articles de presse. Le Hezbollah travaille avec le régime syrien, c’est vrai. Mais le Hezbollah n’est pas le bras séculier du régime syrien. Le Hezbollah est le bras séculier, la légion étrangère et mercenaire, des ayatollahs, intégristes et génocidaires, qui gouvernent l’Iran depuis 1979. La Syrie alaouite a choisi de faire alliance avec l’Iran chiite. Tandis que le Hezbollah chiite, lui, est dirigé, idéologiquement, militairement et financièrement, par l’Iran. C’est cette réalité-là que nos médias s’évertuent d’occulter.


David Benhamou – Si la paix globale avec Israël est signée par le monde arabe, le Hezbollah reconnaîtra-t-il Israël ?


Miguel Garroté – Même en admettant, qu’un jour, le monde arabe signe une paix globale avec Israël, hypothèse hautement improbable en l’état actuel des choses, le Hezbollah ne reconnaîtra pas Israël. Le Hezbollah ne reconnaîtra pas Israël parce que les ayatollahs iraniens ne reconnaîtront pas Israël. Notez qu’au stade actuel, même le soi-disant modéré Mahmoud Abbas, chef de l’autorité palestinienne, ne reconnaît pas l’Etat d’Israël.


David Benhamou – A votre avis le Hezbollah est-il en train de déposer les armes et de se transformer en pur parti politique ?


Miguel Garroté – C’est une farce monstrueuse, véhiculée, par certains de mes confrères. Le Hezbollah n’est pas en train de déposer les armes. Le Hezbollah est en train de renforcer son pouvoir militaire, financier et idéologique. Walid Pharès, de la Foundation for Defense of Democraties et Claude Moniquet, de l’European Strategic Intelligence and Security Center ont démontré cela. L’Iran verse un milliard de dollars par an au Hezbollah. Pascale Khoury, de Nowlebanon, m’a avoué, par mail, le 16 janvier, qu’il n’y a plus du tout de liberté de presse au Liban, à cause du Hezbollah. Pas seulement au Sud-Liban. Dans tout le Liban. J’ai repris ce sujet sur mon blog le 17 janvier.


David Benhamou – Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et l’un des responsables du Hezbollah, Hassan Nasrallah viennent d’affirmer, une fois encore, avec force : « Israël doit être rayé de la carte ». Face à de telles monstruosités, comment faire pour ne pas rester inactif et pour répondre à la menace avec fermeté ?


Miguel Garroté – Les propos monstrueux sont loin de s’arrêter. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad dit et redit qu’il faut rayer Israël de la carte, qu’il faut effacer Israël de la page du temps, qu’il faut reloger les Israéliens en Alaska ou ailleurs. Il y a deux jours, samedi 19 janvier, Hassan Nasrallah, du Hezbollah, a déclaré, en public, lors de la fête chiite de l’Ashoura, dans la banlieue sud de Beyrouth, que le Hezbollah possède des restes de soldats israéliens tués lors du conflit de l'été 2006, « des têtes, des membres et (…) un cadavre presque complet » a-t-il précisé. Je rappelle que l’Ashoura est l’occasion pour certains chiites de se frapper la tête jusqu’au sang à coups de sabre. Vous me demandez comment faire pour ne pas rester inactif et pour répondre à la menace avec fermeté. A cet égard, nos autorités et nos médias me laissent perplexe. Comment se fait-il que des manifestants, en Europe, puissent arborer le drapeau du Hezbollah ? Nous avons les photos. Nous n’avons donc pas rêvé. L’Union européenne considère que le Hezbollah est une organisation terroriste. Mais alors, que font ses drapeaux chez nous dans la rue ? L’Union européenne et ses Etats-membres ont choisi de rester inactifs et de ne pas répondre à la menace avec fermeté. On fait comme si Israël n’avait qu’à se débrouiller tout seul.


David Benhamou – à votre avis, quelle doit être la stratégie à suivre par Israël pour le désarmement du Hezbollah ?


