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mardi 17 mars 2009

Fermeture temporaire du blog

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Le blog Monde Info est fermé du mardi 17 mars au lundi 20 avril 2009 pour cause de vacances bien méritées après deux ans de travail sans interruption.
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lundi 16 mars 2009

L'antisémitisme "honorable"

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Michel Garroté – Lundi 16 mars 2009
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http://monde-info.blogspot.com
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Jean Amery (alias Hans Mayer) a publié cet article le 25 juillet 1969 dans le journal Die Zeit. Cet article est maintenant publié sur Primo et il surprend tant par son actualité que par le style de ce grand écrivain que fut l'auteur de "Par delà le crime et le châtiment". Jean Amery, un des plus grands écrivains autrichiens, plus connu sous son vrai nom, Hans Mayer, est né à Vienne le 31 octobre 1912. Il fut opposant au régime nazi et rescapé d'Auschwitz.
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Le phénomène classique de l’antisémitisme revêt un manteau neuf. L’ancien reste en place, une forme de coexistence dirons-nous. Ce qui a été reste et restera : le Juif au nez crochu et aux jambes torses qui devant n’importe quoi – que dis-je ? – qui devant tout prend ses jambes à son cou. Et c’est ainsi que le montrent les affiches et les tracts de la propagande arabe, matériel auquel doivent bien contribuer des hommes bruns autrefois de langue maternelle allemande, dissimulés aujourd’hui sous des noms arabes. Quant aux nouvelles représentations du Juif, c’est juste après la guerre des six jours qu’elles ont fait leur apparition sur la scène où elles s’installent peu à peu : c’est l’image de l’oppresseur israélien qui, du pas triomphant des légions romaines, s’empare de la terre de palestiniens pacifiques. L’anti-Israël, l’anti-sionisme, dans la plus pure continuité avec l’antisémitisme d’antan : aucune contradiction entre l’oppresseur-légionnaire au pas fier et le poltron aux jambes torses. Comme ces images se ressemblent ! Ce qui est nouveau, c’est la colonisation de la gauche par l’antisémitisme sous le masque de l’anti-Israël. Autrefois c’était le socialisme des imbéciles. Aujourd’hui, il s’agit d’en faire une partie intégrante du socialisme, si bien que tout socialiste se fait imbécile de son plein gré. Le processus se donne déjà à lire dans l’ouvrage de Givet paru il y a déjà plus d’un an chez Pauvert, La Gauche contre Israël. Mais il suffit pour trouver des précédents de lire par exemple l’un des reportages paru dans le journal Konkret sous le titre "Le troisième front" avec cet intertitre : Israël est-il un état policier ? Question bien évidemment purement rhétorique puisque c’est ce qu’il est. Et le napalm sur les maisons de paisibles paysans arabes, et les pogromes d’arabes dans les rues de Jérusalem. Et on s’y connaît ! C’est comme au Vietnam ou comme ce fut le cas en Algérie. Le trouillard aux jambes torses se présente maintenant comme un Goliath qui répand la terreur. Après les partis communistes plus ou moins orthodoxes de l’Occident et après les pays du camp socialiste, pour qui, sur fond de l’antisémitisme traditionnel des peuples slaves, l’anti-Israël entre dans la stratégie et la tactique d’une certaine constellation politique, ce discours est devenu le discours de toute la gauche. Les étoiles ne mentent pas ; les Gomulka savent sur quoi ils peuvent tabler : C'est de bonne guerre! Et là-dessus, pas un mot à retirer. Le pire, c’est que la gauche intellectuelle, qui se veut libre de tout appartenance au Parti, reprend l’image à son compte. Pendant des années – pour parler de l’Allemagne – on a célébré les constructeurs de digues israéliens et les vaillantes jeunes filles en uniforme. Le sentiment de culpabilité cédait la place à de la fausse monnaie. Ca devait devenir ennuyeux. Une chance que pour une fois le Juif n’ait pas été brûlé mais qu’il apparaisse comme un vainqueur viril, comme lanceur de napalm, etc. Un soupir de soulagement traversa le pays. Tout un chacun pouvait parler comme le Deutsche National- und Soldatenzeitung ; et tout homme ou femme de gauche de se trouver contraint à suivre la routine du jargon de l’engagement. Une chose est sûre : l’anti-Israël comme l’antisionisme portent l’antisémitisme comme la nuée porte l’orage. Il peut parler une langue crue dans laquelle l’état d’Israël est « un état criminel». Il peut aussi mettre des gants et évoquer une "tête de pont de l’Impérialisme" pour s’en prendre, avec l’intonation appropriée, à la solidarité mal comprise qui, à part quelques exceptions louables, lie pratiquement tous les Juifs à cet état minuscule ; et il peut encore s’indigner de ce que, à Paris, le baron Rothschild fasse supporter à la population française l’aide à Israël comme un véritable impôt. L’antisémitisme fait flèche de tout bois. L’infrastructure émotionnelle est là, loin de se limiter à la Pologne ou à la Hongrie. L’antisémite "démystifie" l’état pionnier en toute bonne conscience. Il découvre que la création de cet état a toujours eu l’appui du capitalisme, sous la forme de la ploutocratie juive : mais cela, il ne peut l’exprimer aussi clairement ; ce serait un véritable lapsus idéologique. Pourtant - c'est l'or juif! – personne ne va se tromper quant au bien fondé d’un pays qui est né d’une mauvaise idée, s’est établi là où il ne fallait pas, et qui a mené une ou plusieurs mauvaises guerres dont il est sorti vainqueur. Les malentendus deviennent des vraisemblances. Je sais aussi bien que tout un chacun qu’Israël a objectivement le rôle malheureux de l’occupant. Je ne cherche pas à justifier tout ce qu’ont pu entreprendre les divers gouvernements israéliens. Mes relations à ce pays que Thomas Mann décrivait comme un "pays méditerranéen, pas vraiment accueillant, désert de poussière et de pierres ", sont pratiquement nulles : je n’y suis jamais allé, je ne parle pas sa langue, sa culture m’est dans une très large mesure étrangère, sa religion n’est pas la mienne. Et pourtant, le maintien de cet état m’importe bien plus que celui de n’importe quel autre. Et nous en venons au point où s’arrête toute objectivité par rapport aux faits ou aux analyses et où l’engagement n’est plus affaire de lien librement consenti, mais affaire d’existence, le mot étant à entendre dans toute son épaisseur. Concernant Israël, l’anti-israélisme d’aujourd’hui (comme l’antisémitisme passé de mode mais toujours prêt à s’y insinuer de nouveau) considère que se confirme dans son existence subjective quiconque « y appartient » d’une façon ou d’une autre (“Juifs : personnes qui, aux termes de la loi sur la citoyenneté du Reich du 15 Septembre 1935, passent pour Juifs”), parvenant ainsi (peut-être pour cela même) à une objectivité qui tend à prendre le caractère du droit naturel. Car on aboutit enfin à la pensée la plus simpliste, qui s’avère la plus fondamentale et la plus pertinente, celle qui aboutit à la prise de conscience que ce pays de pionniers (fût-il, selon une théologie pseudo-marxiste perverse, en état de péché de haut développement technologique), serait, de tous les états de cet espace géopolitique, le plus dangereux. Victoire, victoire, et encore victoire : la catastrophe menace, inévitable : Israël sera une simple région dans une fédération palestinienne. Les états arabes, auxquels je souhaite paix et prospérité, devront finir par prendre en compte les succès d’Israël en matière de développement. Leur supériorité numérique fera le reste. Cela suppose en toute circonstance le soutien à l’Etat d’Israël, jusqu’à ce que la paix, le développement économique et technologique des Arabes parviennent à la stabilité générale que leur garantira la reconnaissance d’Israël à l’intérieur de frontière sûres. C’est ici que le sentiment subjectif qui se veut objectivité historique trouve sa pertinence. L’existence d’Israël est indispensable à tout Juif, quelle que soit sa résidence ("Juifs : personnes qui, aux termes de la loi… etc. ”). "Va-t-on me contraindre à renoncer au niveau de vie de Johnson ? J’y suis prêt” s’exclamait à la veille de la guerre des six jours Claude Lanzmann, publiciste français d’extrême gauche, disciple de Sartre. Il savait ce qu’il disait et ce qu’il voulait. Car tout Juif, qu’il en ait ou non conscience. est le “Juif de la catastrophe”, voué à un destin fatal. « Fous le camp, Juif au teint blafard ! » écrivent des militants des Panthères Noires sur les boutiques et les maisons de commerçants juifs de Harlem, oubliant d’un cœur léger l’ancienne alliance qui unissait Juifs et Noirs aux Etats Unis, alliance qu’aujourd’hui encore le plus bourgeois des commerçants juifs n’a pas dénoncée. Qui peut garantir que pour la grande fête de la réconciliation, un gouvernement américain n’en viendra pas à jeter le Juif en pâture au Noir ? Qui peut assurer les juifs français qui ont de l’influence et parfois de l’argent que les héritiers des Drumont, Maurras, Xavier Vallat ne vont pas retrouver une nouvelle virulence ? Qui peut parier que Monsieur Strauss une fois au pouvoir n’aura pas certaines idées, à partir de quoi un certain magnat de la presse pourrait se sentir couvert pour offrir de nouveaux dons honteux à un gouvernement israélien qui serait prêt à se laisser annexer ? Personne ne garantit rien. Ce n’est pas un fantasme paranoïaque ; ce n’est pas la simple appréhension du danger que connaissent tous les humains. Le passé, et le passé le plus récent, brûle encore. Et pourtant, chaque ami de gauche me dira que moi aussi je m’engage dans la grande armée de ceux qui, avec six millions de morts (ou après tout, cinq ou peut-être même quatre millions) contribuent à faire pression sur l’opinion. Le risque est à prendre : il est moindre que celui que les amis de gauche me proposent quand ils plaident pour qu’Israël règle ses comptes tout seul. La raison pratique et politique exige que la solidarité d’une gauche qui ne voudrait pas se renier (sans que ce faisant elle doive ignorer le destin insupportable des réfugiés arabes) s’étende à Israël, et même se concentre sur Israël. Cette nécessité n’a pas le même caractère impératif pour le non juif de gauche que pour le Juif, que celui-ci soit politiquement de gauche, du centre, de droite ou de nulle part. On peut sortir des rangs de la gauche ; mais personne ne laisse sortir quiconque de la condition de juif. Un antisémite comme Lanz-Liebenfels le savait bien. Il est vrai que la gauche a sa loi morale non écrite, impératif absolu : "Là où il y a un plus fort, toujours être du côté du plus faible ". Quelle trivialité insurmontable quand les plus forts - qui oserait dire le contraire ? – ce sont les Arabes : plus forts en nombre, plus forts en pétrole, plus forts en dollars (qu’on aille voir du côté d’Aramco et du Koweit), plus forts, bien évidemment, en potentiel d’avenir. Pourtant la gauche semble ouvertement liée aux courageux partisans palestiniens, apparemment plus pauvres que les hommes de Moshe Dayan. La gauche ne voit pas que malgré Rothschild et une classe moyenne juive américaine aisée, le Juif est à ce compte plus mal loti que les colonisés de Frantz Fanon. Elle le voit aussi peu qu’elle ne voit le phénomène des Juifs engagés dans la lutte anti-impérialiste contre l’Angleterre. Enfin, ce n’est tout de même pas la faute des Israéliens si l’Union Soviétique a oublié les paroles que Gromyko prononça en 1948 devant l’ONU avec un si beau vibrato : " Pour ce qui concerne l’état juif, son existence est un fait, que cela plaise ou non (…) La délégation soviétique ne peut s’empêcher d’exprimer son étonnement devant la mise en avant par les états arabes de la question palestinienne. Nous sommes particulièrement surpris de voir que ces états, ou tout au moins certains d’entre eux, ont décidé de prendre des mesures d’intervention armée dans le but d’anéantir le mouvement de libération juif. Nous ne pouvons pas considérer que les intérêts vitaux du Proche Orient se confondent avec les explications de certains politiciens arabes et de gouvernements arabes auxquelles nous assistons aujourd’hui. " Ainsi s’exprimait l’Union Soviétique, une grande puissance qui pratique une politique de grande puissance et qui, à la longue, ne pouvait pas ignorer le fait patent qu’il y a plus d’arabes que de juifs, davantage de pétrole arabe que juif, que des bases militaires dans les pays arabes ont une plus grande valeur stratégique qu’en Israël. Mais la gauche, au sens large et même le plus large, et tout particulièrement la gauche protestataire à laquelle je me sais lié sur de vastes sujets, n’est pas contrainte aux faux fuyants auxquels ont recours les grandes puissances. Elle se doit, selon la loi qui la définit, de se rendre au verdict de la raison ; et la raison pointe la faiblesse tragique de l’Etat juif et de chacun des Juifs de la diaspora, elle pointe ce qui se cache derrière les coulisses de la classe moyenne d’une bourgeoisie juive, derrière le mythe de l’argent et de l’or des Juifs (du Juif Süss aux Rothschild d’aujourd’hui et à quelques pontes de Hollywood). Il arrive que les Juifs manipulent des capitaux. Ils ne les contrôlent jamais. Ils ont aussi peu leur mot à dire aujourd’hui à Wall Street qu’autrefois dans l’industrie lourde de l’Allemagne guillaumienne. L’Etat d’Israël n’est pas plus aujourd’hui un bastion du capitalisme qu’il ne l’était à l’époque où les premiers pionniers y labouraient la terre, aussi peu que les états arabes peuvent raisonnablement être considérés comme progressistes. La gauche, et c’est un grand chagrin, la gauche ferme les yeux. Le hasard m’a mis entre les mains un texte de Hans Blüher : "On ne peut écrire une histoire véritable de l’Europe comme cela s’est fait jusqu’à présent, à savoir une histoire où un Juif apparaît ça et là de façon anecdotique… la représentation devrait bien plutôt faire apparaître le pouvoir historique du monde juif comme celui d’un empire caché à l’activité incessante." Ce texte pourrait se trouver tel quel dans l’une des nombreuses publications pseudo intellectuelles en arabe, celles dont la presse est inondée. Et Blüher – mais aussi Streicher, car l’antisémitisme ravale au même niveau les différentes intelligences –peut être à l’origine de ce que le ministre de l’éducation d’un état aussi progressiste que la Syrie écrit au directeur général de l’UNESCO : "La haine que nous inculquons à nos enfants est une haine sainte." Ceci vaudrait à peine d’être mentionné, et cet idiot de Blüher pourrait dormir dans la paix de l’oubli si la gauche intellectuelle de l’Europe de l’Ouest (y compris quelques Juifs entraînés par la haine de soi comme Maxime Rodinson) ne s’était emparée de ce vocabulaire et n’avait adopté le système de normes véhiculé par ce lexique. Si, à partir du sort fatal réservé aux Juifs du fait de l’antisémitisme, et qui n’est pas sans rapport avec la fondation de l’état d’Israël tel qu’il existe aujourd’hui, l’idée d’une culpabilité juive en vient à se répandre, alors la responsabilité de la gauche y est engagée, la responsabilité d’une gauche qui se renie elle-même. "Dans son fond, l’antisionisme est un phénomène réactionnaire qui s’est développé à partir des discours progressistes et révolutionnaires de l’anticolonialisme appliqués à Israël" écrit récemment Robert Misrahi, philosophe français qui, comme Claude Lanzmann, appartient à la famille des sartriens. Le moment est venu d’une révision profonde et d’une nouvelle autocritique de la gauche ; car c’est elle qui donne à l’antisémitisme une respectabilité dialectique méprisable. L’alliance des antisémites à la Spiesser avec les barricades est contre nature ; c’est un péché contre l’esprit, pour rester dans la terminologie de notre thème. Des gens comme le général polonais Moczar peuvent reprendre les termes d’un antisémitisme avéré pour les appliquer à Israël aujourd’hui, la gauche, elle, se doit d’être plus conséquente : il n’y a pas d’antisémitisme respectable. Comme le dit Sartre dans ses Réflexions sur la question juive, « Ce que souhaite et prépare l’antisémite, c’est la mort du Juif ».
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Jean Amery © Traduction de C. Veken pour Primo
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2009 Michel Garroté
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Immigration - 80 millions de Français

