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Michel Garroté
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Vendredi 30 octobre 2009 - 12 Heshvan 5770
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L'AFP découvre - avec plus d'un an de retard sur nous - ce qui se trame au Pakistan (le 6/8/08, il y a donc un an et deux mois, nous avons publié Le monde marche sur la tête. C'est mauvais pour le cerveau., le 21/8/08, il y donc un an et deux mois, nous avons publié La nouvelle guerre froide - C4N et le 23/4/09, donc il y a six mois, nous avons publié Terreur islamique – De Gibraltar à Bombay ).
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Ainsi, l'AFP informe notamment, dans une récente dépêche, que passeports européens, ordinateurs portables, mitrailleuses anti-aériennes, brouilleurs de communication et connexions internet par satellites font partie de l'arsenal talibano-alquaïdique. Du reste, de puissants gadgets de ce genre, précise l'AFP, ont tout récemment été saisis par l'armée régulière du Pakistan dans le district pakistanais du Sud Waziristan. L'armée, nous explique l'AFP, s'est emparée de Sherwangi Tor, un village pachtoune.
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Au milieu de fusils, obusiers et roquettes figurent plusieurs documents saisis, dont le passeport de Saïd Bahaji, un « Allemand » recherché pour son implication dans la Cellule de Hambourg, qui a préparé les attentats du 11 septembre 2001 ; et le passeport de l'Espagnole Raquel Garcia Burgos, dont le mari, Amer Azizi (mdr), a participé aux attentats du 11 mars 2004 à Madrid. Apparemment, la prise est bonne pour l'armée pakistanaise.
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Le village de "Sherwangi était un centre important pour les terroristes étrangers, notamment les Ouzbeks, qui ont livré un rude combat. Nous avons aussi tué des Tchétchènes et des Arabes", informe, sur place, le général pakistanais Khalid Rabbani. Selon l'AFP, 30.000 soldats de l'armée régulière du Pakistan sur place, dans le district pakistanais du Sud Waziristan, bénéficient de l'appui d'avions de combat, d'hélicoptères d'attaque et de tirs d'artillerie lourde.
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Les zones des combats sont inaccessibles et les communications téléphoniques brouillées. Dans un décor aride et montagneux, ajoute l'AFP, où le plus haut pic s'élève à plus de 3.500 m, le contrôle des hauteurs est vital, comme lors de la prise le 24 octobre de Kotkai, village natal du chef du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP), Hakimullah Mehsud. "D'abord, nous avons dû nous emparer des crêtes qui surplombent le village. Chaque colline était défendue par des bunkers mais une fois que nous les avons pris d'assaut, nous sommes entrés sans combat dans la vallée", témoigne le général pakistanais Mohammad Shafiq.
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Fait inhabituel, l'AFP mentionne, en filigrane, la stratégie à géométrie variable des autorités pakistanaises dans cette guerre. Je vous traduis l'information en bon français : le Pakistan combat les terroristes talibano-alquaïdiques au Sud Waziristan pakistanais. Mais le Pakistan a conclu des accords avec les terroristes talibano-alquaïdiques du Nord Waziristan pakistanais. Or, ceux-là sont engagés, aux côtés des talibans afghans, en majorité des pachtounes comme eux, dans le terrorisme contre les forces internationales de stabilisation en Afghanistan.
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Notons tout de même, en passant, que Hillary Clinton, de passage au Pakistan, a le courage de dénoncer, sur place, l'ambiguité des autorités pakistanaises face à Al-Quaïda et face aux talibans.
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Notons, aussi, qu'il y a quelques jours, sur actu.co.il, on pouvait lire cette intéressante information (début de la dépêche actu.co.il) : L’ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU, Dany Gillerman, a pris la parole devant le Forum des Affaires à l’Université Bar-Ilan. Il a averti « que le monde vivait actuellement dans la configuration la plus dangereuse qui fut depuis le déclenchement de la Première Guerre Mondiale », et que « le Pakistan était aujourd’hui le pays potentiellement le plus dangereux au monde ».
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Pour donner du poids à ses propos, il apporte un témoignage…détonant. Il affirme avoir eu des entretiens avec l’ancienne Présidente du Conseil du Pakistan, la défunte Benazir Bhutto, quinze jours avant l’attentat qui lui a coûté la vie, et qu’elle lui a avoué alors que « son pays avait probablement vendu les secrets de la fabrication de la bombe atomique au plus offrant, à la demande des responsables du programme nucléaire, dans l’espoir de récolter des avantages économiques pour le pays ». Elle-même disait avoir refusé ce « deal », mais elle se disait persuadée qu’après qu’elle eût quitté son poste de Premier ministre, de telles transactions s’étaient effectuées soit avec des organisations terroristes, soit avec des pays tels que l’Iran, la Syrie ou même la Libye.
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Gillerman ne nie pas le danger que représente l’Iran, mais « avec ses bombes atomiques déjà opérationnelles, son instabilité politique et la quantité d’organisations terroristes qui grouillent dans le pays, le Pakistan constitue une menace encore plus palpable et proche ». L’ancien ambassadeur rappelle que « deux actions terroristes qui ont marqué la planète, l’attentat du 11 septembre et l’assassinat de Daniel Pearl, ont été conçus au Pakistan, par une collaboration entre le pouvoir et des organisations terroristes ». (Fin de la dépêche actu.co.il)
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Le blog de Michel Garroté
Journaliste-essayiste
vendredi 30 octobre 2009
Le Pakistan nous tombe sur la tête
jeudi 29 octobre 2009
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La guerre (contre Israël) sans raison
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Michel Garroté
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Jeudi 29 octobre 2009 - 11 Heshvan 5770
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Dans un article intitulé 'Turquie / La régression Erdogan. Mustafa Kemal Atatürk. Un modèle trahi', Michel Gurfinkiel, sur son blog, remet en question notre alliance avec la Turquie. Dans un article intitulé 'La Turquie, ce n’est plus un allié', Daniel Pipes, pour le Jerusalem Post, va dans le même sens que Michel Gurfinkiel. Dans un article intitulé 'La grande solitude', Stéphane Juffa, pour Metula News Agency, analyse l'incroyable acharnement politico-médiatique contre Israël. Dans un article intitulé 'La guerre contre Israël', Guy Millière, pour Metula News Agency, a également analysé le même phénomène.
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Concernant le régime théocratique intégriste iranien, un projet d'accord prévoit que l'Iran livre, d'ici fin 2009, 1.200 de ses 1.500 kg d'uranium, qu'il a enrichis à moins de 5%, pour le faire enrichir à 19,75% en Russie, avant que la France n'en fasse du combustible dit 'cœurs nucléaires' pour le réacteur de 'recherche' (?) de Téhéran. Mais divers responsables iraniens rejettent l'idée d'envoyer une telle quantité d'uranium iranien à l'étranger. L'Iran veut envoyer quelques centaines de kg de son uranium (au lieu de 1.200 kg) en affirmant qu'ils seront suffisants pour la fabrication du combustible à 19,75%. Je n'ai pas cru un seul instant à la bonne foi des Iraniens sur ce dossier et les derniers rebondissements me donnent hélas raison.
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En Irak, le double attentat d'hier - un attentat de plus dans une longue série - a fait 155 morts, dont 24 enfants, à Bagdad. La pacification de l'Irak menée avec succès par le général Petraeus est ainsi épouvantablement gâchée par la politique irresponsable de l'actuel locataire de la Maison Blanche. Au Pakistan, l'attentat d'hier - un de plus - sur un marché de Peshawar, dans le nord-ouest du pays, a fait 105 morts, dont nombre de femmes et des enfants. En Afghanistan, six employés des Nations unies, tous de nationalité étrangère, ont été tués dans une attaque - une de plus - menée hier mercredi par les taliban à Kaboul. C'est là le résultat des interminables atermoiements du Prix Nobel de la Paix Sanglante, Monsieur Barack Hussein Obama.
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Au cas où l'opinion publique occidentale ne le réaliserait toujours pas, notons, à travers ces événements récents, que les USA, l'UE et l'ONU, se montrent, plus que jamais, totalement incapables de prendre des mesures efficaces contre la Guerre de la Terreur qui sévit en Afghanistan, en Irak, et maintenant au Pakistan, avec, en sus, l'Iran sur notre dos, et, désormais, la Turquie contre nous. Sans compter la terreur imposée par le Hamas à Gaza, et la terreur imposée par le Hezbollah au Liban. Et sans oublier l'indescriptible chaos génocidaire qui ravage l'Afrique, par l'action de régimes terroristes et de groupes terroristes impunis. A lire la presse, qui nous esquinte les nerfs, tous les jours, depuis des semaines, avec ce 'purée' de rapport Goldstone de 'mercredi', à lire la presse, écrivais-je, on croirait qu'à part les quelques centaines de personnes décédées dans la dernière guerre d'Israël contre Gaza, à part cela, il n'y a ni guerres, ni violations des droits de l'homme, ni morts sur terre.
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De mémoire d'homme, je n'ai pas souvenir, à l'âge de 53 ans, d'une telle fixation obsessionnelle et généralisée sur le peuple israélien, c'est à dire sur les quelques six ou sept millions de Juifs qui résident et qui travaillent sur un territoire pas plus grand que la Picardie. Le Moyen Orient, l'Asie centrale et le subcontinent indien, de Bagdad à Peshawar et Islamabad, en passant par Kaboul, le Waziristan et le Balouchistan, sont mis à feu et à sang, par un islamisme radical, dont les adeptes, véritables psychopathes hallucinés, déchiquettent en lambeaux leurs propres coreligionnaires. Mais l'Ennemi public Numéro Un, le seul et unique ennemi, c'est le peuple israélien. Je reste persuadé, devant Dieu et devant l'Histoire, qu'un jour, nous paierons terriblement cher, cette abjecte vision, que nous avons, de notre propre destinée universelle.
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Dans le psaume 109 il est écrit : « Ils m'ont entouré de paroles de haine, et ils me font la guerre sans raison ».
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Aujourd'hui, quoi de neuf, à part les psaumes ?
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A part les psaumes ? Rien.
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mercredi 28 octobre 2009
Autistes cherchent rassembleur
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Autistes cherchent rassembleur
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Michel Garroté
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Mercredi 28 octobre 2009 - 10 Heshvan 5770
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On me demande ce que je pense de Jean-François Touzé, fondateur de la « Nouvelle Droite Républicaine ». Ou plutôt, on me demande, plus précisément, ce que je pense de « L'Alliance pour les libertés » que Jean-François Touzé vient de créer. Pour commencer, je signale que notre ami Ftouh Souhail a publié, sur drzz.info, avec mon accord, le communiqué annonçant la création de « L'Alliance pour les libertés ». Et, dans la foulée, je signale que la publication, sur drzz.info, de ce communiqué a déjà suscité quelques commentaires. Voilà donc pour planter le décor. Quant à ce que j'en pense, cela a-t-il de l'importance ?
