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mardi 30 septembre 2008

Iran : histoire de fous.

C’est une histoire de marchands de faux tapis persans. Le ministre iranien de l'Intérieur, et donc ministre de la police répressive du régime des mollah iraniens, ministre se nommant Ali Kordan avoue enfin que son doctorat honoris causa de l'université britannique d'Oxford est un faux. Mais ce bon Ali Kordan accuse aussitôt un « intermédiaire ». Kordan raconte qu'il ne s'est jamais douté que son doctorat pouvait être un faux. L'université d’Oxford indique dans un communiqué ne posséder « aucun dossier selon lequel M. Ali Kordan a reçu un diplôme honorifique ou un quelconque autre diplôme de l'université ». Kordan allègue qu'il a obtenu ce doctorat grâce à un « intermédiaire » qui s'était présenté, comme ça, les mains dans les poches et en sifflotant, comme un délégué en Iran de l'université d’Oxford. « Le doctorat a été délivré sur la base de mon expérience et d'une thèse que j'avais envoyée à l'université d'Oxford grâce à cet intermédiaire », radote Kordan. Evidemment, Kordan n'a pas identifié ce délégué et Kordan n'a pas non plus précisé s'il a versé de l'argent pour obtenir son doctorat. Sans complexe, le ministre iranien de l’Intérieur a également rejeté toute idée de démission. Et Kordan en rajoute une couche : « Lorsque mon représentant s'est rendu à Oxford, j'ai été surpris que l'université ne confirme pas le doctorat (...) j'ai essayé de contacter mon intermédiaire, mais je ne l'ai pas trouvé et je suis arrivé à la conclusion que c'est lui qui avait commis une faute ». Et question de finir en beauté, le chef des flics du tyran Ahmadinejad conclut notamment que tout ça lui donne « encore plus de motivation pour servir la révolution, le pays et la population ». En faisant encore plus fouetter et pendre les opposants au régime ?

Interview du frère de Benoît XVI

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Interview du frère de Benoît XVI
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Exclusif : Georg Ratzinger - le frère du pape - parle.
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Miguel Garroté – Je publie ci-dessous quelques extraits que j’ai sélectionnés dans une longue interview menée par Andrea Tornielli pour
ilgiornale avec Georg Ratzinger, le frère de Benoît XVI. La clarté, tant des questions posées par Andrea Tornielli et que des réponses données par Georg Ratzinger contribuent - selon moi - au débat permanent sur l’Eglise. Je me souviens avoir lu et entendu Caroline Glick, du Jerusalem Post et François Célier, pasteur protestant faire l’éloge de Benoît XVI. Cela ne m’a pas laissé indifférent. Sur la question spécifique de l’amitié judéo-chrétienne, j’ai quant à moi écrit le 15 septembre dernier un article intitulé Benoît XVI et le Judaïsme, article publié sur leblogdrzz, monde-info, juif.org et israel-infos.net. Aujourd’hui, je soumets l’interview ci-dessous, illustrée par mes soins, à votre bienveillant esprit critique.


Andrea Tornielli pour
ilgiornale - Pouvez-vous nous dire quelque chose sur votre vie familiale et sur vos parents ?

Georg Ratzinger - « Nous étions une famille très unie. Notre père était commissaire de police, il provenait d'une vieille famille d'agriculteurs de la Basse Bavière. Ma mère était fille d'artisans, et avant de se marier, elle avait travaillé comme cuisinière. Lorsque c'était possible nous, les enfants, nous allions à la messe chaque jour. On prenait le petit déjeuner à la maison. Ensuite on se voyait de nouveau à déjeuner. Selon la tradition bavaroise nous mangions d'abord une soupe et ensuite le plat principal. L'après-midi nous vaquions à nos occupations, et ensuite avec mon frère nous allions nous promener en ville. Ensuite on dînait ensemble. À l'époque il n'y avait ni radio ni télévision, et le soir notre père jouait de la cithare et chantait des chansons. Ensuite on allait tout de suite au lit ».


Quelle opinion avait votre père du nazisme ?

« Dès le début, il a été un farouche opposant du nazisme. Il a vite compris que le national-socialisme serait une catastrophe et qu'il n'était pas seulement un grand ennemi de l'Église mais plus généralement de toute foi et de toute vie humaine ».


Vous et Joseph, avez-vous été obligés de vous engager dans les Hitlerjugend, la Jeunesse hitlérienne ?

« L'État avait décidé que tous les garçons des écoles, selon leur âge, devaient s'inscrire à des groupes de jeunes déterminés. Lorsque cela devint obligatoire, nous fûmes inscrits en bloc. Il n'y avait pas de liberté de choix et ne pas se présenter aurait certainement eu des conséquences fâcheuses. Mon frère, cependant, ne fréquentait pas ces rassemblements et il ne se présentait pas aux appels. Ce qui impliqua un dommage économique pour ma famille puisqu'elle ne bénéficia plus de l'escompte sur les taxes scolaires ».


Est-il vrai qu'un membre de votre famille finit tué dans l'Aktion T4, le projet nazi d'euthanasie ?

« C'était notre cousin, le fils d'une soeur de ma mère. C'était un enfant beau et gai, mais il souffrait de troubles mentaux. Il n'était pas en mesure de dialoguer correctement ou de participer aux conversations. Je ne peux rien dire de plus précis sur sa maladie. Ce n'est que beaucoup plus tard que nous découvrîmes que les nazis étaient venus le chercher chez lui, et qu'il avait été tué dans un camp d'extermination ».


En 1935 vous êtes entrés au séminaire diocésain de Traunstein. Joseph a écrit dans son autobiographie : « Je suivis ses traces ». Comment naquit la vocation de Joseph ?

« Mon frère et moi, nous étions tous les deux enfants de choeur, et nous servions la messe. Ce fut très vite clair, d'abord pour moi et ensuite pour lui, que notre vie serait au service de l'Église ».


Comment la seconde guerre mondiale a-t-elle pesé sur votre vie et sur la vie de votre frère ?

« La guerre nous a éprouvés profondément, même lorsque nous étions à maison : la nourriture suffisait à peine. Nous avions un billet pour l'approvisionnement mensuel en nourriture, avec lequel on pouvait acheter seulement certains types d'aliments comme le sucre, le beurre, la matière grasse et un peu de viande. Le soir il fallait obscurcir les fenêtres pour ne pas laisser sortir la lumière et ne pas se faire voir des avions des alliés. J'ai été appelé d'abord au service du travail et ensuite au service militaire. Mon frère a été appelé quelque temps après moi. Nous avions des objectifs et des idéaux qui étaient opposés à ceux d'Hitler, mais nous étions soldats malgré tout. Il nous tardait qu'arrive le jour où la guerre serait finie ».


Joseph Ratzinger, que ce soit comme cardinal, ou comme Pape, a parlé des racines communes qui lient hébraïsme et christianisme. Aviez-vous des contacts avec des juifs dans votre famille ?

« C'est une donnée théologique que les juifs sont le peuple choisi par Dieu et que de ce peuple naquit Jésus, engendré par la Vierge Marie. Mais je dois admettre qu'à l'époque nous savions qu'il existait des juifs seulement par l'enseignement de la religion. Dans notre région, il n'y en avait pas, c'est la raison pour laquelle nous n'avions ni contact ni expérience vécue avec eux. Nous ne savions rien non plus des pogroms contre les juifs et des injustices commises dans leurs relations avec les nazis. Nous étions dans l'ignorance de tout ».


Votre frère, au temps de Concile, fut défini comme un « teenager de la théologie », un théologien de la mouvance progressiste, et il était le conseiller du cardinal Frings. Quels souvenirs avez-vous de ces évènements ?

« Je ne sais pas qui a forgé l'expression « teenager de la théologie » en se référant à mon frère. Dans cette période je n'étais pas à Rome: je n'y suis allé qu'une fois, avec Joseph et plusieurs professeurs allemands qui remplissaient un rôle d'experts au concile. Il était clair qu'il y avait la nécessité d'une ouverture, d'un développement théologique. Mon frère a contribué à la réalisation de tout cela, avec toute son intensité spirituelle et je crois qu'une partie du mérite de l'introduction de quelques idées nouvelles, qui étaient partie intégrante de nos convictions et de notre foi catholique, doit lui être attribuée ».


A l'époque post-conciliaire, le professeur Ratzinger s'est retrouvé à Tübingen, dans une faculté théologique transformée en « centre idéologique » du marxisme. Votre frère a-t-il changé au cours de ces années ?

« Non, il n'a pas changé. Les jeunes, en Allemagne vivaient un état de trouble. La poussée vers le changement qui avait eu lieu dans le Concile, se manifestait avec plus de force parmi les laïques. Les jeunes allemands et des autres pays vivaient dans un climat instable, sans contrôle. L'idée dominante était que tout devait changer, il fallait introduire des nouveautés: mon frère approuvait celles qui étaient bonnes mais il rejetait celles qui étaient inconciliables avec la foi. L'idée que le Concile ne devait apporter que la nouveauté n'était pas correcte, puisque le but était celui de présenter d'une manière adaptée aux temps la foi catholique de toujours ».


De qui s'inspirait votre frère quand il était professeur ?

« Dans ses cours, il s'inspirait de quelques théologiens français, il avait comme modèles surtout Henri de Lubac et le théologien suisse Hans Urs von Balthasar. Au centre de son travail, il y avait la Sainte Écriture et les écrits des pères de l'Église. Pendant ses études universitaires il avait cherché à redécouvrir ce patrimoine, à le faire sortir de l'oubli et à le raviver ».


Quelle signification a la liturgie pour les frères Ratzinger ?

« La liturgie, la messe, représente le coeur de notre foi et de notre action, elle est la rencontre personnelle avec Dieu. Ceci naturellement est à la première place. Nous ne pourrions pas imaginer un jour sans la messe, sans la liturgie, ce serait un jour pauvre, privé de l'essentiel… ».


Pourquoi Benoît XVI a-t-il voulu libéraliser l'ancienne liturgie pré-conciliaire avec le
Motu Proprio « Summorum Pontificum » ?

« À l'époque de la réforme liturgique, le changement se produisit rapidement et il ne fut pas facile pour tous à accepter. D'un jour à l'autre l'ancienne liturgie fut remplacée par la nouvelle, à laquelle nous sommes maintenant attachés et avec laquelle nous célébrons la messe avec une participation intérieure pleine de joie. Il y eut, cependant, certains dans l'Église qui n'acceptèrent pas complètement ce « saut », puisque la perte de l'ancienne liturgie les avait privés de quelque chose et avait bouleversé leur foi. Pour ne pas laisser ces personnes seules, pour les réintégrer pleinement dans la communauté ecclésiale, mon frère a décidé de libérer l'ancienne liturgie pré-conciliaire».


Pouvez-vous nous raconter comment vous avez passé ensemble, cette année, les vacances d'été à
Bressanone. On dit que vous vous promeniez ensemble et qu'on vous voyait souvent sourire ?

« Nous avons passé beaucoup de périodes de congé à Bressanone et avons vécu dans le séminaire, celui-là même où nous avons été cette année. Les autres fois, cependant, nous pouvions sortir, nous promener tranquillement en ville et visiter les églises. A présent que mon frère est le Pape tout cela n'est plus possible. Ainsi nous avons dû rester à l'intérieur et faire les promenades dans le jardin du séminaire. Ces promenades ont été belles malgré tout, même si j'ai des problèmes à me promener. J'ai des gros problèmes avec la vue et avec les jambes ».


Votre frère s'est-il habitué à être le Pape ?

« Oui, il s'est habitué rapidement à sa nouvelle condition. Il doit simplement accepter ce nouvel ordre des choses. Il le vit comme la volonté de Dieu et s'engage avec toutes ses capacités ».


Les mots que Benoît XVI répète le plus souvent sont « joie », « amour » et « beauté ». Ils contrastent avec l'image du « panzerkardinal » avec lequel il a été décrit pendant des années ?

« Oui, je pense que cette image le décrit mal et ne correspond pas à la réalité. Il n'a jamais été un homme brusque, avec l'intention d'offenser les autres. Il a eu toujours beaucoup de respect de l'opinion d'autrui. Souvent les media créent des images fausses des gens ».
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Interview menée par Andrea Tornielli pour
ilgiornale
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Interview de McCain

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McCain : « Mon pays a toujours été plus important que mon parti ».
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Propos recueillis par Catholic Digest (1)
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Catholic Digest : Quel rôle doit jouer en politique la foi d’un candidat à l’élection présidentielle, si elle doit en jouer un ?

John McCain : Je pense que la foi joue un grand rôle dans la vie en général. Ce fut le cas pour moi bien avant que je n’entre en politique, notamment quand j’étais prisonnier de guerre dans un camp dans le Vietnam du Nord. C’est grâce à elle que je suis ici aujourd’hui.


Plus précisément, quel en a été l’impact sur votre travail au Sénat ?

Etre guidé par sa foi est très important à mes yeux. Tout comme essayer de vivre en accord avec les valeurs judéo-chrétiennes qui ont inspiré nos ancêtres et qui m’inspirent chaque jour. Nous devons les avoir à l’esprit à chaque fois que nous sommes amenés à prendre des décisions qui ont un impact concret sur les vies de nos compatriotes.


Un sondage récent indiquait que les Américains perdaient foi dans le rêve américain – défini comme mêlant optimisme, sécurité financière et propriété d’une maison – en raison, notamment, de la politique menée au cours des huit dernières années. Que ferez-vous pour redonner vie à ce rêve ?