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Michel Garroté – Lundi 16 mars 2009
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Comme c’est amusant. Les vrais chiffres de l'immigration – et donc du nombre de mahométans en France puisqu'ils constituent la majorité des immigrés – ces vrais chiffres
sont sur Polémia. On peut en lire quelques uns ci-après : - 180.000 étrangers nouveaux obtiennent chaque année un titre de séjour ; - 40.000 jeunes femmes rejoignent en France leur mari chaque année ; - 40.000 demandeurs d’asile en 2008 ; - 180.000 personnes bénéficient de l’aide médicale d’Etat (réservée aux clandestins, ou "sans papiers" en jargon de gôche) chaque année ; - et puis il y a ce 80% ; ça, c'est le taux d’échec des reconduites de clandestins (« sans papiers ») à la frontière. Samedi chez FOG, Alain Minc a prédis que dans quelques générations il y aura en France autant de « Français » que d’Allemands en Allemagne, soit 80 millions de personnes…
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© 2009 Michel Garroté
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Immigration - 80 millions de Français

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Michel Garroté – Lundi 16 mars 2009
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Comme c’est amusant. Les vrais chiffres de l'immigration – et donc du nombre de mahométans en France puisqu'ils constituent la majorité des immigrés – ces vrais chiffres
sont sur Polémia. On peut en lire quelques uns ci-après : - 180.000 étrangers nouveaux obtiennent chaque année un titre de séjour ; - 40.000 jeunes femmes rejoignent en France leur mari chaque année ; - 40.000 demandeurs d’asile en 2008 ; - 180.000 personnes bénéficient de l’aide médicale d’Etat (réservée aux clandestins, ou "sans papiers" en jargon de gôche) chaque année ; - et puis il y a ce 80% ; ça, c'est le taux d’échec des reconduites de clandestins (« sans papiers ») à la frontière. Samedi chez FOG, Alain Minc a prédis que dans quelques générations il y aura en France autant de « Français » que d’Allemands en Allemagne, soit 80 millions de personnes…
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© 2009 Michel Garroté
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Quand "l'antiracisme" devient antisémitisme

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Michel Garroté – Lundi 16 mars 2009
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Ivan Rioufol, le vendredi 13 mars 2009, sur figaro.fr, écrivait notamment, dans le paragraphe « Boycotter Durban II » de son Bloc-notes : « Cette (…) stratégie de la tête dans le sable permet à la gauche et aux prétendus gaullistes de contester la décision de Nicolas Sarkozy, mercredi, de réintégrer intégralement la France au sein du commandement de l'Otan. Jean-Louis Bianco (PS) redoute ce qui constituerait "un bloc occidental face au monde arabe et musulman". Faudrait-il que la France accommodante feigne de ne pas voir, outre l'antisémitisme qui se propage, le choc des cultures qui oppose l'Occident au monde islamique ? Al-Qaïda a le mérite de revendiquer sans ambiguïté sa haine du monde libre. Le meilleur moyen d'éviter la guerre des civilisations, qui fourbit ses armes en Afghanistan comme à Gaza, passe par la consolidation de grands équilibres dissuasifs ».
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« Il suffit d'observer les préparatifs de la conférence de l'ONU sur le racisme (Durban II), qui se tiendra à Genève du 20 au 24 avril, pour prendre conscience de l'état permanent d'accusé qui est réservé à l'Europe et aux États-Unis. Les pays islamiques (Libye et Iran en tête) et leurs alliés du moment y écrivent leur loi, qui interdit la critique de l'Islam et voue Israël aux gémonies. Les mêmes protestent contre l'inculpation, par la Cour pénale internationale, du président soudanais el-Béchir, pour ses crimes commis au Darfour (300.000 morts) contre des musulmans noirs modérés, au nom du djihad. Les États-Unis, Israël, le Canada, l'Italie boycotteront la farce "antiraciste" de Durban II. La France, qui laisse le Quai d'Orsay prôner un angélisme capitulard, doit rejoindre cette résistance ».
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© 2009 Michel Garroté
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La bombe atomique des mollahs intégristes

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Michel Garroté – Lundi 16 mars 2009
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Le programme balistique iranien présente un danger pour l’ensemble de l’Europe, a estimé jeudi 12 mars 2009 à Moscou Vladimir Dvorkine, directeur du Centre russe des forces nucléaires stratégiques auprès de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales, a rapporté l’agence russe Ria Novosti. Au cours d’une conférence de presse consacrée aux relations russo-américaines, au désarmement et à la réduction des armes nucléaires stratégiques, Vladimir Dvorkine a déclaré : « l’Iran qui refuse de se soumettre aux résolutions et sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, bénéficiera d’une immunité en tant que puissance nucléaire qui lui permettra de soutenir largement les organisations terroristes, y compris le Hamas et le Hezbollah ». Ah ? Le Centre russe des forces nucléaires stratégiques et l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales déclarent le 12 mars 2009 ce que nous écrivons depuis le 17 avril 2007 ? C’est vraiment formidable…
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© 2009 Michel Garroté
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La bombe atomique des mollahs intégristes

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Michel Garroté – Lundi 16 mars 2009
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Le programme balistique iranien présente un danger pour l’ensemble de l’Europe, a estimé jeudi 12 mars 2009 à Moscou Vladimir Dvorkine, directeur du Centre russe des forces nucléaires stratégiques auprès de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales, a rapporté l’agence russe Ria Novosti. Au cours d’une conférence de presse consacrée aux relations russo-américaines, au désarmement et à la réduction des armes nucléaires stratégiques, Vladimir Dvorkine a déclaré : « l’Iran qui refuse de se soumettre aux résolutions et sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, bénéficiera d’une immunité en tant que puissance nucléaire qui lui permettra de soutenir largement les organisations terroristes, y compris le Hamas et le Hezbollah ». Ah ? Le Centre russe des forces nucléaires stratégiques et l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales déclarent le 12 mars 2009 ce que nous écrivons depuis le 17 avril 2007 ? C’est vraiment formidable…
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Le Grand Rabbinat d'Israël et Benoît XVI

