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vendredi 21 janvier 2011

Notre Résistance au Jihad mondial - Par Michel Garroté

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Introduction – A entendre le Premier ministre islamiste turc Erdogan, on croirait presque que c’est l’Union Européenne qui doit adhérer à la Turquie et non l’inverse. A observer la Tunisie, on a le sentiment que la courte parenthèse démocratique pourrait bientôt se refermer, pour céder la place à une théocratie intégriste ou un califat islamique. A regarder le Liban, on peut se demander si ce pays ne court pas vers la partition pure et simple. Reprenons tout ceci en détail, puis concluons.
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Turquie – Le Premier ministre islamiste turc Erdogan, dans Newsweek, récidive, avec ses menaces et son arrogance, en radotant comme ceci (extraits) : « Nos amis européens doivent se rendre compte que les relations Turquie - Union Européenne vont vite arriver à un tournant. Cela fait plus d'un demi-siècle que la Turquie a commencé à frapper à la porte de l'Europe. Dans le passé, la vocation de la Turquie à intégrer l'Union Européenne était purement économique. La Turquie d'aujourd'hui est différente. Nous ne sommes plus un pays qui va attendre à la porte de l'Union Européenne comme un suppliant docile ».
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Autrement dit, le Premier ministre islamiste turc Erdogan exige que son pays adhère à l’Union Européenne. Le Premier ministre islamiste turc Erdogan précise que l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne n’est pas purement économique. Le Premier ministre islamiste turc Erdogan signale que les relations Turquie - Union Européenne vont vite arriver à un tournant. Le Premier ministre islamiste turc Erdogan ajoute que la Turquie – désormais islamiste – n’est plus docile. En 2010, le Premier ministre islamiste turc Erdogan a affirmé que les turcs musulmans qui résident au sein de l’Union Européenne ne doivent pas s’assimiler car ils sont et ils restent musulmans.
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En 2010, le Premier ministre islamiste turc Erdogan a renforcé son alliance géostratégique avec la théocratie intégriste iranienne et les deux milices terroristes contrôlées par l’Iran, à savoir le Hezbollah et le Hamas. C’est donc – évidemment – dans ce nouveau contexte géostratégique, que le Premier ministre islamiste turc Erdogan vient de proclamer, dans Newsweek, que les relations Turquie - Union Européenne vont vite arriver à un tournant ; que l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne n’est pas purement économique ; et que la Turquie d'aujourd'hui est différente, qu’elle n’est plus docile.
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Tunisie – Le professeur Guy Millière, Maître Ftouh Souhail, avocat tunisien et moi-même avons tenté, ces derniers jours, de fournir des analyses – sur la situation en Tunisie – analyses un peu moins infantiles que celles véhiculées par nombre de médias. De son côté, le journaliste Yves Daoudal a récemment signalé que (extraits adaptés) la Tunisie était, comme la plupart des pays arabo-musulmans, dirigée par un clan qui s’en mettait plein les poches. La spécificité de celui de Ben Ali est qu’il avait modernisé son pays de façon spectaculaire et qu’il avait vigoureusement contenu l’islamisme.
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Mais malgré la politique laïque de Ben Ali, la montée de l’islamisme était visible ces derniers temps en Tunisie. La vérité est que (le parti islamique tunisien) El-Nahda fut directement impliqué dans un certain nombre de violences graves. Rachid Ghannouchi (du parti El-Nahda) fut condamné à mort sous Bourguiba puis gracié par Ben Ali. En 1989 il partit en exil avec un passeport soudanais. L’année suivante il participait au congrès islamique de Téhéran et disait : ‘Les premières lueurs de l'islam apparaissent, ainsi que les promesses d'un islam victorieux, avec un Etat islamique international. L'adversité est de nature à éveiller notre Nation, et à l'inciter au Jihad, à l'union et au combat’.
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Rachid Ghannouchi n’a jamais varié sur ces positions. En 2001, dans son livre ‘Au nom d’Oussama Ben Laden’, l’analyste Roland Jacquard comptait Rachid Ghannouchi parmi les six principaux inspirateurs de la mouvance islamiste la plus radicale dans le monde. El-Nahda est désormais légalisé comme tous les partis qui avaient été interdits et Rachid Ghannouchi va revenir de son exil londonien. Quel pays – simple hypothèse - de l’Egypte ou de la Tunisie (ou de la Jordanie), aura, le premier, un gouvernement islamiste ? Sans oublier que l’on a appris, à la faveur de ces événements, qu’il y a au moins 600’000 Tunisiens vivant en France.