Miguel Garroté – Au vu des événements que j’ai cités dans mes réponses précédentes, force est de constater, que le désarmement du Hezbollah, semble être, du seul ressort d’Israël. Quelle doit être, à cet égard, la stratégie à suivre par Israël ? J’ai beau consulter les sites Internet de centres d’études stratégiques compétents, je n’y lis quasiment que des scénarios impliquant les USA. Or, Bush a, semble-t-il, décidé, de ne plus intervenir, d’ici la fin de son mandat. J’en conclus que le Hamas, les milices claniques palestiniennes de Cisjordanie, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran sont des problèmes que tout le monde laisse entre les mains d’Israël. Par conséquent, Israël, devrait, agir avec bon sens. Concrètement, Israël, devrait, fixer des objectifs. Fixer, un ordre de priorité, dans la réalisation, de ces objectifs. Et enfin, évaluer, les moyens disponibles, pour réaliser, chacun de ces objectifs, dans l’ordre de priorité fixé. La question est : Israël doit-il, oui ou non, frapper. Si oui, alors, en ce qui me concerne, le plus censé me paraît être de frapper le serpent à la tête. A cet égard, le Massachusetts Institute of Technologie a démontré qu’Israël serait en mesure de frapper les principales centrales nucléaires iraniennes. Dans ce cas de figure, Israël devrait simultanément boucler, pour un temps limité, la bande de Gaza et la Cisjordanie. Israël devrait simultanément user de sa protection civile pour mettre à l’abri la population. Enfin, Israël devrait recourir à des hélicoptères, pour neutraliser, les rampes de lancement de mortiers, de roquettes et de missiles, du Hamas et du Hezbollah. L’utilisation d’avions rendrait la chose plus compliquée. Une intervention terrestre simultanée à Gaza, en Cisjordanie et au Liban me paraît trop hasardeuse. Sur ces questions, je serais curieux, de lire les analyses, de ces prochaines semaines, publiées, par exemple, par le Hudson Institute, l’American Entreprise Institute, la Foundation for Defense of Democraties, l’European Strategic Intelligence and Security Center et les Middle Eastern Affairs du Center for Security Policy, etc. Dans ce cadre, je serais curieux, de lire les points de vue, par exemple, de Claude Moniquet, Walid Pharès, Albert Soued, Menahem Macina, Michel Gurfinkiel, Laurent Murawiec, Caroline Glick, Michael Rubin, etc. De toute façon, vos lecteurs peuvent suivre tout cela, durant l’année 2008, sur
http://www.rebelles.info, sur http://www.leblogdrzz.over-blog.com sur http://www.monde-info.blogspot.com et sur votre propre blog bien entendu, http://hatikva.blog.20minutes.fr/ .

BUSH ET SARKOZY ONT-ILS TRAHI ?


BUSH ET SARKOZY ONT-ILS TRAHI ?

Miguel Garroté

http://www.monde-info.blogspot.com


Le 15, puis le 16 janvier, j’ai peut-être eu confirmation – hélas ! – de ce que je commençais à redouter depuis un peu plus de deux mois.
De quoi s’agit-il ?

Il s’agit du fait que Georges W. Bush et Nicolas Sarkozy ont, semble-t-il, renoncé à défendre la société libre de culture judéo-chrétienne.
Il s’agit du fait qu’ils semblent trahir la société libre judéo-chrétienne qui les a élus, qui les a portés au pouvoir, qui les a hissés à la fonction présidentielle.

Du moins des événements, très récents, nous permettent-ils, de redouter, qu’il y ait renoncement ; et peut-être même trahison.
Le mardi 15 janvier, j’ai eu confirmation, de ce que je redoutais, en lisant un article sur Georges W. Bush, écrit par Guy Millière pour Metula News Agency (info # 011501/8
http://www.menapress.com/). Le lendemain, mercredi 16 janvier, j’ai encore eu confirmation, de ce que je redoutais, en lisant un article sur Nicolas Sarkozy écrit par Menahem Macina pour le site de l’Union des Patrons Juifs de France (http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-13655-119-4-sarkozy-donne-au-monde-arabe-impression-qu-choisi-son-camp-nest-pas-celui-israel.html).

Guy Millière et Menahem Macina ont écrit, noir sur blanc, ce qui me trotte dans la tête depuis un peu plus de deux mois. A vrai dire, depuis un peu plus de deux mois, je tentais d’épargner G. W. Bush et Nicolas Sarkozy afin de ne pas monter, tout de suite, dans le train des contestataires.

J’ai incriminé au maximum l’entourage de Bush et de Sarkozy. J’ai mis la Conférence d’Annapolis sur le dos de Condoleezza Rice. J’ai relativisé la visite de Kadhafi et l’intrusion de Carla Bruni dans la vie publique et privée de Sarkozy. Mais, au fond de mon cœur, j’éprouvais, depuis l’automne 2007, une amertume, une déception, tant vis-à-vis de Bush que vis-à-vis de Sarkozy.