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Michel Garroté – Lundi 16 mars 2009
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Une délégation de rabbins israéliens
souligne que la crise avec l'Eglise est définitivement surmontée, à la suite d'une audience avec Benoît XVI. Cette crise a fortifié les relations. M. Oded Wiener, Secrétaire général du Grand Rabbinat d'Israël a déclaré : « Le pape est sage, un homme plein d'expérience et il sait ce qu'il doit faire : il est intelligent et plein d'expérience, il n'a pas besoin de nos conseils ».
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© 2009 Michel Garroté
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vendredi 13 mars 2009

Tintin Bling-bling et Carla au Mexique

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Michel Garroté – Vendredi 13 mars 2009
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Qui faut-il croire ? L’Elysée ? Le quotidien Libération ? RTL ? Un diplomate mexicain ? Le fait est que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy n’ont pas vraiment séjourné au Mexique comme des SDF ou des routards.
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Selon Libération, l’Elysée
assure (1) que les frais de séjour de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy ont été pris en charge par l’Etat mexicain. RTL affirme que Sarkozy et Carla ont séjourné dans la propriété d'un banquier milliardaire, membre du conseil d’administration de Citigroup. Sarkozy et Carla se sont ensuite rendus dans l'hôtel de luxe El Tamarindo, propriété du banquier milliardaire. Un diplomate mexicain déclare que «ce n’est sûrement pas la Présidence du Mexique qui a payé un séjour hors d’une résidence de l’Etat mexicain». Le banquier milliardaire a été soupçonné de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine et de participer au blanchiment d'argent de la drogue.
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Faut vraiment que Sarkozy arrête de mettre à l’index la « haute finance internationale ». Car il se pourrait que ce soient les Etats et ceux qui les président qui flambent les plus. Une fois encore. Déjà que l’ancien président Chirac, Bernadette et leur chien dépressif vivent à Paris dans un hôtel particulier de la famille sunnite libano-saoudienne Hariri…
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© 2009 Michel Garroté
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(1)
http://www.liberation.fr/politiques/0101554905-qui-a-paye-les-vacances-de-sarkozy-au-mexique
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Eglise catholique - Quel bazar !

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Michel Garroté – Vendredi 13 mars 2009
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Quel bazar ! Dans sa toute récente Lettre aux évêques, Benoît XVI confirme qu’il n’avait pas pris connaissance des déclarations négationnistes de Mgr Williamson au moment de la levée de l’excommunication de quatre évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. En effet, la levée en question a d’abord été signée, en janvier 2009 ; puis, rendue publique, quatre jours plus tard. C’est dans ce court laps de temps (entre signature et publication), en janvier 2009, qu’une interview (avec déclarations négationnistes de Williamson), effectuée en novembre 2008 (donc deux mois auparavant), a comme par enchantement été diffusée, pour la première fois, et aussitôt abondamment relayée, sur Internet, puis dans la presse (j’ai publié de nombreuses analyses à ce propos ces six dernières semaines et le lecteur est donc libre de les lire ou de les relire).
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Interview de Williamson relayée sur Internet et dans la presse, avec cette phrase totalement inexacte : « Evêque négationniste réintégré dans l’Eglise ». Phrase totalement inexacte car Benoît XVI a clairement dit : « tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité [Saint-Pie X] n'a aucun statut canonique dans l'Eglise, et ses ministres – même s'ils ont été libérés de la punition ecclésiastique – n'exercent de façon légitime aucun ministère dans l'Eglise ».
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J’aimerais - aussi - rappeler que Benoît XVI a relevé dans le passé et relève encore dans le présent l’anachronisme, la suffisance et la présomption du clergé de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Et pour avancer, je publie ci-dessous un certain nombre de réactions à chaud - catholiques et non-catholiques – réactions à la toute récente Lettre aux évêques de Benoît XVI.
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Dans un article intitulé « Les erreurs du Vatican », Guy Senbel, pour Guysen International News, le vendredi 13 mars 2009, écrit (début des extraits de l’article de Guy Senbel) : « Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur la levée de l’excommunication de Mgr Richard Williamson et les erreurs reconnues par le Vatican jeudi 12 mars dans la gestion de cette affaire. Il est rare que le Saint-Siège justifie ses décisions a posteriori. Il est encore plus rare qu’il reconnaisse ses erreurs. Dans une lettre de six pages adressée aux évêques, Benoît XVI assure qu’il n’avait pas pris connaissance des déclarations négationnistes de Mgr Williamson avant de décider sa réintégration… Cette drôle d’excuse suscite déjà l’ironie de la part de nombre de commentateurs sceptiques. Il est vrai que les propos tenus par l’évêque révisionniste devant les caméras d’une chaîne de télévision suédoise le 21 janvier, et diffusés le même jour sur Internet, avaient suscité l’indignation, tant dans les rangs de l’Eglise catholique que parmi les institutions juives dans le monde entier. Difficile de croire que l’information aurait échappé au service de presse et de communication du Vatican. Dans sa lettre, Benoît XVI estime que le problème aurait pu être évité si le Vatican utilisait davantage Internet… Trois jours plus tard, et malgré la controverse suscitée, le 24 janvier, le pape levait l’excommunication de Mgr Williamson et de trois autres évêques traditionalistes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X fondée en 1970 par l’évêque schismatique français Marcel Lefebvre. (…) En choisissant de réintégrer au sein de l’Eglise catholique un évêque qui s’est fait le défenseur de thèses révisionnistes, le Vatican a bien commis une erreur. Dans sa lettre de six pages, « très personnelle, très angoissée, très peinée, mais très honnête », selon la déclaration d’un évêque italien ayant requis l’anonymat, le pape dit avoir tiré les leçons de la crise et promet que ses services recourront désormais davantage à Internet. Pour Benoît XVI, il était impossible de prévoir que l’affaire Williamson pourrait nuire à la cohésion de l’Eglise, qu’il pensait au contraire servir en levant son excommunication. Benoît XVI se dit en outre très peiné des critiques dont il a fait l’objet de la part de catholiques et juge l’Eglise menacée par les querelles internes. (…) Mgr Williamson, qui estime le nombre de victimes juives à 200 000 ou 300 000 personnes, a regretté le tort causé par ses propos mais ne s’est pas rétracté, malgré les exigences du Vatican. Comment accepter qu’au nom de l’unité, l’Eglise réintègre des évêques animés d’une volonté de remettre en cause l’existence du plus grand crime de l’histoire ? (…) Depuis le Concile Vatican II, les relations judéo-catholiques vont, malgré les tentations révisionnistes d’une certaine frange de l’Eglise catholique, en s’améliorant. En 1987, Jean-Paul II s’était rendu à la grande synagogue de Rome. On se souvient de son discours sur « les frères aînés ». On se souvient aussi de sa visite historique à Jérusalem. La prochaine visite en Israël du pape Benoît XVI s’inscrit aussi dans une logique de rapprochement et de compréhension mutuelle (…) » (fin des extraits de l’article de Guy Senbel).
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Sur
PRO LITURGIA on peut lire (début de l’article PRO LITURGIA) : « Oui, honteuse, cette Lettre ! Evidemment pas pour le pape, mais pour tous les fidèles catholiques - surtout les prêtres et les évêques - qui, par leurs jérémiades et leurs déclarations irréfléchies, ont obligé le Saint-Père à devoir l'écrire. Lorsque a été connue la levée des excommunications, on a entendu bien des clercs déclarer, la larme de circonstance à l'œil, qu'ils avaient "mal à l'Eglise". Eh bien que ceux-là sachent que la Lettre que vient d'adresser le Pape Benoît aux évêques contraint bien des fidèles à dire qu'ils ont "très mal à leurs prêtres". Pas à tous, bien sûr et heureusement, mais à beaucoup tout de même. Car ils ont fait beaucoup de mal. Et la douleur éprouvée par le Saint-Père - douleur que nous voulons partager avec lui - est pleinement exprimée dans cette phrase de sa Lettre : "J'ai été peiné du fait que même des catholiques, qui au fond auraient pu mieux savoir ce qu'il en était, aient pensé devoir m'offenser avec une hostilité prête à se manifester." Même des catholiques ont pensé devoir offenser le Successeur de Pierre... Honte, honte, honte à nous ! Le Pape poursuit : "Une autre erreur, qui m'attriste sincèrement, réside dans le fait que la portée et les limites de la mesure du 21 janvier 2009 n'ont pas été commentées de façon suffisamment claire au moment de sa publication." C'est exactement ce que laissait entendre Mgr Aillet : des pasteurs n'ont pas fait correctement leur boulot. Le Saint-Père en arrive alors à la question de fond en précisant clairement que « tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité [Saint-Pie X] n'a aucun statut canonique dans l'Eglise, et ses ministres - même s'ils ont été libérés de la punition ecclésiastique - n'exercent de façon légitime aucun ministère dans l'Eglise. (...) Il devient clair ainsi que les problèmes qui doivent être traités à présent sont de nature essentiellement doctrinale et regardent surtout l'acceptation du Concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des Papes. (...) On ne peut geler l'autorité magistérielle de l'Eglise à l'année 1962, ceci doit être bien clair pour la Fraternité. Cependant, à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile, il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l'entière histoire doctrinale de l'Eglise. Celui qui veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l'arbre vit ». Voilà qui devrait mettre un terme définitif à tous les commentaires prétendument autorisés, de quelque bord qu'ils viennent : du bord de ceux qui gênent l'autorité magistérielle comme du bord de ceux qui se proclament les "grands défenseurs du Concile"... et interdisent aux fidèles d'appliquer les décisions prises par Vatican II. Enfin, Benoît XVI rappelle ce qui est essentiel dans sa mission pastorale et qui a été malheureusement perdu de vue par beaucoup : « La première priorité pour le Successeur de Pierre a été fixée sans équivoque par le Seigneur au Cénacle : ‘Toi affermis tes frères’ (Lc 22, 32). (...) A notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s'éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s'alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d'ouvrir aux hommes l'accès à Dieu. Non pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l'amour poussé jusqu'au bout (cf. Jn 13, 1) - en Jésus Christ crucifié et ressuscité. En ce moment de notre histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l'horizon des hommes et que tandis que s'éteint la lumière provenant de Dieu, l'humanité manque d'orientation, et les effets destructeurs s'en manifestent toujours plus en son sein. Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible : c'est la priorité suprême et fondamentale de l'Eglise et du Successeur de Pierre aujourd'hui. D'où découle, comme conséquence logique, que nous devons avoir à cœur l'unité des croyants. En effet, leur discorde, leur opposition interne met en doute la crédibilité de ce qu'ils disent de Dieu ». Que tous les fidèles qui, à chaque messe, entendent ou prononcent les paroles : "Souviens-toi, Seigneur, de ton Eglise répandue à travers le monde : fais-la grandir dans ta charité avec notre Pape Benoît, notre Evêque..." aient bien conscience de ce qu'ils prient. Cela ne devrait pas leur poser de problème depuis que les célébrations se font dans une langue qu'ils comprennent ! Merci, Saint-Père, et pardonnez-nous de ne pas être toujours à vos côtés » (fin de l’article PRO LITURGIA).
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Dans un Communiqué du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, on peut lire : « Le pape Benoît XVI a adressé une
Lettre aux évêques de l’Eglise catholique, en date du 10 mars 2009, dans laquelle il leur fait savoir les intentions qui l’ont guidé dans ce pas important que constitue le Décret du 21 janvier 2009. Après le récent « déchaînement d’un flot de protestations », nous remercions vivement le Saint Père d’avoir replacé le débat à la hauteur où il doit se tenir, celle de la foi. Nous partageons pleinement son souci prioritaire de la prédication « à notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter ». L’Eglise traverse, en effet, une crise majeure qui ne pourra être résolue que par un retour intégral à la pureté de la foi. Avec saint Athanase, nous professons que « Quiconque veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique : celui qui ne la garde pas intègre et inviolée ira, sans aucun doute, à sa perte éternelle » (Symbole Quicumque). Loin de vouloir arrêter la Tradition en 1962, nous souhaitons considérer le Concile Vatican II et l’enseignement post-conciliaire à la lumière de cette Tradition que saint Vincent de Lérins a définie comme « ce qui a été cru toujours, partout et par tous » (Commonitorium), sans rupture et dans un développement parfaitement homogène. C’est ainsi que nous pourrons contribuer efficacement à l’évangélisation demandée par le Sauveur (cf. Matthieu 28,19-20). La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X assure Benoît XVI de sa volonté d’aborder les entretiens doctrinaux reconnus comme « nécessaires » par le Décret du 21 janvier, avec le désir de servir la Vérité révélée qui est la première charité à manifester à l’égard de tous les hommes, chrétiens ou pas. Elle l’assure de sa prière afin que sa foi ne défaille pas et qu’il puisse confirmer tous ses frères (cf. Luc 22,32). Nous plaçons ces entretiens doctrinaux sous la protection de Notre Dame de Toute Confiance, avec l’assurance qu’elle nous obtiendra la grâce de transmettre fidèlement ce que nous avons reçu, « tradidi quod et accepi » (I Cor. 15,3). Menzingen, le 12 mars 2009, + Bernard Fellay (fin du Communiqué du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X).
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Dans un petit article intitulé « Mgr Fellay pris au mot ? », l'abbé Guillaume de Tanoüarn écrit : « Après la Lettre aux évêques du monde, produite par Benoît XVI aujourd'hui, Mgr Fellay, supérieur de la FSSPX s'est félicité que le débat se trouve ainsi élevé par le pape lui-même au niveau qu'il mérite : le niveau doctrinal. Mais peut-on parler doctrine avec le pape d'égal à égal ? Ce pape (…) profondément conscient de sa dignité ne le conçoit certainement pas. La partie apparaît donc hélas particulièrement difficile pour Mgr Fellay désormais, quoi qu'il en dise. Et peut-être pas seulement pour lui s'il est vrai que c'est la "ligne Castrillon" (celle d'un accord tout pratique) qui se trouve aujourd'hui désavouée implicitement dans la Lettre aux évêques (
blogspot) » (fin de l’article de l'abbé Guillaume de Tanoüarn écrit).
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Nicolas Senèze sur
vatican-integristes.blogs.la-croix écrit (début de l’article de Nicolas Senèze) : « D’un côté les intégristes, un groupe « à la dérive loin de l’Église », comprenant « différents éléments déformés et malades », dont Benoît XVI relève la « suffisance », la « présomption », la « fixation sur des unilatéralismes » et dont il rappelle à deux reprises que prêtres et évêques « n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Église »… De l’autre, un certain nombre de catholiques aux propos pleins d’« amertume », « d’une véhémence telle qu’on n’en avait plus connue depuis très longtemps », qui « accusaient ouvertement le pape de vouloir revenir en arrière, au temps d’avant le Concile » et ont cherché à l’« offenser avec une hostilité prête à se manifester », usant « d’une liberté mal interprétée ». Vraiment, ce pape qui a choisi comme devise « Coopérateurs de la Vérité » n’y va pas par quatre chemins quand il s’agit de dire clairement les choses. Et pour renvoyer dos à dos les deux extrêmes dont il craint, depuis le début, que le combat ne déchire définitivement l’Église. C’est déjà ce qu’il disait dans son Discours du 22 décembre 2005 à la Curie romaine. Sur un ton plus théologique et moins blessé que dans sa Lettre aux évêques, il se refusait à envisager le concile Vatican II comme une « rupture » dans l’Église. « A certains de ceux qui se proclament comme les grands défenseurs du Concile », celui qui y fut un jeune et brillant expert souligne que l’Église n’a pas commencé en 1962. « Vatican II renferme l’entière histoire doctrinale de l’Église, insiste-t-il. Celui qui veut obéir au Concile doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit. ». Aux intégristes de la Fraternité Saint-Pie X, il rappelle qu’« on ne peut geler l’autorité magistérielle de l’Église à l’année 1962 ». Surtout, pour Benoît XVI, il est « clair » que le problème qui persiste avec les intégristes demeure « l’acceptation du Concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des pape ». « Tant que ces questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité n’a aucun statut dans l’Église », prévient Benoît XVI. Tel va donc être l’enjeu des discussions doctrinales qui auront lieu sous l’égide de la Congrégation pour la doctrine de la foi, à qui est désormais rattachée la Commission Ecclesia Dei (manière d’écarter le cardinal Castrillon Hoyos, discrètement sanctionné pour son attitude jugée complaisante envers les intégristes, au point d’avoir mis imprudemment le pape dans l’embarras). Il ne faut pas oublier que, par le passé, la Congrégation pour la Doctrine de la foi a déjà été responsable du « Dossier Lefebvre », avec le cardinal Seper, puis son successeur le cardinal Ratzinger. La première fois, Mgr Lefebvre avait très mal vécu la procédure (la même que pour tous ceux dont les écrits sont examinés par l’ex Saint-Office), qu’il avait comparé à « un véritable procès ». La deuxième fois avait abouti à l’accord du 5 mai 1988, dénoncé dès le lendemain par Mgr Lefebvre, qui refusait justement les « innovations du Concile ». Cette fois encore les discussions seront difficiles. « L’Eglise traverse, en effet, une crise majeure qui ne pourra être résolue que par un retour intégral à la pureté de la foi », affirme Mgr Fellay dans le communiqué qui a suivi la publication de la lettre de Benoît XVI. On ne peut dire plus clairement que Fraternité Saint-Pie-X n’entend toujours pas accepter pleinement l’enseignement du Concile. Il se trouve qu’au moment d’envoyer ce billet, l’auteur reçoit le livre ‘L’Église, une communauté toujours en chemin (Bayard), ^traduction d’un livre publié en 1991 par le cardinal Joseph Ratzinger. Le futur pape s’y interroge sur la façon de « transformer » l’Église et de « la rendre meilleure », sans « tout briser ». C’est donc sur ce chemin, étroite et difficile ligne de crête entre les extrêmes, que Benoît XVI tâche aujourd’hui d’entraîner l’Église » (fin de l’article de Nicolas Senèze).
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Benoît XVI a relevé dans le passé et relève encore dans le présent l’anachronisme, la suffisance et la présomption du clergé de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. A cet égard, le communiqué diffusé à chaud par cette Fraternité est plutôt éloquent. Avec 25 lignes seulement, la Fraternité réussit néanmoins - dans son communiqué - à effectuer pas moins de cinq citations (saint Athanase avec Symbole Quicumque ; saint Vincent de Lérins avec Commonitorium ; saint Matthieu 28,19-20 ; saint Luc 22,32 ; et saint Paul I Cor. 15,3). Une colossale finesse cherchant à démontrer que la Fraternité s’appuie sur cinq saints, dont deux évangélistes et un apôtre, et que par conséquent, c’est elle qui a raison sur toute la ligne. Evidemment. Et par conséquent, l’Affaire est loin d’être terminée…
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© 2009 Michel Garroté
http://monde-info.blogspot.com
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Eglise catholique - Quel bazar !

