Michel Garroté

Journaliste - essayiste



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Journaliste-essayiste

Michel Garroté - Actuellement rédacteur de http://monde-info.blogspot.com/ et de www.dreuz.info. Journaliste-essayiste. Dipl. Sciences po. de l'Université de Genève. Langues : français, anglais, allemand, espagnol. Auparavant : journaliste à l'agence de presse Voxmundi et à la revue L'Impact. Porte-parole du PDG de Nestlé International et de la European Roundtable of Industrialists. Rédacteur au groupe Euro-Pétrole. Voyages et missions dans trente pays. Auteur de "Du vin de vertige à la coupe du salut" (2006) et de "Dieu est-il dépressif ?" (2007).

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lundi 31 janvier 2011

Il était une fois un pape allemand, une Shoah et un peuple juif - Par Michel Garroté

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Je n’ai pas trouvé grand chose d’intéressant, dans les médias européens, à l’occasion de la récente Journée Mondiale 2011 pour la Mémoire de la Shoah. Un lecteur m’a du reste fait la même réflexion, se contentant d’ajouter que c’était dommage. C’est dommage, oui. Bien entendu, certains diront qu’au contraire, la Shoah, on n’en a que trop parlé et que ça commence à bien faire. J’ai eu, personnellement, l’occasion, de m’entretenir, longuement, à plusieurs reprises, avec des rescapés de la Shoah (l’écrivain Henri Kichka par exemple, auteur de « Une adolescence perdue dans la nuit des camps ») et avec des enfants juifs cachés durant la Seconde Guerre mondiale puis devenus adultes malgré tout (l’écrivain Herman Nowak par exemple, auteur de « Cyrille Berger, enfant caché »).
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La leçon que j’en retire, c’est que ne pas faire mémoire de la Shoah équivaut à une sorte de suicide collectif. En effet, sans mémoire historique et sans culture historique, aucun peuple ne peut survivre. La Mémoire de la Shoah n’est pas une affaire juive. La Mémoire de la Shoah est une démarche universelle. Il existe un homme qui semble avoir compris cela. C’est un Allemand élu pape malgré lui, alors qu’il rêvait de prendre une retraite bien méritée dans sa Bavière natale. Pour sa retraite paisible, c’est complètement râpé. Le pauvre est assis sur le trône et l’on ne cesse de dire du mal de lui.
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A ce propos justement, je suis tombé, fin de la semaine passée, sur quelques extraits de mots prononcés et de mots écrits – depuis le début de son pontificat – par Benoît XVI à propos de la Shoah et à propos du peuple juif. Extraits publiés par ZENIT.org à l’occasion de la Journée Mondiale 2011 en Mémoire de la Shoah. Extraits et où j’ai pu lire (extraits adaptés par mes soins avec mes commentaires en fin d’article) : Benoît XVI au camp d'extermination Auschwitz-Birkenau, le 26 mai 2006 a déclaré : « Le lieu où nous nous trouvons est un lieu de la mémoire, c'est le lieu de la Shoah. Le passé n'est jamais uniquement le passé. Il nous concerne et nous indique les chemins à ne pas suivre et ceux à suivre ».
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Au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, le 11 mai 2009 Benoît XVI évoque le nom des victimes, indélébile dans la mémoire de l'humanité, et, à l'occasion de la Journée Mondiale en Mémoire de la Shoah de 2009, il proclame sa condamnation du négationnisme et du réductionnisme. Dans sa réflexion sur les rapports entre Juifs et Catholiques, en clair son livre-entretien avec Peter Seewald, « Lumière du monde », Benoît XVI écrit préférer, pour désigner le rapport entre Juifs et Chrétiens, l'expression « nos pères dans la foi » à l'expression « frères aînés ».
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Dans son allocution à Auschwitz-Birkenau, Benoît XVI explique qu'il préfère le silence aux discours en ce lieu : « Prendre la parole dans ce lieu d'horreur, d'accumulation de crimes contre Dieu et contre l'homme, lieu qui est sans égal au cours de l'histoire, est presque impossible, et, particulièrement difficile et opprimant pour un Chrétien, pour un pape qui vient d'Allemagne. Dans un lieu comme celui-ci, les paroles manquent ; en réalité, il ne peut y avoir qu'un silence effrayé, un silence qui est un cri intérieur vers Dieu : Pourquoi, Seigneur, es-tu resté silencieux ? Pourquoi as-tu pu tolérer tout cela ? C'est dans cette attitude de silence que nous nous inclinons au plus profond de notre être, face à l'innombrable foule de tous ceux qui ont souffert et qui ont été mis à mort ; toutefois, ce silence devient ensuite une demande de pardon et de réconciliation, formulée à haute voix, un cri au Dieu vivant, afin de ne plus jamais permettre une chose semblable ».
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Benoît XVI insiste sur le sens de la visite du pape allemand (lui) après celle du pape polonais (Jean Paul II) : « Le Pape Jean-Paul II était venu ici comme un fils du peuple polonais. Aujourd'hui, je suis ici comme fils du peuple allemand, et, c'est précisément pourquoi je dois, et, je peux dire, comme lui : je ne pouvais pas ne pas venir ici. Je devais venir. C'était et c'est un devoir face à la vérité et au droit de ceux qui ont souffert, un devoir devant Dieu d'être ici, en tant que Successeur de Jean-Paul II et en tant que fils du peuple allemand - fils du peuple dans lequel un groupe de criminels arriva au pouvoir au moyen de promesses mensongères, au nom de perspectives de grandeur, au nom de l'honneur retrouvé de la Nation et de son importance, par des perspectives de bien-être, mais également par la force de la terreur et de l'intimidation. Non, je ne pouvais pas ne pas venir ici ».
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Benoît XVI rappelle aussi sa présence aux côtés de Jean-Paul II et une autre visite (Auschwitz-Birkenau) : « Le 7 juin 1979, je me trouvais ici comme Archevêque de Munich-Freising parmi les nombreux Evêques qui accompagnaient le Pape (Jean-Paul II), qui l'écoutaient et qui priaient avec lui. En 1980, je suis ensuite revenu une fois de plus dans ce lieu de l'horreur (Auschwitz-Birkenau) avec une délégation d'Evêques allemands, bouleversé par tant de mal et plein de reconnaissance parce que sur ces ténèbres avait brillé l'étoile de la réconciliation ». « Telle est encore la raison pour laquelle je suis ici aujourd'hui (26 mai 2006) : pour implorer la grâce de la réconciliation - avant tout de Dieu, qui seul peut ouvrir et purifier nos cœurs; puis des hommes qui ont souffert ».
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Benoît XVI, à Auschwitz-Birkenau, le 26 mai 2006, pose la question du silence de Dieu : « Combien de questions nous envahissent en ce lieu ! La même question revient toujours à nouveau : Où était Dieu en ces jours-là ? Pourquoi s'est-il tu ? Comment a-t-il pu tolérer cet excès de destruction, ce triomphe du mal ? ». Un mal que Benoît XVI exprime en ces termes : « Les potentats du Troisième Reich voulaient écraser le peuple juif tout entier ; l'éliminer du nombre des peuples de la terre. Alors, les paroles du Psaume : ‘On nous massacre tout le jour, on nous traite en moutons d'abattoir’ se vérifièrent de façon terrible. Nous pouvons ainsi espérer que du lieu de l'horreur naisse et croisse une réflexion constructive et que le souvenir aide à résister au mal et à faire triompher l'amour », a ajouté Benoît XVI.