C’est, du reste, Albert Soued (
http://www.nuitdorient.com/) qui, le premier, m’a alerté par e-mail. Car j’avais pondu un texte franc et massif sur les FARC, mais sans impliquer Sarkozy, pourtant co-responsable, de cette mascarade. Depuis, les FARC ont enlevé six touristes, sans doute pour compenser la libération des deux otages. Comme il fallait s’y attendre, la majorité des médias n’ont rien dit sur l’enlèvement des six touristes, survenu juste après la libération des deux otages. Je note qu’à ce rythme, les FARC enlèvent trois fois plus de personnes qu’ils n’en libèrent, ce qui donne une autre dimension à l’euphorie complaisante des médias, lors des libérations – surmédiatisées – d’otages. Mais revenons à Bush et à Sarkozy.
Concernant Bush, Guy Millière écrit :
« Force m’est de constater que la "doctrine Bush" est en train de subir des distorsions qui pourraient la rendre méconnaissable, et que l’auteur de ces distorsions est George Walker Bush lui-même […] Bush semble désormais persuadé que la paix sera possible au Proche-Orient pour peu qu’Israël fasse les concessions requises, et il adopte sur ce sujet un discours qui se rapproche très dangereusement de celui qui prévaut dans le monde arabe […] L’objectif principal de Bush semble être de s’assurer l’alliance et le soutien des régimes arabes de la région face à l’Iran, et tout faire pour qu’un statu quo se mette en place, qui permette de conforter la stabilisation en Irak. Pour parvenir à cet objectif, le sacrifice des intérêts d’Israël lui semble être un prix peu élevé à payer […] Bush, faut-il le rappeler, était censé être le meilleur ami qu’Israël ait eu à la Maison Blanche. C’était avant le retour des "réalistes", et avant que Condi Rice ne montre son vrai visage ».

Concernant Sarkozy, Menahem Macina écrit notamment :
« Non, Monsieur le Président, ce n'est pas "grâce à la civilisation musulmane" que l'Occident "a recueilli l’héritage grec" - à savoir, les trésors de la philosophie et de la science antiques -, mais grâce aux lettrés chrétiens syriaques, qui, entre les IVe et VIIIe siècles, ont traduit dans leur dialecte araméen la majeure partie de ces écrits, qu’ils ont ensuite rendus accessibles aux chrétiens de langue araméenne captifs en Perse, d'abord, puis, à partir du VIIIe s., aux lettrés musulmans, en les traduisant du syriaque en arabe. Ce qui n’a pas empêché les musulmans de les persécuter, de les exiler, voire de les mettre à mort, et, dans les siècles postérieurs, de faire en sorte qu’on oublie le rôle de ce chaînon capital de la transmission de la culture antique jusqu’à l’Occident […] Rien, en effet, n’obligeait Nicolas Sarkozy à prononcer cette phrase, à allure de slogan pour manifestation pro-palestinienne : "Justice pour le peuple palestinien, c’est la condition de la paix et de la sécurité d’Israël". Rien, en effet, n’obligeait Nicolas Sarkozy à prononcer cette phrase, à allure de slogan pour manifestation pro-palestinienne : "Justice pour le peuple palestinien, c’est la condition de la paix et de la sécurité d’Israël". Traduction : si les Israéliens n’obtiennent ni la paix, ni la sécurité, c’est parce qu’ils ne font pas justice au peuple palestinien. Par contre, pas un mot sur le terrorisme palestinien, ni sur l’enseignement de la haine anti-israélienne qui sourd de tous les discours en arabe des dirigeants palestiniens, peuple les programmes de télévision de l’Autorité Palestinienne, et est omniprésente et explicite dans les manuels scolaires palestiniens […] L’homme d’Etat avisé qu’est Nicolas Sarkozy, ne peut pas ignorer que son hourrah final : "Vive l’amitié franco-saoudienne ! Vive l’amitié franco-arabe !", sera perçu comme un ralliement inconditionnel aux thèses des ennemis d’Israël. En effet, pour le monde arabe […] vous ne pouvez être l’ami des Arabes et celui d’Israël. Et l’Arabie Saoudite a prouvé que telle était bien la clause secrète, sous-jacente aux contrats juteux et aux accords stratégiques avec le monde arabe, en réitérant un comportement dont elle est coutumière, et auquel aucun commis-voyageur présidentiel n’a jamais osé résister. Un journaliste français qui devait accompagner le Président dans son voyage officiel à Ryad, s’est vu refuser un visa, et ce malgré l’intervention du CRIF auprès de Nicolas Sarkozy. Il est vrai que, quoique citoyen français, ce journaliste indésirable a le tort d’être Juif, de collaborer au « magazine L’Arche, mensuel de haute qualité du judaïsme français, et de participer, de façon accessoire, à des émissions de la télévision israélienne ».

Conclusion : Juifs et Chrétiens, nous voici donc, une fois encore, confrontés à la même et dure réalité : Israël et la société libre de culture judéo-chrétienne sont sacrifiés sur l’autel des intérêts pétrochimiques arabes et de la palestinophilie aiguë de nos dirigeants autruchons. Dans ce contexte, refait surface la chimère de l’Euro - Méditerranée, cette fraternité virtuelle, censée rassembler l’Europe, l’Asie mineure, le Proche et le Moyen-Orient, ainsi que le Maghreb. De ce fait, le bassin méditerranéen acquiert soudain une énorme superficie avec, au plan démographique, une écrasante majorité musulmane. En terre, dite d’islam, les régimes, tantôt laïcs totalitaires, tantôt théocratiques totalitaires rigolent, sachant qu’ils ont de beaux jours devant eux, grâce, ou plutôt à cause de leur pétrole et à cause de notre lâcheté. En janvier 2009, il se peut qu’un président américain, républicain et néoconservateur, entre en fonction. Enfin, peut-être. Mais d’ici-là et - qui sait ? - au-delà de janvier 2009, nous allons vivre dans le flou. Oui, le flou. Mais un flou violent.