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Au risque de me répéter, mon point de vue, d'une façon plus générale, se limite à trois principes : primo, je défends la société libre de culture judéo-chrétienne qui rassemble pratiquants et non-pratiquants, croyants et non-croyants ; secundo, j'appelle, depuis avril 2007, à la rédaction d'une plateforme commune sur l'essentiel ; tertio, j'appelle, depuis longtemps, à un plan d'action avec ses objectifs, ses priorités et ses moyens. C'est donc sur cette base que je peux répondre à la question de savoir ce que l'on pourrait - ou devrait - penser de « L'Alliance pour les libertés ».
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Premièrement, je ne reconnais personne parmi les membres de cette Alliance. Tout au moins n'y ai-je point trouvé les noms de personnalités qui me sont connues, telles que Michel Gurfinkiel, Guy Millière, ou encore, Gilles William Goldnadel, par exemple.
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Deuxièmement, je note que Jean-François Touzé, tout comme Carl Lang, est un ancien du Front National. Et je note, aussi, qu'ils ont tous les deux créé leur propre parti, la Nouvelle Droite Républicaine (NDR) pour Jean-François Touzé et le Parti de la France (PDF) pour Carl Lang. Je note, enfin, que jusqu'à nouvel avis, ils ne partagent pas les mêmes valeurs, c'est du moins ce qu'affirme Touzé, parlant de Lang. Tout ceci ne m'empêche nullement de dormir. En revanche, j'y vois - tout de même - une certaine incapacité française à rassembler les diverses droites.
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Troisièmement, j'éprouve une difficulté certaine à saisir de façon concrète ce que les deux anciens du Front National, Touzé et Lang, nous offrent pour l'avenir. Et j'aurais par conséquent quelques questions à poser, avant de prendre « parti », si j'ose écrire. Puisqu'il s'agit ici de « L'Alliance pour les libertés », et donc, qu'on le veuille ou non, de Touzé et de la NDR, j'aurais envie de poser la question de savoir si « l'occidentalisme » de cette Alliance s'inspire de la Nouvelle droite, fondée il y a longtemps par Alain de Benoist. Car si tel devait être le cas, je n'y verrais alors aucune compatibilité possible avec le concept de société libre de culture judéo-chrétienne et avec le soutient à Israël, soutient dont Touzé se targue par ailleurs. Inversement, s'il s'agissait ici de Carl Lang et du PDF, je poserais la question de savoir s'il s'agit là d'un courant anti-sioniste. Car si tel devait être le cas, je n'y verrais alors aucune compatibilité possible avec le concept de société libre de culture judéo-chrétienne.
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Quatrièmement, j'ai le sentiment quelque peu désagréable que la priorité, dans toutes ces alliances, c'est la sauvegarde du siège sur lequel on est assis. Jean-Marie Le Pen critique Lang, qui lui-même se fait critiquer par Touzé. A ces trois-là, il faut encore ajouter les Vanneste, les Mégret, et d'autres encore, dont le nom m'échappe à l'instant. L'espace politique très réduit, situé à la fois à la droite de l'UMP et à la gauche du Front National, semble se remplir toujours d'avantage de chefs en puissance. Il y est question de rassemblements et d'alliances. Mais en attendant, cela donne surtout l'impression que des autistes se cherchent un rassembleur.
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Je l'ai écrit récemment : il nous reste deux ans avant le début de la campagne présidentielle. Espérons que d'ici là, il n'y aura pas plus de candidats que d'électeurs.
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bling bling tout nu sous la douche
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Michel Garroté
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Mercredi 28 octobre 2009 - 10 Heshvan 5770
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Hier mardi, je publiais « Déchéances et dépenses, mamelles de la France ». Et ce faisant, je croyais avoir traité le sujet. Mais non, pas du tout. Car aujourd'hui mercredi, je lis, ça et là, que les déchéances et les dépenses, non contentes d'être les mamelles de la France, se font traire, chaque jour, plusieurs fois par jour. Ainsi, récemment, la Commission des Finances de l'Assemblée nationale a refusé d'adopter le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale, dit PLFSS (non, ce n'est pas le nom d'un nouveau groupe terroriste palestinien, en dépit des apparences). Les députés UMP n'étaient pas assez nombreux en Commission des Finances. Et le rapporteur UMP, Madame Marie-Anne Montchamp, s'est abstenue. Elle a estimé que le PLFSS était insuffisant car, je cite, "il met en lumière les limites du système et l'insoutenabilité des déficits dès 2010". Ce qui, de façon moins prosaïque, veut dire que - sauf miracle miraculeusement miraculeux - en 2011, la Sécurité sociale sera définitivement en faillite ; en banqueroute ; autrement dit morte ; et enterrée ; pour autant que quelqu'un paye les funérailles.
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Lors de la Foire Internationale d'Art Contemporain (un bien grand mot pour pas grand chose, encore qu'en l'espèce, le mot foire est assez réaliste), le Ministère de la Culture (et puériculture) de Frédéric Mitterrand a joyeusement balancé 400.000 euros pour acheter une vingtaine « d'œuvres » dites « d'art contemporain ». Je vous épargne les détails artistiques.
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On peut lire sur 'Les 4 Vérités' que "L’État a dépensé 28,8 millions d’euros en publicité dans la presse écrite (dont 19,5 millions dans la presse quotidienne) entre janvier et septembre 2009. Soit une hausse de 47,3 % des investissements publicitaires dans la presse écrite en un an ! Ce qui permet à l’État d’utiliser notre argent pour éviter la faillite à la presse de gauche".
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Et puis, selon la Cour française des Comptes, les fonctionnaires de l'État, malgré les transferts de personnel, n'ont cessé d'augmenter. Entre 1980 et 2006, l'État a augmenté ses effectifs de 400.000 fonctionnaires, tandis que les fonctionnaires des collectivités locales ont progressé de 500.000. Dans les communes et les intercommunalités, la progression des effectifs a atteint, respectivement, 47%, et 147 %. L'évolution des dépenses publiques a été multipliée par plus de trois pour l'État et plus de cinq pour les collectivités locales.
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Et pour terminer en apothéose, dans un récent rapport, la Cour française des Comptes s’interroge sur le sommet (sans jeu de mot) de Sarkozy, sommet supposé lancer l'Union Pour la Méditerranée de Sarkozy (dite UPM, à ne pas confondre avec UMP), sommet d'un jour tenu en juillet 2008, à Paris. Le sommet d'un jour, comme je l'ai déjà souligné hier, a coûté plus de 16 millions d’euros. L’installation, le nettoyage et le démontage ont coûté plus de 4 millions d'euros. Le Grand Palais avait été entièrement réaménagé pour la circonstance, dans la précipitation, puisque 500 techniciens avaient été mobilisés, des jours entiers, dont 300 techniciens de nuit. Une cabine de douche avait été installée à l’attention de Sarkozy. Luxueuse, dernier cri, la cabine de douche possédait une radio et des fonctions jets variés (jets d'eau, pas jet d'affaires). Elle n’aurait jamais servi. Son coût : plus de 245.000 euros. Pour une seule douche présidentielle. Qui n'a peut-être jamais été prise. Hier, avec mes histoires de mamelles, j'étais encore en-dessous de la réalité. Aujourd'hui c'est la douche froide. Je n'ose pas imaginer demain.
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mardi 27 octobre 2009
Faire face au défi de l'identité
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Michel Garroté
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Mardi 27 octobre 2009 - 9 Heshvan 5770
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Depuis bien longtemps, je voue admiration aux hommes de la trempe de Simon Wiesenthal (auteur de « Justice n'est pas vengeance », Robert Laffont, 1989) et Natan Sharansky (auteur de « Défense de la démocratie : comment vaincre l'injustice et la terreur par la force de la liberté », Bourin Éditeur, 2006). J’admire ce genre d’hommes pour une raison très simple. Ils ont survécu tantôt aux camps d’extermination hitlériens (Simon Wiesenthal), tantôt au goulag soviétique (Nathan Sharansky). Ils étaient et ils demeurent des Veilleurs pour l’Humanité. Natan Sharansky avait lancé un appel vibrant en 2007, suite aux propos et aux comportements, à la fois négationnistes et génocidaires, de l’ineffable président iranien Ahmadinejad (Natan Sharansky avait lancé cet appel dans un article intitulé « Mobilisez-vous maintenant, sauvez le monde », paru dans le Jerusalem Post, édition anglophone du 11 février 2007).
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Mais il y a également autre chose. Il y a l'identité. Curieusement, en terme d'identité, certains de mes coreligionnaires catholiques reprochent aux Juifs précisément ce que nous autres Catholiques pratiquons sans problèmes de conscience. Je veux ici parler notre identité chrétienne et donc de notre assimilation partielle - et non pas totale - à la société dont nous faisons partie. En effet, nous autres Catholiques affirmons - avec foi et raison - que nous sommes « dans » le monde, sans être « du monde », ou sans être « de ce monde ». Ce qui signifie que nous avons deux mères : notre mère Patrie, dont nous avons la nationalité, et notre mère l'Église, dont nous avons la culture et la religion.
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Or, lorsque le Peuple juif, pour des raisons différentes des nôtres qui lui sont propres, et afin de préserver son identité juive (exactement comme nous préservons notre identité chrétienne), lorsque le Peuple juif pratique, exactement comme nous autres Catholiques, l'assimilation partielle - et non pas totale - restant à la fois citoyens du pays dont ils ont la nationalité, citoyens de culture juive et citoyens reliés à Israël, alors, certains de mes coreligionnaires catholiques, au lieu de reconnaître là un point commun entre Catholiques et Juifs, préfèrent reprocher aux Juifs de ne pas s'assimiler. Ce qui reviendrait à alléguer que - ce qui nous est permis en tant que Catholiques disciples de Jésus-Christ - est interdit aux Juifs. On pourrait toujours me rétorquer - question de démolir mon argumentation - que l'attachement à l'Église catholique, ce n'est « tout de même pas la même chose » que l'attachement à Israël ; que dans le premier cas il y a Jésus-Christ ; et que dans le deuxième cas il n'y a pas Jésus-Christ.-Ce à quoi je réponds d'emblée, qu'Israël est antérieur à l'Église ; que lorsque le Verbe s'est fait chair, le Verbe s'est fait Juif, et non pas Grec, Romain ou Égyptien ; qu'à la messe, nous lisons les Prophètes d'Israël, et non pas uniquement les Évangélistes et les Apôtres ; que dans tous nos monastères, nous prions chaque jour, plusieurs fois par jour, les Psaumes du Roi Juif David, et non pas les poèmes écrits par nos Saintes et par nos Saints ; que notre identité catholique, chrétienne, est une identité d'origine juive.