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Pour la Journée Mondiale de la Mémoire de la Shoah du 28 janvier 2009, Benoît a prononcé ces paroles : « En ces jours où nous rappelons la Shoah, me reviennent en mémoire les images recueillies lors de mes visites répétées à Auschwitz, l'un des camps dans lesquels a eu lieu le massacre atroce de millions de juifs, victimes innocentes d'une haine raciale et religieuse aveugle. Alors que je renouvelle avec affection l'expression de ma pleine et indiscutable solidarité avec nos frères destinataires de la Première Alliance, je souhaite que la mémoire de la Shoah incite l'humanité à réfléchir sur la puissance imprévisible du mal lorsqu'il conquiert le cœur de l'homme. Que la Shoah soit pour tous un avertissement contre l'oubli, contre la négation ou le réductionnisme ».
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Une violence que le jeune Joseph Ratzinger, devenu plus tard Benoît XVI a vécu, comme il l'évoque à l'angélus du 9 novembre 2008, pour le 70e anniversaire de la Nuit de Cristal (9-10 novembre 1938), appelant les catholiques à une « profonde solidarité avec le monde juif ». « C'est aujourd'hui le 70e anniversaire de ce triste événement qui a eu lieu dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, lorsque s'est déchaînée en Allemagne la furie nazie contre les Juifs. Les commerces, les bureaux, les habitations, et les synagogues furent attaqués et détruits et de nombreuses personnes furent également tuées, ce qui fut le début de la persécution violente et systématique des Juifs allemands qui déboucha sur la Shoah ».
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Benoît XVI prononce un nouvel appel au « jamais plus », et insiste sur le devoir d'éduquer les jeunes dans le respect de l'autre. « Aujourd'hui encore, je ressens douloureusement ce qui est arrivé à cette tragique occasion, dont le souvenir doit servir à faire en sorte que des horreurs semblables ne se répètent jamais plus et que l'on s'engage, à tous les niveaux, contre toute forme d'antisémitisme et de discrimination, en éduquant surtout les jeunes générations au respect et à l'accueil réciproque ».
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Benoît XVI demande aux catholiques de manifester leur solidarité avec la communauté juive : « J'invite en outre, à prier pour les victimes d'alors et à vous unir à moi en manifestant une profonde solidarité avec le monde juif ». Dans une salutation en allemand, Benoît XVI évoque concrètement ces « terribles événements » qui ont eu lieu dans ce qui était « alors le Reich allemand », lorsque « les citoyens juifs » ainsi que leurs biens et leurs synagogues sont devenus « l'objectif d'actes de violence destructeurs et indignes ». Benoît XVI dit prier, « en souvenir des victimes ».
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L'an dernier à l'occasion de la Journée de dialogue avec le Judaïsme, le 17 janvier en Italie, le Benoît XVI s'est rendu à la Grande Synagogue de Rome où il a reconnu amèrement que de nombreux catholiques sont restés indifférents au drame de la Shoah. Il y a aussi rappelé le caractère irréversible du chemin d'amitié entre Juifs et Catholiques depuis notamment le concile Vatican II et le texte « Nostra Aetate ». Il a demandé pardon pour les souffrances infligées par les Chrétiens au peuple juif : « l'Eglise n'a pas manqué de déplorer les fautes de ses fils et de ses filles, en demandant pardon pour tout ce qui a pu favoriser d'une manière ou d'une autre les plaies de l'antisémitisme et de l'antijudaïsme » (cf. Commission pour les rapports religieux avec le judaïsme, « Nous nous souvenons : une réflexion sur la Shoah », 16 mars 1998).
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« Il me revient à l'esprit », a ajouté Benoît XVI, « la prière pleine de tristesse au Mur du Temple à Jérusalem du Pape Jean-Paul II, le 26 mars 2000, qui résonne avec vérité et sincérité au plus profond de notre cœur : Dieu de nos pères, tu as choisi Abraham et sa descendance pour que ton Nom soit apporté aux peuples : nous sommes profondément attristés par le comportement de ceux qui, au cours de l'histoire, les ont fait souffrir, eux qui sont tes fils, et, en te demandant pardon, nous voulons nous engager à vivre une fraternité authentique avec le peuple de l'Alliance ».
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Benoît XVI évoque sa formation théologique et le lien inextricable entre le Premier et le Deuxième Testament. Benoît XVI précise : « Nous avons été touchés en tant qu'Allemands par ce qui est arrivé sous le IIIe Reich et nous nous en sommes d'abord tenus à regarder le peuple d'Israël avec humilité et honte, et avec amour », avec un impact non-indifférent sur ma pensée théologique, insiste Benoît XVI. A propos des ‘frères aînés’, Benoît XVI fait observer : «  Les Juifs n'aiment pas trop entendre les mots ‘frère aîné’, que le pape Jean XXIII employait déjà. Dans la tradition juive, le ‘frère aîné’, Ésaü, est aussi le frère réprouvé. On peut quand même employer ces mots parce qu'ils disent quelque chose d'important. Mais il est exact que les Juifs sont aussi nos ‘pères dans la foi’. Et ces mots rendent peut-être encore plus visible la manière dont nous sommes liés », conclut Benoît XVI (Fin des extraits publiés par ZENIT.org).
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Pour ce qui me concerne, j’aimerais rappeler que dès son arrivée, lundi 11 mai 2009, à l’aéroport Ben Gourion, près de la ville israélienne de Tel Aviv, Benoît XVI avait déclaré : « Le peuple juif a tragiquement fait l’expérience des terribles conséquences d’idéologies qui nient la dignité fondamentale de toute personne humaine. Il est juste et opportun que, pendant mon séjour en Israël, je puisse avoir la possibilité d’honorer la mémoire des six millions de Juifs victimes de la Shoah et de prier pour que l’humanité ne soit plus jamais témoin d’un crime d’une telle ampleur. Malheureusement, l’antisémitisme continue de relever la tête en beaucoup d’endroits de notre monde. Ceci est totalement inacceptable. Tous les efforts doivent être faits pour combattre l’antisémitisme où qu’il se manifeste ».
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Toujours en ce qui me concerne, l’essentiel pour les Chrétiens devrait - normalement - se situer, d’une part, dans l’origine, et d’autre part, dans l’eschatologie, dans le sort ultime de la personne humaine et de l’Univers. Concernant l’origine, saint Bernard, parlant des Chrétiens par rapport au Judaïsme, a écrit que « les branches (ndlr : les Chrétiens) ne doivent pas être ingrates envers la racine (ndlr : les Juifs) (…) les branches ne disputeront pas à la racine la sève qu’elles tiennent d’elle ». Concrètement, l’Eglise catholique, à travers les écrits de l’un de ses plus grands saints, reconnaît le lien qui relie les Catholiques avec le Judaïsme. L’Eglise catholique reconnaît que les prémices de la foi catholique se trouvent dans les Patriarches, Moïse et les Prophètes (Nostra Aetate). Au temps du Christ, saint Jean évangéliste avait déjà écrit que « le salut vient des Juifs » (Jn 4, 22).
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J’aimerais mentionner à titre bibliographique deux catholiques, en plus de Jacques Maritain, de l’Abbé Alain-René Arbez et du journaliste Jean-Marie Allafort, que j’ai souvent cités dans mes articles, d’une part, Frère Ephraïm, auteur de ‘Jésus, Juif pratiquant’, paru chez Fayard. Et d’autre part, le Père Etienne Richer, auteur de ‘Aimer Israël: pourquoi ?’, paru chez Pneumathèque, Éditions des Béatitudes.
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Michel Garroté
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Sources :
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"Nous sommes catholiques. Cela dérange" Par Michel Garroté