vendredi 18 janvier 2008

CHAVEZ EST ANTISEMITE


CHAVEZ EST ANTISÉMITE

Miguel Garroté

http://www.monde-info.blogspot.com

« La situation actuelle au Vénézuéla est que, pour la première fois dans l’histoire moderne, nous avons de l’antisémitisme sponsorisé par le gouvernement d’un pays occidental ». Voilà les propos tenus, le mardi 8 janvier, par le journaliste vénézuélien Sammy Eppel, chroniqueur dans divers médias vénézuéliens et étrangers (1). Mais cette première dans l’histoire moderne, nos médias, en revanche, n’en parlent pas.

Le président vénézuélien Hugo Chavez calomnie et persécute des Catholiques. Le président vénézuélien Hugo Chavez calomnie et persécute des Juifs. Ces dernières années, notamment en 2006, la gauche européenne, s’est usée les nerfs, à essayer de nous faire croire, que le grimaçant cynocéphale de Caracas, n’était pas antisémite. Seulement voilà : depuis, Chavez entretien des rapports affectueux avec Mahmoud Ahmadinejad, le nabot révisionniste et génocidaire de Téhéran. Et maintenant, c’est le journaliste vénézuélien Sammy Eppel qui confirme ce que nous savions déjà : Chavez est un néomarxiste et un anti-judéochrétien systématique, viscéral et primaire.

Sammy Eppel donne deux exemples. Primo, les services secrets vénézuéliens, à deux reprises, ont assailli les centres juifs les plus importants du pays, dans une quête, vague et infructueuse, d’armements. Secundo, des publications du Ministère vénézuélien de la Culture, ont diffusé, des articles intitulés ‘La question juive’ avec, en guise d’illustration, une star juive en surimpression avec une croix gammée. Pas antisémite, Chavez ?

Résultat : les Juifs du Vénézuéla quittent leur pays pour s’établir en Floride. La conférence de Sammy Eppel du mardi 8 janvier a d’ailleurs été sponsorisée par la section en Floride de la Anti-Defamation League, dirigée par Andy Rosenkranz (2). La conférence s’est déroulée au forum de la synagogue vénézuélienne d’Aventura Chabad.

Le journaliste vénézuélien Sammy Eppel a bien entendu fait le lien entre, d’une part, l’antisémitisme chavezien ; et d’autre part, l’alliance du président Hugo Chavez avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Malgré les départs vers la Floride, la communauté juive du Vénézuéla comptait, il n’y a pas si longtemps, encore quelques 30'000 membres.

Profitons de l’occasion pour signaler que quelques jours après la libération de deux de leurs otages, les FARC ont enlevé six touristes (3). Pour deux personnes libérées, les FARC en saisissent six autres. Six moins deux, cela fait quatre. A ce rythme, les libérations orchestrées par Hugo Chavez vont gonfler de façon exponentielle le nombre d’otages. Pour les FARC, c’est un trafic juteux de plus. Car les détenus libérés rapportent de l’argent.

Pas étonnant que Chavez soit antisémite et anti-catholique. C’est un bon moyen de détourner les esprits. D’un côté il harcèle des Juifs et des Catholiques vénézuéliens. De l’autre il fait du politico-business avec les terroristes narcotrafiquants des FARC. Et il fait du politico-business avec le très atomique Mahmoud Ahmadinejad qui lui a fourgué la plus prestigieuse médaille ayatollesque en chocolat vert (4).

(1)
http://www.eppel.net/
(2) http://themoderatevoice.com/places/americas-n-s/latin-america/venezuela/17046/government-sponsored-antisemitism-grows-under-chavez/
(3) http://www.ledevoir.com/2008/01/15/171774.html
(4) http://www.foxnews.com/story/0,2933,206266,00.html

Sarkozy et le monde arabe

N. Sarkozy donne au monde arabe l'impression qu'il a choisi son camp, qui n’est pas celui d'Israël

Par Menahem Macina, Union des Patrons Juifs de France

Publié avec l’autorisation de l’auteur

Ci-après, mon commentaire - amer - du discours saoudien du Président de la République française *. Depuis, deux internautes que je connais et dont les compétences, la clairvoyance et l’objectivité sont au-dessus de tout soupçon, m’ont adressé leur réaction critique. Avec leur autorisation, je crois utile d’en reproduire la teneur, sous leur nom, à la suite de mon texte. Leurs arguments sont de nature à corriger ce que mes propos, émis à chaud et sous le coup de l'émotion, pouvaient avoir d’excessif. (Menahem Macina).