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A cet égard, voici que par le biais d'un document exceptionnel, document intitulé « Faire face au défi de l’identité », le grand et irremplaçable Natan Sharansky, dans The Jerusalem Post, version anglophone (Adaptation française de sentinelle 5770, introduite, ci-dessus, par moi-même), Natan Sharansky écrit (début du document de Natan Sharansky) : « Il y a plusieurs années, quand j’étais ministre de l’industrie et du commerce, j’ai souvent conduit des délégations d’hommes d’affaires dans des voyages à l’étranger, recherchant des partenariats économiques autour du monde. Typiquement, nous atterrissions dans un pays étranger – par exemple le Brésil – passions un jour ou deux en réunions politiques ou d’affaires, et ensuite, je mettais un point d’honneur à passer une après-midi pour visiter les communautés juives locales. Je rendais visite aux écoliers et aux parents, ou visitais les synagogues, ou bien rencontrais les dirigeants de la vie juive locale. Je goûtais avec un plaisir évident l’opportunité d’avoir une sensation réelle de la texture de la vie juive locale. Les hommes d’affaires étaient généralement enchantés de m’accompagner où que j’aille – depuis les réunions avec d’importants ministres du commerce, en allant en aval voir même l’usine la plus obscure ou un syndicat. Mais j’étais étonné que quand on en venait à mes visites aux communautés juives, très peu montraient un véritable intérêt à venir avec moi. La majorité usait de leur temps libre pour faire leurs courses, une visite touristique et un saut au restaurant. Cela me déconcertait. Ces Israéliens s’identifiaient eux-mêmes fièrement comme Juifs. Pourquoi manquaient-ils tant d’intérêt à la vie juive ailleurs dans le monde ? Finalement, j’interrogeais certains d’entre eux à ce sujet. Ce qui apparut clairement, c’est que, comme beaucoup d’autres Israéliens, ils tendaient à considérer la vie juive en Diaspora comme quelque chose d’une vision fugitive dans le rétroviseur. C’était un vestige d’un passé antique – un passé au cours duquel les Juifs étaient humiliés et opprimés, et un passé dont nous Juifs, à travers le moderne Israël, commencions à nous lasser. Ils n’avaient pas besoin de se soucier de visiter des écoles juives où des enfants se coltinaient avec l’hébreu, car c’était le monde d’hier.
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La vieille synagogue portugaise est pittoresque, mais en fait sans intérêt. Pourquoi devrais-je consacrer mon temps à visiter ces vieux musées ? Le football de plage à Copacabana est tellement plus intéressant. L’attitude condescendante de mes amis israéliens à l’égard de la Diaspora s’est reflétée, je crois, dans la façon dont la Diaspora a été liée historiquement à Israël. Les Juifs de la Diaspora occidentale avaient l’habitude de se considérer comme les puissants, aidant Israël aux heures de besoin désespérées. Qu’il s’agît des appels de l’UJA* pour aider à l’installation d’immigrants sans ressources des pays arabes, ou encore de choses aussi simples que d’acheter des obligations du trésor d’Israël pour la Bar Mitzvah de votre cousin, les Juifs de Diaspora tendaient à se considérer comme le grand frère de la communauté juive d’Israël, quelqu’un sur qui Israël pouvait compter dans les moments difficiles. D’une étrange manière, les communautés juives d’Israël et celles de Diaspora considéraient chacune l’autre comme s’ils étaient de malheureux petits frères en danger de sombrer dans l’oubli à tout moment. Et, on doit à la vérité de dire qu’aucune de ces attitudes n’était complètement erronée – et chacune servait son objectif. D’un côté, l’esprit de lion de David Ben Gourion, son inébranlable conviction que le nouvel Israël serait puissant, auto-suffisant, et pourrait laisser derrière lui l’affreux souvenir de l’exil – avait sa place. Cette vision donnait aux halutzim** la force, et leur conférait la détermination pour surmonter des défis pratiquement impossibles. De même, la notion romantique en Diaspora qu’ils sauvaient Israël d’une menace imminente, aidait à rallier des millions de Juifs aux côtés d’Israël quand son avenir était vraiment précaire. Chacune de ces attitudes était enracinée dans la réalité, et servait un objectif important. Cependant, ce modèle – L’image du “malheureux plus jeune frère” que chaque communauté incorporait à l’égard de l’autre – a suivi son cours ; elle est devenue dépassée. Israël est devenu un laboratoire de hautes technologies, et peut plus ou moins se suffire à lui-même.
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De la même façon, la Diaspora a prouvé qu’elle demeurera encore pour un bon moment ; les rumeurs sur sa disparition sont très exagérées. Ainsi, chaque communauté doit reconnaître que son modèle, la paire de lunettes à travers laquelle elle a traditionnellement jeter son regard sur l’autre, nécessite un renouvellement de prescription. Cherchant à ajuster notre vision de l’avenir, nous devons nous demander : si la construction de l'État et la facilitation de l’Aliya de plus de trois millions de nos frères de pays d’oppression étaient les défis définissant les 60 dernières années, quels sont les défis qui définiront les 60 prochaines ? Et alors que nous avançons vers ces 60 prochaines années, la Diaspora et Israël peuvent-ils forger une nouvelle relation – une relation fondée sur quelque chose de plus durable que la charité mutuelle ou le parrainage bienveillant envers l’autre ? Et finalement : Sur quelle fondement Israël et la Diaspora peuvent-ils développer une manière partagée de regarder le futur, plutôt que de se cramponner à la vision binaire qui a défini leurs passés respectifs ? Commençons par traiter la première de ces questions : Quelles sont les menaces, les opportunités émergentes, et les besoins qui retiendront notre attention et nos ressources dans les décennies à venir ? La réponse la plus évidente est la menace existentielle provenant du terrorisme arabe et de l’Iran. Mais bien que cela soit vrai, je crois fermement qu’il existe aussi une autre menace existentielle, qui ne vient pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. En un mot, le défi primordial du futur sera posé par une expression bien innocente : l’Identité. La grande menace à laquelle nous sommes confrontés est l’assimilation de masse, par défaut, dans une culture mondiale, homogénéisée. Dans un monde ou des employés à New Delhi répondent par téléphone pour l’agence de location de voitures MacDonald et de messages Twitter – dans ce monde, Israël se trouvera sous une pression de plus en plus grande pour justifier son existence en tant qu'État juif, et le Peuple juif se trouvera sous une pression encore plus grande pour se maintenir comme entité distincte.
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Dans un tel environnement, notre avenir s’élèvera ou s’effondrera à partir de notre capacité à communiquer à nous-mêmes, à nos enfants, et au monde, pourquoi le Peuple juif doit continuer d’exister comme unité en lui-même. Si nous ne parvenons pas à relever ce défi, nous nous désintègrerons en silence de l’intérieur, aussi sûrement que si nous avions été attaqués de l’extérieur. Comment faisons-nous face au défi de l’identité ? Je suis convaincu qu’une façon de le faire est d’abandonner le vieux modèle – dans le sens où nous sommes des communautés isolées – et de commencer de rencontrer, chez l’autre, notre statut national le plus large. D’une certaine manière, au cours des 60 dernières années, il semble que les plus évidentes vérités ont échappé à la conscience aussi bien des Israéliens que des communautés juives des Diasporas : chacun de nous a besoin de l’autre. Nous avons besoin de l’autre matériellement, mais bien plus que cela, nous avons besoin de l’autre pour comprendre qui nous sommes réellement, en tant que Peuple. La raison de se soucier de regarder de l’autre côté de l’océan n’était pas seulement de savoir de quelle sorte d’aide avait besoin l’autre communauté pour survivre, ou d’être reconnaissant que vous ne disparaissiez pas comme eux. Il en était ainsi parce que vous pouviez prendre contact avec l’autre, dans la réalité – et ce faisant, pratiquer ce qui signifie faire partie de ’Klal Yisrael’, le Peuple juif, au sens large. De fait, un nombre croissant de Juifs de Diaspora, des milliers et des milliers d’entre eux, commencent à le comprendre : faire l’expérience d’Israël, c’est rencontrer la nation juive d’une manière fascinante, viscérale, tangible. « Birthright », « Masa » et d’autres voyages expérimentaux en Israël produisent des impressions puissantes sur des étudiants – et il y a une raison à cela. C’est parce que un voyage en Israël est plus qu’une visite dans un pays étranger ; c’est une visite à la maison. En entendant l’hébreu parlé dans les rues, en voyant les images de pommes et de miel sur des publicités vers Rosh Hashana, les caractéristiques de la vie juive envahissent la vie de tous les jours en Israël, y compris de la vie profane.
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Pour un(e) étudiant(e) habitué(e) à faire l’expérience de sa vie juive d’abord comme dans une « prison », en restant plusieurs années au cours d’hébreu de l’après-midi, il s’agit d’une rencontre avec son Peuple immédiatement différente, rafraîchissante et réelle. A l’inverse, les Israéliens commencent à comprendre que la vie juive ne commence ni ne se termine en Israël, que les rencontres avec la vie juive de Diaspora peuvent aussi être bonnes pour l’âme d’Israël. J’ai récemment rencontré une femme d’affaires israélienne de premier plan, qui n’avait aucun intérêt auparavant dans la vie de la communauté juive en Diaspora, mais elle est devenue une dirigeante des programmes de partenariats de « l’Agence Juive ». Elle m’a raconté que sa rencontre avec une communauté de Diaspora l’avait revigorée. Il s’avère qu’il ne s’agissait pas seulement d’économie. Elle a découvert un aspect vibrant de la vie juive différent des stéréotypes dans lesquels elle avait grandi à la maison, et elle trouva cela lumineux – et spirituellement rafraîchissant. Le fond de l’affaire gît ici : Les communautés juives de Diaspora offrent à la communauté juive d’Israël quelque chose de valeur. Quand des Israéliens rencontrent des Juifs de Diaspora élevés dans une société de ‘Gentils’ et ont choisi, pro-activement, de rester juifs de toute manière, c’est source d’inspiration. De plus, nous autres Juifs disposons d’un riche passé. Pour avoir un vrai sens de l’identité juive, les Israéliens ont besoin de comprendre l’importance des derniers 2000 ans de vie juive en Diaspora, d’apprendre à son sujet – et d’incorporer le meilleur de ce qu’il offre dans leur propre vie. Dans le monde post-identitaire, les communautés juives de Diaspora et d’Israël ont besoin l’une de l’autre. Aucun d’entre nous ne constitue Klal Yisrael : nous, ensemble, nous sommes Klal Yisrael. Quand nous entrons en contact avec l’autre, nous rencontrons quelque chose de majestueux, de merveilleux, de plus grand que la vie : nous rencontrons notre propre Peuple. Au cours des 80 années passées, l’Agence Juive a été un pont entre la Diaspora et la communauté juive d’Israël. En travaillant ensemble, nous avons accompli des choses historiques.