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http://livre.fnac.com/a1965882/Henri-Kichka-Une-adolescence-perdue-dans-la-nuit-des-camps

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Islam, révélateur de notre esprit capitulard - Par Michel Garroté

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1- Par crainte d’émeutes, des pays musulmans achètent des centaines de milliers de tonnes de blé et de riz. 2- En Egypte, les fondamentalistes sunnites des Frères musulmans tentent d’accaparer le pouvoir. 3- En Tunisie, les intégristes d’Ennahda, le plus important parti islamiste tunisien tentent – eux aussi – d’accaparer le pouvoir. 4- Au Pakistan, le nucléaire offensif a doublé en quatre ans et il aujourd’hui est supérieur à celui de l'Inde. 5- Pendant ce temps, des musulmans publient un texte en 22 points pour essayer de réformer l'islam.
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1- Arabie saoudite, Algérie, Indonésie Suites aux émeutes en Tunisie et en Egypte, les gouvernements de certains pays musulmans (notamment l’Arabie saoudite, l’Algérie et l’Indonésie, plus grand pays mahométan de la planète avec 200 millions de musulmans) stockent de la nourriture pour éviter les troubles. L'Algérie a acheté 800’000 tonnes de blé cette semaine. L'Arabie Saoudite a annoncé qu'elle allait doubler ses réserves. L'Indonésie a passé commande pour 800’000 tonnes de riz.
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2- Egypte – Tout récemment, l’opinion publique occidentale, a pu voir, sur le petit écran, ce même peuple égyptien, épris de liberté, célébrer dans la liesse, des leaders fondamentalistes qui veulent instaurer la loi islamique, autrement dit, qui veulent instaurer le contraire de la liberté. Sans oublier l’ambigu Mohamed El Baradeï, dont on ignore, s’il est soutenu, en coulisses, par l'Iran intégriste chiite ou par les islamistes fondamentalistes sunnites égyptiens, les Frères Musulmans.
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A cet égard, Essam el Erian, membre des Frères musulmans, annonce, aujourd’hui lundi 31 janvier qu'ils s'emploient à former un large comité politique avec Mohamed El Baradeï, afin de nouer un dialogue avec l'armée égyptienne. On attend avec intérêt la réaction de El Baradeï à la proposition d’Essam el Erian.
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3- Tunisie – Ennahda, le plus important parti islamiste tunisien (30'000 membres actifs dans les années 1990), souhaite devenir, dans un premier temps, l’un des acteurs du prochain régime politique tunisien ; et dans un deuxième temps, un acteur majeur dans le domaine religieux. En effet, le chef fondamentaliste du parti islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, en exil depuis 20 ans (il s'est converti aux thèses extrémistes des Frères Musulmans lors d’un séjour en Egypte …), est de retour en Tunisie, où il a été chaleureusement accueilli par des milliers de sympathisants, fortement encadré par son propre service d’ordre, au nez et à la barbe des forces de sécurité tunisiennes.
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4- Pakistan – Le nucléaire offensif pakistanais a doublé en quatre ans et il aujourd’hui est supérieur à celui de l'Inde, d’après des estimations d'expert, cités par le quotidien Washington Post. Le Pakistan détient actuellement une centaine d’armes nucléaires opérationnelles, après avoir accéléré de manière significative sa production d'uranium et de plutonium pour produire des bombes nucléaires ; et après avoir développé de nouvelles armes pour utiliser ces mêmes bombes nucléaires.
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Cette supériorité nucléaire pakistanaise, précisent les experts cités par le Washington Post, pose un dilemme aux USA, qui tentent d'améliorer leurs liens économiques, politiques et militaires avec l'Inde, tout en essayant d'approfondir leurs relations avec le Pakistan, qui est, selon les USA, une pièce essentielle de la stratégie occidentale dans l’éradication de la terreur islamiste en Afghanistan. En décembre 2010, le quotidien New York Times, à partir de câbles de Wikileaks, a consacré un article aux relations américano-pakistanaises sur le nucléaire.
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Le New York Times a révélé que le Vice-président américain Joe Biden a demandé à un général pakistanais, lors d’une visite sur place, peu avant l’investiture d’Obama, si les USA et le Pakistan avaient bien le même ennemi. Mais le plus grave, ce sont les craintes – craintes légitimes, évoquées par Obama lui-même à plusieurs reprises – de voir du matériel nucléaire offensif d’origine pakistanaise passer aux mains de mouvements terroristes islamistes.
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Les informations sur le Pakistan répercutées par le New York Times en décembre 2010 ; et par le Washington Post en janvier 2011, ces informations ne constituent en rien un scoop. J’ai moi-même écrit, sur notre communauté de blogues, dès 2008, que le Pakistan n’était plus un allié du Monde libre dans la résistance de celui-ci à la terreur islamique. D’autres analystes, sur notre communauté de blogues, ont eux aussi, dès 2008, tiré la sonnette d’alarme concernant le Pakistan.
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5- Islam réformé ? – Tandis que les troubles risquent de profiter aux Frères Musulmans en Egypte et au parti islamiste Ennahda en Tunisie, des musulmans publient un texte en 22 points pour essayer de réformer l'islam. Mirage ou signe des temps ?
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Michel Garroté
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Réformer l’islam ? Cf. lien ci-dessous :
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vendredi 28 janvier 2011