Je veux permettre à chaque famille américaine d’obtenir un prêt sur trente ans garanti par l’agence gouvernementale pour le logement, la Federal Housing Administration, pour que ces familles puissent rembourser leurs emprunts et vivre le rêve américain. Je veux aussi réformer l’éducation dans le sens de la concurrence, y compris avec les « écoles sous contrat ». Je veux que chaque famille américaine ait le choix que nous avons eu, ma femme Cindy et moi. Nous avons envoyé certains de nos enfants dans une école catholique, car nous avions la possibilité et les moyens de le faire. Je veux que chaque Américain ait cette alternative. C’est pourquoi les écoles sous contrat et le système des bons doivent faire partie de toute réforme véritable du système éducatif.


Alors que l’économie traverse une période difficile – hausse du chômage, déficits budgétaires, etc. – quelles mesures prendriez-vous pour aider les Américains, que Barack Obama ne prendrait pas ?

D’abord, je veux donner un peu d’air aux Américains concernant les taxes sur l’essence : ils paient 18 centimes (0,12 €) par gallon d’essence (3,78 litres) et 24 centimes (0,16 €) par gallon sur le diesel. Je m’engage à ne pas toucher à ces impôts, alors que Barack Obama veut les augmenter. Ensuite, j’entends m’engager en faveur du développement technologique dans le but que nous soyons indépendants du pétrole étranger – que ce soit dans les domaines nucléaire, éolien, solaire, marémoteur ou encore dans le forage ‘offshore’. Je subventionnerai la recherche sur le charbon propre et le développement de technologies pour cette filière. Nous sommes dans la situation présente en raison de ce que nous avons fait pendant trente ans, et nous ne nous en sortirons donc pas dès demain. Mais je prendrai l’engagement de garder les impôts bas et de développer le forage ‘off shore’. Le président a soutenu la levée du moratoire et les prix du pétrole ont alors baissé, donc si nous pouvons bénéficier du gaz et du pétrole au large de nos côtes, cela aura un effet à court terme sur le prix.


La disparité entre les riches et les pauvres ne cesse de croître. Que feriez-vous pour y remédier ?

Ce que je veux, ce n’est pas redistribuer la richesse, mais que tout le monde devienne riche. Dans ce but, je veux que les impôts restent bas. Je veux également donner à chaque Américain un crédit d’impôt de 5 000 dollars (3 424 €) pour que, partout dans le pays, il puisse avoir l’assurance santé dont il a besoin. Je veux faire la promesse aux Américains qu’avec moi, les impôts resteront bas. Nous devons aussi créer plus d’emplois et d’entreprises aux États-Unis.


Quel est, selon vous, le défi principal auquel les familles américaines doivent faire face aujourd’hui ?

Je pense que le plus grand défi est certainement l’emploi. Viennent ensuite l’immobilier, puis le prix e l’essence, qui touche le plus les Américains à plus faibles revenus. Les Américains souffrent et nous devons trouver des moyens de les aider dans cette période très difficile. Je reviens juste du Michigan, où le taux de chômage atteint 8,6 %. Là-bas, ils ont perdu les emplois manufacturiers et nous devons leur fournir la possibilité de se former à d’autres métiers afin qu’ils puissent revenir sur le marché du travail.


La Conférence des évêques catholiques américains a publié un document sur la « citoyenneté fidèle », appelant au rejet des pratiques politiques faisant la part belle « aux intérêts puissants, aux attaques partisanes et aux petites phrases ». Elle a appelé à « une forme différente d’engagement politique ». Personnellement, quelles limites vous fixez-vous dans le cadre de vos campagnes ?

Je me suis toujours engagé à mener des campagnes honorables et respectueuses. Et j’en suis fier – quel qu’ait été le résultat final, défaite ou victoire. Mon message à l’électeur américain et à tous les Américains est que je mettrai mon pays en premier. C’est ce que j’ai fait toute ma vie. Quand j’ai refusé la possibilité offerte par les Nord-Vietnamiens d’être libéré plus tôt, j’ai mis mon pays au-dessus de tout parce que je savais que c’était la bonne chose à faire. Cette décision fut difficile, mais mon pays a toujours été pour moi plus important que mon parti et que la politique. Je pense que c’est ce que les Américains veulent avec force aujourd’hui.


Les États-Unis sont un pays où les intérêts particuliers sont puissants. Mais aussi bien l’engagement catholique en faveur de la justice sociale que la Constitution américaine plaident pour le bien commun de tous. Comment votre gouvernement s’y prendra-t-il pour assurer la promotion de ce bien commun ?

Il faut supprimer les dépenses inutiles qui ont corrompu Washington. Je n’ai jamais demandé aucune de ces subventions glissées dans les lois budgétaires qui permettent aux élus de financer des projets dans leurs circonscriptions. Le sénateur Obama en a demandé pour un montant de 936 millions de dollars – soit presque 1 million de dollars pour chaque jour qu’il a passé au Sénat des États-Unis. Il est clair qu’il y a de la corruption à Washington et que le Congrès n’avance pas, ce qui se traduit par des taux d’approbation pour les deux chambres à des plus bas historiques. Je sais comment travailler avec l’autre parti et je sais comment réformer le gouvernement. Mon passé au Sénat le prouve.


Que diriez-vous à des électeurs catholiques qui hésiteraient à voter pour vous parce que vous êtes favorable à l’avortement ?

C’est vrai que je soutiens fortement le droit des femmes à décider de leur liberté de procréer. Mais que ce soit clair : je reconnais que l’avortement est une question morale. Personne n’est pour l’avortement. Je crois que nous avons besoin d’aborder les facteurs sous-jacents qui peuvent conduire une femme à prendre ces décisions déchirantes. Nous devons faire tout ce qui est possible pour réduire les grossesses involontaires et soutenir les femmes qui choisissent d’avoir un enfant. Nous devons donc nous concentrer sur les soins pré- et postnataux et nous devons rendre l’adoption beaucoup plus facile. Si nous pouvons créer une situation où les jeunes femmes et les jeunes gens agissent de manière responsable et reconnaissent le caractère sacré de la sexualité humaine, alors nous pourrons réduire de façon drastique le nombre des avortements. C’est quelque chose sur quoi j’ai l’intention de travailler avec des gens de tous horizons, quand je serai président des Etats-Unis.
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(1)
http://www.catholicdigest.com/article/exclusive-interview-with-senator-john-mccain
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lundi 29 septembre 2008

Chana tova !

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Je vous présente, amis lecteurs juifs et amies lectrices juives de ce blog, mes meilleurs vœux pour le nouvel an 5769.
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Que cette nouvelle année vous apporte espérance et vigilance.
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Bonne année, Chana tova ve Hatima tova !
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Miguel Garroté
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Ségolène a perdu la tête. Sarko peut-être aussi.

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Ségolène Royal a perdu la tête. Sarkozy peut-être aussi.
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Ségolène Royal s’est donnée en spectacle ce week-end à Paris dans une lamentable prestation my-stique, mi-show-biz. Dépouillée de son tailleur, Madame Royal s’est exhibée en longue tunique bleue, la coiffure ondulée. Concrètement, Madame Royal a présidé une « rencontre de la fraternité » devant 4.000 supporters. Madame Royal a osé cela sur la scène du Zénith, la célèbre salle de concerts rock, ponctuant ses propos de gestes style new age et faisant reprendre en choeur le mot « fraternité » à ses disciples. Libération résume : « Entre mystique, discours et One Woman Show, Ségolène Royal a présenté un objet politique non identifié ». Le Figaro y va également de son coup de massue : « Et soudain, la Jeanne d'Arc toute de blanc vêtue de la campagne présidentielle apparut en tenue de gourou sur la scène. (…) on cherche en vain la nouvelle offre politique ».
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Côté politique, les réactions sont tout aussi assassines. Le député socialiste Henri Emmanuelli : « Cette vision de la politique axée sur le marketing, qui s'inscrit dans la logique de la publicité commerciale, qui néglige le fond (...) c'est le genre de cérémonie qui est entre le show business et le rassemblement de secte ». Dans sa prestation oratoire, Madame Royal a raconté sa vie depuis qu'elle s'est lancée en 2006 dans la campagne présidentielle, évoquant les ‘porte-flingues de l'Elysée’, les ‘gentils coups bas’, les ‘tendres attaques’, les ‘amicales pressions’ et les ‘charmantes épreuves personnelles’, à propos de sa séparation d'avec François Hollande. Un sondage paru dans le Journal du Dimanche la place en 3e position derrière le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë et l'ancienne ministre socialiste Martine Aubry, pour la conquête du poste du Premier secrétaire de son parti.
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Martine Aubry a noté que chacun avait « son style », affirmant qu'elle-même n'avait « rien à dire dès lors qu'on n'était pas dans la confrontation, dans le débat d'idées » (sous-entendu, Madame Royal ne participe pas au débat d’idées). Bertrand Delanoë a souligné : « Moi, je fais mon travail, je suis quelqu'un de naturel qui ne se met pas en scène » (sous-entendu, Madame Royal ne travaille pas, n’est pas naturelle et éprouve le besoin de se mettre en scène). La France vit sous perfusion avec plus de 50 milliards d’euros de déficit et plus de 1.200 milliards d’euros dettes. Le président de la Cour des comptes française a précisé cette année que concrètement chaque Français rémunéré devra verser 48.000 euros à l’Etat si l’on veut éponger la dette.
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A l’heure où j’écris ces lignes, le Congrès américain doit parvenir à un accord sur un plan de sauvetage bancaire de 700 milliards de dollars tandis que le Benelux nationalise le bancassureur Fortis et que la crise frappe également la banque britannique Bradford and Bingley. Claude Reichman - un des initiateurs de la Révolution bleue - signale que dans son récent discours de Toulon, Nicolas Sarkozy « n’a pas avoué que les erreurs commises par les gouvernements successifs depuis plus de trente ans et par le sien ont mis la France dans une situation beaucoup plus difficile que tous les autres pays comparables. La France est accablée par des dépenses publiques insensées qui représentent plus de la moitié de ce qu’elle produit. (…) Les dépenses publiques de la France ont atteint la somme colossale de 1000 milliards d’euros, dont plus de la moitié est imputable au système social ». Ségolène Royal a perdu la tête. Sarkozy peut-être aussi.
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Miguel Garroté
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Sarah Palin sur Ahmadinejad