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Nous avons construit un État sur la terre de nos Patriarches et nous avons fait venir des millions de nos frères sur ses rives. Maintenant, franchissons la prochaine grande étape que la destinée exige de nous. Embrassons ensemble notre terre partagée d’« Eretz Yisrael », et notre Peuple uni d’« Am Yisrael » pour pouvoir enseigner à nos enfants la signification de leur judéité et les amener à prendre soin passionnément d’Israël. Ce faisant, nous maintiendrons la vitalité de notre Nation pour les siècles à venir ». (Fin du document de Natan Sharansky).
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Natan Sharansky est président exécutif de l’Agence juive pour Israël.
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Notes du traducteur :
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UJA : Union of Orthodox Jews in America.-Haloutzim : pionniers, volontaires des kibboutzims.
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Déchéances et dépenses, mamelles de la France
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Michel Garroté
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Mardi 27 octobre 2009 - 9 Heshvan 5770
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Daniel Henninger, dans le Wall Street Journal du 14 octobre écrit notamment ceci : "La vieille Europe vit dans un monde de retraites publiques qui ne sont plus finançables, de manque d’emplois pour les plus jeunes travailleurs, de taux de natalité insuffisant pour le remplacement des générations, d’énormes subventions pour des fermes datant du Moyen Age, d’impôts trop élevés pour payer le grand train du secteur public et, la preuve historique la plus cruciale du déclin, l’incapacité à financer ses propres armées".-La remise du prix Nobel de moralisme mou à Barack Obama, l'affaire Frédéric Mitterrand et la demande d'indulgence pour Polanski font également bondir Daniel Henninger.-Concernant la France en particulier, ce n'est guère mieux.
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Dans Le Figaro du 26 octobre on apprend que : la présidence française de l'UE a coûté 171 millions d'euros. Soit un million d'euros par jour. Dans un tout récent rapport de la Cour française des Comptes on découvre que les dépenses ont été nettement supérieures aux précédentes présidences françaises de l'UE, évaluées à 14 millions d'euros en 1995 et 57 millions en 2000. Le budget français dépasse aussi ceux des autres Etats membres de l'Union européenne, situés en moyenne entre 70 et 80 millions d'euros.
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Dépenses hors normes, selon les termes utilisés par la Cour française des Comptes , les plus de 16 millions d'euros consacrés au sommet (inutile) de l'Union pour la Méditerranée en juillet 2008 à Paris (avec la présence du dictateur syrien Bachar Al Assad) : plus de 4 millions euros d'installation, de nettoyage et de démontage ; plus de 300.000 euros pour le podium ; plus de 130.000 euros de fond de scène ; plus de 194.000 euros de jardinières ; plus de 91.000 euros de moquette ; et, sommet du sommet, plus d'un million d'euros pour un dîner avec 43 chefs d'Etat, ce qui fait cher le menu par tête de pipe.
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lundi 26 octobre 2009
Israël - Mener la guerre diplomatique
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Michel Garroté
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Lundi 26 octobre 2009 - 8 Heshvan 5770
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La semaine dernière, les médias occidentaux se sont livrés à une pantomime grotesque et bouffonne visant à nous faire croire qu'un accord historique avait été conclu avec l'Iran sur le nucléaire offensif des mollahs intégristes chiites au pouvoir à Téhéran. Pour que cette ridicule propagande produise un maximum d'effet sur l'opinion publique, les médias ont diffusé leurs inepties en boucle pendant plusieurs jours avec, chaque jour, plusieurs fois par jour, les mêmes mots, les mêmes images. Et en ajoutant, par dessus le marché, que désormais, plus rien ne justifierait des frappes israéliennes préventives contre le nucléaire offensif iranien.
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Sur la question palestinienne aussi, nos media ont déliré un max durant toute la semaine dernière. Au point d'éviter soigneusement - comme d'habitude - l'aspect le plus important, à savoir le chaos empirique qui caractérise la soi-disant « Autorité palestinienne », et son « Président » présumé, Mahmoud Abbas, c'est à dire, en réalité, le parti politique palestinien Fatah, champion toutes catégories de la dissension interne perpétuelle (le fait qu'en moins de 60 ans les Palestiniens ont reçu plus de 700 milliards de dollars - saupoudrés puis vaporisés - cela n'intéresse pas non plus nos media).
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Sur l'Iran et sur les Palestiniens, la réalité est tout autre que sa version médiatique et fort heureusement, quelques spécialistes ont pris la peine de le démontrer, tels Barry Rubin, Guy Millière et quelques autres. Ainsi, au travers d'une brillante analyse intitulée « Mener la guerre diplomatique », Caroline Glick, spécialiste en géopolitique proche et moyen-orientale au Center for Security Policy à Washington, écrit, dans The Jerusalem Post, le 23 octobre (Adaptation française de Sentinelle 5769. Version raccourcie et commentée de Michel Garroté) : « (...) Les Palestiniens et les Iraniens disposent de ressources diplomatiques formidables. Ainsi, les Palestiniens et l’Iran peuvent s’attendre à recevoir le soutien de majorités automatiques à l’ONU pour tout ce qu’ils font (Note de Michel Garroté : avec l'Organisation de la Conférence Islamique, avec la Ligue arabe, avec les pays soi-disant « non-alignés », avec des régimes autoritaires tel la Russie et totalitaires tel la Chine, les Palestiniens et l'Iran obtiennent des « majorités » bidon, notamment à l'Assemblée générale de l'ONU et au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU).
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Et aujourd’hui, la plus grande part de la diplomatie internationale est conduite sous l’égide de l’ONU ou de ses organismes affiliés. Comprenant leur force, les Palestiniens et les Iraniens utilisent l’ONU et ses filiales pour faire progresser leurs objectifs les plus importants. Dans le cas des Palestiniens, leur diplomatie onusienne est utilisée pour délégitimer Israël. Dans le cas de l’Iran, leur diplomatie à l’ONU est utilisée pour faciliter l’acquisition d’armes nucléaires par la mollahcratie. Au cours de la semaine passée, aussi bien les Palestiniens et les Iraniens ont bénéficié de victoires stratégiques dans leurs campagnes diplomatiques. Vendredi dernier, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a adopté une résolution condamnant Israël de toutes les manières possibles (…), condamnent même Israël pour la défense de ses citoyens contre un terrorisme illégal (...) en provenance de Gaza contrôlé par le Hamas (Note de Michel Garroté : des milliers de roquettes et d'obus ont été tirés sur des civils en Israël, depuis la bande de Gaza, contrôlée par le groupe terroriste maffieux Hamas, qui - dois-je le rappeler ? - dans sa Charte islamique, dit vouloir reconquérir, aussi, l'Andalousie...).
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La résolution du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a constitué un résultat énorme pour les palestiniens. Elle renvoie Israël devant le Conseil de Sécurité de l'ONU en recommandant le jugement des dirigeants d’Israël comme criminels de guerre devant des tribunaux internationaux. C’est-à-dire que la résolution du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU a effectivement délégitimé le droit d’Israël à l’existence en lui déniant le droit à la défense de son territoire et de son peuple contre une agression illégale conduite par une organisation terroriste illégale (Note de Michel Garroté : concernant les soldats israéliens, il n'y a pas de criminels de guerre et les preuves existent à cet égard, notamment avec la récente intervention orale du Colonel Richard Kemp devant le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU ; en revanche, on attend toujours que le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU s'en prenne aux vrais criminels de guerre, au Soudan, en Somalie, en République Démocratique du Congo, etc., etc., etc.).
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Puis mercredi, Mohamed El Baradeï, le Directeur de l’Agence Internationale de l'Énergie Atomique de l’ONU, anti-israélien virulent (Note de Michel Garroté : Mohamed El Baradeï qui, preuves contre lui à l'appui, a été pris, de nombreuses fois, en flagrant délit de mensonge sur le nucléaire offensif iranien), a annoncé qu’un accord a été obtenu entre l’Iran et la USA, la Russie et la France concernant le programme nucléaire de l’Iran. L’accord – que les parties ont entamé à Genève après seulement trois jours de pourparlers – légitime le programme d’armements nucléaires de l’Iran et transforme effectivement les USA, l’UE et la Russie en facilitateurs plutôt qu’en opposants à ce programme (...) les USA ont donné leur accord pour envoyer du personnel américain en Iran pour améliorer un réacteur (...). La Russie a donné son accord pour augmenter le taux d’enrichissement de l’uranium iranien de leur taux actuel de 3.5 % à 19.5 %, et la France a accepté de transformer l’uranium le plus enrichi en combustible nucléaire métallique. (...) L’accord de mercredi blanchit (...) l’Iran de sa conduite illégale, en acceptant effectivement le droit de l’Iran à enrichir l’uranium.
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Et ce n’est pas tout. Selon David Ignatius, éditorialiste au quotidien Washington Post, en donnant leur accord pour enrichir l’uranium de 3.5 % à 19.5 %, les USA, la Russie et la France ont apporté à l’Iran la solution à ses incapacités techniques. Citant un rapport du journal Nucleonics Week, David Ignatius a écrit la semaine dernière que « l’Iran a été apparemment incapable d’enrichir l’uranium au-delà de 3.5 % et ses réserves actuelles d’uranium faiblement enrichi semblent avoir certaines impuretés qui pourraient provoquer la défaillance des centrifugeuses si les Iraniens essayaient de l’élever au niveau militaire ». Jack Wakeland, un ingénieur employé dans l’industrie électrique nucléaire, a élargi la révélation d’Ignatius sur le site Internet The Intellectual Activist. Jack Wakeland a expliqué que le combustible métallique que l’Iran recevra selon cet accord « peut être transformé très facilement en hexafluorure d’uranium hautement purifié ». C’est à dire que l’accord permet à l’Iran de surmonter les obstacles scientifiques auxquels il serait maintenant confronté, ouvrant aux mollahs la voie pour acquérir de l’uranium de qualité militaire.