Pharaon, les ayatollahs et les barbus - Par Michel Garroté

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Aurait-on oublié que l’Egypte est la patrie des Frères musulmans sunnites ? Aurait-on oublié que depuis des années, l’Iran chiite tente de déstabiliser l’Egypte ? A suivre les médias européens, on a le sentiment que tout, dans les actuelles manifestations en Egypte, relève de l’aspiration à la liberté et à la démocratie. Personnellement, je serais bien sûr enchanté que le 1,3 milliard de musulmans de la planète connaissent enfin la même liberté que nous.
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Dans ce cadre, je serais naturellement ravi que l’Egypte devienne un pays libre où musulmans, chrétiens et juifs vivraient en parfaite harmonie. Seulement voilà, les médias européens nous avaient déjà fait le coup en 1979 avec la chute du shah d’Iran. Résultat : depuis trente ans, les Iraniens vivent sous la férule d’une théocratie barbare et tortionnaire. Au-delà du tam-tam médiatique européen, j’ai tenté de trouver des analyses un peu moins candides.
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Ainsi, Chawki Freïha, sur MediArabe.info, écrit (extraits adaptés) : L’Egypte aborde avec peur ce vendredi, jour de prière, et quatrième journée de manifestations de plus en plus violentes. Une peur accentuée par le retour de Mohamed El-Baradeï, qui se dit prêt à assurer l’intérim à la présidence de la République, si le peuple le lui demande. L’Occident s’inquiète et appelle à la retenue, mais les émeutiers semblent déterminés à poursuivre leur mouvement. Pire encore, les Bédouins du Sinaï sont entrés en scène, et utilisent des armes contre la police égyptienne. Deux roquettes de type RPG ont été tirées contre un commissariat de police. L’entrée des Bédouins du Sinaï dans la bataille est significative.
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Chawki Freïha : Car, les Bédouins du Sinaï sont réputés pour être des mercenaires. Ils travaillent avec la puissance qui les rémunère le mieux. Ces dernières années, ils ont renforcé leurs liens avec le Hamas et autres mouvements islamistes à Gaza, et de facto, avec des Services de renseignements étrangers. Puisqu’ils sont, par excellence, les passeurs d’armes en provenance de Syrie, d’Iran et du Hezbollah, vers la Bande de Gaza. Depuis plusieurs années, le Caire les soupçonne d’avoir servi Al-Qaïda et/ou la Syrie pour introduire des explosifs à Charm El-Cheïkh, où plusieurs attentats avaient secoué le site touristique et ses hôtels. Autre question : El-Baradeï, un atout iranien ? L’ancien directeur de l’AIEA, Mohammed El-Baradeï, soupçonné d’avoir trop longtemps fait preuve de complaisance avec Téhéran dans le dossier nucléaire iranien, est rentré en Egypte et s’est dit prêt à « assurer la présidence de la République, par intérim et à titre provisoire, si la rue le demande ».
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Chawki Freïha : Autrement dit, si la rue parvient à chasser Moubarak du pouvoir. Dès son arrivée au Caire, El-Baradeï a annoncé qu’il se joindra aux manifestants, vendredi, jour de prière. De leur côté, les Frères musulmans, qui étaient restés à l’écart de ces manifestations, ont annoncé qu’ils feront également partie des cortèges, après la prière. Non seulement la journée promet d’être particulièrement chaude, mais surtout, certains Egyptiens commencent à s’interroger sur une probable alliance qu’auraient conclu les Frères musulmans et El-Baradeï pour renverser le régime et remplacer Moubarak par l’ex-directeur de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Or, si ce dernier est connu sur la scène internationale, il ignore tout de l’Egypte, pour avoir vécu essentiellement à l’étranger. De ce fait, il sera un « Président marionnette aux mains des islamistes », craignent les Egyptiens, et leur procurera une vitrine acceptable à l’étranger.
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Chawki Freïha : De plus, ayant eu des contacts réguliers avec les Iraniens, et ayant été soupçonné de complaisance à leur égard, dans le nucléaire, il est légitime de s’interroger s’il n’a pas été recruté par Téhéran (Note de Michel Garroté :  El-Baradeï a été plus que complaisant envers l’Iran ; sa gestion du dossier nucléaire iranien fut un véritable désastre). Dans ce cas, il serait une pièce maîtresse du dispositif iranien contre l’Egypte. Cette perspective est particulièrement redoutée par les Coptes, qui continuent de regarder du côté de Gaza et de Jaïch al-Islam, du Hezbollah, de Damas et de Téhéran, à la recherche des commanditaires de l’attentat d’Alexandrie. Des Coptes rappellent que l’offensive de l’axe ‘Iran, Syrie, Hezbollah, Hamas’ était prévisible. La déstabilisation de la région permettant à Téhéran de poursuivre ses efforts en toute quiétude, loin des regards braqués ailleurs. Notons à cet égard que l’offensive contre l’Autorité palestinienne est menée par procuration, à travers le Qatar.
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Chawki Freïha : Les révélations embarrassantes pour l’Autorité palestinienne, diffusées en début de semaine par la télévision Al-Jazeera, place Mahmoud Abbas dans le collimateur du Hamas, qui l’accuse d’avoir bradé les droits palestiniens lors des négociations. Ramallah se défend, manifeste, brûle les portraits de l’émir du Qatar et l’accuse d’avoir rejoint définitivement l’axe syro-iranien. Des responsables de l’OLP et du Fatah menacent de dévoiler des documents secrets prouvant l’hypocrisie de ce minuscule émirat dans les jours à venir. Le coup d’Etat institutionnel au Liban n’échappe pas à cette règle. Le Hezbollah et ses alliés ont mis la main sur toutes les institutions du pays du Cèdre. Pour éviter les pressions arabes et internationales, pour son rôle, la Syrie mène une manœuvre machiavélique auprès de la France et de l’Arabie saoudite.
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Chawki Freïha : Damas tente de les convaincre d’exercer des pressions sur les souverainistes afin qu’ils participent symboliquement au gouvernement de Najib Mikati, pour cautionner sa décision de rompre avec le Tribunal international. Car, au cas contraire, la Syrie prévient que l’Iran s’emparera du Liban à travers le Hezbollah. Pour éviter ce scénario, Damas propose donc de troquer son immunité contre un contrôle exclusivement syrien sur le Liban. Autrement dit, Bachar Al-Assad revendique le vol et refuse de le rendre.
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Chawki Freïha : Il propose de le garder ou de le partager avec son complice. Le résultat est le même. Cette évolution n’est que le résultat logique de la politique de compromission des Occidentaux et des pays arabes, menée par faiblesse ou par complicité. Ils ont systématiquement fui leurs responsabilités. Ils se sont contentés de compter les coups sans jamais les rendre (en Irak et en Afghanistan). En cherchant les compromis, ils ont renforcé leurs adversaires et permis au loup iranien de s’installer dans la bergerie arabe. Fin des extraits adaptés de l’analyse de Chawki Freïha parue sur MediArabe.info.
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Michel Garroté
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Source :
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L’Europe choisit consciemment de mourir - Par Michel Garroté

