MONDE INFO

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Monde Info - Centre d'analyses en ligne

jeudi 31 juillet 2008

Nous vivons dans un monde merveilleux

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Nous vivons dans un monde merveilleux
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Certains jours je suis submergé par les informations qui défilent sous mes yeux. Entre hier matin et cet après-midi j’ai récolté de quoi remplir plus de vingt pages A4. Alors j’ai décidé de reprendre quelques informations seulement - en vrac - et même dans le désordre. Voilà. Et puis de toute façon demain j’ai congé. Oui. Actuellement je ne vis plus à Paris. Je vis à 1500 mètres d’altitude dans les Alpes suisses. Or demain vendredi 1er août les Suisses célèbrent leur Fête nationale. Alors je ne vais pas me prendre la tête la veille soit aujourd’hui. D’autant que les Suisses vont commencer à festoyer dès ce soir - en fait dans quelques heures.

Mais voyons un peu ces quelques informations. Je lis sur latribune.fr que « dans la zone euro chefs d'entreprise et consommateurs perdent confiance dans l’économie ». Je suppose que cette formulation tribunesque est un euphémisme. Concrètement l'indice qui mesure cette confiance - ici cette perte de confiance - a reculé de 5,3 points en juin dernier. C’est sa plus forte baisse depuis les attentats du World Trade Center. Intéressant vous ne trouvez pas ? Une perte de confiance comme en période d’attentats. Bigre. Qu’est-ce qui va encore nous tomber dessus ?

Sur diploweb.com j’apprends que le démembrement des Etats est l'un des objectifs du pouvoir européen. Le Comité des Régions de l'Union Européenne veut l'établissement d'un gouvernement basé sur « la mise en réseau dont les différents partenaires coopèrent sur un pied d'égalité ». Et cela c’est « la destruction progressive des États aux bénéfices des régions - de petites entités politiques sans grand rayonnement qui vont rendre naturel le transfert des prérogatives au super État européen » ai-je encore lu quelque part. Visiblement mes compatriotes français n’aiment pas les fonctionnaires européens de Bruxelles. Vu d’où j’habite actuellement je peux les comprendre.

J’ai aussi appris il y a peu grâce à l’AFP qu’un baron du narcoterrorisme des Farc a été liquidé lors d'une opération militaro-policière dans le nord-est de la Colombie. Quinze autres narcoterroristes des Farc ont été liquidés lors de cette opération des forces de l'ordre. Je reprends l’information en termes réalistes. Car l’AFP - elle - parle de « guérilléros » et non pas de narcoterroristes. Des « guérilléros » selon l’AFP tués par des forces de l’ordre militaro-policières. Mon Dieu comme c’est horrible. Il faut absolument prévenir Samir Kuntar.

Sur Hussein Obambi j’en est trouvé une bonne avec Guy Millière qui écrit « Barack Obama, c’est bien davantage que de l’inexpérience, c’est du vide. Une fois les téléprompteurs et les oreillettes éteints, le discours se grippe et les arguments s’épuisent. Ou alors, il ne reste que quelques formules, où surnagent les mots ‘espoir’ et ‘changement’, à moins que ce ne soit une combinaison des deux, ‘l’espoir du changement’ qui, bien sûr, implique un ‘changement dans l’espoir’ (…) Comme si cela ne suffisait pas, il y a les fréquentations de Barack : un pasteur raciste, gauchiste et antisémite dont il vient tout juste de se séparer, Jeremiah Wright ; un ancien terroriste, Bill Ayers ; un islamiste palestinien mal repenti, Rachid Khalidi ; un promoteur véreux qui passe en ce moment devant la justice, Tony Rezko », conclut Millière.

Je lis sur Reuters - autre sujet - que l'ayatollah Ali Khamenei - guide suprême de la République islamique iranienne - a déclaré : « La nation iranienne va poursuivre son chemin ». C’est ce qu’a répondu - précise Reuters - Ali Khamenei à l'adresse des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Allemagne. Encore à propos de l’Iran je lis sur Guysen.International.News : « L'Iran a amélioré sa flotte d'avions de combat, avertit le commandant de l'armée de l'air Ahmad Miqani. ‘L'Iran est prêt à se défendre face à des éléments qui refusent de nous voir en possession de capacités nucléaires'’, a-t-il ajouté. Les systèmes de DCA iraniens ont également été perfectionnés, selon lui ». Fin de citation. Donc je conclus que l’Iran - je cite - « va poursuivre son chemin » (l'ayatollah Ali Khamenei) c’est à dire posséder des « capacités nucléaires » (le commandant de l'armée de l'air Ahmad Miqani). Mais dites-moi - j’y pense comme ça en passant par hasard - cela ne démontre-t-il pas qu’il s’agit bien de nucléaire - non pas civil - mais militaire ?

Autre sujet - quoi que tout est lié n’est-ce pas ? - je lis sur Ecotidien que « les français ont l'impression que leur pouvoir d'achat est en chute vertigineuse. Pourtant, selon l'INSEE, le pouvoir d'achat des ménages a augmenté en 2007 de 3,3 % et il devrait augmenter de 0,9% en 2008 » (...) « Les français lorsqu'ils pensent prix, pensent principalement aux produits qu'ils achètent le plus souvent comme les produits alimentaires ou l'essence. Or l'inflation mesurée par l'INSEE prend en compte tous les prix, y compris les prix des automobiles qui sont plutôt stables ou des biens électroniques qui ont plutôt baissé ». Ah oui. Ce sont de petits futés les fonctionnaires de l’INSEE. Car les Français achètent des produits alimentaire et de l’essence tous les jours. Ce qui n’est pas le cas des automobiles et des biens électroniques. Nous savions les chiffres de l’INSEE systématiquement truqués. Mais pas au point de mettre dans le même caddy quotidien un oeuf et une automobile...

Ah au fait - pour revenir à l’Europe - je lis sur bruxelles.blogs.liberation.fr que tonton Barroso va rester Commissaire de l'Union Européenne. Senhor Don José Manuel Durao Barroso dô Portugal va se succéder à lui-même en juin 2009 pour un nouveau mandat de 5 ans à la tête de la Commission européenne. Au fait c’est combien le salaire européen du petit commissaire portugais ? Par ailleurs je lis quelque part que la Commission de l'Union Européenne présidée par tonton Barroso s’est lamentablement plantée dans l’intégration de la Bulgarie. Dans le dernier rapport sur la Bulgarie de l’Union Européenne, la Bulgarie-refuge-de-maffieux a été menacée d’une suspension totale de fonds et d’une mise à l’écart durable de l’espace Schengen et de la monnaie unique. Mais tonton Barroso a remanié le dossier bulgare avec une gomme et du Tipp-Ex pour le rendre moins sévère et moins transparent. Puis Barroso a courageusement envoyé son porte-parole - Johannes Laitenberger yayanatürlich - présenter le dossier bulgare édulcoré à la meute de journalistes accrédités à Bruxelles. Dites donc le José Manuel il pourrait aller lui-même au casse-pipe au prix où on le paye.

Mais à part de grosses boeufferies j’ai tout de même lu deux trois textes sympa. Par exemple « 1938 - 2008 : deux guerres bien différentes » de Laurent Murawiec sur Metula News Agency. En voici un extrait résumé concernant l’Iran nucléarisé : « Israël est plus seule qu’elle ne l’a jamais été. L’Iran, à l’évidence, n’est pas ‘la même chose’ que le Troisième Reich. Mais le régime des ayatollahs - faut-il se donner en ridicule et le répéter ? -, est un système féroce, belliqueux et totalitaire, animé par une idéologie millénariste et apocalyptique. Il a repris à son compte la pathologique haine des Juifs, propre aux nazis, et ne fait pas mystère de ses visées exterminatrices. L’Iran chiite extrémiste est expansionniste et impérialiste, reprenant en cela la tradition impériale perse, dont les interminables guerres contre l’empire romain et l’empire byzantin, mais aussi l’empire ottoman, scandent l’histoire tout entière. L’Iran d’aujourd’hui s’est fait à la fois l’héritier du Troisième Reich et celui de l’impérialisme perse. Son obsession militaro-nucléaire est l’excroissance logique de la volonté de puissance des jihadis téhéranais (...) ils n’ont rien à craindre de cette pleutrerie qui se maquille de grands principes, ni de l’asthénie sénile qui vivote à Washington. En avant toutes, donc, vers l’armement balistique et nucléaire. Chaque reculade occidentale enfle la grenouille Ahmadinejad, lequel se prend déjà pour un bœuf atomique ». Ouaip. Cela fait du bien de lire ça.

Je voulais aussi vous en conter quelques unes sur papi Olmert vu qu’il allègue vouloir - paraît-il - partir. Moi j’ai un doute quand même. Or justement je tombe sur Arouts 7 - c’est Rebecca Serfaty qui écrit - : « le candidat qui sera élu à la tête de Kadima, essaiera de former un gouvernement dans les 28 jours qui suivront son élection. Si le candidat n’y parvient pas, il aura 14 jours de plus. Au cas où après ces 14 jours le gouvernement ne serait toujours pas formé, des élections générales auront lieu après 90 jours. Pendant ce temps là, Olmert continuera à occuper son poste. Il est à préciser que quand un Premier ministre démissionne, le gouvernement démissionne avec lui. C’est le député qui aura le plus de chances d’y arriver qui sera désigné par le président pour former un gouvernement ; on suppose que ce député sera le nouveau dirigeant de Kadima ». Fin de citation. Voilà. Hier soir j’ai un peu rigolé devant ma télé quand les journaleux racontaient qu’Olmert va se casser illico presto. Mais je n’ai pas besoin de vous donner mon sentiment sur la question. Rebecca Serfaty vient de le faire à ma place. Merci Rebecca. Car moi je fatigue aujourd’hui. Et puis ce matin jeudi 31 juillet à 08:25 l’AFP confirmait que « Kadima doit tenir ses élections primaires à la mi-septembre, le 17, selon les médias israéliens ». Retenons simplement ceci : papi Olmert pourrait rester Premier ministre jusqu’en 2009. Quel mois de l’an 2009 ? Jusqu’en 2009. Point.

Et puis il y a notre pote bibi alias Netanyahu. Cela tombe bien car nouvelobs.com reproduit les propos du chef du Likoud : « ‘Ce gouvernement a achevé sa mission. Peu importe qui sera à la tête de Kadima’, déclare le chef de l'opposition israélienne (Likoud), donné favori dans les sondages dans la course à la présidence du Conseil. Benjamin Netanyahu, le chef de l'opposition israélienne de droite (Likoud), a exclu jeudi 31 juillet dans l'immédiat toute alliance avec le successeur d'Ehoud Olmert à la direction du parti Kadima (centre), tout en appelant à de nouvelles élections. ‘Ce gouvernement a achevé sa mission. Peu importe qui sera à la tête de Kadima’, a déclaré Benjamin Netanyahu à la radio publique au lendemain de l'annonce de la démission prochaine du Premier ministre. ‘Tout le monde est responsable dans ce gouvernement d'une série d'échecs. Il faut laisser le peuple décider avec de nouvelles élections. C'est un gouvernement de personnes qui s'accrochent à leurs fauteuil’, a ajouté l'ancien Premier ministre (1996-1999). ‘Si je suis élu, je constituerai un gouvernement d'union, et non pas un gouvernement issu de combines’, a-t-il conclu ».

A propos de l’Iran j’apprends par iran-resist que - je résume - le régime des mollahs fêtait tout récemment la révélation de Mahomet et que ce fut l’occasion pour Khamenei - le guide suprême de la révolution islamique iranienne - de faire un discours de politique générale où il a comparé l’obstination nucléaire du régime à la pugnacité dont a fait preuve Mahomet pour vaincre ses adversaires. Pas mal hein ? Chavais pas que Mahomet il était - déjà lui - pour le nucléaire persan. Au fait, le délire de Khamenei c’est pas un blasphème pour les musulmans ? On apprécierait une réaction officielle.

Tout à l’heure à 11:13 l’AFP racontait : « le rejet de la demande d'interdiction du parti au pouvoir, issu de la mouvance islamiste, a fait retomber la tension jeudi en Turquie. Six juges sur onze de la Cour constitutionnelle se sont prononcés pour une dissolution, alors qu'il fallait au minimum sept voix pour interdire cette formation (...) L'Union européenne s'est également dite soulagée, tout en maintenant la pression sur Ankara pour une relance des réformes qui devraient permettre à la Turquie musulmane mais strictement laïque d'adhérer, à terme, à l'Union ». Relisez-moi ça attentivement s’il vous plaît. Car c’est digne d’un ministère soviétique de la propagande. Le parti islamique turc strictement laïc va faire adhérer 70 millions de Turcs à l’Europe alors que six juges turcs sur onze voulaient dissoudre le parti islamique anti-laïc en question. On devrait demander à l’un des six juges turcs ayant voté avec son cerveau de remplacer Barroso à l’Union Européenne.

Oh, j’oubliais l’Irak ! Onze militaires américains sont morts en Irak du 1er au 31 juillet 2008 ce qui en fait le mois le moins meurtrier depuis l'intervention des USA en mars 2003 (« depuis l’invasion du pays » - radote l’AFP - sur le même sujet). Le nombre d'attaques quotidiennes est en moyenne de 25 à 30 ces deux derniers mois contre 160 à 170 il y a plus d'un an. Mince alors ça c’est une mauvaise nouvelle. Pour l’AFP.

Et puis faut quand même causer un brin du boucher des Balkans avec son costume de carnaval. Là pour le coup c’est sur Reuters que j’ai été à la pêche. L’AFP ça va un moment. Alors « l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, inculpé de génocide par le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, devrait faire sa première apparition publique depuis des années ce jeudi lors de sa comparution initiale au TPI. L'audience a été programmée pour 16:00 (...) Depuis son arrestation, des détails sur sa vie de fugitif, et notamment sur son allure de gourou de la médecine alternative, étaient apparus dans la presse. Sous les traits méconnaissables d'un homme à l'abondante chevelure et barbe blanches, l'ancien chantre de la Grande Serbie menaçant dès 1991 les Musulmans d'annihilation a notamment exercé la médecine alternative sous l'identité de ‘Dr Dragan Dabic’ à Belgrade ». C’est donc Reuters qui cause ainsi. Je la trouve vachement rigolote cette version officielle. Les Serbes se sont bien foutus de notre gueule pendant toutes ces années. A part les Dupondt dans Tintin - et encore - personne ne parvient à survivre plus de 48 heures avec un déguisement aussi grotesque et bouffon. La Serbie n’est pas grande comme la Chine. Et Belgrade n’est pas Calcutta. Le mec s’est baladé avec un look qui attire tous les regards et personne durant toutes ces années n’aurait eu l’idée de lui tirer la barbe et de l’amener au poste. Dis donc, c’est hyper libre comme pays la Serbie.