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« Il DOIT ÊTRE ARRÊTÉ », Sarah Palin sur Ahmadinejad.
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New York Sun, 22 septembre 2008.
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Traduction par Albert Soued.
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Extraits adaptés et illustrés par Miguel Garroté
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Le Gouverneur de l'Alaska, Sarah Palin, candidate à la vice-présidence, avait été invitée au rassemblement sur la place Dag Hammarskjold à New York pour protester contre la présence à l’ONU du Président Iranien Ahmadinejad. Sa participation a été décommandée, du fait que Hillary Clinton avait décliné l'invitation. Voici ce que Mme Palin devait dire (publié sous forme d’article dans le New York Sun) : « Mahmoud Ahmadinejad viendra à New York - au coeur de ce qu'il appelle le grand Satan - et il va parler librement, dans un pays dont il a réclamé la destruction. (…) sous sa rhétorique se cache un programme qui menace tous ceux qui recherchent un monde plus sûr et plus libre. (…) Il doit être arrêté.
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Le monde doit se réveiller devant la menace que cet homme représente pour nous tous. Ahmadinejad nie que l'holocauste ait jamais eu lieu. Il rêve d'être l'agent d'une ‘solution finale’, de l'élimination de la nation juive. Il a qualifié Israël de ‘corps puant’ qui est ‘en voie d'annihilation’. De tels propos ne peuvent pas être écartés comme des divagations d'un fou - pas quand l'Iran a procédé cet été justement à des essais de missiles Shahab-3 à longue portée, capables de frapper Tel Aviv, pas quand le programme nucléaire iranien est en voie d'achèvement et pas quand l'Iran commandite des terroristes qui menacent et tuent des personnes innocentes à travers le monde.
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Le gouvernement iranien veut des armes nucléaires. L'Agence internationale de l'énergie atomique signale que l'Iran fait tourner au moins 3.800 centrifugeuses et que sa capacité d'enrichissement de l'uranium s'améliore rapidement. Selon les informations reçues, les agences du Renseignement des États-Unis croient que les Iraniens peuvent avoir assez de matière fissile pour produire une bombe dans un an. Le monde a condamné ces activités d'enrichissement. Le Conseil de sécurité de Nations Unies a exigé que l'Iran suspende ses activités nucléaires illégales d'enrichissement. Il a décrété trois séries des sanctions. Comment Ahmadinejad a-t-il répondu ? Il a répondu que ‘la nation iranienne ne retirerait pas un iota de son programme nucléaire’. Alors, que devrons-nous faire devant cette menace croissante ?
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D'abord, nous devons réussir en l'Irak. Si nous échouons là, ceci compromettra la démocratie pour laquelle les Irakiens ont tellement oeuvré et donnera du pouvoir aux extrémistes de l'Iran voisin. L'Iran a armé et entraîné des terroristes qui ont tué nos soldats en Irak et c'est l'Iran qui tirera profit d'une défaite américaine en Irak. Si nous quittons l'Irak sans laisser un pays stable, les ambitions nucléaires de l'Iran en seront amplifiées. Si l'Iran acquiert les armes nucléaires - il pourra les partager demain avec les terroristes qu'il finance, arme et entraîne aujourd'hui. Les armes nucléaires iraniennes déclencheraient en outre une course aux armements régionale dangereuse et personne ne serait en sécurité. Mais l'Iran est non seulement une menace régionale; il menace le monde entier.
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C'est le commanditaire Numéro 1 du terrorisme. Il commandite les groupes les plus brutaux, comme le Hamas et le Hezbollah. Ensemble, l'Iran et ses terroristes sont responsables de la mort d'Américains au Liban dans les années 80, en Arabie Saoudite dans les années 90 et en Irak aujourd'hui. Ils ont assassiné des Irakiens, des Libanais, des Palestiniens et d'autres musulmans qui ont résisté à la volonté de l'Iran de dominer la région. Ils ont persécuté nombre de personnes simplement parce qu'elles étaient juives.
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L'Iran est responsable des attaques non seulement contre des Israéliens, mais contre des Juifs vivant aussi loin que l'Argentine. La négation de l'holocauste font partie de l'idéologie officielle de l'Iran, comme le meurtre fait partie de sa politique officielle. Les citoyens iraniens eux-mêmes ne sont pas en sécurité, le pouvoir iranien est une constante menace pour ceux qui veulent vivre, travailler et prier en paix. Les enlèvements politiques, la torture, la mort par lapidation, la flagellation et les amputations sont juste certaines des punitions de l'Etat iranien. On dit qu'on mesure le niveau de tolérance d'un pays de la manière dont il traite ses citoyens les plus vulnérables. Selon cette norme, le gouvernement Iranien est à la fois contraignant et barbare.
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Sous la férule d'Ahmadinejad les femmes iraniennes sont parmi les citoyens les plus vulnérables. Si une femme iranienne montre trop de cheveux en public, elle risque d'être battue ou tuée. Si elle descend dans la rue portant un vêtement qui viole le code vestimentaire d'Etat, elle pourrait être arrêtée. Mais face à ce régime dur, les femmes iraniennes ont montré du courage. En dépit des menaces pour leurs vies et leurs familles, les femmes iraniennes ont recherché une vie meilleure en procédant à ‘une campagne d'un million de signatures demandant des changements dans les lois discriminatoires’. Les autorités ont réagi avec une barbarie prévisible. L'année dernière, Delaram Ali une activiste des droits de la femme a été condamnée à 20 coups de fouet et à 10 mois de prison pour avoir commis le crime de ‘propagande contre le système’.
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Plus tôt cette année, le sénateur Clinton a dit que l'Iran cherchait à obtenir des armes nucléaires et que le corps des Gardiens de la Révolution iraniens était à la tête de cet effort. Le sénateur Clinton a demandé que notre réponse comporte des sanctions plus fortes, y compris la condamnation des Gardiens ou IRGC, comme organisation de terroristes. John McCain et moi, nous sommes tout à fait d'accord. Le sénateur Clinton comprend la nature de cette menace et ce que nous devons faire pour y faire front. C'est un sujet qui devrait unir tous les Américains. On ne devrait pas permettre à l'Iran d'acquérir des armes nucléaires. Point à la ligne. D'une seule voix, nous devons nous faire entendre du monde entier : ‘Arrêtez l'Iran!’.
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L'Iran a beaucoup de vulnérabilités, y compris un régime affaibli par des sanctions et une population désireuse de vivre comme en Occident. Nous devons augmenter la pression économique sur l'Iran pour que ce pays change de comportement. (…) Notre tâche est de concentrer l'attention du monde sur ce qui peut être fait pour l'arrêter. Nous devons rassembler le monde pour encourager de véritables et dures sanctions à l'Onu ou avec nos alliés si les alliés de l'Iran continuent à bloquer toute action à l'Onu. Nous devons commencer par restreindre les importations de pétrole raffiné de l'Iran. Nous devons réduire notre dépendance du pétrole brut étranger pour affaiblir l'influence économique de l'Iran. Nous devons viser les avoirs du régime à l'étranger, les comptes bancaires, les investissements et les partenaires commerciaux de l'Iran.
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Le Président Ahmadinejad devrait être rendu responsable d'incitation au génocide, un crime puni selon le droit international. Nous devons sanctionner la banque centrale d'Iran et le corps des Gardiens de la Révolution dont personne ne devraient douter qu'ils forment une organisation de terroristes. Ensemble, nous pouvons arrêter le programme nucléaire de l'Iran. Le sénateur McCain a pris un engagement solennel que j'approuve vigoureusement. Jamais nous ne risquerons un nouvel holocauste. Et ceci n'est pas un simple souhait, une demande ou un appel aux ennemis d'Israël. C'est une promesse que les Etats-Unis et l'Israël honoreront, contre tout ennemi qui chercherait à nous mettre à l'épreuve ».
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dimanche 28 septembre 2008

Israël interceptera les missiles iraniens

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Les USA ont bel et bien transféré à Israël leur meilleur système radar. Ce nouveau système radar permet désormais à Israël d’accélérer sa vitesse de réaction à un tir de missile iranien. L’US European Command (EUCOM) a transporté le système radar dans douze avions qui se sont posés sur la Nevatim Air Force Base située dans le sud d’Israël. Ce système radar fabriqué par le groupe américain Raytheon Co. peut identifier un objet de la taille d’une balle de baseball à une distance de 4.700 kilomètres. En clair, le système radar de Raytheon Co. permet aux missiles Arrow détenus pas Israël de détruire les missiles iraniens Shahab-3 six fois plus vite qu’avec le système radar Green Pine utilisé jusqu’à présent par Israël. Le système radar de Raytheon Co. récemment arrivé en Israël sera connecté avec la US Joint Tactical Ground Station (JTAGS), qui elle même reçoit et traite les données qui lui sont transmises par le US Defense Support System satellites.
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vendredi 26 septembre 2008

L'axe Moscou - Caracas

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L’Axe Moscou - Caracas
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Le président Dmitri Medvedev, au service de sa majesté Vladimir-le-Grand, a rencontré son homologue vénézuélien, l’ineffable cynocéphale Hugo Chavez, aujourd’hui vendredi 26 septembre 2008, à Orenbourg, dans le sud-ouest de la Russie pour mettre en place un bloc destiné à créer un contrepoids solide aux Etats-Unis. Les agences de presse sont toutes excitées : les méchants Américains ont à nouveau la vie dure, comme au bon vieux temps de la Guerre froide. « Aujourd'hui nous allons signer une série d'accords pour renforcer notre coopération » a déclaré Medvedev précisant que la coopération porte sur les domaines économique et militaire. Des protocoles d'accord sur la coopération ont notamment été signés entre le géant gazier russe Gazprom et la principale compagnie pétrolière vénézuélienne, PDVSA (Petróleos de Venezuela), en présence des deux chefs d'Etat. En outre, cinq groupes russes, Gazprom, Loukoïl, TNK-BP, Sourgoutneftegaz (à vos souhaits) et Rosneft créeront un consortium russe au Vénézuéla, puis des compagnies vénézuéliennes, dont PDVSA, viendront l’intégrer. Hier jeudi, la Russie avait annoncé avoir accordé au Venezuela un prêt d'un milliard de dollars pour des achats d'armes. Moscou et Caracas ont déjà signé entre 2005 et 2007 douze contrats d'un montant de 4,4 milliards de dollars. La Russie a notamment vendu au Venezuela des avions de chasse Soukhoï, des hélicoptères de combat et 100.000 kalachnikov.
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Je vous recommande la lecture de l’article « Le molosse aux pieds d’argile » (info # 012309/8) publié par Laurent Murawiec sur Metula News Agency mardi 23 septembre 2008. Certes, le Tsar rouge-brun et le Clown dégénéré roulent les mécaniques. Ils vont en effet causer quelques nuisances aux USA. En revanche, leur volonté affichée en grande pompe de mettre en place un bloc destiné à créer un contrepoids solide aux Etats-Unis, volonté relayée servilement et sans esprit critique (tiens, comment ce faisse ?) par nos officines de presse, cette volonté reste ce qu’en dit notre confrère Murawiec : une affaire de molosses aux pieds d’argile.
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Miguel Garroté
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jeudi 25 septembre 2008

Hitler est de retour (2e partie)

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Hitler est de retour (2e partie)
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Miguel Garroté – J’ai abordé hier le thème du nazislamisme iranien dans
Hitler est de retour. Et le monde s’en fiche. Or, j’apprends aujourd’hui, jeudi 25 septembre 2008, que l'original de l'accord de Munich, sera exposé, dès octobre prochain, au Musée national de Prague, capitale de l’actuelle République tchèque et ancienne capitale de l’ex Tchécoslovaquie. L’accord de Munich, signé en septembre 1938, notamment par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, devait soi-disant mettre fin à la crise des Sudètes, les germanophones résidants alors en Tchécoslovaquie. Et éviter par cet accord une deuxième guerre mondiale. En réalité - on le sait aujourd’hui - cet accord a livré la Tchécoslovaquie - et le monde - à la terreur national-socialiste du IIIe Reich. En cette année 2008, afin de faire mémoire des 70 ans de l’accord de Munich, la chaîne de télévision allemande ARD diffuse notamment deux documentaires sur les Sudètes, les germanophones qui résidaient en Tchécoslovaquie, et sur les germanophones de Prusse orientale ( http://www.daserste.de/sudetendeutsche ). Les recherches de ARD, que j’ai en partie visionnées, démontrent une fois encore, de façon irréfutable, que les réelles intentions de Hitler, en Tchécoslovaquie et ailleurs, étaient parfaitement prévisibles bien avant 1938. Et que par conséquent, la signature de l’accord de Munich de 1938 était un acte inutile, lâche et aveugle. C’était en 1938. Il y a 70 ans. Revenons à 2008.
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Avec des clichés antisémites repris du tristement célèbre Mein Kampf - abondamment réédité en langues arabe et farsi -, avec, aussi, des clichés antisémites repris du faux - et plagiat, comme l’ont démontré Victor Loupan et Pierre-André Taguieff - faux et plagiat intitulé ‘Les protocoles des Sages de Sion’ - également réédité en langues arabe et farsi (1), Ahmadinejad a allégué, le mardi 23 septembre 2008, à l’ONU, devant plus de 180 chefs d’Etats, qu’un soi-disant gouvernement composé d’une « poignée de fourbes sionistes » règnerait, selon lui, sur « l’économie mondiale » et exercerait, selon lui, son « influence massive sur les prises de décisions politiques à l’échelle universelle ». Ahmadinejad a également allégué que « les menteurs sionistes » exploiteraient, selon lui, la rectitude et la sincérité des nations européennes et américaine, en contrôlant « les centres financiers internationaux, les organisations humanitaires, les partis politiques, dans le seul but qu’ils servent », poursuit Ahmadinejad, « aveuglément les intérêts égoïstes de l’entité implantée au cœur du Moyen Orient sous le nom d’Israël ». Toujours selon Ahmadinejad, « les citoyens de la grande nation américaine et ceux des pays européens » seraient soi-disant forcés de « satisfaire les exigences de plus en plus démesurées de la clique sioniste ». Et à propos d’Israël, Ahmadinejad assène : « Aujourd’hui, le régime sioniste est sur la pente d’un effondrement définitif et il lui est impossible de sortir de la fosse putride que lui-même et ses partisans ont créée ». Suite à cet abject nazislamic show, quelques uns commencent à réagir.
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La ligue anti-diffamation exhorte le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à condamner les propos antisémites et haineux tenus il y a deux jours par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l'Assemblée générale des Nations Unies. De son côté, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner déclare que le discours d’Ahmadinejad prouve que la question de la nucléarisation de la République islamique est « extrêmement sérieuse et dangereuse ». Bernard Kouchner ajoute : « on ne peut se contenter de condamner l'Iran, il faut passer à l'acte ». Espérons que sur ce point le président de tous les Français écoute son ministre des Affaires étrangères. Le ministre israélien Ehoud Barak déclare que l'acceptation par la communauté internationale de l'intervention de « ce régime fou » à la tribune de l’ONU, et les applaudissements de cette même tribune, traduisent la « pauvreté » de la communauté internationale. « Pauvreté » est un mot bien faible pour parler d’une telle déchéance. Le président israélien Shimon Pérès déclare que les USA sont obligés de stopper Ahmadinejad pour sauver la planète. Shimon Pérès précise que « Ahmadinejad disparaîtra comme un coup de vent, il contribue lui-même à liguer le monde contre lui ». Lors de son discours hier à l'ONU, Pérès a déclaré : « Le soutien de l'Iran au Hezbollah a divisé le Liban. Le soutien iranien au Hamas a également divisé les Palestiniens et retardé la création d'un Etat Palestinien ». Oui, bon, pour qu’Ahmadinejad disparaisse comme un coup de vent, encore faut-il souffler un bon coup sur ses centrales nucléaires. Quant à la création retardée d’un Etat palestinien, nous verrons ci-dessous que même le Fatah n’en veut pas.
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Dans un autre registre, certes important, le président américain Georges Bush a pris la parole - hier soir mercredi 24 septembre à télévision - sur la crise financière que traversent les USA en déclarant : « L'ensemble de l'économie américaine est en danger. Si le Congrès n'agit pas immédiatement, les USA peuvent glisser dans la panique financière et un scénario déprimant va se dérouler avec un possible risque de longue et pénible récession ». Bush a invité à la Maison Blanche les candidats à l'élection présidentielle, Obama et McCain, pour discuter, aujourd’hui jeudi, de cette crise financière.
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Le problème, c’est que la crise financière, certes importante, que traversent les USA est en ce moment même mise a profit par certains pour revenir sur leurs engagements et pour préparer de futures hostilités. Ainsi, un cadre du Fatah, Kadoura Farès, exhorte le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à suspendre les négociations de paix avec Israël. En effet, Kadoura Farès, déclare qu'il n'y a « aucune chance de percée dans les pourparlers en cours avec Israël dans un avenir proche. La solution consiste à reprendre la résistance ». (Ndlr : la « résistance », dans le jargon du Fatah, du Hamas et du Hezbollah, c’est le terrorisme). Côté israélien, le député du Likoud Sylvain Shalom déclare avec réalisme, dans une allusion directe à Ehud Olmert et à Tsipi Livni, qu’aucune manœuvre politique ne peut faire revivre un gouvernement qui a rendu l'âme. Pour Sylvain Shalom, ceux qui n'ont pas su endosser la responsabilité des erreurs de la deuxième guerre du Liban, et la responsabilité de l’absurde résolution 1701 de l’ONU sur le Hezbollah au Sud-Liban, ne peuvent pas prendre en charge les responsabilités présentes d’Israël.
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A propos du Hezbollah justement, selon la presse arabe de ce jour, le Hezbollah améliore dans des conditions hautement risquées son arsenal en préparation d'une nouvelle attaque contre Israël. le journal koweitien Al Seyassah informe aujourd’hui jeudi que des fuites de produits toxiques du Hezbollah mal stockées au Sud-Liban ont provoqué des maladies graves chez des enfants. Des terroristes du Hezbollah touchés par ces fuites sont partis se faire soigner en Iran sous couvert d'entraînement militaire.
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J’ai écrit plus haut que la crise financière, certes importante, que traversent les USA est en ce moment même mise a profit par certains pour revenir sur leurs engagements et pour préparer de futures hostilités. Le Fatah et le Hezbollah mentionnés ci-dessus ne sont pas les seuls à profiter ainsi de cette crise et à profiter également du climat général d’incertitude qui règne depuis l’occupation militaire partielle de la Géorgie par les troupes russes, occupation débutée le 8 août 2008. La Syrie envoie au Liban des commandos occuper sept villages au nord de Tripoli et masse 10.000 soldats à la frontière syro-libanaise, prêts à intervenir. La Russie livre du matériel nucléaire à l'Iran, s'oppose à des sanctions contre l’Iran, et occupe le port Syrien de Tartous, en y amarrant une dizaine de navires de guerre. Et aujourd’hui jeudi 25 septembre, le Premier ministre russe Vladimir Poutine appelle à « liquider la frontière » entre la Russie et l'Ossétie du Sud. La Corée du Nord stalinienne réintroduit des matériaux fissiles dans sa centrale nucléaire de Yongbyon. La Corée du Nord a déjà retiré les scellés et les caméras de surveillance mis en place par l'AIEA, une filiale de l’ONU, sur le site de retraitement de Yongbyon. Bref, ça chauffe un peu partout et presque tout le monde s’en fout.
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Avec les USA essentiellement préoccupés par la crise financière, et les adversaires des USA qui en profitent pour avancer leurs pions, l’Union Européenne, elle, comme en 1938, vaque à ses petits soucis et à ses délires idéologiques. A cet égard, le tout récent article de Guy Millière,
L'Europe oublie le 11 septembre, donne une idée assez éclairante de la déchéance européenne - déchéance passée, présente et future -. Petits extraits bien savoureux (début de citation) : « Une étrange cohorte se forma où se retrouvèrent gauchistes amoureux de toutes les causes sanguinaires, pourvu qu’ils y discernent une dimension anticapitaliste, sympathisants d’une extrême-droite à qui rien d’antisémite n’est étranger, adeptes d’une lecture littérale du Coran, gaullistes adeptes d’une politique arabe elle-même teintée d’antisémitisme, et corrompus de tous ordres craignant pour leur chèque de fin de mois. (…) On souhaite, en Europe, la victoire d’Obama. (…) Si Obama est élu, on fera la fête à Paris ou à Berlin, comme on la fera dans diverses capitales du monde islamique. (…) Si McCain est élu, il ne faudra pas beaucoup de temps pour que la haine dirigée vers Bush se reporte sur lui. Comme Bush, McCain incarne encore, c’est vrai, une civilisation debout » (fin de citation). Que les Français, parfois malmenés sur le présent blog, se consolent : au sein de l’Union Européenne, ils n’ont pas le monopole de l’esprit munichois. En 2008, le syndrome « 1938 » s’étend de Narvik à Gibraltar, et de Lisbonne à Lublin. On n’a pas fini de rigoler.
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Miguel Garroté
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(1) Le mardi 6 mai 2008, sur la chaîne de télévision Arte, à 21:00, Daniel Leconte présentait « Les bréviaires de la haine ». L’enquête exceptionnelle de Arte analysait d’abord « Mein Kampf », écrit par Adolf Hitler en 1924. Et ensuite « Les Protocoles des sages de Sion », un faux et un plagiat rédigé par la police secrète russe au début du vingtième siècle.
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Mes principaux articles sur les mêmes thèmes :