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Michel Garroté – Vendredi 13 mars 2009
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Quel bazar ! Dans sa toute récente Lettre aux évêques, Benoît XVI confirme qu’il n’avait pas pris connaissance des déclarations négationnistes de Mgr Williamson au moment de la levée de l’excommunication de quatre évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. En effet, la levée en question a d’abord été signée, en janvier 2009 ; puis, rendue publique, quatre jours plus tard. C’est dans ce court laps de temps (entre signature et publication), en janvier 2009, qu’une interview (avec déclarations négationnistes de Williamson), effectuée en novembre 2008 (donc deux mois auparavant), a comme par enchantement été diffusée, pour la première fois, et aussitôt abondamment relayée, sur Internet, puis dans la presse (j’ai publié de nombreuses analyses à ce propos ces six dernières semaines et le lecteur est donc libre de les lire ou de les relire).
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Interview de Williamson relayée sur Internet et dans la presse, avec cette phrase totalement inexacte : « Evêque négationniste réintégré dans l’Eglise ». Phrase totalement inexacte car Benoît XVI a clairement dit : « tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité [Saint-Pie X] n'a aucun statut canonique dans l'Eglise, et ses ministres – même s'ils ont été libérés de la punition ecclésiastique – n'exercent de façon légitime aucun ministère dans l'Eglise ».
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J’aimerais - aussi - rappeler que Benoît XVI a relevé dans le passé et relève encore dans le présent l’anachronisme, la suffisance et la présomption du clergé de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Et pour avancer, je publie ci-dessous un certain nombre de réactions à chaud - catholiques et non-catholiques – réactions à la toute récente Lettre aux évêques de Benoît XVI.
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Dans un article intitulé « Les erreurs du Vatican », Guy Senbel, pour Guysen International News, le vendredi 13 mars 2009, écrit (début des extraits de l’article de Guy Senbel) : « Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur la levée de l’excommunication de Mgr Richard Williamson et les erreurs reconnues par le Vatican jeudi 12 mars dans la gestion de cette affaire. Il est rare que le Saint-Siège justifie ses décisions a posteriori. Il est encore plus rare qu’il reconnaisse ses erreurs. Dans une lettre de six pages adressée aux évêques, Benoît XVI assure qu’il n’avait pas pris connaissance des déclarations négationnistes de Mgr Williamson avant de décider sa réintégration… Cette drôle d’excuse suscite déjà l’ironie de la part de nombre de commentateurs sceptiques. Il est vrai que les propos tenus par l’évêque révisionniste devant les caméras d’une chaîne de télévision suédoise le 21 janvier, et diffusés le même jour sur Internet, avaient suscité l’indignation, tant dans les rangs de l’Eglise catholique que parmi les institutions juives dans le monde entier. Difficile de croire que l’information aurait échappé au service de presse et de communication du Vatican. Dans sa lettre, Benoît XVI estime que le problème aurait pu être évité si le Vatican utilisait davantage Internet… Trois jours plus tard, et malgré la controverse suscitée, le 24 janvier, le pape levait l’excommunication de Mgr Williamson et de trois autres évêques traditionalistes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X fondée en 1970 par l’évêque schismatique français Marcel Lefebvre. (…) En choisissant de réintégrer au sein de l’Eglise catholique un évêque qui s’est fait le défenseur de thèses révisionnistes, le Vatican a bien commis une erreur. Dans sa lettre de six pages, « très personnelle, très angoissée, très peinée, mais très honnête », selon la déclaration d’un évêque italien ayant requis l’anonymat, le pape dit avoir tiré les leçons de la crise et promet que ses services recourront désormais davantage à Internet. Pour Benoît XVI, il était impossible de prévoir que l’affaire Williamson pourrait nuire à la cohésion de l’Eglise, qu’il pensait au contraire servir en levant son excommunication. Benoît XVI se dit en outre très peiné des critiques dont il a fait l’objet de la part de catholiques et juge l’Eglise menacée par les querelles internes. (…) Mgr Williamson, qui estime le nombre de victimes juives à 200 000 ou 300 000 personnes, a regretté le tort causé par ses propos mais ne s’est pas rétracté, malgré les exigences du Vatican. Comment accepter qu’au nom de l’unité, l’Eglise réintègre des évêques animés d’une volonté de remettre en cause l’existence du plus grand crime de l’histoire ? (…) Depuis le Concile Vatican II, les relations judéo-catholiques vont, malgré les tentations révisionnistes d’une certaine frange de l’Eglise catholique, en s’améliorant. En 1987, Jean-Paul II s’était rendu à la grande synagogue de Rome. On se souvient de son discours sur « les frères aînés ». On se souvient aussi de sa visite historique à Jérusalem. La prochaine visite en Israël du pape Benoît XVI s’inscrit aussi dans une logique de rapprochement et de compréhension mutuelle (…) » (fin des extraits de l’article de Guy Senbel).
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Sur
PRO LITURGIA on peut lire (début de l’article PRO LITURGIA) : « Oui, honteuse, cette Lettre ! Evidemment pas pour le pape, mais pour tous les fidèles catholiques - surtout les prêtres et les évêques - qui, par leurs jérémiades et leurs déclarations irréfléchies, ont obligé le Saint-Père à devoir l'écrire. Lorsque a été connue la levée des excommunications, on a entendu bien des clercs déclarer, la larme de circonstance à l'œil, qu'ils avaient "mal à l'Eglise". Eh bien que ceux-là sachent que la Lettre que vient d'adresser le Pape Benoît aux évêques contraint bien des fidèles à dire qu'ils ont "très mal à leurs prêtres". Pas à tous, bien sûr et heureusement, mais à beaucoup tout de même. Car ils ont fait beaucoup de mal. Et la douleur éprouvée par le Saint-Père - douleur que nous voulons partager avec lui - est pleinement exprimée dans cette phrase de sa Lettre : "J'ai été peiné du fait que même des catholiques, qui au fond auraient pu mieux savoir ce qu'il en était, aient pensé devoir m'offenser avec une hostilité prête à se manifester." Même des catholiques ont pensé devoir offenser le Successeur de Pierre... Honte, honte, honte à nous ! Le Pape poursuit : "Une autre erreur, qui m'attriste sincèrement, réside dans le fait que la portée et les limites de la mesure du 21 janvier 2009 n'ont pas été commentées de façon suffisamment claire au moment de sa publication." C'est exactement ce que laissait entendre Mgr Aillet : des pasteurs n'ont pas fait correctement leur boulot. Le Saint-Père en arrive alors à la question de fond en précisant clairement que « tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité [Saint-Pie X] n'a aucun statut canonique dans l'Eglise, et ses ministres - même s'ils ont été libérés de la punition ecclésiastique - n'exercent de façon légitime aucun ministère dans l'Eglise. (...) Il devient clair ainsi que les problèmes qui doivent être traités à présent sont de nature essentiellement doctrinale et regardent surtout l'acceptation du Concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des Papes. (...) On ne peut geler l'autorité magistérielle de l'Eglise à l'année 1962, ceci doit être bien clair pour la Fraternité. Cependant, à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile, il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l'entière histoire doctrinale de l'Eglise. Celui qui veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l'arbre vit ». Voilà qui devrait mettre un terme définitif à tous les commentaires prétendument autorisés, de quelque bord qu'ils viennent : du bord de ceux qui gênent l'autorité magistérielle comme du bord de ceux qui se proclament les "grands défenseurs du Concile"... et interdisent aux fidèles d'appliquer les décisions prises par Vatican II. Enfin, Benoît XVI rappelle ce qui est essentiel dans sa mission pastorale et qui a été malheureusement perdu de vue par beaucoup : « La première priorité pour le Successeur de Pierre a été fixée sans équivoque par le Seigneur au Cénacle : ‘Toi affermis tes frères’ (Lc 22, 32). (...) A notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s'éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s'alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d'ouvrir aux hommes l'accès à Dieu. Non pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l'amour poussé jusqu'au bout (cf. Jn 13, 1) - en Jésus Christ crucifié et ressuscité. En ce moment de notre histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l'horizon des hommes et que tandis que s'éteint la lumière provenant de Dieu, l'humanité manque d'orientation, et les effets destructeurs s'en manifestent toujours plus en son sein. Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible : c'est la priorité suprême et fondamentale de l'Eglise et du Successeur de Pierre aujourd'hui. D'où découle, comme conséquence logique, que nous devons avoir à cœur l'unité des croyants. En effet, leur discorde, leur opposition interne met en doute la crédibilité de ce qu'ils disent de Dieu ». Que tous les fidèles qui, à chaque messe, entendent ou prononcent les paroles : "Souviens-toi, Seigneur, de ton Eglise répandue à travers le monde : fais-la grandir dans ta charité avec notre Pape Benoît, notre Evêque..." aient bien conscience de ce qu'ils prient. Cela ne devrait pas leur poser de problème depuis que les célébrations se font dans une langue qu'ils comprennent ! Merci, Saint-Père, et pardonnez-nous de ne pas être toujours à vos côtés » (fin de l’article PRO LITURGIA).
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Dans un Communiqué du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, on peut lire : « Le pape Benoît XVI a adressé une
Lettre aux évêques de l’Eglise catholique, en date du 10 mars 2009, dans laquelle il leur fait savoir les intentions qui l’ont guidé dans ce pas important que constitue le Décret du 21 janvier 2009. Après le récent « déchaînement d’un flot de protestations », nous remercions vivement le Saint Père d’avoir replacé le débat à la hauteur où il doit se tenir, celle de la foi. Nous partageons pleinement son souci prioritaire de la prédication « à notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter ». L’Eglise traverse, en effet, une crise majeure qui ne pourra être résolue que par un retour intégral à la pureté de la foi. Avec saint Athanase, nous professons que « Quiconque veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique : celui qui ne la garde pas intègre et inviolée ira, sans aucun doute, à sa perte éternelle » (Symbole Quicumque). Loin de vouloir arrêter la Tradition en 1962, nous souhaitons considérer le Concile Vatican II et l’enseignement post-conciliaire à la lumière de cette Tradition que saint Vincent de Lérins a définie comme « ce qui a été cru toujours, partout et par tous » (Commonitorium), sans rupture et dans un développement parfaitement homogène. C’est ainsi que nous pourrons contribuer efficacement à l’évangélisation demandée par le Sauveur (cf. Matthieu 28,19-20). La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X assure Benoît XVI de sa volonté d’aborder les entretiens doctrinaux reconnus comme « nécessaires » par le Décret du 21 janvier, avec le désir de servir la Vérité révélée qui est la première charité à manifester à l’égard de tous les hommes, chrétiens ou pas. Elle l’assure de sa prière afin que sa foi ne défaille pas et qu’il puisse confirmer tous ses frères (cf. Luc 22,32). Nous plaçons ces entretiens doctrinaux sous la protection de Notre Dame de Toute Confiance, avec l’assurance qu’elle nous obtiendra la grâce de transmettre fidèlement ce que nous avons reçu, « tradidi quod et accepi » (I Cor. 15,3). Menzingen, le 12 mars 2009, + Bernard Fellay (fin du Communiqué du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X).
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Dans un petit article intitulé « Mgr Fellay pris au mot ? », l'abbé Guillaume de Tanoüarn écrit : « Après la Lettre aux évêques du monde, produite par Benoît XVI aujourd'hui, Mgr Fellay, supérieur de la FSSPX s'est félicité que le débat se trouve ainsi élevé par le pape lui-même au niveau qu'il mérite : le niveau doctrinal. Mais peut-on parler doctrine avec le pape d'égal à égal ? Ce pape (…) profondément conscient de sa dignité ne le conçoit certainement pas. La partie apparaît donc hélas particulièrement difficile pour Mgr Fellay désormais, quoi qu'il en dise. Et peut-être pas seulement pour lui s'il est vrai que c'est la "ligne Castrillon" (celle d'un accord tout pratique) qui se trouve aujourd'hui désavouée implicitement dans la Lettre aux évêques (
blogspot) » (fin de l’article de l'abbé Guillaume de Tanoüarn écrit).
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Nicolas Senèze sur
vatican-integristes.blogs.la-croix écrit (début de l’article de Nicolas Senèze) : « D’un côté les intégristes, un groupe « à la dérive loin de l’Église », comprenant « différents éléments déformés et malades », dont Benoît XVI relève la « suffisance », la « présomption », la « fixation sur des unilatéralismes » et dont il rappelle à deux reprises que prêtres et évêques « n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Église »… De l’autre, un certain nombre de catholiques aux propos pleins d’« amertume », « d’une véhémence telle qu’on n’en avait plus connue depuis très longtemps », qui « accusaient ouvertement le pape de vouloir revenir en arrière, au temps d’avant le Concile » et ont cherché à l’« offenser avec une hostilité prête à se manifester », usant « d’une liberté mal interprétée ». Vraiment, ce pape qui a choisi comme devise « Coopérateurs de la Vérité » n’y va pas par quatre chemins quand il s’agit de dire clairement les choses. Et pour renvoyer dos à dos les deux extrêmes dont il craint, depuis le début, que le combat ne déchire définitivement l’Église. C’est déjà ce qu’il disait dans son Discours du 22 décembre 2005 à la Curie romaine. Sur un ton plus théologique et moins blessé que dans sa Lettre aux évêques, il se refusait à envisager le concile Vatican II comme une « rupture » dans l’Église. « A certains de ceux qui se proclament comme les grands défenseurs du Concile », celui qui y fut un jeune et brillant expert souligne que l’Église n’a pas commencé en 1962. « Vatican II renferme l’entière histoire doctrinale de l’Église, insiste-t-il. Celui qui veut obéir au Concile doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit. ». Aux intégristes de la Fraternité Saint-Pie X, il rappelle qu’« on ne peut geler l’autorité magistérielle de l’Église à l’année 1962 ». Surtout, pour Benoît XVI, il est « clair » que le problème qui persiste avec les intégristes demeure « l’acceptation du Concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des pape ». « Tant que ces questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité n’a aucun statut dans l’Église », prévient Benoît XVI. Tel va donc être l’enjeu des discussions doctrinales qui auront lieu sous l’égide de la Congrégation pour la doctrine de la foi, à qui est désormais rattachée la Commission Ecclesia Dei (manière d’écarter le cardinal Castrillon Hoyos, discrètement sanctionné pour son attitude jugée complaisante envers les intégristes, au point d’avoir mis imprudemment le pape dans l’embarras). Il ne faut pas oublier que, par le passé, la Congrégation pour la Doctrine de la foi a déjà été responsable du « Dossier Lefebvre », avec le cardinal Seper, puis son successeur le cardinal Ratzinger. La première fois, Mgr Lefebvre avait très mal vécu la procédure (la même que pour tous ceux dont les écrits sont examinés par l’ex Saint-Office), qu’il avait comparé à « un véritable procès ». La deuxième fois avait abouti à l’accord du 5 mai 1988, dénoncé dès le lendemain par Mgr Lefebvre, qui refusait justement les « innovations du Concile ». Cette fois encore les discussions seront difficiles. « L’Eglise traverse, en effet, une crise majeure qui ne pourra être résolue que par un retour intégral à la pureté de la foi », affirme Mgr Fellay dans le communiqué qui a suivi la publication de la lettre de Benoît XVI. On ne peut dire plus clairement que Fraternité Saint-Pie-X n’entend toujours pas accepter pleinement l’enseignement du Concile. Il se trouve qu’au moment d’envoyer ce billet, l’auteur reçoit le livre ‘L’Église, une communauté toujours en chemin (Bayard), ^traduction d’un livre publié en 1991 par le cardinal Joseph Ratzinger. Le futur pape s’y interroge sur la façon de « transformer » l’Église et de « la rendre meilleure », sans « tout briser ». C’est donc sur ce chemin, étroite et difficile ligne de crête entre les extrêmes, que Benoît XVI tâche aujourd’hui d’entraîner l’Église » (fin de l’article de Nicolas Senèze).
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Benoît XVI a relevé dans le passé et relève encore dans le présent l’anachronisme, la suffisance et la présomption du clergé de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. A cet égard, le communiqué diffusé à chaud par cette Fraternité est plutôt éloquent. Avec 25 lignes seulement, la Fraternité réussit néanmoins - dans son communiqué - à effectuer pas moins de cinq citations (saint Athanase avec Symbole Quicumque ; saint Vincent de Lérins avec Commonitorium ; saint Matthieu 28,19-20 ; saint Luc 22,32 ; et saint Paul I Cor. 15,3). Une colossale finesse cherchant à démontrer que la Fraternité s’appuie sur cinq saints, dont deux évangélistes et un apôtre, et que par conséquent, c’est elle qui a raison sur toute la ligne. Evidemment. Et par conséquent, l’Affaire est loin d’être terminée…
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© 2009 Michel Garroté
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jeudi 12 mars 2009