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L’institut américain ‘Pew Forum on Religion and Public Life’ informe (extraits adaptés) que la croissance annuelle de la population musulmane à l’échelle mondiale va atteindre 1,5% ; contre 0,7% pour le reste des habitants de la planète. Selon son étude intitulée ‘The Future of the Global Muslim Population’ (le futur de la population musulmane globale), en 2030 les musulmans vont constituer 26,4% de la population mondiale qui, elle, comptera alors 8,3 milliards de personnes au total. Autrement dit, dans moins de vingt ans, la planète comptera plus de deux milliards de musulmans.
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Pour Europe, l’institut américain prévoit que la population musulmane va progresser d’un tiers en vingt ans, passant de 44,1 millions d’habitants, soit 6% des habitants de l’Europe, à 58,2 millions, soit 8%. Certains pays européens vont voir la part des musulmans atteindre un pourcentage à deux chiffres comme la Belgique dont la population musulmane va passer de 6% à 10,2% sur vingt ans et celle de la France qui va atteindre 10,3% en 2030 contre 7,5% aujourd’hui (Fin des extraits adaptés de l’analyse de l’institut américain ‘Pew Forum on Religion and Public Life’).
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Pour ce qui me concerne, les prévisions de l’institut américain me semblent minimales. En effet, l’on ignore, en France par exemple, le nombre exact de musulmans français et étrangers. L’institut américain estime à 7,5% le pourcentage de musulmans en France actuellement. Mais d’autres estimations avancent un pourcentage plus élevé pouvant aller jusqu’à 10% ou même 12% en 2011. Ce qui supposerait que le pourcentage de musulmans en France sera plutôt de l’ordre de 13% à 15% en 2030.
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L’analyste Daniel Hamiche signale qu’en mai 2010 (extraits adaptés), un sondage Gallup montrait que 47% des Américains se disaient pro-vie alors que 45% des sondés se reconnaissaient pro-choix (favorables à l’avortement). Le même institut de sondage, au début de cette année, signalait un fléchissement des pro-choix (favorables à l’avortement) : ils n’étaient plus que 41% des sondés (quatre points en moins), alors que le pourcentage des pro-vie demeurait stable.
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Par ailleurs, un sondage Fox News montre que désormais les Américains pro-vie constituent une majorité, puisque 50% des sondés du 21 janvier se reconnaissent pour la défense de la vie alors que seuls 42% se disaient encore favorable à l’avortement. En fonction de l’appartenance ou de l’inclination partisanes, les résultats sont aussi très révélateurs. 69% des électeurs Républicains se disent pro-vie (seuls 26% se définissent comme pro-choix). Chez les Démocrates, une majorité se déclare pro-choix (59%), mais les électeurs Démocrates pro-vie constituent 32%, c’est-à-dire près du tiers de l’électorat (Fin des extraits adaptés d l’analyse de Daniel Hamiche basée sur Gallup et Fox News).
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Pour ce qui me concerne, le plus intéressant dans tous ces chiffres et tous ces pourcentages, ce sont les conclusions, que je peux en tirer, au plan sociologique et démographique. Les USA, entre autre - et pas uniquement - en raison de la forte immigration de latino-américains catholiques, devenus citoyens américains, sont devenus, un pays, où la majorité de la population est désormais favorable à la vie, au choix de la vie et au droit à la vie.
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Du fait de cette immigration de latino-américains catholiques et du fait que les USA sont majoritairement pro-vie, la minorité musulmane dans ce pays restera une minorité dans dix ans, dans vingt ans et au-delà. En Europe, la situation est à l’inverse. La majorité des immigrés sont des musulmans. Leur croissance démographique est supérieure à celle des Européens d’origine juive et d’origine chrétienne.
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En 2030, les musulmans vont constituer 26,4% de la population mondiale, soit plus de deux milliards de musulmans. Et toujours en 2030, L’Europe comptera 58,2 millions de musulmans, soit 8% de la population européenne totale. Encore une fois, j’affirme que ce chiffre est minimal et ceci pour plusieurs raisons. Primo, ce chiffre n’inclut certainement pas les clandestins musulmans. Secundo, ce chiffre n’inclut apparemment pas l’intégration de la Turquie à l’Union Européenne. Tertio, au-delà des chiffres projetés sur 2030, il demeure la réalité des faits en 2011, ici et maintenant.
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Cette réalité des faits, c’est que l’Europe en 2011 ne fait pas le poids, au plan économique et démographique, face aux unions douanières et aux espaces uniques qui se sont constitués ailleurs. En 2011, l’économie réelle se joue sur des espaces qui totalisent chacun un milliard de consommateurs potentiels en moyenne. C’est loin d’être le cas en Europe. Ajoutez à cela le fait qu’au-delà de 5% de la population, la présence musulmane crée des problèmes d’intégration et de cohabitation. Et ce faisant, vous aurez une idée assez précise de ce qui nous attend bien avant 2030.
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Michel Garroté
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jeudi 27 janvier 2011