* Voir : "
Allocution du Président de la République française au Conseil Consultatif de Riyad (Arabie Saoudite)".

Le chanoine honoraire du Latran (1) a un bel avenir devant lui. Son talent oratoire et son art consommé d’être d’accord avec tout le monde, font de lui un émule des papes, dont les discours, taillés sur mesure par les conseillers du Vatican en fonction de l’interlocuteur et de la conjoncture politique, visent plus à flatter qu’à porter témoignage de la vérité.
L’ensemble de ce morceau de bravoure oratoire cache mal l’ignorance profonde de Nicolas Sarkozy en matière d’histoire, en général, et d’histoire du monde arabe, en particulier. Non, Monsieur le Président, ce n'est pas "grâce à la civilisation musulmane" que l'Occident "a recueilli l’héritage grec" - à savoir, les trésors de la philosophie et de la science antiques -, mais grâce aux lettrés chrétiens syriaques, qui, entre les IVe et VIIIe siècles, ont traduit dans leur dialecte araméen la majeure partie de ces écrits, qu’ils ont ensuite rendus accessibles aux chrétiens de langue araméenne captifs en Perse, d'abord, puis, à partir du VIIIe s., aux lettrés musulmans, en les traduisant du syriaque en arabe. Ce qui n’a pas empêché les musulmans de les persécuter, de les exiler, voire de les mettre à mort, et, dans les siècles postérieurs, de faire en sorte qu’on oublie le rôle de ce chaînon capital de la transmission de la culture antique jusqu’à l’Occident. Aujourd’hui, la simple évocation de ce fait historique indéniable et amplement documenté suffit à déclencher une tempête de dénégations arabes agressives.
Mais l’aspect de inquiétant du discours présidentiel, pour les juifs soucieux du sort d’Israël, est ailleurs. Rien, en effet, n’obligeait Nicolas Sarkozy à prononcer cette phrase, à allure de slogan pour manifestation pro-palestinienne :
« Justice pour le peuple palestinien, c’est la condition de la paix et de la sécurité d’Israël ».
Traduction : si les Israéliens n’obtiennent ni la paix, ni la sécurité, c’est parce qu’ils ne font pas justice au peuple palestinien. Par contre, pas un mot sur le terrorisme palestinien, ni sur l’enseignement de la haine anti-israélienne qui sourd de tous les discours en arabe des dirigeants palestiniens, peuple les programmes de télévision de l’Autorité Palestinienne, et est omniprésente et explicite dans les manuels scolaires palestiniens.
Si quelque juif se faisait encore des illusions concernant le soutien éventuel de la France à la cause de l’Etat juif, bafouée depuis des décennies, il est temps qu’il se réveille. Le président français a clairement signifié où allaient ses préférences : entre "l’union méditerranéenne" et la défense de l’existence d’Israël, le choix de sa realpolitik est clair, même si non explicitement exprimé.
Et pourtant, le chrétien qu’il est (ou ce qu’il en reste) devrait se souvenir de l’aphorisme évangélique : "Nul ne peut servir deux maîtres: ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent." (Mt 6, 24 ; Lc 16, 13). Mais que pèse Dieu, face aux intérêts politiques ? Et que pèse l’Etat d’Israël face à une balance française des paiements, en chute libre ?
L’homme d’Etat avisé qu’est Nicolas Sarkozy, ne peut pas ignorer que son hourrah final :
« Vive l’amitié franco-saoudienne ! Vive l’amitié franco-arabe ! »,
sera perçu comme un ralliement inconditionnel aux thèses des ennemis d’Israël (2). En effet, pour le monde arabe, l’aphorisme évangélique cité ci-dessus se lit ainsi :
Vous ne pouvez être l’ami des Arabes et celui d’Israël.
Et l’Arabie Saoudite a prouvé que telle était bien la clause secrète, sous-jacente aux contrats juteux et aux accords stratégiques avec le monde arabe, en réitérant un comportement dont elle est coutumière, et auquel aucun commis-voyageur présidentiel n’a jamais osé résister. Comme le relate Gabriel Lévy (3), un journaliste français « qui devait accompagner le président français dans son voyage officiel à Ryad », s’est vu refuser un visa, et ce malgré l’intervention du CRIF auprès de Nicolas Sarkozy (4). Il est vrai que, quoique Français, ce journaliste indésirable, quoique citoyen français, a le tort d’être Juif, de collaborer au « magazine L’Arche, mensuel de haute qualité du judaïsme français, et de participer, de façon accessoire, à des émissions de la télévision israélienne ».