Allah Akbar !

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Michel Garroté – Jeudi 12 mars 2009
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http://monde-info.blogspot.com
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Les pays mahométans
ont déposé devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU un projet de résolution pour lutter contre la diffamation des religions. J’ai failli sauter de joie. Car j’ai d’abord cru que désormais les Juifs et les Chrétiens ne seraient plus persécutés en terre dite d’islam (terre où ils vivent, non pas depuis 7 petits siècles seulement comme les musulmans, mais depuis 2009 ans pour les Chrétiens et 5769 ans pour les Juifs), j’ai d’abord cru que désormais les Juifs et les Chrétiens ne seraient plus persécutés en terre dite d’islam, écrivais-je, et ce grâce à un projet de résolution déposé par des pays mahométans. Mais non. Pas du tout. En réalité le projet de résolution - présenté par le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) - estime que la diffamation des religions (donc l’islam et rien que l’islam) constitue un grave affront à la dignité humaine (rien que ça) de nature à entraîner notamment une incitation à la haine religieuse et à la violence (c’est une menace ?).
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Le projet de résolution met en garde contre les graves implications de l'islamophobie (tiens, ça faisait longtemps qu’on nous la sortait pas celle-là) et s'inquiète que l'islam soit fréquemment et à tort (ah bon ?) associé à des violations des droits de l'homme et au terrorisme (mais alors pourquoi le Pakistan et l'Organisation de la Conférence islamique ne condamnent-ils pas régulièrement, publiquement et vigoureusement Al-Qaïda, les Taliban, le Hamas et le Hezbollah, le Soudan, l’Iran etc. ?). Le projet de résolution - présenté par le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) - exprime son inquiétude au sujet de la diffusion d'images négatives de certaines religions (donc l’islam et rien que l’islam) dans les médias (suivez mon regard…). Le projet de résolution sera discutaillé par les 47 membres (ça promet) du Conseil des droits de l’homme de l’ONU en vue d'une adoption (ben voyons). On se réjouit par avance du résultat…
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© 2009 Michel Garroté
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Allah Akbar !

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Michel Garroté – Jeudi 12 mars 2009
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Les pays mahométans
ont déposé devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU un projet de résolution pour lutter contre la diffamation des religions. J’ai failli sauter de joie. Car j’ai d’abord cru que désormais les Juifs et les Chrétiens ne seraient plus persécutés en terre dite d’islam (terre où ils vivent, non pas depuis 7 petits siècles seulement comme les musulmans, mais depuis 2009 ans pour les Chrétiens et 5769 ans pour les Juifs), j’ai d’abord cru que désormais les Juifs et les Chrétiens ne seraient plus persécutés en terre dite d’islam, écrivais-je, et ce grâce à un projet de résolution déposé par des pays mahométans. Mais non. Pas du tout. En réalité le projet de résolution - présenté par le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) - estime que la diffamation des religions (donc l’islam et rien que l’islam) constitue un grave affront à la dignité humaine (rien que ça) de nature à entraîner notamment une incitation à la haine religieuse et à la violence (c’est une menace ?).
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Le projet de résolution met en garde contre les graves implications de l'islamophobie (tiens, ça faisait longtemps qu’on nous la sortait pas celle-là) et s'inquiète que l'islam soit fréquemment et à tort (ah bon ?) associé à des violations des droits de l'homme et au terrorisme (mais alors pourquoi le Pakistan et l'Organisation de la Conférence islamique ne condamnent-ils pas régulièrement, publiquement et vigoureusement Al-Qaïda, les Taliban, le Hamas et le Hezbollah, le Soudan, l’Iran etc. ?). Le projet de résolution - présenté par le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) - exprime son inquiétude au sujet de la diffusion d'images négatives de certaines religions (donc l’islam et rien que l’islam) dans les médias (suivez mon regard…). Le projet de résolution sera discutaillé par les 47 membres (ça promet) du Conseil des droits de l’homme de l’ONU en vue d'une adoption (ben voyons). On se réjouit par avance du résultat…
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Excommunication levée - Lettre de Benoît XVI