L'antisémitisme, l'antisionisme et la judéophobie moderne

«
Antisémitisme : Des livres qui tuent encore aujourd'hui ».

L'ANTISÉMITISME EST TRÈS RÉPANDU
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mercredi 24 septembre 2008

Un rabbin invité à un synode catholique !

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Un rabbin invité à un synode catholique !
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Miguel Garroté – C’est la bonne nouvelle du jour et elle compense les vomissures de Ahmadinejad évoquées dans un précédent article. Le rabbin Shear-Yashuv Cohen
a été invité (1) par le Vatican à s'exprimer lors du prochain synode des évêques catholiques qui aura lieu en octobre 2008. Le père Federico Lombardi précise que le rabbin Shear-Yashuv Cohen « parlera le lundi après-midi 6 octobre. C'est la première fois qu'un rabbin est invité à s'exprimer devant le synode ». Ce synode rassemblera du 5 au 26 octobre 2008 à Rome des évêques du monde entier et sera consacré à la Bible avec pour thème « La parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise ». Le rabbin invité, Shear-Yashuv Cohen, basé à Haïfa, a vu dans cette invitation un signe d'espoir. Cette invitation porte en elle « un message d'amour, de coexistence et de paix », a ajouté le rabbin Shear-Yashuv Cohen depuis Jérusalem. Il s'exprimera sur l'interprétation juive des Ecritures lors de ce synode qui doit réunir plusieurs centaines de participants. Le rabbin Shear-Yashuv Cohen est membre de la commission de travail bilatérale permanente Israël-Vatican qui se réunit régulièrement afin de conclure un accord juridico-financier concernant les propriétés ecclésiastiques, les exonérations fiscales sur le revenu des activités commerciales des communautés chrétiennes et le statut juridique de l'Eglise catholique en Israël. Il est vrai qu’une partie de la hiérarchie de l’Eglise catholique ne comprend pas toujours le réel et concret problème que les propriétés ecclésiastiques peuvent poser à l’Etat d’Israël, les Arabes chrétiens n’étant pas toujours transparents dans leurs relations avec les Israéliens. Quoi qu’il en soit, bienvenue au rabbin Shear-Yashuv Cohen !
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Miguel Garroté
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(1)
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/080924140102.turotx65.htm
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Hitler est de retour. Et le monde s'en fiche.

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Hitler est de retour. Et le monde s’en fiche.
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Miguel GarrotéHier, mardi 23 septembre 2008, le nabot nazillon de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad, alias Adolfinejad a prononcé un discours digne de la propagande hitlérienne. Le problème, c’est qu’il a prononcé ce discours, non pas chez lui, mais à New York, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Or, que lis-je dans la presse de ce matin mercredi 24 septembre ? Je n’y lis rien sur l’événement que je viens d’évoquer. J’y lis : « La crise financière américaine a dominé les discours mardi à l'ONU ». J’y lis encore : « L'idée d'un élargissement du Conseil de sécurité est revenue en force mardi lors du débat de l'Assemblée générale de l'ONU ». Mais le pire, c’est que le discours du génocidaire négationniste iranien Mahmoud Ahmadinejad à l'Assemblée générale des Nations unies s'est terminé sous les applaudissements, alors qu'il avait, dans sa phobie conspirasionniste, vilipendé « les sionistes assassins » et qu’il avait prédit « la fin de l'empire américain ». « Les Juifs et les Américains sont des assassins qui vont disparaître », c’est un dictateur théocratique qui le dit.
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Côté gens sensés, les vomissures verbales d’Ahmadinejad ont été comparées au 'Protocole des sages de Sion', un faux et un plagiat sur la soi-disant domination juive du monde. Côté gens sensés, on a rappelé que l'Iran est l'un des centres du terrorisme mondial ; et on a expliqué que c'était la première fois dans l'histoire de l'ONU, fondée après la deuxième Guerre mondiale, qu'un chef d'Etat tenait de tels propos haineux et antisémites. Et tandis que Ahmadinejad nazifie à New York, on apprend que le nombre d'experts nord-coréens en Iran pour aider à élaborer les ogives nucléaires se compte par dizaines. Les experts nord-coréens travaillent depuis deux ans sur un site militaire secret à Hemmat dans la région de Khozi, au sud-est de Téhéran.
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Aujourd’hui mercredi 24 septembre 2008, Claire Dana Picard, sur
http://a7fr.com écrit notamment (extraits) : « Mahmoud Ahmadinejad a attaqué avec virulence l'Etat d'Israël, dénonçant notamment ‘le pouvoir d'une poignée de sioniste’ qui selon lui avaient la mainmise sur l'économie mondiale et sur la politique internationale. (…) Il a encore estimé que ‘le régime sioniste était en train de s'effondrer et ne disposait d'aucun moyen de se sortir de la boue dans laquelle il s'était embourbé avec ses alliés’. (…) En Israël, les réactions n'ont pas tardé (…) Benyamin Netanyahu, leader du Likoud, (…) a estimé que le monde avait la mémoire courte et ne tirait pas les leçons de la Shoah ».
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Le monde a la mémoire courte et le monde ne veut pas regarder l’islamisme en face. A ce propos, Elias Lévy, sur
http://cjnews.com, écrit un article intéressant dans lequel il cite le journaliste algérien musulman Mohammed Sifaoui (extraits) : « Le journaliste algérien musulman Mohammed Sifaoui n’y va pas avec le dos de la cuillère lorsqu’il livre ses réflexions sur l’islamisme. (…) ‘Je suis l’un des rares journalistes musulmans à avoir écrit noir sur blanc que l’islamisme est aussi ancien que la religion musulmane. Ce propos m’a causé beaucoup d’ennuis, y compris des menaces de mort’, confia-t-il lors de son intervention inopinée dans un panel sur l’islamisme, qui a eu lieu dans le cadre du dernier Salon du Livre de Paris. Pour éviter les remous, les organisateurs de cette manifestation littéraire n’ont pas annoncé publiquement sa participation à cette table ronde ».

« Mohammed Sifaoui a partagé cette tribune avec quatre autres spécialistes reconnus de l’islamisme et des questions moyen-orientales : l’historien israélien Michel Abitbol, professeur à l’Université Hébraïque de Jérusalem et spécialiste chevronné des relations judéo-musulmanes ; le géopolitologue français Frédéric Encel ; l’économiste israélien Jacques Bendelac ; et le journaliste français Michel Taubmann, spécialiste de l’Iran et auteur d’une biographie très fouillée de Mahmoud Ahmadinejad. Les intégristes islamistes ne préconisent pas seulement la destruction d’Israël, ‘ils exhortent aussi tous les Musulmans à entreprendre une Djihad pour exterminer tous les Juifs’, rappela Mohammed Sifaoui. ‘Les leaders arabes, dont je me méfie énormément, ont une peur noire de tout dialogue direct avec Israël parce qu’ils ont été pris en otage par les islamistes qui, eux, prônent sans ambages l’annihilation de l’État hébreu. Les gouvernants arabes ont un double discours qui, à mes yeux, est aussi dangereux que la rhétorique abjecte ressassée par les islamistes’. D’après Mohammed Sifaoui, les islamistes fondamentalistes musulmans ne vouent pas seulement aux gémonies l’État d’Israël, ces fous d’Allah exècrent viscéralement les Juifs. ‘Ce n’est pas un secret de polichinelle que les islamistes ne souhaitent qu’une chose ardemment: que tous les Juifs disparaissent de la terre’ ».

« Pour preuve, ajouta-t-il : le livre le plus vénéré par les islamistes fondamentalistes est un bréviaire de la haine contre les Juifs. Ce livre regorgeant de stéréotypes judéophobes, d’inspiration saoudienne, qui s’intitule Les signaux précurseurs de la fin du monde, est la ‘pierre angulaire du credo idéologique des islamistes’. ‘Ce livre odieux, en vente très librement dans les librairies islamistes de France, explique ce qu’il faut faire pour ‘réislamiser’ les musulmans égarés comme moi, endoctriner des non-musulmans, que le monde musulman s’unisse pour lutter contre la mécréance mondiale… L’étape ultime avant que l’Apocalypse ne se produise sera le retour du Messie qui, selon les islamistes, viendra prendre la bannière du ‘vrai islam’ pour se diriger vers Jérusalem pour tuer tous les Juifs qu’il rencontrera dans son chemin. Et, je cite ce livre : ‘Ce jour-là, par miracle, même l’Arbre appellera le Combattant de l’islam et lui dira : Ô, Soldat de Dieu, viens vers moi, il y a un Juif qui se cache derrière moi, viens le tuer. Même le Rocher parlera et dira : Ô, Combattant de Dieu, viens vers moi, il y a un Juif qui se cache derrière moi, viens le tuer’… ‘Pour les islamistes, la fin du monde et le salut ne pourront survenir que lorsque tous les Juifs seront exterminés. C’est ça l’idéologie intégriste islamiste. Arrêtons, surtout en Occident, de nous raconter des histoires !’, a dit Mohammed Sifaoui ».