J’en ai une dernière - monstrueuse - pour terminer. Vous vous souvenez que le dictateur génocidaire halluciné du Soudan a tout récemment été inculpé par le procureur général de la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité au Darfour. Seulement voici maintenant le Conseil de sécurité de l’ONU qui - dans une résolution en gestation - se déclare « préoccupé » par les conséquences (?) de l'inculpation pour génocide du président soudanais Omar Hassan al Bachir par la Cour pénale internationale. L'ambassadeur du Soudan auprès de l'ONU - Abdalmahmoud Abdalhaleem (ndlr : je n’invente rien c’est son vrai nom) - a jugé la résolution acceptable. Ben ouais tiens ! L’ONU baisse son froc parce qu’il y a des « inquiétudes » quant aux conséquences de l'inculpation pour génocide du président soudanais Omar Hassan al Bachir par la Cour pénale internationale. Bien. Au fait qui « s’inquiète » ? La Russie, la Chine, l'Afrique du Sud, le Burkina Faso, l'Indonésie, la Libye, et le Viêtnam. Rien que des Nations démocratiques. Nous vivons dans un monde merveilleux. Salut.
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Miguel Garroté
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Nous vivons dans un monde merveilleux

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Nous vivons dans un monde merveilleux
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Certains jours je suis submergé par les informations qui défilent sous mes yeux. Entre hier matin et cet après-midi j’ai récolté de quoi remplir plus de vingt pages A4. Alors j’ai décidé de reprendre quelques informations seulement - en vrac - et même dans le désordre. Voilà. Et puis de toute façon demain j’ai congé. Oui. Actuellement je ne vis plus à Paris. Je vis à 1500 mètres d’altitude dans les Alpes suisses. Or demain vendredi 1er août les Suisses célèbrent leur Fête nationale. Alors je ne vais pas me prendre la tête la veille soit aujourd’hui. D’autant que les Suisses vont commencer à festoyer dès ce soir - en fait dans quelques heures.

Mais voyons un peu ces quelques informations. Je lis sur latribune.fr que « dans la zone euro chefs d'entreprise et consommateurs perdent confiance dans l’économie ». Je suppose que cette formulation tribunesque est un euphémisme. Concrètement l'indice qui mesure cette confiance - ici cette perte de confiance - a reculé de 5,3 points en juin dernier. C’est sa plus forte baisse depuis les attentats du World Trade Center. Intéressant vous ne trouvez pas ? Une perte de confiance comme en période d’attentats. Bigre. Qu’est-ce qui va encore nous tomber dessus ?

Sur diploweb.com j’apprends que le démembrement des Etats est l'un des objectifs du pouvoir européen. Le Comité des Régions de l'Union Européenne veut l'établissement d'un gouvernement basé sur « la mise en réseau dont les différents partenaires coopèrent sur un pied d'égalité ». Et cela c’est « la destruction progressive des États aux bénéfices des régions - de petites entités politiques sans grand rayonnement qui vont rendre naturel le transfert des prérogatives au super État européen » ai-je encore lu quelque part. Visiblement mes compatriotes français n’aiment pas les fonctionnaires européens de Bruxelles. Vu d’où j’habite actuellement je peux les comprendre.

J’ai aussi appris il y a peu grâce à l’AFP qu’un baron du narcoterrorisme des Farc a été liquidé lors d'une opération militaro-policière dans le nord-est de la Colombie. Quinze autres narcoterroristes des Farc ont été liquidés lors de cette opération des forces de l'ordre. Je reprends l’information en termes réalistes. Car l’AFP - elle - parle de « guérilléros » et non pas de narcoterroristes. Des « guérilléros » selon l’AFP tués par des forces de l’ordre militaro-policières. Mon Dieu comme c’est horrible. Il faut absolument prévenir Samir Kuntar.

Sur Hussein Obambi j’en est trouvé une bonne avec Guy Millière qui écrit « Barack Obama, c’est bien davantage que de l’inexpérience, c’est du vide. Une fois les téléprompteurs et les oreillettes éteints, le discours se grippe et les arguments s’épuisent. Ou alors, il ne reste que quelques formules, où surnagent les mots ‘espoir’ et ‘changement’, à moins que ce ne soit une combinaison des deux, ‘l’espoir du changement’ qui, bien sûr, implique un ‘changement dans l’espoir’ (…) Comme si cela ne suffisait pas, il y a les fréquentations de Barack : un pasteur raciste, gauchiste et antisémite dont il vient tout juste de se séparer, Jeremiah Wright ; un ancien terroriste, Bill Ayers ; un islamiste palestinien mal repenti, Rachid Khalidi ; un promoteur véreux qui passe en ce moment devant la justice, Tony Rezko », conclut Millière.

Je lis sur Reuters - autre sujet - que l'ayatollah Ali Khamenei - guide suprême de la République islamique iranienne - a déclaré : « La nation iranienne va poursuivre son chemin ». C’est ce qu’a répondu - précise Reuters - Ali Khamenei à l'adresse des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Allemagne. Encore à propos de l’Iran je lis sur Guysen.International.News : « L'Iran a amélioré sa flotte d'avions de combat, avertit le commandant de l'armée de l'air Ahmad Miqani. ‘L'Iran est prêt à se défendre face à des éléments qui refusent de nous voir en possession de capacités nucléaires'’, a-t-il ajouté. Les systèmes de DCA iraniens ont également été perfectionnés, selon lui ». Fin de citation. Donc je conclus que l’Iran - je cite - « va poursuivre son chemin » (l'ayatollah Ali Khamenei) c’est à dire posséder des « capacités nucléaires » (le commandant de l'armée de l'air Ahmad Miqani). Mais dites-moi - j’y pense comme ça en passant par hasard - cela ne démontre-t-il pas qu’il s’agit bien de nucléaire - non pas civil - mais militaire ?

Autre sujet - quoi que tout est lié n’est-ce pas ? - je lis sur Ecotidien que « les français ont l'impression que leur pouvoir d'achat est en chute vertigineuse. Pourtant, selon l'INSEE, le pouvoir d'achat des ménages a augmenté en 2007 de 3,3 % et il devrait augmenter de 0,9% en 2008 » (...) « Les français lorsqu'ils pensent prix, pensent principalement aux produits qu'ils achètent le plus souvent comme les produits alimentaires ou l'essence. Or l'inflation mesurée par l'INSEE prend en compte tous les prix, y compris les prix des automobiles qui sont plutôt stables ou des biens électroniques qui ont plutôt baissé ». Ah oui. Ce sont de petits futés les fonctionnaires de l’INSEE. Car les Français achètent des produits alimentaire et de l’essence tous les jours. Ce qui n’est pas le cas des automobiles et des biens électroniques. Nous savions les chiffres de l’INSEE systématiquement truqués. Mais pas au point de mettre dans le même caddy quotidien un oeuf et une automobile...

Ah au fait - pour revenir à l’Europe - je lis sur bruxelles.blogs.liberation.fr que tonton Barroso va rester Commissaire de l'Union Européenne. Senhor Don José Manuel Durao Barroso dô Portugal va se succéder à lui-même en juin 2009 pour un nouveau mandat de 5 ans à la tête de la Commission européenne. Au fait c’est combien le salaire européen du petit commissaire portugais ? Par ailleurs je lis quelque part que la Commission de l'Union Européenne présidée par tonton Barroso s’est lamentablement plantée dans l’intégration de la Bulgarie. Dans le dernier rapport sur la Bulgarie de l’Union Européenne, la Bulgarie-refuge-de-maffieux a été menacée d’une suspension totale de fonds et d’une mise à l’écart durable de l’espace Schengen et de la monnaie unique. Mais tonton Barroso a remanié le dossier bulgare avec une gomme et du Tipp-Ex pour le rendre moins sévère et moins transparent. Puis Barroso a courageusement envoyé son porte-parole - Johannes Laitenberger yayanatürlich - présenter le dossier bulgare édulcoré à la meute de journalistes accrédités à Bruxelles. Dites donc le José Manuel il pourrait aller lui-même au casse-pipe au prix où on le paye.

Mais à part de grosses boeufferies j’ai tout de même lu deux trois textes sympa. Par exemple « 1938 - 2008 : deux guerres bien différentes » de Laurent Murawiec sur Metula News Agency. En voici un extrait résumé concernant l’Iran nucléarisé : « Israël est plus seule qu’elle ne l’a jamais été. L’Iran, à l’évidence, n’est pas ‘la même chose’ que le Troisième Reich. Mais le régime des ayatollahs - faut-il se donner en ridicule et le répéter ? -, est un système féroce, belliqueux et totalitaire, animé par une idéologie millénariste et apocalyptique. Il a repris à son compte la pathologique haine des Juifs, propre aux nazis, et ne fait pas mystère de ses visées exterminatrices. L’Iran chiite extrémiste est expansionniste et impérialiste, reprenant en cela la tradition impériale perse, dont les interminables guerres contre l’empire romain et l’empire byzantin, mais aussi l’empire ottoman, scandent l’histoire tout entière. L’Iran d’aujourd’hui s’est fait à la fois l’héritier du Troisième Reich et celui de l’impérialisme perse. Son obsession militaro-nucléaire est l’excroissance logique de la volonté de puissance des jihadis téhéranais (...) ils n’ont rien à craindre de cette pleutrerie qui se maquille de grands principes, ni de l’asthénie sénile qui vivote à Washington. En avant toutes, donc, vers l’armement balistique et nucléaire. Chaque reculade occidentale enfle la grenouille Ahmadinejad, lequel se prend déjà pour un bœuf atomique ». Ouaip. Cela fait du bien de lire ça.

Je voulais aussi vous en conter quelques unes sur papi Olmert vu qu’il allègue vouloir - paraît-il - partir. Moi j’ai un doute quand même. Or justement je tombe sur Arouts 7 - c’est Rebecca Serfaty qui écrit - : « le candidat qui sera élu à la tête de Kadima, essaiera de former un gouvernement dans les 28 jours qui suivront son élection. Si le candidat n’y parvient pas, il aura 14 jours de plus. Au cas où après ces 14 jours le gouvernement ne serait toujours pas formé, des élections générales auront lieu après 90 jours. Pendant ce temps là, Olmert continuera à occuper son poste. Il est à préciser que quand un Premier ministre démissionne, le gouvernement démissionne avec lui. C’est le député qui aura le plus de chances d’y arriver qui sera désigné par le président pour former un gouvernement ; on suppose que ce député sera le nouveau dirigeant de Kadima ». Fin de citation. Voilà. Hier soir j’ai un peu rigolé devant ma télé quand les journaleux racontaient qu’Olmert va se casser illico presto. Mais je n’ai pas besoin de vous donner mon sentiment sur la question. Rebecca Serfaty vient de le faire à ma place. Merci Rebecca. Car moi je fatigue aujourd’hui. Et puis ce matin jeudi 31 juillet à 08:25 l’AFP confirmait que « Kadima doit tenir ses élections primaires à la mi-septembre, le 17, selon les médias israéliens ». Retenons simplement ceci : papi Olmert pourrait rester Premier ministre jusqu’en 2009. Quel mois de l’an 2009 ? Jusqu’en 2009. Point.

Et puis il y a notre pote bibi alias Netanyahu. Cela tombe bien car nouvelobs.com reproduit les propos du chef du Likoud : « ‘Ce gouvernement a achevé sa mission. Peu importe qui sera à la tête de Kadima’, déclare le chef de l'opposition israélienne (Likoud), donné favori dans les sondages dans la course à la présidence du Conseil. Benjamin Netanyahu, le chef de l'opposition israélienne de droite (Likoud), a exclu jeudi 31 juillet dans l'immédiat toute alliance avec le successeur d'Ehoud Olmert à la direction du parti Kadima (centre), tout en appelant à de nouvelles élections. ‘Ce gouvernement a achevé sa mission. Peu importe qui sera à la tête de Kadima’, a déclaré Benjamin Netanyahu à la radio publique au lendemain de l'annonce de la démission prochaine du Premier ministre. ‘Tout le monde est responsable dans ce gouvernement d'une série d'échecs. Il faut laisser le peuple décider avec de nouvelles élections. C'est un gouvernement de personnes qui s'accrochent à leurs fauteuil’, a ajouté l'ancien Premier ministre (1996-1999). ‘Si je suis élu, je constituerai un gouvernement d'union, et non pas un gouvernement issu de combines’, a-t-il conclu ».

A propos de l’Iran j’apprends par iran-resist que - je résume - le régime des mollahs fêtait tout récemment la révélation de Mahomet et que ce fut l’occasion pour Khamenei - le guide suprême de la révolution islamique iranienne - de faire un discours de politique générale où il a comparé l’obstination nucléaire du régime à la pugnacité dont a fait preuve Mahomet pour vaincre ses adversaires. Pas mal hein ? Chavais pas que Mahomet il était - déjà lui - pour le nucléaire persan. Au fait, le délire de Khamenei c’est pas un blasphème pour les musulmans ? On apprécierait une réaction officielle.

Tout à l’heure à 11:13 l’AFP racontait : « le rejet de la demande d'interdiction du parti au pouvoir, issu de la mouvance islamiste, a fait retomber la tension jeudi en Turquie. Six juges sur onze de la Cour constitutionnelle se sont prononcés pour une dissolution, alors qu'il fallait au minimum sept voix pour interdire cette formation (...) L'Union européenne s'est également dite soulagée, tout en maintenant la pression sur Ankara pour une relance des réformes qui devraient permettre à la Turquie musulmane mais strictement laïque d'adhérer, à terme, à l'Union ». Relisez-moi ça attentivement s’il vous plaît. Car c’est digne d’un ministère soviétique de la propagande. Le parti islamique turc strictement laïc va faire adhérer 70 millions de Turcs à l’Europe alors que six juges turcs sur onze voulaient dissoudre le parti islamique anti-laïc en question. On devrait demander à l’un des six juges turcs ayant voté avec son cerveau de remplacer Barroso à l’Union Européenne.

Oh, j’oubliais l’Irak ! Onze militaires américains sont morts en Irak du 1er au 31 juillet 2008 ce qui en fait le mois le moins meurtrier depuis l'intervention des USA en mars 2003 (« depuis l’invasion du pays » - radote l’AFP - sur le même sujet). Le nombre d'attaques quotidiennes est en moyenne de 25 à 30 ces deux derniers mois contre 160 à 170 il y a plus d'un an. Mince alors ça c’est une mauvaise nouvelle. Pour l’AFP.