Annonce urgente : Occasion à saisir
"A vendre, pour cause de départ précipité,
Etat croisé situé en territoire arabe,
ayant très peu servi (soixante ans)."
Menahem Macina


Notes
(1) Dans la première version de cet article, j'avais écrit : « son hourrah... le range définitivement dans le camp des ennemis d’Israël ». La réaction d'un de mes critiques, citée ci-après, m'a amené à modifier mon expression pour lever le malentendu. Mon contradicteur écrit, en effet : « De là à classer "définitivement" Sarkozy dans le camp "des ennemis d'Israël", je ne peux vous emboîter le pas ». Je pensais m'être fait clairement comprendre - Ce n'est pas mon sentiment que j'exprimais ainsi, mais celui des auditeurs arabes du discours de N. Sarkozy, d'où ma version corrigée : « son hourrah... sera perçu comme un ralliement inconditionnel aux thèses des ennemis d’Israël ».
(2) Voir mon bref billet humoristique, "
Sarkozy et le Vert Galant: deux pittoresques chanoines". Et, plus sérieusement, l’article de l’agence de presse catholique Zenit, "Pour le président Sarkozy, racines chrétiennes de la France et «laïcité positive» sont compatibles". Voir aussi l'interpellation mordante de Francis Percy Blake: "Lettre ouverte au Chanoine honoraire du Latran".
(3) Voir, G. Lévy, "
Les propos incantatoires du Président Sarkozy".
(4) Voir : Alain Azria, "
Pas de visa pour un journaliste français".
© Upjf.org

Mis en ligne le 16 janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org




Première réaction :

« Je vous remercie d'avoir publié l'allocution de Sarkozy à Riyad, dans ma version, mais je voudrais exprimer mon désaccord avec votre commentaire "amer".
Non que les erreurs que vous relevez ne soient pas pertinentes. L'ignorance du rôle des Chrétiens syriaques se retrouve dans l'énumération "chacun, qu’il soit juif, catholique, protestant, musulman, athée, franc-maçon ou rationaliste" où les chrétiens orientaux sont absents. Et polariser le conflit israélo-palestinien sur la Justice pour le peuple palestinien est abusivement réducteur.
Mais enfin ! Il s'exprimait en Arabie, où le précédait une réputation de pro-américain et de pro-israélien. Il arrive à parler de Juifs, d'Israël, de judaïsme et de Jérusalem. Il suggère même que « la diversité ce n’est pas "bien en France", et "mal ailleurs" », autrement dit : et s'il y avait des Chrétiens et des Juifs en Arabie et dans le monde arabe ? Tout cela me fait trouver le verre au moins "à moitié plein".
En ce qui me concerne, je considère les concepts de "laïcité positive" et d'"Union de la Méditerranée" comme des "divines surprises", auxquelles il s'agit maintenant de donner un contenu. Je crois que le processus en cours, coordonné avec Bush, consiste à faire supporter par le maximum possible de capitaux arabes le coût du développement de l'Iran, de la remise en marche de l'Irak, de la reconstruction de Gaza et de la réinstallation des réfugiés palestiniens au Liban, en Jordanie et en Palestine. Les prochaines étapes pourraient être de discuter le statut des "implantations" israéliennes en Palestine et d'inviter les Juifs du Maroc, d'Égypte, du Liban à reconstituer leurs communautés... Cela vaut bien quelques salamalecs, non ?
Je suis sans doute optimiste, voire utopiste, mais je crois qu'il faut donner sa chance à Sarkozy, quitte, évidemment, à lui faire remarquer les erreurs qu'il commet. Personne n'est parfait.
Avec ma fidèle et amicale sympathie
Michel Louis Lévy
[Voir, sur le Blog de l’auteur son intéressant article, qui s’inscrit dans le droit fil du présent débat : " De la « laïcité positive »"
http://michel.louis.levy.free.fr/blog/index.php?2007/12/21/500-de-la-laicite-positive



Deuxième réaction :