« Chose certaine, ajouta cet intellectuel arabe foncièrement anti-islamiste, ce ‘phénomène ravageur’ ne sera pas jugulé en pactisant avec ses hérauts. ‘Ma préoccupation est née d’observations que j’ai faites ces dernières années dans les sociétés arabes. Il faut se rendre à l’évidence que des États comme l’Égypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite…sont des sociétés gangrenées par l’intégrisme religieux. Pour ne pas être évincés du pouvoir, les dirigeants couards de ces États aux abois cherchent des compromis avec les franges les plus extrémistes dans leur société, en l’occurrence les partis les plus intégristes. C’est pour cette raison que ces pays arabes n’arrivent pas à franchir le pas et à se couper des éléments les plus extrémistes de leur société pour normaliser leurs relations avec Israël. Ces États n’arrivent pas à tirer leurs peuples vers le haut parce qu’ils sont gouvernés par des hommes qui ne se sont jamais distingués par leur bonne gouvernance, ni par leur strict respect de la démocratie et des valeurs universelles’… ». Et l’Occident n’identifie pas le menace islamiste…
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« L'Occident n'identifie pas encore la menace iranienne et ceux qui l'ont détectée n'agissent pas », a déclaré, à ce sujet, ce matin, le chef du Likoud Benyamin Netanyahu sur les ondes de la radio militaire Galei Tsahal. A propos de Netanyahu, David Bescond sur rebelles.info écrit aujourd’hui (extraits) : « Le chef du parti travailliste Ehoud Barak (…) semble très sensible à l'idée d'un gouvernement d'union nationale lancée par Tzipi Livni. Il a également demandé à Benyamin Netanyahu de rejoindre une coalition élargie. (…) Il n'est pas évident qu'Israël puisse se payer le luxe d'élections législatives anticipées qui dans le meilleur des cas ne donneront un nouveau gouvernement à l'Etat hébreu que dans six mois. (…) Devant l'urgence que fait peser la menace iranienne sur la sécurité d'Israël, la stratégie du Likoud risque de se retourner contre lui (ndlr : contre Netanyahu). La population israélienne pourrait très bien ne pas comprendre le refus de Benyamin Netanyahu de rejoindre un gouvernement d'union nationale et ne voir dans cette attitude qu'un égoïsme opportuniste basé sur des sondages lui donnant la victoire en cas d'élections législatives anticipées ». On ne peut être plus clair. Y a-t-il encore en Israël des personnalités politiques qui placent la défense de leur peuple au-dessus de leurs propres ambitions ? Israël affronte le pire danger de son histoire : l’Iran nucléaire et ses réseaux terroristes. Il faut à Israël une personne providentielle.
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A propos d’Israël et de l’Iran, il est vrai que nos médias intègrent le problème iranien dans le conflit israélo-arabe. Et puisqu’il en est ainsi, je ne résiste pas au plaisir de signaler qu’à cet égard, le Professeur Guy Millière, dans une toute récente interview accordée à leblogdrzz, a déclaré : « L’urgence est, en tous cas, de rompre avec l’idée suicidaire qu’il y a, présentement, un ‘partenaire pour la paix’ avec Israël au sein de l’Autorité palestinienne. Un vrai partenaire pour la paix n’éduque pas les enfants à la haine et à la guerre. Il ne laisse pas des journaux publier eux-mêmes des appels à la haine et à la guerre. Pour ce qui me concerne, je pense qu’il existe déjà un Etat arabe sur le territoire palestinien, la Jordanie ». Certes. L’ennui, c’est que nos fonctionnaires journaleux ignorent ce que signifie - historiquement et géographiquement - la Palestine…
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Sur nos blogues, leblogdrzz, monde-info, etc., nous subissons régulièrement des posts alléguant que « trop » traiter de la Shoah réactive l’antisémitisme. Et des posts alléguant qu’on parle « trop » des Juifs et pas assez des autres. Etranges allégations en vérité, surtout à la lumière des vomissures ahmadinejadiques en milieu onusiaque. Tiens, justement, à ce propos, Arte, à 21:00, aujourd’hui mercredi 24 septembre 2008, diffuse un documentaire, intitulé
Terminus Auschwitz - Les chemins de fer européens et la Shoah. Il s’agit d’un documentaire allemand de 55 minutes réalisé cette année 2008. Petit rappel : la déportation des Juifs originaires de nombreux pays européens fut coordonnée par Eichmann en coopération avec la compagnie ferroviaire allemande Deutsche Reichsbahn. Mais l'intervention d'autres compagnies ferroviaires fut nécessaire pour organiser le transport. En France, aux Pays-Bas, en Slovaquie, etc., les compagnies ferroviaires nationales ont géré les horaires et les plans de circulation des trains de la mort ; elles ont mis des wagons à bestiaux, des locomotives, du charbon et même du personnel à la disposition des nationaux-socialistes allemands. Les survivants des camps d'extermination et leurs enfants s’efforcent depuis longtemps de dénoncer ces collaborations. A l’heure ou Hitler est de retour sous la forme d’un Ahmadinejad à la tribune de l’ONU, ce documentaire tombe à pic. Même si certains pensent que c’est un documentaire de « trop ». Bien le bonjour et à demain.
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Miguel Garroté
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Post Scriptum : j’apprends à l’instant que le Cardinal Vallini s'est rendu à l'hôpital où se trouve le prêtre d'une paroisse de Rome, Don Canio, qui a été agressé hier mardi 23 septembre 2008, par Marco Rovagna, un jeune homme de 25 ans. Le prêtre est dans le coma avec 200 points de sutures. Don Canio a été agressé alors qu'il se trouvait dans le bureau de sa paroisse. Dans la poche de l'agresseur, la police a trouvé ces mots sur un morceau de papier : « cela est seulement le début », avec la signature « 666 ».

mardi 23 septembre 2008

Les intégristes laïcards français et leurs potes islamistes

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Les intégristes laïcards français et leurs potes islamistes
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Miguel Garroté – Depuis environ une semaine, il devient possible, en France - que l’on soit Juif ou chrétien - d’aborder franchement la question de la laïcité. Ainsi, Le Figaro, dans Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du vendredi 19 septembre, publie notamment le commentaire suivant : « Pourquoi ne pas commencer par inscrire, dans le préambule de la Constitution française, le rappel des racines historiques, notamment judéo-chrétiennes, de la France ? Crise financière : la crise financière internationale, qui secoue les États-Unis et qui n'épargnera pas l'Europe, oblige à s'interroger sur un système économique dévoyé. Là aussi, la doctrine sociale de l'Église a une place à prendre dans les réflexions à venir ».
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Dans « Riposte chrétienne aux ayatollahs laïcistes », Christian Vanneste, sur son
blog, le mardi 16 septembre 2008, écrit notamment (extraits adaptés) : « j’ai pu défendre la conception présidentielle de la laïcité positive contre les attaques totalement infondées qu’elle subit de la part de laïcistes rétrogrades qui y voient, à tort, une menace pour la survie de la République. (…) Le mot ‘positif’ n’ajoute rien à la laïcité dont il ne fait que révéler ce à quoi elle peut aboutir : une tolérance bienveillante à l’égard des religions, une laïcité plus libre par rapport au pouvoir politique, mais aussi une laïcité plus disponible pour apporter les repères moraux sans lesquels la vie sociale est plus difficile (...) C’est précisément l’enseignement religieux qui peut rappeler que certains comportements ne sont pas compatibles avec la Foi. Enfin, faut-il le rappeler ? Dans notre pays, les ayatollahs sont avant tout ceux qui crient à l’intégrisme et au conservatisme dès qu’ils voient un religieux, ceux qui font de toute référence à la religion, un péché contre la sainte République et considèrent que la loi de 1905 est sacrée. (…) Que les principes du christianisme, et notamment la Doctrine sociale de l’Église, puissent influencer la politique est une excellente chose, car c’est une source essentielle de la démocratie contemporaine ».
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Récemment, M. Gad, de Lessakele, écrit, sur leblogdrzz, à propos de la communauté juive face à cette étrange laïcité : « En faisant preuve de totale mécompréhension et d'ignorance crasse de la situation de la communauté juive et de ses jeunes face aux attaques répétées des bandes anti-Juives, l'Etat régalien assimilationniste et immigrationniste pousse les jeunes Juifs de France au repli communautaire, à l'isolement et à la stigmatisation par les autres franges de la Communauté française tolérante à l'égard de leurs agresseurs et, in fine, à quitter le sol français, tout simplement parce qu'ils n'ont aucune raison valable de se reconnaître dans ses autorités favorisant l'expression de l'antisémitisme comme une suite d'actes banals entrés dans les moeurs. (…) Il faut encore bien entendre que c'est la bande de Delanoë qui brigue les plus hautes instances, qui tient le haut du pavé, notamment dans ces arrondissements aux règles anti-Juives, où tout jeune de 12 ans sortant du Talmud Torah est immédiatement assimilé à un dangereux ‘chef de bande’, la ‘Bande d'Abraham, Yitshak et Ya'acov’, dont les aventures sont narrées par un très vieux manuel d'aventure. L'hypocrisie régalienne est un lâchage en règle. Il n'y a tout simplement plus d'Etat dans le 19e arrondissement. Et la Mairie, la Justice enseignent la guerre de tous contre tous ».
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Le problème ne date pas d’hier. Pour preuve, la mésaventure d’Irene Elster. Le 30 novembre 2006, AJM publiait
Antisémitisme poubellique à la française, article qui mérite d’être reproduit ci-après (début de l’article de AJM) : « Bibliothèque du 3e ou techniques d’étouffement d’un scandale. Vous chercheriez un mode d’emploi du harcèlement que vous ne trouveriez pas mieux : médisez de votre victime au sein de l’équipe, isolez-la, calomniez-la, donnez-lui un coup de pied en l’insultant, destituez-la de son poste, un dernier coup bas diffamatoire et le tour est joué. Tous les ingrédients de la méthode sont ici réunis : été 2005, une nouvelle directrice est nommée dans la petite bibliothèque de la mairie du 3e. D’emblée, le ton est donné, on fait le ménage. Plus de 3000 livres iront à la poubelle avec des pages de titre arrachées. Une bibliothécaire s’y oppose. Une lectrice choquée à la vue des poubelles pleines de livres, court au journal Libération. Le journaliste de Libé, intéressé, se contente de téléphoner à la directrice, celle-ci lui dit de ne pas s’en mêler. L’article ne verra pas le jour. C’est ainsi qu’un jour, alors que la bibliothécaire arrive sur son lieu de travail, elle se retrouve à l’intérieur des locaux, entourée d’un lecteur et de ses supérieurs, ces derniers plaisantant au sujet d’Israël, agressifs, se moquent d’elle, sans qu’elle ait pu comprendre la provocation du lecteur : ‘Je veux voir Enderlin ici ! Ahahah !’. Rapidement, elle devient l’objet de rapports calomnieux. Exclue par ses supérieurs, la diffamation aidant, elle reçoit ce jour-là, un violent coup de pied au genou, de son supérieur en grade, accompagné d’insultes : « Débile ! Sioniste protégée de partout ! Mais tu vas voir ! ». Huit jours d’ITT, des attestations médico-judiciaires n’y feront rien…Immédiatement, l’agresseur (de plus d’1m80), tente, en plus, de justifier son acte par des propos d’une lâcheté exécrable : ‘C’est elle qui m’a frappé en 1er…’. De bibliothèque en bibliothèque, on colporte : ‘Une sioniste !’. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde: une autre bibliothécaire (qui n’a jamais vu la victime) proche d’une association dite ‘anti-raciste’ (dont les initiales équivalent à M.R.A.P.), promet d’étouffer l’affaire au niveau de FO. En effet, la victime avait entre-temps demandé le soutien de syndicats. FO, après lui avoir demandé de régler 120 €, ne donne pas suite. Le responsable FO, Vincent Bernard, quand la victime lui téléphone, lui raccroche au nez. Appuyée par le Secrétaire Général Adjoint de FO, Jacques Girod, elle demande le remboursement de l’adhésion, mais le responsable, Vincent, continue de lui raccrocher au nez. La juriste de FO, la renvoie à ce dernier et se contente de lui indiquer le n° de téléphone qui figurait déjà…sur sa carte d’adhésion. Une déléguée FO, bibliothécaire elle aussi, quand la victime lui téléphone, fait répondre qu’elle n’est pas là. Pierre Aidenbaum, maire du 3e, a reçu les agresseurs dans son bureau…mais pas la victime. Les rapports écrits (!) de la directrice, orchestrant allégrement le tout, contiennent des propos comme : «Elle ne s’intéresse à rien…Si, elle s’intéresse au judaïsme ! », «Trop malade, et puis ça rejaillit sur son psychisme », «Trop intelligente, ce travail n’est pas pour elle…». Elle demande à la médecine statutaire d’examiner « d’urgence le cas ». Pas de chance, le médecin la trouvant normale, il transmet un rapport à la Commission de Prévention du Harcèlement et de la Discrimination. Celle-ci, réunie deux mois plus tard, en la présence d’un adjoint au Maire de l’Hôtel de Ville, efface du rapport le nom de la directrice et classe le cas en « conflit entre deux agents ». Nulle sanction n’est donc prévue contre les agresseurs. Nulle excuse reçue par la victime ni du bureau, ni de la hiérarchie, ni de l’agresseur. Début août elle revient sur son lieu de travail. Les calomnies de la part de son agresseur, elles, continuent même en sa présence. Résultat ? Le chef du personnel la destitue de son poste de Responsable du fonds judaïca et de son poste tout court, de la bibliothèque du 3e. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ne répond pas au courrier pourtant recommandé. Il ne daigne pas non plus répondre à la lettre du président de la LICRA, informé de l’affaire. À ce jour, nulle sanction à l’encontre des agresseurs, la victime destituée de son poste ne peut même pas rendre les livres empruntés : la directrice ayant demandé au gardien de la mairie de lui interdire l’accès à son lieu de travail (bibliothèque publique municipale). «Sioniste protégée de partout?» «La preuve que non», dira son médecin à la vue des hématomes… ». P.S. La victime avait porté plainte pour agression physique avec insultes. Nous venons d’apprendre que le procureur a, lui aussi, convoqué l’agresseur…mais pas la victime ! De la sorte il a pu aisément classer l’affaire. UPDATE : Un comité de soutien s’est formé en faveur de la bibliothécaire. UPDATE : Entendre le témoignage de la bibliothécaire diffusé le 19 avril sur RocKIK.com (fin de l’article de AJM).
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« Pourquoi ne pas commencer par inscrire, dans le préambule de la Constitution française, le rappel des racines historiques, notamment judéo-chrétiennes, de la France ? », demande Ivan Rioufol dans Le Figaro. En effet, pourquoi pas ? Les intégristes laïcards et leurs potes islamistes y seraient-ils opposés ? De quel droit au fait ? Lorsque nous défendons la société libre de culture judéochrétienne, c’est justement à l’Etat de Droit que nous faisons appel. Mais les faits semblent indiquer que celui-ci est complètement sourd et muet quand ça l’arrange. Tout ceci pourrait un jour très mal finir. Nous, nous sommes patients, nous ne faisons qu’écrire, mais ce n’est pas le cas de tout le monde…. J’ai même cru comprendre que certains en ont plus qu’assez.
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Miguel Garroté
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Attentat à Jérusalem : faites comme si de rien.