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Liban – Divers analystes, notamment Chawki Freïha, Khaled Asmar et Maroun Charbel, ne manquent pas de noter que le récent sommet tripartite sur le Liban – qui a réunis, en Syrie, les Turcs, les Qataris et les Syriens – ne tourne pas à l’avantage du pays du cèdre. Le dictateur syrien Bachar al Assad (allié de l’Iran) a refusé la participation du chef d’Etat libanais. De son côté, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal – dans un entretien à la chaîne de télévision Al-Arabiyah – a affirmé que c’est d’abord le roi saoudien Abdallah en personne qui a mené les négociations avec le dictateur syrien Bachar al-Assad pour maintenir la paix et la stabilité au Liban.
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Mais le roi saoudien Abdallah et le dictateur syrien Bachar al Assad sont arrivés à une impasse. Et l’Arabie saoudite s’est retirée des négociations préliminaires. Sur la chaîne de télévision Al-Arabiyah, le prince Saoud Al-Fayçal a déclaré que la situation au Liban est dangereuse parlant même de partition du pays du cèdre. Les Saoudiens constatent que les Syriens ne font aucune concession. Seuls les ‘souverainistes’ libanais (les Libanais indépendants hostiles à la main-mise de l’Iran, du Hezbollah et de la Syrie sur le Liban) ont fait des concessions. En fait, la Syrie veut un mandat, international ou arabe, pour « rétablir l’ordre et la stabilité au Liban ». Cela, même la Turquie islamiste et le Qatar le refusent.
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Conclusion – Le fait que le Premier ministre islamiste turc Erdogan récidive, dans la menace et l’arrogance, ce fait ne devrait pas nous intimider ; mais, bien au contraire, ce fait devrait nous pousser à le considérer pour ce qu’il est devenu : un allié, encombrant et nocif, au sein de l’OTAN, dont son pays devrait être expulsé. La Turquie, alliée de la théocratie intégriste iranienne, de la dictature syrienne, du Hezbollah et du Hamas n’a plus sa place au sein de l’Union Européenne, pas plus qu’au sein de l’OTAN. Du reste, dans les sondages, la majorité des Européens ne veulent pas de la Turquie au sein de l’UE.
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Le péril islamique qui plane sur la Tunisie, en revanche, devrait nous inquiéter. L’Occident ne peut pas se permettre, de voir se produire en Tunisie, ce qui s’est produit en Iran, en 1979. Car la contagion serait pratiquement irréversible au Maroc, en Algérie, en Egypte et en Jordanie. L’ex-dictateur tunisien Ben Ali s’est planqué en Arabie saoudite avec sa clique et avec des tonnes de lingots d’or. Bon débarras, au moins en ce qui concerne l’ex-dictateur (pour les lingots, on avisera ; de toute façon, les avoirs du clan Ben Ali à l’étranger sont estimés à plus de 500 millions US$). Mais laisser revenir l’islamiste Rachid Ghannouchi en Tunisie est totalement irresponsable.
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Le Liban est-il au bord de la partition ? En dépit des apparences, c’est peut-être une bonne nouvelle. Car il est devenu clair et évident que l’actuel Liban n’est qu’un califat iranien : le Hezbollistan. Pourquoi ne pas donner un « réduit » aux Chrétiens libanais, de Jounieh et de Metn jusqu’à Faraya, autrement dit de la mer à la montagne ? Peu importe que le futur Etat chrétien libanais ne dépasse pas les 3'000 km2. L’essentiel, c’est que face à l’islamisation de la région, il y ait au moins un Etat, où les Chrétiens d’Orient, puissent vivre, dans la paix et la prospérité ; et commercer avec la République grecque de Chypre, Malte, la Grèce et Israël.
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Durant la Guerre froide, l’Occident a contenu, autant que possible, le bloc soviétique, qui a fini par se casser la figure. Dans sa Résistance au Jihad mondial, l’Occident doit contenir, autant que possible, l’islamisme conquérant. Inutile de nous faire le coup de l’ingérence et de l’hégémonisme. L’Occident doit éviter - par tous les moyens - que de nouveaux Khomeyni, chiites et sunnites, ne viennent polluer l’Afrique du Nord, le Proche et le Moyen Orient.
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Michel Garroté
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Sources :
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