Et puis faut quand même causer un brin du boucher des Balkans avec son costume de carnaval. Là pour le coup c’est sur Reuters que j’ai été à la pêche. L’AFP ça va un moment. Alors « l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, inculpé de génocide par le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, devrait faire sa première apparition publique depuis des années ce jeudi lors de sa comparution initiale au TPI. L'audience a été programmée pour 16:00 (...) Depuis son arrestation, des détails sur sa vie de fugitif, et notamment sur son allure de gourou de la médecine alternative, étaient apparus dans la presse. Sous les traits méconnaissables d'un homme à l'abondante chevelure et barbe blanches, l'ancien chantre de la Grande Serbie menaçant dès 1991 les Musulmans d'annihilation a notamment exercé la médecine alternative sous l'identité de ‘Dr Dragan Dabic’ à Belgrade ». C’est donc Reuters qui cause ainsi. Je la trouve vachement rigolote cette version officielle. Les Serbes se sont bien foutus de notre gueule pendant toutes ces années. A part les Dupondt dans Tintin - et encore - personne ne parvient à survivre plus de 48 heures avec un déguisement aussi grotesque et bouffon. La Serbie n’est pas grande comme la Chine. Et Belgrade n’est pas Calcutta. Le mec s’est baladé avec un look qui attire tous les regards et personne durant toutes ces années n’aurait eu l’idée de lui tirer la barbe et de l’amener au poste. Dis donc, c’est hyper libre comme pays la Serbie.

J’en ai une dernière - monstrueuse - pour terminer. Vous vous souvenez que le dictateur génocidaire halluciné du Soudan a tout récemment été inculpé par le procureur général de la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité au Darfour. Seulement voici maintenant le Conseil de sécurité de l’ONU qui - dans une résolution en gestation - se déclare « préoccupé » par les conséquences (?) de l'inculpation pour génocide du président soudanais Omar Hassan al Bachir par la Cour pénale internationale. L'ambassadeur du Soudan auprès de l'ONU - Abdalmahmoud Abdalhaleem (ndlr : je n’invente rien c’est son vrai nom) - a jugé la résolution acceptable. Ben ouais tiens ! L’ONU baisse son froc parce qu’il y a des « inquiétudes » quant aux conséquences de l'inculpation pour génocide du président soudanais Omar Hassan al Bachir par la Cour pénale internationale. Bien. Au fait qui « s’inquiète » ? La Russie, la Chine, l'Afrique du Sud, le Burkina Faso, l'Indonésie, la Libye, et le Viêtnam. Rien que des Nations démocratiques. Nous vivons dans un monde merveilleux. Salut.
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Miguel Garroté
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mercredi 30 juillet 2008

IRAN : un réacteur nucléaire secret à Al-Zarkan.

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IRAN : un réacteur nucléaire secret à Al-Zarqan.
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Monde-Info, mercredi 30 juillet 2008, 11:56. L’Institut MEMRI dans son Dossier N° 2006 du 29 juillet, le quotidien de langue arabe Al-Siyassa du 29 juillet également et le journal anglophone Arab Times du 29 juillet lui aussi confirment tous les trois - document et photo satellite à l’appui - la construction d’un réacteur nucléaire secret par l’Iran. La construction a lieu dans la région d’Al-Zarqan près de la ville d’Ahwaz dans le sud-ouest de l’Iran. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique ignorait tout de ce réacteur qui ne figurait pas dans les dossiers négociés début juillet avec l’Iran à Genève. Entre 2000 et 2003 l’Iran a exproprié des milliers d’Iraniens arabophones de la région d’Al-Zarqan. L’Iran a détruit leurs maisons et construit un mur autour du nouveau site. La construction du réacteur nucléaire a débuté avec l’installation d’un pipeline acheminant vers le site l’eau du fleuve Karoun. Le site est surveillé par les Gardiens de la Révolution islamique. Une lettre datée du 7 avril 2008 écrite par le bureau du Commandant des Gardiens de la Révolution islamique de la ville d’Ahwaz - le Brigadier Hassan Jalaliyan - lettre adressée à Mohammed Kayafir, patron de la société Mehab Qudus chargée de la construction et de la supervision du réacteur nucléaire d’Al-Zarqan, indique notamment : « ...il est absolument interdit d’embaucher des arabophones du Khuzestân dans le cadre de la construction du réacteur nucléaire d’Al-Zarqan (...) l’ensemble de la construction liée à ce projet doit être mené dans le secret le plus absolu ». Une copie de cette lettre ainsi qu’une photo satellite du site sont disponibles sur
http://www.alseyassah.com et sur www.memri.org.
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Miguel Garroté
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mardi 29 juillet 2008

Diaboline : l'inversion du bien et du mal.

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Diaboline : l’inversion du bien et du mal.
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Juifs, chrétiens ainsi que quelques musulmans réformateurs, pratiquants et non pratiquants, croyants et non croyants et quelques amis athées et agnostiques, j’ai cru comprendre que nous défendons - ou au moins respectons - toutes et tous la société libre de culture judéochrétienne. Dans ce cadre, nous sommes tous conscients que nous avons le devoir de résister à la terreur islamique qui - depuis des années - prend la forme d’une quatrième guerre mondiale. Quatrième guerre mondiale que nous n’avons du reste jamais souhaitée même si des idiots utiles continuent d’imputer les attentats du 11 septembre 2001 à la CIA, au Mossad, aux groupes pétroliers, au Pentagone et au chat noir de la voisine d’à côté. J’écris « quatrième » car la troisième guerre mondiale - dite guerre froide, avec ses 150 millions de victimes - est semble-t-il, à ce stade tout au moins, derrière nous.
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L’une des principales difficultés que rencontre notre résistance tient au fait que notre monde opère - chaque jour avec les mêmes mots - une ténébreuse inversion du bien et du mal. Ainsi par exemple un terroriste avéré est nommé activiste présumé. Un narcoterroriste est nommé guérilléro. Un dictateur de gauche est nommé président socialiste. L’antisionisme, l’antiaméricanisme et l’antichristianisme n’ont - paraît-il - aucun caractère raciste. Pourtant sionisme vient simplement de Sion qui veut dire Jérusalem. A ce compte-là, on pourrait tout aussi bien dire « antiromisme » à la place de anti-catholicisme et à la place de racisme anti-catholique. Ce qui permettrait de condamner d’office toute entité chrétienne encore vivante au Proche et au Moyen Orient sans être raciste pour autant. En revanche, la résistance au nazislamisme - c’est à dire l’anti-islamisme comparable à l’anti-fascisme - est nommé « islamophobie » autrement dit racisme. Le parti islamique turc est nommé parti islamiste modéré. Comme si islamiste et modéré pouvaient cohabiter. Hier soir un présentateur de télévision - parlant du parti islamiste turc - a dit « parti extrémiste modéré » au lieu de dire « parti islamiste modéré ». Lapsus révélateur s’il en est. Car il n’est pas toujours facile de mentir.
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Plus grave encore, notre résistance est nommée guerre d’agression. Et le jihad islamique ainsi que le terrorisme quel qu’il soit sont nommés résistance ou guérilla selon le cas. Un exemple de cette inversion des mots - et de l’inversion du bien et du mal qui en résulte - se déroule actuellement au Liban. Ainsi hier lundi 28 juillet, le « chrétien » Michel Aoun, membre d’une « entente » avec le groupe terroriste Hezbollah, a déclaré sans rougir : « Le Hezbollah est une Résistance noble en territoire libanais. (...) Nous refusons absolument qu’un État ou une autorité internationale ou locale qualifient des résistants libanais de terroristes ». Magnifique.
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Vous me direz que depuis le retour triomphal de l’assassin psychopathe Samir Kuntar au Pays du Cèdre plus rien ne nous étonnera de la part des hommes politiques libanais du temps présent. A ce propos justement cela ne s’arrange pas au pays du Levant. En effet hier lundi 28 juillet un envoyé du dictateur génocidaire soudanais Omar el-Béchir, envoyé se nommant Qotbi el-Mehdi, a effectué, après s’être rendu en Syrie, une petite virée du côté de quelques hommes politiques libanais de très haut rang. Pour quoi faire ? Pour défendre auprès des Libanais son chef soudanais génocidaire Omar el-Béchir accusé par le Tribunal Pénal International de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour. Le petit envoyé soudanais se nommant Qotbi el-Mehdi a été reçu - rien que ça - par le président libanais « chrétien » Michel Sleiman. À l’issue de l’entretien, l’envoyé soudanais Qotbi el-Mehdi a affirmé avoir décelé « une compréhension parfaite » de la part du président libanais « surtout que le Liban a (...) contribué à la solidarité arabe pour appuyer le droit soudanais ». Ce n’est pas tout.
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Le petit envoyé soudanais se nommant Qotbi el-Mehdi a également été reçu par le président du Parlement libanais, l’ex-milicien chiite Nabih Berry. Enfin, le petit envoyé soudanais se nommant Qotbi el-Mehdi a également été reçu par le Premier ministre libanais Fouad Siniora. À l’issue de l’entretien, l’envoyé soudanais Qotbi el-Mehdi a affirmé qu’il a remarqué chez le Premier ministre libanais Fouad Siniora « une compréhension parfaite de la situation interne du Soudan, et beaucoup de compassion pour ce pays, ainsi qu’une assurance que le Liban jouera un rôle stable dans l’appui au Soudan, autant comme membre de la Ligue arabe que pour convaincre le Conseil de sécurité de l’ONU de renoncer à ces mesures ». Magnifique. Le jadis pays des Araméens soutient un dictateur génocidaire islamique. Le Liban comme membre de la Ligue arabe qui est actuellement présidée par la Syrie. Ceci explique cela. La majorité des hommes politiques libanais est encore et toujours au service du dictateur syrien - et président actuel de la Ligue arabe - Monsieur Bachar al Assad. Dictateur syrien qui exige de la part du monde arabe un soutient sans faille au président génocidaire soudanais Omar. Magnifique. C’est avec ce même Bachar al Assad que le Premier ministre israélien Ehud Olmert négocie - via le parti islamiste turc - la cession sur un plateau - si j’ose écrire - du Golan à la Syrie. Magnifique.
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Un autre exemple de cette inversion des mots - et de l’inversion du bien et du mal qui en résulte - se déroule actuellement en Irak. Ce qui s’y déroule actuellement est un bien. Mais on nous le présente déjà comme un mal. Concrètement les forces américaines et les forces irakiennes lancent actuellement une opération conjointe dans la province irakienne de Diyala. Les chances de succès de cette opération sont grandes en raison de l’engagement de 30.000 soldats et policiers irakiens et en raison de l’appui des groupes irakiens sunnites qui combattent le terrorisme d’al-Qaïda en Irak. La province de Diyala est l’un des derniers bastions de la banche irakienne d’Al-Qaïda.
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Sur le même thème, le commandant en chef des forces américaines en Irak depuis février 2007 - le général David Petraeus - a déclaré hier lundi 28 juillet à Reuters : « Les troupes irakiennes et américaines contrôlent la quasi-totalité de l'Irak et Bagdad devrait être en mesure d'assumer seul la sécurité d'ici la fin de l'année 2009. (...) Je pense qu'il est juste de dire que les forces irakiennes et de la coalition contrôlent une large majorité du pays. (...) C'est un changement majeur par rapport à (la situation) il y a seulement un an ». Merci à l’agence britannique Reuters. Car les médias francophones - eux - se sont concentré sur les quelques attentats survenus ces derniers jours et non pas sur la situation irakienne dans son ensemble.
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Autre bonne nouvelle cette fois du côté de l’Afghanistan et du Pakistan. Le spécialiste en armes chimiques d'Al-Qaeda - Midhat Mursi al-Sayid Umar alias Abu Khabab al-Masri - a été tué lundi 28 juillet dans le village Azam Warsak de la zone tribale du Waziristan du Sud au Pakistan par un tir de missile. Le membre d'Al-Qaïda - un Egyptien de 54 ans - a supervisé des camps d'entraînement terroristes en Afghanistan. La tête du spécialiste en armes chimiques d'Al-Qaeda était mise à prix cinq millions de dollars. L’ex-spécialiste en armes chimiques d’Al-Qaïda ? Avec le surplus des armes chimiques inexistantes et néanmoins utilisées par feu Saddam Hussein pour génocider des villageois kurdes irakiens ? Question « immonde » pas vrai ?
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Autre bonne nouvelle cette fois aux USA. Dimanche 27 juillet McCain a déclaré sur ABC News lors de l'émission This Week que Vladimir Poutine a mis la Russie sur la mauvaise voie de l'autocratie. McCain veut exclure la Russie du sommet du G8. Evoquant les récentes décisions de la Russie McCain a cité la baisse des livraisons de pétrole aux Tchèques parce qu'ils ont conclu un accord de défense avec les USA ; l'exclusion du groupe pétrolier British Petroleum de la Russie ; l'énorme pression sur la Géorgie et sur l'Ukraine ; ainsi que le blocage russe au Conseil de Sécurité de l’ONU sur le nucléaire iranien. McCain a déclaré : « Ils sont devenus une autocratie. (...) L'ex-président Poutine maintenant Premier ministre et son gouvernement ont mené le pays sur une très mauvaise voie. (...) Je suis sûr qu'il (Poutine) est aux commandes. Je ne pense pas qu'il aurait choisi son successeur (Dmitri Medvedev) s'il ne pensait pas rester aux commandes ».
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Curieux tout ça vous ne trouvez pas ? En cherchant bien on trouve de bonnes nouvelles par exemple hier en Irak et au Pakistan et de mauvaises nouvelles par exemple hier au Liban. Mais à suivre les médias les bonnes nouvelles d’hier viennent du Liban (les Libanais se sont enfin réconciliés avec et grâce à l’assassin Samir Kuntar ainsi que grâce et avec le noble mouvement résistant Hezbollah) et les mauvaises nouvelles d’hier viennent d’Irak (attentats) et du Pakistan (missile américain scandaleusement tiré depuis l’Afghanistan en territoire pakistanais sur un activiste présumé de la résistance al-quaïdique). C’est Diaboline : l’inversion du bien et du mal. What a wonderfull world.
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Miguel Garroté
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lundi 28 juillet 2008

