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mardi 29 décembre 2009

Réchauffement chavezique de la planète

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Michel Garroté

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Mardi 29 décembre 2009 – 12 Tevet 5770

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Je lis sur Reuters, dans une dépêche parue tard hier soir, à 23:25 très précisément, que (extraits adaptés de la dépêche Reuters avec mes commentaires entre parenthèses) « la Colombie doit renforcer son armement et notamment ses systèmes de défense aérienne pour se protéger contre une menace étrangère dans une région où d'autres pays ont des plans expansionnistes, affirme une analyse du ministère colombien de la Défense. L'analyse ne cite aucun pays mais elle est publiée alors qu'un différend politique et commercial oppose la Colombie et le Venezuela. Le document intitulé ‘Forces de l'Etat et Défis pour l'Avenir’ préconise de mettre davantage l'accent sur la défense de la sécurité nationale en raison du risque posé par des pays aux aspirations expansionnistes en termes idéologiques et territoriaux (Note de Michel Garroté : l’analyse du ministère colombien de la Défense fait ici allusion à la collusion idéologique qui regroupe le Venezuela, l’Equateur, la Bolivie et le Nicaragua).

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Le ministre de la Défense, Gabriel Silva, avait dit ce mois-ci qu'après s'être concentrée pendant plusieurs décennies sur la lutte contre la guérilla et contre les trafiquants de cocaïne, la Colombie était pour la première fois depuis plusieurs années confrontée à une menace étrangère. "La Colombie doit acquérir une capacité crédible de dissuasion pour convaincre un puissant adversaire de ce que le coût de toute agression dépassera tout bénéfice éventuel d'une attaque", dit le document publié lundi sur le site Internet du ministère. L'étude, bouclée en octobre par des analystes du ministère, avait pour objectif de fixer les défis futurs pour les forces armées et de formuler des recommandations sur la manière d'y répondre. Elle affirme que la Colombie devrait acheter des armes de défense aérienne, des systèmes d'alerte avancée et d'autres armes et qu'elle devrait renforcer ses forces spéciales pour répondre aux risques d'attaques conventionnelles, non conventionnelles ou de guérilla (Note de Michel Garroté : les trois formes d’attaques citées ici font allusion à l’alliance entre d’une part, le Venezuela et les Farc ; et d’autre part, l’Iran et le Hezbollah. Cet axe ‘Caracas – Téhéran’ avec ses bras armés des Farc et du Hezbollah a fait l’objet de diverses analyses ces dernières années. Nous en avons déjà parlé sur drzz.info et sur monde-info. Ces analyses ont notamment été publiées par l’International Media Review and Analysis, le Middle East Media Research Institute, MédiArabe.Info, la Foundation for Defense of Democraties et El Nuevo Herald).

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Le président vénézuélien Hugo Chavez (…) a ordonné aux responsables militaires vénézuéliens de se préparer à une guerre possible et il a réduit les importations colombiennes pour protester contre un projet de Bogota d'élargir l'accès de ses bases militaires aux forces américaines. L'accord a alimenté des inquiétudes dans la région, en particulier au Venezuela où Chavez affirme que la Colombie pourrait être utilisée comme tremplin à une offensive militaire américaine contre son pays. Les autorités colombiennes et américaines ont assuré qu'il n'était pas question d'augmenter les effectifs et que les opérations se dérouleraient à l'intérieur du territoire colombien. "De Colombie, l'empire Yankee prépare, en utilisant des troupes colombiennes, une agression contre le Venezuela", a déclaré lundi Chavez à des soldats lors d'une cérémonie à proximité de la frontière (Note de Michel Garroté : nous sommes habitués depuis longtemps au jargon un brin bouffon du Caudillo Chavez. D’une part, ce jargon anti-yankee fait bander nos gauchistes paumés en quête d’émotions révolutionnaires ; et d’autre part, ce jargon rassemble des leaders latino-américains généralement incompétents et corrompus. Mais hélas pour Chavez, son alliance avec l’Iran le décrédibilise totalement et le rend naturellement dangereux).

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Le président Alvaro Uribe a expliqué que l'accord constituait une extension d'une coopération américano-colombienne dans la lutte contre le trafic de drogue et les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie. L'offensive colombienne soutenue par les Etats-Unis a considérablement affaibli lesFarc, mais la guérilla continue de résister, en particulier dans les régions montagneuses reculées et dans des zones le long de la frontière. Un conflit ouvert entre la Colombie et le Venezuela est peu probable, mais leur différend accroît les tensions le long d'une frontière de 2.200 km poreuse et mal gardée où opèrent trafiquants et groupes armés » (Note de Michel Garroté : on appréciera ici les termes utilisés par Reuters pour qualifier les narcoterroristes farcistes : « la guérilla continue de résister ». Alors que les Farc règnent en maîtres cruels et sanguinaires sur une part importante du territoire colombien avec, en sus, des bases arrières au Venezuela et en Equateur. Sans parler des sommes astronomiques générées par la production et l’exportation de cocaïne). Fin des extraits adaptés de la dépêche Reuters avec mes commentaires entre parenthèses.

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Lire également :


JUSQ'OÙ IRA CHAVEZ ?


FARC NARCOMEDIATIQUES


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