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mardi 4 septembre 2007

La guerre des mots mène à la guerre tout court

La guerre des mots, hélas, mène toujours à la guerre tout court. L’histoire en a témoigné dans le passé. Et l’histoire en témoigne à nouveau aujourd’hui. La guerre des mots d’aujourd’hui, à quelle sorte de guerre mène-t-elle déjà maintenant ? Et à quelle sorte de guerre mènera-t-elle demain ? De fait, le monde est déjà en guerre, mais le monde ne le reconnaît pas. C’est un classique de l’histoire qui, malheureusement, se reproduit au fil des générations. La Première guerre mondiale devait durer peu de temps. Elle dura de 1914 à 1918. D’innombrables jeunes soldats, enfouis dans des tranchées infestées par les rats, sont morts de faim et de froid. Sans compter les civils. Ils sont morts parce que quelques Allemands et quelques Français, de souche chrétienne, commencèrent, dans les salons et les hémicycles, une stupide guerre des mots.

La Seconde guerre mondiale dura de 1939 à 1945. Elle entraîna la Shoah, fait unique dans l’histoire. Et, de plus, cette guerre fit, à l’échelle mondiale, plusieurs dizaines de millions de morts. Cette guerre, elle aussi, commença par des mots. A la lecture des premiers écrits et discours nationaux-socialistes, dans les années 1920, il aurait dû sembler évident, qu’il fallait, au plus vite, liquider Adolf Hitler. Avec un seul assassinat politique (en réalité un tyrannicide, un acte de légitime défense), celui contre Hitler, l’humanité se serait épargnée la Shoah, dont elle fera, si elle conserve une conscience, le mémorial jusqu’à la fin des temps. Mais l’humanité préféra attendre. Et Hitler s’empara de l’Autriche. L’humanité préféra encore attendre. Et Hitler s’empara de la Tchécoslovaquie. L’humanité aurait aimé attendre encore. Mais Hitler s’empara de la Pologne. Et pour finir, de jeunes Américains en uniforme, virent se faire massacrer, sur les plages de Normandie. Parce que c’était le prix à payer pour libérer l’Europe de l’ère hitlérienne et rétablir une société libre et judéo-chrétienne. L’Europe et notamment la France, ne semblent pas s’en souvenir. Les Américains, eux, ont retenu la leçon : « Nous envoyons nos gosses se faire tuer pour délivrer l’Europe ; et l’Europe, en guise de remerciement, devient viscéralement anti-américaine ».

La Troisième guerre mondiale, dite guerre froide, causa, dans le monde, entre 1945 et 1992, plus de cent millions de morts. Pourtant, le livre « Que faire ? » de Lénine démontrait, noir sur blanc, d’une part, que le communisme n’est qu’une technique de prise du pouvoir ; et d’autre part, que la haine (soi-disant de classe) et la dictature (soi-disant du prolétariat) était le seul moyen de garder le pouvoir acquis par la force et dans le sang. Une seule balle dans la tête de Lénine ou plus de cent millions de morts ? L’humanité a dit non à une seule balle et elle a dit oui à cent millions de morts.

La Quatrième guerre mondiale a commencé, très discrètement, dans les années 1990, en Asie centrale, au Proche et au Moyen Orient. Cependant, ceux qui reconnaissent cela, en fixent le début au 11 septembre 2001. Les autres, esquivent cette guerre en affirmant qu’elle n’existe pas et que, de toute façon, ce sont les Américains eux-mêmes qui ont commis les attentats du 11 septembre 2001. Le fait que Saddam Hussein, Ali le chimique et consorts ont exterminé 2 à 4 millions de chiites et de kurdes irakiens, entre autre avec des armes de destruction massive, cela ne doit pas être dit. Le fait que malgré des erreurs, les Américains sont parvenus à sécuriser 90% du territoire irakien, cela non plus, ne doit pas être dit. Le fait que le régime iranien a programmé la destruction nucléaire d’Israël d’ici 2009 (dixit Ahmanidejad en personne), cela, surtout cela, doit être occulté autant que faire se peut. Car si l’on disait tout cela, si l’on mentionnait cette guerre des mots et cette guerre tout court, on reconnaîtrait, implicitement, que la Quatrième guerre mondiale bat son plein. On reconnaîtrait, implicitement, que le professeur Guy Millières, le professeur David Ruzié, l’écrivain Bat Yeor, la journaliste Caroline Glick, le blog
http://leblogdrzz.over-blog.com/ et tant d’autres ont raison. Or, on préfère dire qu’ils ont tort et qu’ils sont dangereux. L’histoire se répète. Les millions de morts, eux aussi, se répèteront-ils ?

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