Le temps des ambiguïtés est arrivé

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Le temps des ambiguïtés est arrivé
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Le temps des ambiguïtés est arrivé. Et c’est la pire chose qui puisse nous arriver. Je lai suffisamment écrit ces derniers mois. Je l’ai notamment écrit au sujet de l’Iran. Certains anonymes courageux n’y voient que les « commentaires effarants » d’un « inénarrable » journaliste. D’autres anonymes encore plus courageux parlent de « réac » et de « facho », sans mentionner les audacieuses menaces de morts envoyées par mail et signées d’un pseudo. Seulement voilà : mes analyses se confirment au fur et à mesure que le temps avance. Par exemple sur l’Iran.
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Ainsi dimanche 27 juillet sur Metula News Agency (
http://www.menapress.com ) le professeur Guy Millière écrit : « Je ne sais si des frappes contre les installations nucléaires iraniennes se préparent : je peux seulement dire que je les souhaite, même si la mission militaire sera complexe et périlleuse. (...). Ce que je sais, cependant, est que quelques mois seulement nous séparent du moment où l’Iran disposera effectivement de l’arme atomique, et que si ce moment doit advenir, outre le danger mortel qui pèsera sur Israël, la carte géopolitique de l’ensemble de la planète s’en trouvera modifiée dans la direction du pire. (...) Pour l’heure, si j’étais Ahmadinejad, je ne pourrais m’empêcher d’éprouver un profond mépris pour les dirigeants européens, et, en complément du Coran et des œuvres complètes de l’ayatollah Khomeiny, je relirais Lénine avec plaisir, en particulier les textes dans lesquels ce dernier parlait d’idiots utiles et de gens prêts à vendre la corde qui servira à les pendre ».
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Cette dernière phrase - écrite par Lénine et citée par Millière - est à graver dans nos mémoires si ce n’est pas déjà fait. Car les idiots utiles sont en progression constante. Les idiots utiles sont précisément ceux qui trouvent nos commentaires « effarants » et nos personnes « inénarrables ». J’ai déjà vécu cela une première fois durant la troisième guerre mondiale dite guerre froide. Je revis donc assez naturellement cela une deuxième fois durant la quatrième guerre mondiale dite guerre contre la terreur islamique. Hormis mes rares irritations tout cela me laisse à vrai dire totalement indifférent. Car le vrai problème n’est pas le fait que des idiots utiles - à l’échelon inférieur - nous jugent « réac » ou « facho ».
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Le vrai problème c’est que des idiots utiles - à l’échelon supérieur - commettent d’affolantes idioties pour éviter de se faire taxer de « réac » ou de « facho » par la presse. Et pour éviter que cette même presse les déclare « effarants » ou « inénarrables ». Le vrai problème ce sont les idiots utiles à l’échelon supérieur tels le Premier ministre israélien Ehud Olmert ou encore le Président libanais Suleiman et peut-être même le président français Sarkozy. Comme le rappelle par exemple Caroline Glick dans le Jerusalem Post à propos Ehud Olmert qui - écrit Caroline Glick - ne vit qu’en fonction des événements survenus hier et de ce que la presse va écrire demain. Autant les idiots utiles à l’échelon inférieur ne sont nuisibles que dans leur rayon d’action très limité. Autant les idiots utiles à l’échelon ministériel et présidentiel sont nuisibles pour « l’ensemble de la planète » qui « s’en trouvera modifiée dans la direction du pire », comme l’écrit Millière dans la citation reprise au début du présent article.
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Pour revenir à l’exemple de l’Iran - cité plus haut par Millière - les idiots utiles à l’échelon supérieur sont donc en train d’orienter, je cite Millière, « l’ensemble de la planète dans la pire des directions ». C’est précisément cela qui m’amène à écrire au début du présent article que le temps des ambiguïtés est arrivé. Et que ces ambiguïtés sont la pire chose qui puisse nous arriver. Vendredi 25 juillet j’ai écrit
Le monde va-t-il basculer d'ici fin 2008 ? à propos d’Obambi, Livni, Suleiman et consorts. J’ignorais totalement que Millière allait publier un texte comparable sur Metula dimanche 27 juillet. La veille jeudi 24 juillet j’ai écrit Un rapport "secret" sur Israël. à propos du bazar US sur les dossiers israélien et iranien. Là encore, j’ignorais totalement que Millière allait publier un texte comparable sur Metula dimanche 27 juillet. le vendredi 18 juillet j’ai écrit Etat d'esprit musulman ? à propos du Liban. Là toujours, j’ignorais totalement que Millière allait publier un texte comparable sur Metula dimanche 27 juillet.
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Or donc, Millière écrit sur Metula : « Je ne sais si des frappes contre les installations nucléaires iraniennes se préparent : je peux seulement dire que je les souhaite, même si la mission militaire sera complexe et périlleuse ». Pour quelles raisons pensons-nous que des frappes contre les installations nucléaires iraniennes sont souhaitables ? Millière donne une raison, je cite : « quelques mois seulement nous séparent du moment où l’Iran disposera effectivement de l’arme atomique et que si ce moment doit advenir, outre le danger mortel qui pèsera sur Israël, la carte géopolitique de l’ensemble de la planète s’en trouvera modifiée dans la direction du pire ».
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Il y a selon moi de nombreuses raisons supplémentaires pour frapper l’Iran. L’Iran intégriste chiite tient sous sa coupe la Syrie - qui elle - est pourtant laïque alaouite. L’Iran est le sponsor et le patron de la milice terroriste, mercenaire et légionnaire du Hezbollah chiite libanais. L’Iran est l’un des sponsors du Hamas, l’un des sponsors de la milice truc-much du Fatah et l’un des sponsors de diverses milices claniques al bidule & Co à Gaza et en Judée Samarie. L’Iran par Hezbollah interposé entretient des liens avec divers groupes narcoterroristes latino-américains surnommés « guérilla », notamment avec les Farc.
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L’Iran entretient des liens stratégiques avec le dangereux clown vénézuélien Hugo Chavez ; qui lui-même entretient des liens stratégiques avec la Russie a qui il achète de l’armement pour $ 4 milliards et où il s’est rendu six fois ; avec la Biélorussie où il s’est rendu trois fois ; avec le Vietnam ; Chavez qui a reçu un doctorat honoris causa en relations internationales de l’université de Damas ; Chavez qui a décoré de l’épée de Bolivar le dictateur zimbabwéen Robert Mugabe en 2004. Au total Chavez a passé 450 jours hors de son pays pour visiter exclusivement les pires dictateurs de la planète, plus un ou deux idiots utiles cherchant à plaire à tout le monde à la fois.
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Au vu de ce qui précède, des frappes contre l’Iran ne devraient donc pas soulever autant d’hésitations. Mais hélas c’est pourtant de plus en plus le cas. Depuis le jeudi 24 juillet nous savons que les dossiers iranien et israélien sèment le chaos aux USA. Pas moins de trois généraux américains y vont de leurs petits conseils. Le premier général est le Général William Frazier, chargé de l’application de la Feuille de Route par les Palestiniens et par les Israéliens. Le deuxième général est le Général Keith Dayton, chargé d’entraîner et d’équiper les Forces palestiniennes. Le troisième général est le Général James Jones, chargé d’analyser quels seront les besoins en matière de sécurité des Palestiniens et des Israéliens une fois que sera constitué un Etat palestinien. Dois-je préciser que les trois généraux ne s’entendent pas entre eux ? Au Pentagone et au Secrétariat d’Etat chacune et chacun y va de sa petite fuite orchestrée dans les médias. Résultat : plus personne ne sait si des frappes contre les installations nucléaires iraniennes se préparent ; et plus personne ne sait qui joue à quoi dans ce bal ambigu des idiots utiles.
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Depuis samedi 26 juillet nous savons que 6.000 centrifugeuses fonctionnent dans le site nucléaire iranien de Natanz. Ces centrifugeuses sont destinées aux activités d’enrichissement d’uranium. Ce qui confirme que l’Iran étend son programme nucléaire militaire. Et pour que cela soit bien clair les dirigeants iraniens répètent depuis trois ans qu’ils veulent rayer Israël de la carte et effacer Israël de la page du temps, la formule varie selon les jours et selon les traductions, un peu comme le sexe des anges à Byzance. Le temps des ambiguïtés et des idiots utiles à tous les échelons est donc bien arrivé. Que dis-je, ce temps dopé pédale à 200 km/heure direction le mur le plus proche.
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Dans notre France tout particulièrement, les gauchistes, les islamistes, les idiots utiles et les coqs morveux désoeuvrés se retrouvent tous ensemble dans une même haine du conservatisme, du libéralisme, de la Bible, d’Israël, des USA, l’essentiel étant surtout d’être « anti » quelque chose. On les entend caqueter sur les chaînes du Groupe France Télévision avec ses 11.000 fonctionnaires journaleux subventionnés par le contribuable. On les entend caqueter sur Agoravox et autres jardins d’enfants pour adultes demeurés sachant tout mieux que les autres.
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Pourtant - l’aurait-on oublié ? - chacun de ces Français devra - que dis-je, dois déjà - rembourser aux institutions financières la modique somme de 48.000 euros chacun pour éponger l’endettement - 1.200 milliards d’euros - non pas de l’appareil de l’Etat mais de tous les citoyens de cet Etat. Or que font les Français - en plus de tout savoir - lorsqu’il caquètent ? Lorsqu’ils caquètent, ils veulent augmenter leur pouvoir d’achat. Alors qu’ils ont un découvert de 48.000 euros chacun. Lorsqu’ils caquètent, ils veulent réduire la pénibilité présumée de leur travail. Alors que c’est leur travail qui remboursera leur dette de 1.200 milliards d’euros et leur déficit de plus de 50 milliards d’euros.
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Faute de quoi la France finira exclue de la zone euro avec non pas 6.56 francs français mais 4 francs français pour un euro. Faute de quoi la France finira sous la coupe du Fond Monétaire International et de la Banque mondiale. Comme les pays du tiers-monde. Le monde entier parlera alors de la Françarabia et personne ne viendra censurer le monde entier pour ça. Il ne sera plus question des « réacs-fachos-effarants-inénarrables » car d’ici-là - Français et autres - nous aurons sans doute - tel Maurice Dantec - émigré vers les USA, le Canada, Israël, la Suisse ou l’Australie. Et l’on adaptera alors les textes de Jean de la Fontaine : « Vous caquetiez ? Et bien travaillez en silence maintenant ! ».
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Miguel Garroté
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vendredi 25 juillet 2008

Le monde va-t-il basculer d'ici fin 2008 ?