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De leur côté, les Iraniens n’ont pas perdu leur temps pour pousser leur avantage diplomatique encore davantage. Comme les Américains, les Français et les Russes leur en offraient plus qu’ils n’auraient jamais pu y croire – y compris la perspective de personnel américain servant de bouclier humain contre une possible frappe aérienne israélienne sur les installations nucléaires de l’Iran – de retour à Téhéran, ils ont rehaussé leurs exigences. Mardi, Abdolfazl Zohrehvand, conseiller de Saeed Jalili, négociateur en chef de l’Iran à Genève, a déclaré à l’agence de presse iranienne IRNA : « des circonstances peuvent se produire selon lesquelles l’Iran demandera de l’uranium enrichi à 63 % ». Puis jeudi, l’Iran a déclaré ne pas vouloir d’un accord prenant tout son uranium enrichi hors du pays. Il ne s’agit pas d’une rupture de l’accord puisque celui avec les USA, la France et la Russie initié mercredi ne prévoit que le retrait de 80 % des réserves connues d’uranium enrichi de l’Iran vers la Russie.
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Tout de même, cela signale que les Iraniens n’ont fait que commencer à arracher des concessions des Américains et de leurs partenaires. Et les Américains voudront sans aucun doute en céder davantage. Après tout, le président Barack Obama peut désormais se vanter d’un accord historique avec l’Iran, digne d’un Prix Nobel de la Paix (Note de Michel Garroté : vu sous cet angle, c'est très habile d'avoir donné le Prix Nobel - embarrassant - de la Paix à Obama...). On ne peut s’attendre à ce qu’il l’abandonne juste parce que les Iraniens s’en servent comme d’une nouvelle voie pour fabriquer leurs bombes nucléaires. Jusqu’à mercredi, Israël s’est abstenu d’attaquer publiquement la décision des USA sur l’accord avec l’Iran. Cela est sensé. Israël n’a pas intérêt à être perçu comme préjugeant du résultat d’un processus sur lequel le gouvernement Obama a joué son prestige. Mais maintenant qu’il a donné son accord qui transforme effectivement l’Amérique en un facilitateur du programme d’armement nucléaire de l’Iran, le temps est venu pour Israël de faire connaître ses objections à voix haute.
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A l’opposé des Palestiniens et des Iraniens, Israël ne dispose pas de grandes ressources diplomatiques. Il peut présumer qu’il sera toujours condamné par l’ONU. On ne peut attendre de la part de UE, avec son équipe anti-juive au sein des nations membres, avec une minorité musulmane croissante et radicalisée et avec une addiction au pétrole arabe, de se tenir aux côtés d’Israël. Les Organisations Non Gouvernementales occidentales sont largement financées par des gouvernements anti-Israël et par des philanthropes gauchistes, et elles utilisent leurs ressources pour faire progresser la cause des ennemis d’Israël (Note de Michel Garroté : le problème des Organisations Non Gouvernementales est bien plus grave que cela ; car les Organisations Non Gouvernementales, financées notamment par les contribuables européens et américains que l'on ne consulte évidemment pas sur ce point pourtant douteux, adoptent systématiquement des politiques fanatiques qui vont à l'encontre des démocraties ; en clair, des politiques qui sont menées en collaboration avec des régimes dictatoriaux et avec des mouvements extrémistes ; et à cet égard, les Organisations Non Gouvernementales qui défendent les droits des non musulmans en terre dite d'islam sont extrêmement peu nombreuses et elles ne bénéficient d'aucune couverture médiatique).
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(...) Sur le front de la diplomatie publique, le premier ministre Benyamin Netanyahou, les ministres de sont cabinet et le ministre des affaires étrangères doivent utiliser toutes les opportunités pour discréditer le dernier accord avec l’Iran. Ils doivent souligner ses dangers et appeler à mettre fin à cette catastrophe diplomatique avant qu’un plus grand dommage ne soit causé pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Une telle campagne échouera probablement à faire capoter les pourparlers actuels. Mais si elle est couronnée de succès, elle empêchera l’accord d’être utilisé comme moyen de délégitimer le droit d’Israël à une frappe militaire contre les installations nucléaires de l’Iran. (...) Les ennemis d’Israël font un usage expert de leur vaste puissance diplomatique pour faire progresser leurs objectifs les plus importants. Israël doit utiliser son maigre potentiel diplomatique pour faire de même à travers une diplomatie publique offensive contre la criminalistique d’Israël et contre la capitulation de la communauté internationale devant l’Iran. Une première bonne mesure dans cette direction serait de cesser d’utiliser nos pouvoirs limités d’une façon qui augmente les avantages de nos ennemis sur nous ».
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vendredi 23 octobre 2009
Comme un marteau qui brise la faucille
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Michel Garroté
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Vendredi 23 octobre 2009 - 5 Heshvan 5770
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Hier jeudi 22 octobre, dans sarko-népotisme contre néo-conservatisme, j'ai tenté d'expliquer, en citant un article de Guy Millière paru sur Metula News Agency, la différence ente sarkozysme et néoconservatisme. Hasard franchement ironique, il se trouve que Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a signé hier jeudi 22 octobre un protocole entre son parti et le Parti communiste chinois au cours d'une visite en Chine. "Ce protocole veut dire une meilleure compréhension, une meilleure connaissance et beaucoup plus d'échanges" entre le parti communiste au pouvoir en Chine et le parti de droite au pouvoir en France, a précisé Xavier Bertrand. "Cela veut dire, sur de nombreux sujets, par exemple sur l'environnement ou l'avenir de l'Europe, multiplier les échanges entre dirigeants mais aussi entre cadres et élus du parti", a ajouté Xavier Bertrand.
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A vrai dire, je suis tombé sur cette hallucinante nouvelle sino-française ce matin et non hier. Sans quoi j'eus parlé non pas de sarko-népotisme, mais de sarko-communisme, ce d'autant que le fils (Jean) du père (Nicolas) sera finalement administrateur, et non pas président, du truc économique qui fait actuellement débat (là je résume).
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Et puis, toujours à propos de Sarkozy, j'ai lu ce matin, et non hier, une information sur deux amis du Parti Communiste Chinois, je veux parler de la dictature militaire birmane et de la dictature stalinienne nord-coréenne. Et là encore, si j'avais lu cette information hier et non pas ce matin, j'eus davantage encore parlé de sarko-communisme et non pas de sarko-népotisme.-Mais penchons-nous sur les deux amis de la Chine. La Birmanie est le théâtre de violations des droits de l'homme alarmantes, les Nord-Coréens connaissent la famine et une peur constante ont souligné, en substance, hier jeudi, des rapporteurs de l'ONU. Des rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l'homme de l'ONU (ndmg : Conseil des droits de l'homme de l'ONU, CDH, dominé par l'Organisation de la Conférence Islamique, OCI, et CDH pour lequel je n'éprouve, du fait de la domination de l'OCI, aucun respect, mais ce n'est pas là le sujet du jour), des rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, écrivais-je, ont en effet exposé la situation en Birmanie et en Corée du Nord lors d'une réunion des 192 États membres de l'ONU. Le rapporteur Tomas Ojea Quinatana a pu se rendre deux fois en Birmanie.
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En revanche, la Corée du Nord communiste a refoulé le rapporteur Vitit Muntarbhorn. "La situation sur le plan des droits de l'homme en Birmanie reste alarmante. On y observe un type de violations largement répandues et systématiques qui, dans beaucoup de zones de conflit, entraînent de graves atteintes aux droits et à l'intégrité des civils", a dit Quintana. "L'impunité qui prévaut permet aux violations de continuer." Il a aussi déploré que la junte birmane maintienne l'opposante Aung San Suu Kyi en résidence surveillée. Au sujet de la Corée du Nord, le rapporteur Vitit Muntarbhorn a fait état d'une situation désespérée en matière d'aide alimentaire, la seule assistance venant du Programme alimentaire mondial, aide qui touche un tiers seulement des habitants dans le besoin. La torture est pratiquée à grande échelle, a-t-il ajouté. "Les libertés associées aux droits de l'homme et à la démocratie, par exemple celle de choisir un gouvernement, la liberté d'association ou d'expression (...), la liberté de culte, sont bafouées chaque jour par la nature et les pratiques du régime en place", a-t-il encore dit. "Du fait de la répression omniprésente qu'imposent les autorités, les habitants vivent dans une peur incessante et sont incités à fournir des renseignements les uns sur les autres. L'état soumet ses habitants à une surveillance considérable".
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Voilà pour les amis birmans et nord-coréens du Parti Communiste Chinois avec lequel le parti de Sarkozy vient de s'allier pour le meilleur et pour le pire. Et à propos de népotisme, de communisme et de néoconservatisme, hier jeudi, le webmaster de http://www.monde2bestfriend.over-blog.com écrivait, sur drzz.info, sous mon article intitulé sarko-népotisme contre néo-conservatisme (extraits du commentaire de bestfriend) : "Nicolas Sarkozy a de bonne relations au grand jour avec les grands entrepreneurs de notre pays sans quoi nous ne serions pas grand chose. A la différence de Mitterand et de Chirac qui avaient des réseaux beaucoup plus occultes avec des banquiers, des escrocs internationaux, des loges maçonniques et des marchands d'armes. Les grands patrons ont vu dans N. Sarkozy quelqu'un qui les comprenait alors que ses prédécesseurs les méprisaient parfois. Mais les relations ne sont pas aussi proches que cela . Exemple : comment Sarkozy peut-il être un proche de Martin Bouygues tout en étant un proche de son pire ennemi, c'est à dire Vincent Bolloré ? Autre exemple : pour la haine entre Arnault et Pinault. Sarkozy a des relations importantes avec Bernard Arnault (mais c'est surtout Mitterand qui a aidé le patron de la Financière Agache à devenir l'empereur mondial du luxe), alors que Pinault est surtout l'ami de Jacques Chirac, le pire ennemi de N. Sarkozy" (Fin des extraits du commentaire de bestfriend).
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De son côté, Evan, a réagis à mon article avec notamment cette réflexion : « Quand à l'irruption éventuelle d'un personnage public d'influence néo-conservatrice en France, surtout d'ici deux ans, j'ai de bonnes raisons de penser qu'après la trahison de Sarkozy, une telle figure serait rapidement taxée de fascisme par l'intelligentsia ».