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Michel Garroté – Jeudi 12 mars 2009
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Le jeudi 12 mars 2009, le Vatican publie la Lettre de Benoît XVI à tous les de Évêques de l'Église Catholique en ce qui concerne la levée de l'excommunication des quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre. Voici le texte intégral - et sans commentaires de ma part - de cette lettre.
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Chers Confrères dans le ministère épiscopal,
La
levée de l’excommunication des quatre Évêques, consacrés en 1988 par Mgr Lefebvre sans mandat du Saint-Siège, a suscité, pour de multiples raisons, au sein et en dehors de l’Église catholique une discussion d’une véhémence telle qu’on n’en avait plus connue depuis très longtemps. Cet événement, survenu à l’improviste et difficile à situer positivement dans les questions et dans les tâches de l’Église d’aujourd’hui, a laissé perplexes de nombreux Évêques. Même si beaucoup d’Évêques et de fidèles étaient disposés, à priori, à considérer positivement la disposition du Pape à la réconciliation, néanmoins la question de l’opportunité d’un tel geste face aux vraies urgences d’une vie de foi à notre époque s’y opposait. Inversement, certains groupes accusaient ouvertement le Pape de vouloir revenir en arrière, au temps d’avant le Concile : d’où le déchaînement d’un flot de protestations, dont l’amertume révélait des blessures remontant au-delà de l’instant présent. C’est pourquoi je suis amené, chers Confrères, à vous fournir quelques éclaircissements, qui doivent aider à comprendre les intentions qui m’ont guidé moi-même ainsi que les organes compétents du Saint-Siège à faire ce pas. J’espère contribuer ainsi à la paix dans l’Église. Le fait que le cas Williamson se soit superposé à la levée de l’excommunication a été pour moi un incident fâcheux imprévisible. Le geste discret de miséricorde envers quatre Évêques, ordonnés validement mais non légitimement, est apparu tout à coup comme totalement différent : comme le démenti de la réconciliation entre chrétiens et juifs, et donc comme la révocation de ce que le Concile avait clarifié en cette matière pour le cheminement de l’Église. Une invitation à la réconciliation avec un groupe ecclésial impliqué dans un processus de séparation se transforma ainsi en son contraire : un apparent retour en arrière par rapport à tous les pas de réconciliation entre chrétiens et juifs faits à partir du Concile – pas dont le partage et la promotion avaient été dès le début un objectif de mon travail théologique personnel. Que cette superposition de deux processus opposés soit advenue et qu’elle ait troublé un moment la paix entre chrétiens et juifs ainsi que la paix à l’intérieur de l’Église, est une chose que je ne peux que déplorer profondément. Il m’a été dit que suivre avec attention les informations auxquelles on peut accéder par internet aurait permis d’avoir rapidement connaissance du problème. J’en tire la leçon qu’à l’avenir au Saint-Siège nous devrons prêter davantage attention à cette source d’informations. J’ai été peiné du fait que même des catholiques, qui au fond auraient pu mieux savoir ce qu’il en était, aient pensé devoir m’offenser avec une hostilité prête à se manifester. C’est justement pour cela que je remercie d’autant plus les amis juifs qui ont aidé à dissiper rapidement le malentendu et à rétablir l’atmosphère d’amitié et de confiance, qui – comme du temps du Pape Jean-Paul II – comme aussi durant toute la période de mon pontificat a existé et, grâce à Dieu, continue à exister. Une autre erreur, qui m’attriste sincèrement, réside dans le fait que la portée et les limites de la mesure du 21 janvier 2009 n’ont pas été commentées de façon suffisamment claire au moment de sa publication. L’excommunication touche des personnes, non des institutions. Une ordination épiscopale sans le mandat pontifical signifie le danger d’un schisme, parce qu’elle remet en question l’unité du collège épiscopal avec le Pape. C’est pourquoi l’Église doit réagir par la punition la plus dure, l’excommunication, dans le but d’appeler les personnes punies de cette façon au repentir et au retour à l’unité. Vingt ans après les ordinations, cet objectif n’a malheureusement pas encore été atteint. La levée de l’excommunication vise le même but auquel sert la punition : inviter encore une fois les quatre Évêques au retour. Ce geste était possible une fois que les intéressés avaient exprimé leur reconnaissance de principe du Pape et de son autorité de Pasteur, bien qu’avec des réserves en matière d’obéissance à son autorité doctrinale et à celle du Concile. Je reviens par là à la distinction entre personne et institution. La levée de l’excommunication était une mesure dans le domaine de la discipline ecclésiastique : les personnes étaient libérées du poids de conscience que constitue la punition ecclésiastique la plus grave. Il faut distinguer ce niveau disciplinaire du domaine doctrinal. Le fait que la Fraternité Saint-Pie X n’ait pas de position canonique dans l’Église, ne se base pas en fin de comptes sur des raisons disciplinaires mais doctrinales. Tant que la Fraternité n’a pas une position canonique dans l’Église, ses ministres non plus n’exercent pas de ministères légitimes dans l’Église. Il faut ensuite distinguer entre le niveau disciplinaire, qui concerne les personnes en tant que telles, et le niveau doctrinal où sont en question le ministère et l’institution. Pour le préciser encore une fois : tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité n’a aucun statut canonique dans l’Église, et ses ministres – même s’ils ont été libérés de la punition ecclésiastique – n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Église. À la lumière de cette situation, j’ai l’intention de rattacher à l’avenir la Commission pontificale " Ecclesia Dei " – institution compétente, depuis 1988, pour les communautés et les personnes qui, provenant de la Fraternité Saint-Pie X ou de regroupements semblables, veulent revenir à la pleine communion avec le Pape – à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il devient clair ainsi que les problèmes qui doivent être traités à présent sont de nature essentiellement doctrinale et regardent surtout l’acceptation du Concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des Papes. Les organismes collégiaux avec lesquels la Congrégation étudie les questions qui se présentent (spécialement la réunion habituelle des Cardinaux le mercredi et l’Assemblé plénière annuelle ou biennale) garantissent l’engagement des Préfets des diverses Congrégations romaines et des représentants de l’Épiscopat mondial dans les décisions à prendre. On ne peut geler l’autorité magistérielle de l’Église à l’année 1962 – ceci doit être bien clair pour la Fraternité. Cependant, à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile, il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l’entière histoire doctrinale de l’Église. Celui qui veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit. J’espère, chers Confrères, qu’ainsi a été éclaircie la signification positive ainsi que les limites de la mesure du 21 janvier 2009. Cependant demeure à présent la question : cette mesure était-elle nécessaire ? Constituait-elle vraiment une priorité ? N’y a-t-il pas des choses beaucoup plus importantes ? Il y a certainement des choses plus importantes et plus urgentes. Je pense avoir souligné les priorités de mon Pontificat dans les discours que j’ai prononcés à son début. Ce que j’ai dit alors demeure de façon inaltérée ma ligne directive. La première priorité pour le Successeur de Pierre a été fixée sans équivoque par le Seigneur au Cénacle : « Toi… affermis tes frères » (Lc 22, 32). Pierre lui-même a formulé de façon nouvelle cette priorité dans sa première Lettre : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous » (I P 3, 15). À notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d’ouvrir aux hommes l’accès à Dieu. Non pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l’amour poussé jusqu’au bout (cf. Jn 13, 1) – en Jésus Christ crucifié et ressuscité. En ce moment de notre histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes et que tandis que s’éteint la lumière provenant de Dieu, l’humanité manque d’orientation, et les effets destructeurs s’en manifestent toujours plus en son sein. Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible : c’est la priorité suprême et fondamentale de l’Église et du Successeur de Pierre aujourd’hui. D’où découle, comme conséquence logique, que nous devons avoir à cœur l’unité des croyants. En effet, leur discorde, leur opposition interne met en doute la crédibilité de ce qu’ils disent de Dieu. C’est pourquoi l’effort en vue du témoignage commun de foi des chrétiens – par l’œcuménisme – est inclus dans la priorité suprême. À cela s’ajoute la nécessité que tous ceux qui croient en Dieu recherchent ensemble la paix, tentent de se rapprocher les uns des autres, pour aller ensemble, même si leurs images de Dieu sont diverses, vers la source de la Lumière – c’est là le dialogue interreligieux. Qui annonce Dieu comme Amour "jusqu’au bout" doit donner le témoignage de l’amour : se consacrer avec amour à ceux qui souffrent, repousser la haine et l’inimitié – c’est la dimension sociale de la foi chrétienne, dont j’ai parlé dans l’encyclique Deus Caritas est. Si donc l’engagement ardu pour la foi, pour l’espérance et pour l’amour dans le monde constitue en ce moment (et, dans des formes diverses, toujours) la vraie priorité pour l’Église, alors les réconciliations petites et grandes en font aussi partie. Que l’humble geste d’une main tendue soit à l’origine d’un grand tapage, devenant ainsi le contraire d’une réconciliation, est un fait dont nous devons prendre acte. Mais maintenant je demande : Était-il et est-il vraiment erroné d’aller dans ce cas aussi à la rencontre du frère qui "a quelque chose contre toi" (cf. Mt 5, 23 s.) et de chercher la réconciliation ? La société civile aussi ne doit-elle pas tenter de prévenir les radicalisations et de réintégrer – autant que possible – leurs éventuels adhérents dans les grandes forces qui façonnent la vie sociale, pour en éviter la ségrégation avec toutes ses conséquences ? Le fait de s’engager à réduire les durcissements et les rétrécissements, pour donner ainsi une place à ce qu’il y a de positif et de récupérable pour l’ensemble, peut-il être totalement erroné ? Moi-même j’ai vu, dans les années qui ont suivi 1988, que, grâce au retour de communautés auparavant séparées de Rome, leur climat interne a changé ; que le retour dans la grande et vaste Église commune a fait dépasser des positions unilatérales et a atténué des durcissements de sorte qu’ensuite en ont émergé des forces positives pour l’ensemble. Une communauté dans laquelle se trouvent 491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 instituts universitaires, 117 frères, 164 sœurs et des milliers de fidèles peut-elle nous laisser totalement indifférents ? Devons-nous impassiblement les laisser aller à la dérive loin de l’Église ? Je pense par exemple aux 491 prêtres. Nous ne pouvons pas connaître l’enchevêtrement de leurs motivations. Je pense toutefois qu’ils ne se seraient pas décidés pour le sacerdoce si, à côté de différents éléments déformés et malades, il n’y avait pas eu l’amour pour le Christ et la volonté de L’annoncer et avec lui le Dieu vivant. Pouvons-nous simplement les exclure, comme représentants d’un groupe marginal radical, de la recherche de la réconciliation et de l’unité ? Qu’en sera-t-il ensuite ? Certainement, depuis longtemps, et puis à nouveau en cette occasion concrète, nous avons entendu de la part de représentants de cette communauté beaucoup de choses discordantes – suffisance et présomption, fixation sur des unilatéralismes etc. Par amour de la vérité je dois ajouter que j’ai reçu aussi une série de témoignages émouvants de gratitude, dans lesquels était perceptible une ouverture des cœurs. Mais la grande Église ne devrait-elle pas se permettre d’être aussi généreuse, consciente de la grande envergure qu’elle possède ; consciente de la promesse qui lui a été faite ? Ne devrions-nous pas, comme de bons éducateurs, être aussi capables de ne pas prêter attention à différentes choses qui ne sont pas bonnes et nous préoccuper de sortir des étroitesses ? Et ne devrions-nous pas admettre que dans le milieu ecclésial aussi sont ressorties quelques discordances ? Parfois on a l’impression que notre société a besoin d’un groupe au moins, auquel ne réserver aucune tolérance ; contre lequel pouvoir tranquillement se lancer avec haine. Et si quelqu’un ose s’en rapprocher – dans le cas présent le Pape – il perd lui aussi le droit à la tolérance et peut lui aussi être traité avec haine sans crainte ni réserve. Chers Confrères, durant les jours où il m’est venu à l’esprit d’écrire cette lettre, par hasard, au Séminaire romain, j’ai dû interpréter et commenter le passage de Ga 5, 13-15. J’ai noté avec surprise la rapidité avec laquelle ces phrases nous parlent du moment présent : "Que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme ; au contraire mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres !" (cf. Benoît XVI au grand Séminaire de Rome, magistrale Lectio divina sur la liberté). J’ai toujours été porté à considérer cette phrase comme une des exagérations rhétoriques qui parfois se trouvent chez saint Paul. Sous certains aspects, il peut en être ainsi. Mais malheureusement ce "mordre et dévorer" existe aussi aujourd’hui dans l’Église comme expression d’une liberté mal interprétée. Est-ce une surprise que nous aussi nous ne soyons pas meilleurs que les Galates ? Que tout au moins nous soyons menacés par les mêmes tentations ? Que nous devions toujours apprendre de nouveau le juste usage de la liberté ? Et que toujours de nouveau nous devions apprendre la priorité suprême : l’amour ? Le jour où j’en ai parlé au grand Séminaire, à Rome, on célébrait la fête de la Vierge de la Confiance. De fait : Marie nous enseigne la confiance. Elle nous conduit à son Fils, auquel nous pouvons tous nous fier. Il nous guidera – même en des temps agités. Je voudrais ainsi remercier de tout cœur tous ces nombreux Évêques, qui en cette période m’ont donné des signes émouvants de confiance et d’affection et surtout m’ont assuré de leur prière. Ce remerciement vaut aussi pour tous les fidèles qui ces jours-ci m’ont donné un témoignage de leur fidélité immuable envers le Successeur de saint Pierre. Que le Seigneur nous protège tous et nous conduise sur le chemin de la paix ! C’est un souhait qui jaillit spontanément du cœur en ce début du Carême, qui est un temps liturgique particulièrement favorable à la purification intérieure et qui nous invite tous à regarder avec une espérance renouvelée vers l’objectif lumineux de Pâques. Avec une particulière Bénédiction Apostolique, je me redis Vôtre dans le Seigneur.
Benoît XVI
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© 2009 Michel Garroté
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Eglise - Ciel, aurais-je vu juste ?