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Le monde va-t-il basculer d’ici fin 2008 ?
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La question n’a rien de pathétique. Elle est simplement motivée par le cours des événements. Ou plutôt par le fait de relier ces événements entre eux jusqu’à obtenir un ensemble qui reflète la réalité que nous vivons. 1. Le tout récent International-Obambi-show du candidat démocrate à la Maison blanche. 2. Les commentaires de médias arabes suite à la libération par Israël du druze libanais Samir Kuntar, le terroriste assassin psychopathe qui a tué à coups de crosse une fillette juive de quatre ans. 3. La façon dont l’Iran « négocie » son arsenal nucléaire avec les USA. 4. Le comportement du dictateur libyen Kadhafi envers la Suisse. 5. Les initiatives de Tzipi Livni en vue de devenir Premier ministre d’Israël. 6. La politique américaine et la politique israélienne face au nucléaire iranien. Je reprends brièvement tout ces éléments ci-dessous. Et je tente en conclusion de tirer quelques leçons sur l’ensemble.
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1. L’International-Obambi-show --- Suite à la visite en Israël - et ailleurs - du candidat démocrate à la présidence américaine - Obambi superstar - la majorité des médias israéliens racontent qu’une « histoire d’amour » entre le candidat Pinocchio et les Israéliens aurait paraît-il débuté. Ben voyons. C’est sûr. La majorité des grands quotidiens israéliens allèguent que le chaleureux Obambi sera le prochain président américain. La majorité des médias israéliens sont donc comparables aux médias européens : des voyants de gauche et d’extrême gauche. Dont acte. Il faut ici préciser qu’Obambi à caressé le nucléaire iranien dans le sens du poil israélien : « Je n’ai pas l’intention d’être le dirigeant qui laissera à son successeur un Iran nucléaire. C’est un problème qu’il faut résoudre. Une telle menace est une menace pour le monde entier, pour l’Amérique, pour Israël, et pour notre civilisation. Je ne suis pas naïf. Les gens disent que je préfère le dialogue avec les Iraniens et moi je voudrais que vous compreniez ce qu’il y a à gagner avec cette approche. Le dialogue n’exclut pas d’autres moyens, mais il permet de prouver au monde que vous avez tout essayé ». Et encore celle-ci, également très habile : « Je pense que sans l’existence d’une option militaire, nos adversaires en Iran ne prendront pas au sérieux les pourparlers avec nous. Ils continueront dans la voie destructrice qu’ils suivent aujourd’hui, voire dans une voie plus destructrice encore. C’est pourquoi nous devons préserver cette option et nous y préparer sérieusement. L’option militaire n’est toutefois pas celle qui est préférable lorsque l’on traite de l’Iran ou d’autres forces radicales ». Obambi Pinocchio a fait son show. Et son show a fait son petit effet. Y compris à Berlin où Barack Hussein a rassemblé 200.000 martiens de la gôche écologislamophile auxquels il a tenu un discours Woodstock aux antipodes de ses discours sur l’Iran prononcés juste avant en Israël.
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2. Les commentaires de médias arabes suite à la libération par Israël du druze libanais Samir Kuntar, le terroriste assassin psychopathe qui a tué à coups de crosse une fillette juive de quatre ans. --- Des médias en Iran, en Syrie, au Liban, dans les territoires muselés par l’Autorité Palestinienne du Fatah et ailleurs dans le monde arabe ont pris part à l’immonde opération de propagande brune verte orchestrée par la légion étrangère et mercenaire du Hezbollah suite à la libération par Israël du druze libanais Samir Kuntar, le terroriste assassin psychopathe qui a tué à coups de crosse une fillette juive de quatre ans. La chaîne Al-Jazeera a pris part elle aussi à l’immonde opération de propagande de la légion étrangère et mercenaire du Hezbollah. Les médias officiels égyptiens, jordaniens et saoudiens continuent - malgré l’épisode Samir Kuntar - de traiter du Hezbollah comme s’il était un mouvement de « résistance ». Le chef druze libanais Walid Jumblatt - officiellement dans le camp anti-syrien - a néanmoins tout aussi officiellement salué d’une part la libération du druze libanais Samir Kuntar et d’autre part l’organisation terroriste Hezbollah. La girouette Joumblatt a poussé le délire jusqu’a radoter qu’il ne faut pas oublier que la Palestine est une grande prison ; qu’il faut parachever la lutte pour sa libération ; et que le jour de libération des prisonniers était aussi le jour de la première réunion du gouvernement libanais, ce qui témoigne d'une « unité nationale authentique ». Ancien toxicomane exterminateur des chrétiens libanais, papi Joumblatt souffre visiblement de graves séquelles.
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3. La façon dont l’Iran « négocie » son arsenal nucléaire avec les USA. --- Suite à la dernière réunion inutile entre le musulman inutile Mohammed El-Baradei - chef de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique - et le musulman inutilisable Gholam Reza Aghazadeh - Vice-président de l’Iran - celui-ci a réclamé l’ouverture de négociations pour le dénouement pacifique du dossier nucléaire et autres problèmes, comme ceux de l’Irak, du Liban et du prix du pétrole. Gholam Reza Aghazadeh veut noyer le poisson nucléaire dans un bocal de pétrole. Les « propositions » transmises par les mollahs intégristes iraniens aux occidentaux ne représentent aucun changement réel et n’annoncent aucune concession sur le seul point sérieux de la crise, à savoir l’enrichissement d’uranium et la fabrication d’une première bombe atomique dans le cadre du programme présidentiel iranien « Rayer Israël de la carte » maintes fois répété à Téhéran. Pour la petite histoire, le quotidien britannique Daily Telegraph informe qu’une grosse explosion a soufflé un convoi sorti d'une base des Gardiens de la Révolution à Téhéran, convoi qui transportait des armes et munitions destinées au Hezbollah. Quinze personnes ont été tuées et les mollahs iraniens croient pouvoir étouffer cette affaire de soufflé.
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4. Le comportement du dictateur libyen Kadhafi envers la Suisse. --- La Suisse va devoir remplacer son approvisionnement en pétrole libyen par du pétrole algérien. Le dictateur Kadhafi - après la brève détention la semaine dernière en Suisse de son fils Hanusbal - met en pratique des sanctions depuis jeudi 24 juillet. Les compagnies libyennes de transport maritime et les ports libyens stoppent les navires pétroliers libyens chargés de produits pétroliers destinés à la Suisse et refusent de décharger les navires transportant des produits suisses. Les sièges libyens de Nestlé et ABB sont fermés et leurs dirigeants sont emprisonnés depuis le week-end dernier. Le porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE) Jean-Philippe Jeannerat a déclaré qu’ils sont détenus dans des « conditions absolument dramatiques » et traités comme des « immigrants illégaux » (on dit « sans-papiers » Monsieur Jeannerat).
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5. Les initiatives de Tzipi Livni en vue de devenir Premier ministre d’Israël. --- La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni veut bouter Ehud Olmert hors de son fauteuil de Premier ministre. Lors de son séjour à Paris les 13 et 14 Juillet à aucun moment Tzipi Livni ne s’est laissée prendre en photo avec Ehud Olmert lui aussi à Paris. La brave Tzipi a en outre refusé de prendre l’avion officiel avec tonton Ehud et elle a voyagé en Première classe sur un vol régulier. Tzipi Livni s’investit actuellement dans la formation d’un gouvernement d’union nationale pour le cas elle serait élue à la tête de son parti - Kadima - ou pour le cas elle deviendrait Premier Ministre suite à des d’élections législatives. Tzipi Livni veut semble-t-il un gouvernement incluant la plupart des partis - Israël Béteinou, Méretz, Likoud et Travaillistes. Un tel gouvernement est selon elle nécessaire en raison des défis extérieurs auxquels doit faire face Israël (Iran, Hamas, Hezbollah). Tzipi Livni fait désormais publiquement part de ses intentions si elle est élue présidente de Kadima. Elle évoque ses relations passées avec l’ancien Premier Ministre Ariel Sharon et son désir de devenir Premier Ministre. Patriotisme ou opportunisme ?
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6. La politique américaine et la politique israélienne face au nucléaire iranien. --- Les USA ont-ils opté pour une politique d'apaisement, comptant sur la diplomatie pour calmer le régime des mollahs iraniens ? Si tel est le cas Israël devra gérer cette réalité seul. Israël a-t-il les moyens de se lancer seul dans une frappe militaire du nucléaire iranien ? Une telle frappe aura-t-elle des retombées tellement considérables sur le monde occidental qu’Israël y renoncera ? Le journaliste israélien Aluf Benn fait ses petites spéculations personnelles sur tout ceci. Israël aurait été totalement surpris par le revirement spectaculaire de la politique américaine vis-à-vis de l'Iran. Bush n'aurait pas consulté Israël avant d’envoyer un diplomate américain aux entretiens que les Européens conduisent avec les Iraniens. Bush n’aurait pas informé Israël de la possible ouverture d’un bureau américain de représentation diplomatique en Iran. Avec la détente entre les USA et l'Iran il n'y aurait aucune chance qu'une frappe soit lancée contre le nucléaire iranien. Le rapprochement avec l'Iran serait une mesure que le président Bush aurait mis en œuvre pour résoudre la crise énergétique de son pays. Les USA auraient déjà obtenu une baisse du prix du pétrole de 12 pour cent. Le sentiment qui domine en Israël - pourquoi nier cette évidence - est que si Bush n'arrête pas les opérations d'enrichissement de l'uranium à Natanz par une frappe militaire américaine ou en autorisant une frappe israélienne, l’Iran va devenir une puissance nucléaire. Et maintenant on lance l’idée que si les activités des centrifugeuses iraniennes ne sont pas totalement suspendues et que l'Iran réussit à développer des armes nucléaires, Israël doit « bénéficier de contreparties appropriées sous la forme d'une garantie américaine pour sa sécurité et des technologies antimissiles avancées ». Cerise sur le gâteau, on lance aussi l’idée qu’il faut donner aux diplomates « une chance d'arrêter le programme nucléaire iranien, comme ils l'ont fait dans le cas de la Libye et de la Corée du Nord ».
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Voici donc - repris brièvement - tout ces éléments. Tentons pour conclure de tirer quelques leçons sur l’ensemble. La grande presse internationale - en clair la caste des journaleux gauchos - a décidé que Obambi est déjà président des USA. Elle a même décidé qu’il est président de l’Univers. Pourquoi ? Parce qu’il capable de dire tout et son contraire selon qu’il soit à Jérusalem, ville sainte, ou à Berlin, ville jadis connue pour les discours enflammés de certains guides charismatiques au bras levé. Avec ses 200.000 fans dans la capitale allemande, Barack Hussein a donc réactivé un réflexe que l’on croyait enterré à jamais. Et la gente médiatique s’en réjouit.
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Le monde arabe a célébré et célèbre encore la libération d’un terroriste assassin psychopathe qui a tué à coups de crosse une fillette juive de quatre ans. En Europe, la caste des journaleux gauchos, la gente médiatique, n’y a rien trouvé à redire. Elle en a même rajouté une couche. Dans les officines audiovisuelles on a jouis de pouvoir exhiber sur le petit écran de merde le monstre dans la liesse libanaise tandis qu’Israël portait le deuil. Un retour en arrière de 70 ans dans la pensée occidentale.
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Le Vice-président de l’Iran réclame l’ouverture de négociations pour le dénouement pacifique du dossier nucléaire en liant celui-ci aux problèmes de l’Irak, du Liban et du prix du pétrole. Le message est clair. Nous laissons l’Iran fabriquer des bombes atomiques et le prix de notre essence à la pompe va automatiquement baisser. Le genre d’argument qui interpelle les habitants de l’Europe obsédés par l’augmentation de leur pouvoir d’achat et indisposés par la pénibilité présumée de leur travail.
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La Libye elle aussi nous rappelle ce que signifie l’arme du pétrole en fermant le robinet. Ainsi la Suisse va devoir mendier l’or noir en Algérie. Une autre démocratie socialiste arabe. Ce qui ne règle pas le problème de fond. L’un des distributeurs d’essence en Suisse n’est autre que Tamoil. Le propriétaire de Tamoil n’est autre que Kadhafi. Au lieu de boycotter Tamoil, les autorités suisses envoient des émissaires se mettre à quatre pattes en Libye. je suppose qu’on recrutera des infirmières bulgares pour soigner ces émissaires dès leur retour en Suisse.
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La caste des journaleux gauchos, la gente médiatique, a un faible pour Madame Livni, ministre israélienne des Affaires étrangères. Olmert arrangeait bien la police de la pensée. Un Premier ministre prêt à solder le Golan et la Judée Samarie pour rembourser ses dettes, ce n’est pas très courant dans la démocratie israélienne. Mais papi Ehud pourrait se retrouver au placard ou au trou. Alors pour contourner l’obstacle nommé Likoud on privilégie la piste Livni. Mieux vaut une femme centriste qu’un homme de droite. De même que mieux vaut un semi black gaucho qu’un blanc républicain.
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La nouvelle version du feuilleton iranien, c’est que Israël n’a qu’à s’acheter des technologies antimissiles avancées au lieu d’emmerder le monde entier avec sa paranoïa. Cette nouvelle version a pénétré jusqu’à la presse israélienne. Et ce au moment où la centriste Livni est élue par la presse Premier ministre d’un gouvernement d’union nationale à la tête d’Israël. Gouvernement déjà prié d’acheter des technologies antimissiles avancées. Comme ça le prix du pétrole va baisser. Obambi fera régner la paix sur toute la terre. Les Kadhafi boys auront à nouveau le droit de fouetter des domestiques en Suisse. Et Samir Kuntar finira président de la république libanaise. Je propose que le président du Soudan soit nommé Secrétaire général de l’ONU. Le monde va-t-il basculer d’ici fin 2008 ?

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Miguel Garroté
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Le monde va-t-il basculer d'ici fin 2008 ?