L’Iran vient de rayer le Liban de la carte - Par Michel Garroté

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Chawki Freïha, sur MediArabe.info, écrit (extraits adaptés par mes soins, avec mes commentaires entre parenthèses) : « Après avoir domestiqué la Présidence de la République, à travers Michel Sleiman imposé par la Syrie à la tête de l’armée puis du pays, lire ici pour le comprendre et après avoir occupé le Parlement à travers Nabih Berri, chef du mouvement chiite Amal, le Hezbollah vient d’imposer l’un de ses financiers à la tête du gouvernement. Bien qu’il se présente comme un modéré, centriste et homme de consensus, Mikati ne demeure pas moins l’homme de l’ombre du Hezbollah, l’un de ses argentiers et un proche de Bachar al-Assad. De ce fait, il est légitime de croire qu’il ne pourra pas gouverner longtemps au cas où il réussirait à former un cabinet représentatif de l’ensemble des sensibilités politiques libanaises. Mikati a fait ses preuves professionnelles, ce qui lui vaut la confiance des milieux d’affaires » (Note de Michel Garroté :  En effet, Mikati a fait ses preuves professionnelles, ce qui lui vaut la confiance des milieux d’affaires. Y compris, hélas, de certains milieux d’affaires libanais chrétiens proches du général traître Michel Aoun, lui-même allié au Hezbollah par une soi-disant « entente » ; la jeunesse chrétienne libanaise friquée en exil à Paris est « aouniste » ; ça promet pour l’avenir ; je rappelle tout de même que le Hezbollah est une légion étrangère, mercenaire et terroriste contrôlée par les mollahs intégristes génocidaires iraniens…).
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Chawki Freïha : « Diplômé de l’Université américaine de Beyrouth, de l’Insead français et de Harvard, Mikati détient avec son frère aîné, Taha, le holding M1, présent dans les télécoms (l’opérateur sud-africain MTN), le transport aérien, l’industrie pétrolifère, l’industrie agroalimentaire, la banque, l’immobilier ou encore, la mode, avec ‘Façonnable’. Entré en politique en 1998 en tant que ministre des Transports et des Travaux publics, Mikati a été Premier ministre, en 2005, pendant la période de transition qui a suivi le retrait des troupes syriennes du Liban. Actionnaire majoritaire du quotidien du Hezbollah ‘Al-Akhbar’, bailleur du think-tank International Crisis Group (ICG), Najib Mikati n’a jamais caché ses ambitions politiques nationales auxquelles la ville de Tripoli sert de tremplin » (Note de Michel Garroté :  on reconnaît ici le sérieux de l’islam qui permet, d’un côté d’être actionnaire de ‘Façonnable’ ; et d’un autre côté, actionnaire du quotidien du Hezbollah ‘Al-Akhbar’. Quant à l’International Crisis Group, financé par la dictature syrienne et le Hezbollah, via Mikati, ce ‘International Crisis Group’, curieusement, est régulièrement utilisé comme « référence » par les médias occidentaux ; il n’y a pas que les chrétiens libanais aounistes qui sont des traîtres et des vendus…).
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Chawki Freïha : « Sa Fondation à Tripoli emploie des centaines de personnes et aide des milliers de gens. Les Libanais savent donc que Mikati, leur Premier ministre « de consensus » n’a de consensuel que le nom. Mikati a financé les campagnes de propagande menées par le Hezbollah contre l’ensemble de ses adversaires. Il en va des insultes contre le Patriarche catholique maronite Nasrallah Sfeïr, dont la tête est réclamée par la Syrie et des fuites concernant l’enquête et les enquêteurs internationaux dans l’assassinat de Rafic Hariri, ainsi que des mensonges concernant les liens entre Saad Hariri et les groupes terroristes extrémistes qui prospèrent au Liban, installés par la Syrie pour déstabiliser le pays du Cèdre et justifier l’occupation, visible puis occulte » (Note de Michel Garroté :  l’armée syrienne s’est retirée du Liban pour mieux y revenir par le biais de ses agents en civils, orchestrateurs d’innombrables attentats depuis le « retrait » de l’armée syrienne en 2005).
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Les événements de Denniyeh, en décembre 1999 et janvier 2000, attestent que ces radicaux existaient bien avant l’arrivée de Saad Hariri aux affaires et démentent catégoriquement les supputations de Fida Itani et d’Al-Akhbar sur le financement des islamistes par Hariri. L’épisode du Fatah Al-Islam à Nahr el-Bared, que Hassan Nasrallah a défendu avec ses « lignes rouges », et la fuite de l’émir du Fatah Al-Islam, Chaker al-Abssi, rendue possible par l’armée libanaise, viennent de livrer leur secret. Les Libanais savent pourquoi, comment, et grâce à quel financement l’International Crisis Group (ICG) a défendu la Syrie et le Hezbollah à Paris et ils savent que Mikati a financé le lobbying de l’ICG aux Nations Unies. Aujourd’hui, donner une chance à Mikati de former un « gouvernement de salut » c’est condamner le Liban à renoncer définitivement à sa souveraineté, à son indépendance et à son identité. Accepter le fait accompli c’est aussi accepter la transformation du Liban en République islamique calquée sur le modèle iranien, avec Hassan Nasrallah comme Guide suprême » (Note de Michel Garroté :  des journalistes occidentaux ont même relayé la thèse débile et conspirationniste selon laquelle les USA avaient donné de l’argent à Hariri fils pour créer des mouvements radicaux sunnites supposés contrebalancer les chiites du Hezbollah ; cette thèse est aujourd’hui démentie par les faits ; avec Mikati, l’Iran vient de rayer le Liban de la carte). Fin des extraits adaptés par mes soins avec mes commentaires entre parenthèses de l’analyse de Chawki Freïha parue sur MediArabe.info.
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Michel Garroté
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L’hérésie mahométane, religion de paix se porte bien - Par Michel Garroté