Sans vouloir entraîner de vaines polémiques avec vous concernant l'explication de texte que vous faîtes du discours de Sarkozy à Ryad, je dois dire qu'une conclusion hâtive et, à mon sens, péremptoire m'a sautée aux yeux :
« L’homme d’Etat avisé qu’est Nicolas Sarkozy, ne peut pas ignorer que son hourrah final : « Vive l’amitié franco-saoudienne ! Vive l’amitié franco-arabe ! », le range définitivement dans le camp des ennemis d’Israël. »
Je souscris à la plupart de vos remarques attentives concernant :
- le fait civilisationnel de la transmission de l'héritage de l'antiquité grecque par les chrétiens syriaques, puis l'extorsion de cet héritage par les Arabo-musulmans ;
- l'absence totale d'équilibre entre "Justice à l'égard du peuple palestinien", et réalités du dévoiement de cette cause incantatoire par le terrorisme et l'enseignement de la haine (voire la mystification de la naissance historique –égyptienne - de cette cause, mais n'en demandons pas trop) ; etc.
Mais je dirais que, dans la continuité de ses prédécesseurs, Sarkozy n'a pas eu le courage de rompre avec l'islamiquement correct et a continué de caresser la bête pétro-saoudienne dans le sens du voile pour les raisons économiques et énergétiques que nous connaissons. Sortir de ce rôle traditionnel de commis de l'Etat l'aurait amené à plus de hardiesse et à suggérer à Abdallah, à l'instar de G.W. Bush, de "tendre la main à Israël", d’"entreprendre plus de réformes au sein de sa société" (enseignement, droit des femmes, démocratisation des processus électoraux, refus du terrorisme, etc.), et de prendre conscience des deux plus grands ennemis du Proche-Orient et de la paix : les islamismes, qu'ils soient irano-shi'ite, ou wahhabite, dans leur tradition extrémiste qui déborde aujourd'hui sur tous les continents. Si l'on oublie cette quasi-simultanéité, intéressante à questionner, entre les deux voyages, on ne perçoit pas d'abord que, répétant ce qui est dit, supra, par celui qui le devance immédiatement, à tous les coups, la présence française se réduisait à un rôle de "perroquet" - image ô combien désastreuse, tant en politique intérieure qu'en politique étrangère. Donc, la France sarkozyenne marche dans les pas de... mais tient à marquer sa "différence", alliance n'étant pas alignement.
Ceci étant dit, dans la perspective réaffirmée du regain d'harmoniques entre la France et les Etats-Unis, on sent comme une redistribution des rôles à l'endroit des deux "politiques arabes". Et celle de la France n'est encore rien, comparé à celle des Etats-Unis. Il suffit de se reporter aux écrits de Laurent Murawiec, par exemple, pour saisir le poids du lobbying saoudien à Washington, les raisons de son exemption de toute mise en cause trop directe dans la préparation idéologique [des attentats] du 11 septembre 2001, etc., et le choix du contournement du problème par l'intervention en Irak, qui consiste aussi, à terme, à affaiblir ou concurrencer l'Arabie Saoudite en tant que leader mondial de l'OPEP (l'Irak étant le deuxième producteur mondial de pétrole, aujourd'hui pratiquement "under control"). Je dirais que Sarkozy,qui représente la France, n'a ni les moyens diplomatiques ni les moyens militaires (les uns n'allant pas sans les autres) pour peser sur le destin de la région, et sur le sens des discours et des actes décisifs de ses principaux protagonistes. Face au "monstre" énergétique saoudien, il se permet à peine quelques injonctions "amicales" et parfaitement homéopathiques, dans le sens que veulent bien entendre ses hôtes, tandis qu’il n'hésite pas, à installer à Abu Dhabi, une base militaire "d'observation" dans le Golfe (profitant de la couverture américaine dans le Golfe persique, sans quoi la France ne s'y risquerait pas), et à vanter les mérites du nucléaire civil, clamant que "le monde musulman n'a pas besoin d'une bombe", par allusion aux ambitions atomiques des Mollahs, ou aux réalisations problématiques pakistanaises.
Le qualificatif qui me semble convenir le mieux à l'une comme à l'autre de ces deux politiques "arabes", en particulier celle de la France, qui a connu des inflexions très dangereuses sous Chirac - comme repreneur presque caricatural des accents gaulliens d'après 67 -, est celui d’une politique du grand écart real-énergétique (susceptible de participer de l'isolement d'Israël dans la région). Il suffit de choyer, de temps à autre, ses bons amis israéliens, en commerçant directement avec ceux qui les boycottent ou contribuent au financement du terrorisme antisioniste et, ce faisant, réalimentent indéfiniment le conflit.
De là à classer "définitivement" Sarkozy dans le camp "des ennemis d'Israël", je ne peux vous emboîter le pas. La France continue de développer ses échanges économiques avec Israël, alors que le rapprochement ou rééquilibrage politico-diplomatique est enclenché, avec des redites ou des hoquets comme autant d'actes et de rendez-vous manqués. Votre déception, qui peut être la nôtre, est qu'il "joue sur les deux tableaux" sans marquer d'avancées significatives, ne serait-ce qu'au niveau du discours. Nous aurions aimé entendre un Sarkozy qui va jusqu'au bout de ses promesses électorales et en termine avec la langue de bois en matière diplomatique, autant eu égard à la Chine, à l'ex-Urss - devenue Poutinie orientale, où s'est installé un néo-pouvoir dictatorial et loubyankiste -, qu’au monde arabe, à commencer par son représentant n° 1, l'Arabie Saoudite.