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Le monde va-t-il basculer d’ici fin 2008 ?
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La question n’a rien de pathétique. Elle est simplement motivée par le cours des événements. Ou plutôt par le fait de relier ces événements entre eux jusqu’à obtenir un ensemble qui reflète la réalité que nous vivons. 1. Le tout récent International-Obambi-show du candidat démocrate à la Maison blanche. 2. Les commentaires de médias arabes suite à la libération par Israël du druze libanais Samir Kuntar, le terroriste assassin psychopathe qui a tué à coups de crosse une fillette juive de quatre ans. 3. La façon dont l’Iran « négocie » son arsenal nucléaire avec les USA. 4. Le comportement du dictateur libyen Kadhafi envers la Suisse. 5. Les initiatives de Tzipi Livni en vue de devenir Premier ministre d’Israël. 6. La politique américaine et la politique israélienne face au nucléaire iranien. Je reprends brièvement tout ces éléments ci-dessous. Et je tente en conclusion de tirer quelques leçons sur l’ensemble.
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1. L’International-Obambi-show --- Suite à la visite en Israël - et ailleurs - du candidat démocrate à la présidence américaine - Obambi superstar - la majorité des médias israéliens racontent qu’une « histoire d’amour » entre le candidat Pinocchio et les Israéliens aurait paraît-il débuté. Ben voyons. C’est sûr. La majorité des grands quotidiens israéliens allèguent que le chaleureux Obambi sera le prochain président américain. La majorité des médias israéliens sont donc comparables aux médias européens : des voyants de gauche et d’extrême gauche. Dont acte. Il faut ici préciser qu’Obambi à caressé le nucléaire iranien dans le sens du poil israélien : « Je n’ai pas l’intention d’être le dirigeant qui laissera à son successeur un Iran nucléaire. C’est un problème qu’il faut résoudre. Une telle menace est une menace pour le monde entier, pour l’Amérique, pour Israël, et pour notre civilisation. Je ne suis pas naïf. Les gens disent que je préfère le dialogue avec les Iraniens et moi je voudrais que vous compreniez ce qu’il y a à gagner avec cette approche. Le dialogue n’exclut pas d’autres moyens, mais il permet de prouver au monde que vous avez tout essayé ». Et encore celle-ci, également très habile : « Je pense que sans l’existence d’une option militaire, nos adversaires en Iran ne prendront pas au sérieux les pourparlers avec nous. Ils continueront dans la voie destructrice qu’ils suivent aujourd’hui, voire dans une voie plus destructrice encore. C’est pourquoi nous devons préserver cette option et nous y préparer sérieusement. L’option militaire n’est toutefois pas celle qui est préférable lorsque l’on traite de l’Iran ou d’autres forces radicales ». Obambi Pinocchio a fait son show. Et son show a fait son petit effet. Y compris à Berlin où Barack Hussein a rassemblé 200.000 martiens de la gôche écologislamophile auxquels il a tenu un discours Woodstock aux antipodes de ses discours sur l’Iran prononcés juste avant en Israël.
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2. Les commentaires de médias arabes suite à la libération par Israël du druze libanais Samir Kuntar, le terroriste assassin psychopathe qui a tué à coups de crosse une fillette juive de quatre ans. --- Des médias en Iran, en Syrie, au Liban, dans les territoires muselés par l’Autorité Palestinienne du Fatah et ailleurs dans le monde arabe ont pris part à l’immonde opération de propagande brune verte orchestrée par la légion étrangère et mercenaire du Hezbollah suite à la libération par Israël du druze libanais Samir Kuntar, le terroriste assassin psychopathe qui a tué à coups de crosse une fillette juive de quatre ans. La chaîne Al-Jazeera a pris part elle aussi à l’immonde opération de propagande de la légion étrangère et mercenaire du Hezbollah. Les médias officiels égyptiens, jordaniens et saoudiens continuent - malgré l’épisode Samir Kuntar - de traiter du Hezbollah comme s’il était un mouvement de « résistance ». Le chef druze libanais Walid Jumblatt - officiellement dans le camp anti-syrien - a néanmoins tout aussi officiellement salué d’une part la libération du druze libanais Samir Kuntar et d’autre part l’organisation terroriste Hezbollah. La girouette Joumblatt a poussé le délire jusqu’a radoter qu’il ne faut pas oublier que la Palestine est une grande prison ; qu’il faut parachever la lutte pour sa libération ; et que le jour de libération des prisonniers était aussi le jour de la première réunion du gouvernement libanais, ce qui témoigne d'une « unité nationale authentique ». Ancien toxicomane exterminateur des chrétiens libanais, papi Joumblatt souffre visiblement de graves séquelles.
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3. La façon dont l’Iran « négocie » son arsenal nucléaire avec les USA. --- Suite à la dernière réunion inutile entre le musulman inutile Mohammed El-Baradei - chef de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique - et le musulman inutilisable Gholam Reza Aghazadeh - Vice-président de l’Iran - celui-ci a réclamé l’ouverture de négociations pour le dénouement pacifique du dossier nucléaire et autres problèmes, comme ceux de l’Irak, du Liban et du prix du pétrole. Gholam Reza Aghazadeh veut noyer le poisson nucléaire dans un bocal de pétrole. Les « propositions » transmises par les mollahs intégristes iraniens aux occidentaux ne représentent aucun changement réel et n’annoncent aucune concession sur le seul point sérieux de la crise, à savoir l’enrichissement d’uranium et la fabrication d’une première bombe atomique dans le cadre du programme présidentiel iranien « Rayer Israël de la carte » maintes fois répété à Téhéran. Pour la petite histoire, le quotidien britannique Daily Telegraph informe qu’une grosse explosion a soufflé un convoi sorti d'une base des Gardiens de la Révolution à Téhéran, convoi qui transportait des armes et munitions destinées au Hezbollah. Quinze personnes ont été tuées et les mollahs iraniens croient pouvoir étouffer cette affaire de soufflé.
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4. Le comportement du dictateur libyen Kadhafi envers la Suisse. --- La Suisse va devoir remplacer son approvisionnement en pétrole libyen par du pétrole algérien. Le dictateur Kadhafi - après la brève détention la semaine dernière en Suisse de son fils Hanusbal - met en pratique des sanctions depuis jeudi 24 juillet. Les compagnies libyennes de transport maritime et les ports libyens stoppent les navires pétroliers libyens chargés de produits pétroliers destinés à la Suisse et refusent de décharger les navires transportant des produits suisses. Les sièges libyens de Nestlé et ABB sont fermés et leurs dirigeants sont emprisonnés depuis le week-end dernier. Le porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE) Jean-Philippe Jeannerat a déclaré qu’ils sont détenus dans des « conditions absolument dramatiques » et traités comme des « immigrants illégaux » (on dit « sans-papiers » Monsieur Jeannerat).
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5. Les initiatives de Tzipi Livni en vue de devenir Premier ministre d’Israël. --- La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni veut bouter Ehud Olmert hors de son fauteuil de Premier ministre. Lors de son séjour à Paris les 13 et 14 Juillet à aucun moment Tzipi Livni ne s’est laissée prendre en photo avec Ehud Olmert lui aussi à Paris. La brave Tzipi a en outre refusé de prendre l’avion officiel avec tonton Ehud et elle a voyagé en Première classe sur un vol régulier. Tzipi Livni s’investit actuellement dans la formation d’un gouvernement d’union nationale pour le cas elle serait élue à la tête de son parti - Kadima - ou pour le cas elle deviendrait Premier Ministre suite à des d’élections législatives. Tzipi Livni veut semble-t-il un gouvernement incluant la plupart des partis - Israël Béteinou, Méretz, Likoud et Travaillistes. Un tel gouvernement est selon elle nécessaire en raison des défis extérieurs auxquels doit faire face Israël (Iran, Hamas, Hezbollah). Tzipi Livni fait désormais publiquement part de ses intentions si elle est élue présidente de Kadima. Elle évoque ses relations passées avec l’ancien Premier Ministre Ariel Sharon et son désir de devenir Premier Ministre. Patriotisme ou opportunisme ?
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6. La politique américaine et la politique israélienne face au nucléaire iranien. --- Les USA ont-ils opté pour une politique d'apaisement, comptant sur la diplomatie pour calmer le régime des mollahs iraniens ? Si tel est le cas Israël devra gérer cette réalité seul. Israël a-t-il les moyens de se lancer seul dans une frappe militaire du nucléaire iranien ? Une telle frappe aura-t-elle des retombées tellement considérables sur le monde occidental qu’Israël y renoncera ? Le journaliste israélien Aluf Benn fait ses petites spéculations personnelles sur tout ceci. Israël aurait été totalement surpris par le revirement spectaculaire de la politique américaine vis-à-vis de l'Iran. Bush n'aurait pas consulté Israël avant d’envoyer un diplomate américain aux entretiens que les Européens conduisent avec les Iraniens. Bush n’aurait pas informé Israël de la possible ouverture d’un bureau américain de représentation diplomatique en Iran. Avec la détente entre les USA et l'Iran il n'y aurait aucune chance qu'une frappe soit lancée contre le nucléaire iranien. Le rapprochement avec l'Iran serait une mesure que le président Bush aurait mis en œuvre pour résoudre la crise énergétique de son pays. Les USA auraient déjà obtenu une baisse du prix du pétrole de 12 pour cent. Le sentiment qui domine en Israël - pourquoi nier cette évidence - est que si Bush n'arrête pas les opérations d'enrichissement de l'uranium à Natanz par une frappe militaire américaine ou en autorisant une frappe israélienne, l’Iran va devenir une puissance nucléaire. Et maintenant on lance l’idée que si les activités des centrifugeuses iraniennes ne sont pas totalement suspendues et que l'Iran réussit à développer des armes nucléaires, Israël doit « bénéficier de contreparties appropriées sous la forme d'une garantie américaine pour sa sécurité et des technologies antimissiles avancées ». Cerise sur le gâteau, on lance aussi l’idée qu’il faut donner aux diplomates « une chance d'arrêter le programme nucléaire iranien, comme ils l'ont fait dans le cas de la Libye et de la Corée du Nord ».
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Voici donc - repris brièvement - tout ces éléments. Tentons pour conclure de tirer quelques leçons sur l’ensemble. La grande presse internationale - en clair la caste des journaleux gauchos - a décidé que Obambi est déjà président des USA. Elle a même décidé qu’il est président de l’Univers. Pourquoi ? Parce qu’il capable de dire tout et son contraire selon qu’il soit à Jérusalem, ville sainte, ou à Berlin, ville jadis connue pour les discours enflammés de certains guides charismatiques au bras levé. Avec ses 200.000 fans dans la capitale allemande, Barack Hussein a donc réactivé un réflexe que l’on croyait enterré à jamais. Et la gente médiatique s’en réjouit.
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Le monde arabe a célébré et célèbre encore la libération d’un terroriste assassin psychopathe qui a tué à coups de crosse une fillette juive de quatre ans. En Europe, la caste des journaleux gauchos, la gente médiatique, n’y a rien trouvé à redire. Elle en a même rajouté une couche. Dans les officines audiovisuelles on a jouis de pouvoir exhiber sur le petit écran de merde le monstre dans la liesse libanaise tandis qu’Israël portait le deuil. Un retour en arrière de 70 ans dans la pensée occidentale.
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Le Vice-président de l’Iran réclame l’ouverture de négociations pour le dénouement pacifique du dossier nucléaire en liant celui-ci aux problèmes de l’Irak, du Liban et du prix du pétrole. Le message est clair. Nous laissons l’Iran fabriquer des bombes atomiques et le prix de notre essence à la pompe va automatiquement baisser. Le genre d’argument qui interpelle les habitants de l’Europe obsédés par l’augmentation de leur pouvoir d’achat et indisposés par la pénibilité présumée de leur travail.
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La Libye elle aussi nous rappelle ce que signifie l’arme du pétrole en fermant le robinet. Ainsi la Suisse va devoir mendier l’or noir en Algérie. Une autre démocratie socialiste arabe. Ce qui ne règle pas le problème de fond. L’un des distributeurs d’essence en Suisse n’est autre que Tamoil. Le propriétaire de Tamoil n’est autre que Kadhafi. Au lieu de boycotter Tamoil, les autorités suisses envoient des émissaires se mettre à quatre pattes en Libye. je suppose qu’on recrutera des infirmières bulgares pour soigner ces émissaires dès leur retour en Suisse.
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La caste des journaleux gauchos, la gente médiatique, a un faible pour Madame Livni, ministre israélienne des Affaires étrangères. Olmert arrangeait bien la police de la pensée. Un Premier ministre prêt à solder le Golan et la Judée Samarie pour rembourser ses dettes, ce n’est pas très courant dans la démocratie israélienne. Mais papi Ehud pourrait se retrouver au placard ou au trou. Alors pour contourner l’obstacle nommé Likoud on privilégie la piste Livni. Mieux vaut une femme centriste qu’un homme de droite. De même que mieux vaut un semi black gaucho qu’un blanc républicain.
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La nouvelle version du feuilleton iranien, c’est que Israël n’a qu’à s’acheter des technologies antimissiles avancées au lieu d’emmerder le monde entier avec sa paranoïa. Cette nouvelle version a pénétré jusqu’à la presse israélienne. Et ce au moment où la centriste Livni est élue par la presse Premier ministre d’un gouvernement d’union nationale à la tête d’Israël. Gouvernement déjà prié d’acheter des technologies antimissiles avancées. Comme ça le prix du pétrole va baisser. Obambi fera régner la paix sur toute la terre. Les Kadhafi boys auront à nouveau le droit de fouetter des domestiques en Suisse. Et Samir Kuntar finira président de la république libanaise. Je propose que le président du Soudan soit nommé Secrétaire général de l’ONU. Le monde va-t-il basculer d’ici fin 2008 ?

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Miguel Garroté
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jeudi 24 juillet 2008

Israël prépare des frappes éventuelles contre l'Iran.

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JERUSALEM - Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Gaby Ashkenazi, a réaffirmé jeudi à la radio publique que l'Etat hébreu devait "se préparer à toutes les options" pour arrêter le programme nucléaire iranien. "Nous pensons comme les Etats-Unis que l'Iran ne doit pas pouvoir se doter de l'arme nucléaire. La priorité pour parvenir à cet objectif passe par la diplomatie et des sanctions (...) mais tout le monde comprend que nous devons nous préparer à toutes les options", a affirmé le général, actuellement en visite à Washington. Le chef d'état-major a ainsi évoqué la possibilité d'une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes comme celle menée par son pays en juin 1981 en Irak contre la centrale atomique d'Osirak, près de Bagdad. Le général Ashkenazi effectue sa première visite aux Etats-Unis en tant que chef d'état-major. Il a rencontré notamment le vice-président américain Dick Cheney et devait s'entretenir jeudi avec le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen. Le chef d'état-major israélien a également souligné que son "devoir" était "de préparer l'armée à la guerre, pour combattre et vaincre". La veille, le Premier ministre israélien Ehud Olmert, cité par la radio publique, avait estimé, lors d'une rencontre avec le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama, que, selon les estimations israéliennes, l'Iran disposera de l'arme atomique "d'ici la fin de 2009 ou au début de 2010 au plus tard". Interrogé par l'AFP, Mark Regev, porte-parole de M. Olmert n'a ni confirmé ni démenti ces déclarations. Il s'est borné à affirmer que le Premier ministre avait souligné "la nécessité pour la communauté internationale d'agir de façon urgente" contre les ambitions nucléaires de l'Iran. Barack Obama, qui a quitté Israël jeudi, a, pour sa part, promis, la veille, un soutien "indéfectible" à Israël, estimant que l'Iran doté de la bombe atomique constituerait "une grave menace" pour le monde. Le candidat démocrate a toutefois affirmé, mercredi, que toutes les options, y compris militaires, devaient rester ouvertes, mais il a estimé qu'une frappe aérienne ne suffirait pas à régler ce problème. "L'Iran est un grand pays. Ils ont dispersé leurs moyens nucléaires d'une façon telle, que nous ne pourrions pas voir des frappes chirurgicales régler définitivement, sans anicroches, le problème, comme Israël a été capable de le faire avec la menace nucléaire irakienne", a affirmé M. Obama à la chaîne de télévision américaine, ABC News. Estimant que "la guerre n'est pas une bonne option", il a cependant ajouté qu'il laisserait ouverte la possibilité d'une action militaire quand il s'agira d'empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire.
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© AFP – jeudi 24 juillet 2008
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Un rapport "secret" sur Israël.

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Un rapport secret va révéler ce que nous savons déjà.
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Un rapport qui sera prochainement remis aux autorités américaines par le Coordinateur des USA pour la Sécurité des territoires d’Israël et de l’Autorité palestinienne, le Général James Jones, ce rapport va révéler, premièrement, les conflits d’intérêts entre les différents généraux américains envoyés dans la région ; deuxièmement, l’incompétence des milieux diplomatiques israéliens et américains ; et troisièmement, l’absence de cadre légal dans les secteurs sous contrôle palestinien. L’auteur de ce rapport, le Général James Jones a été nommé Coordinateur des USA pour la Sécurité d’Israël et de l’Autorité palestinienne suite à la Conférence d’Annapolis de novembre 2007. Ce rapport - qui sera prochainement remis aux autorités américaines - devrait révéler les tensions entre le Général James Jones, auteur du rapport, et un autre coordinateur pour la sécurité dans la région, le Général Keith Dayton. Les USA ont trois généraux avec trois missions différentes concernant Israël et l’Autorité palestinienne. Le premier général est le Général William Frazier, chargé de l’application de la Feuille de Route par les Palestiniens et par les Israéliens. Le deuxième général est le Général Keith Dayton, chargé d’entraîner et d’équiper les Forces palestiniennes. Le troisième général est le Général James Jones, chargé d’analyser quels seront les besoins en matière de sécurité des Palestiniens et des Israéliens une fois que sera constitué un Etat palestinien.
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Dans ce contexte, le rapport du Général James Jones révélera avant tout les conflits d’intérêts américains et non pas le conflit israélo-arabe. Depuis sa nomination, le Général James Jones a rencontré le Ministre israélien de la Défense Ehud Barak ; le Chef du Bureau ministériel israélien pour la Diplomatie et la Sécurité Amos Gilad ; le Chef du Commandement central, le Général Gadi Shamni ; et le Coordinateur des Activités gouvernementales dans les Territoires, le Général Yosef Mishlav. Le Général en Chef de l’Armée israélienne, le Général Gabi Ashkenazi - qui est actuellement aux USA - a rencontré le Général américain James Jones à Washington mardi 22 juillet. Le rapport du Général James Jones devrait également révéler l’incapacité de l’Autorité palestinienne à établir un appareil de sécurité effectif et en conséquence de cela le rapport devrait confirmer que les chances sont très minces d’aboutir à un accord de paix avec les Palestiniens d’ici fin 2008. En outre, le rapport du Général James Jones sera critique envers l’échelon diplomatique tant israélien qu’américain. Enfin, le rapport sera critique envers le Général Keith Dayton, étant donné que la mise en place d’institutions palestiniennes légales – que le Général Keith Dayton était supposé aider à créer – sont toujours inexistante, livrant encore et toujours le peuple palestinien à la terreur et la corruption dont il est coutumier et victime depuis 60 ans.
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Miguel Garroté
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mercredi 23 juillet 2008

Nous sommes catholiques. Cela dérange certains.