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Autre réaction, celle du webmaster de http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/ : « Quand à vouloir le diffuser (ndmg : le néoconservatisme) en France et de l'imprégner me semble illusoire. Le néoconservatisme, même si l'on en trouve des adeptes tels vous, le blog drzz par exemple, me semble in-exportable ailleurs dans le monde, tant le néoconservatisme est un truc typiquement américain. Rien que leurs visions messianiques pour la démocratie dans le monde, qui se retrouvent que chez les néocons et qui sont partagées également par des millions d'américains ».
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Et puis vient cette simple question d'un lecteur : « Philippe de Villiers là-dedans ? ».
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Sur la réaction de bestfriend, je dirais ceci : en effet, Sarkozy est mieux disposé que ses prédécesseurs à l'égard des grands groupes industriels français ; néanmoins, depuis le début de la crise financière, Sarkozy, plutôt que de s'attaquer avec courage à l'appareil de l'Etat français qui coûte une fortune pour pas grand chose de positif, a préféré accuser « la haute finance internationale » terme abstrait d'origine marxiste. Et Sarkozy a préféré emprunter de l'argent à des institutions financières étatiques ; je mets ma main au feu que ces institutions sont notamment chinoises et émiraties, ce qui explique l'union sacrée entre l'UMP et le Parti Communiste Chinois scellée hier ; et ce qui explique le rapprochement stratégique tout récent avec certaines monarchies du Golfe persique.
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Evan argumente qu'une éventuelle figure française néoconservatrice serait rapidement taxée de fasciste par l'intelligentsia. Ce qui selon moi, est parfaitement exact. Mais ce n'est pas nouveau. Et ce n'est pas une raison suffisante pour baisser les bras. Car l'objectif n'est pas forcément de voir un néoconservateur à l'Elysée en 2012. L'objectif est de chercher et de trouver une homme ou une femme qui, en échange de notre soutient électoral, inclura, dans son discours et dans son programme, un certain nombre de valeurs néoconservatrices au sens où Guy Millière les a définies dans son article récent sur Irving Kristol publié sur Metula News Agency et repris en partie par moi-même sur drzz.info et sur monde-info.
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Le webmaster de leblogdjetliberte semble considérer le néoconservatisme comme un ensemble de valeurs spécifiquement américain. C'est à la fois vrai et pas tout à fait vrai. C'est vrai dans le sens où les premiers néoconservateurs étaient américains. Ce n'est pas tout à fait vrai dans le sens où, premièrement, la pensée néoconservatrice a, depuis longtemps, traversé l'Atlantique (la revue 'Commentary' existe en français : 'Commentaires') ; et deuxièmement, ce n'est pas tout à fait vrai dans le sens où certains pays européens ont repris - et reprennent - à leur compte quelques principes néoconservateurs, notamment au plan économique.
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La simple question d'un lecteur, « Philippe de Villiers là-dedans ? », m'amène de façon plus concrète à la dimension politique et, plus spécifiquement, à l'élection présidentielle française de 2012. Laissons de côté les candidats d'extrême-gauche, de gauche, du centre et de l'extrême-droite. Et concentrons-nous sur ce que l'on peut considérer comme « la droite » en France. Pour ce qui me concerne, la droite française inclut : l'aile droite de l'UMP ; une partie du CNI ; le mouvement de Christine Boutin si elle décidait de rompre avec les thèses conspirationnistes style 9/11 ; le mouvement de Carl Lang s'il décidait d'adhérer au concept de société libre de culture judéochrétienne au lieu de se limiter à un concept strictement catholique. Quant à Philippe de Villiers, j'ai bien peur que hormis le cercle restreint de quelques traditionalistes à particule, en quête de respectabilité, il ne rassemblera jamais grand monde.
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On peut toujours me rétorquer que cela fait beaucoup de « si » et de « quant à » pour pas grand chose. Et que jamais les personnes et les mouvements que j'ai cités n'accepteront de constituer une plateforme commune sur l'essentiel. La crise d'autisme du jeune vendeur de disques (D.B.) et son soutient précipité - et sans concertation - à la NDR (et à Pinochet...), cela aussi aurait pu décourager quelques uns. Seulement voilà, il y a tous les autres, tels Guy Millière, Michel Gurfinkiel et Gilles-William Goldnadel par exemple. Comme je l'écrivais hier, la campagne présidentielle débutera en novembre 2011. Il nous reste donc deux ans. Or en deux ans, il peut se passer beaucoup de choses et même beaucoup de catastrophes. Imaginons que mon texte initial concernant une plateforme commune sur l'essentiel, publié en avril 2008, prenne une dimension politique. Je veux dire un texte collectif qui serait signé par des intellectuels de droite. Imaginons que ce nouveau texte - qui ne serait donc plus le mien - soit soumis aux candidats potentiels. Et imaginons que certains de ces candidats déclarent publiquement leur adhésion à ce texte. Que l'on veuille bien y réfléchir. Ce serait même le minimum. Nous sommes vendredi après-midi. Shabbat Shalom et Bon Dimanche.
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Michel Garroté
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jeudi 22 octobre 2009
L'ONU contre la Terreur du Hezbollah
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Michel Garroté
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Jeudi 22 octobre 2009 - 4 Heshvan 5770
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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, exige - en s'appuyant sur l'application d'une résolution datant de 2004 et qui est toujours en vigueur - le démantèlement de toutes les milices et réclame au Hezbollah et aux groupes palestiniens de désarmer au plus vite. Le secrétaire général de l'ONU précise : "L'existence et les activités des milices libanaises et non-libanaises (...) continue de poser une menace à la stabilité du pays. (...) La présence d'armes dans le pays en dehors du contrôle du gouvernement et l'existence de milices contribuent aux tensions et à l'insécurité au Liban et au-delà".
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"Elles pourraient mener à la reprise des hostilités à moins d'être réglées au plus vite". Le secrétaire général de l'ONU prend au sérieux les récentes informations sur la prolifération d'activités des groupes extrémistes et d'armes au Liban. Le Hezbollah, ajoute le Le secrétaire général de l'ONU, "pose avant tout un défi majeur à la sécurité des civils libanais et au monopole du gouvernement de l'usage légitime de la force. (...) J'appelle les leaders du Hezbollah à transformer ce groupe en un parti libanais exclusivement politique".
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Le secrétaire général de l'ONU exprime également son inquiétude face à la présence de groupes paramilitaires palestiniens (le Front Populaire de Libération du Commandement Général de la Palestine et le Fatah al-Intifada), en dehors des camps de réfugiés, près de la frontière libanaise avec la Syrie. Le secrétaire général de l'ONU demande au gouvernement libanais de démanteler quatre bases militaires palestiniennes le long de la frontière syro-libanaise et une cinquième au sud de Beyrouth. Le secrétaire général de l'ONU exhorte tous les pays à obéir à l'embargo sur les armes imposé par l'ONU contre les milices et affirme qu'il s'agit "d'un facteur clé pour la stabilité du Liban et de la région".
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sarko-népotisme contre néo-conservatisme
Michel Garroté
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Jeudi 22 octobre 2009 - 4 Heshvan 5770
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J'ai déjà expliqué plusieurs fois, par écrit, les raisons pour lesquelles je ne soutiens pas - actuellement - Sarkozy. Depuis peu, j'ai trois raisons supplémentaires, de ne pas le soutenir. La première raison, c'est que Sarkozy a confié notre culture à un pédophile. La seconde raison, c'est qu'il veut confier une fonction économique importante à un jeune blanc bec qui ne cesse de rater ses études, je veux parler de Sarkozy Fils, prénommé Jean. La troisième raison, c'est que Sarkozy a instauré, notamment au plan médiatique, un régime que les politologues avertis qualifient, à juste titre, de népotisme.
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A ce propos, je viens de lire sur webtelelibre.levillage.org : "Pour se faire une idée de l'impartialité du monde médiatique à l'égard de Nicolas Sarkozy, il suffit de consulter le bottin : Martin Bouygues (TF1, LCI, Metro, TMC, RTL 9, NT1...), Arnaud Lagardère (Europe 1, BFM, MCM, Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Le Monde, Le Parisien), Vincent Bolloré (Direct Soir, Matin Plus, Direct 8), Bernard Arnault (Les Echos, Investir, Radio Classique...), Serge Dassault (Le Figaro, Valeurs Actuelles), Alain Weill (RMC, BFM, BFM TV, La Tribune), François Pinault (Le Point, Companynews...). Tous ceux-là sont proches, voire très proches, de Nicolas Sarkozy. Concernant l'audiovisuel public ? Pas mieux, depuis que le président s'est accordé le pouvoir de vie et de mort sur les présidents de France Télévisions et de Radio France, allant jusqu'à nommer lui-même le président des chaînes (cf Philippe Val à France Inter), ce qui lui est légalement impossible".
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"Comme si cela n'y suffisait pas, le gouvernement a sorti le carnet de chèques. 600 millions d'euros sur trois ans pour "aider" la presse papier, et ses patrons, un peu. Clap-clap-clap, tout le monde applaudit. Car qui pourrait penser une seconde que Nicolas Sarkozy a une idée derrière la tête, hein qui ? Pas son genre... Pas son genre non plus de vouloir bâillonner l'AFP, en entrant à son capital, alors que l'agence était jusqu'à présent protégée (sur le papier tout du moins) par un statut unique en son genre. Et ceux qui l'accusent d'avoir fait virer Genestar de Paris-Match, Espérandieu du JDD, d'avoir censuré un bouquin brisant le mythe "Cécilia", de vouloir éjecter la direction de France 3, de Radio France, de France Inter, de souhaiter reprendre la main sur l'AFP ... sont certainement des jaloux", conclut webtelelibre.levillage.org.
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Au vu de ce qui précède, on serait tenté de sombrer dans le désespoir, tout au moins pour ce qui concerne l'avenir de la France. Et cependant, en ce qui me concerne, il n'est pas question de désespoir. Car dans mon cas particulier, il s'agit d'abord du travail des idées. Et ensuite seulement, des questions politiques. Or précisément, en matière de travail des idées, je n'ai aucune raison de désespérer, bien au contraire.