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Attentat à Jérusalem : faites comme si de rien.
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Miguel GarrotéFlash Israël - A Jérusalem, un terroriste palestinien, Kassem Mougrabi, habitant de Jabel Moukaber, a propulsé, hier soir lundi 22 septembre 2008 vers 23:00, son véhicule, une BMW, contre un groupe de passants et a ainsi blessé 19 personnes, avant de percuter un muret. Le terroriste a ensuite été abattu par un officier. L’attentat a eu lieu Place de Tsahal, à proximité des murailles de la vieille ville de Jérusalem. Les victimes, dont deux sont grièvement atteintes, ont été transportées aux hôpitaux de Ein Kerem et de Shaaré Tsedek. C’est le troisième attentat du genre à Jérusalem en l’espace de deux mois. La nouvelle invention des terroristes consiste à écraser des passants à l’aide d’un véhicule, tracteuse, pelleteuse ou même BMW. La famille du terroriste a l’abject culot d’alléguer qu'il s'agit d'un simple accident de voiture. Les victimes apprécierons. Si des Juifs - avec ou sans kippa - tuaient des Arabes à coups de BMW, on ne parlerait pas de simple accident de voiture, mais d’odieux crimes racistes. Depuis les quartiers arabes de Jérusalem jusqu’au 19e arrondissement de Paris, le monde continue de marcher sur la tête. Le monde virtuel de Delanoë, Olmert, Sarkozy, Livni et Obambi. Une agression antisémite est une « bagarre entre bandes rivales ». Un attentat à la BMW est « un simple accident de voiture ». C’est la famille Mougrabi, de Jabel Moukaber qui le dit. Donc, c’est sûrement vrai. Et puis, les Israéliens n’ont qu’à pas se balader le soir à proximité des murailles de la vieille ville de Jérusalem. Idem pour le 19e arrondissement de Paris où les Juifs n’ont qu’à pas se rendre - avec ou sans kippa - à la synagogue le samedi. Je vous recommande l’article de William Goldnadel (1) et l’article de Guy Millière (2) sur le sujet brûlant du 19e arrondissement. Le réchauffement islamique de la planète se poursuit. Mettez-vous la tête dans le frigo.

Miguel Garroté


(1)
BLOG-NOTE DU 22 SEPTEMBRE 2008 « DE L’INTERET D’ETRE PRUDENT ».

(2) « Les leçons de l'Histoire ne sont jamais tirées » (info # 012109/8) Guy Millière Dimanche 21 septembre Metula News Agency,
http://www.menapress.com .

lundi 22 septembre 2008

LIBAN : le mystère des Forces Libanaises.

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LIBAN : le mystère des Forces Libanaises.
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Miguel Garroté – Un peu d’histoire ne peut pas nous faire de mal. Au Liban, hier dimanche 21 septembre 2008, a eu lieu, la messe annuelle, du parti chrétien ‘Forces Libanaises’ (voir l’article de L’Orient - Le Jour reproduit en annexe). A cette occasion, le responsable du parti chrétien ‘Forces Libanaises’, Samir Geagea, a déclaré : « d’un cœur modeste, limpide, en toute sincérité et en toute transparence, devant Dieu et les gens, en mon nom et en celui de générations de résistants, vivants ou martyrs, je présente de profondes, de franches, de totales excuses, pour toute blessure, toute malversation, toute perte, tout dégât injustifié dont nous avons été responsables lorsque nous remplissions notre mission nationale, pendant la guerre (ndlr : 1975-1990). Je demande à Dieu et à toutes les personnes que nous avons lésées de nous pardonner, de transcender leurs douleurs, de nous donner de l’affection. Et à tous ceux qui basent leur fond de commerce sur nos douleurs et celles des gens, je dis : ce commerce, ces surenchères, cet abus du sang et des larmes des gens suffisent ; cette falsification de l’histoire suffit ».
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La demande de pardon de Samir Geagea m’inspire quelques rappels historiques et quelques réflexions personnelles. Samir Geagea a croupi en prison de 1994 à 2005, dans les sous-sols du ministère libanais de la Défense, sous contrôle et sous occupation syriennes. Samir Geagea a - évidemment - été torturé. A part cela, qui est Samir Geagea ? Si vous compilez les archives du quotidien Le Monde ou toute autre feuille de choux du même acabit, vous lirez, évidemment, que Samir Geagea était - et donc reste potentiellement - un dangereux milicien. C’est la version - ou plutôt la farce - officielle.
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Cela dit, Samir Geagea a effectivement occupé d’importantes fonctions au sein des Forces Libanaises pendant une partie de la guerre dite civile de 1975-1990. Dans les années 1980, une direction collégiale se met en place à la tête des Forces Libanaises. Deux personnalités très distinctes, Samir Geagea, un homme qui prie, médecin de profession, et Elie Hobeïka, un opportuniste sanguinaire, se partagent les responsabilités à la direction des Forces libanaises. En 1985, Elie Hobeïka trahit les siens en se mettant aux ordres du dictateur syrien Hafez el Assad. Samir Geagea, lui, reste fidèle. En 1990, l’ineffable général « chrétien » Michel Aoun, un mythomane qui se prend pour de Gaulle, lance, à la tête de l’armée libanaise, une offensive aussi effroyable que stupide contre les Forces Libanaises de Samir Geagea. L’incommensurable idiotie de Michel Aoun - aujourd’hui allié du Hezbollah - divise le camp chrétien et permet aux Syriens d’instaurer un régime libanais à leur solde et permet aux Syriens d’imposer au Liban la « pax syriana ». Samir Geagea refuse la capitulation et la collaboration avec un gouvernement libanais aux ordres de la dictature syrienne. Samir Geagea refuse de quitter son pays, il est accusé de soi-disant crimes dont il est innocent, il est arrêté en 1994 et emprisonné par les Syriens jusqu’en 2005.
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Samir Geagea demande aujourd’hui pardon alors que d’autres dans le camp chrétien ont des raisons bien plus graves de demander pardon, d’autres dans le camp chrétien qui, justement, se gardent bien de demander pardon et qui, en plus, continuent leur basse politicaille de pétainistes version libanaise, sur le dos des chrétiens et sur le dos du Liban. Certains chrétiens libanais sont un peu comme certains chrétiens français. Ils ont la mémoire à la fois courte et sélective. Ayant connu de très près et sur le terrain l’entourage de Samir Geagea pendant la guerre, je tenais a lui rendre ici hommage. Car en dépit des apparences et des médisances, un homme qui ose demander pardon est aussi un homme qui sais rester debout.
Miguel Garroté