Un "véritable ami" d'Israël aurait osé dénoncer le rejectionnisme qui sévit depuis 1948 et Khartoum, le terrorisme, l'enseignement de la haine. Non seulement nous restons sur notre faim, mais nous avons de bonnes raisons de croire qu'en définitive, rien de particulier ne changera, dans cet immobile "business as usual". L'homéopathie est impuissante dans ce grand corps malade du Moyen-Orient, à l'image de l'impuissance diplomatique relative de la France à peser sur son destin. Va-t-on, pour autant, passer de l'enchantement de campagne au désenchantement total d'exercice du pouvoir et désigner "Sarko" comme l'ennemi d'Israël et des Juifs ? Ce serait là faire passer l'émotion du moment avant l'analyse, à commencer par cet accent mystique de référence aux évangiles qui ferait, ipso facto, que "celui qui n'est pas avec moi est contre moi". Si le penseur-prophète, ou Rabbi, qui a prononcé cette phrase avait été un grand politique, sûr qu'il n'aurait pas fini, comme ce fut le cas, par "maintenir la paix sociale" de l'époque ou Pax Romana ! Est-ce même, une "analyse politique" des rapports de pouvoir, de force, d'influence et de prestige entre les protagonistes de l'évènement ? Non, c'est un "acte de perte de foi" : hier annoncé comme le "Messie" - que les rapports franco-israéliens attendaient depuis 41 ans pour une franche rupture -, "l'ami Nicolas", souvent assimilé par ses ennemis les plus féroces à l'action occulte du "lobby" (voir épisodes : touscontresarkozy.org, "pichenette" antisémite du Ministre algérien des Anciens Combattants juste avant le voyage à Alger, sans Enrico Macias, comme aujourd'hui sans Gideon Kouts, voire Carla Bruni, etc.), voilà qu'aujourd'hui il devient emphatique-emphigourique à l'endroit des "lenteurs de l'histoire", dont on sait ce qu'elles sont dans cette région du monde. Voire, si on vous entend bien, il rejoindrait la cohorte des Amaleq occidentaux qui avancent masqués au nom d'intérêts bien compris. Ajoutons "définitivement", à savoir : inutile même d'y revenir, le pouvoir corrompt les discours les mieux intentionnés, qui ne sont que des attrape-gogos, il ne représentera plus aucune espèce d'avancée, etc. Eh non : il ne va pas assez loin, il reste d'une timidité politique et d'une prudence consensuelle qui n'est pas à la hauteur du "Grand Homme" que nous attendions.
Par son discours, la France tente une sorte de jeu d'équilibre, forcément instable, en se réaffirmant comme le plus sûr garant du "protectorat" diplomatique à l'égard du dit "peuple palestinien", ou des chrétiens orientaux qui firent l'objet du premier protectorat français en Syrie et au Liban. Une "rupture" trop cassante avec l'esprit de ses prédécesseurs, notamment le dernier en lice, au contraire, classerait très rapidement ce pays dans le "camp des américano-sionistes" et lui ferait perdre tout prestige et crédibilité aux yeux de la supposée "rue arabe" qui reçoit ses ordres des chancelleries du Moyen-Orient. Cette realpolitik ne peut plaire au militant et ne peut que le décevoir, car il n'épouse pas aussi ouvertement qu'on le souhaiterait la cause sacrée que celui-ci défend. Disons que pour faire la politique d'Israël, il existe une "classe politique et diplomatique" israélienne - certes, actuellement sur des chardons ardents -, et qu'on peut se demander si nous avons le droit d'attendre de Sarkozy une sorte d'alignement discursif ou/et en actes, comme représentant subsidiaire de ces intérêts, c'est-à-dire ceux de Jérusalem.
Le rôle de la Hasbara est de rester critique, comme vous le faites au début de votre compte-rendu, de tenter de faire en sorte de maintenir un dialogue avec les organes de presse et lieux de pouvoir, pour qu'une situation, hier catastrophique, s'améliore durablement et se pérennise. De là à prononcer des conclusions définitives et irrémédiables - que d’aucuns pourrait assimiler à une forme "d'anathème" -, à partir d'accents gaulliens réitérant "l'amitié franco-saoudienne", presque comme le Général tenta de le faire avec son "Vive le Québec libre", c'est, il m'a semblé, aller un peu vite en besogne. On s'attend alors, prenant acte de cette absence de soutien à Israël en territoire éminemment hostile, à un relevé systématique subséquent des fautes que n'a déjà pas manqué de commettre N. Sarkozy (on pense aux couacs de la réception de Kadhafi, à l'évaluation des contrats dans le monde arabe, des risques associés au nucléaire civil, aux ventes d'armes et de "Rafale", etc.), et de celles qu'il commettra immanquablement ensuite, sur un ton qui serait celui de la prophétie prédictive : "je vous l'avais bien dit!", auquel tous les déçus du "sarkozysme" se rallieront comme à au panache blanc [d’Henri IV].
L'avantage de cette option tactique peut être, effectivement de produire du rassemblement critique sur une base de sous-entendus communautaires bien compris. L'inconvénient serait que le message n'apporterait guère l'objectivité nécessaire à la compréhension des événements et de l'évolution globale des relations internationales.
Cordialement,
Marc Brzustowski.

Mis en ligne le 16 janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-13655-119-4-nicolas-sarkozy-choisi-son-camp-nest-pas-celui-disrael-macina.html