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Le cardinal italien Angelo Bagnasco dénonce la christianophobie en terre dite d’islam et en terre ex-judéo-chrétienne, autrement dit en Europe. Les Kabyles dénoncent la violence arabo-musulmane en Algérie. Tareq Oubrou, imam de Bordeaux refuse une minute de silence à la mémoire des chrétiens coptes tués dans un attentat à la bombe en Egypte et à la mémoire des deux journalistes français assassinés au Niger. Telles sont les informations sur l’islam glanées, en ce seul jeudi 27 janvier. Et encore, je n’ai visité que quatre blogues d’information…
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Le cardinal Angelo Bagnasco, lors d’une réunion de la Conférence épiscopale italienne, a récemment pris position sur les persécutions christianophobes en terre dite d’islam (extraits) : « L’opinion publique ne pouvait plus faire semblant de ne pas voir le point culminant de situations de persécutions vécues ces derniers temps dans plusieurs régions du monde, et dont les chrétiens ont été les victimes désignées ». Les chrétiens sont le groupe religieux qui « subit le plus grand nombre de persécutions pour leur foi. Un crescendo d’épisodes sanglants qui, au fil des mois, ont touché le Pakistan, le Soudan, le Nigeria, l’Erythrée et la Somalie. Mais les faits les plus graves ont eu lieu (…) en Egypte ».
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Le cardinal Angelo Bagnasco : Le Moyen-Orient est la région où « la christianophobie, version la plus courante de l’intolérance religieuse, n’est pas loin désormais de prendre la forme d’un nettoyage ethnique ou religieux, bien que les chrétiens ne soient certes pas une composante ajoutée ou importée » (ndmg – en effet, l’on oublie trop souvent que les Juifs d’Orient et les Chrétiens d’Orient habitent toutes ces régions depuis bien plus longtemps que les mahométans venus de la péninsule arabique). Affirmant qu‘il existe aussi des « menaces sournoises à une liberté religieuse effective » dans les pays de tradition démocratique, à commencer par les pays européens, le prélat a mis en garde contre « les pièges subtils de l’hypocrisie » qui induisent à chercher ailleurs ce qui se produit en fait à nos portes (ndmg – « à nos portes », en clair, chez nous ; l’on apprécierait que les évêques français se décident - enfin – à tenir le même langage que les évêques et cardinaux italiens et espagnols).
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Le cardinal Angelo Bagnasco : Il a ensuite parlé d’un « mal subtil » qui est en train de gagner toute l’Europe, provoquant « une lente et sourde marginalisation du christianisme, où les discriminations apparaissent parfois de manière évidente mais aussi sous forme silencieuse en étouffant les libertés fondamentales » (ndmg – Benoît XVI, lui aussi, a maintes fois défendu la laïcité, tout en dénonçant, l’absolutisme laïcard christianophobe). « Marginaliser des symboles, isoler des contenus, dénigrer des personnes, est une arme pour induire au conformisme, pour calmer les positions qui dérangent, c’est troubler les sujets porteurs d’un témoignage en faveur de valeurs auxquelles ils (ndmg – les Chrétiens) croient librement ».
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L'Algérie, elle aussi, connaît des violences islamiques contre tout ce qui n’est pas arabo-musulman : « L’acharnement contre les cimetières dans la région de Sidi-Aïch (wilaya de Vgayet) est loin de connaître son épilogue. Dans la nuit du 23 au 24 janvier, une quinzaine de tombes ont été profanées au niveau du nouveau cimetière de Sidi-Aïch, situé à la sortie ouest de la ville. Il s’agit, en fait, du quatrième cimetière à avoir été visé par les malfaiteurs en moins d’un mois dans la région. D’aucuns pointent du doigt les groupuscules islamistes, de plus en plus actifs dans la région, qui (utilisent) cette forme d’expression, inspirée des mouvements néo-nazis, pour montrer leur franche hostilité contre les rites traditionnels fortement ancrés dans les régions de Kabylie ».
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Jeudi 20 janvier, Tareq Oubrou, imam de Bordeaux et président de l’Association des musulmans de Gironde, a donné une conférence intitulée « Islam et République ». Dès le début de la conférence, un appel a été lancé par les auditeurs pour que soit respectée une minute de silence en mémoire des coptes tués dans un attentat à la bombe en Egypte et en mémoire des deux journalistes français assassinés au Niger. L’appel a été rejeté par l’organisateur. Un auditeur interpella l’imam Tareq Oubrou sur la question des violences faites aux femmes et sur le manque de considération porté à celles-ci par le Coran, citant pour cela le verset 224 de la sourate 2 : «Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance ».
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Réponse : il y aurait mauvaise interprétation. L’imam Tareq Oubrou a mis en avant la vie « exemplaire » du prophète et de son épouse Aicha, omettant de préciser que cette dernière n’avait que six ans lors de son mariage. Sur son appartenance à l’Union des Organisations Islamiques de France et au Conseil Européen de la Fatwa, l’imam Tareq Oubrou n’a pas répondu.
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L’hérésie mahométane, religion de paix se porte bien.
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Michel Garroté
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Europe, le suicide collectif - Par Michel Garroté

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L’Europe en général et la France en particulier creusent leur propre tombe. C’est d’autant plus affligeant qu’il suffirait de peu de chose pour mettre fin à ce suicide collectif. Face à ce qui est devenu une colonisation mahométane de peuplement, les pays européens seraient parfaitement capables, s’ils le voulaient vraiment, de prendre des mesures efficaces qui n’ont strictement rien à voir avec le racisme, l’ostracisme et l’exclusion. Mais avant prendre de telles mesures, encore faudrait-il avoir une vision globale à long terme de l’Europe. Cette vison globale présuppose que l’on ne saucissonne pas la réalité en tranches séparées les unes des autres. La réalité forme un tout. En clair, il s’agit de relier entre eux divers points, jusqu’à obtenir un ensemble qui corresponde à quelque chose de concret.
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Ainsi, l’économie, la démographie et la culture doivent être conjuguées pour que se dessine une vision concrète et globale de l’Europe de demain. Le principal problème économique, c’est le niveau de déficit et d’endettement des pays membres de l’Union Européenne, et non pas, les banques, la finance et la spéculation. Le principal problème démographique, c’est la quasi-absence de natalité européenne, et non pas, l’immigration en elle-même. Le principal problème culturel, c’est la lente agonie de la culture judéo-chrétienne vécue dans une société libre et laïque, et non pas, l’islam en tant que tel. Pour être tout à fait précis, j’entends par là qu’il ne suffit pas d’être « anti » quelque chose.
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Encore faut-il proposer quelque chose, autre chose, quelque chose de mieux que ce qui se déroule en ce moment. Hélas, force est de constater, que de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, en passant par la gauche, le centre et la droite, rien n’est proposé. En tout cas rien qui ne relève du bon sens mis au service du bien commun. La totalité des discours politiques trahissent un terrible manque de culture politique et de culture historique. Les débats télévisés entre journalistes et politiciens sont d’une pauvreté intellectuelle désespérante. C’est tellement vrai, que des politiciens qui jadis nous semblaient médiocres, nous paraissent aujourd’hui brillants, tellement la nouvelle génération politique est pauvre d’esprit.
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J’ai récemment eu l’occasion de suivre à la télévision française des hommes tels que Michel Rocard, Charles Pasqua et Michel Charasse. Du temps où ils officiaient, je les trouvais plutôt médiocres. Mais à les voir et les entendre aujourd’hui, je les trouve érudits en comparaison de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Martine Aubry, tonton Mélenchon et la petite Marine. En trente ans, le niveau de connaissance des politiciens a sombré de manière vertigineuse. De nos jours, lorsque les journalistes de la télé-réalité et du talk-show posent des questions de « culture générale » aux femmes et aux hommes politique, cette culture dite générale se limite essentiellement à ergoter sur la sexualité des sportifs et des Peoples. Vous êtes tenus de connaître la couleur de la culotte de Line Renaud et le diamètre buccal de Geneviève de Fontenay.
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Michel Garroté
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Nous devons soutenir la Colombie - Par Michel Garroté