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Nous sommes catholiques. Cela dérange certains.
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Le présent article est long. Rien ne vous oblige à le lire en entier. Et rien ne vous oblige à le lire en une fois. On nous demande encore et toujours en quoi nous sommes catholiques. En réalité cette demande est aussi - souvent - un reproche. Car on prétend nous reprocher notre catholicité sous le prétexte fallacieux que nous sommes également sionistes et néoconservateurs. En clair on prétend décider à notre place que si nous sommes sionistes et néoconservateurs nous ne pouvons pas être en même temps catholiques. Or il se trouve que les 14, 18 et 19 septembre 2007 j’ai publié trois articles intitulés « Un catholique peut-il être sioniste ? ». Le 14 novembre 2007 - dans un entretien - j’ai notamment répondu à la question « Depuis quand et en quoi es-tu catholique ? ». Le 8 juillet 2008 j’ai publié un article expliquant notamment que parmi les néoconservateurs figurent aussi bien des juifs que des protestants et des catholiques. Bref entre le 14 septembre 2007 et le 8 juillet 2008 j’ai publié cinq documents qui démontrent la compatibilité entre catholicisme, sionisme et néoconservatisme. J’ai également écrit d’autres articles sur le catholicisme entre avril 2007 et juillet 2008. Mais on nous demande encore et toujours en quoi nous sommes catholiques. Je vais de ce fait reprendre ici pour la première, la seule et la dernière fois mes divers écrits sur ce thème en les complétant et en les actualisant. Et dorénavant je ne répondrai plus à la sempiternelle question de savoir si nous sommes catholiques. Je répondrai simplement en renvoyant le lecteur - présumé curieux - au présent texte qui fait office de réponse définitive. Réponse définitive à une question - qu’on nous pose rarement par curiosité - et souvent par malveillance. Je pars du principe que ma réponse définitive reflète aussi - dans les grandes lignes - la pensée défendue par les deux communautés de leblogdrzz et de monde-info.
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Un catholique peut-il être sioniste ? Plusieurs documents selon moi aident à comprendre en quoi un catholique peut être - aussi - un sioniste. Le premier document, publié sur voxdei.org rappelle que l’Eglise catholique condamne l’antisionisme comme une forme masquée d’antisémitisme. L’Eglise catholique formule cette condamnation dans une déclaration conjointe rendue publique - mais guère mentionnée par les médias - en juillet 2004 à l’issue d’un forum réunissant juifs et catholiques. La condamnation catholique de l’antisionisme fait ensuite l’objet - le 30 juillet 2004 - d’un article de Shlomo Shamir dans le journal israélien Haaretz. Dans la déclaration conjointe l’Eglise catholique met l’antisionisme en rapport avec l’antisémitisme en 2004 à Buenos Aires lors d’un colloque de religieux, d’universitaires et autres personnalités juives et catholiques. L’antisémitisme est décrété inacceptable quelle que soit sa forme y compris celle de l’antisionisme qui est devenu une manifestation d’antisémitisme souligne la déclaration conjointe. Ilan Steinberg - directeur du Congrès Juif Mondial - un des organisateurs du forum qualifie la déclaration conjointe de moment historique. Pour la première fois l’Eglise catholique reconnaît dans l’antisionisme une agression non seulement contre les Juifs mais contre le peuple juif en tant que tel. D’éminentes personnalités juives qualifient cette déclaration publique de soutien de l’Eglise catholique face à l’antisionisme. Par le passé, le sionisme était qualifié de racisme, et cette déclaration fait maintenant de l’antisionisme lui-même une forme de racisme.
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Le Deuxième document, publié le 12 août 2007 sur terredisrael.com par André Namiech signale que lors d’une conférence organisée à Genève à l’occasion du 59e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël l’abbé Alain René Arbez - responsable auprès de l’Eglise catholique des relations avec le Judaïsme - prononce un discours citant Jean XXIII et Jan Paul II. Non, l’Alliance conclue par Dieu avec Israël n’avait pas été abrogée. Loin d’être une branche morte, les Juifs sont les frères aînés des Chrétiens. La foi juive est intrinsèque au Christianisme, car qui rencontre Jésus, rencontre d’abord le Judaïsme. En 2004, lors d’un symposium à Buenos-Aires, la commission pontificale pour les relations avec le Judaïsme a officiellement condamné l’antisionisme, car la plupart du temps, il n’est que le prétexte à banaliser la haine contre les Juifs par la diabolisation d’Israël. Ce qui est diabolique avec le fanatisme, c’est qu’il invoque des raisons particulières et mensongères pour justifier ses débordements et ses excès. On l’a vu avec le fascisme hitlérien et avec le communisme stalinien ; on le voit aujourd’hui avec l’intégrisme musulman qui a pris à son compte les héritages mortifères qui ont endeuillé la planète, et dont l’antijudaïsme constituait le dénominateur commun.
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Le troisième document, - intitulé « Le sionisme et les églises » - de Jean-Daniel Chevalier, publié sur primo-europe.org fait un certain nombre de remarques que je résume ci-après de façon synthétique. Lors du Concile Vatican II sous Jean XXIII l’Eglise adopte une attitude plus positive vis à vis du peuple juif. Le regard change aussi vis à vis de l’Etat d’Israël. L’Encyclique Nostra Aetate qui réhabilite le peuple juif est votée en 1965. Cette Encyclique rappelle que Dieu ne regrette ni ses dons, ni ses appels à son peuple, Israël. Ce climat entraîne une rencontre entre Paul VI et le Président israélien Zalman Shazar en 1964. En 1975 le Vatican envoie un message dans lequel il reconnaît la légitimité du sionisme et de l’Etat d’Israël. En 1993 un pas décisif est franchi. Le Vatican signe avec l’Etat d’Israël un accord fondamental qui scelle la reconnaissance de l’Etat d’Israël, mentionnant également la nature unique de la relation entre l’Eglise catholique et les Juifs. Puis Jean-Paul II plutôt philosémite (ndlr : ami du peuple juif) - tout comme son successeur Benoît XVI - parachèvent un long parcours. Il y a dans le monde catholique un courant favorable au sionisme avec une argumentation positive. La dimension théologique est présente par le fait que le peuple juif est le peuple de l’alliance pour lequel les promesses subsistent. Le philosophe catholique Jacques Maritain œuvre durant de longues années à la lutte contre l’antisémitisme. Maritain fut Ambassadeur de France au Vatican et usa de sa position pour faire avancer le dossier juif dans l’Eglise catholique. Il était un sioniste convaincu. Il est le père spirituel d’un courant favorable au sionisme et à l’Etat d’Israël dans le catholicisme, courant actif en particulier dans l’Amitié judéo-chrétienne. Du côté des catholiques favorables au sionisme, le témoignage du père Emile Shoufani, curé de Nazareth, Arabe palestinien de nationalité israélienne, est assez exceptionnel. Cet homme œuvre ardemment pour la réconciliation des Juifs et des Arabes. Il est un chrétien sioniste engagé, intégrant dans sa démarche une longue méditation sur le destin juif.
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Dans le quatrième document, que je mentionne ci-après - document publié dans la revue Sens N° 8 août 2004 pp. 419-440 - Yves Chevalier présente plus en détail le catholique sioniste Jacques Maritain. Je résume ci-après en forme synthétique quelques passages de ce document. Maritain n’a jamais été antisémite. Dans le fameux texte de sa communication devant les participants à la première Semaine des écrivains catholiques Maritain prend soin d’insister à plusieurs reprises sur le fait que la tâche de l’écrivain catholique est d’éclairer l’opinion publique et de lui apprendre à raisonner sans haine. Les passions populaires et les pogroms n’ont jamais résolu aucune question bien au contraire. Il ne faudrait pas que la question juive serve de dérivatif au mécontentement et aux déceptions de l’heure présente de telle manière que le Juif apparaisse dans une sorte de mythologie simpliste comme la cause des maux. Plus la question juive devient politiquement aiguë, plus il est nécessaire que la manière dont nous traitons de cette question soit proportionnée au drame divin qu’elle évoque ; il est incompréhensible que des écrivains catholiques parlent sur le même ton que Voltaire de la race juive, de l’Ancien Testament, d’Abraham et de Moïse. Maritain précise que l’antisémitisme est la peur, le mépris et la haine du peuple juif, et la volonté de le soumettre à des mesures de discrimination. Il y a bien des formes et des degrés d’antisémitisme. Sans parler des formes monstrueuses que nous avons à présent sous les yeux, il peut prendre la forme d’un certain orgueil et préjugé hautain, nationaliste ou aristocratique ; ou de simple désir de se débarrasser de concurrents gênants ; ou d’un tic de vanité mondaine ; voire d’une innocente manie. Aucune n’est innocente, en réalité. En chacune un germe est caché, plus ou moins inerte ou actif, de cette maladie spirituelle qui, aujourd’hui, éclate à travers le monde en une phobie fabulatrice et homicide. Maritain écrit encore qu’il est difficile de n’être pas frappé de l’extraordinaire bassesse des grands thèmes de la propagande antisémite. Les hommes qui dénoncent la conspiration mondiale juive, le meurtre rituel semblent nés pour attester qu’il est impossible de haïr les Juifs en restant intelligent. Maritain écrit aussi que l’émancipation des Juifs, réalisée par la Révolution française, est un fait que les peuples civilisés, pour autant qu’ils veulent rester tels, doivent tenir pour acquis. Pour Maritain lorsque l’antisémitisme se répand parmi ceux qui se disent les disciples de Jésus-Christ il apparaît comme un phénomène pathologique qui révèle une altération de la conscience chrétienne quand elle devient incapable de prendre ses propres responsabilités dans l’histoire et de rester existentiellement fidèle aux hautes exigences de la vérité chrétienne. Alors, au lieu de reconnaître, dans les épreuves et les épouvantes de l’histoire, la visitation de Dieu, et d’entreprendre les tâches de justice et de charité requises par cela même, elle se rabat sur des fantômes de substitution concernant une race entière. L’antisémitisme reste, pour Maritain, la négation même du Message du Christ, ce qui explique que, puisque spirituellement le chrétien est un sémite, il ne peut concevoir un chrétien antisémite. Maritain épouse un Juive et écrit : Je voudrais être Juif par adoption, puisque aussi bien, j’ai été introduit par le baptême dans la dignité des enfants d’Israël (…) je suis des vôtres, oui, - juif par amour, je ne dis pas seulement spirituellement sémite, comme l'est tout chrétien, mais ethniquement juif, lié dans ma chair et ma sensibilité aux tribus d’Israël et à leur destinée ici-bas ». Maritain écrit qu’il y a une relation supra-humaine d’Israël au monde, comme de l’Église au monde. Aux yeux d’un Chrétien qui se souvient que les promesses de Dieu sont sans repentance, Israël continue sa mission sacrée. Israël, comme l’Église, est dans le monde et n’est pas du monde. Ce face à face entre Israël et le monde, et le conflit qui y est inscrit, expliquent l’antisémitisme ; mais le double face à face commun entre Église-Israël et le monde, interdit au Chrétien d’être antisémite.
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Alors, un catholique peut-il être sioniste ? En ce qui me concerne le sionisme c’est tout simplement la réalité de l’Etat d’Israël sous la forme d’un Etat juif doté d’un territoire viable aux frontières sûres. Autrement dit quand je me proclame néo-conservateur catholique et philo-sioniste j’admets simplement que le peuple hébreu a habité en Palestine et a le droit d’habiter à nouveau en Palestine sous la forme d’un Etat juif doté d’un territoire viable aux frontières sûres : concrètement sous la forme de l’Etat d’Israël actuel, sécurité inclue. A cet égard il n’y a aucune contradiction entre néo-conservatisme, catholicisme et philo-sionisme. Le courant néo-conservateur rassemble des juifs, des catholiques et des protestants, aux USA, au Canada, en Australie, en Europe et ailleurs. Que je sache, ce mouvement n’a jamais été excommunié par l’Eglise catholique. Ce qui d’ailleurs reviendrait à excommunier des dizaines de millions de catholiques nord-américains ou autres, laïcs, prêtres et évêques inclus. Le fait est qu’en dehors du courant néo-conservateur philo-sioniste, les chrétiens ne reconnaissent généralement l’Etat d’Israël que sous condition. Ils reconnaissent l’Etat d’Israël à condition que celui-ci cède le Sinaï (c’est fait), la bande de Gaza (c’est fait également), la Judée Samarie (terme historique) dite « Cisjordanie » (terme colonial) et la moitié de Jérusalem aux palestiniens. Ils reconnaissent l’Etat d’Israël à condition qu’un Etat palestinien soit créé au plus vite. Il s’agit là d’une bien étrange reconnaissance de l’Etat d’Israël. Car la bande Gaza est aux mains des terroristes du Hamas. Et la Judée Samarie, outre la branche armée terroriste du Fatah, abrite diverses milices armées terroristes et claniques dont la principale vocation est la destruction de l’Etat d’Israël. Enfin, Jérusalem sous contrôle administratif et policier en partie palestinien, ce serait le chaos garanti sur tous les Lieux Saints de la ville. Quant à la superficie actuelle d’Israël (la taille de la Picardie), aucune nation démocratique au monde n’accepterait de s’en contenter, surtout dans l’actuel climat de haine prédominant. Avec les obus, roquettes et missiles du Hezbollah qui pleuvent sur la moitié nord d’Israël, avec les obus, roquettes et missiles du Hamas qui pleuvent sur la moitié sud d’Israël, avec les ridicules 12 km qui séparent Netanya en Israël, de Tulkarem en Judée Samarie, la démocratie israélienne est la démocratie la moins protégée de la planète. A cet égard être philo-sioniste c’est simplement défendre le droit d’Israël à la même sécurité territoriale que les USA et l’Union Européenne. Or, avec les frontières d’Israël fixées par l’ONU il y a plusieurs décennies, cette sécurité territoriale est actuellement tout simplement inexistante parce que rendue impossible par la haine des voisins d’Israël. Mais l’essentiel pour les catholiques devrait - normalement - se situer ailleurs. L’essentiel pour les catholiques devrait - normalement - se situer d’une part dans l’origine et d’autre part dans l’eschatologie, dans le sort ultime, de la personne humaine et de l’Univers. Concernant l’origine, Saint Bernard, parlant des chrétiens par rapport au judaïsme, a écrit que « les branches (ndlr : les chrétiens) ne doivent pas être ingrates envers la racine (ndlr : les juifs) (…) les branches ne disputeront pas à la racine la sève qu’elles tiennent d’elle ». Concrètement, l’Eglise catholique reconnaît le lien qui relie les catholiques avec le judaïsme. L’Eglise catholique reconnaît que les prémices de la foi catholique se trouvent dans les patriarches, Moïse et les prophètes (Nostra Aetate). Saint Jean évangéliste a écrit que « le salut vient des juifs » (Jn 4, 22). Concernant l’eschatologie, le sort ultime de la personne humaine et de l’Univers, je crois fermement que Dieu aura un seul peuple, Israël et les chrétiens issus des nations. Un seul peuple sur toute la terre. Dieu jugera le monde et l’Eglise de la même manière que l’un et l’autre auront jugé Israël.