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Michel Garroté – Jeudi 12 mars 2009
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Comme c’est amusant. A propos de l’Eglise catholique ; à propos de la saga contre Benoît XVI ; et à propos des clercs bavards qui fichent le bazar ; à propos de tout cela, aurais-je vu juste ? Je viens de tomber sur un article de Patrick de Plunkett, article daté du jeudi 12 mars 2009. Or, Patrick de Plunkett écrit - en quelques lignes le 12 mars - un certain nombre de choses que j’écris régulièrement depuis très exactement le 10 janvier ; soit régulièrement depuis 60 jours.
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Je n’ai pas dit que Patrick de Plunkett copie mes articles ou qu’il est en retard sur moi (1). En revanche, je constate - avec une légère satisfaction pour nos amis et un brin d’ironie pour les autres - que Patrick de Plunkett, excellent connaisseur de l’Eglise catholique, et excellent journaliste (2), confirme, le 12 mars, un syndrome, que j’analyse régulièrement depuis le 10 janvier ; soit depuis 60 jours. C’est cela que je dis et rien d’autre. Vous consultez le présent blog ? Alors continuez de le consulter et faites-le connaître autour de vous. C’est votre part du travail.
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Ainsi donc, jeudi 12 mars 2009, sur
plunkett.hautetfort, on peut lire (début de l’article de Patrick de Plunkett) : « Lors de l’affaire Williamson, les media ont clamé (en gros) : ‘C’est parce que Rome croit en une vérité qu’elle se gouverne mal’. Depuis l’affaire de Recife (1), ils clament : ‘C’est parce que le catholicisme rejette l’avortement, que l’évêque Sobrinho et le cardinal Re manquent d’humanité’. Dans les deux cas, le dysfonctionnement de certains secteurs du Vatican a permis aux cathophobes de marquer un point (redoutable) auprès des foules. Dans les deux cas, un même personnage – le cardinal Re – est la cause du désastre (1). Ses mobiles sont inconnus et ne regardent que sa conscience ».
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« Une seule chose est sûre : son brio et sa culture, qui sont grands, ne sont pas en cause. Mais passons. Pourquoi dire cela ? Parce que le devoir d’un catholique - surtout si son métier est l’information - est d’établir les faits. Le pape Benoît XVI, esprit d’une envergure exceptionnelle et grande âme pleine d’amour du prochain, est livré sans défense aux attaques des chiens de garde de la société matérialiste mercantile. Par qui leur est-il livré, et sous quels prétextes ? Par les déficiences étranges de ‘collaborateurs du Vatican’ (dixit le cardinal Schönborn) qui accumulent les ‘fautes’ à un point suspect. Commettre autant de maladresses dépasse le seuil du vraisemblable. Faire autant de cadeaux aux polémistes cathophobes, n’est pas normal non plus ».
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« Tout se passe comme s’il s’agissait d’amonceler les erreurs ‘conservatrices’ afin de préparer dans l’avenir, par réaction, un ‘conclave d’ouverture’ – selon la formule des amis du cardinal Martini. Au point où nous en sommes, d’affaire Williamson en affaire de Recife (1), Le Monde peut titrer (12 mars) sur ‘le trouble des catholiques’, et en donner pour exemple cette phrase du Pr Levillain, historien notoirement catholique : ‘Le pontificat de Benoît XVI est en train de devenir le pontificat tragique de l’incompréhension’. Comment le pontificat de Josef Ratzinger, remarquable pédagogue – clair, simple, nuancé, profond – peut-il être rendu ‘incompréhensible’, alors que cet homme explique si bien lorsqu’il a la parole ? ».
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« Parce que cette parole est brouillée par les actes confus de personnages de Curie, et maintenant par l’acte aberrant d’un évêque local (sauf son respect). Ce brouillage menace aussi de paralyser et de décrédibiliser la nouvelle évangélisation. Pour les catholiques, la première urgence est de garder confiance dans les ressources surnaturelles de leur Eglise. La seconde urgence est de voir clairement la situation, sans se cacher la gravité et la réalité des problèmes. Se mettre la tête dans le sable ne résoudrait rien, et ne répondrait pas aux questions que nos contemporains nous posent. Nous devons y répondre, même quand elles sont agressives. Et nous devons y répondre franchement, nettement, sans chercher à minimiser les torts ni à justifier l’injustifiable. L’espérance du croyant est dans les promesses de Jésus-Christ : elle ne saurait être décontenancée par la bourde de Mgr X ou les machiavèleries du cardinal Y » (fin de l’article de Patrick de Plunkett).
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Les « maladresses » de l’évêque Sobrinho et du cardinal Re sont, en effet, pour le moins suspectes. A ces « maladresses » hautement suspectes, viennent s’ajouter, tantôt les déconcertantes manigances, et tantôt les déclarations - parfois - hallucinantes, du père Lombardi, du cardinal Renato Martino, du cardinal Walter Kasper, du cardinal Achille Silvestrini, du cardinal Tarcisio Bertone et de Mgr Franco pour ne citer que ceux-là (3). Affaires à suivre.
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© 2009 Michel Garroté
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(1)
La sombre affaire de Recife
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_de_Plunkett
(3)
Quand l'Eglise catholique "communique"
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mercredi 11 mars 2009

Quand l'Eglise catholique "communique"

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Michel Garroté – Mercredi 11 mars 2009
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« Nous ne devons pas cesser d’aimer l’Eglise, sous prétexte que son personnel est parfois déficient », disait Marion Cahour (1), qui ne manquait pas d’humour. J’ai envie d’ajouter : surtout quand l’Eglise « communique ». Sur la possible béatification de Pie XII, sur l’opération israélienne à Gaza, sur les propos négationnistes de (Mgr) Williamson, et maintenant, sur le voyage de Benoît XVI en Israël, les déclarations de divers membres de l’Eglise catholique, tant au sein du clergé que parmi les laïcs, ces déclarations ont semé, et sèment encore, la confusion, dans le public en général, et dans le public catholique en particulier. Les catholiques du 21e siècle communiqueraient-ils trop ? Ou même (trop) mal ? Ci-après, une petite radioscopie de la COM version catho.
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Sur les thèmes évoqués au paragraphe précédent, se sont exprimés les personnes et les médias, catholiques et non catholiques (parmi beaucoup d’autres que je ne peux tous citer ici) suivants : le père Lombardi, porte-parole de la Salle de Presse du Vatican ; le cardinal Renato Martino, président du Conseil du Vatican pour la justice et la paix (qui compare Gaza à un camp de concentration) ; le cardinal Walter Kasper, chargé - entre autres et en partie seulement - des relations avec le judaïsme ; le cardinal Achille Silvestrini (grand meneur, devant l’Eternel, de la saga gauchisante anti-Benoît XVI) ; le cardinal Tarcisio Bertone (un peu trop pressé de classer l’affaire Williamson) ; Mgr Franco, nonce apostolique en Israël ; l’Osservatore Romano ; Famille chrétienne ; vatican.va ; zenit.org ; eucharistiemisericor.free.fr ; libertepolitique.com ; e-deo.info ; ab2t.blogspot.com ; Andrea Tornielli de Il Giornale ; Paolo Rodari de Il Riformista ; Joachim Véliocas ; Sandro Magister de La Chiesa ; Gérard Leclerc et Roland Hureaux sur francecatholique ; l’Abbé Arbez (un bon, celui-là) ; l’ Abbé Claude Barthe pour L’Homme Nouveau ; le père Laurent-Marie Pocquet et Christophe Geffroy pour
La Nef ; Michael Paulson pour le Boston Globe ; Rachad Armanios pour La Liberté et Le Courrier ; Menahem Macina et Jean Szlamowicz pour upjf.org ; Anna Marco pour le Catholic Herald ; Isabelle de Gaulmyn et Nicolas Senèze pour La Croix ; Jean-Dominique Durand sur lyon.catholique ; Jean-Marie Guenois pour le Figaro ; Guillaume de Thieulloy pour Les 4 Vérités (un bon, lui aussi) ; l’Abbé Nicola Bux et l’Abbé Salvatore Vitiello ; Daniel Hamiche ; etc., etc., etc.
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A propos de son voyage en Israël en mai prochain, Benoît XVI, le dimanche 8 mars 2009, déclarait : « …Je confie à votre souvenir les deux voyages apostoliques que, si Dieu le veut, je réaliserai prochainement. (…) Du 8 au 15 mai je réaliserai un pèlerinage en Terre Sainte… ». Quelques jours plus tard,
custodia, basée en Israël, écrit, parlant, entre autre, du père Lombardi, porte-parole du Vatican : « Benoît XVI a présenté son voyage comme un pèlerinage mais c’est en tant que chef de l’Etat du Vatican qu’il rencontrera les autorités israéliennes et palestiniennes. Avec eux, il sera question de la Paix au Moyen Orient ». Et encore quelques jours plus tard, la même custodia cite le Nonce apostolique pour Israël, Mgr Antonio Franco, qui déclare, lors de la conférence de presse en Israël : « En aucun cas il ne faut voir ce voyage avec des lunettes politiciennes. Ce voyage est un pèlerinage et les visites officielles sont des visites de courtoisie. Il n’y aura aucune discussion de règlement politique. Il y aura certainement des messages qui pourront être interprétés comme politiques mais la visite est de nature religieuse ! Il vient comme pasteur et non comme chef d’Etat du Vatican ». Et en janvier dernier, le cardinal Walter Kasper alléguait, quant à lui, que la visite de Benoît XVI en Israël est liée « essentiellement à des questions politiques ».
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Si je résume, primo, Benoît XVI effectue en Israël un voyage apostolique et un pèlerinage (selon Benoît XVI le 8 mars) ; secundo, c’est en tant que chef de l’Etat du Vatican que Benoît XVI rencontrera les autorités israéliennes et palestiniennes ; avec ces autorités, il sera question de la Paix au Moyen Orient (selon custodia, parlant, entre autre, du père Lombardi, porte-parole du Vatican) ; tertio, le voyage de Benoît XVI en Israël est un pèlerinage et les visites officielles sont des visites de courtoisie ; il n’y aura aucune discussion de règlement politique ; Benoît XVI vient comme pasteur et non comme chef d’Etat du Vatican (selon custodia, encore elle, qui cette fois cite le Nonce apostolique en Israël, Mgr Antonio Franco) ; quarto, la visite de Benoît XVI en Israël est liée essentiellement à des questions politiques (selon le cardinal Walter Kasper).
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Si maintenant je résume encore d’avantage - tout en additionnant les diverses natures de ce voyage papal - cela donne, en résumant tout en additionnant les diverses déclarations de custodia, du père Lombardi, de Mgr Franco, du cardinal Walter Kasper et - aussi - la déclaration de Benoît XVI, puisqu’il s’est, lui également, exprimé sur son propre voyage (n’est-ce pas), si je résume et si j’additionne, écrivais-je, cela donne, à peu près ceci : un voyage apostolique ; un pèlerinage ; une visite d’Etat ; une discussion sur la paix ; une visite officielle ; une visite de courtoisie ; pas (ou plus) une visite d’Etat ; une visite sans discussion de règlement politique (mais néanmoins une discussion sur la paix) ; une visite de pasteur ; pas une visite comme chef de l’Etat du Vatican (mais c’est en tant que chef de l’Etat du Vatican que Benoît XVI rencontrera les autorités israéliennes et palestiniennes) ; une visite liée essentiellement à des questions politiques.
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Autrement dit, et c’est une histoire de fous, Benoît XVI, parce que le Père Lombardi, Mgr Franco, le cardinal Kasper et Consorts parlent beaucoup, Benoît XVI sera, parce que les autres parlent beaucoup, Benoît XVI sera - en Israël - à la fois apostolique, pèlerin, chef d’Etat, pas chef d’Etat, pacifique, officiel, courtois, discuteur du paix, pas discuteur de politique et, aussi, pasteur. Question aux membres (bavards et champions olympiques ès communication) du clergé : Benoît XVI devra-t-il porter un entonnoir sur la tête durant son pèlerinage en Israël ?
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Laurent Murawiec, écrivait, jeudi 22 janvier 2009, sur Metula News Agency : « J’ai rompu des lances avec des amis sur diverses questions concernant l’Eglise catholique. Je me suis même enguirlandé avec certains d’entre eux. Je maintiens que Benoît XVI est l’unique dirigeant majeur au monde à comprendre la nature du projet de l’Islam djihadi, ce qui fait de lui un pivot de l’histoire contemporaine ».
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Le dimanche 8 mars 2009 Benoît XVI déclarait : « …Je confie à votre souvenir les deux voyages apostoliques que, si Dieu le veut, je réaliserai prochainement. (…) Du 8 au 15 mai je réaliserai un pèlerinage en Terre Sainte… ». C’est cela, à ce stade, qui nous intéresse. Tout le reste, à ce stade, nous n’en avons rien à battre…
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ouest-france.fr - Une plaque en hommage à Marion Cahour , Nantes ...
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