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Note préliminaire – De passage à Paris, le nouveau président colombien, Juan Manuel Santos, a accordé une interview au Figaro. Je précise que c’est Le Figaro, car à lire les questions posées, on pourrait croire qu’il s’agit du quotidien parisien de gauche Le Monde. Mes commentaires personnels figurent entre parenthèses.
Michel Garroté
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LE FIGARO. - L'affaire Ingrid Betancourt a suscité des tensions entre Paris et Bogota. Les relations sont-elles normalisées?
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Juan Manuel SANTOS.- Les malentendus qui ont pu exister entre nos deux pays pendant la détention d'Ingrid Betancourt ont immédiatement disparu après l'opération qui a permis sa libération. Historiquement, les relations entre la France et la Colombie ont toujours été intenses. Mon grand-oncle a étudié ici (ndmg – à Paris), il a été accueilli quand il a été victime de la censure en Colombie. Mon père aussi a vécu à Paris. Nous devons aujourd'hui renforcer cette relation dans tous les domaines. En matière de défense, nous souhaitons que la France soit le partenaire du développement de notre industrie. Avec la France, nous voulons renforcer notre coopération économique et universitaire. Une maison de la Colombie va ouvrir à la Cité universitaire internationale de Paris. Nous voulons aussi partager notre expérience dans la lutte contre les drogues, le narcotrafic, les cartels et le crime organisé, expérience qui a réussi mais qui a eu un coût très élevé pour notre pays. Nous voulons partager cette expérience avec la France comme avec les autres pays, notamment nos voisins. C'est une nécessité, car notre réussite en la matière a eu l'effet de repousser les activités délictueuses vers des pays d'Amérique centrale et des Caraïbes. Nous coopérons de plus en plus avec ces pays et aussi avec les pays africains qui sont devenus des points de passage du trafic vers l'Europe (Note de Michel Garroté :  l'affaire Ingrid Betancourt a suscité des tensions entre Paris et Bogota parce que Sarkozy l’excité, au lieu de rester à sa place, a tenté d’obtenir la libération d’Ingrid Betancourt via le despote allumé du bocal vénézuélien Hugo Chavez. Alors que l’armée colombienne préparait la libération d’Ingrid Betancourt avec l’assistance technique d’une société privée israélienne…).
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LE FIGARO. - Que peut faire l'Europe pour mieux lutter contre le narcotrafic ?
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Juan Manuel SANTOS.- L'Europe doit faire plus pour diminuer la consommation dans les pays du Vieux Continent. Elle doit coopérer davantage sur le reste de la chaîne du trafic de drogue, par exemple à travers une aide plus importante aux politiques de substitution de cultures, une collaboration plus efficace dans la lutte contre le blanchiment d'argent. La collaboration sur ce sujet est très insuffisante de la part du système financier international. Nous attendons un appui de la France, qui préside le G20 (Note de Michel Garroté :  le président Santos sera très déçu lorsqu’il s’apercevra que pour le prochain sommet du G20, Sarkozy a élaboré des idées de gauche qui font déjà pâlir de jalousie les énergumènes du Parti socialiste français).
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LE FIGARO. - La Colombie est présentée comme un partenaire privilégié des États-Unis. Pourtant, un important accord militaire avec Washington vient d'être annulé par la Cour constitutionnelle colombienne et vous attendez depuis plusieurs années la conclusion d'un accord de libre-échange.
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Juan Manuel SANTOS.- L'accord de libre-échange avec les États-Unis est bloqué pour des raisons de politique interne dans ce pays. C'est un problème entre républicains et démocrates. Je pense que nous pourrons sortir de ces difficultés au cours de cette année 2011. L'accord militaire avec les États-Unis (« qui permettait l'utilisation de sept bases colombiennes par l'armée américaine », allègue Le Figaro) a provoqué une tempête dans un verre d'eau. Il n'existe plus et nous allons continuer notre coopération avec les Américains en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme et le narcotrafic. Il y a eu des erreurs dans la présentation de cet accord qui ont provoqué des réactions fortes en Amérique latine. Mais notre coopération avec Washington va continuer (Note de Michel Garroté :  Le Figaro doit être déçu ; la Colombie va continuer sa coopération avec les USA dans la lutte contre le narco-terrorisme farciste).
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LE FIGARO. - Depuis votre investiture en août dernier, il semble que les relations avec Caracas ont connu une embellie inespérée ?
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Juan Manuel SANTOS.- Nous abordons ce sujet avec bon sens. Avec Hugo Chavez, nous avons des visions très différentes sur la démocratie, les libertés, mais les deux pays ont une frontière commune de plus de 2000 kilomètres et donc une interdépendance très importante. Si nous respectons nos différences, nous devons avoir des relations cordiales et constructives. Parce que, lorsque les gouvernements s'affrontent, ce sont les peuples qui souffrent. Nos relations reposent sur le respect mutuel et l'acceptation de nos différences. Notre rapprochement avec le Venezuela ne signifie nullement un éloignement par rapport aux États-Unis. Tout au contraire. L'amélioration de nos relations avec Caracas satisfait beaucoup Washington. Les Américains me l'ont dit. Car ils préfèrent une région où les pays ont de bonnes relations entre eux (Note de Michel Garroté :  le Figaro s’exprime comme si la nouvelle lune de miel avec le caudillo vénézuélien était un miracle ; les relations de la Colombie avec d’autres pays latino-américains que le Venezuela ne semble pas intéresser le Figaro).
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LE FIGARO. - Le chef de la rébellion des Farc a déclaré que la loi de restitution des terres en discussion au Parlement colombien ouvrait la voie à des négociations de paix.
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Juan Manuel SANTOS.- Je ne crois pas à la parole de la guérilla tant qu'elle ne démontre pas sa volonté de paix par des actes. Ils nous ont menti trop souvent. Mais s'il y a des preuves évidentes de leur volonté d'arriver à un accord, s'ils abandonnent leur comportement terroriste, nous ne sommes pas fermés à des négociations de paix. Il faut qu'ils passent de la parole aux actes. Par exemple en libérant tous les otages (Note de Michel Garroté :  le Figaro ne semble pas troublé par le fait que les narco-terroristes des Farc sont des criminels de guerre).
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LE FIGARO. - Vous aviez une image de faucon au ministère de la Défense. Aujourd'hui, vous passez pour un modéré. Avez-vous changé ?
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Juan Manuel SANTOS.- Sur la sécurité, il faut être très dur. C'est un sujet qui n'est pas politique. Que l'on soit de droite ou de gauche, la sécurité est la condition première pour vivre ensemble. J'ai toujours dit que j'étais quelqu'un de l'extrême centre. Je suis partisan de la troisième voie, qui me paraît le bon chemin pour l'Amérique latine (Fin de l’interview).
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Note conclusive de Michel Garroté :  selon le Figaro, Santos était un « faucon » avant de devenir un « modéré ». Un faucon à l’israélienne ? Il est navrant que cette interview, avec un ami du monde libre, se soit limitée, à des questions aussi banales. Alors qu’il y a tant de choses intéressantes à dire sur l’Amérique latine…
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Michel Garroté
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