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Dans cette dimension eschatologique, le sionisme, ce n’est donc pas la peste. Un journaliste catholique m’a fait un jour la réflexion suivante, je cite : « Catholique veut dire universel. Le sionisme, ce n’est pas vraiment cela. Sauf si vous le traduisez par patriotisme israélien. Mais en Israël, la définition ou plutôt l’application qui est faite du sionisme est souvent beaucoup plus restreinte que cette acception. Et certains Israéliens donnent même au sionisme les contours géographiques rigides de l’Ancien Testament. Avec les conséquences que l’on sait... A part cela, je considère que les Juifs sont nos frères, j’ai des amis en Israël et, comme chrétien, je suis naturellement opposé à toute forme d’antisémitisme. N’oublions jamais que nos racines spirituelles plongent jusque dans l’Ancien Testament ! » (fin de citation). J’aimerais revenir, sans porter le moindre jugement, sur l’extrait suivant de la citation mentionnée plus haut : « les contours géographiques rigides (...) avec les conséquences que l’on sait ». Car je crois, en effet, que le dialogue judéo-chrétien achoppe régulièrement sur ce point. A vrai dire, ni les juifs, ni les chrétiens, n'ont une définition unanime du mot « sionisme » et de ses contours géographiques. Dans le jargon politico-médiatique, le mot « sionisme » a une connotation terriblement péjorative. Cela tient notamment au fait que, depuis des décennies, la définition marxiste et la définition islamiste du mot « sionisme » a été adoptée par la quasi totalité de la classe politico-médiatique européenne. Or, cette définition marxiste et islamiste du sionisme est un produit dérivé de l’expression « entité sioniste », expression négationniste disqualifiant l’Etat d’Israël. Autrement dit, le dialogue judéo-chrétien sur la légitimité du sionisme est torpillé, sur ses bases mêmes, par l’adoption inopportune d’une terminologie ni juive, ni chrétienne, mais marxiste et islamiste. En ce qui me concerne, le sionisme juif et le philo-sionisme chrétien, de façon très concrète et très géographique justement, c’est la viabilité de l’Etat d’Israël dans un espace qui rend possible cette viabilité malgré un environnement musulman foncièrement hostile, pour ne pas dire génocidaire. J’aimerais encore ajouter – ce sera mon seul témoignage – que je me suis rendu en Israël à trois reprises et qu’avant cela, j’ai été pendant des années un supporter inconditionnel et servile de l’OLP. La première fois, j’ai été en Israël en avril 1983 ; la deuxième fois en novembre 1989 ; et la troisième fois en juin 1997. En 1983, je fis la connaissance d’Ovadia Soffer, ambassadeur d’Israël auprès du siège européen de l’ONU à Genève, puis de deux historiens israéliens, Bat Yeor, d’origine juive égyptienne et son époux, David Litman, d’origine juive anglaise. En 1983 en Israël, je rencontrais Asher Naïm, d’origine juive libyenne, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères et Shlomo Bino, d’origine juive irakienne, directeur pour le Moyen-Orient au même ministère. Je suis arrivé à Jérusalem en 1983 complètement athée. J’en suis reparti croyant. La deuxième fois, en 1989, j’ai surtout parcouru Jérusalem, Nazareth et des villes de Judée-Samarie. La troisième fois, en 1997, je me suis notamment rendu à Tel-Aviv, Jérusalem, Bethléem, Jéricho, Ramallah et Nazareth. Par ailleurs, je me suis rendu en d’autres occasions en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Turquie et au Maroc. Pour moi, la situation s’est encore davantage éclaircie d’une part, suite à une rencontre interreligieuse avec notamment le Juif Israélien Ruben Berger à l’abbaye de Saint-Maurice. Et d’autre part, depuis que je suis en lien avec la communauté catholique philosémite des Béatitudes - qui célèbre la prière d’entrée dans le shabbat tous les vendredi soir – notamment avec sa Maison Saint-Joseph. J’écris que la situation s’est encore davantage éclaircie dans le sens que pour moi la négation d’Israël entraîne - naturellement - la négation de l’Eglise catholique en particulier et du christianisme en général. En effet, les conditions de vie déplorables des chrétiens orientaux en terre d’islam ont pour corollaire la volonté de détruire « l’entité sioniste », Israël. De même, si Israël redevenait une terre majoritairement musulmane, les conditions de vie des chrétiens orientaux seraient encore pires. Concrètement, les dirigeants des pays musulmans ne reconnaissent ni l’Etat d’Israël, ni la liberté religieuse des chrétiens orientaux en terre d’islam et ces deux refus participent d’une même idéologie. C’est pourtant l’inverse qu’une certaine classe politico-médiatique essaye de nous faire avaler, à savoir : céder beaucoup sur la Palestine, c’est beaucoup améliorer nos relations avec les dirigeants des pays musulmans. Il est vrai que nous aimons, aussi, beaucoup, le pétrole… Le Proche Orient est un vaste territoire. Entre Israël, la bande de Gaza, la Judée-Samarie, la Jordanie et la partie orientale du Sinaï, il y aurait très largement la place pour deux peuples, Israéliens et Palestiniens, sans pour autant déplacer d’autres peuples. L’option jordano-palestinienne défendue entre autre par le professeur Guy Millière reste l’option la plus réaliste au stade actuel. Le problème n’est pas le manque d’espace. Le problème est le manque de reconnaissance effective envers l’Etat d’Israël. J’aimerais mentionner à titre bibliographique deux catholiques d’une période historique plus récente que celle de Jacques Maritain (auteur que j’ai cité plus haut dans le présent article) à savoir d’une part, Frère Ephraïm, auteur de « Jésus, Juif pratiquant », Fayard, 1987 ; et d’autre part, le Père Etienne Richer, auteur de « Aimer Israël: pourquoi ? », Pneumathèque, Éditions des Béatitudes, 1995.
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Au fait, puisqu’on s’intéresse paraît-il à notre catholicité, depuis quand suis-je catholique ? Catholique veut dire universel c’est à dire attaché à Dieu qui s'étend à tout, qui s'étend partout. J’ai vécu - tant à la maison qu’à l’école et à l’université - dans l’athéisme anticlérical jusqu’à l’âge de 27 ans. Je me suis converti à Jérusalem, en 1983, sans faire exprès, non pas lors d’un pèlerinage, mais lors d’un voyage en relation avec mon activité. Pour moi, le catholicisme en 2007 se vit dans la prière silencieuse que l’on fait et dans le métier que l’on exerce. C’est une foi intérieure. Les catholiques d’aujourd’hui, nous ne sommes pas en position de force. Nous avons peu de pouvoir temporel. Alors contentons-nous d’être des témoins. Le monde va mal. Il a besoin d’unité. Si quelqu’un veut faire du prosélytisme et de l’évangélisation, je l’invite à prier et à exercer son métier. Les grands discours, cela ne marche qu’un certain temps. Après, les gens se lassent et repartent déçus. Et si nous voulons de l’œcuménisme, je propose de l’intensifier avec les Juifs. Plutôt que de nous planter avec les musulmans dans de creux bavardages que les musulmans eux-mêmes qualifient de creux bavardages. Actuellement l’islam n’est pas disposé au dialogue. La réaction hystérique aux propos – pourtant purement historiques – de Benoît XVI à l’université de Ratisbonne en témoigne. Cela m’est égal qu’il y ait plus d’un milliard de musulmans et seulement quelques millions de Juifs sur terre. Ce n’est pas un motif suffisant pour privilégier le dialogue avec l’islam au détriment du dialogue avec le judaïsme. Dans le moyen et long terme c’est l’amitié judéo-chrétienne qui fera rempart aux islamistes, au Hamas, au Hezbollah, à Al-Qaïda, à Ahmadinejad. Ménager l’islam radical, c’est un calcul à court terme. Un calcul qui ne nous créera que des ennuis.
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Et qu’est-ce qui fait de moi - de nous - un catholique philo-sioniste ? Etre philo-sioniste, c’est reconnaître pour nos frères aînés les Juifs un Etat hébreu dans des frontières réellement défendables. Le philo-sionisme catholique et le sionisme juif, c’est surtout cela. A entendre les champions de la pensée unique, le philo-sionisme catholique et le sionisme juif, ce serait du racisme et de l’impérialisme. Quelle débilité ! Regardez la carte du Proche et du Moyen Orient, relisez l’histoire du Proche et du Moyen Orient. Dites-moi au nom de quoi il faut - maintenant - dans le climat de haine qui pollue actuellement le monde musulman, donner au plus vite la Judée Samarie aux palestiniens ? Est-ce cela, un Etat juif dans des frontières réellement défendables ? Déjà le philosophe catholique français Jacques Maritain que j’ai cité dans le présent article, s’attira des ennemis lorsqu’il se déclara amis des Juifs, ami d’Israël, lorsqu’il épousa une Juive, lorsqu’il passa, lui, le Français, quelques années à New York. S’attirer des ennemis n’est pas un problème. L’important c’est d’agir en conscience. Bien sûr que mes articles déclenchent parfois des réactions incroyablement haineuses et racistes. Pourtant, je le répète, le philo-sionisme catholique et le sionisme juif, c’est simplement selon moi reconnaître pour nos frères aînés les Juifs un Etat hébreu dans des frontières réellement défendables. Je m’étonne qu’une demande aussi élémentaire puisse déclencher un antisionisme à ce point hystérique et haineux. Je m’étonne que dans un espace aussi vaste que le Proche et le Moyen Orient il faille à tout prix et au plus vite créer un Etat palestinien en Judée Samarie. Pour moi la situation est très claire. L’antisionisme est un antisémitisme nouveau et extrême. Il est tout de même incroyable que l’antisionisme ne soit pas passible de poursuites pour racisme. Mais qu’en revanche le moindre propos critique ou humoristique à l’égard de l’islam puisse entraîner des poursuites pour propos racistes. J’ai suffisamment fréquenté à une période de ma vie les milieux antisionistes pour savoir à quel point ces milieux ont la bave aux lèvres. L’antisionisme est une idéologie haineuse qui se drape dans la soi-disant défense des droits de l’homme. Si le monde occidental n’est plus antisémite pourquoi ne le prouve-t-il pas dans ses actes ? C’est facile de faire mémoire de la Shoah tout en refusant aux Juifs une terre un peu plus conséquente que la ridicule portion de territoire dont ils disposent actuellement au Proche Orient. La ville israélienne de Netanya sur la Méditerranée est à 12 km de la ville arabe de Tulkarem, donc à portée de roquettes, obus et missiles palestiniens. Israël s’est retiré du Sinaï. Israël s’est retiré du Sud-Liban. Israël s’est retiré de la Bande de Gaza. Résultat : le Sinaï est un lieu de transit pour les armes qui finissent à Gaza. La Bande de Gaza est une république islamique : le Hamastan. Le Sud-Liban est une enclave iranienne dominée par la légion étrangère et mercenaire du Hezbollah. La Judée Samarie est dominée par les milices armées claniques, par le Hamas et par les milices armées du Fatah. L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas en Judée Samarie - concrètement sur le terrain - c’est du pipeau. Mes confrères journalistes le savent pertinemment. Ils ont peur de l’écrire parce qu’ils ont peur des milices palestiniennes. En réalité, l’Europe vit dans le mensonge. L’Europe fait la part belle aux milieux islamiques. L’Europe a peur du terrorisme arabe et l’Europe a peur de perdre le pétrole arabe. L’Europe paiera ses peurs très cher.
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Enfin, depuis quand suis-je catholique néoconservateur ? Depuis pas si longtemps que cela. Je suis attaché à un idéal ne transigeant pas sur les valeurs judéo-chrétiennes, un idéal qui demande au moins le respect de ces valeurs, dans une économie libre de marché et dans une société libre et démocratique. Le néoconservatisme, c’est l’amour de la liberté, de la démocratie ; c’est le choix d’une économie libérale ; c’est le choix du soutien à Israël ; c’est la vigilance à l’égard de l’islamisme ; c’est l’amitié pour les USA ; et c’est la conscience que depuis le 11 septembre 2001 nous sommes en guerre. Pour moi, le néoconservatisme est un espace politique ouvert. Il peut rassembler des personnes aussi variées que Guy Milliere, David Bescond, Alexandre del Valle, Laurent Murawiec, Ivan Rioufol et moi-même. La preuve : nous écrivons tous sur les mêmes blogues dans le respect mutuel. Maintenant j’aimerais être encore plus concret. Il se trouve que nous pouvons - dans les pays occidentaux - passer pas mal de frontières avec une petite carte en plastique. On appelle cela une carte d’identité. Je veux contribuer à maintenir cela. Je ne veux pas que les jeunes qui lisent nos articles, notamment sur drzz, rebelles-info, juif.org. et monde-info se retrouvent, un jour, dans une société protectionniste, nationaliste, fermée et policée. Le patriotisme oui. Le nationalisme nostalgique et paranoïaque non. A l’époque de Ronald Reagan, j’étais encore sous l’influence de l’antiaméricanisme véhiculé dans les pays francophones. Plus tard, j’ai réalisé, mieux vaut tard que jamais, que ce que Reagan proposait jadis et que Bush tente de maintenir vivant aujourd’hui, c’est, justement, ce en quoi je crois depuis longtemps. Il se trouve qu’en termes politiques, on nomme cela le néoconservatisme. Il est vrai qu’en Europe, c’est politiquement très incorrect, de s’afficher néoconservateur. Sous prétexte de ne pas s’aligner sur les USA - personne ne sollicite un tel alignement - sous ce prétexte, l’Europe risque de verser dans l’extrémisme de gauche comme de droite. Un extrémisme antiaméricain, anti-israélien et antichrétien. Pour les Juifs et les chrétiens, pour les femmes et les hommes libres, ce serait une catastrophe. Ce n’est pas parce que le néoconservatisme est né aux USA qu’il faut l’exclure d’office en Europe. Les fondateurs américains du néoconservatisme - soit dit en passant - sont de culture et d’origine européenne.
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La vérité, c’est que parmi les néoconservateurs figurent aussi bien des juifs que des protestants et des catholiques. Au nombre des catholiques néoconservateurs figurent par exemple George Weigel - biographe du Pape - et Richard Neuhaus - rédacteur en chef de First Things. Dans le courant néoconservateur on citera également le théologien Michael Novak. Pour prendre un exemple, sur l’intervention alliée (USA, Royaume-Uni, Canada, Australie, Italie, Espagne, etc.) en Irak pratiquement pas un seul évêque américain ne marque aujourd’hui une position fortement hostile à la question. Le dernier texte du Président de la Conférence des évêques américains entérine le fait de la présence alliée en Irak. Benoît XVI a lui-même déclaré que cette force armée devait non pas quitter l’Irak mais y rester en mission de paix, c’est à dire pour continuer de pacifier l’Irak. Lorsque nous osons simplement défendre la société libre de culture judéo-chrétienne, la gauche, l’extrême gauche et les islamistes nous accusent de prôner la supériorité de la civilisation judéo-chrétienne. Ce terrorisme intellectuel à notre encontre de la part de la gauche, de l’extrême gauche et des islamistes est assez hallucinant. Nous défendons la société libre de culture judéo-chrétienne. Et nos adversaires parlent de la supériorité de notre civilisation. Ne savent-ils donc pas nous lire correctement ? Ou ont-ils simplement un complexe d’infériorité ?
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Miguel Garroté
pour leblogdrzz et monde-info
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