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Annexe :
L’Orient - Le Jour, édition du lundi 22 septembre 2008. Extraits adaptés par monde-info. (début de l’article de L’Orient-Le Jour) Dans un geste qui entrera dans l’histoire, le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea a demandé pardon à tous ceux que les FL ont lésé, volontairement ou pas, durant les années de guerre. « Nous avons fait des erreurs », a-t-il reconnu, au cours de la messe annuelle du parti qui a eu lieu hier dimanche 21 septembre 2008. Plus tard, Samir Geagea a évoqué, sans les nommer, le CPL de Michel Aoun et le Hezbollah de Hassan Nasrallah, mettant en évidence leurs contradictions. Sans oublier son vibrant appel à l’unité chrétienne, dans l’héritage des Chamoun, Gemayel, Eddé, Honein, Malek, Boulos, etc. C’est sous un slogan particulièrement rassembleur – « Nous étions frères dans le martyr, soyons frères dans la vie » – que les Forces libanaises ont commémoré hier, au complexe sportif Fouad Chéhab à Jounieh, les « martyrs de la résistance libanaise », au cours d’une messe parrainée par le patriarche Sfeir, représenté par Mgr Roland Abou-Jaoudé, qui a notamment déclaré : « Grand est celui qui pardonne, encore plus grand est celui qui demande le pardon »… Et puis, juste après la messe, Samir Geagea a occupé la tribune. Le chef des FL a naturellement commencé son discours par un fervent hommage à tous les martyrs et notamment au dernier d’entre eux, décédé au cours de l’incident de Bsarma, Pierre Ishac, « martyr de la liberté, de la loyauté, du Koura, du Nord ; martyr des Forces libanaises ». Et d’enchaîner en relevant que ce qui fait le plus de mal au martyr lui-même, à sa famille et à ses proches, « ce n’est pas tant la mort en tant que telle, mais les tentatives de nier ce martyr, de le souiller, de le rapetisser, de le détourner et de s’en moquer, dans des buts très gagne-petit. Mais s’il y a un temps au mensonge, il y a mille temps en faveur du droit et de la vérité », a-t-il assuré, avant de s’adresser directement aux morts… « Vous êtes les martyrs de tous les Libanais ; sauf que certains refusent de vous prendre en considération, refusent votre héroïsme, contestent votre mémoire et méprisent les larmes de vos mères, pères, époux et enfants. Certains vous accusent de tous les maux, transforment vos victoires en crimes, vous jettent dans leurs fosses communes illusoires… Vous qui, lorsque tous étaient aux abonnés absents, avez défendu la patrie, protégé la souveraineté, la liberté et la sécurité ; vous réussissiez même à contrôler la contrebande de marchandises, de farine et de pain vers Chypre et la Syrie pour le compte du Trésor… Certains vous ont alors dépeints comme des criminels, des mercenaires, des voleurs de pain… Mais vite, très vite, le mensonge éclate au grand jour », a rappelé Samir Geagea. Le chef des FL a alors constaté qu’« une fois que nous sommes sortis des flammes de l’enfer, nos contempteurs n’avaient plus rien à leur disposition – à part vivoter au milieu de leurs fosses communes, d’y fouiller, de les déterrer, de ramener le passé en le dévoyant, de puiser dans leurs livres sataniques toutes les horreurs de toute la guerre du Liban et nous les jeter à la face, oubliant qui les menaçait, qui mettait leurs biens en péril, qui hypotéquait leur liberté, qui dynamitait leur avenir et celui de leurs enfants »… « Nous avons défendu la patrie avec les moyens du bord ; lorsque l’État a péri, nous avons essayé de sauver ce qui pouvait l’être, en toute sincérité, avec beaucoup de détermination… Mais l’erreur est humaine, surtout en de telles circonstances. Nous avons parfois commis des erreurs ; certains d’entre nous ont été à l’origine d’exactions que nous jugions inadmissibles – certaines de ces exactions étaient malheureusement ignobles », a-t-il reconnu. « Alors, en cette occasion ; d’un cœur modeste, limpide ; en toute sincérité et en toute transparence ; devant Dieu et les gens, en mon nom et en celui de générations de résistants, vivants ou martyrs, je présente de profondes, de franches, de totales excuses, pour toute blessure, toute malversation, toute perte, tout dégât injustifié dont nous avons été responsables lorsque nous remplissions notre mission nationale, pendant la guerre… Je demande à Dieu et à toutes les personnes que nous avons lésées de nous pardonner, de transcender leurs douleurs, de nous donner de l’affection. Et à tous ceux qui basent leur fond de commerce sur nos douleurs et celles des gens, je dis : ce commerce, ces surenchères, cet abus du sang et des larmes des gens suffisent ; cette falsification de l’histoire suffit », a affirmé Samir Geagea sous un tonnerre d’applaudissements. Reconnaissant que partout, n’importe où, les citoyens exhortent leurs responsables et leurs dirigeants à s’entendre entre eux, le chef des FL a déclaré que, lui aussi, « aspire à l’unité interchrétienne ». Pour deux raisons : pour le concept en lui-même et parce que cette unité est « le prélude naturel à celle du Liban ». Sauf que… « pour l’amour de Dieu, dites-moi, autour de quoi devons-nous, pouvons-nous nous unir ? Nous unirions-nous sur le principe de l’armement pérenne du Hezbollah au détriment de l’État et jusqu’à la libération de toute la Palestine, jusqu’à la récupération de Jérusalem et de l’ensemble des terres arabes occupées, jusqu’au règlement de toute la crise du Proche-Orient ? Nous unirions-nous autour d’une enquête contre l’armée, à qui l’on demanderait pourquoi elle a envoyé cet hélicoptère dans lequel le capitaine Hanna est tombé en martyr à Sojoud ? Ou nous nous unirions autour du bien-fondé de la guerre de juillet, autour du concept de guerre ouverte, autour d’un Liban front orphelin de résistance alors que ceux-là mêmes qui doivent résister mènent des négociations avec Israël ? Voulez-vous que l’on s’unisse sur le fait que la Syrie doit être notre nouvelle tendre mère ; sur le fait que l’on doit combattre l’impérialisme américain au Proche-Orient et dans le monde entier jusqu’à la victoire finale ? Nous unirions-nous sur la nécessité d’amender la Constitution pour que le chef de l’État soit élu au suffrage universel ; nous unirions-nous sur le fait qu’un sit-in dans le centre-ville et que des routes bloquées par des pierres, du métal et du feu sont des moyens à même d’imposer le changement et la réforme ? » a demandé le chef des FL. Les chrétiens du 8 Mars et les Ottomans… Samir Geagea a vite donné la réponse : les chrétiens s’unissent autour de leurs « constantes historiques », qui ont toujours su les cimenter, « de l’alliance tripartite (le Helf) au Front libanais. Ceux qui veulent savoir quelles sont ces constantes doivent relire les communiqués de ces deux groupes, doivent relire Camille Chamoun, Pierre Gemayel, Raymond Eddé, Charles Malek, Édouard Honein, Jawad Boulos et Bachir Gemayel », a-t-il insisté, faisant ainsi sien les héritages de ces pères de la politique libanaise. « Comment se positionnent aujourd’hui les chrétiens du 8 Mars par rapport à ces constantes ? Oui, il est urgent que l’on s’unisse, mais les autres accepteraient-ils que nous nous unissions autour de ces valeurs ; que l’on combatte ensemble en leur nom et pour elles ? Ou bien ont-ils définitivement laissé tomber le slogan “Ma patrie a toujours raison” pour un autre : “La Syrie et le Hezbollah ont toujours raison” ? », a-t-il asséné, avant de s’en prendre à tous ceux qui font « ce qu’il y a de plus ignominieux au monde : fouiller des tombes qui n’existent pas, raviver des plaies béantes, ranimer un passé haï, souiller l’image des autres, dresser des groupes et des communautés les uns contre les autres, défendre corps et âme les ennemis du Liban, accuser Bkerké et son maître d’être des petits serviteurs auprès d’une ambassade – le tout pour de mesquins et misérables tout petits gains politiques… Voilà les pires facteurs de désunion et les Ottomans, malgré toute leur iniquité, n’en sont pas arrivés là », a déploré le chef des FL dans une allusion à peine voilée au CPL de Michel Aoun. S’adressant ensuite directement aux chrétiens, il leur a assuré que « le destin du Liban, le destin de vos enfants et petits-enfants est entre vos mains », en évoquant clairement les législatives de 2009. « Ou bien vous vous débarrassez des considérations étroites, vous votez sur des bases historiques, éthiques, nationales, ou bien vous serez responsables, sans que vous l’ayiez voulu, de davantage de schismes au sein de la communauté chrétienne, de davantage de régression pour le Liban », a lancé Samir Geagea. « Ce Liban que vous aimez est en danger ; le danger s’appelle démagogie criminelle, populisme destructif, propositions venimeuses. Mais son salut est entre vos mains ; soyez pionniers, visionnaires, éclairés – c’est ainsi que les chrétiens s’uniront, que le Liban sera sauvé », a-t-il encore dit, avant de dire quelques mots dans le même sens aux chrétiens, « les plus anti-FL ou les plus anti-Geagea ». S’arrêtant ensuite sur la révolution du Cèdre et à l’alliance du 14 Mars, « issus de la quintessence du patrimoine chrétien et libanais », Samir Geagea a rappelé que cette révolution a été contrée par mille et un actes terroristes, mille et une pressions, « énormes, mortelles, jusqu’à l’invasion de Beyrouth et de la Montagne… Mais le cèdre ne rompt pas, l’histoire n’abdique pas et la révolution du Cèdre ne se calmera pas, ne s’arrêtera pas ; nous n’aurons pas peur, nous continuerons, nous réaliserons le rêve dans sa totalité, le rêve d’un Liban identité, avec ses 10 452 km2, avec ses frontières bien tracées – fermes de Chebaa et collines de Kfarchouba incluses », a-t-il ajouté. Enfin, Samir Geagea a insisté sur le fait que « si l’enfer est pavé de bonnes intentions, la lutte contre Israël doit être pavée de logique, de calculs, du respect des opinions d’autrui, de l’entente entre tous. C’est ainsi que l’on s’oppose à Israël, c’est ainsi que l’on triomphe », a-t-il dit, jugeant que la stratégie de défense qui doit être adoptée au Liban « trouve sa source dans l’accord de Doha et dans la dernière déclaration ministérielle. Le monopole de l’autorité sécuritaire et militaire doit être réservé aux Libanais, à ceux qui tiennent les rênes de l’État, de façon à garantir la coexistence et la paix civile », a-t-il rappelé. « Mais malgré cela, certains ne se gênent pas pour dire qu’ils doivent garder leurs armes, parce que l’État est encore incapable de… Nous leur répondons : tant que vous n’évoluerez pas, l’État sera à jamais incapable de… Comment voulez-vous que l’État ait pleine jouissance de ses capacités alors que vous confisquez ses décisions, sa stratégie, son pouvoir et son prestige ? Comment, alors que, chaque jour, vous lui marchez sur les pieds, à l’État, et, parfois, lui piétinez la tête ? Comment, alors que vous ne reconnaissez pas la majorité des composantes de cet État ? » s’est encore interrogé Samir Geagea, dans une allusion au Hezbollah, avant de rendre un hommage particulièrement appuyé au président Sleiman (qui, avant de s’envoler pour New York, a pris contact avec le chef des FL pour lui présenter ses condoléances – idem pour Saad Hariri), au patriarche Sfeir, ainsi qu’à Bachir Gemayel.
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Les présents :
assistaient à la messe des FL une marée de partisans et de sympathisants (cinquante mille personnes), ainsi qu’un aréopage de personnalités : le ministre des Finances Mohammad Chatah, représentant le Premier ministre Fouad Siniora ; l’ancien président Amine Gemayel ; Maha Makari représentant son époux, le vice-président de la Chambre Farid Makari ; les ministres Nassib Lahoud, Ibrahim Najjar, Alain Tabourian, Élias Murr représenté par son attaché de presse Melhem Riachi, Élie Marouni, Bahia Hariri représentée par Mohammad Rawwas, Jean Oghassabian et Antoine Karam ; le député Saad Hariri représenté par le député Hady Hobeiche, Sethrida Geagea, Solange Gemayel, Nayla Moawad, Ghenwa Jalloul, Élie Aoun, Élie Keyrouz, Akram Chehayeb, Élias Atallah, Antoine Andraos, Antoine Zahra, Pierre Daccache, Jamal Jarrah, Georges Adwan, Riad Rahhal, Atef Majdalani, Abdallah Farhat, Farid Habib, Kassem Abdel-Aziz, Moustapha Allouche, Nehmé Tohmé, Nicolas Fattouche, Henry Hélou, Marwan Hamadé et Boutros Harb. Étaient également présents les anciens députés et ministres Camille Ziadé, Farès Souhaid, Gabriel Murr, Antoine Haddad, Joe Sarkis et Samir Mokbel ; le chef du PNL Dory Chamoun représenté par son épouse Dorothy Chamoun, le Amid du BN Carlos Eddé représenté par Joseph Mrad ; Samy Gemayel, Nadim Gemayel, etc. (début de l’article de L’Orient-Le Jour)
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IRAN : négocier avec le diable.

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IRAN : négocier avec le diable.
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Miguel Garroté – Je l’ai déjà écrit et je l’écrirai encore, nous nous sommes engagés à vous fournir toute information importante sur d’éventuelles frappes préventives contre le nucléaire offensif iranien. Or, samedi 20 septembre 2008, on apprenait que l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) a présenté à ses membres des documents et des photos tendant à démontrer que l’Iran modifie les ogives de ses missiles balistiques à moyenne portée Shahab-3 afin d’y fixer des charges nucléaires. Concrètement, ces faits ont été dévoilés dans une présentation (avant la réunion de l’exécutif de l’AIEA, réunion qui se tient aujourd’hui lundi 22 septembre à Vienne) effectuée par le chef des inspecteurs pour le Moyen-Orient, Herman Naeckerts. Ces faits ont été confirmés par des diplomates qui ont assisté à la présentation de Herman Naeckerts ; présentation qui remonte au mardi 16 septembre dernier.
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Aujourd’hui lundi 22 septembre 2008, il est confirmé que le Conseil des gouverneurs de l'Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) se réunit ce lundi 22 septembre à Vienne pour évoquer le dossier nucléaire iranien. Le chef de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, Mohamed El Baradei accuse l’Iran de torpiller l'enquête dont il fait l'objet. En effet, comme le confirme Mohamed El Baradei, l’Iran refuse de laisser les inspecteurs onusiens accéder à des sites, à des documents et à des personnes liés à son programme nucléaire. Toujours à Vienne, aujourd’hui lundi 22 septembre, le chef de l'AIEA, Mohamed El Baradei doit également révéler les détails de l'enquête menée sur le bombardement par Israël du site nucléaire syrien d’Al Kibar en automne 2007. Les inspecteurs de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique soupçonnent la Syrie d'avoir effacé les traces du réacteur nucléaire d’Al Kibar, en le recouvrant d'une épaisse couche de béton.
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A noter que le jeudi 18 septembre, dans le Jerusalem Post, Caroline Glick, membre de haut rang (sur les conflits au Moyen Orient) du « Centre pour la Politique de Sécurité » de Washington, a écrit un article très pointu sur les causes et les suites concrètes de frappes israéliennes du nucléaire iranien (1), article intitulé « Il est temps d’agir » et reproduit ci-dessous en version française, version aimablement fournie par Sentinelle 5768 © (voir annexe). Dimanche 21 septembre, dans un article intitulé « Refus de nouvelles sanctions contre l'Iran : Israël poussée par Poutine à agir », article paru sur Metula News Agency sous la signature de Stéphane Juffa, l’échec permanent des sanctions contre l’Iran et le scénario des frappes israéliennes contre le nucléaire iranien sont également analysés de façon très rigoureuse (2).
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Autrement dit, du mardi 16 au dimanche 21 septembre, soit en six jours seulement, Herman Naeckerts, Mohamed El Baradei, Caroline Glick et Stéphane Juffa, dans des contextes et pour des motifs certes différents, ont tous les quatre tenu sur l’Iran des discours accablants. Ceci ne doit pas être pris à la légère. Quant au Conseil des gouverneurs de l'Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) qui se réunit aujourd’hui lundi 22 septembre à Vienne pour évoquer le dossier nucléaire iranien, on sait déjà que ce Conseil ne donnera rien, la Chine et surtout la Russie ayant décidé de soutenir le nucléaire offensif iranien en opposant leur veto à toute sanction digne de ce nom. Désormais, la guerre froide et la guerre contre la terreur islamique se superposent. Personne ou presque n’en prend conscience. Du reste, peut-on encore parler de conscience, lorsque « l’opinion publique internationale » - en clair les fonctionnaires de l’ONU et les médias - prône la négociation en temps de guerre avec un président iranien nazislamiste nucléarisé ?
Miguel Garroté


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(1)
www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1221745565484&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

(2) info # 012009/8
http://www.menapress.com

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Annexe :

Jerusalem Post, 18 Sept. 2008 / 19 Elul 5768

« Il est temps d’agir »