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Ainsi, j'ai lu, pas plus tard que ce matin, dans un article intitulé "La grandeur d’Irving Kristol", Guy Millière qui, sur Metula News Agency, hier mercredi 21 octobre, écrit notamment ceci (extraits) : "Le 18 septembre dernier a disparu l’un des penseurs les plus importants de la deuxième moitié du vingtième siècle. (...) Irving Kristol est venu de la gauche, à laquelle il a appartenu, dans sa jeunesse, par esprit de générosité et par la volonté que le monde devienne meilleur. Il s’est éloigné d’elle, parce qu’il a compris que la générosité telle que proclamée par la gauche n’était qu’un mot vide de sens, et que la seule possibilité de voir émerger un monde meilleur était de combattre la perversité qui se cachait sous le vide d’idées, par lesquelles il a été lui-même, un temps, trompé. Il n’a pas forgé le mot « néo-conservatisme » (celui-ci est dû à la plume du socialiste Michael Harrington), mais, dès lors que celui-ci se trouva mis en circulation, il le reprit à son compte, lui donna du corps, notant que les néo-conservateurs étaient des « gens de gauche qui s’étaient fait agresser par la réalité », et il mena, avec plus d’ardeur et de détermination encore, ce qui fut le combat de toute une vie".
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"Dans un livre appelé Two Cheers for Capitalism, paru en 1978, Kristol souligne la valeur fondamentale du capitalisme, car celui-ci fonctionne très simplement et permet de créer de la richesse. Kristol y souligne aussi que le capitalisme est indissociable de la liberté personnelle. (...) « L’analyse économique », conclura-t-il, doit aller de pair « avec une philosophie politique et morale, et avec une pensée religieuse ». La philosophie politique et morale qui devra se trouver affirmée pour se garder des us et abus devra être celle du libéralisme classique, du conservatisme au sens que le mot prend dans le contexte anglais et américain, où il renvoie à un vaste corpus où coexistent John Locke et Edmund Burke, Friedrich Hayek et Leo Strauss. La pensée religieuse sera celle de l’héritage juif et chrétien, qui forme l’humus de la civilisation occidentale. Dans d’innombrables articles qu’il écrira lui-même (…) Kristol élaborera, avec une précision et une rigueur toujours plus aiguës, une critique des ennemis de cette philosophie politique et morale. A partir des années soixante, il y associera sa pensée religieuse. Il sera l’un des ennemis les plus résolus de l’instillation de fragments de socialisme dans la société américaine et de la prétention récurrente, par les adeptes de ces fragments de socialisme, d’utiliser leur accession au pouvoir politique pour procéder à cette instillation".
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"Il sera l’un des premiers à combattre ce qui s’appellera, aux États-Unis, la « nouvelle classe », celle constituée de ces intellectuels prétendant faire avancer une « contre-culture ». (...) Irving Kristol contribuera très largement à modeler le visage du conservatisme moderne américain. Il sera pour beaucoup dans la victoire de Ronald Reagan en 1980 et dans la « révolution reaganienne », qui marquera les États-Unis et le monde dans les années 1980. Ses idées imprégneront le conservatisme des années où George Walker Bush sera à la Maison Blanche. Elles placeront la gauche américaine sur la défensive pendant plusieurs décennies et contribueront à l’éloigner du pouvoir, de la fin de la présidence de Lyndon Johnson, en 1964, au commencement de la présidence Obama en 2009. La présidence Carter fut une forme d’accident de l’histoire, suite au Watergate et à la débâcle vietnamienne ; quant à Bill Clinton, il s’est vite éloigné des tentations de glisser dans une direction qui lui semblera suicidaire et devra, de toute façon, gouverner avec un Congrès à majorité républicaine, pendant six années sur les huit qu’a duré sa présidence. Irving Kristol ne cessera de rappeler que le néo-conservatisme n’est pas un dogme, mais au contraire l’ennemi de tous les dogmes et n’est qu’une mouvance constituée de penseurs libres, indépendants, souverains sur leurs propres réflexions".
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"Se concevant lui-même comme un entrepreneur dans le domaine des idées, tout autant que comme un penseur, Irving Kristol permettra que bien d’autres que lui élaborent et énoncent leur pensée. La mouvance néo-conservatriceeeee verra ainsi s’agréger à elle Daniel Bell et Nathan Glazer, co-fondateurs de The Public Interest. Elle assistera au ralliement de Norman Podhoretz, mais aussi à ceux de James Q. Wilson, Seymour Martin Lipset, Charles Murray, Thomas Sowell, Stephan et Abigail Thernstrom. (...) Dans les années 1970, le néo-conservatisme s’est intéressé à la politique étrangère. Défendre le capitalisme démocratique et la liberté dans les sociétés libres est apparu à un nombre croissant de membres de la mouvance comme indissociable d’un combat plus large contre les ennemis du capitalisme démocratique et de la liberté sur la planète. L’idée qu’il était possible que coexistent durablement des sociétés libres et des sociétés soumises au joug totalitaire est apparue sans fondement à ses membres, dès lors que, par définition, les totalitaristes veulent tout et sont expansionnistes et bellicistes. Le « réalisme », défendu par des hommes tels qu’Henry Kissinger à l’époque, leur a semblé devoir être défini comme immoral et, à terme, suicidaire".
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"La nécessité de repenser le monde à la lumière des principes éthiques qui imprégnaient leur vision des sociétés libres s’est imposée à eux. Leur objectif a été, à partir de là, non pas d’épandre la démocratie par la guerre, comme le disent des diffamateurs simplistes, mais de lutter contre toute forme de totalitarisme, de refuser activement les avancées totalitaires, de réfuter les discours qui les sous-tendent, et de contribuer, de toutes les façons possibles, à l’avancée de la liberté sur la terre. Ont rejoint le néo-conservatisme sur ces bases Paul Wolfowitz, Douglas Feith, Richard Perle, eux-mêmes venus de la gauche et qui ont suivi, génériquement, la même trajectoire qu’Irving Kristol. Puis Elliott Abrams, John Bolton, Robert Kagan. L’effondrement de l’empire soviétique, en 1991, peut être considéré comme ayant été leur œuvre, tout autant que celle de Ronald Reagan, car, n’en déplaise là encore aux diffamateurs simplistes ou aux vecteurs d’analyses non-dégrossies, l’empire soviétique ne s’est pas effondré tout seul, et il y avait, sous l’administration Reagan, une stratégie, magistralement exposée dans le livre de Martin Anderson, Revolution".
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"Après l’effondrement de l’empire soviétique, certains exprimèrent que le néo-conservatisme, en politique étrangère, avait accompli ce qu’il avait à accomplir et appartenait désormais au révolu. Les néo-conservateurs expliquèrent, pour leur part, que le danger totalitaire avait simplement changé de forme et de visage, mais persistait. Ce danger, ont-ils dit, prend la forme des États voyous, des dictatures plus ou moins imprégnées de dogmes fanatiques, et de l’islam radical. Ils ont rédigé un ouvrage collectif destiné à expliquer ce point de vue, appelé Present Dangers ("Dangers actuels"), publié sous la direction de Robert Kagan et de Bill Kristol, fils d’Irving, et directeur du magazine The Weekly Standard. L’ouvrage porte les signatures, entre autres, de Paul Wolfowitz, Richard Perle, Donald Kagan ou William Bennett. Suite aux attentats du onze septembre 2001, leurs analyses ont constitué l’armature de ce qu’on a appelé la doctrine Bush. Celle-ci, prolongement de la doctrine Reagan des années 1980, a constitué la base de la politique étrangère des États-Unis de 2001 à 2009, quand bien même la défaite républicaine aux élections de 2006 a impliqué des infléchissements. Il se dit à nouveau que le néo-conservatisme en politique étrangère est obsolète, et il s’ajoute qu’il est discrédité".
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"La gauche américaine, que le néo-conservatisme tel qu’impulsé et promu par Irving Kristol avait placé sur la défensive, est revenue en force avec l’élection de Barack Obama et son entrée à la Maison Blanche. La disparition d’Irving Kristol peut sembler une forme de point final à une trajectoire de plus de cinquante années. Je ne pense pas que ce soit le cas. Malgré un prix Nobel de la paix qui semblera très vite, je le gage, n’être qu’une misérable plaisanterie et une façon très maladroite de faire pression sur le peuple et le gouvernement américains, il commence à devenir flagrant que les fausses naïvetés, le défaitisme actif et les aveuglements dogmatiques de l’administration Obama conduisent vers des impasses et des revers cinglants, voire catastrophiques. Des défaites auxquelles il faudra répondre, et pour lesquelles se contenter du statu quo ne suffira pas, mais qui impliqueront, au contraire, des changements drastiques. Ni la mièvrerie de pacifistes en carton-pâte, ni le cynisme de réalistes néo-kissingériens, ne sont à la hauteur des défis incarnés par l’Iran de Khamenei et Ahmadinejad, par la Russie de Poutine et Medvedev, par le Venezuela d’Hugo Chavez, par l’offensive islamiste en Afghanistan et au Pakistan, par la dissémination persistante de l’islam radical".
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"Seul le néo-conservatisme fournit des réponses claires, pertinentes et à même d’articuler une stratégie digne de ce nom. Seul, il permettra de surmonter les épreuves qui se profilent". (Fin des extraits de l'article de Guy Millière sur Metula News Agency).
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Pour ce qui me concerne, je n'ai pas oublié que si notre communauté de pensée, en 2007, a soutenu Sarkozy, c'est principalement - et précisément - parce que son discours électoral avait, alors, l'apparence, et même le goût, du néo-conservatisme. Sur tout ce qui s'est produit depuis, ou plutôt sur tout ce qui ne s'est pas produit depuis, je ne m'étendrai pas ici et maintenant. En revanche, je réfléchis, déjà, aux présidentielles françaises d'avril et mai 2012. Et donc à la campagne qui débutera, en France, en novembre 2011. Je réfléchis, aussi, aux présidentielles américaines de novembre 2012. Et donc à la campagne qui débutera, aux USA, en janvier 2012.
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Pour les USA, je suis certain à 90% que Obama ne sera pas réélu une deuxième fois. Et je suis certain à 90% que la Républicaine Sarah Palin entrera à la Maison Blanche en janvier 2013. Pour la France, en revanche, je ne suis sûr de rien. Ce qui concrètement signifie que Sarkozy pourrait être élu président une deuxième fois en mai 2012. Sachant que la campagne, en France, débutera en novembre 2011, il nous reste deux ans pour défendre et valoriser le néo-conservatisme à travers l'Hexagone. Je ne pense pas que l'actuel président régent sarkosocialiste deviendra - par magie et non par miracle - sarkonservateur en 2012. Mais je n'exclus pas que d'ici novembre 2011, un homme néo-conservateur ou une femme néo-conservatrice fasse irruption sur la scène électorale française. Sur ce qui motive, en moi, cette pensée, je reviendrai ultérieurement.
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Michel Garroté
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mercredi 21 octobre 2009
France - Opinion ou diffamation ?
