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jeudi 9 août 2007

Réunion antiterroriste en Afghanistan

Jeudi 9 août, à l’ouverture d’une Jirga à Kaboul, capitale afghane, réunissant des centaines de chefs religieux et tribaux d’Afghanistan et du Pakistan, le président afghan Hamid Karzaï appelle les deux pays à unir leurs forces pour vaincre les talibans et Al-Qaïda. Récemment, le président afghan Hamid Karzaï s’était lamenté des pertes civiles causées par la Force internationale présente dans son pays, plutôt que de reprocher aux talibans et à Al-Qaïda d’utiliser les civils comme boucliers humains.

Cette Jirga, assemblée coutumière de tribus peuplant les deux côtés de la frontière, est la plus importante ayant eut lieu entre les deux pays à ce jour. Le président afghan Hamid Karzaï inaugure cette réunion de plusieurs centaines de chefs tribaux, religieux et politiques des deux pays, aux côtés du Premier ministre pakistanais Shaukat Aziz, coparrain de la conférence. Cette Jirga avait été décidée entre les présidents afghan et pakistanais en septembre 2006, lors d’un sommet avec le président américain George W. Bush.

Accusé par l’Afghanistan de soutenir la violence et de laisser les talibans installer des bases sur territoire pakistanais, ce qui techniquement est hélas vrai, le Pakistan dément néanmoins cela. Le Premier ministre pakistanais Shaukat Aziz essaye de rassurer le gouvernement afghan déclarant que de telles accusations visent à créer le doute entre les deux pays « frères ». Le Pakistan, allié des Etats-Unis dans la guerre contre la terreur, fait l’objet d’une insistance croissante de Washington, pour être plus combatif, à l’égard des terroristes fondamentalistes. Quelques dizaines de représentants tribaux et religieux pakistanais des zones frontalières du Waziristan ne participent pas à la Jirga, parce qu’ils considèrent « qu’elle n’a aucune chance de réussir en l’absence des talibans ». Joli.

Au cours de cette Jirga, d’une durée de trois jours, des groupes de travail doivent mettre en oeuvre les moyens de neutraliser les talibans et leurs alliés extrémistes qui menacent l’Afghanistan et le Pakistan. Le Pakistan a longtemps soufflé le chaud et le froid en ce qui concerne les islamistes. Les récents événements de la Mosquée Rouge, à Islamabad, la capitale pakistanaise, ont contraint le président pakistanais Pervez Musharraf à durcir le ton. Un peu tard, disent certains. Le basculement du Pakistan dans le giron des Etats islamiques serait catastrophique dans la mesure où ce pays possède l’arme nucléaire.

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