Caroline B. Glick

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

(début de l’article de Caroline Glick) L’Iran n’est qu’à un cheveu de la bombe A. Vendredi dernier, le ‘Daily Telegraph’ a rapporté que l’Iran avait subrepticement retiré une quantité suffisante d’uranium de son installation de production nucléaire d’Ispahan pour fabriquer six bombes nucléaires. Vues les capacités d’enrichissement d’uranium déjà reconnues par l’Iran, l’article du ‘Telegraph’ montre que l’Iran a atteint les dernières étapes pour l’assemblage de bombes nucléaires.
Ce ne serait qu’une simple affaire pour l’Iran d’assembler ces bombes sans que personne ne le remarque. Les satellites espions des USA ont récemment découvert ce que les Américains croient être des installations nucléaires secrètes en Iran. La mollahcratie n’a pas révélé ces sites à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) de l’ONU, en charge de l’inspection des sites nucléaires de l’Iran.
De même pour l’AIEA, c’est cette semaine qu’est présenté le tout dernier rapport sur le programme nucléaire de l’Iran devant le conseil de ses membres à Vienne. Le rapport de l’AIEA déclarait que l’Iran a pris des mesures pour permettre aux missiles balistiques Shihab-3 de transporter des têtes nucléaires. Avec une portée de 1.300 km, les missiles Shihab-3 sont capables d’atteindre Israël et d’autres pays de la région.
Pour soutenir son programme nucléaire progressant très vite, l’Iran a fait l’escalade de l’aventurisme aussi bien sur le plan militaire conventionnel qu’en matière de terrorisme. Elle a aussi augmenté l’agression diplomatique contre les USA. Cette semaine, l’Iran a conduit un exercice de défense aérienne sur l’ensemble du pays. Le général Khatim al Anbiaa, commandant du corps de défense aérienne, a expliqué que l’exercice était destiné à la défense aussi bien contre les systèmes de brouillage électronique, et contre de véritables frappes par bombardement.
De même cette semaine, Yahya Rahim Safavi, l’ancien commandant du corps des Gardiens de la Révolution [IRGC en anglais], et actuel conseiller au plus haut niveau pour les affaires de sécurité du commandant suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, a annoncé que l’Iran a déplacé la responsabilité de la guerre navale dans le Golfe Persique, des forces navales régulières, entre les main des ses Gardes de la révolution les plus fanatiques. La marine iranienne ne sera plus déployée désormais que dans le Golfe d’Oman, et le long de la Mer Caspienne.
Le déploiement de l’IRGC le long du Golfe Persique signifie que cette force sera responsable des opérations navales dans l’étroit détroit d’Ormuz, à travers lequel 40 % des expéditions mondiales de pétrole transitent quotidiennement. En émettant la menace la plus explicite de l’Iran à ce jour, à l’encontre des forces navales des USA dans la zone, et sur les expéditions mondiales de pétrole, Safavi a déclaré : « La totalité du détroit d’Ormuz est sous le strict contrôle des forces de sécurité iraniennes, prêtes à défendre l’Iran contre toute menace ».
De même pour le terrorisme, en dépit de la récente tirade du patron d’al Qaïda, Ayman Zawahiri, l’Iran a apparemment intensifié sa coopération avec al Qaïda. Au cours des deux semaines écoulées, les officiels israéliens de l’anti-terrorisme ont émis des avertissements explicites en direction des vacanciers israéliens d’avoir à quitter immédiatement le Sinaï. Ils ont déclaré que des cellules terroristes d’al Qaïda et du hamas complotent avec le hezbollah (1) inféodé à l’Iran, en vue d’enlever des groupes de vacanciers israéliens pour Gaza. Qui plus est, comme le hamas et Téhéran ont ouvertement reconnu leurs « liens fraternels », de plus en plus d’articles ont été publiés sur la présence montante d’al Qaïda à Gaza.
Au-delà de tout cela, aussi bien sur le plan régional que mondial, l’Iran accroît son offensive diplomatique et stratégique contre les USA. Elle a élargi ses opérations diplomatiques dans l’hémisphère occidental du Venezuela à Cuba, de l’Equateur au Nicaragua et dans les Caraïbes, en ouvrant des relations diplomatiques avec Grenade et Saint-Vincent, et elle poursuit ses relations diplomatiques avec la Jamaïque.
L’Iran a entamé sa propre initiative diplomatique pro-russe pour « stabiliser » le Caucase. Cette semaine, le ministre des affaires étrangères d’Iran, Manoucher Mottaki a pris par surprise le département d’Etat des USA quand il est arrivé à Tbilissi pour rencontrer le président géorgien Mikheil Saakashvili. Cette rencontre faisait partie d’une tournée régionale qui a mené Mottaki en Russie, en Azerbaijan en Arménie ainsi qu’en Allemagne.
Enfin bien sûr, il y a le voyage annuel du président Mahmoud Ahmadinejad à New York, pour la session d’ouverture de l’Assemblée Générale de l’ONU, la semaine prochaine. En plus d’être honoré par des dirigeants d’églises Quaker et Ménnonite, présumées pacifistes et clairement antisémites, Ahmadinejad sera fêté par le nouveau président élu de l’Assemblée Générale, le président du Nicaragua Miguel d'Escoto Brockmann.
Pour faire face au sprint nucléaire de l’Iran dans sa dernière ligne droite, et à l’intensification des menaces contre Israël et l’Occident, il existe trois initiatives occidentales pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. D’abord, les USA, la France et la Grande Bretagne ont fait monter d’un cran leur appel rhétorique à des sanctions économiques supplémentaires contre l’Iran. Au cours de la réunion de l’assemblée Générale à New York, la secrétaire d’Etat des USA, Condoleezza Rice doit rencontrer ses homologues des autres membres permanents du Conseil de Sécurité et l’Allemagne, pour tenter de s’accorder sur de telles sanctions. Mais cela sera un exercice de futilité.
La Russie a fait savoir clairement qu’elle rejettera toute sanction supplémentaire contre l’Iran. En vérité, elle intensifie ses liens militaires et financiers avec Téhéran. Moscou a promis que la centrale nucléaire de Busher serait achevée et en fonctionnement d’ici la fin de l’année. Et l’Iran est clairement soupçonnée de détourner du plutonium de cette installation pour développer encore plus d’armes nucléaires.
L’Allemagne a aussi manifesté toute absence d’intérêt dans la réduction de ses liens financiers avec l’Iran. Bien au contraire, le commerce allemand avec l’Iran a crû de 12 % l’an dernier, passant de 2.7 à 3 milliards de $.
Ainsi les USA ne parviendront pas à faire passer des sanctions supplémentaires contre l’Iran au Conseil de Sécurité de l’ONU. Et c’est une honte. Mais même si un miracle survenait et que la Russie, la Chine et l’Allemagne se mettaient d’accord pour adopter et appliquer des sanctions durcies contre l’Iran, ces sanctions viendraient trop tard pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Cet uranium que les Iraniens ont soustrait de leur usine d’Ispahan sera de niveau militaire, et installé sur des missiles Shihab-3, ou transféré aux terroristes du hezbollah, d’al Qaïda ou du hamas, pour les utiliser bien avant que ces sanctions hypothétiques aient pu être seulement prises en compte par l’Iran.
La seconde manière que l’Occident – en en particulier les USA et Israël – a trouvée pour contrecarrer les ambitions nucléaires de l’Iran, ce sera grâce au sabotage. Comme le journaliste du ‘Yediot Aharonot’ Ronen Bergman l’a documenté dans son livre, « La guerre secrète avec l’Iran » (2), au cours des quelques dernières années, le Mossad et les agences de renseignement américaines ont obtenu quelques succès en tuant certains personnels impliqués dans le programme d’armes nucléaires iranien. Ils sont aussi parvenus à vendre des composants nucléaires défectueux à l’Iran, ce qui a ralenti et saboté leurs opérations. Comme l’a démontré l’assassinat du maître terroriste de l’Iran Imad Mughniyeh à Damas en février dernier, Israël a la capacité de réaliser des opérations secrètes sensibles, bien en profondeur d’un territoire ennemi. Et des opérations secrètes réussies pourraient sans aucun doute provoquer encore plus de dommage au programme nucléaire iranien.
Mais il est totalement impossible de prévoir comment de telles opérations pourraient empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires à court terme. Avec cet uranium d’Ispahan caché dans l’une de ses installations secrètes, avec des agents terroristes déployés sur toute la planète et à la direction au Liban et à Gaza, et avec les missiles Shihab-3 recevant sans problème des têtes nucléaires, il apparaît qu’aussi audacieuses soient-elles, des opérations secrètes ne peuvent pas et ne pourront pas empêcher l’Iran de franchir le seuil nucléaire.
Enfin, il y a les initiatives privées appuyées sur l’utilisation de la loi internationale, les marchés de capitaux, et la pression politique pour dissuader l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, et de convaincre les Etats de ne pas cultiver des liens avec l’Iran. Il y a un an, le ‘Jerusalem Center for Public Affairs’ (JCPA) a commencé de pousser à la mise en accusation d’Ahmadinejad en tant que criminel de guerre, du fait de sa transgression de la Convention sur le génocide. Ses appels à l’annihilation d’Israël le rendent coupable du crime explicite d’incitation au génocide. L’initiative du JCPA a suscité des appels similaires de groupes du Canada et d’Australie, et plus récemment, de dizaines de milliers de chrétiens évangélistes.
L’Anti-Defamation League - ADL (3), et l’AIPAC (4) mènent des campagnes publiques contre les compagnies européennes de pétrole et de gaz impliquées dans le développement des champs pétroliers et de gaz iraniens.
Le « Center for Security Policy » (5) à Washington, DC, a lancé l’initiative de désinvestir les fonds de pension de retraite à l’encontre des compagnies qui font des affaires avec l’Iran, et autres Etats parrains du terrorisme.
Plusieurs organisations juives américaines importantes organisent une manifestation massive à l’extérieur du quartier général des Nations Unies, qui se tiendra pendant le discours d’Ahmadinejad devant cet organisme mardi prochain. D’autres groupes, comme le « projet Israël », conduisent des mises au point intensives pour les media aux USA et en Europe, pour informer les journalistes et les rédacteurs en chef sur le programme nucléaire iranien.
Toutes ces initiatives privées sont vitales pour accroître la conscience du public en Occident au sujet de la létalité de la menace iranienne, aussi bien contre Israël que contre la sécurité du monde en général. Elles sont aussi importantes pour embarrasser les gouvernements - en particulier l’Allemagne, l’Autriche et d’autres gouvernements européens ayant des antécédents de violence antisémite – qui ont refusé de mettre fin à leur commerce bilatéral avec l’Iran. De plus, elles servent l’objectif important d’affaiblir l’économie iranienne.
Mais de nouveau, aucun de ces programmes ne peut faire quelque chose contre cet uranium pour six bombes, que l’Iran a retiré des ses installations à Ispahan. Elles ne peuvent empêcher ces centrifugeuses à Natanz, et dans des installations secrètes à travers tout l’Iran, de bourdonner encore. Elles ne peuvent détruire ces missiles Shihab-3. Elles ne peuvent tuer les scientifiques qui assemblent les bombes.
A la lumière de la progression incessante et rapide de l’Iran vers la ligne droite finale de la bombe nucléaire, il est clair aujourd’hui que bien que positives par elles-mêmes, aucune de ces actions de l’Occident pour bloquer le chemin de l’Iran vers la bombe atomique ne parviendra à cet objectif. Dans ce but, l’option sans guerre qui aurait pu mettre fin à la course des mollahs à la bombe il y a trois ans – à savoir soutenir le peuple iranien dans son vœu de renverser le régime – ne peut être adoptée assez vite pour empêcher les semblables de Khamenei et d’Ahmadinejad d’appuyer sur le bouton dès à présent.
Aujourd’hui, il n’y a qu’une façon d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Israël doit bombarder les installations nucléaires de l’Iran. Une telle frappe israélienne ne mettra pas fin au programme nucléaire de l’Iran. Elle ne renversera pas le régime. Elle ne paralysera pas l’économie iranienne. Elle ne mettra pas fin au soutien actif de l’Iran aux groupes terroristes internationaux.
Tout ce qu’une frappe israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran fera, ce sera de retarder de deux ans le programme nucléaire de l’Iran. Une telle frappe permettra à Israël et au reste du monde de gagner du temps. Et pendant ce temps, l’Iran étendra ses offensives diplomatiques, terroristes et politiques contre Israël et les USA. Mais si Israël et les USA sont bien avisés, ils peuvent aussi utiliser ce temps.
Si Israël et les USA sont bien avisés, ils utiliseront le temps supplémentaire pour incrémenter les sanctions économiques internationales contre l’Iran. Ils utiliseront ce temps pour conduire des opérations secrètes contre des cibles nucléaires et le régime. Ils utiliseront ce temps pour augmenter la pression internationale sur des pays qui font des affaires avec l’Iran et lui vendent des armes. Et ils utiliseront le temps qu’une frappe militaire israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran leur fournira pour soutenir les mouvements démocratiques iraniens, et ainsi affaiblir le régime, et peut-être en définitive le renverser.
Il est clair aujourd’hui que l’administration Bush ne prendra pas de mesure contre l’Iran. Cette semaine, cinq anciens secrétaires d’Etat ont déclaré que les USA devraient poursuivre leurs liens diplomatiques avec l’Iran, sans considérer sa recherche d’armes nucléaires. Il n’y aura aucune volonté à Washington d’agir contre l’Iran jusqu’à ce que celle-ci ait attaqué Israël avec des armes nucléaires.
Ainsi, la décision appartient à Israël. Il est trop triste que nous n’ayons pas de gouvernement à Jérusalem (fin de l’article de Caroline Glick).
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Notes du traducteur :
1 – hamas, et hezbollah, de même que nazi(s), ne doivent pas prendre de majuscules : ce serait leur rendre un hommage bien immérité ; al Qaïda tolère une majuscule sur le Q, puisque ce mot signifie : le fondement.
2 – « The Secret War with Iran », de Ronen Bergman, non encore publié en français.
3 – ADL = Anti Defamation League, la principale organisation de lutte contre l’antisémitisme à l’échelle des USA.
4 – AIPAC : American Israel Public Affairs Committee, le principal lobby pro-israélien aux USA.
A noter qu’aux USA, le “Lobbying” auprès des hommes politiques est une activité parfaitement légale et reconnue, et le fonctionnement de la démocratie américaine est équilibré par ces groupes de pression privés.
5 – « Center for Security Policy », Centre pour la Politique de Sécurité à Washington, dont Caroline Glick est ‘Senior Fellow’, (membre de haut rang).
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