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Michel Garroté
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Mercredi 21 octobre 2009 - 3 Heshvan 5770
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Dans un article intitulé « Que change la loi Hadopi sur la diffamation ? », article signé B.F. et publié sur lefigaro.fr, le 20 octobre 2009 on peut lire notamment (extraits) : « La justice a invoqué pour la première fois la loi sur le droit d'auteur dans deux décisions rendues en faveur de Louise Bourgoin et de Claire Chazal, qui attaquaient un site pour diffamation. L'association peut paraître saugrenue. A quelques jours d'intervalle, le tribunal de grande instance de Paris a condamné le responsable d'un site Internet dans des affaires de diffamation, en fondant sa décision sur la loi Hadopi. Dans les deux cas, le délit de diffamation et d'injure publiques envers un particulier, la présentatrice Claire Chazal et l'actrice Louise Bourgoin ont été retenus.
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Des considérations qui semblent bien loin de la lutte contre le piratage numérique. Il y a pourtant une explication : la loi «Création et internet» est un texte à tiroirs. Le plus médiatisé déploie tout l'arsenal contre le téléchargement illégal des œuvres sur Internet. Mais le gouvernement a aussi ajouté des articles portant sur la presse en ligne, afin de lui attribuer un statut similaire à celui de la presse traditionnelle, avantages inclus, et d'uniformiser le droit d'auteur sur tous les supports. C'est dans cette partie qu'un aliéna encadrant la responsabilité des interventions d'internautes postées dans les commentaires d'articles, dans les billets de blogs ou sur les forums, a été glissé. (...).
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Il a estimé que cette disposition n'était pas limitée à la presse et s'appliquait à tous les services de communication en ligne, quel que soit le type de modération, ce qui l'a conduit à écarter des dizaines de messages mis en cause, dont le directeur de la publication a affirmé n'avoir pas eu connaissance. En revanche, trois messages, d'abord effacés puis republiés, ont provoqué une condamnation à 1.000 euros d'amende et au versement d'un euro de dommages et intérêts à Claire Chazal. Pour des motifs comparables, des messages concernant Louise Bourgoin, restés en ligne, ont conduit à la même amende et à 10.000 euros de dommages et intérêts » (fin des extraits de l'article « Que change la loi Hadopi sur la diffamation ? » paru sur lefigaro.fr).
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Au-delà des considérations strictement techniques et juridiques, considérations qui me fatiguent les nerfs et que par conséquent je laisse pour l'instant de côté, au-delà de cela, je note que la loi «Création et internet», dite « loi Hadopi », est un « texte à tiroirs » dans lequel le gouvernement - et donc Sarkozy puisque le chef du chef du gouvernement siège à l'Élysée - a « ajouté » des articles portant sur la presse en ligne. C'est dans cette partie qu'un « aliéna » encadrant la responsabilité des interventions d'internautes postées dans les commentaires d'articles, dans les billets de blogs ou sur les forums, a été « glissé ».
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En 2009, on appelle ça la démocratie. Il fut un temps où on appelait ça le despotisme. Les Français devraient relire Alexis de Tocqueville. Avant qu'il ne soit retiré des librairies. Petit détail juste en passant, la France est en 43e position dans le dernier classement annuel mondial de la liberté de la presse, classement annuel publié par Reporters Sans Frontières. La France recule ainsi de huit rangs. Concrètement, la France se retrouve derrière le Mali, l'Afrique du Sud, le Ghana, l'Uruguay, la République de Trinidad et Tobago. La loi Hadopi fait-elle du mal à la France ? Pour l'exil politique, je recommande la République de Trinidad et Tobago, un État caribéen situé dans la mer des Antilles.
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Mon interview avec Radio Shalom Montréal
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Michel Garroté
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Mercredi 21 octobre 2009 - 3 Heshvan 5770
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Mon interview avec Radio Shalom Montréal est désormais disponible dans les archives de « Arrêt sur Médias », le magazine média de Radio Shalom Montéal.
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http://www.radio-shalom.ca/showemissionsall.php?ID=1024
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2009-06-07 : Michel Garrote - Drzz info
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mardi 20 octobre 2009
Lettre ouverte à Jacques Attali
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Lettre ouverte à Jacques Attali
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Michel Garroté
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Mardi 20 octobre 2009 - 2 Heshvan 5770
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Monsieur Jacques Attali, Je me souviens de vous, jadis, lorsque j'étais à la fois porte-parole du PDG de Nestlé International, Helmut Maucher, porte-parole de la Table Ronde Européenne des Industriels (ERT), et partie prenante dans les négociations de rachats d'entreprises (Cocoladovny, Carpatia, Intersokolade, etc.), par Nestlé, en Hongrie, en République tchèque et en Slovaquie, en 1990, 1991, 1992 et 1993. Durant cette période, je me suis souvent rendu à Budapest, à Prague (notamment au Palais Wallenstein avec le gouvernement tchèque de l'époque, ainsi qu'avec les grands patrons de Nestlé et de Danone, pour l'opération conjointe dans Cocoladovny) et à Bratislava avec Helmut Maucher (PDG et CEO de Nestlé), Ramon Masip (COO de Nestlé) et Antoine Riboud (PDG de Danone).
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Vous étiez alors à la tête de la BERD, une organisation internationale basée à Londres, fondée en 1990 et inaugurée en 1991. Le but de la BERD que vous présidiez était de favoriser la transition vers une économie de marché dans les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) et dans l’ex-URSS. Je me souviens très bien que votre gestion de la BERD avait été mise en cause - à tort ou à raison - du fait de dépenses fastueuses, tel le coût de la construction du siège de la BERD à Londres (construction ayant couté l'équivalent de 85 millions d’euros), avec un hall d’entrée somptueux en marbre. Ont aussi été critiqués - à tort ou à raison - vos voyages en jet privé, vos rémunérations pour des conférences, des repas ainsi que - à tort ou à raison - des dépenses personnelles nocturnes à caractère récréatif (je crois même me souvenir que la presse britannique s'était penchée - sans doute à tort - sur votre fréquentation, présumée, d'un club privé londonien, club fort onéreux, du fait de l'exceptionnelle qualité de son personnel féminin). Votre gestion de la BERD a été mise en cause - à tort ou à raison - dans un rapport effectué par Coopers and Lybrand dénonçant - à tort ou à raison - un gaspillage considérable. Vous avez démissionné - à tort ou à raison -, suite à ce rapport, en 1993. Tels sont mes souvenirs. Si ma mémoire me trahit et si je suis mal informé, n'hésitez pas à me le faire savoir. Je vous présenterai alors - par écrit sur Internet - toutes mes excuses.
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Du reste, c'est non pas votre passé, mais votre présent qui m'intéresse. En effet, vous venez de donner une interview qui, sauf erreur de ma part, a été publiée dans le journal israélien Haaretz du vendredi 16 octobre 2009, interview dans laquelle vous affirmez, si je ne m'abuse : "l’antisémitisme n’existe pas en France. (…) L’antisémitisme est nul en France. C’est un pur mensonge. C’est de la propagande, de la propagande israélienne. C’est ridicule". Interrogé sur la difficulté de porter une kippa dans certaines banlieues, ou dans le métro, votre réponse, sauf erreur de ma part, a été : "Peut-être que c’est vrai, mais personne ne m’a jamais dit qu’il faisait cela". Interrogé sur l’antisémitisme musulman en France, votre réponse a été, si j'ai bien lu : "Absolument pas !". Et si j'ai bien compris, le journaliste de Haaretz a continué à vous questionner sur l’antisémitisme en France et vous l’avez interrompu comme ceci : "Ce n’est pas ce dont nous devrions parler. Je suis déçu. Nous devrions parler de sujets plus importants. Il y a des choses plus importantes à traiter que mon opinion sur un problème inexistant".
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Voilà pour vos déclarations - stupéfiantes - dans Haaretz. Par ailleurs, je crois savoir que vous serez demain mercredi 21 octobre en Israël pour modérer un débat à la « Conférence du Président » (« The Israeli Presidential Conference 2009 ») où interviendront notamment le président israélien Shimon Peres et l'ancien Chef d'Etat espagnol Jose Maria Aznar, un ami d'Israël.
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Au risque de vous irriter, je me demande vraiment ce qui justifie votre présence en Israël demain mercredi. Car à lire vos propos dans Haaretz, je ne vois pas très bien ce que vous pouvez offrir à un peuple (le peuple israélien) qui est largement conscient de l'antisémitisme sévissant en France et qui a majoritairement élu un gouvernement de droite. A vous lire, vous semblez plutôt appartenir à la catégorie des alter juifs tels Charles Enderlin et Valérie Hoffenberg. Alors que Messieurs Peres et Aznar semblent plutôt appartenir à la catégorie des Juifs vigilants pour le premier ; et à la catégorie des Catholiques amis des Juifs pour le second.
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Mais peut-être ai-je raté un épisode. Sans doute votre présence aux côtés de Messieurs Peres et Aznar évitera-t-elle que la « Conférence du Président » ne sombre dans la paranoïa ; qu'elle ne sombre dans une paranoïa qui alléguera - de façon anachronique bien sûr - que les synagogues et les cimetières juifs de France sont profanés. Que les Juifs de France qui se rendent à la synagogue le samedi avec une kippa sur la tête ce font agresser par des mahométans de souche africaine. Que Monsieur Dieudonné alias M'Bala M'Bala est archi-judéophobe. Que Ilan Halimi s'est fait torturé à mort par des blacks musulmans en France. Que sous le déguisement grossier et bouffon de l'anti-sionisme, la France pratique - en toute bonne conscience - l'antisémitisme nouveau. Que l'Iran, le Hezbollah et le Hamas veulent rayer le peuple israélien de la carte et même de l'histoire. Que la théocratie intégriste iranienne aura sa première bombe atomique fin 2009 ou début 2010.
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Oui, c'est cela, c'est sûrement cela qui explique votre présence demain en Israël : vous y allez afin de prêcher la bonne parole ; afin de dire que tout va bien pour les Juifs de France ; afin de dire qu'Israël doit faire des concessions territoriales au Fatah qui aime tant les Juifs ; afin de dire aux Juifs Israéliens que s'ils veulent garder un semblant de respectabilité dans le monde, ils doivent désavouer Binyamin Netanyahu et ovationner Barack Hussein (bien qu'il ne sera pas en Israël demain, mais qu'importe...). En somme, vous avez, jadis, pris soin - à votre façon - des peuples d'Europe centrale et orientale. Vous prenez demain soin du peuple d'Israël. A votre façon. Bon vol demain. Je veux dire bon voyage. Et veuillez agréer, monsieur Jacques Attali, mes salutations distinguées. Avec, tout de même, une certaine compassion de ma part.
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Michel Garroté
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